La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

1 Les aspects économiques de lassurance Prof. Ariane Chapelle Intervention pour le cours de Droit des Assurances, Faculté de Droit, Prof. Jean-Luc Fagnart.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "1 Les aspects économiques de lassurance Prof. Ariane Chapelle Intervention pour le cours de Droit des Assurances, Faculté de Droit, Prof. Jean-Luc Fagnart."— Transcription de la présentation:

1 1 Les aspects économiques de lassurance Prof. Ariane Chapelle Intervention pour le cours de Droit des Assurances, Faculté de Droit, Prof. Jean-Luc Fagnart. 18 octobre

2 |2|2 Contenu Nature dune compagnie dassurance –Bilan & Compte de résultats Les risques économiques –Liquidité Moment des dépenses par rapport aux perceptions des recettes Politique dinvestissement des primes perçues –Solvabilité Importance du calcul des primes en fonction des probabilités de sinistres Discrimination entre les bons et les mauvais risques Aléa moral et sélection adverse

3 |3|3 Nature dune compagnie dassurance – Bilan Passif (ressources financières) : –Fonds propres : Actions émises (Capital-Actions) Bénéfices mis en réserve Plus-values latentes (nettes) sur placements –Fonds des tiers : Provisions techniques Dettes bancaires et financières Autres engagements Actif (utilisation des ressources) : –Placements Actions, titres à revenus fixes, participations, liquidités… –Autres actifs Immobilisés, autres créances, trésorerie…

4 |4|4 Nature dune compagnie dassurance – Comptes de résultats Produits : –Primes émises, nettes (déduction de la session aux réassureurs) –Commissions de gestion –Produits de placements, nets (déduction des moins-values) Charges : –Prestations dassurance –Frais de souscription et dacquisition –Frais dadministration –Autres charges dexploitation

5 |5|5 Nature dune compagnie dassurance - Exemple Site à visiter :

6 |6|6 Les risques économiques dune compagnie dassurance Liquidité : –paiements massifs non couverts par : les primes régulières, Les liquidités, Le résultat du portefeuille dinvestissement. Solvabilité : –trop de sinistres par rapport aux primes, structurellement

7 |7|7 Risque de Liquidité - 1. Échéancier des paiements Assurance vie –Primes régulières –Essentiel des sorties prévisibles + tables => gestion comme un fonds de pension, –Portefeuille essentiellement obligataire (risque de taux dintérêt) Assurance IARD –Primes régulières –Sorties prévues sur base de tables statistiques (probabilité de sinistres) –Provisions techniques : investissement mobilisable –Marge dassurance : investissement plus libre

8 |8|8 Risque de liquidité - 2. Structure du portefeuille dinvestissement Nature des placements - Réglementation –« garantir la sécurité, le rendement, et la liquidité des investissements de lentreprise; lentreprise dassurance doit assurer une diversification et une dispersion adéquate de ses placements.(…) » Source CBFA : Arrêté royal du 22 février 1991 portant règlement général relatif au contrôle des entreprises d'assurances,- Coordination officieuse: 06/2004 -, Art.10, §2.Arrêté royal du 22 février 1991 –La nature et le risque des placements dépendent de la nature et du degré de certitude des dépenses.

9 |9|9 Risque de liquidité - 2. Structure du portefeuille dinvestissement Nature des placements Source : Assuralia, Rapport annuel 2004, p18

10 | 10 Risque de liquidité – 3. Les autres investisseurs

11 | 11 Risque de liquidité - 4. Les aléas de linvestissement -10% -5% 0% 5% 10% 15% 30's40's50's60's70's80's90's STOCKSBONDSCASH Source : US data, ING group report

12 | 12 Risque de liquidité - 4. Les aléas de linvestissement Matérialisation du risque –Sur le portefeuille obligataire Risque dintérêt : une hausse des taux dintérêt fait baisser le prix des obligations. Pourquoi? –Si les taux baissent : le taux de rendement de lobligation est supérieur au prix du marché : le placement est plus rémunérateur => le prix de lobligation monte pour refléter cet avantage, qui sera compensé lors du remboursement au pair du titre à léchéance. –Si les taux montent : le taux de rendement de lobligation est inférieur au prix du marché : largent est « bloqué » dans un rendement inférieur => le prix de lobligation baisse pour refléter ce désavantage, qui sera compensé lors du remboursement au pair du titre à léchéance, cette fois avec une plus-value en capital par rapport au prix dachat. –Au plus les obligations ont une échéance longue, au plus cette sensibilité du prix est grande. –Sur le portefeuille dactions Bulles et retournements boursiers : sur-investissement en actions lors de périodes deuphorie, qui aggrave les pertes lors du retournement. –Sur le portefeuille immobilier Grave crise immobilière après la bulle du début des années nonante.

