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La déportation. Définition avant lhorreur Nazie La déportation est l'action de chasser quelqu'un, plus souvent un groupe de personnes, de son territoire.

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1 La déportation

2 Définition avant lhorreur Nazie La déportation est l'action de chasser quelqu'un, plus souvent un groupe de personnes, de son territoire ou de son pays en le maintenant en captivité ou non. Dans certains cas précis, tels le génocide des Arméniens, la déportation a pour objectif la destruction physique du peuple qui en est victime.génocideArméniens

3 Exemples historiques de déportation Déportation des Israélites du Royaume d'Israël par les Assyriens ;IsraélitesRoyaume d'IsraëlAssyriens Déportation des Juifs du Royaume de Juda par les Babyloniens (Exil à Babylone) ;JuifsRoyaume de JudaBabyloniensExil à Babylone Déportation des Juifs de Judée par les Romains ;JuifsJudéeRomains Déportation des Juifs d'Espagne en 1492 (décret d'Alhambra);JuifsEspagne1492décret d'Alhambra Au XVIIe et XIXe siècles, déportation de Noirs africains vers des colonies européennes (Traite des noirs) ;Traite des noirs Déportations des "indiens" américains vers l'Ouest puis dans des réserves indiennes ou au Canada ;"indiens" américainsréserves indiennesCanada Déportation des Garifunas (afros-amérindiens) de l'île St-Vincent vers l'Amérique centrale.GarifunasSt-VincentAmérique centrale Déportation des Acadiens par les Britanniques entre 1755 et 1763;Déportation des AcadiensBritanniques Déportation des communards, dirigeants de l'insurrection de Paris après la guerre franco-allemande de 1870, en Nouvelle-Calédonie et en Guyane;communards guerre franco-allemande de 1870Nouvelle-CalédonieGuyane La déportation des Hereros par les Allemands, en 1904, dans le cadre du premier génocide du XXe siècle ;HererosAllemandsgénocide Déportation puis extermination de 1.2 million d'Arméniens par l'empire ottoman, en (voir génocide arménien) ;Arméniensgénocide arménien

4 Déportation pendant lhorreur Nazie Déportation en Europe au XXe siècle des Juifs, des Tziganes, des résistants, des opposants politiques et des homosexuels par les nazis, notamment en Europe centrale et en Europe orientale. Pour l'extermination des Juifs dans les camps d'extermination, on parle de « Shoah ».Déportation en Europe au XXe siècleJuifs Tziganesrésistantshomosexuelsnazis Europe centraleorientalecamps d'exterminationShoah Déportation par les nazis de plus de 8 millions de travailleurs civils européens, de 1942 à 1945, pour le travail forcé dans l'industrie de guerre allemande, accomplie notamment sous l'autorité du gauleiter Fritz Sauckel, le "négrier de l'Europe".gauleiter Fritz Sauckel Déportation des militaires jugés « irrécupérables »

5 Les chiffres horribles des victimes des nazis par origine de la déportation (1) Racisme et Antisémitisme : –5,5 millions de Juifs considérés par Hitler comme responsables de la guerre – Tsiganes (race inférieure) soit 1/5 –6 millions de Polonais (sous hommes) soit 1/5 de la population…

6 Les chiffres horribles des victimes des nazis par origine de la déportation (2) Homosexuels (estimation basse à 10000) Témoins de Jéhovah Politiques allemands (+ de 1million) Résistants français ( dont disparus et aussi fusillés) Militaires français « irrécupérables »

