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1 PROLACTINE !!! QUEN EST-IL QUAND ELLE EST ÉLÉVÉE ? PROLACTINE !!! QUEN EST-IL QUAND ELLE EST ÉLÉVÉE ? Baya Benabdesselam HÔPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT.

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1 1 PROLACTINE !!! QUEN EST-IL QUAND ELLE EST ÉLÉVÉE ? PROLACTINE !!! QUEN EST-IL QUAND ELLE EST ÉLÉVÉE ? Baya Benabdesselam HÔPITAL MAISONNEUVE-ROSEMONT

2 2 HYPERPROLACTINÉMIE BUT : Interpréter un résultat dhyperprolatinémie et adopter une bonne conduite pratique sécuritaire. BUT : Interpréter un résultat dhyperprolatinémie et adopter une bonne conduite pratique sécuritaire. Objectifs : Objectifs : 1-Définir la prolactine (PL), sa physiologie et enfin son rôle, 1-Définir la prolactine (PL), sa physiologie et enfin son rôle, 2-Connaître les différentes formes circulantes de la prolactine (PL), 2-Connaître les différentes formes circulantes de la prolactine (PL), 3-Se familiariser avec les taux sériques de la PL, 3-Se familiariser avec les taux sériques de la PL, 4-Assimiler lépidémiologie de cette situation 4-Assimiler lépidémiologie de cette situation 4-Nommer les différentes étiologies de lhyperprolactinémie (HPL), 4-Nommer les différentes étiologies de lhyperprolactinémie (HPL), 5- Estimer les conséquences liées à lHPL, 5- Estimer les conséquences liées à lHPL, 6-Décrire le lien entre neuroleptique et HPL, 6-Décrire le lien entre neuroleptique et HPL, 7-Situer une conduite à tenir face à l HPL, 7-Situer une conduite à tenir face à l HPL, -Évaluation -Évaluation -Quand traiter -Quand traiter -Commentaires pratiques : conduite générale et sous antipsychotique -Commentaires pratiques : conduite générale et sous antipsychotique 8-Identifier le rôle de linfirmière face à cette situation. 8-Identifier le rôle de linfirmière face à cette situation.

3 3 Définition de la prolactine Prolactine : Hormone = Protéine de 199 acides aminés. Prolactine : Hormone = Protéine de 199 acides aminés. Sécrétion : ++Cellules lactotropes au niveau de lhypophyse antérieure sous les commandes de lhypothalamus. Sécrétion : ++Cellules lactotropes au niveau de lhypophyse antérieure sous les commandes de lhypothalamus. Elle est essentiellement sous contrôle inhibiteur tonique exercé par la dopamine. Elle est essentiellement sous contrôle inhibiteur tonique exercé par la dopamine. Principal inhibiteur de la sécrétion : Lhypothalamus = La dopamine Principal inhibiteur de la sécrétion : Lhypothalamus = La dopamine

4 4 PROLATINE

5 5 Définition\Physiologie/Rôle de la prolactine Principale hormone inhibitrice : Dopamine Principale hormone inhibitrice : Dopamine ( PIF : prolactin inhibitory factor). ( PIF : prolactin inhibitory factor). La régulation est le résultat dun état déquilibre entre la stimulation médiée la GnRH (hormone de libération thyréotrope) principalement et secondairement par la sérotonine via les récepteurs 5-HT1A et 5-HT2 et linhibition médiée essentiellement par la dopamine La régulation est le résultat dun état déquilibre entre la stimulation médiée la GnRH (hormone de libération thyréotrope) principalement et secondairement par la sérotonine via les récepteurs 5-HT1A et 5-HT2 et linhibition médiée essentiellement par la dopamine

6 6 Définition\Physiologie/Rôle de la prolactine La dopamine libérée par les neurones tubéroinfundibulaires au niveau de lhypothalamus se lie aux récepteurs dopaminergiques D2 de la membrane des cellules pituitaires sécrétoires de prolactine. La dopamine libérée par les neurones tubéroinfundibulaires au niveau de lhypothalamus se lie aux récepteurs dopaminergiques D2 de la membrane des cellules pituitaires sécrétoires de prolactine. La stimulation de ces récepteurs influence la transcription génétique, la synthèse et la libération de la prolactine. La stimulation de ces récepteurs influence la transcription génétique, la synthèse et la libération de la prolactine. Léquilibre est modulé par dautres susbstances comme les oestrogènes. Léquilibre est modulé par dautres susbstances comme les oestrogènes. Ces oestrogènes : se lient spécifiquement aux récepteurs cellulaires lactotropes : augmentation de la transcription génétique et de la synthèse de la prolactine et ainsi contreaction de leffet dopaminergique. Ces oestrogènes : se lient spécifiquement aux récepteurs cellulaires lactotropes : augmentation de la transcription génétique et de la synthèse de la prolactine et ainsi contreaction de leffet dopaminergique.

7 7 Définition\Physiologie/Rôle de la prolactine LHPL produit des changements marqués dans la sécrétion pulsatile de la GnRH 1 et donc dans la production physiologique de la FSH 2 et LH 3. LHPL produit des changements marqués dans la sécrétion pulsatile de la GnRH 1 et donc dans la production physiologique de la FSH 2 et LH 3. Les changements dans les FSH et LH produisent une dysrégulation dans la croissance folliculaire et lovulation chez la femme et, dans la stéroidogénèse\spermatogénèse chez lhomme. Les changements dans les FSH et LH produisent une dysrégulation dans la croissance folliculaire et lovulation chez la femme et, dans la stéroidogénèse\spermatogénèse chez lhomme. Dou lhypogonadisme lequel est la cause des symptômes dHPL aussi bien à court et quà long terme. Dou lhypogonadisme lequel est la cause des symptômes dHPL aussi bien à court et quà long terme. 1-Gonadotropin Releasing Hormone 1-Gonadotropin Releasing Hormone 2-Follicle Stimulation Hormone 2-Follicle Stimulation Hormone 3-Luteinizing Hormone 3-Luteinizing Hormone

8

9 9 Définition\Physiologie/Rôle de la prolactine Excrétée par le rein Excrétée par le rein Fonction physiologique principale : Fonction physiologique principale : -préparation de la glande mammaire pendant la grossesse -préparation de la glande mammaire pendant la grossesse -la stimulation de la production du lait après laccouchement -la stimulation de la production du lait après laccouchement Effet pléiotropique : transcription génétique Effet pléiotropique : transcription génétique

10 10 Définition\Physiologie/Rôle de la prolactine Variation circadienne : Pics sécrétoires / jour. Variation circadienne : Pics sécrétoires / jour. au cours du sommeil (pic après 4h de sommeil) et max en fin de nuit. Un creux 6h post-réveil au cours du sommeil (pic après 4h de sommeil) et max en fin de nuit. Un creux 6h post-réveil Sécrétion pulsatile à toutes les 95 minutes. Sécrétion pulsatile à toutes les 95 minutes. Variation intra-inter-individuelle ample. Variation intra-inter-individuelle ample.