13 | 13 Risque de Solvabilité Solvabilité –Importance du calcul des primes en fonction des probabilités de sinistres –Discrimination entre les bons et les mauvais risques –Aléa moral et sélection adverse

14 | 14 Risque de Solvabilité - 1. Calcul des primes Evaluation des primes couvrant les sinistres attendus : –Loi des grands nombres –données historiques (par branche, par produit, par client...) -> prévision du risque par type dévénement (mortalité, accidents, vols…) -> prévision des montants à débourser : provisions techniques =>Pas de risque systématique –Une compagnie ne devrait pas perdre sytématiquement de largent sur une branche dactivité. –Primes émises = crédit sans intérêt par les assurés à lassureur, dont simplement on ne connaît pas léchéance. => Vraie Money Machine a priori. Cependant...

15 | 15 Risque de Solvabilité - 2. Aléa moral Cependant… –le comportement de lassuré, débarassé du risque, peut se modifier et accroître la probabilité de sinistre –= problème daléa moral pour cause dasymétrie dinformation entre assureur et assuré. Asymétrie dinformation : on ne peut pas observer le comportement de lassuré Aléa moral : on ne contrôle pas le comportement de lassuré –Solution (partielle) : -> Mesures dincitation à la prudence, visant à faire supporter à lassuré une partie du risque : Franchises Assurances partielles

16 | 16 Risque de Solvabilité - 2. Aléa moral Laléa moral relève de la problèmatique plus générale des problèmes dagence –ou : modèle Principal - Agent. –Où celui qui conçoit le contrat, le Principal (du terme anglais pour « Mandataire ») nest pas celui qui lexécute, lAgent (du terme anglais pour « Mandant »). –Exemples : actionnaire - gestionnaire; patron - employé; entrepreneur - chef de chantier, etc. Le montant des primes doit donc capturer cet effet daléa moral - et de différences de comportement - sous peine de sélection adverse des risques.

17 | 17 Risque de Solvabilité - 3. Sélection adverse La décision dassurance dépend : –du risque perçu par lassuré (et de son attitude face au risque) –en fonction du prix de lassureur. Soit un assureur incapable de discriminer –entre les bons risques : f (faible probabilité de sinistre) –et les mauvais risques : h (haute probabilité de sinistre); => applique une prime moyenne prime « p » = à tous les assurés : ils paient une prime identique.

18 | 18 Risque de Solvabilité - 3. Sélection adverse Résultats : –les mauvais risques observent h > p : la prime est plus faible que le risque de sinistre quils prévoient, ils sassurent. –les bons risques observent f < p : la prime est trop chère par rapport au risque perçu, ils ne sassurent pas = phénomène de sélection adverse des risques : seuls les individus à haut risque sassurent. Ensuite, face aux pertes encourues, les assureurs haussent leurs prix, tel que p = h –les primes sélèvent pour couvrir la probabilité de sinistre des clients les plus risqués –-> allocation inefficiente des risques et des ressources : de nombreux clients potentiels ne peuvent pas être couverts.

19 | 19 Risque de Solvabilité - 3. Sélection adverse Pour contrer les problèmes de sélection adverse : –réduction de lasymétrie dinformation entre assureurs et assurés : –prévision des bons et mauvais risques : historique (ex. assurance décès), variables socio-économiques (ex. assurance crédit), critères objectifs (ex. assurance habitation, vol) –signalling : comportement identifiant de lassuré : Assurance - Exemple : bonus-malus auto Signalling sur le marché de lemploi : éducation comme signal de valeur (Spence, 1973). Aussi : garanties, labels de qualité, normes ISO...

20 | 20 Conclusion Source : Rapport semestriel, Zurich Financial Services, Juin 2004.

21 21 Annexe technique Représentation de laversion au risque Décision dassurance

22 | Laversion au risque Fondement : aversion au risque des agents économiques. Devant un choix incertain, un individu déterminera son choix en fonction de lespérance de lutilité (E(u)) apportée par le résultat. A savoir: –E(u) = Prob 1. U(payoff 1 ) + Prob 2. U(payoff 2 ) L espérance de lutilité est la somme des utilités associées à chaque état; pondérées par les probabilités de chaque état. Sécrit E(U). ! A ne pas confondre avec U (E).

23 | 23 Revenu ($1,000) Utilité E A B C D 1. Laversion au risque E(U) U(E)

24 | Laversion au risque Mesure de laversion au risque : R A (w) = - u (w) u (w) où w est la fortune u la fonction dutilité concave Une personne est neutre au risque si elle ne montre pas de préférence entre un revenu certain, et un revenu incertain de même E math. Dans ce cas : E(u)=U(E). Une personne est dite aimer le risque si elle montre une préférence pour un revenu incertain, par rapport à un revenu incertain de même E math. Dans ce cas : E(u)

25 | 25 Revenu ($1,000) 1020 Utilité A E C Neutralité au risque

26 | 26 Revenu ($1,000) Utilité A E C 8 18 Lamour du risque

27 | Prime de risque La prime de risque est le montant quun individu averse au risque est prêt à payer pour éviter de prendre un risque. Soit lexemple dun job risqué –$30,000 à 50% et probabilité et $10,000 à 50% –(revenu moyen = $20,000). –Lespérance de lutilité de cette distribution de revenus vaut: E(u) =.5(18) +.5(10) = 14 –Combien lindividu est-il prêt à payer pour éviter le risque?