7 Des camps de prisonniers à lunivers concentrationnaire (1) Ils avaient été mobilisés en 1939 (certains étaient même sous les drapeaux depuis 1936) et avaient participé à la très dure et très meurtrière bataille de France de 1940 (environ tués en seulement 2 mois) jusqu'à ce que nos troupes submergées par un ennemi infiniment plus puissant en matériel mécanique et aérien, soient contraintes à cesser le combat en juin Deux millions de ces combattants furent faits prisonniers, dont la plupart d'ailleurs, après l'armistice, en violation des conventions internationales (et même des conditions d'armistice édictées par les nazis), exténués, démoralisés, accablés par la défaite. Les jours et les semaines qui suivirent la capture furent terribles : - longues marches épuisantes (40 à 50 kms par jour) sans ravitaillement pendant plusieurs jours, couchant la nuit, parfois complètement trempés par suite d'orages, dans des pâtures à vaches boueuses, tout cela accompagné de mauvais traitements, coups de crosses et coups de baïonnettes ; il y eut même des exécutions au cours de tentatives d'évasion ou dans les cas d'impossibilité physique de suivre la colonne.

8 Des camps de prisonniers à lunivers concentrationnaire (2) Ces longues marches furent suivies du transport vers l'Allemagne (bien souvent à la frontière belge ou alsacienne) en chemin de fer où les prisonniers étaient entassés (60 à 80 par wagon) dans des wagons à bestiaux, dans des conditions épouvantables, inhumaines, avec une nourriture toujours insuffisante. Ces transferts, bien que très durs, furent cependant au-dessous de ce que connurent plus tard les déportés civils partis de France et les militaires français et belges déportés à Rawa-Ruska. Après un bref séjour au camp de rassemblement et de triage (stalag) où l'humiliation fut la règle (immatriculation avec photo d'identité faisant apparaître sur une ardoise le numéro matricule, le crâne rasé, tels des bagnards), les prisonniers furent envoyés dans des camps de travail, gardés militairement, dénommés "kommandos" : kommandos d'usines, de forêts, de construction en béton, de routes, de mines de charbon et de sel, de fermes d'état, de carrières, de voie ferrée, etc.

9 Des camps de prisonniers à lunivers concentrationnaire (3) En mars 1942, un avis était apposé dans les stalags, d'après lequel, et suivant un ordre de l'O.K.W. de Berlin, en date du 21 mars 1942, des mesures étaient prises contre les prisonniers français et belges évadés récidivistes et coupables de sabotages ou de refus de travail réitérés. ORDRE DE CAMP Suivant un ordre de lO.K.W. de Berlin en date du , les mesures suivantes seront prises contre les P.G. évadés et repris à nouveau. Ils seront transférés dans un M-Stammlager du gouvernement général, à savoir à Rawa-Ruska, Stalag 325, au nord- ouest de Lemberg. « I°) - Tous les P.G. repris depuis le 1er Avril °) - Les P.G français, particulièrement soupçonnés de préparer une évasion, seront également dirigés vers Rawa-Ruska. 3°) - Aucun égard quant à la profession ne sera pris pour le travail effectué à l'Est." Toute tâche devra être exécutée. " " Signé : BORCKLieutenant Colonel "

10 Les conditions de transport (1) Après le premier convoi de deux mille hommes, arrivé le 13 avril 1942, d'autres suivirent rapidement, le "voyage" s'effectuant dans les mêmes conditions : 6 ou 7 jours et nuits (ou plus) dans des wagons à bestiaux verrouillés, sans paille, sans couverture, avec 80 personnes (quelquefois plus) par wagon. (Au cours d'un transfert, quelques hommes avaient tenté de s'évader, les occupants du wagon furent répartis dans les autres wagons, après avoir été frappés et brutalisés, il y eut alors plus de 100 hommes dans certains wagons). En cours de transfert, il n'était distribué qu'une ou deux soupes innommables, d'un volume d'environ un quart à un demi-litre, servies dans des récipients de fortune (vieilles boîtes de conserve rouillées) fournies par les convoyeurs à qui il fallait les rendre et que les hommes se repassaient entre eux car ils étaient en nombre insuffisant. Les hommes, ne pouvant descendre, étaient réduits à se soulager sur place.

