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Gestion financière des exportations Cours 5. Aujourdhui 1) Les marchés de devises 2) La détermination des taux de change 3) Les contrats à terme et la.

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1 Gestion financière des exportations Cours 5

2 Aujourdhui 1) Les marchés de devises 2) La détermination des taux de change 3) Les contrats à terme et la couverture

3 Les marchés de devises Historique íBretton Woods (Gold Standard) íune once = 35 USD ítaux de change basés sur USD íeffets sur la politique monétaire í1971 Une dévaluation íinflation américaine ídéficit commercial des E-U ídévaluation í1973 La fin du système

4 Les marchés de devises (suite) íLécriture des taux de change íles cotations directes (CAD/USD) et indirectes à moins davis contraire, le taux de change est le taux comptant («spot rate») = S ce prix est exprimé en terme de la devise domestique (comme tout autre prix.) Donc, le taux de 1,57 est la forme «naturelle» pour exprimer le taux de change au Canada parce que cest CAD/USD. Mais, aux États-Unis, la forme naturelle est 0.63 USD/CAD. Appréciation et dépréciation: Selon notre définition, une augmentation de S implique que la monnaie étrangère devient plus chère par rapport à la nôtre. Cest donc une appréciation de la devise étrangère (devient plus forte), et une dépréciation de la devise domestique (devient plus faible). íles cours acheteurs et vendeurs

5 Les marchés de devises (suite) íLes cours acheteur & vendeur En réalité, il ny a pas un seul prix dans le marché, mais deux le cours acheteur «bid rate» & le cours vendeur «ask rate» Règle: cours acheteur < cours vendeur Le cours vendeur - le cours acheteur = lécart «the spread» Cet écart est la rémunération du cambiste il lachète au cours acheteur et il le vend au cours vendeur leur marge de profit est lécart («buy low, sell high») leur rémunération est lécart/2 (p.q. cest pour 2 transactions) Plus lécart est petit, moindre sont les coûts de transactions les coûts de transactions dans le marché des devises sont parmi les plus bas du monde financier Sil existe que des cours acheteur et vendeur, quel est le prix unique que lon voit souvent? cest la moyenne des deux

6 Les marchés de devises (suite) í L algèbre des taux de change Les cours croisés Supposons que lon a des cours CAD/USD et CAD/DEM. Comment trouver le taux implicite de USD/DEM? USD/DEM = USD/CAD x CAD/DEM = 1/(CAD/USD) x (CAD/DEM) Exemple: Lundi, le CAD/USD était à 1,5675 et le CAD/DEM était à 0,8954. Donc, le taux implicite de USD/DEM était 1/(1,5675) x 0,8954 = 0,5712 í Les taux croisés Cest plus compliqué avec les cours acheteur et vendeur parce quil faut tenir compte de la direction des transactions Règle: Linverse du cours acheteur donne un cours vendeur et vice versa!

7 Les marchés de devises (suite) Exemple: Nous voulons convertir nos JPY en DEM, mais nous navons que les cotations suivantes pour le USD: JPY/USD DEM/USD Combien des DEM allons-nous recevoir pour un million de yens? íet le «rip-off rule» Nous devrons souvent calculer les taux de change croisés implicites en tenant compte des cours acheteur et vendeur. Le problème cest de se rappeler quel taux utiliser dans nos calculs. Pour nous aider, on peut utiliser la règle suivant: «The Rip-off Rule»: Le marché va toujours nous donner le pire taux possible íNote : L arbitrage et le «Least Cost Dealing» ont tendance à réduire l écart des cours acheteur et vendeur

8 Les marchés de devises (suite) í Le marché est sophistiqué Cest le marché le plus liquide avec des coûts de transactions parmi les plus bas. Il bouge 24h sur 24. Le volume des transactions quotidiennes en 1995 (le dernier recensement) a été estimé à $US 1,2 trillion ($US ) avec un taux de croissance denviron 10% par année. í Le marché est informel Ce nest pas une corporation, il n y a pas de directeurs, ni de liste de membres, ni dheures fixes, ni même de lieu spécifique Cest un réseau de banques et de courtiers prêts à transiger entre eux. Les transactions ne sont accordées qu oralement par téléphone (avec des confirmations écrits ou éléctroniques après.) íLe marché est divers Il varie par devise, type de contrat (au comptant, à terme, swap, option) et lieu. De plus, le contrat comptant ne représente que la moitié du marché

