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Collège national « NICHITA STANESCU » PLOIESTI, ROUMANIE PROJET EDUCATIF COMENIUS De la lecture à la production et le retour à la lecture pour.

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1 Collège national « NICHITA STANESCU » PLOIESTI, ROUMANIE PROJET EDUCATIF COMENIUS De la lecture à la production et le retour à la lecture pour la compréhension du texte

2 1.Observations à travers « LA COMPREHENSION EN LECTURE « Nous avons découvert avec intérêt « La Compréhension en lecture « de Jocelyne Giasson, un ouvrage ciblée sur des pratiques pédagogiques qui accordent autant dattention au sens du texte quau lecteur et au contexte dans lequel celui-ci se trouve. La préoccupation permanente de se pencher sur laspect pratique des différentes théories et stratégies pédagogiques, rend très riche, cet ouvrage de bonnes pratiques. Lauteur semble privilégier lattitude de lecteur actif, à travers toutes les techniques qui désignent le lecteur comme la personne qui crée le sens du texte en se servant, en même temps du texte, de ses propres connaissances et de son intention de lecture. A partir de la remarque générale quune partie des connaissances et des intérêts dun lecteur seront mises à contribution au cours dune lecture particulière, lauteur conseille dabord de prendre en compte les structures cognitives et les structures affectives du lecteur.

3 Les composantes du processus de lecture, la typologie des textes et les différents contextes, que lauteur mesure, le conduisent à proposer de modèles denseignement de la compréhension en lecture. Une partie intéressante de son étude est accordée au rôle du résumé dans la compréhension du texte, aux techniques du résumé. Cest un point de vue intéressant sur lequel il faudrait, peut-être,se pencher davantage dans la didactique FLE. Il faut avouer dabord que plusieurs voix considèrent que la technique du résumé nest pas suffisamment maîtrisée, même en langue maternelle, à cause du fait quon a lhabitude de laisser tout le travail du résumé sur le compte du cours élémentaire, et de le prendre plus tard, pour un acquis. Même si cela savère être mal acquis, pour un grand nombre délèves.

4 En ce qui concerne nos pratiques pédagogiques, nous avons utilisé le résumé comme technique de contraction du texte. A partir du fait que la technique du résumé a représenté un travail spécial, nous avons accordé à cette activité une place importante, mais distincte des autres exercices de compréhension du sens de la lecture. Il fallait acquérir cette habilité par des exercices, cest pour cela que le résumé de texte représente, lui aussi, en FLE, un exercice à part. Un autre travail spécial est accordé aux connecteurs. Cest aussi un domaine dans lequel les pratiques en langue maternelle sont insuffisantes, pour représenter un appui en FLE. Evidemment, les observations de louvrage de J.GIASSON, sur les référents et les connecteurs montrent bien leur rôle essentiel dans la compréhension de la cohésion du texte. Les démarches proposées sont tout à fait utiles.

5 Une interprétation des formes verbales, du système pronominal, la grammaire du texte, permet découvrir le type de texte. Lobservation des « champs lexicaux «, des « mots clés «, aide énormément à la compréhension du sens de la lecture. Comme démarches fréquentes que nous avons lhabitude dutiliser pour travailler sur la compréhension du texte, il sagit de parcourir les mêmes étapes, mais de les appeler un peu différemment, Par exemple, nous parlons de létude de la SITUATION DE COMMUNICATION, comme première étape. Tout un questionnement sur la situation de communication permettra aux élèves, de découvrir le texte : Les indicateurs temporels et du lieu, les coordonnées des personnages, se concertent pour permettre aux élèves de répondre au « pourquoi ce texte a-t –il été écrit. ? «, « quel est le message que lauteur a voulu nous transmettre ? « ( lidée principale, selon J. Giasson ).. Ensuite, on parle du « schéma narratif «. pour suivre la progression du texte.

6 Evidemment, les pratiques que nous utilisons sont différentes, dans la mesure où le public auquel nous nous adressons est un public qui a le français comme langue étrangère, même si le but est le même, celui de faire découvrir le sens du texte, et surtout munir lapprennent d outils suffisants pour quil puisse le faire lui – même. Lenseignement du lexique, en FLE, est, évidemment, différent que la même opération en langue maternelle. Cela représente une activité initiale lors dun exercice de lecture en langue étrangère. Nous essayons aussi de demander aux élèves de faire des prédictions. On les appelle des exercices de continuation de texte. On confronte ensuite avec le vrai texte. Les résultats sont toujours surprenants.On change, parfois, le statut dun personnage.

7 Dautres fois on, change les coordonnées spatiaux ou les indicateurs temporels. Ce exercices successifs ou partiels placer lélève dans les meilleures conditions pour comprendre le rôle de ces éléments dans la construction du texte, mais aussi pour comprendre le texte de départ. Bref, nous sommes en parfait accord avec J.GIASSON que lobjectif poursuivi est que lélève puisse utiliser lensemble des stratégies, pour être à même de comprendre.un texte quil découvre tout seul.

8 2.Le repérage des éléments du texte littéraire pour la recherche du sens LA LECTURE METHODIQUE – ACTIVITE DOBSERVATION, DE DESCRIPTION ET DINTERPRETATION DU TEXTE OU DE LIMAGE

9 La lecture méthodique est une explication ordonnée dun texte qui prend en compte les procédés spécifiques de lécriture du texte pour conduire à son interprétation. Des étapes successives de questionnement et de repérage des faits de langue, des procédés expressifs, des traits spécifiques du texte doivent conduire à son interprétation : *-identifier la situation de communication : -qui parle ?, -à qui il sadresse ? -quand cela se passe ? -pourquoi ? quel est le message que le texte limage veut nous transmettre ?

10 LES OUTILS DANALYSE DES TEXTES Les types de textes :-texte informatif -texte argumentatif -texte narratif -texte descriptif

11 Lactivité dobservation du texte serait orientée pour: *- repérer et interpréter les champs lexicaux *- repérer et interpréter le système pronominal du texte * - repérer le type de texte *- repérer et interpréter le rapport entre le texte et son titre Cela veut dire que pour la compréhension du texte il faudrait diriger lattention de lélève sur trois aspects : 1- le vocabulaire (des registres de langue, champs lexicaux, des répétitions et des reprises ) 2 - la grammaire ( les pronoms, les déterminants, les modes et les temps verbaux, les connecteurs) 3 – les figures de style

12 Les tonalités -tonalité lyrique -tonalité épique -tonalité pathétique -tonalité comique -tonalité ironique

13 Des activités préliminaires aident à la compréhension -vérifier le sens des mots mal connus -observer les tournures grammaticales -élucider les allusions historiques et culturelles

14 Une exploitation du hors texte et du para texte : -prendre en compte les notes, les dates, les introductions -prendre en compte les effets visuels –mise en page, majuscules, guillemets

15 Etablir la « carte didentité « du texte comporte quatre aspects -le type et le thème -la tonalité -le genre -les contextes culturels

16 Définir laxe de lecture Parmi les différents centres dintérêt dun texte on retient le plus important qui sera choisi comme axe de lecture. Pour distinguer les centres dintérêt il faut regrouper les traits caractéristiques en suivant trois règles : procéder à des rapprochements, regrouper les éléments qui vont dans le même sens percevoir les différences, les contrastes qui créent lintérêt du texte tenir compte de la dynamique du texte, de son mouvement

17 L approche globale du texte et la plus souvent utilisée, pour la compréhension. du texte littéraire Les difficultés, les plus souvent rencontrées sont celles liées au lexique, pas suffisamment riche

18 La détermination du schéma narratif représente une autre étape Les élèves organisent la structure du texte : -la situation initiale -lélément perturbateur -les actions -lélément réequilibrant - la situation finale Quelques tableaux auxiliaires peuvent servir aux élèves pour leur rappeler comment les différents outils danalyse permettent le repérage daxes de lecture méthodique.

19 LE TEXTE NARRATIF La structure du texte Le rapport dialogue/ récit analyse/récit description récit Les marques temporelles Les temps grammaticaux Le mode de narration Lénonciation Le mode de focalisation Le vocabulaire appréciatif/dépréciatif Les connotations La progression du récit.Comment lintérêt du lecteur sest-il suscité ? Récit au passé /récit actualisé au présent Situation du narrateur par rapport au récit,distance.Implication personnelle Récit objectif/subjectif Quel sens donner à un événement à travers le récit

20 TEXTE ARGUMENTATIF Outils danalyse Liens logiques La ponctuation Les champs lexicaux Lénonciation Les métaphores,les allégories La structure des phrases Les rythme des phrases Les anaphores AXES DE LECTURE Le thème traité,son expression Les étapes de la démonstration Les moyens de largumentation Lefficacité de largumentation Lart de persuader

21 TEXTE DESCRIPTIF Outils danalyse Le mode de focalisation Les champs lexicaux Le vocabulaire appréciatif dépréciatif Les hyperboles Les comparaisons et les métaphores Les connotations Les indicateurs de lieux AXES DE LECTURE Lorganisation de la description A travers quel regard ce qui est décrit est-il aperçu ? La qualité du regard :ironique, amusé, attendri, méprisant,critique… Description : objective, subjective, réaliste, idéalisée ? Intention critique de la description ? Quelle vision du monde passe à travers la description ?

