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La consommation de médicaments au Canada: :

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1 La consommation de médicaments au Canada: 1995-2005:
Une analyse de régression faites avec les 6 cycles de l’Enquête Nationale sur la Santé de la Population de Statistique Canada

2 Constats On évaluerait à environ substances pharmaceutiques disponibles sur le marché et qui se classent en deux catégories ( médicaments d’ordonnance et médicaments sans ordonnance). Entre 1985 et 2004, le total des dépenses de santé a augmenté de 6,5% par année et celui des médicaments de près de 10%. En 2006, les dépenses en médicaments constituent 17% d total des dépenses. Per capita, cela représente 773$ par année en 2006. En dollars constants, les dépenses sont passées de 37$ en 1985 à 411$ en 2004. Les médicaments prescrits représentent autour de 83,8% des dépenses en 2006 et 16,2% pour les médicaments non prescrits.

3 Constats La part du secteur public ( régimes fédéraux provinciaux et territoriaux) comparativement au secteur privé ( assureurs privés et ménages) est un peu plus petite ( 9,6 milliards de dollars) contre 15,6 millards $). Pour 2006, on constate aussi des variations selon les provinces et les territoires dépendantes en partie des programmes. Ainsi, le Québec pour 2006 avait dépensé 6,170 millards, ce qui représentait 20,3% des dépenses par rapport au total des dépenses de santé, soit un montant de 807,43$ par habitant pour les dépenses totales en médicaments et 699$ pour les médicaments prescrits. Les dépenses en médicaments prescrits constituaient 86,6% des dépenses totales des médicaments et les dépenses publiques en médicaments prescrits 49,8% des dépenses totales pour les médicaments prescrits. Ces chiffres pour l e Québec situaient cette province au second rang après l’Ontario pour les dépenses totales en médicaments mais les autres indices indiquent que le pourcentage des dépenses en médicaments est le plus élevé comparativement aux autres provinces, suivi de la Nouvelle Écosse et du Nouveau Brunswick,

4 Constats Per capita, le Québec se situe au second rang après l’Ontario, et le premier pour les dépenses en médicament prescrits par habitant suivi par l’Ontario et la nouvelle Écosse. Le Québec est aussi au second rang des dépenses en médicaments prescrits par rapport aux dépenses aux médicaments, après terrne neuve labrador et suivi par les territoires du Nord-Ouest, Il est au 3ème rang après le Yukon, les territoires du Nord Ouest , le Manitoba et l’Alberta pour les dépenses publiques en médicaments prescrits par rapport aux dépenses en médicaments prescrits. Le Québec, tout comme la Nouvelle-Écosse, le Nouveau Brunswick et l’Ontario, dépassaient la moyenne nationale quant au pourcentage des dépenses en médicaments dans le total des dépenses de santé.

5 Constats Comparativement aux autres 21 pays évalués par l’OCDE et qui comprend des pays européeens, les Etats-Unis et asiatiques ( Corée et Japon), le Canada se classe au 3ème rang pour les dépenses médicaments par habitant après les Etats-Unis et la France. En 2004, Le Canada s’est classé au 12ème rang pour ce qui est des dépenses publiques en médicament par habitant et 14ème pour la part des dépenses publiques dans le total des dépenses en médicaments. Les dépenses en médicaments au Canada dépendent d’un certain nombre de facteurs ( coûts,quantité, taille de la population, âge sexe, répartition ethnique, état de santé, système de santé, arrivée de nouveaux médicaments, influencedes compagnies pharmaceutiques, préférences des consommateurs, pratiques des pharmaciens) , etc.

6 Principales classes diagnostiques
1 hypertension ( consultations) : avec une différence homme-femme (46% versus 54%), dans les groupes d’âges des 40 ans et plus donnant lieu à 80% de prescriptions. 2. diabète ( consultations): avec une différence homme-femme (54% versus 46%), dans les groupes d’âges des 40 ans et plus donnant lieu à 66% de prescriptions. 3. dépression ( consultations): avec une grande différence homme-femme (34% versus 66%), dans les groupes d’âges des 40 ans et plus donnant lieu à 66% de prescriptions. 4. anxiété ( consultations): avec une différence homme-femme (35% versus 65%), dans les groupes d’âges des ans et plus donnant lieu à 62% de prescriptions. 5. suivi de grossesse ( consultations): dans les groupes d’âges des ans et plus donnant lieu à 15% de prescriptions.