9 La détermination des taux de change

10 La détermination des taux de change (suite) Introduction í motivation En gestion internationale, parmi les risques les plus importants sont les risques de change.Pour comprendre ces risques, il faut comprendre les déterminants des taux de change. Alors, nos quatre prochaines séances seront consacrées à la détermination et la prévision des taux de change. í la recherche empirique La recherche sur la détermination des taux de change a connu plus de sophistication que de réussite. En général, on a trouvé que 1. Les fluctuations des taux de change représentent des fluctuations en pouvoir dachat. 2. Les économistes ne savent pas quels sont les déterminantes économiques des taux de change et ne peuvent guère prévoir leurs fluctuations.

11 La détermination des taux de change (suite) íLa loi d un seul prix íconstatation basée sur l absence d arbitrage (donc aucune causalité Exemple: Le billets davion Supposons quon doit aller aux E.U. par avion. On peut acheter des billets davion par téléphone (ou par internet), mais leurs prix sont normalement donnés dans la devise domestique (soit celle des E.U., soit celle du Canada). Afin que son prix reste le même indépendamment de son lieu dachat, il faut que le prix dun billet en USD converti en CAD soit le même que le prix en CAD. P jt = S t * P jt * Donc notre lieu et choix de devise n affectera pas lescoûts de nos biens et services

12 La détermination des taux de change (suite) íla preuve empirique et les causes probables de violation On peut trouver partout des exceptions à la loi dun seul prix. Aux États Unis, lessence est moins cher et les soins médicaux sont plus cher. Les vêtements sont moins cher dans des pays où le coût du travail est plus bas. CPP ne semble dêtre respecté que pour quelques produits homogènes, non périssables dans les marchés en gros. Pourquoi les violations ne sont-elles pas éliminées par larbitrage? 1. Les coûts de transactions 2. Les taxes, les barrières douanières, les quotas 3. La concurrence imparfaite 4. Des biens et services non commercialisables (« non-tradeables»)

13 La détermination des taux de change (suite) íTaux de change réel déf : Pour convertir des prix nominaux en termes réel, il faut les diviser par le niveau des prix (lIPC ou le DPIB). Pour convertir des prix nominaux relatifs en termes réel, il faut les diviser par le niveau relatif des prix ílimites Comme façon de jauger la compétitivité dun pays, lutilité du taux de change réel est limitée par le fait quil ne porte que sur une comparaison bilatéral. Souvent nous nous intéressons à une comparaison multilatérale pour mieux comprendre la position dun pays dans une perspective globale. íTaux de change effectif ídéf : Le taux de change effectif est une moyenne pondérée de tous les taux de change bilatéraux dune devise avec dautres devises.

14 La détermination des taux de change (suite) í exemple de l inflation Linflation, en présence dun taux de change fixé, réduit notre taux de change réel effectif ( ceteris paribus ). Pour agir contre cette détérioration dans notre position concurrentielle, il faut: 1. améliorer notre productivité 2. déprécier notre taux de change nominal 3. avoir une telle inflation chez nos partenaires en échange international. Question importante : Est-ce que notre position concurrentielle a tendance à se rééquilibrer? Si les changements relatifs au niveau des prix ont tendance à être annulés par les changements des taux de change nominaux, nous pouvons parler de PPA.