11 Prélèvement

12 12 Taux sériques de la prolactine Dosage obtenu sur une prise de sang le matin à jeun. Dosage obtenu sur une prise de sang le matin à jeun. Un repos de 30mn à 1heure est recommandé…. Un repos de 30mn à 1heure est recommandé…. Idéalement deux échantillons à 20 minutes dintervalle : évite lHP factice secondaire au stress et/ou à lexercice (cependant dispendieux !). Idéalement deux échantillons à 20 minutes dintervalle : évite lHP factice secondaire au stress et/ou à lexercice (cependant dispendieux !). Les taux sériques normaux : = 5.2 – 26.5 μg/L Les taux sériques normaux : = 5.2 – 26.5 μg/L = 3.5 – 19.4 μg/L = 3.5 – 19.4 μg/L

13 13 SÉCRÉTION DE LA PROLACTINE InhibiteursStimulants DopamineSérotonine AcétylcholineOestrogènes SomatostatineTRH GlucocorticoidesGnRH Gonadotrophines Peptides des opoides Oxytocine Vasopressine Histamine Angiotensine II

14 14 Les différentes formes de la prolactine Prolactine circulante : plusieurs formes, hétérogène Prolactine circulante : plusieurs formes, hétérogène -Formes clivées (16 kDA); -Formes clivées (16 kDA); -Forme monomérique: -non glycosylée la plus active (23kDA) -Forme monomérique: -non glycosylée la plus active (23kDA) est prépondérante est prépondérante -glycosylée (25-27 kDA), moins active; -glycosylée (25-27 kDA), moins active; -Formes lourdes (50-60 kDA) : Habituellement + minoritaires -Formes lourdes (50-60 kDA) : Habituellement + minoritaires a) dimérique, trimérique = big PRL ou non actives(< 10%); a) dimérique, trimérique = big PRL ou non actives(< 10%); b) multimérique (> 150 kDA) = big-big PRL ou macroprolactinémie b) multimérique (> 150 kDA) = big-big PRL ou macroprolactinémie (MPRL). < 5%. (MPRL). < 5%. monomérique associée à lIgG = complexes immuns. monomérique associée à lIgG = complexes immuns. Demi-vie longue mais activité réduite. Demi-vie longue mais activité réduite. Sur une proportion de 1106 patients avec HPL, environ 10% ont une MPRL.

15 ÉPIDÉMIOLOGIE DE LHPL La prévalence : entre 0.4% (chez la population adulte en santé non sélectionnée ) ad 10% (chez les populations particulières de patients). La prévalence : entre 0.4% (chez la population adulte en santé non sélectionnée ) ad 10% (chez les populations particulières de patients). Retrouvée : Retrouvée : -chez 9% de jeunes femmes avec aménorrhée -chez 9% de jeunes femmes avec aménorrhée -et chez 5% des hommes avec des problèmes dinfertilité ou impuissance. -et chez 5% des hommes avec des problèmes dinfertilité ou impuissance. 15

16 16 LES DIFFÉRENTES ÉTIOLOGIES DE LHPL Les causes physiologiques :Les causes physiologiques : Pics sécrétoires, pulsatile :++ nocturne Pics sécrétoires, pulsatile :++ nocturne Stress physique ou psychologique (< 40 μg /L). Stress physique ou psychologique (< 40 μg /L). Repas riches en protéines : légère Repas riches en protéines : légère Les oestrogènes, ovulation, milieu de la phase lutéale… Les oestrogènes, ovulation, milieu de la phase lutéale… Grossesse : 200 à 500 μg/L en fin du 3éme trimestre. Grossesse : 200 à 500 μg/L en fin du 3éme trimestre. Allaitement, Allaitement, Hypoglycémie… Hypoglycémie… Activité sexuelle ou physique Activité sexuelle ou physique

17 17 LES DIFFÉRENTES ÉTIOLOGIES DE LHPL Les causes pharmacologiques :Les causes pharmacologiques : Neuroleptiques Neuroleptiques typiques : halopéridol,phénothiazines, Thioxanthènes, butyrophénones. typiques : halopéridol,phénothiazines, Thioxanthènes, butyrophénones. Atypiques : Rispéridone +++. Clozapine minime à court terme, olanzapine une légère en début de traitement.Atypiques : Rispéridone +++. Clozapine minime à court terme, olanzapine une légère en début de traitement. Antidépresseurs tricycliques : Chlomipramine, Amitryptyline).Antidépresseurs tricycliques : Chlomipramine, Amitryptyline). Inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine : Paroxétine*; Citaprolam*; Fluvoxamine*.Inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine : Paroxétine*; Citaprolam*; Fluvoxamine*. *Une étude aussi a retrouvé une association entre HPL chez les adolescentes et lutilisation des inhibiteurs du recaptage de la sérotonine incluant fluoxétine(Prozac), fluvoxamine (Luvox), et divalproex (Depakote ) *.

18 18 LES DIFFÉRENTES ÉTIOLOGIES DE LHPL Les causes pharmacologiques : Les causes pharmacologiques : Antiémétiques/antagonistes de la dopamine : métochlopramide (Reglan), dompéridone (Motilium).Antiémétiques/antagonistes de la dopamine : métochlopramide (Reglan), dompéridone (Motilium). Antiépileptiques :carbamazépine Antiépileptiques :carbamazépine Antihypertenseurs : Verapamil(VD) mécanisme inconnu; méthyldopa (inhibe la synthèse de la dopamine); réserpine (Inhibe le stockage de la dopamine, dépletion hypothalamique en dopamine).Antihypertenseurs : Verapamil(VD) mécanisme inconnu; méthyldopa (inhibe la synthèse de la dopamine); réserpine (Inhibe le stockage de la dopamine, dépletion hypothalamique en dopamine). * : Augmentation minime de la prolactine mais ne dépassant pas la limite supérieure du niveau sérique normal. * : Augmentation minime de la prolactine mais ne dépassant pas la limite supérieure du niveau sérique normal.

19 19 LES DIFFÉRENTES ÉTIOLOGIES DE LHPL Les causes pharmacologiques : Les causes pharmacologiques : Agents gastrocinétiques/cholinergiques : CisaprideAgents gastrocinétiques/cholinergiques : Cisapride Inhibiteurs de la sécrétion gastrique/antagonistes du Inhibiteurs de la sécrétion gastrique/antagonistes du récepteur H2 : Cimétidine, ranitidine récepteur H2 : Cimétidine, ranitidine Hormones : oestrogènes, contraceptifs orauxHormones : oestrogènes, contraceptifs oraux Tranquilisants / benzodiazépine : Lorazépam, oxazépamTranquilisants / benzodiazépine : Lorazépam, oxazépam Stimulants (stimulation du système sérotoninergique) : Stimulants (stimulation du système sérotoninergique) : Amphétamines, opiates Amphétamines, opiates

20 20 LISTE DE MÉDICAMENTS POUVANT CAUSER HYPERPROLATINÉMIE AVEC OU SANS GALACTORRHÉE AntipsychotiquesAntidprésseursAntihypertenseursGastroIntestinauxOpiacés Typical antipsychotics Typical antipsychotics *Phenothiazine drugs : *Phenothiazine drugs : -chlorpromazine [Thorazine], -chlorpromazine [Thorazine], -clomipramine [Anafranil], -clomipramine [Anafranil], -fluphenazine [Prolixin], -fluphenazine [Prolixin], -prochlorperazine [Compazine], -prochlorperazine [Compazine], -thioridazine [Mellaril]) -thioridazine [Mellaril]) *Haloperidol (Haldol) *Haloperidol (Haldol) *Pimozide (Orap *Pimozide (Orap Atypical antipsychotics: Atypical antipsychotics: Risperidone (Risperdal) Risperidone (Risperdal) Molindone (Moban) Molindone (Moban) Olanzapine (Zyprexa ). Olanzapine (Zyprexa ). Antidepressant agents : Clomipramine (Anafranil) Clomipramine (Anafranil) Desipramine (Norpramin). Desipramine (Norpramin). Anti- hypertensive agents : Methyldopa (Aldomet) Reserpine (Hydromox, Serpasil, others) Verapamil (Calan, Isoptin). Gastrointestinal drugs: Cimetidine (Tagamet) Metoclopramide (Reglan). Metoclopramide (Reglan). Opiates : Codeine Morphine Morphine