22 LE DIALOGUE DE THEATRE OUTILS DANALYSE La structure du texte Lénonciation La structure des phrases La longueur des répliques Lenchaînement des répliques Les jeux des pronoms Les monologues et les apartés Les didascalies Les hyperboles et les euphémismes La ponctuation Les champs lexicaux

23 AXES DE LECTURE Evolution de la scène n de lintrigue, des sentiments Les relations entre les personnages Le conflit Une communication réussie, impossible, verbale, non verbale Chaque personnage caractérisé par son langage Lexpression de lémotion dans le langage Lefficacité comique, dramatique

24 TEXTE POETIQUE EN VERS OUTILS DANALYSE Les champs lexicaux La forme poétique(libre, régulière) Les métaphores La disposition des strophes Les antithèses et les chiasmes Les rimes Lénonciation Les déterminants Les pronoms Les métonymies Les rythmes Les connotations

25 Axes de lecture Caractère original du poème, expression personnelle dun thème classique Lentrelacement des thèmes Les jeux dopposition entre ou à lintérieur des strophes Lexpression des sentiments La poésie renouvelant le langage ordinaire Le pouvoir transfigurateur de la poésie Le pouvoir évocateur, musical des mots La musicalité, lharmonie, le pouvoir évocateur des sons

26 Activité : Nous proposons une démarche de lecture et de compréhension du petit fragment, extrait du « Désert » de J.M.G. Le Clézio. La lecture du texte est précédée par un travail préliminaire,une « étape lexique « permettant de mettre en contexte certains mots et expressions qui apparaissent dans le texte.. Des phrases écrites auront mis en relief les mots nouveaux. Lecture du texte - première consigne : Qui parle dans ce texte ? A qui il sadresse ?

27 Lalla aime bien rester près de la gare..Là, cest comme si la grande ville nétait pas tout à fait finie, comme sil y avait encore un grand trou par lequel les gens continuaient darriver et de partir.Souvent, elle pense quelle aimerait mieux sen aller, monter dans un train qui part à travers le nord, avec tous ces noms de pays qui attirent et qui effraient un peu, Irun, Bordeaux, Amstredam,Lyon, Dijon, Calais..Quand elle a un peu dargent, Lalla entre dans la gare, elle achète un coca-cola à la buvette et un ticket de quai.Elle entre dans le grand hall des départs, et elle va se promener sur tous les quais, devant les trains qui viennent darriver ou qui vont partir..Quelquefois même elle monte dans un wagon, et elle sassoit un instant sur la banquette de moleskine verte. Les gens arrivent, les uns après les autres, ils s installent dans le compartiment, ils demandent même : »Cest libre ? » et Lalla fait un petit signe de tête. Puis, quand le haut -parleur annonce que le train va partir, Lalla descend du wagon en vitesse, elle saute sur le quai. La Gare, cest aussi un des endroits où on peut voir sans être vu, parce quil y a trop dagitation et de hâte pour quon fasse attention à qui que ce soit. Il y a des gens de toutes sortes dans la gare, des méchants, des violents à lla tête cramoisie, qui crient à tue-tête ; il y a des gens très tristes et très pauvres aussi, des vieux perdus, qui cherchent avec angoisse le quai doù part leur train, des femmes qui ont trop denfants et qui clopinent avec leur cargaison le long des wagons trop hauts.

28 La situation de communication avec repérage sur le texte : 1 ) Où se déroule laction ? (le /les lieu/x) Lalla aime bien rester près de la gare..Là, cest comme si la grande ville nétait pas tout à fait finie, comme sil y avait encore un grand trou par lequel les gens continuaient darriver et de partir.Souvent, elle pense quelle aimerait mieux sen aller, monter dans un train qui part à travers le nord, avec tous ces noms de pays qui attirent et qui effraient un peu, Irun, Bordeaux, Amstredam,Lyon, Dijon, Calais..Quand elle a un peu dargent, Lalla entre dans la gare, elle achète un coca-cola à la buvette et un ticket de quai.Elle entre dans le grand hall des départs, et elle va se promener sur tous les quais, devant les trains qui viennent darriver ou qui vont partir..Quelquefois même elle monte dans un wagon, et elle sassoit un instant sur la banquette de moleskine verte. Les gens arrivent, les uns après les autres, ils s installent dans le compartiment, ils demandent même : »Cest libre ? » et Lalla fait un petit signe de tête. Puis, quand le haut -parleur annonce que le train va partir, Lalla descend du wagon en vitesse, elle saute sur le quai. La Gare, cest aussi un des endroits où on peut voir sans être vu, parce quil y a trop dagitation et de hâte pour quon fasse attention à qui que ce soit. Il y a des gens de toutes sortes dans la gare,des méchants, des violents à la tête cramoisie, des gens qui crient à tue-tête ; il y a des gens très tristes et très pauvres aussi, des vieux perdus, qui cherchent avec angoisse le quai doù part leur train, des femmes qui ont trop denfants et qui clopinent avec leur cargaison le long des wagons trop hauts.

29 2) Quel est le moment ? Lalla aime bien* rester près de la gare..Là, cest comme si la grande ville nétait pas tout à fait finie, comme sil y avait encore un grand trou par lequel les gens continuaient darriver et de partir.Souvent, *elle pense quelle aimerait mieux sen aller, monter dans un train qui part à travers le nord, avec tous ces noms de pays qui attirent et qui effraient un peu, Irun, Bordeaux, Amstredam,Lyon, Dijon, Calais..Quand elle a un peu dargent,* Lalla entre dans la gare, *elle achète un coca-cola à la buvette et un ticket de quai*.Elle entre dans le grand hall des départs, et *elle va se promener sur tous les quais, devant les trains qui viennent darriver ou qui vont partir.. Quelquefois même elle monte dans un wagon, et *elle sassoit un instant sur la banquette de moleskine verte.* Les gens arrivent, les uns après les autres,* ils s installent dans le compartiment, *ils demandent même : »Cest libre ? » et* Lalla fait un petit signe de tête. Puis, quand le haut - parleur annonce que le train va partir,* Lalla descend du wagon en vitesse,* elle saute sur le quai. La Gare, cest aussi un des endroits où on peut voir sans être vu, parce quil y a trop dagitation et de hâte pour quon fasse attention à qui que ce soit. Il y a des gens de toutes sortes dans la gare, des méchants, des violents à la tête cramoisie, des gens qui crient à tue-tête ; il y a des gens très tristes et très pauvres aussi, des vieux perdus, qui cherchent avec angoisse le quai doù part leur train, des femmes qui ont trop denfants et qui clopinent avec leur cargaison le long des wagons trop hauts.

30 *- Attention on peut travailler aussi sur les phrases * qui ponctuent les étapes de laction Exercice : -quand Lalla pense quelle aimerait bien sen aller. -quand elle entre dans la gare. -quand elle achète un coca-cola quand elle entre dans le hall des départs -quand elle va se promener sur le quais -quand elle monte dans un wagon -quand elle sassoit sur la banquette…etc.

31 3 (Qui ? les personnages ) Lalla aime bien rester près de la gare..Là, cest comme si la grande ville nétait pas tout à fait finie, comme sil y avait encore un grand trou par lequel les gens continuaient darriver et de partir.Souvent, elle pense quelle aimerait mieux sen aller, monter dans un train qui part à travers le nord, avec tous ces noms de pays qui attirent et qui effraient un peu, Irun, Bordeaux, Amstredam,Lyon, Dijon, Calais..Quand elle a un peu dargent, Lalla entre dans la gare, elle achète un coca- cola à la buvette et un tiket de quai.Elle entre dans le grand hall des départs, et elle va se promener sur tous les quais, devant les trains qui viennent darriver ou qui vont partir..Quelquefois même elle monte dans un wagon, et elle sassoit un instant sur la banquette de moleskine verte. Les gens arrivent, les uns après les autres, ils s installent dans le compartiment, ils demandent même : »Cest libre ? » et Lalla fait un petit signe de tête. Puis, quand le haut -parleur annonce que le train va partir, Lalla descend du wagon en vitesse, elle saute sur le quai. La Gare, cest aussi un des endroits où on peut voir sans être vu, parce quil y a trop dagitation et de hâte pour quon fasse attention à qui que ce soit. Il y a des gens de toutes sortes dans la gare,des méchants, des violents à la tête cramoisie, des gens qui crient à tue-tête ; il y a des gens très tristes et très pauvres aussi, des vieux perdus, qui cherchent avec angoisse le quai doù part leur train, des femmes qui ont trop denfants et qui clopinent avec leur cargaison le long des wagons trop hauts.