7 Principales classes diagnostiques
6. infections aiguës des voies respiratoires ( consultations): avec une différence homme-femme (42% versus 58%), dans les groupes d’âges des ans et plus donnant lieu à 42% de prescriptions. 7. hyperlipidémie ( consultations): avec une différence homme-femme (59% versus 41%), dans les groupes d’âges des 40 ans et plus donnant lieu à 80% de prescriptions. 8. Infections de l’oreille ( consultations): avec une différence homme-femme (53% versus 47%), dans les groupes d’âges des – de 10 ans et plus donnant lieu à 73% de prescriptions. 9. dermatites  ( consultations): avec une différence homme-femme (67% versus 33%), répartis dans tous les groupes d’âges sauf les 65 ans et plus avec un pic chez les ans donnant lieu à 88% de prescriptions.

8 Principaux Médicaments
agents cardiovasculaires Agents psychothérapeutiques Hormones Anti-infectieux systémiques Antispasmodiques/antisécrétoires Réducteurs de cholestérol Analgésiques Agents antiarthritiques Diurétiques Traitements bronchiques

9 Enjeux-Antibiotiques
Enjeux liés à des classes de médicaments particuliers Des recherches menées sur ces classes de médicaments permettent de dégager un certain nombre de tendances liées aux usages et aux représentations. Antibiotiques. En ce qui concerne les antibiotiques, les autorités sanitaires canadiennes , tout comme celles des autres pays, sont de plus en plus préoccupées par la question des résistances à ces substances pharmaceutiques qui dérivent de leur mauvaise prescription ou de son inobservance, de leur surconsommation ou de leurs mésusages. Selon le comité canadien sur la résistance antibiotique, la majorité des infections traitées par les antibiotiques sont dues à des virus sur lesquels ces médicaments n’ont aucun effet. Une étude réalisée au Canada sur des enfants d’âge prescolaire indique que 51% des prescriptions étaient inutiles. En Ontario, les urgentistes sont plus enclins à prescrire les antibiotiques et à ne pas suivre les lignes directrices que les pédiatres ou les médecins de famille dans le cas des otites. Les travaux de Garnier et al. ( 2005) sur les représentations sociales liées à la prescription et à l’observance des médicaments dont les antibiotiques au Québec montrent , chez les médecins, les difficultés à mettre en évidence la présence d’une situation virales et en second lieu la pression des parents dans le cas des otites.

10 Anti-Biotiques L’analyse de questionnaires portant sur la consommation d’antibiotiques met en relief que les hommes en consomment plus que les femmes (20% versus 3%). La majorité des patients disent être préoccupés par la question de la surconsommation des antibiotiques rapportés par les médias. Chez les médecins, la plupart des répondants ont changé leur pratique suite aux problèmes de résistance rapportés par les médias mais l’un des facteurs déterminants est l’âge du médecin. Plus il est avancé moins les changements s’effectuent. Ces données suggèrent donc une prise de conscience de l’importance d’une meilleure régulation de l’usage des antibiotiques.

11 Antidépresseurs La question de la dépression , de son diagnostic et de son traitement font l’objet de nombreux débats dans lesquels s’opposent des arguments complexes liés à la définition de ce trouble ( critères, origine biologique ou non et des effets des médicaments ( directs et secondaires). Selon les données disponibles au Canada, on assiste à une augmentation significative des prescriptions des antidépresseurs qui sont passées de 9 millions en 1999 à plus de 15,5 millions en 2003 , soit une augmentation de 80% avec deux fois plus de prescriptions orientées vers les femmes que les hommes, ce qui serait lié à des facteurs d’ordre diagnostic mais aussi socioculturel ( influence des compagnies pharmaceutiques, biologisation des troubles, redéfinition élargie de la dépression, plus grand dépistage, etc). Cette tendance semble aussi se manifester dans le cas des jeunes à qui l’on prescrit de plus en plus de ces médicaments. L’étude de Garnier et al (2005) révéle à ce sujet que les représentations de la dépression se présente de façon différente chez les patients et médecins, quant aux critères de définition et d’expression, .