21 21 LES DIFFÉRENTES ÉTIOLOGIES DE LHPL Causes pathologiques :Causes pathologiques : Prolactinome : > 200 μg/LProlactinome : > 200 μg/L En fonction de la taille : En fonction de la taille : - T < 1cm : < 200 μg/L - T < 1cm : < 200 μg/L cm < T < 2.0 cm : 200 à 1000 μg/L cm < T < 2.0 cm : 200 à 1000 μg/L. - T > 2.0 cm : > 1000 μg/L. - T > 2.0 cm : > 1000 μg/L. Avec des exceptions. Avec des exceptions. Affections hypothalamiques et de la tige pituitaire (tumeurs, maladie infiltrative, section de la tige, autres adénomes).Affections hypothalamiques et de la tige pituitaire (tumeurs, maladie infiltrative, section de la tige, autres adénomes).

22 22 LES DIFFÉRENTES ÉTIOLOGIES DE LHPL Causes pathologiques : Causes pathologiques : Hypothyroidie primaire (< 50 μg/L). Corrigée avec le traitement de lhypothyroidie (dosage TSH).Hypothyroidie primaire (< 50 μg/L). Corrigée avec le traitement de lhypothyroidie (dosage TSH). Insuffisance rénale (25 – 100 μg/L),Insuffisance rénale (25 – 100 μg/L), Hépatopaties sérieuses ou Cirrhose hépatiqueHépatopaties sérieuses ou Cirrhose hépatique SOPSOP Syndrome de CushingSyndrome de Cushing Idiopathique :Idiopathique : On peut avoir un microadénome invisible à la radiographie (100 μg/L) : fréquent. On peut avoir un microadénome invisible à la radiographie (100 μg/L) : fréquent.

23 23 LES DIFFÉRENTES ÉTIOLOGIES DE LHPL Causes pathologiques : Causes pathologiques : Traumatismes et lésions de la cage thoracique : Brûlures ( mécanisme neuronal), chirurgie (mastectomie, thoracotomie), herpès, néoplasies de la paroi thoracique.Traumatismes et lésions de la cage thoracique : Brûlures ( mécanisme neuronal), chirurgie (mastectomie, thoracotomie), herpès, néoplasies de la paroi thoracique. Macroprolactinémie :Macroprolactinémie : baisse de la clairance de la prolactine incluant baisse de la clairance de la prolactine incluant -linsuffisance rénale -linsuffisance rénale -big prolactin. -big prolactin.

24 24 CONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Conséquences court terme : Conséquences court terme : Troubles sexuels sont le résultat des changements dans lesTroubles sexuels sont le résultat des changements dans les niveaux dhormones reproductives (dans la phase aigue) 1. niveaux dhormones reproductives (dans la phase aigue) Kinon et al (2003). Prevalence of hyperprolactinemia in schizophrenia patients treated with conventional antipsychotic medication or risperidone.

25 25 SYMPTÔMES DHPL En fonction de lâge et du sexe du patient En fonction de lâge et du sexe du patient Manifestations cliniques dHPL : entre 60 et 100 ug/L Manifestations cliniques dHPL : entre 60 et 100 ug/L Préménopausée : fréquents et précoces Préménopausée : fréquents et précoces -Aménorrhée (20%) -Aménorrhée (20%) -Oligo-aménorrhée > 90%; -Oligo-aménorrhée > 90%; -Galactorrhée : 50% - 60 % (uni ou le plus souvent -Galactorrhée : 50% - 60 % (uni ou le plus souvent bilatérale). bilatérale). Si pas spontanée : rechercher lors de lexamen physique Si pas spontanée : rechercher lors de lexamen physique (pression des mamelons). (pression des mamelons). -Infertilité; -Infertilité; -Diminution de la libido, sécheresse vaginale et dyspareunie; -Diminution de la libido, sécheresse vaginale et dyspareunie; Réduction doestradiol et progestérone chez les patientes Réduction doestradiol et progestérone chez les patientes sous rispéridone (Kinon, 2003). sous rispéridone (Kinon, 2003). Augmentation de la testostérone totale (Kinon, 2003). Augmentation de la testostérone totale (Kinon, 2003).

26 26 SYMPTÔMES DHPL Post-Ménopausée : Présente par définition un Post-Ménopausée : Présente par définition un hypogonadisme hypogonadisme Souvent asymptomatique, Souvent asymptomatique, Rarement symptômes de compression en cas de macroprolactinome. Rarement symptômes de compression en cas de macroprolactinome. réduction de loestradiol (Kinon et al 2003) réduction de loestradiol (Kinon et al 2003) Augmentation de la testostérone totale chez celles sous Augmentation de la testostérone totale chez celles sous rispéridone rispéridone Baisse dans les glycoprotéines de liaison des hormones Baisse dans les glycoprotéines de liaison des hormones sexuelles sexuelles

27 27 SYMPTÔMES DHPL : Symptômes insidieux et retardés : endocriniens : Symptômes insidieux et retardés : endocriniens dans la moitié des cas dans la moitié des cas -Diminution de la libido (80%) et dysfonctionnement érectile ou éjaculatoire; -Diminution de la libido (80%) et dysfonctionnement érectile ou éjaculatoire; -Infertilité; -Infertilité; -Gynécomastie (rare); -Gynécomastie (rare); -Galactorrhée(15-25% lorsque recherchée systématiquement). -Galactorrhée(15-25% lorsque recherchée systématiquement). -Autres signes dhypogonadisme : perte de caractères sexuels -Autres signes dhypogonadisme : perte de caractères sexuels et masse musculaire … et masse musculaire … -Symptômes de compression fréquents : céphalées, troubles visuels. -Symptômes de compression fréquents : céphalées, troubles visuels. Réduction dans la testostérone totale chez les patients sous antipsychotiques conventionnels (Kinon, 2003). Réduction en oestradiol.

28 28 CONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Gain de poids : Les changements dans le ratio œstrogène- testosterone produit par lHPL au niveau des noyaux ventral- médian-paraventriculaire de lhypothalamus augmente lappétit à des niveaux anormaux. Gain de poids : Les changements dans le ratio œstrogène- testosterone produit par lHPL au niveau des noyaux ventral- médian-paraventriculaire de lhypothalamus augmente lappétit à des niveaux anormaux. Corrélation significative entre lIMC et le niveau de PL chez les en externe VS à linterne (Bastita et al 2001). Étude transversale Corrélation significative entre lIMC et le niveau de PL chez les en externe VS à linterne (Bastita et al 2001). Étude transversale

29 29 CONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : LHPL chronique augmente significativement linsulino- résistance (IsR) des adipocytes. LHPL chronique augmente significativement linsulino- résistance (IsR) des adipocytes. Ainsi le gain de poids et lIsR déclenchent la cascade dévènements conduisant à lintolérance au glucose et ultimement au diabète. Ainsi le gain de poids et lIsR déclenchent la cascade dévènements conduisant à lintolérance au glucose et ultimement au diabète.