15 La détermination des taux de change (suite) íLa PPA Définition: Si P t et P t *et sont les prix de ces paniers domestiques et étrangers, la parité de pouvoir dachat (PPA) exige que: S t = P t / P t * Si le PPA se tient,R t (taux de change réel) = 1 PPA implique que tous les pays sont concurrentiels en termes de leurs coûts de production, ou que le coût de vie doit être le même à travers le monde. íPPA vs Loi d un seul prix La loi dun seul prix porte sur les prix dun bien ou service spécifique dans deux ou plusieurs lieux. La parité de pouvoir dachat porte sur les prix des paniers des biens et services. Même si LUSP est respecté, PPA ne sera pas nécessairement valide

16 La détermination des taux de change (suite) íPPA en réalité En résumé, la PPA peut être violée: 1. à cause de toutes les conditions déjà mentionnées dans le cas de LUSP, et aussi 2. à cause des différences internationales dans les paniers utilisés pour faire ces comparaisons. La preuve empirique Un des grands problèmes en faisant la preuve de la PPA est la détermination des bons niveaux de comparaison. Les coûts de vie (et de production) varient systématiquement La littérature empirique sur la PPA trouve que ces coûts augmentent avec la richesse (le niveau de vie) dun pays. On appelle ce fait «leffet Balassa-Samuelson». L e niveau de productivité peut compenser pour des déviations de PPA.

17 La détermination des taux de change (suite) íLa PRPA déf : La parité relative de pouvoir dachat (PRPA) est une condition moins exigeante que celle de la PPA. La parité relative de pouvoir dachat est respectée si et seulement si le taux de change réel ( R t ) reste constant. íinterprétation Les taux de change varient avec les taux d inflation Si la banque centrale peut fixer le taux de change en termes nominaux, est-ce que cela implique une influence sur le taux de change réel? persistante? Est-ce quil faut sattendre à une augmentation en inflation domestique après une dépréciation de la devise domestique? Est-ce quun taux dinflation plus bas quailleurs dépréciera notre taux de change réel pour rendre nos exportations plus concurrentielles?

18 La détermination des taux de change (suite) íLa PRPA en réalité La parité relative des pouvoirs dachats nest pas respectée La volatilité des taux de change nominaux est souvent de dune magnitude plus grande que celle des écarts des taux dinflation. Le taux de change CAD/USD peut changer de lordre de 1% de jour en jour. Les écarts entre linflation en CAD et en USD sont de lordre de 1% par année. Avec des données mensuelles pour des pays avec des taux dinflation pas très hauts (disons, < 20% par année), on trouve que la corrélation entre les mouvements des taux de change réels et nominaux sont de lordre de 80%. La vaste majorité des fluctuations des taux de change à ces fréquences représente des risque réels. Cette haute corrélation implique que nous pouvons couvrir le risque de change réel en utilisant des actifs financiers écrits en termes nominaux. Néanmoins, la PRPA vaut mieux dans deux circonstances spécifiques.

19 La détermination des taux de change (suite) íLa PRPA en réalité PRPA en épisodes de haute inflation Quand des écarts internationaux en taux dinflation deviennent larges (comme dans des hyper-inflations), ils expliquent davantage les fluctuations des taux de change nominaux. Il y a donc deux influences sur les taux de change nominaux; leffet des écarts des taux dinflation et des influences «réelles». Les effets dinflation respectent la PRPA, les autres pas. Plus les effets dinflation deviennent importants, plus la PRPA est respectée. PRPA pour des échéances très éloignées Même si nous trouvons de grandes fluctuations en taux de change réel pour de courtes périodes, ils ont tendance à devenir plus modérées à travers de longues périodes (5-20 ans.) La demi-vie dun choc est denviron 5 ans. Le risque de change naugmente pas linéairement avec léchéance.

20 La détermination des taux de change (suite) Note sur la balance des paiements íRévision des notions comptabilité nationale (Au tableau) íBalance des paiements et taux de change íle rôle du taux de change serait d équilibrer la balance des capitaux et la balance courante íles restrictions commerciales, la dévaluation et le déficit du compte courant íenrayer le déficit du compte courant íhausse du taux d épargne íbaisse du déficit gouvernemental íbaisse de l investissement privé íle taux de change a un effet, «laggé» de 2 ans

21 La détermination des taux de change (suite) í La balance des paiements et la PPA íle concept La balance des paiements trace les deux côtés de nos transactions internationales. Elle trace tous nos achats et nos ventes internationales des biens et services. (CA) Elle trace aussi tous nos paiements pour nos achats et nos ventes. (KA) ífinancement international Cette relation entre nos achats nets et leur financement nous donne une autre justification pour la PPA (ou la PRPA) comme un mécanisme économique qui fonctionne à long terme. Supposons que nous ayons un taux de change réel non concurrentiel. Cela augmente nos importations et réduit nos exportations. Bref, cela nous donne un déficit sur la balance courante. Mais ce déficit forcera notre taux de change réel à sajuster.

