La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Les déterminants du revenu déquilibre. 4.1 Quest ce quun cycle économique? On appelle cycle économique des fluctuations périodiques mais irrégulières.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Les déterminants du revenu déquilibre. 4.1 Quest ce quun cycle économique? On appelle cycle économique des fluctuations périodiques mais irrégulières."— Transcription de la présentation:

1 Les déterminants du revenu déquilibre

2 4.1 Quest ce quun cycle économique? On appelle cycle économique des fluctuations périodiques mais irrégulières de lactivité économique générale. Un cycle complet comporte deux phases. La phase dexpansion, caractérisée par une accélération de la croissance, culmine au sommet conjoncturel. Elle est suivie dune phase de ralentissement qui se termine par un creux conjoncturel. Si le ralentissement est suffisamment marqué (typiquement, croissance négative pendant deux trimestres consécutifs), on le qualifiera de récession. Les phases dexpansion et de récession sont mesurées par lécart entre le PIB et le PIB tendanciel.

3 Les phases du cycle économique

4 Les récessions au Canada Au Canada, personne na le mandat de dater le cycle économique. Il ny a donc pas unanimité sur loccurrence des récessions. La dépression des années 30 est la pire récession de lhistoire canadienne. Entre 1929 et 1933, le PIB réel a diminué de plus de 30%. Depuis 1945, la plus violente récession sest produite entre 1981 et 1982 : baisse de près de 5% du PIB. La récession du début des années 90 a été moins soudaine mais, la reprise subséquente a été lente et na pris de la vigueur quen Ce nest quen 1997 que le PIB par habitant a retrouvé le sommet de Depuis la dépression, cest le seul épisode où le niveau de vie a stagné aussi longtemps.

5 Les cycles économiques canadiens depuis 1960

6 Les cycles de croissance En plus de ces récessions on a aussi observé depuis les années 50 des ralentissements entre 1958 et 1961, en 1971, en , en 1980, en 1986, en 1995 et en Ces ralentissements ayant été moins marqués, ils ne sont en général pas qualifiés de récession. On identifie ces fluctuations mineures par lanalyse des variations du taux de croissance du PIB. Ce sont les cycles de croissance.

7 Les cycles de croissance au Canada (excluant les récessions de et )

8 Linvestissement est très variable Les fluctuations du PIB saccompagnent généralement de fluctuations analogues de la consommation, de linvestissement et de lemploi. Cependant, linvestissement connaît des fluctuations dont lampleur relative est plus de 3 fois supérieure à celles du PIB. Ainsi, même si la consommation est environ 60% de la demande finale, les variations de linvestissement expliquent habituellement entre 40 et 50% des fluctuations du PIB. Linvestissement est plus variable car il peut être différé, contrairement aux composantes non durables de la consommation.

9 La variabilité de linvestissement et du PIB

10 Lemploi fluctue un peu moins que le PIB Les mouvements de lemploi total sont habituellement semblables à ceux du PIB (forte corrélation positive). Cependant, la tendance à la hausse de la production est nettement plus grande que celle de lemploi. Entre 1976 et 2007, lindice de lemploi ( valant 100) est passé de 76 à 132 (+74%) tandis que celui de lemploi est passé de 66 à 162 (+145%). Lampleur des fluctuations cycliques de lemploi est pour sa part généralement plus faible que celle du PIB,

11 Indices du PIB réel et de lemploi (1992=100)

12 Le cycle du PIB réel et celui de lemploi

13 La productivité du travail La productivité du travail peut être mesurée par le rapport entre le PIB réel et lemploi (productivité=PIB/Emploi). Cest une variable très importante car elle est fortement liée au niveau de vie. Puisque le PIB augmente plus rapidement que lemploi, la productivité du travail affiche une tendance à la hausse. (+41% entre 1976 et 2007, soit 1,1% par année en moyenne). Cependant, la productivité du travail est ralentie, voire diminuée, pendant les récessions (chômage déguisé). Curieusement, en dépit de la prospérité récente, la productivité du travail affiche depuis 2000 une performance plutôt décevante.

