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1. Étymologie / Définitions 2. Notions / Concepts : Le courage selon Platon, Aristote, les Stoïciens, Spinoza, Voltaire et Jankélévitch. 3. Questions /

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1 1. Étymologie / Définitions 2. Notions / Concepts : Le courage selon Platon, Aristote, les Stoïciens, Spinoza, Voltaire et Jankélévitch. 3. Questions / Discussion 4. En guise de conclusion Tentative de synthèse de la saison Réunion préparée avec Mireille Keller Sandrine Rémy et André Huan

2 Étymologie et définitions Étymologie : Étymologie : – Mot du XI s, dérivé ancien de « cœur », il avait aussi le sens de « disposition du cœur » – Cest aussi ce que les anciens appelait la virilité « andreia » qui signifie courage en grec et vient dailleurs, comme « virtus » en latin, dune racine qui désigne lhomme par opposition à la femme (misogynie !?) Définitions : Définitions : Petit Larousse 1999 : Petit Larousse 1999 : Force de caractère, fermeté que l'on a devant le danger, la souffrance ou dans toute situation difficile à affronter. Dictionnaire philosophique de Comte-Sponville(extrait) Dictionnaire philosophique de Comte-Sponville (extrait) : La vertu qui affronte le danger, la souffrance, la fatigue, qui surmonte la peur, la plainte ou la paresse.

3 Notions / Concepts / Ecoles philosophiques Notions / Concepts / Ecoles philosophiques Avec la prudence, la tempérance, la justice, Avec la prudence, la tempérance, la justice, le courage est lune des vertus cardinales de lantiquité. Platon ( av J-C) : Sest beaucoup intéressé au rapport entretenu entre courage et vérité. Pour lui, le courage serait un savoir « La science des choses à craindre et de celles qui ne le sont pas »Platon ( av J-C) : Sest beaucoup intéressé au rapport entretenu entre courage et vérité. Pour lui, le courage serait un savoir « La science des choses à craindre et de celles qui ne le sont pas » Aristote ( av J-C) : Le courage est une vertu primordiale; lassise de toutes les vertus « Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres ». Aristote définissait la vertu comme un juste milieu entre deux extrêmes opposés et tous les deux vicieux, un sommet entre deux abîmes : le courage entre lâcheté et témérité.Aristote ( av J-C) : Le courage est une vertu primordiale; lassise de toutes les vertus « Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres ». Aristote définissait la vertu comme un juste milieu entre deux extrêmes opposés et tous les deux vicieux, un sommet entre deux abîmes : le courage entre lâcheté et témérité. Les stoïciens ( de 315 av J-C au II s ap J-C / de Zénon à Marc Aurèle) : Le courage est au cœur du stoïcisme. Etre stoïque, cest supporter avec courage et fermeté la douleur et le malheur. Le courage relève davantage de la volonté que de lespérance ou de la peur, de ce qui dépend de nous que de ce qui nen dépend pas.Les stoïciens ( de 315 av J-C au II s ap J-C / de Zénon à Marc Aurèle) : Le courage est au cœur du stoïcisme. Etre stoïque, cest supporter avec courage et fermeté la douleur et le malheur. Le courage relève davantage de la volonté que de lespérance ou de la peur, de ce qui dépend de nous que de ce qui nen dépend pas. Spinoza ( ) : Appelle « fermeté dâme » ce désir « par lequel chacun sefforce de conserver son être sous la seule dictée de la raison ».Spinoza ( ) : Appelle « fermeté dâme » ce désir « par lequel chacun sefforce de conserver son être sous la seule dictée de la raison ». Voltaire ( ) : Le courage nest pas une vertu mais une aptitude ambiguë..« Le courage n'est pas une vertu, mais une qualité commune aux scélérats et aux grands hommes ».Voltaire ( ) : Le courage nest pas une vertu mais une aptitude ambiguë..« Le courage n'est pas une vertu, mais une qualité commune aux scélérats et aux grands hommes ». Jankélévitch ( ) : Le courage nest pas un savoir mais une décision, non une opinion mais un acte. Cest pourquoi la raison ne suffit pas : « Le raisonnement nous dit ce quil faut faire, sil faut le faire, mais il ne nous dit pas quil faille le faire; et encore moins fait-il lui- même ce quil dit »Jankélévitch ( ) : Le courage nest pas un savoir mais une décision, non une opinion mais un acte. Cest pourquoi la raison ne suffit pas : « Le raisonnement nous dit ce quil faut faire, sil faut le faire, mais il ne nous dit pas quil faille le faire; et encore moins fait-il lui- même ce quil dit »