22 La détermination des taux de change (suite) í La balance des paiements et la PPA íavec des taux de change fixes Keynesian: Notre déficit sur la balance courante réduit la demande agrégée, ce qui causera la réduction de notre taux dinflation et donc, augmentera notre taux de change réel. Hume: Nos paiements à létranger inciteront une réduction de notre masse monétaire (une sortie de lor), ce qui entraînera notre taux dinflation à la baisse, etc. íavec des taux de change flottants Nos paiements à létranger donneront une offre excédentaire de notre devise (une demande excédentaire de la devise étrangère) dans le marché, ce qui provoquera une dépréciation de notre taux de change. Leffet éventuel de ces trois mécanismes est déliminer la surévaluation réelle de notre devise.

23 La détermination des taux de change (suite) í La balance des paiements et les taux de change Dans les mécanismes précédents, on supposait que cétait seulement la balance courante qui déterminait les flux des capitaux internationaux (et donc, loffre ou la demande excédentaire pour notre devise). Lapproche de la balance des paiements à la détermination des taux de change Lalternative est de tenir compte des demandes pour notre devise comme étant un véhicule dinvestissement. Autrement dit, loffre et la demande pour notre devise changeront aussi avec la demande nette pour nos investissements domestiques. Le rôle du taux de change est donc déquilibrer les besoins de la balance courante avec ceux de la balance des capitaux.

24 Les contrats à terme et la couverture í Marchés comptants vs marchés à terme íforwards et futures ídéf et différences Un contrat comptant échange des devises aussitôt que possible normalement dans un délai de deux jours ouvrables un délai dun jour pour des transactions entre CAD & USD ou USD & MXN Un contrat forward échange les devises plus loin dans lavenir la maturité du contrat indique le nombre des journées additionnelles (1, 2, 7,...) un contrat de 30 jours est en fait 1 mois, 180 = 6 mois, etc. les maturités les plus populaires sont celles de 30 et 90 jours, mais le minimum est 1 jour («over-night») et il existe des fois pour 10 ans ou plus

25 Les contrats à terme et la couverture í Écriture des cours à terme Les cours forwards peuvent être spécifiés comme les cours comptants exemple: on peut voir le cours comptant CAD/USD de 1,4450 et le cours forward à 30 jours de 1,4400 cette forme de spécification sappelle le «outright forward» Lalternative est de spécifier seulement la différence entre le cours comptant et forward il sappelle le taux swap = F - S si F > S, cest un report / une prime / «forward premium» si F < S, cest un déport / un escompte / «forward discount» Donc, si le taux comptant est 1,4450 et le taux forward est 1,4400, le cours swap est un déport («discount») de 0,0050 Souvent, on multiplie ces chiffres par pour obtenir des points de base. Dans lexemple précédent, le cours swap est un déport de 50 points de base.le taux swap (F-S) Note: Un swap nest quune série de contrats forward

26 Les contrats à terme et la couverture íla règle de l augmentation des écarts Pour les cotations en forme «outright», on a les cours forward acheteur et vendeur la règle où le cours acheteur < le cours vendeur sapplique encore Pour les cotations en forme swap, on ne donne que le montant quil faut additionner ou soustraire le problème est de savoir quel numéro en forme swap il faut combiner avec quel du cours comptant Règle: Lécart entre les taux forward > lécart entre les taux comptants lécart augmente avec léchéance du contrat à cause du risque de crédit Exemple: Les cours comptants sont 39, ,8250 Les cours swaps sont b.p. (déport) Donc, les cours forward sont 39, ,8150