11 Conditions de transport (2) Il est inutile de préciser que ces hommes arrivaient à Rawa-Ruska dans le plus complet dénuement, sales, hagards, dépenaillés, affamés, abrutis... Beaucoup, en raison du froid, avaient contracté bronchites, pleurésies, etc... Le débarquement se faisait au milieu des hurlements des convoyeurs, baïonnette au canon, et de leurs chiens-loups.

12 Rawa Ruska Camp de « la mort lente »

13 Contexte géographique Rawa-Ruska se trouvait dans une zone entièrement contrôlée par la R.S.H.A. (Reichssicherheitshauptamt - Office Central de la Sécurité du Reich). Un rapport russe montre bien le contexte dans lequel se trouvaient les prisonniers de Rawa-Ruska et de ses kommandos de travail dans ce "judenkreis", cette immense zone d'extermination de Juifs, rattaché au Général - Gouvernement où les camps étaient, pour la quasi totalité, des camps d'extermination (vernichtungslager) - Treblinka, Lublin, Majdanek, Chelmno, Auschwitz-Birkenau, Sobidor, Biala-Podliaska, Belzec à 19 kilomètres de Rawa Ruska etc... Les autres étant des camps de transit vers ces camps de la mort.

14 Atrocités hitlériennes perpétrées dans le district et la ville de Rawa-Ruska (1) Au cours de l'enquête, il a été découvert des grandes "tombes collectives", aux abords de Rawa-Ruska, dans lesquelles il a été dénombré environ cadavres d'hommes, de femmes ou d'enfants, torturés, fusillés, etc... Le rapport décrit l'extermination de militaires soviétiques, les atrocités commises dans le ghetto juif, avant l'envoi à "l'usine de mort" de Belzec (20 km environ de Rawa-Ruska), (2 000 en mars, en juillet 1942, etc...). Il y est noté qu'en décembre 1942 et en janvier 1943, 800 hommes de la police hitlérienne ont participé à l'opération d'extermination de plus de personnes et autres envoyées à Belzec... les rues étaient jonchées de cadavres, le sang coulait à flots, etc... Quant au camp de prisonniers, il y est mentionné que ses installations, son régime, ses conditions étaient calculés pour exterminer systématiquement les prisonniers. Un témoin a relaté qu'ayant travaillé au camp des prisonniers de guerre soviétiques du mois de décembre 1941 au mois d'avril 1942, il y avait eu, durant cette période, exterminations par la faim, le froid, les fusillades,... des prisonniers mangeaient de la chair humaine...

15 Atrocités hitlériennes perpétrées dans le district et la ville de Rawa-Ruska (2) La commission a établi qu'on y entretenait les maladies épidémiques dont 50 hommes au moins mouraient chaque jour, qu'on y établissait un régime de conditions inhumaines, par les massacres, la faim et le froid. Sur les prisonniers de guerre qui se trouvaient au camp, seuls 180 hommes, atteints du typhus, furent dirigés sur le camp de Lwow, quant aux autres, ils furent exterminés au camp de Rawa-Ruska. Ce rapport arrive à sa conclusion par : "Après l'extermination de tous ceux qui se trouvaient au camp de prisonniers de guerre, dans ces mêmes bâtiments, écuries, au mois d'avril 1942, on plaça des prisonniers de guerre français qu'on amena au nombre de hommes environ. Les prisonniers de guerre français se trouvaient également dans de mauvaises conditions et mouraient souvent de faim et de froid. En fait foi le cimetière de Wolkowice où de nombreux prisonniers de guerre ont été inhumés. "Les envahisseurs fascistes allemands obligeaient les prisonniers de guerre français à un travail au-dessus de leurs forces, les faisaient mourir de faim, les tenaient dans des bâtiments, écuries, non chauffés et les punissaient pour la moindre infraction au règlement du camp. Avant de citer le nom des coupables ayant sévi à Rawa-Ruska, le rapport signale que la commission a établi l'extermination de personnes dans le district de Rawa-Ruska durant l'occupation.