32 Exercice permettant davancer dans la structure narrative tout en faisant le repérage des personnages : Qui ? : Lalla qui aime rester près de … Les gens qui continuent darriver et de partir. Les gens qui arrivent. et qui sinstallent… Les gens qui demandent si les places sont libres. Les gens de toutes sortes : des méchants, des violents, tristes, pauvres …

33 4) Quel serait le message que ce texte voudrait nous transmettre ? …(exercice dexpression personnelle ).

34 Quels champs lexicaux pourrait-on distinguer dans le texte ? Lalla aime bien rester près de la gare..Là, cest comme si la grande ville nétait pas tout à fait finie, comme sil y avait encore un grand trou par lequel les gens continuaient darriver et de partir.Souvent, elle pense quelle aimerait mieux sen aller, monter dans un train qui part à travers le nord, avec tous ces noms de pays qui attirent et qui effraient un peu, Irun, Bordeaux, Amsterdam,Lyon, Dijon, Calais..Quand elle a un peu dargent, Lalla entre dans la gare, elle achète un coca-cola à la buvette et un tiket de quai.Elle entre dans le grand hall des départs, et elle va se promener sur tous les quais, devant les trains qui viennent darriver ou qui vont partir...Quelquefois même elle monte dans un wagon, et elle sassoit un instant sur la banquette de moleskine verte. Les gens arrivent, les uns après les autres, ils s installent dans le compartiment, ils demandent même : »Cest libre ? » et Lalla fait un petit signe de tête. Puis, quand le haut -parleur annonce que le train va partir, Lalla descend du wagon en vitesse, elle saute sur le quai. La Gare, cest aussi un des endroits où on peut voir sans être vu, parce quil y a trop dagitation et de hâte pour quon fasse attention à qui que ce soit. Il y a des gens de toutes sortes dans la gare, des méchants,des violents à la te^te cramoisie, des gens qui crient à tue-tête ; il y a des gens très tristes et très pauvres aussi, des vieux perdus, qui cherchent avec angoisse le quai doù part leur train, des femmes qui ont trop denfants et qui clopinent avec leur cargaison le long des wagons trop hauts.

35 6 Quel est le système pronominal du texte ? 7Quelles sont les formes verbales les plus fréquentes ? Lalla aime bien rester près de la gare..Là, cest comme si la grande ville nétait pas tout à fait finie, comme sil y avait encore un grand trou par lequel les gens continuaient darriver et de partir.Souvent, elle pense quelle aimerait mieux sen aller, monter dans un train qui part à travers le nord, avec tous ces noms de pays qui attirent et qui effraient un peu, Irun, Bordeaux, Amstredam,Lyon, Dijon, Calais..Quand elle a un peu dargent, Lalla entre dans la gare, elle achète un coca-cola à la buvette et un ticket de quai.Elle entre dans le grand hall des départs, et elle va se promener sur tous les quais, devant les trains qui viennent darriver ou qui vont partir...Quelquefois même elle monte dans un wagon, et elle sassoit un instant sur la banquette de moleskine verte. Les gens arrivent, les uns après les autres, ils s installent dans le compartiment, ils demandent même : »Cest libre ? » et Lalla fait un petit signe de tête. Puis, quand le haut -parleur annonce que le train va partir, Lalla descend du wagon en vitesse, elle saute sur le quai. La Gare, cest aussi un des endroits où on peut voir sans être vu, parce quil y a trop dagitation et de hâte pour quon fasse attention à qui que ce soit. Il y a des gens de toutes sortes dans la gare, des méchants, des violents à la tête cramoisie, des gens qui crient à tue-tête ; il y a des gens très tristes et très pauvres aussi, des vieux perdus, qui cherchent avec angoisse le quai doù part leur train, des femmes qui ont trop denfants et qui clopinent avec leur cargaison le long des wagons trop hauts. Les élèves comptent les formes verbales.Ils voient les formes qui prédominent et :: présent : 20 vb infinitif : 6 imparfait : 3 futur proche : 2 passé récent : 1 subjonctif : 2 conditionnel : 1 Les conclusions :- temps qui prédomine :le présent -la personne la plus fréquente : la 3-ème =texte narratif au présent et récit( actualisé au présent ) Le récit est objectif ( car aucun jugement nest porté sur le récit )

36 8° Questions sur le texte et expression personnelle Exercices du type global : - mettez le texte au passé mettez le texte à la première personne -imaginez les raisons pour lesquelles Lalla erre dans la gare imaginez la suite du texte -préciser un autre endroit où règne une atmosphère pareille extraire une phrase et demander aux élèves de trouver plusieurs situations communicatives dans lesquelles la même phrase est prononcée par des personnages différents à des fins différents -imaginez, à partir du texte, le caractère, les occupations, le comportement du personnage - variation de point de vue : ex. le personnage raconte lui-même -variaton de rôles : l ex. les gens, les voyageurs observent Lalla le jeu de rôle : ex. faire semblant dêtre qqn. /faire semblant de faire qqch. Pour lexpression écrite on pourrait proposer : - une traduction partielle un exercice de rétablissement de la ponctuation un exercice de substitution, en invitant les étudiants à remplacer un mot par un autre acceptable dans le me^me contexte un dialogue à compéter « A la gare » - un exercice qui pourrait permettre de faire découvrir les différents paramètres de la situation communicative, par ex. :supprimer les précisions et demander aux élèves : - où on peut entendre telle ou telle phrase »-qui pourrait la prononcer »lintention communicative On peut penser de finir le cycle des hypothèses de lecture en lisant un fragment de la suite du texte original.

37 LELARGISSEMENT DU CHAMP DE LA LECTURE Evidemment il est possible et même nécessaire, de conjuguer la lecture de textes et dautres types de lecture, dautres types de supports, en particulier la lecture dimages, celle des codes, comme le Code de la route, par exemple,la lecture des schémas et des planches, dans le domaine des sciences, la musique.Dans chacune de ces situations le lecteur attribue une signification à un système de signes dans la démarche de le déchiffrer, de le comprendre, de rechercher le sens. En ce qui concerne les images, notre environnement est généreux car les images sont partout présentes :publicité, T.V., cinéma, jeux vidéo, B.D., Arts graphiques et plastiques, Internet. Nous pensons que la réalisation dune petite vidéo, pour lapprentissage du code de la route serait un exercice intéressant, car il démontrerait quune fois le seuil franchi ( la maîtrise des codes ) le signe devient porteur de signification à caractère universel, en dehors du code de la langue utilisée. Nous pourrions envisager à déchiffrer avec nos étudiants, ce groupe de signes attrayants. Mais nous pourrions commencer, pour ne pas être trop vite dépaysés, nous, les profs de langues, par une lecture de l image de toiles célèbres, associées aux textes littéraires, et peut-être à un petit fragment musical, dans une forme de correspondance. De cette façon,pendant la lecture dun poème, dun texte descriptif, ou nimporte quel autre type de texte, on pourrait créer une sorte de synesthésie en y associant la toile célèbre, celle que nous considérons la plus adaptée. Pour faire renaître le plaisir de la lecture, il faudrait confronter les élèves, le plus tôt possible, avec des textes littéraires riches, doublés dun nombre important dimages complémentaires. Nous aimons beaucoup cette cible, que nous devrions atteindre ensemble à travers les activités de notre projet : découvrir la beauté des images, en même temps que celle des mots.

38 Un autre exemple : Roumanie Enseignement secondaire Contexte favorisé Le français langue étrangère Support : un texte littéraire Obstacle à relever : COMPREHENSION du texte connaissance de la vie et de la culture Objectif La démarche se propose à développer des pratiques pédagogiques qui puissent favoriser une meilleure compréhension du texte. Lélève devrait sapproprier des moyens pour saisir plus facilement le message que lauteur veut transmettre. Le moyen par lequel on essaie de réaliser cela, serait, cette fois –ci, les mots clés, et les champs lexicaux.

