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VACCINATION Christophe NAJEM IFSI le 20 novembre 2006.

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1 VACCINATION Christophe NAJEM IFSI le 20 novembre 2006

2 (1) GENERALITES DEFINITIONS : Inoculation dune préparation antigénique dérivée ou proche dun agent infectieux déterminé, au sein de lorganisme, qui introduit dans celui-ci fait naître une réaction immunitaire spécifique par la production danticorps spécifiques. La vaccination est une immunité : - active car il y a production danticorps par lorganisme - durable dans le temps ( jusque 10 ans) - à retardement il faut 15 jours pour que immunité soit fiable

3 (1) GENERALITES - Protéger lindividu contre des attaques microbiennes ou virales. - Limiter la propagation de linfection dans un lieu donné en dressant une barrière contre lépidémie.

4 (1) GENERALITES - Permettre une protection individuelle. - Pour lutter contre une épidémie. - Sont indiqués en fonction des personnes ou groupes exposés (personnes âgée, enfants, professionnels de santé….) - La vaccination obligatoire.

5 (1) GENERALITES CONTRE-INDICATIONS - Affections malignes - Affections viscérales - Déficit immunitaire - Maladie aiguë évolutive - Certaines thérapies ( chimiothérapie ) - Allergies à lœuf

6 (1) GENERALITES RELATIVES : - Grossesse pour certains vaccins - Personnes souffrant eczéma, asthme, dermatose, diabète, affections chroniques cardiaques, respiratoires, rénales, hépatiques : on fait le vaccin en période de rémission.

7 (1) GENERALITES INCIDENTS ACCIDENTS Des risques daccidents banaux : - Réaction inflammatoire locale, rougeur, induration, douleur. - Fébricule quelques fois - Apparition dadénopathies - Céphalées - Nausées quelques fois Des risques daccidents toxiques (rares) : - Collapsus - Réaction anaphylactique : éruption urticarienne, œdème de quincke

8 (1) GENERALITES VACCINS INACTIVE, INERTE : Ce sont des vaccins contenant la toxine du germe inactivée par des procédés physico-chimiques. Il a perdu son pouvoir de multiplication et de virulence, seule la notion antigénique est maintenue.

9 (1) GENERALITES VACCINS VIVANTS, ATTENUES : Vaccin obtenu à partir de germes vivants atténués qui ont perdu leur pouvoir pathogène mais ayant toujours le pouvoir de se multiplier et qui permette dinduire la formation des anticorps spécifiques de la maladie.

10 (1) GENERALITES VACCINS TUES : Ils contiennent des germes tués par différents procédés. VACCINS ISSUS DE RECOMBINAISONS GENETIQUE

11 (1) GENERALITES a) Préalables au soin - Consulter le protocole et la fiche technique - Vérifier lidentité du patient et avoir le carnet de santé à disposition - Vérifier intégrité et date de péremptions du vaccin - Vérifier le type de vaccin qui est à effectuer et à quelle date - Vérifier que lexamen médical a été effectué, précédé dun interrogatoire à la recherche de contre-indications ( temporaires ou définitives)

12 (1) GENERALITES b) Préparation du patient - Expliquer la pratique de la vaccination aux parents - Expliquer lintérêt des recommandations de vaccination - Expliquer la possibilité déventuels effets secondaires - Installer lenfant confortablement pour ne pas quil bouge et linstaller en fonction du site dinjection

13 (1) GENERALITES c) Préparation du matériel - Le vaccin : vérifier date de péremption - Une aiguille choisie en fonction du type dinjection ( IM, SC ) - Un antiseptique - Du coton

14 (1) GENERALITES Voie orale SITE DE VACCINATION ET VOIES DADMINISTRATIONS : Voie orale :La vaccin Poliomyélitique oral est le seul vaccin utilisable par voie buccale en France. Il doit être administré par le médecin ou devant le médecin.

15 (1) GENERALITES Voie sous-cutanée profonde Voie sous-cutanée profonde : Le vaccin se fait dans la fosse sous épineuse, ou dans la région du deltoïde ( épaule) en pinçant la peau entre le pouce et lindex et en piquant avec laiguille inclinée à 45° la base du pli cutané ainsi formé.

16 (1) GENERALITES Voie intramusculaire Voie intramusculaire :Le vaccin se fait au niveau du deltoïde ou de la face antéro-latérale de la cuisse, laiguille étant introduite perpendiculairement au plan cutané.

17 (1) GENERALITES Voie intradermique Voie intradermique :Le vaccin se fait à la face externe du bras, à lunion tiers moyen tiers supérieur. La peau doit être bien tendue et laiguille doit être enfoncée tangentiellement à la peau. Voie pratiquement réservée au Tuberculine.