12 Anti-Dépresseurs Chez les médecins, la question des critères de diagnostic ne fait pas l’unanimité, les femmes ayant une vision plus nuancée dans ce domaine que les hommes qui ont tendance à favoriser une plus grande homogénéité dans les symptômes que les femmes, en particulier chez les médecins plus âgés. La majorité des répondants sont plutôt d’accord avec l’affirmation que le traitement de la dépression sévère se fait surtout par les médicaments, surtout parmi les médecins plus âgés, alors que les plus jeunes sont plus mitigés. En 3ème lieu, la majorité des médecins généralistes sont d’accord pour dire que de plus en plus de patients consultent pour une dépression, une tendance moins forte chez les spécialistes et la question du dépistage ne fait pas non plus l’unanimité. Chez les patients, on constate que les personnes sans enfants rapportent plus de dépression, et plus le nombre d’enfants est élevé et plus le risque de dépression diminue. La durée de l’usage des dépresseurs est aussi modulé par le nombre d’enfants. Les répondants sans enfants sont aussi plus favorables à une prise de médication que ceux avec enfants. Une étude de Statistiques Canada confirme aussi que les personnes sans enfants à charge ont deux à trois fois plus de risques de tomber en dépression.

13 Hormonothérapie Le traitement hormonal présente des écarts selon les provinces du Canada, Ainsi, alors qu’entre 30 et 35 % des Québécoises ont recours à l'hormonothérapie, ce pourcentage est nettement plus bas dans le reste du pays (15 à 20 %), un taux qui reste néanmoins plus élevé que dans le reste de l’Europe. La question de l’hormonothérapie comme traitement des effets de la ménopause ne fait pas l’unanimité dans les milieux médicaux, les bienfaits et les risques faisant l’objet d’évaluations contradictoires. L’étude de la women’s health initiative aux Etats-Unis a ainsi mis en évidence la présence de risques assez élevés qui ont provoqué des polémiques médicales. Ainsi, parmi les avantages, on note l’atténuation ou la suppression des répercussions de la ménopause, comme l’ostéoporose, et les effets comme les bouffées de chaleur et les sautes d’humeur. Etc. Par contre, plusieurs effets secondaires on pu être constatés dont certains sont graves comme les maladies de la vésicule biliaire, le cancer du sein, les maladies cardiovasculaires et les risques d’embolie pulmonaire.

14 Hypotenseurs L’hypertension constitue l’un des problèmes cardiovasculaires les plus importants dans le monde et au Canada environ 22% des adultes souffrent de ce problème dont 50% parmi les 65 ans et plus avec une différence entres les hommes et les femmes, respectivement 26% et 18%. Facteur de risque important pour les maladies du cœur, des dommages aux reins et des accidents cérébraux vasculaires, elle est la première cause de décès au Canada. Cette situation est considérée comme de l’ordre d’une épidémie et même si plusieurs traitements médicaux sont disponibles, la prévention, le dépistage et le traitement restent encore problématiques.

15 Analgésiques Les analgésiques , dont la consommation est importante chez les personnes âgées qui souffrent de douleurs chroniques , soit 27% des personnes vivant à domicile et 38% vivant dans des résidences, en particulier les femmes, pourraient contribuer à augmenter le sentiment de bien-être comme le montrent des études canadiennes. Mais leur usage reste encore mal cerné.

16 Perspectives de recherche
Ce bref tour d’horizon des enjeux entourant les médicaments au Canada permet de dégager les tendances générales mais ne tiennent pas compte des variations provinciales et des déterminants socio-démographiques qui peuvent intervenir. En particulier, les usages des médicaments par les jeunes et leurs déterminants restent à être dégagés. L’accès aux grandes banques de données canadiennes longitudinales et à celles de la France vont permettre de mieux cerner les configurations.