39 La télévision (3) ( Léon, riche marchand de bétail, habite « le château », dans la petite commune de Saint – Libéral, en Corrèze ). Parce quil sennuyait, Léon sacheta un poste de télévision en septembre Cétait le premier récepteur qui fonctionnait dans la commune. Pour Léon et sa femme, mais aussi pour Pierre –Eduard, Mathilde et Louise, qui ne firent pas prier pour aller passer plusieurs soirées par semaine au château, cette acquisition fut une véritable révolution. Habitués jusquà ce jour à ne connaître les nouvelles que par la lecture du journal et lécoute de la radio, à considérer le cinéma, le théâtre et le cirque comme un luxe réservé aux gens des villes, ils entrèrent de plain- pied dans lunivers que leur offrait lécran et furent fascinés. Et eux qui avaient tous lépoque de la lampe à pétrole, qui avaient assisté à larrivée des premières automobiles et au vol maladroit daéroplanes de bois et de toile, ils sémerveillèrent de cette sorte de prodige qui leur permettait, grâce à une simple pression du doigt sur un bouton, dêtre les témoins de la vie du monde. La télévision changea toute leur existence. Elle devint leur récréation de tous les soirs et, surtout pour Pierre - Eduard, Mathilde et Louise qui nétaient pour ainsi dire sortis, loccasion inespérée daller au cinéma, au théâtre, au cirque, et même à la Chambre des députés, sans pour autant quitter Saint – Libéral. Pendant plusieurs mois, ils furent des téléspectateurs assidus et modèles ; à tel point que les femmes osaient à peine tricoter pendant les émissions. Puis, peu à peu, lintérêt quils portaient aux images baissa. Pierre –Eduard et Léon en vinrent à commenter les nouvelles à haute voix, à choisir les programmes et me^me à les critiquer. Enfin, un soir, alors que débutait « La Piste aux Etoiles « et que les femmes, ravies, se calaient confortablement dans leurs fauteuils, Léon toucha lépaule de son beau-frère, lui désigna le poste dun coup de menton et cligna de lœil. Ils nous font suer avec leur cirque ! Cest toujours pareil ! dit-il péremptoirement. -Chut ! firent Mathilde et Louise. - Léon a raison, dit Pierre – Eduard en se levant, ce truc, cest bon pour les gosses, nous on a mieux à faire ! Et ils partirent jusquà la salle de billard où ils navaient pas mis les pieds depuis six mois. Claude Michelet, » Les palombes ne passeront plus «

40 Type de texte : Observation des formes verbales ( Léon, riche marchand de bétail, habite « le château », dans la petite commune de Saint – Libéral, en Corrèze ). Parce quil sennuyait, Léon sacheta un poste de télévision en septembre Cétait le premier récepteur qui fonctionnait dans la commune. Pour Léon et sa femme, mais aussi pour Pierre –Eduard, Mathilde et Louise, qui ne firent pas prier pour aller passer plusieurs soirées par semaine au château, cette acquisition fut une véritable révolution. Habitués jusquà ce jour à ne connaître les nouvelles que par la lecture du journal et lécoute de la radio, à considérer le cinéma, le théâtre et le cirque comme un luxe réservé aux gens des villes, ils entrèrent de plain- pied dans lunivers que leur offrait lécran et furent fascinés. Et eux qui avaient tous lépoque de la lampe à pétrole, qui avaient assisté à larrivée des premières automobiles et au vol maladroit daéroplanes de bois et de toile, ils sémerveillèrent de cette sorte de prodige qui leur permettait, grâce à une simple pression du doigt sur un bouton, dêtre les témoins de la vie du monde. La télévision changea toute leur existence. Elle devint leur récréation de tous les soirs et, surtout pour Pierre - Eduard, Mathilde et Louise qui nétaient pour ainsi dire sortis, loccasion inespérée daller au cinéma, au théâtre, au cirque, et même à la Chambre des députés, sans pour autant quitter Saint – Libéral. Pendant plusieurs mois, ils furent des téléspectateurs assidus et modèles ; à tel point que les femmes osaient à peine tricoter pendant les émissions. Puis, peu à peu, lintérêt quils portaient aux images baissa. Pierre –Eduard et Léon en vinrent à commenter les nouvelles à haute voix, à choisir les programmes et me^me à les critiquer. Enfin, un soir, alors que débutait « La Piste aux Etoiles « et que les femmes, ravies, se calaient confortablement dans leurs fauteuils, Léon toucha lépaule de son beau-frère, lui désigna le poste dun coup de menton et cligna de lœil. Ils nous font suer avec leur cirque ! Cest toujours pareil ! dit-il péremptoirement. -Chut ! firent Mathilde et Louise. - Léon a raison, dit Pierre – Eduard en se levant, ce truc, cest bon pour les gosses, nous on a mieux à faire ! Et ils partirent jusquà la salle de billard où ils navaient pas mis les pieds depuis six mois. Claude Michelet, » Les palombes ne passeront plus

41 Observations : Le moment : septembre quand… Le lieu : en France, dans un petit bourg de Corrèze, chez … 20 verbes au passé simple focalisent les actions importantes **** : - lachat de la télé la réaction de tous par rapport à cette nouveauté la façon dont la télé change leurs habitudes quotidienne le changement dattitude après un certain temps le clivage des attitudes entre les hommes et les femmes par rapport aux programmes que la télé fait entrer dans leurs maisons 7 verbes à limparfait marquent les actions de fond de toile, les actions secondaires **** : latmosphère qui régnait dans les familles du petit bourg avant la télé la façon dont la télé a changé leurs vies

42 Observation des phrases / mots clés : ( Léon, riche marchand de bétail, habite « le château », dans la petite commune de Saint – Libéral, en Corrèze ). Parce quil sennuyait, Léon sacheta un poste de télévision en septembre Cétait le premier récepteur qui fonctionnait dans la commune. Pour Léon et sa femme, mais aussi pour Pierre –Eduard, Mathilde et Louise, qui ne firent pas prier pour aller passer plusieurs soirées par semaine au château, cette acquisition fut une véritable révolution. Habitués jusquà ce jour à ne connaître les nouvelles que par la lecture du journal et lécoute de la radio, à considérer le cinéma, le théâtre et le cirque comme un luxe réservé aux gens des villes, ils entrèrent de plain- pied dans lunivers que leur offrait lécran et furent fascinés. Et eux qui avaient tous lépoque de la lampe à pétrole, qui avaient assisté à larrivée des premières automobiles et au vol maladroit daéroplanes de bois et de toile, ils sémerveillèrent de cette sorte de prodige qui leur permettait, grâce à une simple pression du doigt sur un bouton, dêtre les témoins de la vie du monde. La télévision changea toute leur existence. Elle devint leur récréation de tous les soirs et, surtout pour Pierre - Eduard, Mathilde et Louise qui nétaient pour ainsi dire sortis, loccasion inespérée daller au cinéma, au théâtre, au cirque, et même à la Chambre des députés, sans pour autant quitter Saint – Libéral. Pendant plusieurs mois, ils furent des téléspectateurs assidus et modèles ; à tel point que les femmes osaient à peine tricoter pendant les émissions. Puis, peu à peu, lintérêt quils portaient aux images baissa. Pierre –Eduard et Léon en vinrent à commenter les nouvelles à haute voix, à choisir les programmes et me^me à les critiquer. Enfin, un soir, alors que débutait « La Piste aux Etoiles « et que les femmes, ravies, se calaient confortablement dans leurs fauteuils, Léon toucha lépaule de son beau-frère, lui désigna le poste dun coup de menton et cligna de lœil. Ils nous font suer avec leur cirque ! Cest toujours pareil ! dit-il péremptoirement. -Chut ! firent Mathilde et Louise. - Léon a raison, dit Pierre – Eduard en se levant, ce truc, cest bon pour les gosses, nous on a mieux à faire ! Et ils partirent jusquà la salle de billard où ils navaient pas mis les pieds depuis six mois. Claude Michelet, » Les palombes ne passeront plus «

43 ***Remarque Quand, en septembre 1957, Léon achète un poste de télévision, cette acquisition représente une véritable révolution. * Observer : des termes qui valorisent lévénement le champ lexical du sentiment lintérêt pour limage et peu à peu la dissipation de cet émerveillement la progression, chez les hommes, vers une attitude objective face aux programmes le champ lexical des habitudes, des occupations * Suppression des mots qui ne sont pas essentiels pour la progression du texte * Exercice de substitution de mots par des synonymes * Rappeler les règles du résumé * Résumer le texte

44 Enseignement secondaire Contexte favorisé Le français langue étrangère Support : un texte littéraire Obstacle à relever : COMPREHENSION du texte connaissance de la vie et de la culture Objectif La démarche se propose à développer des pratiques pédagogiques qui puissent favoriser une meilleure compréhension du texte. Lélève devrait sapproprier des moyens pour saisir plus facilement le message que lauteur veut transmettre. Le moyen par lequel on essaie de réaliser cela, serait, cette fois –ci, les mots clés, et les champs lexicaux. La télévision (3)