18 (1) GENERALITES Piqûres multiples Piqûres multiples :La vaccination percutanée est réalisée grâce à un dispositif muni de 9 pointes préalablement recouvertes de vaccin. La pression doit permettre lintroduction du vaccin dans la peau, mais sans la faire saigner. Cette méthode ne concerne que la vaccination BCG des enfants de moins de trois ans.

19 (2) CALENDRIER VACCINAL VACCINATIONS OBLIGATOIRES

20 AGEVACCIN 1 MOISBCG (pour les enfants vivant en collectivité) 2 MOISDiphtérie + tétanos + poliolmyelite (1ère injection) 3 MOISDiphtérie + tétanos + poliolmyelite (2ème injection) 4 MOISDiphtérie + tétanos + poliolmyelite (3ème injection) MOISDiphtérie + tétanos + poliolmyelite (1er rappel) Avant 6 ansBCG avant l'entrée en collectivité sinon à l'école Si l'injection a été faite plus tôt, un IDR doit être fait. Si IDR est négatif, le rappel doit être fait 6 ansDiphtérie + tétanos + poliolmyelite (2ème rappel) ansDiphtérie + tétanos + poliolmyelite (3ème rappel) IDR, si négatif rappel du BCG ansDiphtérie + tétanos + poliolmyelite (4ème rappel) IDR Après 18 ansTétanos et poliomyelite tous les 10 ans

21 (2) CALENDRIER VACCINAL VACCINATIONS RECOMMANDEES

22 AGEVACCIN 2 MOISCoqueluche, hépatite B, Méningite, HIB (1ère injection) 3 MOISCoqueluche, hépatite B, Méningite, HIB (2ème injection) 4 MOISCoqueluche, hépatite B, Méningite, HIB (3ème injection) 12 MOISROR MOISCoqueluche, hépatite B, Méningite, HIB (1ère rappel) 6 ansROR (2ème injection) ansCoqueluche, hépatite B, HIB ansRubéole (chez les filles souhaitant avoir un enfant) Oreillons (chez les garçons) Après 18 ansSérologie Hépatite et rappel si besoin Après 65 ansGrippe (une fois par an)

23 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR CHOLERA Vaccin peu efficace et concidéré comme inutile par l'OMS depuis 1974 ; à ne faire que lors de voyages dans des pays qui exigent cette vaccination

24 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR DIPHETERIE Mise à jour utile avant un séjour dans des zones de recrudescence actuelle de la maladie (Russie, Ukraine et Algérie)

25 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR ENCEPHALITE JAPONAISE Vaccin recommandé par l'OMS uniquement pour les éjours de plus d'un mois en milieu rural et en période de mousson dans des zones endémiques (Inde, Japon, Asie du sud est)

26 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR ENCEPHALITE A TIQUES Vaccin indiqué chez les résidents ou voyageurs devant séjourné en plein air en zone endémique (est de la France, Allemagne, Autriche, Suiise, Europe Centrale et de l'Est, Sibérie, Asie)

27 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR FIEVRE JAUNE Vaccin INDISPENSABLE avant un voyage en Afrique intertropicale et en amérique latine….Donc Indispensable en GUYANE

28 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR HEPATITE A Vaccin recommandé pour les voyages prolongés au contact de la population dans les zones à haute endémicité (afrique, Amérique du sud)

29 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR HEPATITE B Vaccin indispensable pour les soignants et fortement recommandé pour les personnes adultes et les adolescents voyageant dans des zones à haute endémicité (Afrique, Chine, Asie du sud est et Amérique latine)

30 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR MENINGITE DES TYPES A ET C Vaccin indispensable pour un pèlerinage à la Mecque ou à Médina et recommandé aux voyageurs et résidents en zone d'endémicité (Amérique du sud, Afrique centrale)

31 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR POLIOMYELITE Mise à jour indispensable chez tous les sujets, voyageur ou non

32 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR RAGE Vaccin recommandé aux professionnels exposés (vétérinaires) et utile pour les résidents ou voyageurs au long cours en Amérique du sud et centrale, en Afrique et en Asie

33 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR TETANOS Mise à jour indispensable chez tout sujet, voyageur ou non

34 (3) VACCIN CHEZ LE VOYAGEUR TYPHOIDE Vaccin obligatoire pour les personnels des laboratoires et les militaires, recommandé aux soignants, conseillé aux voyageurs au contact de la population en zone d'endémie (Afrique, Asie du sud est, Amérique Latine)

35 (4) Vaccin antituberculeux ou BCG AGENT PATHOGENE : Le bacille de koch BK est une mycobactérie responsable de la tuberculose. Cest un bacille acido- alcoolo-resistant qui pousse lentement et uniquement sur des milieux spéciaux MODE DE CONTAMINATION : La contamination se fait par voie aérienne ou digestive. tuberculose