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20 Sélection de l’échantillon
Individus de 12 ans et plus Répondants ayant répondu aux questions concernant la prise de médicaments dans le dernier mois. Répondants ayant donné le nombre de médicaments consommés dans les dernières 48 heures Haut taux de réponse (plus de 90%)

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25 Analyse de régression Conserve tous les individus de 12 ans et plus ayant été observé au moins 2 fois. En plus des coefficients de régression, on peut séparer la variance des termes inobservables déterminant la consommation déclarée en deux composantes, une permanente et l’autre transitoire en utilisant une modélisation hierarchique (Random-Effect Model)

26 Résultats de régression Variable dépendante: nombre de médicaments consommés dans les 48 heures précédant l’enquête

27 Résultats de régression Variable dépendante: nombre de médicaments consommés dans les 48 heures précédant l’enquête

28 Résultats de régression Variable dépendante: Avoir consommé un anti-dépresseur dans le mois précédant l’enquête

29 Résultats de régression Variable dépendante: Avoir consommé un anti-dépresseur dans le mois précédant l’enquête

30 Résultats de régression Variable dépendante: Avoir consommé un médicament contre l’hypertension dans le mois précédant l’enquête

31 Résultats de régression Variable dépendante: Avoir consommé un médicament contre l’hypertension dans le mois précédant l’enquête

32 Résultats de régression Variable dépendante: Avoir consommé un médicament pour hormonothérapie dans le mois précédant l’enquête

33 Résultats de régression Variable dépendante: Avoir consommé un médicament pour hormonothérapie dans le mois précédant l’enquête

34 Les jeunes et leurs représentations du médicament
Une analyse internationale

35 Objets essentiels dans la société contemporaine, les médicaments définis ici « comme des produits pharmaceutiques industriels élaborés sur la base de références scientifiques relevant de la biologie, de la biomédecine et de la pharmacie » (Levy et Desclaux, 2003, p. 5), s’inscrivent dans un ensemble de représentations complexes qui dépendent des contextes socioculturels et des groupes d’acteurs impliqués dans la chaîne des médicaments ( Lévy et Garnier, 2007, Garnier et al., 2008). Ces représentations sont en grande partie liées aux milieux socioculturels ainsi qu’aux processus de socialisation qui interviennent dans le rapport à la maladie et aux médicaments. Ils sont ainsi investis par ceux qui les consomment de multiples significations qui varient selon les ancrages socioculturels des individus et le sens que revêt le médicament pour les individus dépasse en effet largement son efficacité pharmaceutique (Cohen et al., 1991 ; Montagne, 1996 ; van der Geest et al., 1996, Collin, 2002 ; Britten et al., 1996 ; Faizang, 2001a, Levy, 2004).). L’expérience même de l’efficacité médicamenteuse et des effets secondaires semble largement culturelle et renvoie aux différents modèles étiologiques et thérapeutiques qui co-existent dans nos sociétés et auxquels se réfèrent les individus (Etkin, 1992). Ces études soulignent l’importance des croyances et des représentations à l’égard des médicaments.

36 1. Les médicaments et les jeunes
Si de nombreuses études ont été ainsi consacrées à ces questions, elles ignorent toutefois le plus souvent de prendre en considération les populations des adolescents et des jeunes adultes dont les pratiques de consommation font l’objet de préoccupations de plus en plus fortes, liées aux usages détournés des médicaments à des fins multiples : dopage sportif, amélioration des performances, intellectuelles et sexuelles, contrôle des humeurs, modelage corporel.

37 Une revue de la littérature sur ce sujet ( réalisée par Christine Thoër) met en évidence une consommation relativement élevée au sein de ce groupe d’âge, et en progression mais qui diffère de celle des groupes plus âgés en ce qui concerne le type de médicaments utilisés. Les vitamines et les suppléments alimentaires, les analgésiques, les médicaments pour le rhume, la toux et les allergies (notamment les médicaments contre l’asthme), les médicaments pour les maux d’estomac, et les contraceptifs hormonaux constituent les classes de médicaments les plus utilisées par les adolescents, les analgésiques occupant la première place au Québec chez les adolescents

38 La prévalence d’utilisation des médicaments pour lutter contre l’insomnie ou la nervosité, et plus généralement des substances psychoactives, est inférieure à 10% dans la plupart des pays. Ces produits, et notamment les stimulants destinés aux enfants hyperactifs (tel le Ritalin®), ont toutefois largement retenu l’attention des chercheurs du fait de l’augmentation du nombre d’ordonnances à destination des enfants et des adolescents depuis 10 ans.