16 Description du camp (1) Le camp était constitué par des blocs, des écuries et des baraques sommaires. Il s'agissait d'une ancienne caserne de cavalerie russe en cours de construction. Les blocs, au nombre de quatre, étaient en maçonnerie. Deux d'entre eux étaient inachevés et étaient dépourvus de fermeture (portes, fenêtres). L'un des deux autres blocs abritait les services généraux du camp (Kartei) et l'"infirmerie" (Revier), qui reçut ce nom quelque temps après l'arrivée des premiers convois. Le dernier bloc, en construction, était à peine sorti de terre. La plus grande partie des détenus étaient logés, ou plutôt entassés dans les écuries (au nombre de 4), constructions en bois sur petit soubassement en briques et dans les baraquements.

17 Description du camp (2) Aucun des bâtiments n'était pourvu d'eau, de lumière, de chauffage, de latrines. Il n'y avait ni paillasse, ni paille, ni couverture. Les hommes couchaient à même le sol ou sur des bat-flanc à trois ou quatre étages entre lesquels il pouvaient à peine se tenir assis. Les latrines étaient constituées par de grandes fosses à ciel ouvert. Il n'y avait qu'un seul robinet d'eau pour tout le camp (eau non potable). Les jours de pluie, ou à la fonte des neiges, la cour n'était qu'un vaste bourbier. Le sols, les murs, les planches des quelques bat- flanc étaient couverts de vermine. Aucune mesure d'hygiène ne fut prise ! Il convient de préciser qu'à l'arrivée du premier convoi de Français, le 13 avril 1942, ceux-ci découvrirent des traces sanglantes, des éclats de cervelle et des cheveux collés au sol et aux mur, montrant la cruauté déployée par les Allemands envers les soldats soviétiques. Ils durent nettoyer ces lieux avec des moyens de fortune tels des branchages. Les derniers cadavres de ces malheureux avaient été transportés hors du camp par des Juifs sous la surveillance de S.S. Ils furent vraisemblablement acheminés vers la forêt de Wolkowice, à environ 2 km de la ville de Rawa-Ruska, où furent découvertes deux fosses communes de et prisonniers de guerre soviétiques, comme le signale, dans un rapport des 24/30 septembre 1944, la "commission principale d'enquête sur les crimes hitlériens en Pologne" du ministère public de l'URSS (lire ce rapport).lire ce rapport

18 Conditions matérielles Presque tous les hommes avaient les pieds nus dans des sabots ou des claquettes en bois, et étaient vêtus de haillons. Ils n'avaient aucun récipient pour manger et boire, aucun ustensile pour se servir, aucune cuillère, aucun couteau, aucun rasoir, aucun nécessaire de toilette. Tous ces objets avaient été confisqués lors des fouilles effectuées au moment de l'arrestation, au passage dans les "straf-kompanies", et avant le transfert à Rawa-Ruska. On avait affublé les déportés de vieux uniformes de l'Armée française, et nombre d'entre eux portaient aussi des uniformes étrangers dépareillés. Très nombreux étaient ceux qui n'avaient même plus de chemise, ni de sous-vêtement. Sur les uniformes français il avait été peint dans le dos : le "KG" traditionnel ou parfois un triangle rouge ou un disque de même couleur, appelé dérisoirement "la cible". On interpellait ainsi ceux qui en étaient affublés : "Eh, la cible !"

19 Discipline et Travail Des brimades quotidiennes étaient imposées aux détenus qui, toujours pieds nus dans les sabots, devaient courir, sauter, se coucher, ramper, en portant souvent des charges (poutres, pierres, etc.) et ce, par n'importe quel temps. Des rassemblements étaient ordonnés à n'importe quelle heure, le jour et la nuit, et duraient de nombreuses heures. Il y avait aussi d'interminables fouilles. Les détenus étaient envoyés au travail, soit en corvées extérieures, ou en kommandos (exploitations de carrière, tourbière, travaux forestiers...) où ils se trouvaient mêlés aux kommandos de Juifs, sous l'impitoyable surveillance des soldats chargés de les garder. Le travail se faisait sous la contrainte, accompagné de coups de bâton, de coups de crosse, sous la menace de la baïonnette.