30 30 CONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Ostéoporose ( et ) / densité osseuse. Ostéoporose ( et ) / densité osseuse. Les niveaux bas doestrogènes tels quengendrés par lHPL : ostéopénie et ultimement ostéoporose. Les niveaux bas doestrogènes tels quengendrés par lHPL : ostéopénie et ultimement ostéoporose. Remodelage osseux excessif par activation des ostéoclastes (résorption osseuse ) et inhibition des ostéoblastes. Remodelage osseux excessif par activation des ostéoclastes (résorption osseuse ) et inhibition des ostéoblastes. Atteinte aussi de lapoptose des cellules osseuses en diminuant la durée de vie des ostéoblastes. Atteinte aussi de lapoptose des cellules osseuses en diminuant la durée de vie des ostéoblastes. Ostéopénie corticale étroitement liée à la durée de lHPL. Ostéopénie corticale étroitement liée à la durée de lHPL. L hypoestrogénisme induit la réduction d'alpha-1- hydroxylase au niveau du rein et, puis, la synthèse de la vitamine D avec la réduction subséquente de l'absorption intestinale du calcium. L hypoestrogénisme induit la réduction d'alpha-1- hydroxylase au niveau du rein et, puis, la synthèse de la vitamine D avec la réduction subséquente de l'absorption intestinale du calcium.

31 31 CONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Ostéopénie ( et ) / densité osseuse. Ostéopénie ( et ) / densité osseuse. Lhypoestrogémisme influence aussi lactivité des interleukines. Induit ainsi une augmentation du remodelage osseux par un processus complexe (augmentation de la résorption osseuse et réduction de la formation osseuse) 1. Lhypoestrogémisme influence aussi lactivité des interleukines. Induit ainsi une augmentation du remodelage osseux par un processus complexe (augmentation de la résorption osseuse et réduction de la formation osseuse) 1. LHPL : baisse de la densité osseuse par dautres mécanismes 2 : LHPL : baisse de la densité osseuse par dautres mécanismes 2 : -des changemenst dans les niveaux dandrogène -des changemenst dans les niveaux dandrogène -effet direct sur la matrice osseuse (probablement par la réduction de la calcitonine). -effet direct sur la matrice osseuse (probablement par la réduction de la calcitonine). -effet dinhibition des ostéoblastes. -effet dinhibition des ostéoblastes. 1-Naidoo U et al. Hyperprolactinemia and bone mineral density : potential impact of antipsychotic agents Abraham G et al. Bone mineral density and prolactin associations in patients with chronic schizophrenia

32 32 CONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Ostéopénie ( et ) / densité osseuse. Ostéopénie ( et ) / densité osseuse. Situation identique chez lhomme (testostérone). Situation identique chez lhomme (testostérone). Autres facteurs contribuant à la réduction de la densité osseuse chez les schizophrènes : Autres facteurs contribuant à la réduction de la densité osseuse chez les schizophrènes : -immobilité (sédentarité) chez les patients avec symptômes -immobilité (sédentarité) chez les patients avec symptômes négatifs, négatifs, -tabagisme, -tabagisme, -consommation excessive dalcool -consommation excessive dalcool -et alimentation pauvre en calcium et protéines. -et alimentation pauvre en calcium et protéines.

33 33 RCONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Ostéopénie ( et ) / densité osseuse. Ostéopénie ( et ) / densité osseuse. attribuée au déficit oestrogénique et de la testostérone attribuée au déficit oestrogénique et de la testostérone consécutive à lHPL. consécutive à lHPL. Cancer du sein : les données sont limitéesCancer du sein : les données sont limitées Étude rétrospective : les utilisatrices des antipsychotiques Étude rétrospective : les utilisatrices des antipsychotiques entraînant HPL ont été associées à une augmentation du entraînant HPL ont été associées à une augmentation du risque du cancer du sein de 16 %. Similaire à celui associé risque du cancer du sein de 16 %. Similaire à celui associé aux oestrogènes 1. aux oestrogènes 1. Prudence si ATCD de cancer du sein : Quelques types de carcinomes mammaires sont sensibles à la prolactine… Prudence si ATCD de cancer du sein : Quelques types de carcinomes mammaires sont sensibles à la prolactine… 1 : Wang PS et al. Dopamine antagonists and the development of breast cancer : Wang PS et al. Dopamine antagonists and the development of breast cancer 2002.

34 34 RCONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Cancer de lendomètre : augmenterait le risque à long terme. Cancer de lendomètre : augmenterait le risque à long terme. Certaines jeunes femmes sous antipsychotiques avec HPL Certaines jeunes femmes sous antipsychotiques avec HPL novulent pas mais produisent assez doestradiol pour novulent pas mais produisent assez doestradiol pour stimuler lendomètre…(études encore à faire). stimuler lendomètre…(études encore à faire). Facteur de risque des tumeurs de la prostate chez les hommes Facteur de risque des tumeurs de la prostate chez les hommes : la capacité dinduction de la mitose et dinhibition de : la capacité dinduction de la mitose et dinhibition de lapoptose de la prolactine : facteur de risque pour les tumeurs de la prostate chez lhomme (Vonderhaar, BK 1998 et Perks, CM et al 2004). lapoptose de la prolactine : facteur de risque pour les tumeurs de la prostate chez lhomme (Vonderhaar, BK 1998 et Perks, CM et al 2004).

35 35 CONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Fonction immunitaire : Stimule et facilite la fonction Fonction immunitaire : Stimule et facilite la fonction immunitaire. immunitaire. Potentialise les fonctions des lymphcytes B et T ainsi que les cellules Killers naturelles (études in vitro et in vivo). Potentialise les fonctions des lymphcytes B et T ainsi que les cellules Killers naturelles (études in vitro et in vivo). À considérer chez ceux recevant une transplantation. À considérer chez ceux recevant une transplantation. Activation de lagrégation plaquettaire induite par lADP :Activation de lagrégation plaquettaire induite par lADP : risque accru de thrombose veineuse; risque accru de thrombose veineuse;

36 36 AUTRES CONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Augmentation du risque dévènements cardiovasculaires. Pas détudes pour valider cette hypothèse. Augmentation du risque dévènements cardiovasculaires. Pas détudes pour valider cette hypothèse. Troubles de lhumeur chez les deux sexes : soit comme conséquence des niveaux doestrogènes et testostérone ou effet direct ( avec aménorhée avec HPL : hostilité, dépression, anxiété…). Troubles de lhumeur chez les deux sexes : soit comme conséquence des niveaux doestrogènes et testostérone ou effet direct ( avec aménorhée avec HPL : hostilité, dépression, anxiété…). Association potentielle entre agonistes D2 et tumeurs pituitaires (FDA). Association potentielle entre agonistes D2 et tumeurs pituitaires (FDA).