45 ( Léon, riche marchand de bétail, habite « le château », dans la petite commune de Saint – Libéral, en Corrèze ). Parce quil sennuyait, Léon sacheta un poste de télévision en septembre Cétait le premier récepteur qui fonctionnait dans la commune. Pour Léon et sa femme, mais aussi pour Pierre –Eduard, Mathilde et Louise, qui ne firent pas prier pour aller passer plusieurs soirées par semaine au château, cette acquisition fut une véritable révolution. Habitués jusquà ce jour à ne connaître les nouvelles que par la lecture du journal et lécoute de la radio, à considérer le cinéma, le théâtre et le cirque comme un luxe réservé aux gens des villes, ils entrèrent de plain- pied dans lunivers que leur offrait lécran et furent fascinés. Et eux qui avaient tous lépoque de la lampe à pétrole, qui avaient assisté à larrivée des premières automobiles et au vol maladroit daéroplanes de bois et de toile, ils sémerveillèrent de cette sorte de prodige qui leur permettait, grâce à une simple pression du doigt sur un bouton, dêtre les témoins de la vie du monde. La télévision changea toute leur existence. Elle devint leur récréation de tous les soirs et, surtout pour Pierre - Eduard, Mathilde et Louise qui nétaient pour ainsi dire sortis, loccasion inespérée daller au cinéma, au théâtre, au cirque, et même à la Chambre des députés, sans pour autant quitter Saint – Libéral. Pendant plusieurs mois, ils furent des téléspectateurs assidus et modèles ; à tel point que les femmes osaient à peine tricoter pendant les émissions. Puis, peu à peu, lintérêt quils portaient aux images baissa. Pierre –Eduard et Léon en vinrent à commenter les nouvelles à haute voix, à choisir les programmes et me^me à les critiquer. Enfin, un soir, alors que débutait « La Piste aux Etoiles « et que les femmes, ravies, se calaient confortablement dans leurs fauteuils, Léon toucha lépaule de son beau-frère, lui désigna le poste dun coup de menton et cligna de lœil. Ils nous font suer avec leur cirque ! Cest toujours pareil ! dit-il péremptoirement. -Chut ! firent Mathilde et Louise. - Léon a raison, dit Pierre – Eduard en se levant, ce truc, cest bon pour les gosses, nous on a mieux à faire ! Et ils partirent jusquà la salle de billard où ils navaient pas mis les pieds depuis six mois. Claude Michelet, » Les palombes ne passeront plus « Type de texte : Observation des formes verbales

46 ( Léon, riche marchand de bétail, habite « le château », dans la petite commune de Saint – Libéral, en Corrèze ). Parce quil sennuyait, Léon sacheta un poste de télévision en septembre Cétait le premier récepteur qui fonctionnait dans la commune. Pour Léon et sa femme, mais aussi pour Pierre –Eduard, Mathilde et Louise, qui ne firent pas prier pour aller passer plusieurs soirées par semaine au château, cette acquisition fut une véritable révolution. Habitués jusquà ce jour à ne connaître les nouvelles que par la lecture du journal et lécoute de la radio, à considérer le cinéma, le théâtre et le cirque comme un luxe réservé aux gens des villes, ils entrèrent de plain- pied dans lunivers que leur offrait lécran et furent fascinés. Et eux qui avaient tous lépoque de la lampe à pétrole, qui avaient assisté à larrivée des premières automobiles et au vol maladroit daéroplanes de bois et de toile, ils sémerveillèrent de cette sorte de prodige qui leur permettait, grâce à une simple pression du doigt sur un bouton, dêtre les témoins de la vie du monde. La télévision changea toute leur existence. Elle devint leur récréation de tous les soirs et, surtout pour Pierre - Eduard, Mathilde et Louise qui nétaient pour ainsi dire sortis, loccasion inespérée daller au cinéma, au théâtre, au cirque, et même à la Chambre des députés, sans pour autant quitter Saint – Libéral. Pendant plusieurs mois, ils furent des téléspectateurs assidus et modèles ; à tel point que les femmes osaient à peine tricoter pendant les émissions. Puis, peu à peu, lintérêt quils portaient aux images baissa. Pierre –Eduard et Léon en vinrent à commenter les nouvelles à haute voix, à choisir les programmes et me^me à les critiquer. Enfin, un soir, alors que débutait « La Piste aux Etoiles « et que les femmes, ravies, se calaient confortablement dans leurs fauteuils, Léon toucha lépaule de son beau-frère, lui désigna le poste dun coup de menton et cligna de lœil. Ils nous font suer avec leur cirque ! Cest toujours pareil ! dit-il péremptoirement. -Chut ! firent Mathilde et Louise. - Léon a raison, dit Pierre – Eduard en se levant, ce truc, cest bon pour les gosses, nous on a mieux à faire ! Et ils partirent jusquà la salle de billard où ils navaient pas mis les pieds depuis six mois. Claude Michelet, » Les palombes ne passeront plus «

47 Observations Le moment : septembre quand… Le lieu : en France, dans un petit bourg de Corrèze, chez … 20 verbes au passé simple focalisent les actions importantes **** : - lachat de la télé la réaction de tous par rapport à cette nouveauté la façon dont la télé change leurs habitudes quotidienne le changement dattitude après un certain temps le clivage des attitudes entre les hommes et les femmes par rapport aux programmes que la télé fait entrer dans leurs maisons 7 verbes à limparfait marquent les actions de fond de toile, les actions secondaires **** : latmosphère qui régnait dans les familles du petit bourg avant la télé la façon dont la télé a changé leurs vies

48 Observation des phrases / mots clés : ( Léon, riche marchand de bétail, habite « le château », dans la petite commune de Saint – Libéral, en Corrèze ). Parce quil sennuyait, Léon sacheta un poste de télévision en septembre Cétait le premier récepteur qui fonctionnait dans la commune. Pour Léon et sa femme, mais aussi pour Pierre –Eduard, Mathilde et Louise, qui ne firent pas prier pour aller passer plusieurs soirées par semaine au château, cette acquisition fut une véritable révolution. Habitués jusquà ce jour à ne connaître les nouvelles que par la lecture du journal et lécoute de la radio, à considérer le cinéma, le théâtre et le cirque comme un luxe réservé aux gens des villes, ils entrèrent de plain- pied dans lunivers que leur offrait lécran et furent fascinés. Et eux qui avaient tous lépoque de la lampe à pétrole, qui avaient assisté à larrivée des premières automobiles et au vol maladroit daéroplanes de bois et de toile, ils sémerveillèrent de cette sorte de prodige qui leur permettait, grâce à une simple pression du doigt sur un bouton, dêtre les témoins de la vie du monde. La télévision changea toute leur existence. Elle devint leur récréation de tous les soirs et, surtout pour Pierre - Eduard, Mathilde et Louise qui nétaient pour ainsi dire sortis, loccasion inespérée daller au cinéma, au théâtre, au cirque, et même à la Chambre des députés, sans pour autant quitter Saint – Libéral. Pendant plusieurs mois, ils furent des téléspectateurs assidus et modèles ; à tel point que les femmes osaient à peine tricoter pendant les émissions. Puis, peu à peu, lintérêt quils portaient aux images baissa. Pierre –Eduard et Léon en vinrent à commenter les nouvelles à haute voix, à choisir les programmes et me^me à les critiquer. Enfin, un soir, alors que débutait « La Piste aux Etoiles « et que les femmes, ravies, se calaient confortablement dans leurs fauteuils, Léon toucha lépaule de son beau-frère, lui désigna le poste dun coup de menton et cligna de lœil. Ils nous font suer avec leur cirque ! Cest toujours pareil ! dit-il péremptoirement. -Chut ! firent Mathilde et Louise. - Léon a raison, dit Pierre – Eduard en se levant, ce truc, cest bon pour les gosses, nous on a mieux à faire ! Et ils partirent jusquà la salle de billard où ils navaient pas mis les pieds depuis six mois. Claude Michelet, » Les palombes ne passeront plus «

49 ***Remarque Quand, en septembre 1957, Léon achète un poste de télévision, cette acquisition représente une véritable révolution. * Observer : des termes qui valorisent lévénement le champ lexical du sentiment lintérêt pour limage et peu à peu la dissipation de cet émerveillement la progression, chez les hommes, vers une attitude objective face aux programmes le champ lexical des habitudes, des occupations * Suppression des mots qui ne sont pas essentiels pour la progression du texte * Exercice de substitution de mots par des synonymes * Rappeler les règles du résumé * Résumer le texte

50 3. LA PRATIQUE THEATRALE DANS L ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS LANGUE ETRANGERE LENTREE DANS LE SENS PAR LE CORPS Depuis plusieurs années la pratique théâtrale fait partie des démarches pédagogiques utilisées dans notre établissement, comme appui à lenseignement du français. Une personnalité du monde de la création dramatique disait, à juste titre, que : « L AFFAIRE DU THEATRE A TOUJOURS ETE DE DIVERTIR LES HOMMES. IL N Y A AUCUNE CONTRADICTION ENTRE DIVERTIR ET INSTRUIRE, CAR IL Y A UN PLAISIR D APPRENDRE. Au départ, latelier de théâtre à lécole nétait quune alternative au cours traditionnel, une proposition de jouer, mais, en réalité, pour travailler autrement. Cette expérience nous a convaincus que le théâtre lycéen francophone est une forme complexe de communication. Cest un exercice de français, langue étrangère très motivant. Lexercice théâtral permet de se découvrir et davoir confiance en soi, il aide à vaincre la timidité, il offre des satisfactions multiples. Enfin, la pratique théâtrale à lécole répond aux attentes déchanges entre les jeunes, car de nombreuses rencontres théâtrales se développent un peu partout dans le domaine de la francophonie. Le théâtre réunit plusieurs formes de communication, à une époque où on parle beaucoup de communication car on communique mal. Le regard, le geste et la parole permettent, à travers lexpression théâtrale, de mieux comprendre, le sens caché entre les lignes du texte, de dévoiler les non dits,. alliant une activité ludique très appréciée par les élèves, à un exercice sérieux et pas facile. Cest pour cela que, à travers le temps, dans notre lycée a fonctionné un atelier de théâtre qui a proposé des exercices