14 La productivité du travail au Canada (1992 = 100)

15 La productivité est procyclique

16 Section 4.2 Modèle de la demande et de loffre agrégée et PIB potentiel

17 Comprendre les fluctuations La théorie macroéconomique tient compte de linteraction entre 4 marchés pour comprendre les sources aux fluctuations. Les marchés sont : 1. Celui des biens et services (PIB et niveau général des prix); 2. Le marché des facteurs de production (emploi et salaire); 3. Le marché des fonds prêtables (taux dintérêt); 4. Celui du change (taux de change). Loutil le plus simple est la transposition macroéconomique des courbes doffre agrégée (OA) et de demande agrégée (DA) pour déterminer le PIB et les prix. Les raisonnements expliquant la forme des courbes OA et DA sont différents des raisonnements microéconomiques.

18 Loffre agrégée et la demande agrégée Loffre agrégée OA représente la capacité de production de léconomie (~ la courbe des possibilités de production). Cette capacité dépend de la disponibilité des facteurs de production, schématiquement répartis entre le travail L et le capital K, ainsi que de létat de la technologie notée a. La capacité de production peut donc sécrire Y = aF(K, L). Notez que la technologie multiplie la capacité de K et L à produire Y. La demande agrégée DA est la somme des demandes finales, soit C + I + G + X n où X n = X – IM désigne les exportations nettes. Pour avoir OA = DA, il faut que aF(K, L) = Y = C + I + G + X n

19 De quoi dépend la demande agrégée? La DA étant la somme des composantes de la demande finale, il faut déterminer ce qui influence chacune des composantes. C dépend du taux dintérêt i (-) et du revenu disponible Y d (+). Le revenu disponible = le revenu national Y (+) moins les taxes T (-). I dépend des anticipations de profit (+) et du taux dintérêt (-). X n dépend du taux de change e (+ car le taux de change est le prix de la monnaie étrangère), de lactivité étrangère (PIB du reste du monde) et du prix auquel se vendent nos exportations (+). G est décidé par le gouvernement. Notez que les taxes sont considérées comme le solde net entre les taxes brutes et les transferts du gouvernement au secteur privé.

20 Le rôle du niveau général des prix On vient de voir que DA augmente si le gouvernement augmente les dépenses publiques ou réduit les taxes, si les taux dintérêt sont réduits (par la politique monétaire), si la monnaie se déprécie (car les produits canadiens deviennent plus compétitifs) ou si les gens deviennent optimistes sur les prévisions de profit futur. Cependant, la quantité demandée varie si le niveau général des prix (P) change. Il y a trois raisons pour lesquelles une hausse du niveau général des prix réduit la demande finale de biens et services.

21 Le niveau des prix affecte la demande finale de biens et services de trois façons 1. La compétitivité internationale : Si le prix des produits canadiens augmente, les biens importés deviennent plus compétitifs et X n diminue. Cet effet prend plus dampleur lorsque le commerce international est important. 2. La richesse : Si P augmente, la valeur réelle des actifs financiers diminue ce qui réduit le pouvoir dachat des ménages et fait diminuer C. Cet effet est souvent négligeable. 3. Les taux dintérêt : Si P augmente, les gens nont plus assez de liquidité (car les biens sont plus coûteux) et vont vendre des actifs financiers pour augmenter leur liquidité. Ces ventes dactifs font augmenter les taux dintérêt et diminuer I et C. Cest habituellement le plus important des 3 effets.

22 La DA est de pente négative pour 3 raisons

23 Ce qui fait déplacer la demande agrégée La demande agrégée augmente, i. e. se déplace à droite si : - le gouvernement augmente ses dépenses G ou diminue les taxes T (ce qui fait augmenter C). - la Banque centrale fait baisser les taux dintérêt (ce qui stimule I et C) - le dollar canadien se déprécie (ce qui stimule XN parce que X augmente et IM diminue. - les ménages font des gains de richesse (Ex. immobilier, bourse) - le PIB augmente à létranger (ce qui fait augmenter X) - loptimisme gagne du terrain

24 Déplacements de la demande agrégée

25 DA : plutôt verticale ou horizontale ? En général une économie qui fait beaucoup de commerce international a une DA plus horizontale car la réaction de X n au changement de prix est plus grand. En général, si les taux dintérêt sont bas, la DA est plus verticale car il est difficile de baisser les taux dintérêt et de stimuler I et C (convexité de la relation entre taux dintérêt et prix des titres). Lorsquil y a déflation, la DA peut devenir verticale (dépression des années 30, Japon pendant les années 90). On appelle une telle situation une trappe de liquidité.