39 Plusieurs études réalisées dans différents pays ont souligné que l’automédication, qui consiste à prendre des médicaments sans avis médical, concerne un grand nombre d’adolescents, non sans risques. Ainsi, les dosages recommandés, la durée d’utilisation ou même l’indication originale des produits ne sont pas toujours respectés (Sloand et Vessey, 2001, Mikta, 2004). De plus, les jeunes semblent avoir une connaissance parfois assez approximative de certains médicaments (Stoelben et al, 2000, Buclin et Diezi, 1998, Gilbertson et al, 1996), cernant assez mal les effets secondaires des OTC et les risques associés au surdosage (Huott et Storrow, 1997) ou à l’utilisation continue de certains produits, comme les analgésiques et les anti-inflammatoires (Chambers et al, 1997).

40 Etudes en cours Dans le cadre de ces présentations, nous avons choisi deux angles d’approche à titre d’illustration. Le premier porte sur les perceptions de la pharmacogénomique au Québec et France et le second sur les représentations des médicaments par les étudiants en pharmacie de l’université Laval.

41 3. Les perceptions de la pharmacogénomique
Avec le développement de la génétique, on assiste au passage d’une médecine axée sur le traitement de la maladie à une médecine prédictive plus probabiliste qui vise à évaluer les risques d’occurrence d’une maladie grâce aux tests de dépistage génétiques développés par les industries biotechnologiques contemporaines. On voit aussi apparaître l’émergence d’une génétique communautaire qui se définit comme un « ensemble d’interventions qui ont pour but d’assurer la maximisation des bénéfices et la minimisation des inconvénients que peuvent entraîner la recherche en génétique et la mise en application de celle-ci pour l’ensemble de la population » (Ten Kate, 1999). Comment la population en général réagit–elle aux questions de tests génétiques? Les enquêtes ont démontré une acceptation remarquable du recours aux technologies génétiques (Ulrich, 1998 ; Albert et al., 2002 ; Rothstein et al., 2003 ; Ducharme et al., 2004b), que ce soit le dépistage génétique et la plupart des technologies issues de la génomique, à l’exception du clonage d’êtres humains et des organismes génétiquement modifiés (OGM) (De Saedeleer et al., 2003). Dans une étude américaine récente, près de 8 personnes sur 10 affirment être prêtes à participer à une recherche en génétique (Rothstein et al., 2003) et ces mêmes personnes accordent peu d’importance à la confidentialité des données; près de 7 personnes sur 10 accepteraient que les résultats recueillis soient partagés avec d’autres scientifiques. Le désir de participation est plus fort dès lors qu’est évoquée la possibilité de développer de nouveaux traitements (Rothstein et al., 2003 ). Les enquêtes comparatives menées au Canada, en Europe et au Canada ( Gaskell et al., 2000) indiquent que ces attitudes sont aussi très favorables vis-à vis de ces tests. Le sondage réalisé par Génome Canada ( Bueckert, 2002) près de 70% de la population aimerait voir le Canada devenir un leader dans ce domaine, même si très peu de répondants sont au courant des données scientifiques.

42 Les travaux menés sur la région du Saguenay-Lac saint Jean où les populations directement concernées par les problème héréditaires connaissent des problèmes génétiques majeurs  associés à cinq maladies monogéniques récessives (fibrose kystique, acidose lactique, tyrosinémie de type 1, polyneuropathie sensitivo-motrice avec ou sans agénésie du corps calleux et ataxie spastique de Charlevoix-Saguenay) permettent aussi de saisir plus précisément les enjeux entourant les tests génétiques. Dans les 20 dernières années, en effet, plusieurs interventions fondées sur la génétique communautaire ( cliniques spécialisées rattachées aux centres hospitaliers de la région; service de conseil génétique et clinique de diagnostic prénatal, associations de personnes atteintes pour la prévention et l’aide aux familles). Dans ce contexte, le CORAMH ( corporation de recherche et et d’action sur les maladies héréditaires) actif dans le Saguenay lac St Jean a développé un programme d’information génétique basé sur la sensibilisation du milieu en recourant à des stratégies de communication multiples et en participant aux projets de recherche en génétique communautaire, en développant un programme de dépistage de la population. Une étude auprès d’un échantillon représentatif de la population de cette région , soit 3014 répondants, a permis de mettre en relief des variations significatives dans le niveau de connaissances face aux maladies héréditaires. Ainsi, au plan des connaissances, les femmes réussissent mieux le test, tout comme les plus jeunes et les personnes mariées.