37 37 CONSÉQUENCES LIÉES À LHPL Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Hyperprolactinémie prolongée (persistante) : Une augmentation de 12% du volume de la glande pituitaire suite à un traitement de 12 mois par antipsychotique entraînant une HPL (MacMaster et al, 2007). Une augmentation de 12% du volume de la glande pituitaire suite à un traitement de 12 mois par antipsychotique entraînant une HPL (MacMaster et al, 2007). Hyperprolactinémie chez ladolescent : Hyperprolactinémie chez ladolescent : -retard de croissance -retard de croissance -retard sexuel -retard sexuel

38 CONSÉQUENCES DE LHPL W.Milano, M.De Rosa, L. Milano, G. Nofle, C. Petrella Court termeLong terme & Perte de la libido et Galactorrhée Ostéoporose Gain de poids Trouble de lhumeur? Augmentation de 12% du volume de la glande pituitaire (après 12 mois de traitement antipsychotique) Troubles menstruels (Oligoménorrhée, aménorrhée, courte phase lutéinique) Non ovulation infertilité Tension mammaire Dysfonctionnement organismique Troubles cutanés (acné, hirsutisme) Cancer du sein? Cancer de lendomètre? Troubles cardiovasculaires? Impuissance Troubles déjaculation Réduction dans spermatogénese Gynécomastie

39 NEUROLEPTIQUES ET PROLACTINE Kleinberg : le premier à rapporter cet effet secondaire (1971). Kleinberg : le premier à rapporter cet effet secondaire (1971). Montgomery et al (USA, 2004 ), et Bushe et Shaw (UK, 2007). Montgomery et al (USA, 2004 ), et Bushe et Shaw (UK, 2007). Les antipsychotiques ou neuroleptiques sont la cause la plus importante dHPL chez les jeunes adultes (schizophrénie et lâge dapparition…). Les antipsychotiques ou neuroleptiques sont la cause la plus importante dHPL chez les jeunes adultes (schizophrénie et lâge dapparition…). Les effets dHPL chez les patients schizophrènes doivent être pris en considération. Les effets dHPL chez les patients schizophrènes doivent être pris en considération. 39

40 Prolactine et neuroanatomie 40

41 ÉPIDÉMIOLOGIE DE LHPL VS NEUROLEPTIQUES Des différences dans les caractéristiques démographiques ont été rapportées par différentes études concernant le sexe. Des différences dans les caractéristiques démographiques ont été rapportées par différentes études concernant le sexe. HPL chez 65.6% chez les femmes préménopausées VS 45.1% chez le ménopausées et, 42.4% chez les hommes. Traitement par neuroleptique depuis au moins 03 mois 1. HPL chez 65.6% chez les femmes préménopausées VS 45.1% chez le ménopausées et, 42.4% chez les hommes. Traitement par neuroleptique depuis au moins 03 mois 1. Relation inverse retrouvée dans une autre étude : pour un an de moins, il y a augmentation du risque de 2.25%. Relation inverse retrouvée dans une autre étude : pour un an de moins, il y a augmentation du risque de 2.25%. Lâge de la femme : caractéristique démographique importante Lâge de la femme : caractéristique démographique importante 1-Kinon et al (2003). Prevalence of prolactinemia in schizophrenia patients treated with conventional antipsychotic medications or risperidone.. 1-Kinon et al (2003). Prevalence of prolactinemia in schizophrenia patients treated with conventional antipsychotic medications or risperidone.. 41

42 ÉPIDÉMIOLOGIE DE LHPL VS NEUROLEPTIQUES HPL significativement plus fréquente chez les femmes ayant moins de 50 ans que celles plus âgées 1 Montgomery et al 2004). HPL significativement plus fréquente chez les femmes ayant moins de 50 ans que celles plus âgées 1 Montgomery et al 2004). Les femmes en postpartum immédiat : plus sensibles aux antipsychotiques entraînant HPL. Les femmes en postpartum immédiat : plus sensibles aux antipsychotiques entraînant HPL. Données préliminaires : les enfants et les adolescents seraient particulièrement plus susceptibles aux antipsychotiques qui augmentent la PL 2. Données préliminaires : les enfants et les adolescents seraient particulièrement plus susceptibles aux antipsychotiques qui augmentent la PL 2. 1 : Montgomery, J et al Prevalence of prolactinemia in schizophrenia : association with typical and atypical antipsychotic treatment. 1 : Montgomery, J et al Prevalence of prolactinemia in schizophrenia : association with typical and atypical antipsychotic treatment. 2 : -Roke et al (2009). Antipsychotic medication in children and adolescents : a descriptive review of the effects on prolactin level and associated side effects. 2 : -Roke et al (2009). Antipsychotic medication in children and adolescents : a descriptive review of the effects on prolactin level and associated side effects. -Correll CU (2008). Effect of hyprolactinemia during developpment in child and adolescent. -Correll CU (2008). Effect of hyprolactinemia during developpment in child and adolescent. 42

43 43 Affinités comparatives des antipsychotiques aux différents récepteurs et les effets pharmacologiques et indésirables associés RécepteurClozapineRisperidoneOlanzapineQuétiapineZiprasidone Effets pharmacologiques Effets indésirables D Effet antipsychotique (Sx positifs) Effets extrapyramidaux, hyperprolactinémie H Sédation, gain de poids, hyperglycémie, dyslipidémie M1++++/ Bouche sèche, constipation, vision brouillée, rétention urinaire, somnolence, troubles cognitifs ά1ά1ά1ά Hypotension orthostatique, étourdissements, tachycardie réflexe, somnolence, hypersalivation ά2ά2ά2ά /- Dysfonction sexuelle 5- HT 1A Effet anxiolytique, antidépresseur et antipsychotique Hypotension, somnolence, gain de poids 5-HT Effet antipsychotique (Sx négatifs)

44 44 NEUROLEPTIQUES ET PROLACTINE Les antipsychotiques conventionnels sont des antagonistes de D2 et ainsi s'opposent au rôle inhibiteur de la dopamine sur la sécrétion de prolactine des glandes pituitaires lactotrophes. Les antipsychotiques conventionnels sont des antagonistes de D2 et ainsi s'opposent au rôle inhibiteur de la dopamine sur la sécrétion de prolactine des glandes pituitaires lactotrophes. Par conséquent, les médicaments qui bloquent les récepteurs D2, augmentent les taux de prolactine (cercle rouge). Par conséquent, les médicaments qui bloquent les récepteurs D2, augmentent les taux de prolactine (cercle rouge). Stahl, Second edition : Risk of prolactinemia with antipsychotics. Stahl, Second edition : Risk of prolactinemia with antipsychotics.

45 45 NEUROLEPTIQUES ET PROLACTINE

46 46 NEUROLEPTIQUES ET MYSTÈRE DE LHPL ?! Aucune donnée satisfaisante sur le mécanisme de lélévation de la prolactine par les antipsychotiques atypiques : encore en évolution... Aucune donnée satisfaisante sur le mécanisme de lélévation de la prolactine par les antipsychotiques atypiques : encore en évolution... Cependant, il y a lieu de citer les hypothèses : Cependant, il y a lieu de citer les hypothèses : Le ratio dans laffinité aux récepteurs sérotoninergiques VS dopaminergiques caractérise leffet de lAA.Le ratio dans laffinité aux récepteurs sérotoninergiques VS dopaminergiques caractérise leffet de lAA.

47 47 NEUROLEPTIQUES ET MYSTÈRE DE LHPL ?! Le mécanisme daction des « atypiques » ; équilibre des cibles 5- HT2A/D2. La résultante dépend de lampleur de linfluence inhibitrice sérotoninergique sur les diverses voies dopaminergiques : il y a, entre autres, atténuation de lhyperprolactinémie due au blocage D2 !!. Lactivité agoniste partielle de laripiprazole inhiberait la libération de prolactine. Il augmente peu, voire abaisse, les concentrations plasmatiques de prolactine. Lactivité agoniste partielle de laripiprazole inhiberait la libération de prolactine. Il augmente peu, voire abaisse, les concentrations plasmatiques de prolactine. Le neuroleptique atypique qui donne le plus souvent une Le neuroleptique atypique qui donne le plus souvent une HP : Rispéridone. HP : Rispéridone.