26 Le PIB dépend-t-il surtout de OA ou de DA? Depuis très longtemps deux écoles sopposent : les classiques et les keynésiens. Les termes ont pris des sens variables selon le contexte mais peuvent se résumer comme suit. Lapproche « classique » tend à attribuer les changements du PIB à des déplacements de OA : chocs sur la population active, le capital ou la productivité. Les tenants de cette approche estiment que les mécanismes dautorégulation sont puissants et maintiennent léconomie près du plein emploi. Lapproche « keynésienne » rend responsable des déplacements de DA. Les défenseurs de cette approche croient que les mécanismes dautorégulation sont lents à produire leur plein effet et que des écarts persistants et importants du PIB par rapport à son potentiel se produisent.

27 Le court terme et le long terme La différence entre les deux approches se présente souvent sous forme dune distinction entre le court terme et le long terme. À court terme, les marchés opèrent avec des prix (salaires) prédéterminés par contrat qui reflètent des perceptions erronées de la situation macroéconomique. Comme il faut du temps pour corriger toutes ces perceptions et rétablir des contrats adéquats, on appelle cette lenteur dajustement des rigidités de court terme. Le court terme est le régime keynésien. À long terme, aucune erreur systématique ne persiste et on gravite autour du plein emploi. Cest le régime classique.

28 Offre globale de long terme Si les ressources sont toutes employées à long terme, alors la production est limitée par les ressources et on a Y = aF(K, L). La production tend donc à évoluer à long terme près du PIB tendanciel. En raison de la hausse de la population en âge de travailler, L tend à saccroître avec le temps. Lamélioration technologique fait aussi progresser a. De même, linvestissement fait augmenter K. Ainsi, OA augmente progressivement avec le temps, mouvement représenté par la courbe pointillée à la page 5. À long terme, le niveau demploi est tel que le taux de chômage est à son niveau naturel et le taux dinflation est stable.

29 Le niveau des prix naffecte pas loffre à long terme À long terme les changements du niveau général des prix saccompagnent de mouvements similaires dans la rémunération des facteurs de production. La rentabilité de la production nest donc pas affectée par P et la quantité offerte ne change pas. Puisque la quantité offerte est la même peu importe P, la courbe doffre agrégée de long terme est verticale. Cette courbe verticale se déplace cependant lorsque a, K ou L changent.

30 Loffre globale de long terme est verticale

31 Offre de long terme et inflation Loffre de long terme est verticale à un point où linflation est stable. Le niveau de production correspond au point où le taux de chômage est à son niveau naturel. Si le PIB est plus élevé, le chômage diminue et linflation saccélère. Si le PIB est plus faible, le chômage augmente et linflation sabaisse.

32 Loffre de long terme et linflation

33 À court terme une hausse de prix fait augmenter la quantité offerte Si les prix augmentent alors que les facteurs sont rémunérés selon des conditions prédéterminées par contrats, la production des entreprises devient plus rentable. En raison de cette hausse attendue de rentabilité, la quantité produite tend à augmenter avec le niveau général des prix. La courbe OA a donc une pente positive.

34 Offre agrégée de court terme

35 Loffre agrégée de court terme tend à devenir verticale lorsque le PIB augmente On ne peut pas augmenter indéfiniment la production en haussant les prix. Lorsque toutes les ressources sont utilisées, laugmentation des prix ne permet plus daugmenter la production car il ne reste plus de chômage conjoncturel. Loffre agrégée de court terme tend alors à devenir verticale.

36 Loffre agrégée devient verticale si le PIB augmente

37 Quest-ce qui fait déplacer loffre agrégée? Tout ce qui fait changer les coûts de production va déplacer loffre agrégée, Si les coûts augmentent, il faut un prix de vente plus élevé pour justifier la production. Une hausse des coûts déplace OA vers le haut. Une hausse du prix des intrants (ex. pétrole), une augmentation des salaires, une hausse de linflation anticipée sont tous des facteurs qui déplace OA vers le haut. À linverse, si les salaires diminuent, ou si le prix du pétrole baisse ou linflation anticipée diminue, alors OA se déplace vers le bas.