43 Le niveau de scolarité et le niveau économique modulent aussi significativement les résultats au test, tout comme la présence de maladies héréditaires dans l’entourage, parents , amis ou voisinage. Le fait de connaître l’organisme CORAMH intervient aussi significativement tout comme la résidence dans la sous région du Saguenay. Le facteur le plus déterminant est le niveau de scolarité qui explique 18,6%% de la variance , suivi de la connaissance du CORAMH (4,9%) et du sexe (1,5%), les autres facteurs étant plus secondaires. Les répondants se se disent les plus familiarisés avec les modes de transmission des maladies héréditaires, les services spécialisés dans la région et les applications médicales de la génétique, ces taux de familiarisation variant avec le niveau de connaissances, l’âge, le statut matrimonial, le niveau d’éducation , économique, la présence de parents ayant une maladie héréditaire ou la connaissance du CORAMH. Dans le cadre du projet ECOGENE 21, entreprise en 2000 auprès de 1474 participants, a permis de dégager les attitudes de la population du Saguenay lac St jean face à la génétique humaine et au dépistage génétique. Les résultats montrent que 93,2% des répondants disent faire confiance aux chercheurs dans le domaine, 69,1% disent qu’ils le feraient sans hésitation, 24,5% pensent qu’ils y songeraient probablement. Seulement 6,4% n’envisagent pas de recourir aux tests de porteur. Quant au diagnostic prénatal , 88,% des femmes interrogées et en âge de se reproduire sont favorables à l’idée de passer un test et 85,5% des hommes interrogés et âgés de moins de 45 ans y sont favorables. Le dépistage génétique est le plus largement accepté ( 92,7%) suivi de la thérapie génique (88,2%) , la culture d’organes en vue de la transplantation chez les humains ( 79,7%) mais les autres applications, visant à la manipulation génétique recueillent moins l’adhésion : Culture d’OGM ( 31,9%), clonage d’animaux ( 31,5%) et clonage d’êtres humains ( 9,9%) ( CORAMH, 2003).

44 3.2 La génomique dans le milieu français
En France, les sondages indiquent, pour l’année 2005, une nette acceptation de la pharmacogénétique (61%) et de la thérapie génique (55%) alors que les OGM suscitent un soutien beaucoup moins prononcé (20%) seulement.

45 4. Représentations sociales et génomique
Gruev-Vintila et Rouquette, (2007) How do risk-related practice and personal involvement impact its social representations? Dans cet article, les auteurs avancent que la représentation sociale du risque ne peut être comprise indépendamment « de son élaboration comme objet social à travers la culture, les communications et la mémoire collective ( p. 557). De ce fait, « l’élaboration, le développement et la transformation d’une représentation sociale, donc sa dynamique, dépendent largement de la conduite sociale liée à son objet et la façon dont cette conduite sociale est institutionalisée mais aussi à l’implication personnelle face à cet objet». Cette implication personnelle renvoie à trois dimensions selon Rouquette (1997)  : 1. l’évaluation du risque exprime l’importance d’un risque spécifique estimé sur un continuum allant de ce n’est pas important jusqu’à c’est une question de vie et de mort; 2. L’exposition personnelle à un risque renvoie à l’estimation auto-déclarée de sa propre exposition à ce risque ( allant de chacun est exposé à Je me sens personnellement exposé; 3. La capacité d’agir envers un risque spécifique qui va du sentiment de n’avoir aucun pouvoir à un plein contrôle.

46 À partir de ces dimensions , les auteurs postulent que les effets des pratiques sociales interviennent sur la structure des représentations sociales du risque : plus les pratiques sont intenses, plus la représentation sociale est structurée. En second lieu ils postulent que les effets de l’implication personnelle interviennent sur la structure de la représentation sociale du risque : Plus l’implication personnelle est grande, plus la représentation sociale est structurée. Ces hypothèses sont vérifiées à partir d’études empiriques sur les représentations du risque sismique dans des populations résident dans une zone de faible risque sismique ( étudiants français de Caen et Dijon), de populations résident dans une région de haut risque sismique ( Roumanie) ayant une expérience de risque collective mais non directe ( relayée par les médias, les institutions et les échanges) et de populations résident dans une région de haut risque sismique ( Roumanie) ayant une expérience de risque collective directe ( tremblement de terre). Sans pouvoir , dans le cas de notre recherche, tenir compte directement des dimensions rattachées à l’implication personnelle, nous pouvons établir des analogies avec la question des maladies héréditaires.

