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«Beatnik» est un mot composé par le journaliste Herb Caen en 1958, ajoutant – nik à beat. The beat, un mot qui décrivait une génération dintellectuels.

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1 «Beatnik» est un mot composé par le journaliste Herb Caen en 1958, ajoutant – nik à beat. The beat, un mot qui décrivait une génération dintellectuels «rebelles», bohèmes; pas exactement aliénée, mais se sentant détachée du statu quo banlieusard après-guerre et donc très mobile. Le nik vient de Sputnik, le premier satellite artificiel, lancé par les Soviétiques en 1957; cest devenu le suffixe pour « russifier » un mot. Beatnik suggère que le rejet du statut-quo de cette génération est une prise de position vaguement socialiste, et que leur critique sociale est une position antiaméricaine. Une chose certaine: cest la première catégorie sociale dont les traits émergent des dynamiques et des images de la culture pop. Guy Lanoue, Université de Montréal,

2 Selon des sources comme Wikipedia (http://en.wikipedia.org/wiki/Beatnik, consulté le ), le beat de beatnik est de largot du monde criminel et délinquant qui se réfère à des personnes « battues » par la vie, par loppression, par les normes. Jack Kerouac, le beat le plus populaire pour le public classe-moyenne instruit, pensait que le mot avait des connotations de beauté et de béatitude, donc un visionnaire. Pour le grand public américain, cependant, beat se référait à lidentification du mouvement avec la musique jazz. Lironie du mouvement intellectuel et esthétique est quil est né dans une époque qui nétait pas encore dominée par la culture pop, mais qui a été rapidement absorbé par ses conventions et par ses dynamiques.http://en.wikipedia.org/wiki/Beatnik ac_Corso_Ginsberg_Mexico.jpg/300px- Kerouac_Corso_Ginsberg_Mexico.jpg Les sommités du mouvement: Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Peter Orlovsky et Gregory Corso.,

3 « Vrai » mouvement social ou une invention médiatique alimentée par le maccarthysme anticommuniste de lépoque? Les deux. Étant sensible et même dépendant des images umb/2/21/Is_this_tomorrow.jpg/225px- Is_this_tomorrow.jpg pop, cette génération assume rapidement lidée du geste symbolique médiatique, pensé, inventé, et ceci, selon une logique scénarisée. Les instances formelles du pouvoir ne comprennent pas, car la notion de « culture wars » est inconnue, et le « mouvement » est largement apolitique. À lépoque, les Américains nont pas découvert le vocabulaire gramscien où la gouvernance seffectue par lhégémonie, et donc perçoivent nimporte changement comme une menace à lordre social, qui est doublement investi de signification, car cest également lordre quils ont « conquis » après le chaos sanglant de la 2 e Guerre mondiale (qu« ils » ont « gagné » et que les Européens ont commencé, selon le discours populaire). La menace et donc toujours liée à létranger. Les Beats, quant à eux, sont largement contre le statu quo culturel qui valorise la complaisance et la somnolence de la banlieue, mais ils ne sont pas particulièrement politisés.

4 Affiche dun film (1960) qui incarne les thèmes de rébellion dangereuse désormais liés aux Beatniks, selon le discours populaire attaché à la culture de masse. Évidemment, Hollywood confondait la critique culturelle des Beats avec dautres formes de rébellion plus menaçantes. /2009/06/annex-brando-marlon-wild-one-the_04.jpg Marlon Brando, The Wild Ones, 1953

5 « War is hell »* : the culture wars 011/03/SEP_ _SP_edit.jpg choolgirlgreengirlscout.jpg Les icônes avant et après les culture wars. Les beatniks lancent la première salve, et bientôt, cest la guerre acharnée. Cette guerre est souvent conçue dans le discours populaire comme une lutte entre conservateurs et libéraux, entre tradition et innovation, le passé et le futur. Autrement dit, elle est conçue comme un conflit autour de certaines valeurs, sans * expression attribuée au Général William Tecumseh Sherman lors de la Guerre Civile américaine. pourtant enquêter lorigine des valeurs nouvelles, et qui sont les combattants. Ce sont les individus qui adoptent la culture pop, dont la simplicité de ses composants permet une appropriation et une manipulation facile. Les culture wars sont donc une rébellion populaire contre les institutions véhicules de lhégémonie.

6 Daddy-o Pourquoi les beats transforment-ils le nominatif daddy en vocatif? Que je le sache, cest le seul mot qui est ainsi transformé (il na pas de mommy-o) en forme dadresse emphatique et directe, comme dans les langues avec déclinaison telles que le Latin ou lAllemand, sauf que lAnglais (en fait, lAnglo-saxon) a perdu ses cas grammaticaux au Moyen âge, vers le 12 e siècle. Ce nest pas une trace historique, car les anglophones ne savent plus que certains cas survivent avec « we » et « us ». Premièrement, on vise « daddy », qui est symboliquement à la tête de la hiérarchie sociale qui est désormais ciblée. Deux, il sagit dune rébellion contre la rigidité de la dimension symbolique incarnée par le corps social masculin. Il sagit donc dun avertissement et dun message pointu, que les anciennes pratiques hégémoniques sont sous tire. Trois, cest du sabotage qui va au-delà des valeurs, car il ajoute un ton ironique au système dindexicalité, et donc à toute la communication. À gauche, un film dexploitation du mouvement: sexe et indifférence au statut-quo. /6/6f/Daddy-O.jpg g.net/rn42cbjf.jpg central.com/image.php?u=30841&dat eline= Coolio et The Great Cornholio, a.k.a. Bungholio ou Beavis. « – io » est le nouveau signal dironie à suivre: 40 ans plus tard, ce recyclage des années 50s est doublement chargé, ironie et nostalgie.