27 Les contrats à terme et la couverture í La parité couverte des taux d intérêt (dérivation et explication) Nous pouvons lécrire dans la forme suivante : (au tableau) On appelle cette condition: «la parité des taux dintérêt» (PTI) «la parité couverte des taux dintérêts» (PCTI) «interest rate parity» (IRP) «covered interest rate parity» (CIP) Notons que le cours de swap va avoir un déport si et seulement si... Notons aussi que les taux sont des taux effectifs, pas des taux annuels. Donc, quand T sapproche de t, le déport/report devient plus petit. Dans des marchés parfaits, nous pouvons aussi bien investir ou emprunter au domestique ou à létranger les contrats forwards nous permettent de couvrir tout risque de change notre choix entre le marché domestique et le marché étranger naffectera pas notre taux de rendement (ni notre coût de capital) si nous couvrons le risque de change. Lécart international des taux dintérêt détermine le cours swap.

28 Les contrats à terme et la couverture í La valeur d un contrat à terme íà t=0 (au tableau) íà 0

29 Les contrats à terme et la couverture (suite) í La pertinence de la couverture íPas de détresse financière íLes coûts possibles Limportance, cest que si létat financier de lentreprise peut affecter ses opérations, lingénierie financière peut donc affecter la valeur de lentreprise. íFaible incidence des coûts directs

30 Les contrats à terme et la couverture (suite) í La pertinence de la couverture Le théorème de Modigliani et Miller Ce théorème donne les conditions dans lesquelles la politique de dette et de financement de lentreprise naffectera pas sa valeur. Il y en a cinq: 1. Pas de coûts de transactions pour couvrir des risques 2. Pas de problèmes de détresse financière 3. Les investisseurs et lentreprise ont le même accès aux marchés financiers 4. Les investisseurs et lentreprise ont les mêmes renseignements sur les opérations de lentreprise 5. Pas dimpôts Bien sûr, ces conditions ne sappliquent pas en réalité, donc nous pouvons influencer la valeur de lentreprise en faisant de la couverture en théorie. notre raison dêtre est daugmenter sa valeur. En pratique, limportance des gains que nous pouvons faire augmente au fur et à mesure que des exceptions aux cinq conditions dominent.

31 Les contrats à terme et la couverture (suite) í La pertinence de la couverture íl accès aux marchés financiers Les actionnaires tiennent compte uniquement du risque inévitable. Sils ont accès au marché de forwards, futures, options, swaps, etc., ils peuvent couvrir le risque de change eux-mêmes. Sils peuvent couvrir le risque, ils nexigent pas une prime de risque pour détenir des actions risquées. Est-ce que laccès aux marchés financiers peut être important? Lentreprise a des meilleurs coûts de transactions, mais même avec le niveau des coûts de transactions au détail, il est difficile de croire que ça va être un facteur majeur. íasymétries d information et coûts d agence íActionnaires vs créanciers íGestionnaires vs actionnaires

32 Les contrats à terme et la couverture (suite) í La pertinence de la couverture íla fiscalité progressive Définition: Un régime fiscal est progressif si le taux dimposition augmente avec le niveau des salaires/revenus. Un régime dimpôts progressifs incite les entreprises à se couvrir. Une augmentation de risque augmente aussi la valeur attendue des impôts à payer Exemple: Le taux dimposition sur le premier $/an est 26% et cest 29% sur lexcès. Est-ce mieux de gagner $/an, ou davoir la probabilité de 50% de gagner $ et 50% de gagner $? les salaires espérés dans les deux cas sont égaux ( $) dans le premier cas, limpôt à payer est de $ dans le deuxième cas, limpôt à payer est soit de $, soit de $, donc la moyenne est $> $ Donc, en minimisant les risques, lentreprise minimise limposition et donc, elle maximise la valeur qui reste pour les actionnaires.