20 Alimentation (1) Il y eut jusqu'à 12 à détenus en même temps dans le camp, et il n'y eut toujours qu'un seul robinet d'eau. Encore faut-il souligner que celle-ci était polluée en raison de la présence de charniers dans le voisinage immédiat du camp. L'eau provenait par pompage, et sans filtrage, d'une rivière chariant souvent de nombreux immondices. Il fallait faire la queue durant plusieurs heures pour obtenir une maigre ration d'eau. Les déportés au camp de RAWA-RUSKA, sans aucun doute, ont été placés dans les plus mauvaises conditions de régime alimentaire. La quantité d'aliments distribués était nettement insuffisante, et d'une qualité déplorable. Une soupe par jour constituée par du liquide dans lequel on remarquait un peu de millet ! des fanes de choux quelquefois, pour changer ! des cosses de pois !... De temps en temps, il y avait une distribution de margarine, ou graisse

21 Alimentation (2) Une "tisane" était servie matin et soir. Elle était à base de décoction de feuilles ou de bourgeons de sapin. La quantité réservée à chaque homme était d'environ un quart à un demi-litre ! Il y fut quelquefois distribué des pommes de terre souvent gelées et en partie pourries provenant d'un silo voisin. Pour manger et boire, les détenus n'eurent que des objets découverts dans le camp : boîtes de conserve rouillées, vieux casques, tuiles, etc. Bien souvent, il n'y eut qu'un récipient pour plusieurs hommes. Des cuillères avaient pu être taillées dans des morceaux de bois à l'aide de pièces métalliques aiguisées sur des pierres ! Ces réchauds, sur lesquels les prisonniers s'efforçaient de cuire les denrées de récupération les plus diverses, étaient fabriqués par des bricoleurs dans des boîtes de conserve 4/4. À la base de la boîte, des ouvertures donnaient sur le foyer. Des trous, par lesquels sortaient de petites flammes bleues, faisaient le tour de sa partie supérieure. Le combustible était des "bûchettes" de la grosseur d'une allumette, qui, en se consument, se transformaient en gaz. C'étaient en somme des réchauds à gaz de gazogène...

22 Etat de santé-mortalité En raison de leur affaiblissement, les détenus devenus moins résistants étaient des proies toutes désignées pour les diverses maladies endémiques de la région (zone climatique très rigoureuse, proximité de marécages, parasites thyphiques, etc...). Par suite du manque d'eau, le camp avait été surnommé "LE CAMP DE LA GOUTTE D'EAU", lorsque la radio de Londres (BBC) avait dénoncé son existence. Avitaminose, cachexie, décalcification, dysenterie bacillaire, gastro-entérite, typhus, maladies pulmonaires, rhumatismes, névralgies, et bien d'autres maladies non décelées et susceptibles de détruire des êtres sous-alimentés furent le lot de ces hommes. Les détenus perdirent tous de 15 à 20 kilogrammes au cours des premiers mois de leur détention. Un bilan de mortalité est difficile, sinon impossible à faire. Les militaires déportés à Rawa-Ruska étaient du "Service Armé", ayant fait la guerre, ayant déjà subi des séjours en camps, straf-kompanies, en prisons ; c'étaient des hommes jeunes, solides, ayant, malgré certains sévices déjà endurés, un entraînement à la vie captive et à la lutte contre l'adversité. Combien y aurait-il eu de morts s'il s'était agi d'hommes, ou de femmes, enlevés brutalement à leur intérieur, à leur vie familiale, à leur milieu, à n'importe quel âge ?