51 Raymond Quenneau ( « Exercices de style « ) Raymond Devos (« Sans dessus – dessous » ) Guy Foissy ( « L Enfant mort sur le trottoir « ) Karl Valentin ( Le Rôti de lièvre «, « Le Chapelier « ) « L Homme en colère « Petre Ispirescu « Jeunesse Eternelle « Parfois le geste est plus important que la parole car il transmettait, par lui-même le sens.Par exemple, le travail sur la pièce de Tardieu « Finissez vos phrases « a exigé de la part des élèves, un long exercice de compréhension des bouts de texte qui nétaient pas prononcés. Cétait une espèce de reconstitution du texte.Voici un exemple extrait du texte du texte : « Monsieur A Mais, au fait ! Puis-vous demander où vous … ? Madame B ( très précise et décidée ) Mais pas de ! Non, non, rien. Je vais jusquau, pour aller chercher mon. Puis je reviens à la. Monsieur A ( engageant et galant, offrant son bras ) Me permettez – vous de … ? Madame B Mais, bien entendu ! Nous ferons ensemble un bout de. « Dautres fois, lensemble du groupe créait lambiance qui dévoilait toute une atmosphère. Nos élèves ont réalisé la traduction dun conte roumain, et ensuite nous lavons mis en scène. Lactivité a été très créative Les gestes du groupe suggéraient la peur, lémerveillement, la stupéfaction, mais aussi les phénomènes de la nature. Toute notre activité dans latelier de théâtre se déroule avec la collaboration dune comédienne professionnelle. Cest elle qui a présenté aux élèves quelques attitudes corporelles et leur signification implicite.Ils ont beaucoup appris, également, à

52 intéressants commençant par la découverte du texte et continuant par : la compréhension, par des lectures répétées. le résumé de lensemble du texte létude et le résumé dun rôle par fragments la présentation de la situation du personnage et de ses intentions communicatives des exercices déchauffement loccupation de lespace le travail de la voix le travail des gestes écoute et jeu de diverses situations Monter une pièce de théâtre, constitue un projet très motivant pour les élèves, leur permettant de développer leurs compétences en français, de façon ludique et de resserrer les liens de groupe. Cette pratique nous a appris que pour comprendre le statut du personnage, lélève devait parcourir les mêmes étapes de découverte de la situation de communication de nimporte quel texte. Il se pose les mêmes questions : où se trouve le personnage qui il est quand la scène se déroule ( période, moment précis ) quelle est lintention communicative du personnage, quel est le message quil veut transmettre Après avoir compris son nouveau statut, cette autre identité qui lui revient, lélève trouvera plus facilement la façon dadapter la tonalité, le regard et le geste, à la situation. Les petits spectacles que nous avons mis en scène, concernaient des textes de : Bernard Da Costa ( « La Dernière enquête de lInspecteur Drive « ) Tardieu ( « La Société Apollon «, « Un mot pour un autre «, « Finissez vos phrases « ) ) Roland Dubillard ( Le Plongeon «, « Le Compte-gouttes «, « L Examen » )

53 loccasion des ateliers de théâtre auxquels ils ont participé, chaque fois quils participaient à un festival de théâtre. De cette façon ils ont compris que lexpression théâtrale était soumise à un code, comme dans dautres domaines. Ce code était fait de gestes et dattitudes ayant une signification implicite. Par exemple : ATTITUDES CORPORELLES : SIGNIFICATIONS IMPLICITES : Se gratter -loreille -laile du nez - les cheveux On a quelque chose dennuyeux à dire.Ne pas savoir par quel bout prendre les choses Manipuler un objet ( ex. lunettes ), Intérêt, mais sentiment que la situation tourne en rond.Agressivité. Impatience. Exaspération. Se frotter les cuisses, les jambes du plat de la paume des mains. Frotter la table de la main.

54 Autosatisfaction.Contentement de soi ou impatience pour accélérer le rythme ou désir de prise de parole. Se tenir le dessous du menton Dans la paume de la main. Attention patiente et désabusée. Geste sur le côté. Démonstration, alternative ( doublée) certitude. Geste devant soi. Référence au futur, à linterlocuteur, conviction. Geste derrière soi. Référence au passé, désintéressement. Geste vers le bas Hic et nunc, référence au présent.

55 Mains ouvertes. Fatalité, offrande, référence aux puissances supérieures. Croiser les bras. Croiser les mains. Attention soutenue, politesse, respect dautrui...Neutralité : participation sans excès ni défaut. Lèvres ramenées sous le nez. Doute, inacceptation, moue dubitative. Poing fermé agité. Conviction.Appel à la cohésion. Mains en avant, bras repliés. Appel au calme. Tête baissée. Culpabilité, timidité. Hochement de tête latéral. Dénégation, doute. Hochement de tête vertical. Acceptation, certitude. Froncer les sourcils. Etonnement, doute, incompréhension, concentration.

56 Yeux exorbités Stupeur, indignation, surprise. Tapotement des doigts. Désintérêt, énervement, exaspération, inadéquation du rythme du dialogue avec son rythme propre. Quitter les lunettes. Dédoublement du personnage.Un changement de modalité dintervention. Regarder sa montre. Impatience, exaspération, ennui, préoccupation. A travers cette activité théâtrale, lélève apprend à observer les spectacles des professionnels, et à les juger par lui-même. Il développe lintérêt et le plaisir daller au théâtre. Finalement on comprend quune manifestation théâtrale est un ensemble de signes. Toutes les réalités de la scène, le texte de lauteur, le jeu de lacteur, léclairage, sont des réalités qui représentent dautres réalités. Lacteur représente un personnage. La scène représente le lieu de laction. La lumière blanche représente le jour, la lumière bleue la nuit. La musique représente un événement.

57 Lart dramatique est un art de la représentation ; et cela de façon uniforme dans tous ses éléments. La fonction représentative de le scène, sapplique, également aux autres aspects du phénomène théâtral. Dans les pièces radiophoniques, la voix et le son représentent non seulement des personnages dramatiques, mais tous les autres phénomènes du théâtre. : scène, décors, accessoires, éclairage. La radio utilise pour tout cela des SIGNES SONNORES.On peut parler de décor acoustique. Nous découvrons avec stupéfaction que lespace scénique nest pas nécessairement un espace mais que le son peut également représenter une scène, la musique être événement, le décor message.Lauteur et le metteur en scène peuvent suggérer la scène par ce phénomène sonore, qui répond le mieux à leurs intentions. Le lieu théâtral est le lieu dune action, dun événement représenté. Cest un lieu déchange et de communication complexe. Le spectacle théâtral doit donner au spectateur lillusion dune union parfaite du réel et de limaginaire. 4.Vers une ne pédagogie du sens Exemple dactivité : Enseignement secondaire Contexte favorisé Le français langue étrangère Supports : des phrases sans relation entre elles Production - éléments pratiques : -pour lever les obstacles à la compréhension du texte et à la créativité -deviner limplicite pour :Une pédagogie du sens

58 Objectifs : Cette démarche pédagogique permettrait dintégrer les compétences que doit développer tout apprentissage linguistique : -écrit / production ( quand le temps permet de demander aux élèves décrire eux-me^mes les phrases de départ -écrit / compréhension ( quand les élèves présentent leurs phrases ) - une recherche de combinaisons, de contextes, la mise en scénario ( cet une étape qui oblige les élèves à échanger des opinions entre eux et à prendre des notes ). - Le théâtre des conversations se fait naturellement à loral :oral / production - Lactivité suppose également une compréhension active.

59 Activité : pour une pédagogie du sens Une démarche pédagogique, autre que la lecture et la compréhension du texte,pourrait être une activité de créativité portant sur un point particulier, mais stratégique, dans la didactique des langues : le dialogue. Cette démarche sinspire des propositions de Jean- Marc Caré dans le Théâtre des conversations,. Cette activité complexe ayant lallure dun jeu,qui démontre, dune façon différente, à quel point la situation de communication commande la construction du sens. Lexercice se déroule en deux temps : 1. -linvention 2. -la théâtralisation