38 Déplacement de loffre agrégée

39 Léquilibre de court terme et de long terme : OA et DA se coupent au PIB tendanciel

40 Classique ou keynésien? Pour les classiques, les mécanismes du marché sont forts et permettent à léconomie de demeurer très proche de son niveau tendanciel. Pour cette école une bonne représentation est OA verticale. Lapproche keynésienne prétend plutôt que les mécanismes qui assurent le retour au plein emploi existent mais prennent du temps à agir. À court terme, il faut tenir compte de OA de pente positive. À long terme, il faut tenir compte de verticale. Cest lapproche dominante que nous allons voir.

41 Si DA diminue, cela fait diminuer linflation et le PIB à court terme

42 Par contre si DA augmente, cela fait augmenter linflation et le PIB à court terme

43 Les fluctuations de prix ont un effet modérateur sur le PIB Laugmentation de DA se mesure par le déplacement horizontal de la demande. Mais les producteurs ne peuvent répondre à cette demande aux prix courants. Les prix doivent augmenter pour accroître les incitatifs à produire. Cette hausse de prix a pour conséquence de réduire la quantité demandée le long de DA (hausse de taux dintérêt, baisse de compétitivité internationale et baisse de pouvoir dachat des actifs financiers.

44 Les variations de prix ont un effet modérateur sur le PIB

45 Si OA diminue (ex. choc pétrolier) on assiste à une hausse de P et une baisse de PIB à court terme

46 Si OA augmente (ex. baisse des prix des produits importés) P diminue et le PIB augmente à court terme

47 Phillips : le débit et la pression dans les tuyaux Le premier à avoir observé la relation négative entre linflation et le chômage est Phillips (1958). Il fut aussi connu pour avoir développé un modèle économique basé sur une tuyauterie. Lanalogie quon en tire consiste à comparer deux méthodes pour augmenter le débit dun fluide dans un tuyau. On peut augmenter le débit (~ PIB) avec une pompe plus forte (~ DA) mais alors la pression (~P) dans le tuyau augmente. On peut aussi augmenter le débit sans changer la pompe si on accroît le diamètre (~OA) du tuyau mais alors la pression (~P) diminue.

48 Les forces de stabilisation automatique : du court terme au long terme Si léquilibre de court terme réduit le PIB sous son niveau tendanciel, le chômage augmente et les salaires tendent à diminuer. Comme la baisse des salaires réduit les coûts loffre de court terme se déplace vers le bas et ce mouvement se poursuit jusquà ce quon retourne au PIB tendanciel. Léquilibre de court terme est donc seulement temporaire car léconomie tend vers lintersection entre DA et OA LT.. Cest le principal mécanisme autorégulateur macroconomique.

49 En cas de ralentissement économique OA de court terme se déplace à droite et on retourne au PIB tendanciel

50 Section 4.3 Budget de létat et politiques macroéconomiques

51 La répartition des pouvoirs et la structure des budgets Le Canada est une fédération où les administrations fédérales et provinciales ont des responsabilités différentes. Les provinces ont la responsabilité des programmes les plus coûteux : santé, éducation et aide sociale. Le fédéral a la responsabilité de la défense nationale, de la politique monétaire, des affaires étrangères et accorde un soutien financier aux personnes âgées et aux chômeurs. Le gouvernement fédéral peut contribuer au coût des programmes sous responsabilité provinciales en transférant des sommes aux administrations provinciales.

52 Les types de revenus du gouvernement fédéral On peut classer les revenus du gouvernement de la manière suivante : Impôts sur le revenu des particuliers Impôts sur le revenu des sociétés Autres impôts Taxes et droits daccise Cotisations dassurance emploi Autres revenus (Ex. placements La plus importante source de revenus est limpôt des particuliers : guère surprenant étant donné que les ménages reçoivent la plus grande part du PIB sous forme de salaires, etc.

53 Structure de revenus du gouvernement fédéral en

54 Les types de dépenses du gouvernement fédéral en Les dépenses fédérales peuvent être ventilées comme suit Transferts aux particuliers Transferts aux administrations publiques Défense nationale Autres dépenses Intérêts sur la dette publique La figure suivante montre comment se répartissent ces dépenses en

55 Structure de dépenses du gouvernement fédéral

56 Historique des dépenses totales et de programme Il est plus juste dexprimer les dépenses et recettes en pourcentage du PIB pour tenir compte des besoins et ressources de léconomie. Les dépenses fédérales totales ont atteint un sommet à 25% du PIB en Leur importance a connu une diminution considérable à partir de 1992, passant de 23,4% du PIB à environ 15-16% du PIB depuis Les dépenses totales incluent les dépenses en intérêts et les dépenses de programme. Cest en 1990 que les intérêts ont culminé (6,6% du PIB, part qui est de seulement 2,3% en 2006). Les programmes ont atteint 21% en 1982 et se situent entre 12% et 13% du PIB depuis 1997, le plus faible pourcentage depuis 1950.