4 QUESTIONS 1.Le courage est-il toujours vertueux ? 2.Faut-il avoir peur ou souffrir pour être courageux ? 3.Courage : cœur ou raison ? 4.Faut-il espérer pour être courageux ?

5 1. Le courage est-il toujours vertueux ?

6 1. Le courage est-il toujours vertueux ? 1. Le courage est-il toujours vertueux ? a)Etre vertueux : sefforcer de se bien conduire. De façon désintéressée ? « La vertu dun couteau est de couper, … et la vertu dun être humain est de vivre et dagir humainement » dit Comte-Sponville. La vertu est leffort pour se bien conduire. « La vertu dun couteau est de couper, … et la vertu dun être humain est de vivre et dagir humainement » dit Comte-Sponville. La vertu est leffort pour se bien conduire. « On ne naît pas vertueux, on le devient » disait Aristote. On le devient par cet effort joyeux (notamment pour Aristote) à faire le bien pour son bien et celui de lhumanité. « On ne naît pas vertueux, on le devient » disait Aristote. On le devient par cet effort joyeux (notamment pour Aristote) à faire le bien pour son bien et celui de lhumanité. Aristote définissait la vertu comme un juste milieu entre deux extrêmes opposés : un sommet entre deux abîmes tous les deux vicieux. Ainsi le courage entre la couardise ( voire la lâcheté) et la témérité. Autrement dit, un équilibre entre deux vices toujours difficile à atteindre ? Aristote définissait la vertu comme un juste milieu entre deux extrêmes opposés : un sommet entre deux abîmes tous les deux vicieux. Ainsi le courage entre la couardise ( voire la lâcheté) et la témérité. Autrement dit, un équilibre entre deux vices toujours difficile à atteindre ? Mais, faire le bien ne suppose-t-il pas toujours une forme de désintéressement (générosité ou altruisme) ? Mais, faire le bien ne suppose-t-il pas toujours une forme de désintéressement (générosité ou altruisme) ? « Etre vertueux », est un effort permanent pour se bien conduire. Cest tendre vers son bien qui est aussi celui de lhumanité et par là le réaliser disait Spinoza. Mais, nest-ce pas aussi tendre à le faire de façon désintéressée ? b)Entre le courage « des durs » et celui des héros, quoi ? Le désintéressement ? Le courage peut servir à tout, au bien comme au mal. « Méchanceté courageuse, cest méchanceté. Fanatisme courageux, cest fanatisme » dit C-S. Cest ce qui faisait douter Voltaire que le courage soit une vertu « Le courage n'est pas une vertu, mais une qualité commune aux scélérats et aux grands hommes. » On peut dire que le courage premier (physique ou psychologique), cest laptitude qui permet de résister à la à la paresse, à la fatigue et/ou à la peur. A la peur de quoi ? Si ce nest que le moi échoue ou manque ! Ce courage là peut appartenir au scélérat autant quà lhonnête homme. Cest le courage viril ou passionnel comme disait Descartes. Cest le courage intéressé. Le plus courant. Celui centré sur soi. Par conséquent, seule la morale peut faire la différence entre le courage « des durs » et celui des héros. Or la morale quest-ce que cest, si ce nest, dune façon ou dune autre une forme de désintéressement ? Un oubli de soi pour une cause plus haute ? Le courage nest pas toujours vertueux; il ne lest que sil est moral. La garantie la plus sûre de la moralité nest-elle pas le désintéressement ? Entre le courage « des durs » et celui des héros, cest la morale qui fait la différence. La morale est toujours, dune façon ou dune autre, une forme de désintéressement.

