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Les Cétacés de Méditerranée

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Présentation au sujet: "Les Cétacés de Méditerranée"— Transcription de la présentation:

1 Les Cétacés de Méditerranée
Bref résumé du TD B61 Licence Biologie Par Pascal Mayol

2 INTRODUCTION Cétacés = animaux « fétiches ».
Très présents dans la culture depuis l’antiquité (mosaïques gréco-romaines) jusqu’à nos jours (publicité, art, objets divers et variés). Animaux porteurs d’une forte charge émotionnelle. Animaux difficiles à étudier (passent moins de 10% de leur temps en surface).

3 I- Notions de phylogénie
L’évolution des cétacés s’est faite en moins de 5 millions d’années, dans l’éocène inférieur. Elle représente une réponse des mammifères à la crise de la fin du crétacé qui voit l’extinction des ammonites et de divers reptiles marins. Les ancêtres des cétacés profitent de l’expansion de grands céphalopodes riches en protéines et des niches écologiques vacantes pour se développer. Ainsi, le Créodonte vivait près des rivières et se nourrissait de cadavres de mammifères et poissons. L’évolution conduit à un Créodonte semi aquatique qui vivait en mer littorale puis aux archéocètes de la fin de l’éocène. C’est alors que des changements océanologiques majeur lié à la tectonique des plaques augmentent la productivité et est qui est à l’origine de la seconde expansion des cétacés à l’origine des 2 groupes actuels (Odontocètes et Mysticètes). En Bref 1ers mammifères terrestres apparus au Jurassique (-200 à -140 MA) Tertiaire (- 50 MA) : Mésonychidés (Mésonyx) ou Pakicetus - 17 MA : Archéocètes (dont les Durodontidés) De nos jours : Odontocètes et Mysticètes

4 II- quelques exemples d’adaptation
© JM Bompar Membres antérieurs transformés en « palette natatoire » Télescopage de l’os nasal vers le sommet du crâne, omodontie. . Organe auditif : composé d’une oreille interne (audition) contenue dans l’os tympanal ainsi qu’une oreille moyenne (amplification des signaux) dans l’os périauriculaire, deux os en relation l’un l’autre. Mais séparés du crane et protégés par du tissus adipeux. Oreille externe réduite à un conduit non fonctionnel. Nerf auditif très développé.

5 II- quelques exemples d’adaptation
Séparation des voies digestives et respiratoires Les cétacés : des animaux pisciformes Principe théorique de l’écholocalisation : le larynx fabrique des clicks ultrasonores focalisés par le melon. La réception se fait part la mandibule inférieure qui contient un tissus acoustique graisseux et qui transmet le signal vers l’os pétrotympanique (oreille moyenne et interne). Le cerveau l’analyse alors comme une image sonore en 3D.

6 II- quelques exemples d’adaptation
Alimentation chez Balaenoptera physalus

7 II- quelques exemples d’adaptation
Fentes génito-anale et mammaires (femelle Stenella coeruleoalba)

8 II- quelques exemples d’adaptation
Système circulatoire adapté à la plongée Fort taux de myoglobine musculaire Volume sanguin important et taux de globules rouges élevé En plongée, consommation d’oxygène limitée aux organes vitaux (systèmes de circulation préférentielle) Fixation et combinaison du CO2 à des molécules protéiques ou formation de bicarbonates Peu d’air (et donc d’azote) dans les poumons Azote piégé dans les bronches (affinité avec les graisses)

9 Biodiversité et description du peuplement Méditerranéen
© EPHE

10 Statut et distribution des espèces en Méditerranée et Mer Noire (in David / EPHE, 2001)

11 Courant liguro-provençal et productivité primaire

12 Distribution du peuplement
Fonction des RA Mysticètes planctonophages Odontocètes teutophages préférentiels en Méditerranée et ichtyophages en Mer Noire Fonction de l’écologie des espèces (peu concurrence pour la ressource trophique) Schéma de distribution des cétacés en fonction de la distance à la côte et des profondeurs. D’après DAVID (2001)

13 Mouvements tournants (démontrés par l’EPHE)
David et coll. (2001)

14 III- Approche populationnelle autour de 3 exemples

15 Population relativement importante
1- Rorqual commun : détermination d’indices d’abondance relatif et de densité Population relativement importante Ouverte Diffuse Comptage direct

16 A- Observations aléatoires
"observations aléatoires de Bp entre 1972 et Atlas Préliminaire de distribution des cétacés de Méditerranée de la CIESM (Beaubrun Dir., 1995)".