7 Le beatnik stéréotypé – poésies (récitées dans des cafés-sous-sol; le genre survit à Montréal avec Upstairs sur la rue Mackay), tambour afro-cubain (bongos) béret et barbiche. Le caractère Paul Kinsey de lémission Mad Men (2007-), qui se déroule dans les années , est influencé par la culture hipster, lancêtre directe (années OLimages/jazzclub.jpg Un café style beatnik content/uploads/2012/02/20-2.jpg 1940) de la culture beatnik: détendu, des références à la drogue et à la culture underground des Afro- américains urbains. Aujourdhui, hipster est souvent dit avec dédain ou ironique. Il a perdu sa dimension avant-garde. Le nom de Kinsey sans doute fa référence au fameux Kinsey Report des années 1950, la première enquête sérieuse sur la sexualité américaine.

8 es/P/Beatnik%20Chick%20Adult%20 Costume.detail.jpg Le beatnik-girl partage le béret français et la cigarette avec lhomme. Souvent, elle est en pantalons et adopte de poses non conventionnelles pour symboliser sont rejet des conventions petites-bourgeoises. Le béret depuis les années 1930 était pour les Américains le symbole par excellence de la culture bohème de Paris. Après 1960, le béret noir est aussi symbole du révolutionnaire, avec la photo renommée de Che Guevara. ia/commons/thumb/5/58/CheHigh.jp g/250px-CheHigh.jpg

9 x_4XnwWav80/s800/Beatnik%20Party.jpg La critique beat favorise lépanouissement individuel, dans sa version pop de beatnik, ceci devient la transgression sexuelle. La critique sociale beat est censée viser lhypocrisie de la classe moyenne, qui accepte lhégémonie de la biopolitique foucaldienne en dépit de son libéralisme et de son rejet de lancien régime. Ce nest pas surprenant que lagir sexuel en est la métaphore la plus puissante.

10 Charles Mingus ( ), contrebassiste jazz, était sans doute le modèle pour lesthétique beatnik. Les beats avaient établi la musique jazz des noirs comme un point de référence de leur culture, peut-être parce que cette tradition était, comme eux, un peu déracinée et signe de libération, sinspirant de la musique noire que les migrants arrivés au nord avaient amenée avec eux quand ils ont voulu quitter les conditions misérables qui caractérisaient la vie des noirs au sud des États-Unis.

11 dEhttp://1.bp.blogspot.com/_Gfy9pPShVqA/Sxp 7-205dEI/AAAAAAAAA2A/5fP1A- hlx2Y/s400/FlandersBeatnikParents.png Limage perdure – Ned Flanders, voisin ultrareligieux et conformiste de Homer Simpson, est fils de parents Beatnik (« Hurricane Neddy », épisode 08-8, ) _Beatnik_Chicken_clipart_image.jpg Beatnik Chicken, à droite, est probablement inspiré de Banty Rooster (Banty = Bantam = petit), un caractère de Warner Brothers de 1963 (« Banty Raids », un jeu de mots sur « panty raids », activité populaire avec les fraternités américaines dans les années 1950), qui est compétition avec le populaire Foghorn Leghorn pour les affections des poules, surtout Miss Prissy. es/images/2/29/Banty_rooster.jpg

12 Audrey Hepburn, Fred Astaire, Funny Face, La Hepburn est censée incarner une Beatnik newyorkaise (elle est commis dans une librairie et « philosophe »).

13 ess.com/2007/08/krebsbig.gif Maynard G. Krebs (Bob Denver, qui finira par incarner un autre icône de la culture pop, le matelot Gilligan [Gilligans Island, ]), in The Many Loves of Dobie Gillis ( ). Dobie est un petit-bourgeois qui est attiré par largent et par les belles femmes qui sont hors Son antithèse – Leave it to Beaver (1957), la famille américaine iconique de sa portée. Son ami Maynard le sauve la peau avec sa philosophie de plaisir et surtout daversion envers le travail. Il devient le stéréotype du Beatnik pour le public américain, surtout parce que lémission a atteint un statut iconique.

14 Trois artistes importants influencés par les Beats, qui ont émergé dans les années 1960: Joan Baez, Woody Allen, Bob Dylan

15 En fin de conte, le beat est une catégorie qui suggère une personne aliénée, distante, à la recherche de nouveauté – toutes les qualités pour établir les conditions de lironie postmoderne qui va émerger après la guerre. Le Beatnik ritualise sa rébellion. Sans béret, que est-il? ges_SluggoTheBeatnik_FC32_NancyPanel07.jpg À droite, la transformation réussie Sluggo de la bande dessinée Nancy (Ernie Bushmiller) qui a débuté dans les années 1930s. Sluggo est le petit copain pauvre de la protagoniste, qui vit dans une maisonnée classe moyenne (pour établir son statut de médiatrice, Nancy a également un copain riche, Rollo).


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