7 2. Faut-il avoir peur ou souffrir pour être courageux ? pour être courageux ?

8 2. Faut-il avoir peur ou souffrir pour être courageux ? a)Peur et souffrance Peur : Peur : De la crainte à langoisse, en passant par linquiétude, le souci, la frayeur, la terreur…, les facettes de la peur sont multiples, tant par lintensité et la durabilité de lémotion ressentie que par son objet (jusquà être indéterminé dans le cas de langoisse…). En point de convergence, on peut y voir un sentiment dinsécurité du moi (doù son caractère égoïste ?) en présence dun danger (réel ou imaginé/fictif). Plus la peur est durable et intense, plus elle se mue en souffrance dordre psychique et/ou moral voire physique et/ou métaphysique. Souffrance : Souffrance : Certains distinguent un peu arbitrairement douleur physique et souffrance morale et vont parfois jusquà voir un sens à la souffrance morale, sans en trouver à la douleur physique. A.C-S pense que souffrances et douleurs sont indistinctes: « Nous avons telle ou telle souffrance, mais cest la douleur qui sempare de nous.. » b)Contre la peur et la souffrance, quoi : si ce nest le courage ? Et la prudence alors … ! La prudence nest pas la couardise, sans quoi elle serait contraire au courage La prudence nest pas la couardise, sans quoi elle serait contraire au courage et non pas, comme lui, une vertu. « Cest lart de vivre le plus intelligemment possible » « Ce nest pas la vertu la plus haute; mais cest (avec le courage) lune des plus nécessaires » La prudence est une vertu intellectuelle, disait Aristote. « Cest lart de vivre le plus intelligemment possible » dit A.C-S. Etre prudent, cest trouver le meilleur chemin possible pour atteindre un but. La prudence ne choisit, ny ne délibère sur le but mais sur le chemin (sur les moyens et non sur les fins disait Aristote). La prudence cest la raison au service du désir (qui fixe les fins) : « Ce nest pas la vertu la plus haute; mais cest (avec le courage) lune des plus nécessaires » dit A.C-S Le courage : Le courage : Si se fixer un but en surmontant sa paresse et/ou sa fatigue, cest déjà être courageux; affronter le danger, surmonter la peur ou la souffrance, ça lest bien davantage. Certes, la prudence peut permettre déviter de sexposer inutilement aux dangers téméraires, mais elle nécartera jamais le risque de rencontrer la peur ou la souffrance et de devoir y faire face. Nest-il pas vrai dailleurs que plus le but est ambitieux, plus les risques déchec, de peur et de souffrance sont grands ? Il nest pas nécessaire davoir peur ou de souffrir pour être courageux : il suffit dentreprendre. Durer et endurer, persister dans son être quand la peur ou la souffrance surviennent, cest bien là que séprouve le vrai courage. La peur nest-elle pas une forme de souffrance ? La souffrance nest-elle pas de même nature que la douleur ? Même si elle permet parfois de léviter, la prudence nest pas le refus daffronter la peur. Affronter la peur ou la souffrance, y résister, cest bien ça être courageux.

9 3. Courage : cœur ou raison ?