17 B- Observations couplées à un effort (transect de ligne)
Connaître les routes effectuées pour obtenir un indice d’abondance relatif Probabilité de détection g(y) dépend de : la détectabilité du cétacé d(y) Seuil force 3 Beaufort (1,25 m., pas d’écume) l’effort d’observation e(y) Hauteur de la plate-forme (rth = 3600 √ H+h) Vitesse Taux de renouvellement de surface : S’ (km².min-1) = V(km.min-1).2rth(km) Pression d’observation (observateur par km² par min) : p0 = n/S’ L’observateur lui-même g(y) = d(y).e(y)

18 Environ 3 500 Rorquals commun en été dans le bassin nord occidental
La plate-forme se déplace avec un cap et une vitesse constants Observation visuelle sur 180° (3 observateurs) Données (angles et distances) modélisées (Distance) pour définir la proportion d’objets réellement détectés sur la surface échantillonnée = Probabilité inconditionnelle (Pa) de détection sur la bande de largeur w efficacement observée. Probabilité estimée à partir des distances perpendiculaires mesurées (y). Trajet défini ou aléatoire. « Dents de scies » ou parallèle. Doit contrôler 5 à 10 % de la surface totale dans un milieu hétérogène. Échantillonnage aléatoire et 30 observations minimum. Environ Rorquals commun en été dans le bassin nord occidental 800 dans le Sanctuaire Marge d’erreur de 15 à 20 %

19 Exemple de trajet en transect défini

20 2- Grand dauphin et photo-identification
Principe : identification individuelle Champs d’application : populations limitées et regroupées dans l’espace et dans le temps. Capture - recapture Population fermée : estimateur de Peterson : r2 / m2 = m1 / N N = (m1.m2) / r2 Population ouverte : modèle de Jolly-Seber : Nx = mx [1+(mxi.rxy/rxi.rx)]

21 Résultats de la Campagne Cap Ligure Tursiops 2000
400 à 500 individus Corse et Golfe du Lion accueillent à eux seuls plus de 85 % des individus Animaux rares entre ces deux entités. Semblent surtout fréquenter les îles d’Hyères et La Spezia Importance de la côte occidentale de Corse et particulièrement du secteur Agriates / cap Corse (72 animaux identifiés)

22 Résultats de la Campagne Cap Ligure Tursiops 2000
198 à 242 individus en Corse : stabilité de la population corse depuis 1993 Golfe du Lion : 200 individus (au lieu d’une centaine pour les précédentes campagnes). Échantillonnage trop large (mouvements de fission-fusion entre groupes très fréquents et de grande amplitude) Seules quelques dizaines d’individus sur les côtes italiennes. Seuls quelques individus d’une population conséquente (et pas toujours les mêmes) semblent fréquenter la zone. Taille moyenne des groupes = 1,2 ind. en Corse. Fort phénomène de fission-fusion entre individus des groupes proches : métapopulation du Cap Corse à la Balagne. Taux de reproduction élevé pour la population du Golfe de Gènes (11,5 % de nouveaux nés). Interactions entre la plaisance et les dauphins sur le continent, et avec les pêcheurs côtiers en Corse.

23 3- Dauphins bleu et blanc :
Epizootie de morbillivirose sur la population méditerranéenne et intérêt de l’exploitation scientifique des échouages. D’après les éléments issus du stage échouage organisé par le GECEM

24

25 Analyse statistique des dauphins échoués (sex-ratio et âge-ratio)

26 Facteurs favorisants Condition physique de la population
Conditions environnementales Contamination par les organochlorés et métaux lourds Parasitose

27 Impacts sur la population méditerranéenne
Pas d’estimation précise avant 1990 Nombre de dauphins morts pendant l’épidémie ? n = 800 cadavres. N = 10 à 50 X n Diminution sensible de la taille des groupes 1 – 20 ind. avant l’épidémie (jusqu’à 50) 1 – 5 ind. dans 70 % des groupes rencontrés après l’épidémie Population importante aujourd’hui ( ind.) prépondérante sur les autres espèces.

28 Pourquoi Stenella ? Sensibilité particulière pour ce virus ?
Explosion démographique de Stenella. Phénomène épidémique qui survient dans les populations aux densités élevées (Phoque de la Mer du Nord) Epidémie = régulateur naturel des populations ? Facteurs social et phénologique

29 Les mesures juridiques de protection (1)
Législations nationales France : Arrêté du 27 juillet 1995 (Méditerranée 12 milles) Conventions internationales Barcelone 1976 Bonn 1979 Berne 1979 Directive Habitat (Europe)

30 Les mesures juridiques de protection (2)
L’accord ACCOBAMS Accord sur la conservation des cétacés de Mer Noire, de Méditerranée et des eaux atlantiques adjacentes. En vigueur en février 2002 Un plan de conservation prévoit Des mesures juridiques Une évaluation des interactions La protection des habitats (ASPIM) Des recherches et surveillances Des actions d’éducation Le suivi des animaux échoués PELAGOS, Sanctuaire pour les mammifères marins en Méditerranée