33 Les contrats à terme et la couverture (suite) í Trois faux raisonnements í Le report/déport et l erreur du coût de couverture On entend souvent que cest normalement coûteux de couvrir les risques de change en utilisant les contrats forward Lerreur dans ce raisonnement est dutiliser le cours comptant daujourdhui pour des flux monétaires futurs. La moitié du temps, la couverture ne coûte rien. De plus, le coût marginal de couverture nest que la moitié de la différence en écarts entre une transaction au cours comptant et une transaction au cours forward.Généralement, sur les marchés: < 0,1% íL intérêt et l abris fiscal Si on peut emprunter à 20% en MXN à la place de 5% en CAD et que les paiements dintérêt sont déductibles dimpôt, le choix de devises va avoir un grand impact sur les impôts payables. Ce nest pas vrai, on est compensé pour la différence en taux dintérêt par un gain/perte de capital sur le taux de change. Donc, le choix de devise affectera les impôts seulement si le taux dimposition est différent pour les gains de capital. íNote sur la devise de facturation

34 Les contrats à terme et la couverture (suite) í Trois faux raisonnements (suite) íl adjonction d un contrat sans valeur ne fait rien Nous avons vu quau moment de son achat, un contrat forward (ou future) a une valeur nette de zéro. La valeur de lentreprise nest que la somme de la valeur de ses actifs. Comment ladjonction dun contrat sans valeur peut affecter la valeur de lentreprise? Cette logique sapplique bien au portefeuille, où ladjonction dun actif naffectera pas les rendements des autres. Mais la couverture peut affecter le cashflow delentreprise: par la détresse financière par les coûts dagence par un accès supérieur aux marchés financiers par la non-linéarité du régime fiscal

35 Les contrats à terme et la couverture (suite) í La mesure du risque déf : le risque= le changement (en terme de la devise domestique) en V le changement non anticipé en S où V = la valeur de lentreprise (cest à dire, sa position financière). bien sûr, il peut varier avec le temps. ítypologie írisque de traduction (accounting exposure) Cest leffet des changements non anticipés des taux de change sur le bilan consolidé et le compte des résultats de lentreprise (seulement pour des entreprises multinationales)

36 Les contrats à terme et la couverture (suite) í La mesure du risque (suite) írisque économique (economic exposure) Cest leffet des changements non anticipés des taux de change sur le cashflow (au présent et à lavenir) de lentreprise. Il se divise en deux 1. le risque contractuel tient compte des effets sur les actifs et les passifs. Cest leffet sur le cashflow dans lavenir qui provient des décisions passées. 2. le risque opérationnel tient compte des effets sur le comportement de lentreprise, soit sur ses opérations, soit sur ses décisions stratégiques.

37 Les contrats à terme et la couverture (suite) í La couverture des risques contractuels íLe principe (une échéance) Une caractéristique importante des risques contractuels est quils sont bien connus et précis. Nous pouvons couvrir ces sources de risque de change. La couverture des risques contractuels sur les mêmes dates Par exemple, supposons que nous avons des comptes à recevoir de 10M ITL dici trente jours. Comment les couvrir? 1. acheter un contrat forward pour 10M ITL et trente jours. 2. acheter un contrat futur ou swap pour 10M ITL et trente jours 3. emprunter en ITL et le convertir au cours comptant íRemarques ícouverture imparfaite (seulement si Future ou Swap) íreverse-risk íCouvrir des transactions qui ne se produiront pas (d où la pertinence des crédits documentaires dans la couverture du risque de change) íéchéances íLe cas ci-haut ne convient pas à des flux monétaires répétés

38 Les contrats à terme et la couverture (suite) í sur plusieurs échéances Règle: Convertir tous les flux contractuels à couvrir en leur valeur future nette. Acheter un contrat pour couvrir cette valeur future. Exemple HiTekCanada a des flux contractuels de -1M DEM dici un an, 2M DEM dici deux ans, et 1M DEM dici trois ans. Les taux dintérêts sont à 3%. La valeur future nette après trois ans est M DEM Donc, il faut acheter un contrat forward pour M DEM et une échéance de 3 ans. íRemarque (risque de taux d intérêt et «FRA s») Le problème cest quen calculant la valeur future, nous supposons que nous connaissons les taux dintérêts dans le futur (auxquels nous pouvons investir nos flux monétaires.) si ces taux changent, notre valeur future change, et le montant de couverture que nous avons acheté nest pas le bon. Pour résoudre ce problème, on peut acheter des contrats forward des taux dintérêts pour garantir les taux dans lavenir. des FRAs, pour «Forward Rate Agreements»


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