28 | 28 Revenu ($1,000) Utilité Prime de risque ici de $4,000 parce quun revenu certain de 16,000 donne à lindividu la même utilité quun revenu incertain despérance mathématique de 20, A C E G 20 F Prime de risque 2. Prime de risque

29 | Prime de risque La variabilité des payoffs potentiels accroît la prime de risque. Exemple: –Un job à 50% de probabilité de rapporter $40,000 (u=20) et 50% de probabilité de rapporter 0 (u=0). –Lespérance du revenu reste à $20,000, mais lespérance de lutilité (E(u)) tombe à 10. –E(u) =.5u(0$) +.5u($40,000)=0 +.5(20)=10

30 | 30 Revenu ($1,000) Utilité Prime de risque ici de $10,000 parce quun revenu certain de 10,000 donne à lindividu la même utilité quun revenu incertain despérance mathématique de 20, A C E G 20 Prime de risque 2. Prime de risque F Equivalent certain

31 | Prime de risque Le revenu certain apportant la même utilité quune loterie est son équivalent certain. La concavité des courbes dutilité indique larbitrage entre risque et espérance mathématique, et donc laversion au risque. A noter aussi que la concavité des courbes dutilité traduit également la décroissance de lutilité marginale.

32 | Modalités des primes Des individus averses au risque sont prêts à payer pour éviter un risque. Si le coût de lassurance égale la perte attendue, alors les individus averses ou neutres au risque : –sassureront, en cas dassurance à termes fixes; –achèteront suffisamment dassurance pour couvrir totalement leur perte potentielle, en cas dassurance à termes flexibles.

33 | Modalités des primes Eléments de choix dune assurance à termes fixes: –probabilité du sinistre : –en cas de sinistre : perte de : l –valeur actuarielle du sinistre : l –prime dassurance : L –sans assurance : perte de l avec une probabilité, et conservation de la fortune sans sinistre : en 2 de période : w 1 = w 0.(1- ) + (w 0 -l). = w 0 - l –avec assurance : paiement de la prime dans tous les cas et pas de perte en cas de sinistre : en 2 de période : w 1 = w 0 -L, avec certitude

34 | Modalités des primes Revenu ($1,000) Utilité 0 W 0 - l W 0 -L U(W 0 - l) U(w 0 ) W0W0 U (W 0 -.l) = U(W 0 -L) A C E W 0 -.l F L = Prime dassurance max. pour une couverture complète On voit que, plus l aversion au risque croît, plus lindividu est prêt à payer pour une assurance, au-delà de lespérance mathématique du sinistre.

35 | Modalités des primes E (prendre une assurance) = E (ne pas prendre une assurance) SSI: p =.l (càd prime = valeur actuarielle des risques) –Ainsi, les individus neutres au risque seront indifférents à contracter ou non une assurance à terme fixe si p =.l –et les individus averse au risque préféreront contracter une assurance si p =.l et même si p >.l jusqu'à une certain prix, appelé p max. De la même manière que les individus averses au risque préfèrent un revenu certain même s'il est inférieur à l'espérance mathématique d'une loterie, ils vont, ici, préférer le revenu certain [W 0 - p] = [Richesse initiale - prime d'assurance] que la loterie : W 0 à proba (1 - ) ou (W 0 - l) à proba. Ainsi, on peut voir [W 0 - p max ] comme l'équivalent certain de la loterie constituée par le fait de ne pas s'assurer. La prime de risque vaut donc : [p max -.l], appelée aussi "prime de réservation".

36 | Modalités des primes Eléments de choix dune assurance à termes fixes: –probabilité du sinistre : –en cas de sinistre : perte de l –prime par franc couvert = p –indemnité choisie par l'assuré = L –P = pL : prime totale Dans ce cas, l'individu n'a plus le choix entre un jeu et une certitude (ne pas s'assurer / s'assurer), mais il fait face à deux jeux. En effet, même s'il s'assure, à moins qu'il ne s'assure entièrement, sa richesse va varier selon l'état de la nature.

37 | Modalités des primes Lindividu fait face à laléa suivant: Sans sinistre : il aura renoncé à pL de son revenu : w 1 = w 0 -pL En cas de sinistre : il recevra L en compensation de son sinistre, après avoir payé la prime : w 1 = w 0 -pL - l + L L'individu ne peut pas intervenir sur p, le prix de la couverture, mais il peut intervenir sur L. Quel est donc sa décision optimale? Cas 1 : p = => E (assurance) = E (sans assurance) L individu neutre au risque est indifférent L individu averse au risque s assurera complètement : L*=l

38 | Modalités des primes Cas 2 : p > => E(assurance) < E (sans assurance) Le prix de l assurance est supérieure à la probabilité d occurrence du sinistre (1- )/ > (1-p)/p => modification de loptimum L individu neutre ne souscrira pas d assurance L individu averse au risque s assurera partiellement : L*


Télécharger ppt "1 Les aspects économiques de lassurance Prof. Ariane Chapelle Intervention pour le cours de Droit des Assurances, Faculté de Droit, Prof. Jean-Luc Fagnart."

Présentations similaires


Annonces Google