31 Pelagos, Sanctuaire pour les mammifères marins en Méditerranée
Accord ratifié par la France, l’Italie et Monaco le 21 février 2002 Le sanctuaire voit le jour après 10 ans d’efforts d’associations et d’organismes de recherche, validés depuis par le Ministère de l’Environnement par la signature de l’accord sur le Sanctuaire en novembre 1999. RIMMO, THETHYS, WWF, EPHE, CNRS, GECEM, GREC, CRC, SOS GRAND BLEU, CIRCE Réunir les efforts des 3 pays signataires de l’Accord (France, Monaco et Italie) pour la mise en place de mesures coordonnées en faveur des cétacés et de leurs habitats Donner les moyens aux chercheurs et aux associations d’enrichir les connaissances dans ces domaines Impliquer les différents usagers de la mer (pêcheurs, plaisanciers …) Sensibiliser le public

32 Le sanctuaire : l’accord
Article 2 1- Les parties instituent un sanctuaire marin dans la zone de la mer Méditerranée définie à l’article 3, dont la diversité et la richesse biologique constituent des facteurs indispensables à la protection des mammifères marins dans leurs habitats. 2- Dans le sanctuaire les parties protègent les mammifères marins de toutes espèces. protègent les mammifères marins de toutes espèces. Article 4 Les parties s’engagent à prendre dans le sanctuaire les mesures appropriées mentionnées aux articles ci-après pour garantir un état de conservation favorable des mammifères marins en les protégeant, ainsi que leur habitat, des impacts négatifs directs ou indirects des activités humaines. garantir un état de conservation favorable Article 5 Les parties coopèrent dans le but d’évaluer de manière périodique l’état des populations des mammifères marins, les causes de mortalité et les menaces pesant sur leurs habitats et, plus particulièrement, sur leur fonctions vitales, telles que l’alimentation et la reproduction les causes de mortalité et les menaces Article 12 1- Les parties tiennent régulièrement des réunions pour la mise en œuvre et le suivi du présent Accord. Elles fixent les conditions d’organisation de ces réunions en tenant compte des structures déjà existantes. 2- dans ce cadre, elles encouragent et favorisent: a) Les programmes de recherche nationaux et internationaux, visant à permettre le suivi scientifique des dispositions du présent accord. b) Les campagnes de sensibilisation auprès des professionnels et autres usagers de la mer et des organisations non gouvernementales, notamment en ce qui concerne la prévention des collisions entre navires et mammifères marins et la communication aux autorités compétentes de la présence de mammifères marins morts ou en difficultés. Le sanctuaire voit le jour après 10 ans d’efforts d’associations et d’organismes de recherche, validés depuis par le Ministère de l’Environnement par la signature de l’accord sur le Sanctuaire en novembre 1999. RIMMO, THETHYS, WWF, EPHE, CNRS, GECEM, GREC, CRC, SOS GRAND BLEU, CIRCE Réunir les efforts des 3 pays signataires de l’Accord (France, Monaco et Italie) pour la mise en place de mesures coordonnées en faveur des cétacés et de leurs habitats Donner les moyens aux chercheurs et aux associations d’enrichir les connaissances dans ces domaines Impliquer les différents usagers de la mer (pêcheurs, plaisanciers …) Sensibiliser le public Les programmes de recherche Les campagnes de sensibilisation

33 Un exemple concret d’une problématique de conservation :
LES COLLISIONS

34 DIMINUER LES RISQUES DE COLLISIONS
Détectabilité Visuelle des Grands Cétacés depuis la passerelle des NGV pour limiter les Risques de Collisions EPHE / SNCM DIMINUER LES RISQUES DE COLLISIONS Sécurité des navires et passagers Préservation des populations de Grands Cétacés MONITORING DES POPULATIONS

35 II. La problématique des Collisions en Méditerranée n.-occidentale
Problématique mondiale Dommageable aux : - navires et passagers - compagnies de navigation - populations de grands cétacés

36 Fiches CIESM Commission Internationale pour l’Exploration Scientifique de la Méditerranée Base de données « mammifères marins » Jeu de données aléatoires ou en transect auquel tous peuvent participer Base de diverses études scientifiques fondamentales ou appliquées A demander et renvoyer à : Dr Pierre Beaubrun – EPHE (Université de Montpellier II) Fax :

37 P. Mayol (Souffleurs d’Ecume) :
Remerciements : Mme Pascale Giraudet et M. Nicolau Rudy Crédits illustrations : Auteur du diaporama, sauf photos signalées contact : P. Mayol (Souffleurs d’Ecume) : Clinique vétérinaire la Fontaine 1 Bd Henry Saver 13821 Marseille


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