48 48 NEUROLEPTIQUES ET MYSTÈRE DE LHPL ?! Cet énoncé sur le ratio haute affinité expliquerait plutôt lépargne des effets secondaires moteurs et ne traite pas explicitement de lélévation différentielle de la PL par les AA. Cet énoncé sur le ratio haute affinité expliquerait plutôt lépargne des effets secondaires moteurs et ne traite pas explicitement de lélévation différentielle de la PL par les AA. Il très peu probable que cette hypothèse soit retenue car la rispéridone a un très haut ratio daffinité que lolanzapine et quétiapine (Scotte et all.,1996). Il très peu probable que cette hypothèse soit retenue car la rispéridone a un très haut ratio daffinité que lolanzapine et quétiapine (Scotte et all.,1996).

49 49 NEUROLEPTIQUES ET MYSTÈRE DE LHPL ?! Loccupation des récepteurs représenté par laffinité aux récepteurs = K (constante daffinité) : la concentration requise du médicament pour occuper 50% des récepteurs après deux heures détat déquilibre. Loccupation des récepteurs représenté par laffinité aux récepteurs = K (constante daffinité) : la concentration requise du médicament pour occuper 50% des récepteurs après deux heures détat déquilibre. Autre valeur k, valeur à laquelle la liaison est fortement étroite avec le récepteur et détermine la conséquence de lélévation de la prolactinemie = est 1.5 nM (nanomètre). Autre valeur k, valeur à laquelle la liaison est fortement étroite avec le récepteur et détermine la conséquence de lélévation de la prolactinemie = est 1.5 nM (nanomètre).

50 50 NEUROLEPTIQUES ET MYSTÈRE DE LHPL ?! Lélévation de la prolactine est associée avec le blocage des récepteurs D2 au niveau de la glande pituitaire lactotrophe ou la dopamine exerce un effet inhibiteur tonique sur la sécrétion de la dopamine. Lélévation de la prolactine est associée avec le blocage des récepteurs D2 au niveau de la glande pituitaire lactotrophe ou la dopamine exerce un effet inhibiteur tonique sur la sécrétion de la dopamine. Or,la glande pituitaire se trouve en dehors de la barrière hémato-encéphalique ( B-H-É) et est accessible aux médicaments qui ne traversent pas cette barrière (Jaber et., 1996). Or,la glande pituitaire se trouve en dehors de la barrière hémato-encéphalique ( B-H-É) et est accessible aux médicaments qui ne traversent pas cette barrière (Jaber et., 1996). Ainsi la répartition différentielle du médicament au travers la B-H-É (central VS périphérique) peut-être un marqueur potentiel dans le développement pharmacoclinique dantipsychotiques épargneurs dhyperprolactine. Ainsi la répartition différentielle du médicament au travers la B-H-É (central VS périphérique) peut-être un marqueur potentiel dans le développement pharmacoclinique dantipsychotiques épargneurs dhyperprolactine.

51 51 NEUROLEPTIQUES ET MYSTÈRE DE LHPL ?! Cette répartition différentielle est bien expliquée par la *Dompéridone* qui est un bloqueur spécifique D2 ne traversant pas la barrière H-É (Brown et all., 1981). Cependant, elle entraîne une hyperprolactinémie significative en absence de tout effet central (Brown et al.,1986). Cette répartition différentielle est bien expliquée par la *Dompéridone* qui est un bloqueur spécifique D2 ne traversant pas la barrière H-É (Brown et all., 1981). Cependant, elle entraîne une hyperprolactinémie significative en absence de tout effet central (Brown et al.,1986). Il est à noter un fait important celui du ratio central /périphérique de laction des AA qui est probablement le plus important déterminant ou facteur de leffet sur la sécrétion de la prolactine… Il est à noter un fait important celui du ratio central /périphérique de laction des AA qui est probablement le plus important déterminant ou facteur de leffet sur la sécrétion de la prolactine… Différence doccupation des récepteurs D2 pituitaire VS striatal : peut-être un important marqueur dans le développement pharmacoclinique des antipsychotiques épargneurs de prolactine… Différence doccupation des récepteurs D2 pituitaire VS striatal : peut-être un important marqueur dans le développement pharmacoclinique des antipsychotiques épargneurs de prolactine…

52 NEUROLEPTIQUES ET MYSTÈRE DE LHPL ?! Le niveau de PL : Aucun lien avec l'efficacité thérapeutique de lantipsychotique. Le niveau de PL : Aucun lien avec l'efficacité thérapeutique de lantipsychotique. Augmentation importante avec la risperidone : bien que ce ne soit pas un antipsychotique conventionnel. Augmentation importante avec la risperidone : bien que ce ne soit pas un antipsychotique conventionnel. Augmentation sensiblement plus élevée que les antipsychotiques conventionnels, tels que l'halopéridol ; Augmentation sensiblement plus élevée que les antipsychotiques conventionnels, tels que l'halopéridol ; Son métabolite principal (9-hydroxyrisperidone ou paliperidone ) : semble être responsable de cet effet. Son métabolite principal (9-hydroxyrisperidone ou paliperidone ) : semble être responsable de cet effet. Les données de Neuroimagerie : ont prouvé que les niveaux de prolactine dépendent de l'occupation des récepteurs D2, le seuil pour aboutir à une hyperprolactinemie étant environ 72%. Les données de Neuroimagerie : ont prouvé que les niveaux de prolactine dépendent de l'occupation des récepteurs D2, le seuil pour aboutir à une hyperprolactinemie étant environ 72%.

53 NEUROLEPTIQUES ET MYSTÈRE DE LHPL ?! La preuve additionnelle soutenant le fondamental de l'occupation des récepteurs D2 a été fournie par des études portant sur lallèle A1 du gène codant le récepteur dopaminergique D2, chez qui la densité des récepteurs D2 est significativement réduite. La preuve additionnelle soutenant le fondamental de l'occupation des récepteurs D2 a été fournie par des études portant sur lallèle A1 du gène codant le récepteur dopaminergique D2, chez qui la densité des récepteurs D2 est significativement réduite. Les niveaux de prolactine sont sensiblement plus élevés chez cette population que chez les non-porteurs. Les niveaux de prolactine sont sensiblement plus élevés chez cette population que chez les non-porteurs. L'allèle A1 codant le récepteur DRD2 peut être employé comme un marqueur clinique pour identifier des patients à risque dhyperprolactinemie. L'allèle A1 codant le récepteur DRD2 peut être employé comme un marqueur clinique pour identifier des patients à risque dhyperprolactinemie.

54 NEUROLEPTIQUES ET MYSTÈRE DE LHPL ?! Dautres proposent le concept de la vitesse de dissociation des récepteurs D2 (Kapur and Seean, 2001), mais cette donnée ne traite spécifiquement de lélévation de la prolactine. Dautres proposent le concept de la vitesse de dissociation des récepteurs D2 (Kapur and Seean, 2001), mais cette donnée ne traite spécifiquement de lélévation de la prolactine. La vitesse de dissociation des récepteurs D2 peut être un indicateur pharmacologique important qui assure qu'un composé antipsychotique peut exercer ses effets thérapeutiques sans causer les niveaux croissants de prolactine. La vitesse de dissociation des récepteurs D2 peut être un indicateur pharmacologique important qui assure qu'un composé antipsychotique peut exercer ses effets thérapeutiques sans causer les niveaux croissants de prolactine.