57 Historique des dépenses fédérales en pourcentage du PIB

58 Recettes et dépenses du gouvernement fédéral Avant 1997, le gouvernement fédéral a presque toujours fait des déficits budgétaires. Depuis 1970, les recettes fédérales se sont toujours maintenues entre 16 et 19% du PIB. Cest à partir de 1975 que le déficit budgétaire sest creusé, les recettes nayant pas suivi la hausse des dépenses. La récession de a contribué à aggraver le problème et en 1984 les dépenses atteignaient 150% des recettes (un tiers des dépenses étaient financées par emprunts). Depuis 1997 le gouvernement fédéral enregistre des surplus à tous les ans.

59 Recettes et dépenses en pourcentage du PIB

60 La dette publique fédérale en proportion du PIB Avant 1975, la croissance du PIB était telle que le ratio de la dette au PIB diminuait en dépit des déficits annuels. En 1975 la dette publique représentait environ 20% du PIB. Entre 1975et 1995, le rapport entre la dette et la PIB a continuellement augmenté, portant le taux dendettement à 70% du PIB. Depuis 1995, la dette est une part de plus en plus faible du PIB et représente moins de 30% du PIB en La bonne santé budgétaire et économique laissent entrevoir des baisses additionnelles assez rapides du ratio Dette/PIB dans les prochaines années.

61 Dette fédérale en pourcentage du PIB

62 Les dépenses de programme et les recettes fiscales Le surplus dopérations est la différence entre les recettes budgétaires et les dépenses de programme, cest-à-dire les dépenses autres que les intérêts sur la dette publique. Cette comparaison permet de savoir si le gouvernement a financé par emprunts les services fournis à la population et aux entreprises. Cest seulement pendant une période de 10 ans, soit de 1975 à 1985, quon a enregistré un déficit dopérations. Si on avait évité demprunter pour payer les programmes pendant cette période, on aurait empêché la dette daugmenter pendant les 10 années suivantes.

63 Recettes et dépenses de programmes (% du PIB)

64 Surplus budgétaire et surplus dopérations

65 La dynamique de lendettement public : la course entre les intérêts composés et la croissance économique Si vous laissez couler de leau dans un bain, le niveau deau montera. Si vous laissez couler de leau dans un ballon qui prend de lexpansion, le niveau deau monte ou diminue selon que la croissance du volume intérieur est plus lente ou plus rapide que laugmentation du volume deau ajouté dans le ballon. La dette tend à augmenter sous son propre poids en raison des intérêts composés. Une dette initiale de 100 à un taux dintérêt r vaudra 100×(1+r) n après n années. La capacité de payer dépend de la croissance du PIB. Sil augmente au taux g, un PIB de 100 vaudra 100×(1+g) n après n années.

66 Qui gagne : la dette ou la croissance? Supposez quinitialement la dette et le PIB valent tous les deux 100 de sorte que le rapport dette/PIB = 1. Si on a par la suite toujours un déficit dopérations nul, alors le déficit budgétaire = intérêts sur la dette publique. Comme la dette augmente alors au rythme des intérêts le ratio dette/PIB vaudra [ (1+r)/(1+g) ] n après n années. Ainsi, le rapport ira en augmentant si r > g et en diminuant si r < g. Cette comparaison permet de savoir si on peut se permettre des déficits dopérations. Dans le 1 er cas, la rigueur budgétaire est de mise. Dans le 2 ème cas, on peut se permettre un certain laxisme budgétaire et emprunter pour couvrir une partie des dépenses de programme.

67 Comparaison du taux dintérêt sur la dette et de la croissance économique Jusquen 1980, la dynamique dendettement était favorable puisque la croissance économique était plus rapide que le taux dintérêt. Depuis 1980 (exception faite de 2000), la dynamique dendettement a toujours été défavorable. Pour éviter un retour à une spirale dendettement, il est nécessaire de couvrir une partie des intérêts avec les recettes fiscales. La croissance explosive du taux dendettement à partir du début des années 80 est due à un retard à sajuster à une nouvelle réalité dendettement.