47 En prenant comme épicentre, la région du Saguenay lac St Jean dans laquelle le risque de maladies héréditaires est élevé, et où il existe des pratiques de socialisation spécifiques face à cette problématique liée aux campagnes de sensibilisation et aux interventions menées dans ce domaine ( dépistage, cliniques) et où les individus ont des risques personnels ou dans leur entourage d’être affectés par ce type de maladies, on peut supposer qu’ils évalueront plus favorablement les tests génétiques que les répondants peu concernés par ces questions et résident dans le reste du Québec ou en France, région où cette question est peut-être moins problématique socialement. On peut supposer par ailleurs que compte tenu des risques liés aux manipulations génétiques (OGM et clonage) , les répondants des trois régions y seront opposés.

48 5. Perceptions des médicaments chez les étudiants en pharmacie
Peu d’études ont été réalisées sur les représentations et les perceptions des médicaments parmi les différents groupes socioprofessionnels impliqués dans la chaîne des médicaments. La théorie des représentations sociales insiste sur les appartenances professionnelles en tant que déterminant de ces constructions. Selon Bataille et coll., (1997), les représentations professionnelles sont élaborées dans l’action et la communication professionnelle et sont spécifiées par les contextes, les acteurs appartenant à des groupes particuliers et les objets pertinents et utiles pour l’exercice des activités professionnelles. \ Plus précisément, elles « sont élaborées dans l’action et l’interaction professionnelle qui les contextualisent, par des acteurs dont elles fondent les identités professionnelles correspondant à des groupes du champ professionnel considéré, en rapport avec des objets saillants pour eux dans ce champ. «  (Bataille et coll., 1997, p.63). Approfondissant cette analyse, pour Piaser (1999, p.101), les représentations professionnelles sont « des représentations sociales portant sur des objets appartenant à un milieu professionnel spécifique et partagées par les membres de la profession. En se situant conjointement sur le versant du produit et sur celui du processus, elles constituent un élément de référence permanent grâce auquel les individus évoluent en situation professionnelle : opinions, attitudes, prises de positions, etc. » . .

49 Piaser (XXX) insiste sur la fonction identitaire de ces représentations  et ses corollaires : « En plus de leur capacité à permettre une définition identitaire à chaque acteur d’un groupe, elles protègent l’identité du groupe, elles permettent à ses membres d’avoir une connaissance utile des objets rencontrés dans l’exercice professionnel, elles orientent les conduites dans les situations d’incertitude et facilitent la communication professionnelle ». Quelques études empiriques ont montré la validité de ces perspectives. Ainsi Piaser, dans une étude sur les différences dans les représentations dans un échantillon de 116 enseignants et 86 inspecteurs à l’école élémentaire montre que ces deux groupes ne structurent pas leurs univers de la même façon, les professeurs mettant l‘accent sur les dimensions touchant la définition du bon élève alors que les discours des inspecteurs sont plus diversifiés, sans thème commun sous-jacents. Les analyses factorielles mettent aussi en relief des configurations différentes entre ces deux groupes. Dans le champ des médicaments, des études ont aussi porté sur les représentations et les attitudes des groupes socio-professionnels déjà en exercice comme les médecins. On peut citer à cet égard l’étude de Cohen et Karsenty ( 1997) sur les représentations sociales des effets secondaires des anxiolytiques en France et au Québec, dans laquelle ont été comparés des patients et des médecins de ces deux pays.

50 Si les es thèmes portant (1) sur les indications et l'utilité des anxiolytiques,
2) les effets secondaires, 3) l'attitude envers la dépendance et les difficultés du sevrage présentent une convergence certaine entre patients et médecins du Québec, la comparaison des discours en France mettent en relief des différences quant aux indications tout comme dans la hiérarchie des effets secondaires , alors que le 3ème thème présente une convergence. Des convergences sont présents aussi dans les représentations des médecins généralistes des deux pays quant aux perceptions des anxiolytiques, la minimisation des effets secondaires , alors que les écarts se retrouvent au plan des sources d’informations, des alternatives au traitement, des pôles sémiologiques et la façon d’aborder les effets secondaires.