55 55 NEUROLEPTIQUES ET PROLACTINE Les neuroleptiques en causent : Les neuroleptiques en causent : Exemples : -Métoclopramide Exemples : -Métoclopramide -Rispéridone : peut de 45 à 80 μg/L. -Rispéridone : peut de 45 à 80 μg/L. -Phénothiazines : -Phénothiazines : Possibilité d > 200 μg /L Possibilité d > 200 μg /L -Halopéridol : la concentration plasmatique en -Halopéridol : la concentration plasmatique en moyenne de 17 μg/L UI. moyenne de 17 μg/L UI. -Olanzapine : moyenne de 1 à 4 μg/L -Olanzapine : moyenne de 1 à 4 μg/L - prolactine dans les heures suivant ladministration du médicament. - prolactine dans les heures suivant ladministration du médicament. -Retour à la normale dans les 2 à 4 jours après arrêt dun traitement à long terme. -Retour à la normale dans les 2 à 4 jours après arrêt dun traitement à long terme.

56 56 NEUROLEPTIQUES ET PROLACTINE AntipsychotiqueRisque Halopéridol Élevé (++) Chlorpromazine Fluphénazine Amisulpride Rispéridone Élevé (+++) OlanzapineBas ZiprasidoneAucun QuétiapineAucun ClozapineAucun AripiprazoleAucun

57 QUELLE CONDUITE ADOPTÉE ? 57

58 58 CONDUITE À TENIR DEVANT UN PATIENT AVEC HPL CONDUITE À TENIR DEVANT UN PATIENT AVEC HPL Conduite recommandée : Tout patient susceptible davoir un antipsychotique : prolactinémie de départ (Dr Caron, D 2011). Conduite recommandée : Tout patient susceptible davoir un antipsychotique : prolactinémie de départ (Dr Caron, D 2011). Un dosage de prolactine indiquée si galactorrhée, des perturbations du cycle menstruel ou des troubles sexuels surviennent sous antipsychotiques. Un dosage de prolactine indiquée si galactorrhée, des perturbations du cycle menstruel ou des troubles sexuels surviennent sous antipsychotiques. La prolactinémie matinale peut atteindre 5 à 10 fois la norme chez un patient traité par un antipsychotique, rarement davantage. La prolactinémie matinale peut atteindre 5 à 10 fois la norme chez un patient traité par un antipsychotique, rarement davantage. Taux de prolactine 20 à 40 μg/L : Exclure cause physiologique. Taux de prolactine 20 à 40 μg/L : Exclure cause physiologique. Refaire prélèvement à distance des repas, en début de cycle menstruel, en évitant tout stress Refaire prélèvement à distance des repas, en début de cycle menstruel, en évitant tout stress

59 59 CONDUITE À TENIR DEVANT UN PATIENT AVEC HPL CONDUITE À TENIR DEVANT UN PATIENT AVEC HPL Une prolactinémie > 100 μg/L est encore compatible avec un effet secondaire dun antipsychotique mais doit faire évoquer fortement la présence dun prolactinome, à plus forte raison en présence de céphalées ou de troubles visuels. Taux corrélés à la taille du prolactinome. Une prolactinémie > 100 μg/L est encore compatible avec un effet secondaire dun antipsychotique mais doit faire évoquer fortement la présence dun prolactinome, à plus forte raison en présence de céphalées ou de troubles visuels. Taux corrélés à la taille du prolactinome. Taux > 100 μg/L : Prolactinome possible VS macroadénome non sécrétant IRM examen initial de choix. Taux > 100 μg/L : Prolactinome possible VS macroadénome non sécrétant IRM examen initial de choix. 20μg /L : Toute cause confondue 20μg /L : Toute cause confondue

60 60 Évaluation en cas dHPL Évaluation initiale : Évaluation initiale : -Rechercher les signes et symptômes en faveur dun trouble sexuel et reproductif ainsi que les signes de compression : signes et symptômes dhypogonadisme, céphalées, symptômes visuels, signes et symptômes dhypothyroidie, … -Rechercher les signes et symptômes en faveur dun trouble sexuel et reproductif ainsi que les signes de compression : signes et symptômes dhypogonadisme, céphalées, symptômes visuels, signes et symptômes dhypothyroidie, … -HDV : Drogues, repas protéinique, tabagisme (facteurs de risque en faveur des conséquences de lHPL…) -HDV : Drogues, repas protéinique, tabagisme (facteurs de risque en faveur des conséquences de lHPL…) -Médication : profil pharmacologique -Médication : profil pharmacologique -ATCD : -ATCD : Personnels : -Problèmes de santé physique, dysthyroidie… Personnels : -Problèmes de santé physique, dysthyroidie… -Gynéco-obstétrique : Cycle menstruel… -Gynéco-obstétrique : Cycle menstruel…

61 61 Évaluation Familiaux : cancer du sein, utérin ou de la prostate. Familiaux : cancer du sein, utérin ou de la prostate. Notion dostéoporose (spécifiquement si la mère a expérimenté une fracture de la hanche). Notion dostéoporose (spécifiquement si la mère a expérimenté une fracture de la hanche). Examen physique : généralement fait par le médecin mais peut-être aussi fait linfirmière surtout si le patient rapporte le signe ou symptôme. Examen physique : généralement fait par le médecin mais peut-être aussi fait linfirmière surtout si le patient rapporte le signe ou symptôme. Bilan sanguin : fonction rénale, hépatique, thyroïdienne et test de grossesse. Bilan sanguin : fonction rénale, hépatique, thyroïdienne et test de grossesse. Examens radiologiques si besoin y est Examens radiologiques si besoin y est Important : relation temporale\chronologique entre lapparence des symptômes dHPL et lintroduction de lantipsychotique qui est denviron de 20 jours si le médicament est en cause (variation de 7 à 75 jours). Important : relation temporale\chronologique entre lapparence des symptômes dHPL et lintroduction de lantipsychotique qui est denviron de 20 jours si le médicament est en cause (variation de 7 à 75 jours). Le seul moyen de faire le diagnostic : cesser le médicament et vérifier les niveaux de prolactine sérique. Le seul moyen de faire le diagnostic : cesser le médicament et vérifier les niveaux de prolactine sérique.

62 62 Commentaires pratiques : Conduite générale À des concentrations plus faibles, le diagnostic différentiel avec une grossesse à son début, hypothyroidie primaire, un microprolactinome, ou une tumeur de la région hypothalamo- hypophysaire (H-H) dautre origine. À des concentrations plus faibles, le diagnostic différentiel avec une grossesse à son début, hypothyroidie primaire, un microprolactinome, ou une tumeur de la région hypothalamo- hypophysaire (H-H) dautre origine. Se méfier des élévations légères ou modérées de la prolactine (30 à 150 μg/L) qui peuvent correspondre à une tumeur compressive (avec déconnection H-H) : doù avis en endocrinologie ou IRM (Dr Caron, endocrinologue 2010). Se méfier des élévations légères ou modérées de la prolactine (30 à 150 μg/L) qui peuvent correspondre à une tumeur compressive (avec déconnection H-H) : doù avis en endocrinologie ou IRM (Dr Caron, endocrinologue 2010).