60 Linvention Les élèves travaillent en groupes de trois : deux interlocuteurs et un narrateur. On distribue à chaque groupe de trois personnes, de la manière la plus aléatoire possible, six bandes de papier, contenant six répliques de dialogue, trois en majuscules et trois en minuscules. Elles contiennent :- au moins une forme négative -au moins une forme complexe ( subordinations, juxtaposition, ) - une forme infinitive ou comparative On énonce clairement les règles : Deux minuscules ou deux majuscules ne peuvent pas se suivre. Les trois joueurs ont un rôle précis : deux dentre eux assurent le rôle des deux interlocuteurs et le troisième tient le rôle du narrateur. Celui –ci doit introduire le dialogue en présentant clairement les personnages, leurs relations, les buts quils poursuivent, les événements qui motivent léchange, le cadre situationnel (lieux, temps ), latmosphère, la situation,affective des personnages au moment de léchange. Le narrateur peut intervenir une ou deux fois encore à lintérieur même du dialogue, pour : -modifier lieux et dates. Par exemple : deux jours plus tard les me^mes ( personnages ), dans leur jardin éventuellement et comme cas limite, changer une personne ( par ex. « Excédé par le comportement de sa fille, Pierre quitte la pièce. On sonne.Cest Brigitte. Faire numéroter chaque réplique de 1 à 6. Dans chaque groupe, il faut, en respectant les règles de lalternance, trouver des combinaisons, des mises en ordre de répliques. Il faut décider pour retenir définitivement une combinaison. Trouver un titre accrocheur, drôle ou poétique, synthétisant bien la situation. La théâtralisation En groupe, faire préparer lintervention du narrateur. noubliant pas quil doit fournir les informations essentielles avant le jeu théâtral ( Qui ? /Où ? / Quand ? / Pourquoi ? ). Prévoir une mise en scène, penser à la gestion de lespace aux accessoires. Faire mémoriser les six répliques. Le narrateur aussi répète, il ne doit pas lire son texte. Répéter une ou deux fois. Rappeler quelques conventions théâtrales de base :

61 »– ralentir, ne pas avoir peur des silences et des pauses »utiliser toutes les ressources du corps mais éviter les déplacements abusifs »–grossir, si cela est nécessaire certains gestes ou expressions Aménager un espace dans la salle où chaque groupe, à tour de rôle, va présenter et interpréter son dialogue.. Résultat de cette expérience : On donne un sens à ce que nen avait pas. Chaque groupe travaille sur les mêmes répliques mais les productions seront complètement différentes. Quest-ce qui a fait la différence ? Evidemment, la situation de communication, car cest elle qui donne du sens au texte.

62 5. Pour une pédagogie du sens - une mise en jeu de la conversation Pour vaincre certains obstacle auxquels se confrontent nos élèves dans la compréhension de la lecture, comme les problèmes de mise en lien ( logiques, temporels, spatiaux, ), tout comme la difficulté de saisir limplicite, nous avons essayé une démarche pédagogique qui, dans va dans le sens de la communication orale et qui exige justement de bien définir ces éléments sans lesquels le sens napparaît pas : ceux qui constituent le cadre situationnel. Les idées originales de cette propositions que nous adaptons à nos élèves et à nos objectifs se trouvent dans » Le Théâtre des conversations « de Jean –Marc Caré. Cest une activité complexe et très dynamique qui démontre à quel point le cadre situationnel commande la construction du sens. Cest une démarche pédagogique qui se déroule en plusieurs étapes : -linvention -la théâtralisation - la textualisation

63 LINVENTION Nous avons essayé de mettre en valeur le rôle déterminant du cadre situationnel et redonner aux élèves le goût du dialogue et linitiative du sens de la communication. Nous avons proposé un exercice demandant aux enfants de devenir des inventeurs de contextes, de cadres situationnels, à travers lesquels ils allaient donner du sens là où il ny en avait pas. Nous avons expliqué quils allaient recevoir six répliques de dialogue, trois en minuscules et trois en majuscules.Nous leur avons précisé que ces répliques étaient soumises à des règles aléatoires de sélection et des règles contraignantes denchaînement. Que cétait le scénario (un cadre situationnel de leur invention ) quils allaient construire qui allait rendre compatibles ces répliques dans une suite naturelle. Nous leurs avons aussi expliqué quils devaient prendre connaissance de ces répliques et juger de les accepter comme conformes à la langue française ou pas.

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65 1. Ces phrases, sans aucun rapport entre elles, devaient être alternées, de telle façon, quelles puissent avoir un sens dans un dialogue entre deux personnages A et B qui a lieu dans une situation cadre ( le lieu, le moment, les rapports entre les locuteurs ), tout en tenant compte de la contrainte que deux minuscules ou deux majuscules ne peuvent se suivre. 2.Que tout comptait pour donner du sens : ce qui nest pas dit et qui est considéré comme implicite. 3.Quil fallait juger, dans la mise en ordre des phrases pour définir qui dit quoi et à quel effet. Nous avons précisé que :

66 4.Que deux élèves devaient assurer le rôle des deux interlocuteurs principaux, le troisième tenait le rôle du narrateur, le quatrième assurerait lévocation du cadre où la scène se déroule ( décor, musique, bruits, costumes ) et ferait la textualisation, dans la phase finale. Il transformera en langage verbal tous les éléments para- et non verbaux de la théâtralisation. 5. Que le narrateur pouvait intervenir deux fois pour introduire le dialogue, présenter les personnages leurs relations, les buts quils poursuivent, les événements qui motivaient léchange, le cadre situationnel ( lieu, temps, latmosphère, la situation affective des personnages au moment de léchange. Que le narrateur pouvait intervenir une ou deux fois encore à lintérieur même du dialogue pour :modifier les lieux ou les dates, et éventuellement changer une personne. 7.Pour cela nous avons rappelé que dans la vie quotidienne le sens est exprimé aussi par : le geste la mimique lintonation le rythme les pauses Nous avons donc, organisé les élèves en groupes de quatre personnes. Nous leur avons distribué les six phrases.

67 Exemple : Le professeur écrit au tableau les trois phrases en minuscules et les trois phrases en majuscules : -Ma foi ! cela ne vas pas mal, pourvu quils arrivent. -Eh bien, je vous reconnais,moi !Bravo !vous rappelez-vous ?... -Chutt !!! Asseyons-nous ou installons-nous car ça va commencer ! -IL NY A PLUS RIEN ! -JE CROYAIS QUE LE PRINTEMPS ETAIT REVENU POUR TOUJOURS …QUE JAVAIS TROUVE L INTROUVABLE, LE REVE,LA CLEF,LA VIE … CE QUI EST BEAU ET BON. -PUISQUE CEST CA, NOUS DEVONS ATTENDRE LONGTEMPS ENCORE. La première réaction des élèves a été de nous dire quils ne pourraient établir aucun lien entre ces phrases. Nous avons fait la remarque que si tous ces énoncés étaient acceptables du point de vue linguistique, ils pouvaient être munis dun sens dans un certain cadre situationnel de leur invention.Pourtant nous avons pris la précaution que les groupes de jeunes soient hétérogènes en ce qui concerne leurs compétences de langue française, afin que chaque élève puisse apporter sa contribution à lensemble. Les élèves moins forts en français lancent leurs propositions en langue maternelle pour que les autres les traduisent. Nous considérons que cette activité est utile pour tous et quelle dépasse largement le cadre de lenseignement dune langue étrangère.

68 Pour cela nous, les professeurs, nous avons essayé dobserver avec eux, réplique par réplique, et nous avons marqué au tableau un lieu possible, un moment possible et des rapports possibles entre les locuteurs, pour réduire un peu la tension initiale venue de leur sentiment quils ny arriveraient nulle part. Prenons par exemple, la première phrase : -Ma foi ! cela ne vas pas mal, pourvu quils arrivent ! Dans quel cadre situationnel elle pourrait être prononcée ?

69 Exemples : 1.Le lieu : - la gare dans la station du bus dans la rue dans le foyer de la salle de théâtre sur lendroit où se déroule une compétition sportive, sur un stade dans une famille dans la cour dune école dans la salle daccueil dun hôpital devant une grande surface etc. 2. Un moment :- quand on attend qqn. -quand on est ému, inquiet, impatient - quand on est soulagé partiellement - quand on apprend une nouvelle 3. Le rapport entre les interlocuteurs A et B et pourquoi : -amitié -parenté -copinage, voisinage, camaraderie, etc. 4.Nous faisons lobservation quils pourraient jouer sur les possibles significations lexicales, par exemple celles du verbe » arriver » dans » pourvu quils arrivent. » : -, « arriver à la destination « ou « réussir «.

70 La phrase : - Eh bien, je vous reconnais,moi !Bravo !vous rappelez- vous ?... 1.Le lieu : -dans la rue -dans un magasin -dans une réunion -au milieu de la foule,etc. 2. Un moment : - - après un spectacle -après une compétition sportive -après un grand délai de temps, etc.