51 L’étude de Garnier et al
L’étude de Garnier et al. ( 2005) sur les représentations de la prescription et de l’observance des médicaments comme les antibiotiques, les anti-inflammatoires et les antidépresseurs montrent aussi que les représentations des médecins et des patients varient, entre autres, selon les médicaments. Une autre étude sur les représentations des médecins surprescripteurs et non surprescripteurs ( Garnier et Marinacci, 2001) indique qu’il n’existe pas de différences dans les représentations sociales ( diagnostic, prescription, médicaments) entre ces deux groupes, confirmant ainsi la prégnance des modèles professionnels convergents. Par contre, peu d’études ont porté sur les représentations des médicaments chez les pharmaciens en exercice ou en formation, alors qu’ils jouent un rôle central dans la chaîne des médicaments. Il est intéressant de constater à cet égard que parmi les mémoires déposés en commission parlementaire du Québec quant au projet de politique des médicaments proposé par le gouvernement et qui indique que les différents groupes qui sont intervenus réfèrent à des dimensions différentes dans leur évaluation des enjeux liés à cette politique, mettant en relief leurs préoccupations spécifiques liées à leur positionnements, le seul groupe d’étudiants à s’être manifesté est celui des étudiants en pharmacie de l’université de Montréal qui relève l’importance de la médecins basée sur les preuves dans l’inscription des médicaments sur la iste gouvernementale, l’intention thérapeutique et la communication entre les professionnels.

52 Le mémoire soulève aussi qu’il est essentiel d’assurer la confiance de la population l dans les professionnels impliqués dans les médicaments. Ce mémoire suggère la présence d’une identité professionnelle déjà bien affirmée mais aucune étude n’a porté sur les représentations des étudiants en pharmacie des médicaments et les écarts pouvant exister entre eux et les autres étudiants dans ce domaine. Dans cette perspective nous nous proposons de voir si les perceptions des médicaments varient en fonction de la formation en pharmacie en comparant les réponses au questionnaire de groupes d’étudiants de première et de seconde année en pharmacie inscrits à l’université Laval. Puis de vérifier si ces perceptions varient entre ce groupe et d’autres groupes d’étudiants du Québec et de France

53 Questionnaire sur les représentations et les usages des médicaments chez les étudiants des Cégeps et des Universités du Québec et de la France

54 Québec

55 Québec-Secteurs d’études

56 France-Universités

57 France-secteur-études

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59 Analyse factorielle exploratoire
Dégage deux facteurs Le premier expliqué par les Q120A-B-C-G

60 Le second par les questions 120 D-E-F

61 Les facteurs se dégagent plus clairement en France qu’au Québec alors que l’adéquation du modèle avec deux facteurs aux données est excellente. Deux mesures pour ces facteurs sont construites sur la base de l’analyse exploratoire et sont utilisées pour l’analyse statistique.

62 Echantillon 1070 répondants
971 répondants aux questions utilisées pour l’analyse 71.4% Québec 28.6 France 65.5% Femmes 34.5% Hommes

63 Comparaison de moyennes par groupe
Mesure 1 (moyenne 0 variance 1) (120A-B-C-G) Femme-Homme Différence: *** Québec-France Différence:

64 Comparaison de moyennes par groupe
Mesure 2 (moyenne 0 variance 1) (120 D-E-F) Femme-Homme Différence: *** Québec-France Différence: ***

65 Regression with robust standard errors Number of obs = 958
Prob > F = R-squared = Root MSE = | Robust f1 | Coef. Std. Err t P>|t| [95% Conf. Interval] femme | cel | univ | outaouais | chicoutimi | montreal | france | medecin | _cons | . end of do-file

66 Regression with robust standard errors Number of obs = 958
Prob > F = R-squared = Root MSE = | Robust f2 | Coef. Std. Err t P>|t| [95% Conf. Interval] femme | cel | univ | outaouais | chicoutimi | montreal | france | medecin | _cons | . end of do-file

67 Questions analysées pour les comparaisons avec les pharmaciens

68 Questions analysées pour les comparaisons avec les pharmaciens

69 Questions analysées pour les comparaisons avec les pharmaciens

70 Comparaison Pharmaciens année 1 et 2
Médecins français, Pharmaciens, reste de la population.


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