36 (4) Vaccin antituberculeux ou BCG EPIDEMIOLOGIE : La tuberculose est devenue plus rare dans les pays où les conditions socio-économiques se sont améliorées. En revanche, elle reste endémique dans les autres régions du monde, où plusieurs millions de cas sont dénombrés chaque année. En France, lincidence annuelle est estimée à 16/ avec de grandes variations selon les régions et les conditions socio-économiques. PHYSIOPATHOLOGIE : La pénétration du BK dans lorganisme vierge entraîne une primo-infection. Dans la plupart des cas la contamination ne dépasse pas ce stade. Parfois plus ou moins tardivement une tuberculose-maladie va se développer atteignant des organes divers. CLINIQUE : La primo-infection peut se manifester par différents tableaux ( simple, érythème noueux, pleurésie sérofibrineuse, méningite tuberculeuse de pronostic redoutable chez le jeune enfant). Une tuberculose pulmonaire peut succéder directement à une primo infection ou survenir après un temps de latence. La tuberculose peut également atteindre de nombreux autres organes (rein, appareil génital).

37 (4) Vaccin antituberculeux ou BCG 1- BCG VACCIN BCG SSI : flacon de 10 doses ; administration en intra dermique stricte avec une aiguille courte et fine à biseau (0,1 ml et 0,05 ml chez l'enfant avant 2 ans MONOVAX : Bague pour multipuncture à usage unique (2 impcacts avant 6 mois, 3 avant 3 ans, 4 avant 9 ans, 5 avant 15 ans puis 6 à 7 chez l'adulte) 2- test tuberculinique ou tuberculine purifiée TUBERTEST : Tuberculine en solution, flacon de 1 ml (10 doses); en IM stricte 1 dose de 0,1 ml; lecture à 48 ou 72 h POSITIVITE SI INDURATION D'AU MOINS 5 mm POSITIVITE SI INDURATION D'AU MOINS 5 mm

38 (5) Vaccin antirubéoleux (vivant atténué) AGENT PATHOGENE : Lagent responsable est un virus à ARN faisant partie de la famille des Togaviridae. Il en existe un seul sérotype, antigéniquement stable. Le réservoir est exclusivement humain. Le virus est tératogène. MODE DE CONTAMINATION : La contamination est interhumaine. Elle seffectue directement par voie aérienne par lintermédiaire de gouttelettes salivaires. La période de contagion débute 8 jours avant léruption et persiste 8 jours après léruption. La contamination de lembryon seffectue par voie transplacentaire.

39 (5) Vaccin antirubéoleux (vivant atténué) EPIDEMIOLOGIE : La rubéole est une maladie bénigne de lenfant survenant entre 3 et 6 ans. Elle est exceptionnelle avant 6 mois ( anticorps naturels). Elle induit une immunité solide qui dure toute la vie. Cest une maladie cosmopolite, qui survient sur le mode endémo-épidémique. Les formes inapparentes sont fréquentes. 10% des femmes en âge de procréer ne sont pas immunisées, expliquant les 100 infections rubéoliques par an responsables de 10 à 40 cas de rubéole congénitale et dune cinquantaine dinterruptions thérapeutiques de grossesse.

40 (5) Vaccin antirubéoleux (vivant atténué) PHYSIOPATHOLOGIE : Le virus se multiplie dans le rhinopharynx, puis diffuse dans tout lorganisme. Le danger est particulièrement important chez la femme enceinte : le virus altère la division cellulaire embryonnaire entraînant ainsi des malformations congénitales jusquau 4e mois. CLINIQUE : La rubéole acquise est un maladie éruptive bénigne. La rubéole congénitale survient au cours dune primo- infection rubéoleuse chez la femme durant la grossesse, elle associe : - un syndrome malformatif qui atteint essentiellement lœil, loreille, le cœur, le cerveau ( retard mental), les dents. - Une rubéole congénitale évolutive : infection virale chronique entraînant des lésions viscérales qui peuvent générer des séquelles.

41 (5) Vaccin antirubéoleux (vivant atténué) 1- VACCIN ASSOCIE ROR ou PRORIX

42 (5) Vaccin antirougeoleux (vivant atténué) AGENT PATHOGENE : MODE DE CONTAMINATION : AGENT PATHOGENE : Lagent responsable de la rougeole est un virus à ARN de la famille des Paramyxoviridae à réservoir exclusivement humain MODE DE CONTAMINATION : La contamination est interhumaine, elle seffectue par voie aérienne par la salive et les sécrétions rhinopharyngées. La contagiosité est extrême, dès le 6-8e jour après le contage et se prolonge jusquau 2-3e jour de léruption.