71 6. La situation de communication (les référents ) et la typologie du texte ( le retour à la lecture ) Enseignement secondaire Contexte favorisé Activité en groupe – classe Le support : le texte littéraire Rapport à lécriture : compréhension du texte Production visant des éléments pratiques de la didactique du français – langue étrangère pour lever les obstacles : Objectif : La démarche pédagogique se propose dexpérimenter une stratégie visant une amélioration de lacte lexique et lélaboration dhypothèse de sens : la connaissance de la vie et de la culture. Compréhension de la lecture 2

72 La légende de la peinture Il était une fois un calife de Bagdad qui voulait faire décorer les deux murs de la salle dhonneur de son palais. Il fit venir deux artistes, lun dOrient, lautre dOccident.Le premier était un célèbre peintre chinois qui navait jamais quitté sa province. Le second, grec, avait visité toutes les nations, et parlait apparemment toutes les langues. Ce nétait pas quun peintre. Il était également versé dans lastronomie, la physique, la chimie, larchitecture. Le calife leur expliqua son propos et confia à chacun lun des murs de la salle dhonneur. - Quand vous aurez terminé, dit-il, la cour se réunira, en grande pompe. Elle examinera et comparera vos œuvres, et celle qui sera jugée la plus belle vaudra à son auteur une immense récompense. Puis se tournant vers le Grec, il lui demanda combien de temps il lui faudrait pour achever sa fresque. Et mystérieusement, le Grec répondit : - Quand mon confrère chinois aura terminé, jaurai terminé. Alors le calife interrogea le Chinois, lequel, demanda un délai de trois mois. Bien, dit le calife. Je vais faire diviser la pièce en deux par un rideau afin que vous ne vous gêniez pas, et nous nous reverrons dans trois mois. Les trois mois passèrent, et le calife convoqua les deux peintres. Se tournant vers le Grec, il lui demanda : As-tu terminé ? Et mystérieusement le Grec lui répondit : Si mon confrère chinois a terminé, jai terminé. Alors le calife interrogea à son tour le Chinois qui lui répondit : -Jai terminé.

73 La cour se réunit le surlendemain et se dirigea en grand arroi vers la salle dhonneur afin de juger et comparer les deux œuvres. Cétait un cortège magnifique où lon ne voyait que robes brodées, panaches de plumes, bijoux dor, armes ciselées. Tout le monde se rassembla dabord du côté du mur peint par le Chinois. Ce ne fut alors quun cri dadmiration. La fresque figurait en effet un jardin de rêve planté darbres en fleur avec de petits lacs en forme de haricot quenjambaient de gracieuses passerelles. Une vision paradisiaque dont on ne se lassait pas de semplir les yeux. Si grand était lenchantement que daucuns voulaient quon déclare le chinois vainqueur du concours, sans même jeter un coup dœil à lœuvre du Grec. Mais bientôt le calife fit tirer le rideau qui séparait la pièce en deux, et la foule se retourna. La foule se retourna et laissa échapper une exclamation de stupeur émerveillée. Quavait donc fait le Grec ? Il navait peint rien du tout. Il sétait contenté détablir un vaste miroir qui partait du sol et montait jusquau plafond. Et bien entendu, ce miroir reflétait le jardin du Chinois dans ses moindres détails. Mais alors, direz-vous, en quoi cette image était –elle plus belle et plus émouvante que son modèle ? Cest que le jardin du Chinois était désert et vide dhabitants, alors que le, dans le jardin du Grec, on voyait une foule magnifique avec des robes brodées, des panaches de plumes, des bijoux dor et des armes ciselées. Et tous ces gens bougeaient, gesticulaient et se reconnaissaient avec ravissement. A lunanimité, le Grec fut déclaré vainqueur du concours. chel Tournier Les Contes du Médianoche éd. Gallimard

74 La situation de communication. Le repérage des indicateurs spatiaux et temporels Le lieu : - Bagdad la salle dhonneur son palais Orient Occident chinois murs de la salle dhonneur vers la salle dhonneur du côté du mur peint par le ChinoisY un jardin de petits lacs passerelles le jardin du Chinois dans le jardin du Grec Le moment : une fois jamais Quand Puis Quand combien de temps Alors un délai trois mois Les trois mois le surlendemain dabord bientôt alors alors que

75 Les personnages : -un calife qui … -deux artistes -un célèbre peintre chinois / mon confrère chinois -le second, … grec.. pas un peintre -auteur -la cour - un cortège -le monde - la foule émerveillée / magnifique -habitants -ces gens qui … 2. Lobservation des formes verbales du texte : LImparfait : il était qui voulait lun était qui parlait ce nétait.on ne voyait que elle figurait -elles enjambaient on ne se lassait pas Le passé simple : Il fit -il expliqua -il confia -dit-il il lui demanda il répondit il interrogea il demanda ils passèrent il convoqua il lui demanda il répondit la cour se réunit elle se dirigea le monde se rassembla ce ne fut.. le calife fit tirer La foule se retourna et laissa échapper le grec fut déclaré

76 Les élèves seront invités à observer la valeur de ces formes verbales, dans l le texte ( grammaire de texte ). Ils observeront la force du passé simple, le temps du récit, de focaliser les actions principales, de les faire ressortir au premier plan. En même temps, limparfait, le temps de la description, a le rôle de marquer des actions de second plan, des actions de fond de toile. La personne qui prédomine est la troisième personne. La conclusion quon pourrait dégager serait que le type de texte serait un récit. Pourtant, en observant les autres formes verbales présentes dans le texte, et les personnes du verbe, on se rend compte quil sagit dun texte mixte car on remarque des petits fragment de discours ( énonciatifs ) : Le futur elle se réunira elle vaudra direz-vous …etc. Le passé composé : -As-tu terminé ? -Jai terminé. ….etc. Ce quon observe, cette fois-ci, cest que les personnes verbales sont différentes ( première et deuxième personne ), ce qui veut dire que notre fragment a intercalé des types de texte différents. Finalement, ces démarches (lobservation des formes verbales et des personnes employées ) permettent aux élèves de mieux déchiffrer la typologie du texte. Lactivité continue sur les champs lexicaux, les étapes de laction, pour comprendre le texte, mais les élèves découvrent vite à quel point le repérage de la situation de communication, le dépouillement du texte, a été utile pour mieux comprendre le message du texte et argumenter un point de vue. En ce qui concerne les implicites du texte on abordera une discussion avec les élèves sur la culture chinoise, le travail des artistes chinois, la peinture, les thèmes., mais aussi le gens, leurs qualités, les domaines dexcellence. Ensuite on parlera de la culture des Grecs. Mais aussi de la culture en général, de la science et des horizons culturels pour expliquer pourquoi le grec savait que sa mission serait facile dans cette entreprise.

77 Le déroulement du projet dans notre école pendant la période octobre mai 2009 nous a permis dessayer dintégrer le plus possible les activités, proposées à travers le projet de notre module de formation, dans une partie de nos activités courantes. Nous avons pensé que de cette façon, au fur et à mesure des activités avec les élèves, nous nous rendrions mieux compte des aspects sur lesquels nous devrions orienter notre attention. Comme nous nous sommes mis daccord lors du dernier Comité de pilotage, nous avons prévu de : 1..-Travailler sur la compréhension en lecture à partir de textes se trouvant à la portée de nos élèves dans leurs manuels : textes documentaires, informatifs et littéraires (donc plusieurs disciplines : littérature en langue maternelle, cours de sciences,de chimie, de physique, de langues modernes ).- Continuer les exercices du genre « le théâtre des conversations « avec des groupes délèves de niveau différent, justement parce quà travers cette expérience lélève pourrait saisir plus vite et profondément limportance du repérage quil doit faire pendant la lecture pour comprendre le texte. Revenir à notre démarche essentielle et travailler sur la compréhension des textes littéraires, le schéma du récit,.le résumé à partir de la structure du texte. 1.Nous avons décidé de concevoir une partie de notre activité utilisant les manuels en vigueur pour différentes disciplines, justement pour essayer de comprendre ensemble pourquoi certains élèves ont plus de difficulté à comprendre des textes informatifs que des textes narratifs. De cette façon nous avons été amenés à parler de la structure des textes informatifs, nous avons travaillé ensemble, avec les profs de sciences en espérant que, peu à peu, tous gagnent cette habilité qui, dailleurs a besoin de temps et dexercice répété pour se développer. Cela nous a permis dobserver que plus lélève est sensible à la structure du texte, plus la quantité dinformations dont il se rappelle est importante. Nous avons essayé dobserver ensemble différents schémas dorganisation de ce genre de textes, pour éveiller lintérêt pour certains aspects du texte informatif, certains indices de signalement qui indiquent le type de structure du texte utilisée dans un cas ou dans un autre. DU THEATRE VERS LA LECTURE, DE LA CONVERSATION VERS LA COMPREHENSION

78 Nous nous sommes servi des représentations graphiques, avant la lecture, pendant la lecture et après la lecture ( avant la lecture : construit par le prof pour acheminer lélève ; pendant la lecture : les repérages réalisés et complétés par lélève ; et après la lecture :qui représente la façon dont lélève comprend le texte ). Cette activité sest avéré utile car certains élèves ont avoué que même si, instinctivement ils avaient lhabitude de suivre une « logique « du texte, ils navaient jamais pensé que le repérage volontaire du type de structure de texte leur aurait toujours facilité la tache. 2. Le théâtre des conversations, est un exercice qui sest déroulé avec quatre classes différentes comme âge et comme profil ( dixième, onzième et une terminale appartenant au profil littéraire et une classe informatique ). Nous avons repris cette démarche en deux fois pour chaque groupe délèves, ce qui représente un temps de travail important. Lexercice semble très utile et en même temps il a lair dêtre apprécié par les élèves, qui travaillent en équipe qui mettent aussi en valeur leur créativité. La construction de chaque mise en scène sappuie justement sur la création du cadre situationnel, dont ils ne pourraient pas dorénavant ignorer limportance.


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