23 Etat de santé-mortalité (2) Tous ceux qui se penchent de façon objective sur les conditions de survie dans lesquelles furent placés les internés Français et Belges à Rawa Ruska sont étonnés des limites de la résistance physique dont firent preuve ces personnels, ne trouvant d'explication à cette survie que dans le tonus moral qui animait ces internés, leur endurcissement progressif physique et psychique à la famine et à la claustration, dans les mesures prophylactiques enfin dont ils avaient bénéficié durant leur service militaire. Les Allemands déclarèrent eux-mêmes à l'homme de confiance en mai 1942 : "... vous, Français, êtes d'une résistance physique extraordinaire. Nous avions interné dans ce même camp et dans des conditions identiques quatre mille Russes en décembre dernier (1941) ; trois mois après, ils n'étaient plus que quatre cents... (chiffres confirmés par les rapports déposés au procès de Nuremberg)... (T/7 pages " et de poursuivre ouvertement que : " cette expérience était des plus intéressantes "... !

24 Les soins (1) Lors de l'arrivée du premier convoi à Rawa-Ruska, le 13 avril 1942, quelle ne fut pas la surprise des arrivants de constater que déjà 10 médecins français juifs les avaient précédés de 4 jours au camp de Rawa-Ruska, envoyés par les Allemands pour en assurer théoriquement le service de santé. Il s'agissait d'officiers français qui avaient été déportés dans ce camp d'Ukraine parce qu'ils étaient juifs, et devaient subir les mêmes traitements que l'ensemble des autres internés, bien qu'ils n'aient pas été passible d'une mesure disciplinaire. Ils n'avaient par ailleurs été dotés d'aucun médicament pour soigner les nombreux malades et blessés du camp et devaient se contenter de donner des conseils, certes précieux, mais dans la plupart des cas, peu efficaces.

25 Les soins (2) 1° Comment était arrachée une dent sans anesthésie et sans instrument adéquat : Il était procédé d'abord à un rinçage de bouche avec l'urine du patient, puis, avec une fourchette préalablement déformée, on lui ouvrait la gencive ; enfin, avec un instrument de fortune, la dent était arrachée, même si au cours de l'opération elle se cassait en 2 ou 3 morceaux. 2° Otites, maux d'oreilles ou maux de tête : Il était appliqué, régulièrement et le plus souvent possible, de la neige, derrière et sur les oreilles afin de provoquer une réaction par le froid... (difficile à croire, mais parfois efficace). 3° - Blessures : Il était versé sur les blessures l'urine du patient pour cautérisation (Urinothérapie...). 4° - Douleurs lombaires, vertébrales, sciatiques : Mouvements respiratoires, étirement et manipulations diverses, etc..., etc...

26 Chronologie du Stalag 325 (1) 22 juin 1941 : offensive allemande contre l'URSS courant juillet : création du fronstalag 325 pour les prisonniers soviétiques La Galicie devient une zone de conflit, en état de siège permanent 20 octobre 1941 : journal " Krakauer Zeitung " article du Dr Sperl sur les pouvoirs du Dr Franck, Gouverneur général de la Pologne 20 janvier 1942 : la conférence de Wannsee définit les modalités d'application de la " solution finale de la question juive " courant 1942 : le district de Galicie est rattaché au Général Gouvernement de Pologne dirigé par le Dr Franck, représentant direct du Führer 21 mars 1942 : un ordre de l'OKW de Berlin prévoit le transfert à Rawa- Ruska de tous les prisonniers de guerre français et belges évadés et repris depuis le 1er avril 1942, refusant de travailler ou particulièrement soupçonnés de préparer une évasion