68 Taux dintérêt sur la dette et croissance économique

69 Le déficit et le cycle économique : le stabilisateur automatique Comme les recettes fiscales dépendent du PIB et que certains transferts augmentent en récession (Ex. Ass. Emploi) le déficit budgétaire tend naturellement à augmenter (diminuer) en présence dun écart déflationniste (inflationniste). Il est sain de laisser ainsi le déficit augmenter en récession car, par son action naturelle, le gouvernement soutient les revenus des citoyens en période de récession et contribue au maintien dun niveau plus élevé de consommation. Une politique de déficit zéro est malsaine car elle oblige le gouvernement à augmenter les taux dimposition pendant une récession pour compenser la baisse de lassiette fiscale, contribuant à accentuer limportance de la récession.

70 Les conséquences de lendettement public Plusieurs arguments concernant lendettement public lui donnent une image plus ou moins grave. Il est clair tout dabord que, tout comme pour un ménage ou une entreprise privée, lendettement gouvernemental résultant dinvestissements dans des biens durables ou des infrastructures nest pas malsain, en autant que les biens ainsi financés ont un taux de rendement au moins aussi grand que le taux dintérêt sur la dette. La dette qui peut poser problème est celle résultant de lemprunt pour couvrir les dépenses courantes. Intéressons nous un peu à ses conséquences.

71 Dette interne vs dette externe On évoque parfois largument que si le gouvernement a pu financer lemprunt gouvernemental avec lépargne domestique, il ny a aucun coût social car les dépenses en intérêts accrues du gouvernement sont des recettes additionnelles des prêteurs. On dit qualors la dette est interne. Par opposition une dette est dite externe si le gouvernement emprunte sur les marchés internationaux. Les dépenses en intérêts sortant du pays, il ny a alors aucun gagnant dans le pays pour les dépenses accrues en intérêts et un coût net apparaît. Lanalogie est parfois faite avec un père de famille qui emprunte de ses enfants ce qui nappauvrit pas la famille.

72 La contrainte agrégée de financement Lapproche par la demande finale nous apprend que le PIB est la somme des dépenses finales soit Y = C + I + G + X – IM Comme le revenu national ne peut être utilisé que pour consommer, payer des taxes (T) ou épargner (E), on a donc lidentité C + I + G + X – IM C + T + E En simplifiant C et en réarrangeant, on obtient la contrainte agrégée de financement (G - T) + (I - E) (IM – X) La somme du déficit budgétaire et de lexcédent de linvestissement privé sur lépargne privée est donc nécessairement égale au déficit commercial, 1 soit les emprunts internationaux du pays (pas du gouvernement). 1 On devrait parler plus justement ici de déficit du compte courant en tenant compte des intérêts sur la dette étrangère nette.

73 Les déficits jumeaux : la distinction entre dette interne et dette externe est fallacieuse Si le gouvernement augmente ses emprunts, va-t-il faire augmenter lépargne privée ou non? Si lépargne privée ne change pas, une dette gouvernementale interne va réduire la quantité dépargne domestique disponible pour financer linvestissement privé. Cela forcera le secteur privé à financer une part accrue des investissements sur les marchés internationaux. Pour un pays, ce qui compte est la dette étrangère nette. Laugmentation dendettement public entraîne une hausse de lendettement international du pays aussi sûrement que si le gouvernement avait lui-même emprunté à létranger. Le service de la dette étrangère va donc augmenter, réduisant le niveau de vie futur.

74 Les déficits jumeaux aux USA

75 Qui paie le fardeau : générations présentes ou futures

76 La politique de stimulation budgétaire est-elle efficace? Effet déviction total par les exportations SI G-T augmente et quon peut emprunter à létranger, les étrangers achètent des dollars canadiens. Cela fait apprécier la monnaie et réduit les exportations. Lappréciation arrête lorsque les pressions à la hausse sur les taux dintérêt domestiques ont disparues. On peut montrer que la baisse dexportations nettes tend à être égale à la hausse du déficit budgétaire. En change flexible laction budgétaire est incapable de stimuler léconomie. Bonne nouvelle : réduire le déficit sans récession est possible si on laisse déprécier la monnaie


Télécharger ppt "Les déterminants du revenu déquilibre. 4.1 Quest ce quun cycle économique? On appelle cycle économique des fluctuations périodiques mais irrégulières."

Présentations similaires


Annonces Google