10 a)Courage et raison. Platon Platon nest pas très convainquant lorsquil tente de ramener le courage au savoir. Pour lui le courage serait « La science des choses à craindre et de celles qui ne le sont pas ». Cest oublier que le courage suppose la peur qui résiste à toutes recherches de vérité, à tout intellectualisme. « La peur commande. La peur suffit. » dit C-S. Même sil faut souvent du courage pour sengager dans les voies du savoir, cest face aux peurs quon y rencontre que sexerce le courage essentiel. On ne démontre pas sous la torture quil ne faut pas céder, on y résiste ou pas. Le courage nest pas une démonstration, mais la volonté la plus déterminée de résister à la peur ou, plus difficile encore, à la souffrance. Même si la prudence est de raison et si, guidée par elle, le courage nest pas déraisonnable, cest plutôt du cœur (du désir de valeur) que procède le courage. b)Courage et coeur Le cœur : « Le cœur : « Est le siège symbolique de la vie, et spécialement de la vie affective. » dit C-S. Cette source de valeurs soppose en ce sens à la tête (lieu de la raison et de lintelligence) et au ventre (lieu des instincts /de lego). Spinoza : Spinoza : Appelle « Fermeté dâme » le désir de résister à la peur « par lequel chacun sefforce de conserver son être sous la seule dictée de sa raison ». « Mais tout courage est de volonté » dit-il par ailleurs. « Le courage est dans le désir, non dans la raison, dans leffort, non dans la dictée. » dit C-S Comme le dit Jankélévitch, le courage nest pas un savoir mais une décision, non une opinion mais un acte. « La raison ne suffit pas. La raison est universelle. Tout courage est singulier » Dit C-S. Le courage est le désir de persévérance dans son être et donc, par conséquent, dans les valeurs qui sont les siennes. Le courage procède avant tout de la volonté : du cœur plutôt que de raison. Nest-ce pas pour cela quEluard lappelle « le désir de durer » ?

11 4. Faut-il espérer pour être courageux ?

12 a) Espérer Espérer cest désirer ce quon na pas ou qui nest pas. Espérer cest désirer sans pouvoir puisque cest attendre ce qui ne dépend pas de soi. LEspérance soppose pour cela à la volonté en tant que désir dont la satisfaction dépend de nous. « Il nest pas nécessaire despérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » dit la célèbre formule de Guillaume dOrange. Nest-il pas vrai en effet que, moins il y a despoir, plus il faut de courage ? Cest pourquoi dit A.C-S, « Lespérance nest une vertu que pour les croyants, quand le courage en est une pour tous les hommes ». b)Espérance et courage. Les lâches espèrent la victoire tout autant que les héros ! « Ces espérances ne sont pas le courage, ni ne suffisent, hélas, à en donner » dit C-S. « Cest dans les affaires les plus désespérées que lon emploie le plus de hardiesse et de courage » dit Descartes Comme dit C-S,« Quand il ny a plus rien à espérer, il ny a plus rien à craindre : voilà tout le courage disponible pour un combat présent, pour une souffrance présente, pour une action présente ! » Ce qui peut paraître évident, quoique, nayant plus rien à craindre, on peut se demander sil sagit encore de courage ? Lespérance nest pas le courage. Les combats les plus désespérés sont-ils les plus courageux ? c)Mais alors, pourquoi être courageux si lon nespère rien ? Aristote dit « Les gens vraiment courageux nagissent jamais que par la beauté de lacte courageux ». Pour cette beauté qui nest pas esthétique mais éthique. Pour une valeur quon estime plus importante que son intérêt personnel. Serait-ce pour cette beauté qui serait à la fois, amour du bien et sans espoir, dès lors quon nen espère rien pour soi ?

13 Pour tout homme, il y a ce quil peut et ce quil ne peut pas supporter : quil rencontre ou non, avant de mourir, ce qui va le briser, cest affaire de chance au moins autant que de mérite. Les héros le savent bien quand ils sont lucides : cest ce qui les rend humbles, vis-à-vis deux-mêmes, et miséricordieux, vis-à-vis des autres. Toutes les vertus se tiennent, et toutes tiennent au courage. André Comte-Sponville / Petit traité des grandes vertus / Le courage


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