27 Chronologie du Stalag 325 (2) 13 avril 1942 : arrivée du 1er convoi à Rawa Ruska en provenance de Duren VIH Limburg XII A La ville de Rawa Ruska compte habitants en avril 1942 Commencement avril 1942 : les médecins officiers français israélites déportés à Rawa Ruska étaient en place : ZARA, BADER, BENICHOU, BENZAKEN, BERL, CAHEN-PASCHOUD, MOSCOVICI, TEPFER, VASSILLE, Pharmacien : NATHAN. 5 mai 1942 : arrivée du 2ème convoi Duren VIH Limbourg XII A suivi de deux autres convois début juin 1942 : environ hommes sont entassés Arrivée des convois : 15/17, 21 juillet juillet 1942, défilé militaire avec les prisonniers qui rendent les honneurs au drapeau français, provoquant la fureur de Tomix 17 juillet 1942, départ des sous-officiers réfractaires pour Koberzyn block III

28 Chronologie du Stalag 325 (3) Fin août 1942 : - création du théâtre et des lieux de culte à Rawa Ruska à la suite de la visite d'une délégation de la Croix Rouge internationale - extermination des Juifs dans le ghetto de Tarnapol - répression au camp de ZLOCZOW Arrivée des convois les 9 et 27 octobre au 31 octobre 1942 : premiers départs directs vers l'Allemagne II A, II B, II C, II D, III A, III B (dans les kommandos ou BAU BAT disciplinaire). Arrivée des convois les 6 et 15 novembre 1942 Pendant tout le mois, départs directs vers l'Allemagne aux mêmes motifs qu'en octobre

29 Chronologie du Stalag 325 (4) Arrivée des convois les 2, 5/6, 8/9 et 14/15 décembre 1942 Le 1er décembre 1942 : convoi XII A 3 décembre 1942 : Stryj 15 décembre 1942 : Lemberg 12, 13, 28 décembre 1942 : II C, II E, III A, III B Fin 1942 : rumeur de transfert du stalag 325 à Lemberg (Lwow en polonais) Arrivée des convois les 2, 5 ou 6, 8 ou 9, 14 ou 15 janvier janvier 1943 : dissolution du camp 325 de Rawa Ruska ; les effectifs restants sont dirigés sur Lemberg (citadelle) 28 janvier 1943 : fermeture du camp par le dernier détachement transféré à Lemberg (Lwow) 29 janvier 1943 : arrivée à Lemberg JANVIER 1943 : la ville de Rawa Ruska ne compte plus que 3000 habitants Bilan : hommes environ ont été convoyés sur Rawa Ruska

30 Chronologie du Stalag 325 (5) 29 septembre 1943 : transfert du stalag 325 de Lemberg à Stryj 30 septembre 1943 : arrivée à Stryj 13 janvier 1944 : dissolution du stalag 325 à Stryj et retour en Allemagne

31 Principales sources dinformation

32 Les principaux camps dextermination et leurs martyrs Auschwitz- Birkenau : + de 1,3 million de victimes Treblinka : victimes Belzec : + de victimes Solibor : victimes Chelmno : entre et victimes Majdanek : victimes

33 Pourquoi suis-je venu vous voir ce matin ? Parce que vous êtes notre avenir et l'avenir de notre pays. Parce qu'il faut que vous sachiez pourquoi et comment ces atrocités se sont passées Parce qu'il ne faut pas que cela se reproduise Parce qu'il faut que la Mémoire de tous ces héros anonymes soit respectée et célébrée Pour que nos anciens déportés, quelques soient les causes de leur déportation, trouvent en vous les raisons de dormir en paix en sachant que vous serez les dignes continuateurs de leurs combats. Pour que, vous les jeunes, qui sans doute vous posez des questions sur votre avenir, trouviez la force en ce témoignage, de surmonter vos interrogations et de GAGNER. Quand vous êtes dans le doute, pensez à ceux qui doutaient pour leur vie, à ceux qui après avoir été fait prisonniers, se sont dit : "Merde alors, on ne va quand même pas rester là à attendre les bras croisés que le ciel nous tombe sur la tête." Et ensuite, ils ont chanté le chant des déportés et ils ont gagné.


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