63 63 Commentaires pratiques : Sous antipsychotiques Les objectifs du traitement : restaurer la fertilité, la fonction normale des gonades et prévenir les conséquences à long terme 1. Les objectifs du traitement : restaurer la fertilité, la fonction normale des gonades et prévenir les conséquences à long terme 1. 1)Réduire la dose de lantipsychotique en cause.1)Réduire la dose de lantipsychotique en cause. Risque de rechute liée à linefficacité sur les symptômes Risque de rechute liée à linefficacité sur les symptômes psychotiques 1. psychotiques 1. 2)Changer pour une autre molécule. 2)Changer pour une autre molécule. Cette option peut confirmer le diagnostic mais associée Cette option peut confirmer le diagnostic mais associée aussi au risque de rechute 1. aussi au risque de rechute Milano, W., De Rosa, M., Milano, L., Nolfe, G., & Petrella, C. (2010)

64 64 Commentaires pratiques : Sous antipsychotiques 3)Ajouter un agoniste dopaminergique si risque de rechute élevé en cas de changement dantipsychotique 1. 3)Ajouter un agoniste dopaminergique si risque de rechute élevé en cas de changement dantipsychotique 1. Il sagit de bromocriptine, cabergoline et pergolide = dérivés de lergot. Il sagit de bromocriptine, cabergoline et pergolide = dérivés de lergot. Sont associés avec un risque élevé de valvulopathie cardiaque. Sont associés avec un risque élevé de valvulopathie cardiaque. Évaluation chez les patients parkinsoniens sous cabergoline et pergolide à des doses plus élevées que celles utilisées pour HPL. Utilisation limitée et soulève un débat… Évaluation chez les patients parkinsoniens sous cabergoline et pergolide à des doses plus élevées que celles utilisées pour HPL. Utilisation limitée et soulève un débat… 4)Ajout dune hormonothérapie avec oestro-progestérone. Prudence risque dévènements thromboembolique et cancer du sein 1.4)Ajout dune hormonothérapie avec oestro-progestérone. Prudence risque dévènements thromboembolique et cancer du sein 1.

65 65 Commentaires pratiques : Sous antipsychotiques En absence de lien chronologique et/ou en présence de céphalées ou de troubles visuels : En absence de lien chronologique et/ou en présence de céphalées ou de troubles visuels : *réaliser des examens neuroradiologiques, de préférence une résonance magnétique. *réaliser des examens neuroradiologiques, de préférence une résonance magnétique. Éliminer une lésion hypophysaire et assurer le traitement de lhypogonadisme et la prévention de lostéoporose. Éliminer une lésion hypophysaire et assurer le traitement de lhypogonadisme et la prévention de lostéoporose.

66 66

67 67 RÔLE DE LINFIRMIÈRE FACE À LHPL Évaluer le profil pharmacologique du patient (e). Évaluer le profil pharmacologique du patient (e). Dépister, rechercher et évaluer les différents effets secondaires de la médication antipsychotique sans omettre les symptômes en rapport avec lHPL. Dépister, rechercher et évaluer les différents effets secondaires de la médication antipsychotique sans omettre les symptômes en rapport avec lHPL. Surveiller, par un monitoring, les taux de PL tout comme la glycémie et le profil lipidique. Surveiller, par un monitoring, les taux de PL tout comme la glycémie et le profil lipidique. Si le taux double : répéter le dosage au moins après une heure de repos, et pas de prise dantipsychotique avant le prélèvement. Éviter tout stresseur… Si le taux double : répéter le dosage au moins après une heure de repos, et pas de prise dantipsychotique avant le prélèvement. Éviter tout stresseur…

68 68 RÔLE DE LINFIRMIÈRE FACE À LHPL Que pense-vous de la phrase : Dont Ask, Dont tell side effect of certain antipsychotic medications !!! Que pense-vous de la phrase : Dont Ask, Dont tell side effect of certain antipsychotic medications !!! Les patients sont souvent embarrassés de rapporter spontanément les signes et symptômes liés à lHPL… Les patients sont souvent embarrassés de rapporter spontanément les signes et symptômes liés à lHPL… Oser poser les questions en rapport avec lHPL … Oser poser les questions en rapport avec lHPL …

69 69 RÔLE DE LINFIRMIÈRE FACE À LHPL Communiquer avec le médecin omnipraticien de famille du patient. Communiquer avec le médecin omnipraticien de famille du patient. Sassurer : suivi, surveillance déventuelles conséquences que le patient risque de développer à long terme si pas moyen de changer de molécule pour une meilleure prise en charge. Sassurer : suivi, surveillance déventuelles conséquences que le patient risque de développer à long terme si pas moyen de changer de molécule pour une meilleure prise en charge. Si pas de médecin de famille : discuter avec le psychiatre pour référer en endocrinologie. Si pas de médecin de famille : discuter avec le psychiatre pour référer en endocrinologie.

70 70 RÔLE DE LINFIRMIÈRE FACE À LHPL Psychoéducation sur les saines habitudes de vie (saine alimentation variée et équilibrée, arrêt du tabagisme, exercices physiques ou marches etc) Psychoéducation sur les saines habitudes de vie (saine alimentation variée et équilibrée, arrêt du tabagisme, exercices physiques ou marches etc) Intervenir selon les besoins et demandes du patient auprès des professionnels de la santé concernés (sexologue, médecin omnipraticien ou endocrinologue…) : fertilité, sexualité. Intervenir selon les besoins et demandes du patient auprès des professionnels de la santé concernés (sexologue, médecin omnipraticien ou endocrinologue…) : fertilité, sexualité. Larrimage avec les différents professionnels pour une meilleure qualité de soin Larrimage avec les différents professionnels pour une meilleure qualité de soin

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72 LHPL : Souvent sous-diagnostiquée LHPL : Souvent sous-diagnostiquée effet secondaire de lantipsychotique conventionnel et de la rispéridone effet secondaire de lantipsychotique conventionnel et de la rispéridone LHPL : a un effet négatif immédiat sur la fonction sexuelle et reproductive mais aussi des effets importants comme le gain de poids et ostéoporose et ce, à long terme LHPL : a un effet négatif immédiat sur la fonction sexuelle et reproductive mais aussi des effets importants comme le gain de poids et ostéoporose et ce, à long terme Les niveaux de PL doivent être monitorés chez tous les patients sous antipsychotiques susceptibles dentraîner HPL afin de prendre des mesures préventives adaptées aux besoins de chaque patient, prendre en considération le ratio risque\bénéfice quand le choix thérapeutique est adopté… Les niveaux de PL doivent être monitorés chez tous les patients sous antipsychotiques susceptibles dentraîner HPL afin de prendre des mesures préventives adaptées aux besoins de chaque patient, prendre en considération le ratio risque\bénéfice quand le choix thérapeutique est adopté… 72

73 73 LES Diagnostics différentiels & les taux de PL Valeurs : > 150 μg /L…présence dun prolactinome Valeurs : > 150 μg /L…présence dun prolactinome Valeurs : 100 μg /L…micro ou hypofonctionnement dun prolactinome Valeurs : 100 μg /L…micro ou hypofonctionnement dun prolactinome Valeurs : μg /L…agents pharmacologiques = Rx Valeurs : μg /L…agents pharmacologiques = Rx 1 ng\ml = 21.1 mlU\L 1 ng\ml = 21.1 mlU\L

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