43 (5) Vaccin antirougeoleux (vivant atténué) EPIDEMIOLOGIE : PHYSIOPATHOLOGIE : EPIDEMIOLOGIE : Maladie cosmopolite qui survient en France sur le mode endémo-épidémique, avec une recrudescence au début du printemps et en juin. La rougeole induit une immunité définitive. Les nouveau-nés sont protégés par les anticorps dorigine maternelle à cas de rougeole surviennent par an en France. Lâge moyen de survenue est de 6 ans. PHYSIOPATHOLOGIE : Le virus se multiplie au niveau de lépithélium respiratoire. La virémie apparaît vers le 5e jour après le contage. Les anticorps apparaissent dès le début de léruption.

44 (5) Vaccin antirougeoleux (vivant atténué) CLINIQUE : CLINIQUE : La phase dincubation est silencieuse et dure 10 jours. Après une phase dinvasion de 3 à 4 jours caractéristiques ( température élevée, catarrhe oculo-nasal, toux sèche, énanthème buccopharyngé ), léruption débute derrière les oreilles et progresse en une seule poussée descendante. Elle réalise un aspect de maculo-papules, érythémateuses, non prurigineuses. ° complications ORL : laryngites, bronchites, otites ° complications neurologiques particulièrement graves : encéphalites aiguës et panencéphalites subaiguës sclérosantes de Van Bogaert (PESS).

45 (5) Vaccin antirougeoleux (vivant atténué) 1- Vaccin non associé ROUVAX : En IM ou SC 2- Vaccin associé : ROR et PRORIX : en IM et SC

46 (5) Vaccin antipoliomyelite (vivant atténué) AGENT PATHOGENE : AGENT PATHOGENE : Les poliovirus sont responsables de la poliomyélite antérieure aiguë PAA. Ce sont de petits virus à ARN appartenants au germe entérovirus. Il existe 3 sérotypes distincts de poliovirus, les sérotypes 1, 2 et 3. Ils sont remarquables par leur résistance aux désinfectants usuels (alcools, éther, détergents) et leur longue survie dans le milieu extérieur.

47 (5) Vaccin antipoliomyelite (vivant atténué) MODE DE CONTAMINATION : EPIDEMIOLOGIE : MODE DE CONTAMINATION : Lhomme contaminé est le seul réservoir de virus, il élimine le virus par le rhinopharynx à la phase initiale de linfection puis par les selles. La contamination est interhumaine, manuportée, ou indirecte par leau et les aliments souillés. EPIDEMIOLOGIE : La PAA est ubiquitaire. Elle reste endémique en Afrique et en Asie. Lincidence mondiale actuelle est estimée entre et cas par an de poliomyélite paralytique. Lincidence diminue régulièrement dans les pays industrialisés. En France, aucun cas de PAA autochtone na été déclaré depuis 1990.

48 (5) Vaccin antipoliomyelite (vivant atténué) PHYSIOPATHOLOGIE : PHYSIOPATHOLOGIE : Après contamination par voie digestive, le virus se multiplie au niveau de loropharynx puis au niveau de lintestin grêle : cest la phase dincubation. Secondairement le virus diffuse dans tout lorganisme par voie hématogène et lymphatique permettant la fixation du virus sur les cellules cibles : motoneurones de la corne antérieure de la moelle épinière, entraînant la lyse des neurones et une importante réaction inflammatoire. L a maladie paralytique nest pas en fait quune complication rare dune infection fréquente et bénigne mais immunisante, expliquant quen pays dendémie, les formes paralytiques surviennent chez lenfant : « paralysie infantile ».

49 (5) Vaccin antipoliomyelite (vivant atténué) CLINIQUE : CLINIQUE : La durée de lincubation varie de quelques jours à un mois. La phase détat de la PAA est caractérisée par lexistence de paralysies flasques dinstallation rapide ( 48 H ). Le pronostique vital lié à latteinte respiratoire et le pronostique fonctionnel aux séquelles, constantes, mais dintensité variable.

50 (5) Vaccin antipoliomyelite (vivant atténué) 1-VACCIN BUVABLE -POLIO ORAL : primovaccination en 3 doses espacées de 4 à 6 semaines puis une dose de rappel 1 à 2 ans après puis tous les 5 ans 2-VACCIN INJECTABLE - IMOVAX POLIO : vaccin à partir de l'age de 2 mois, obligatoire avant 18 moois, 3 injection IM espacées de 1 mois, puis un rappel 1 à 2 ans après puis tous les 5 ans puis à partir de 18 ans tous les 10 ans

51 (6) Vaccin antitétanique (anatoxine purifiée MODE DE CONTAMINATION : MODE DE CONTAMINATION : Pénétration accidentelle dans lorganisme lors dune effraction cutanée même minime. EPIDEMIOLOGIE : EPIDEMIOLOGIE : Le tétanos survient sous forme de cas isolés. LOMS estime à 1.5 millions le nombre de cas annuel de tétanos, et à le nombre de décès annuel dans le monde. En France, 88 cas ont été déclarés en 1987 ce qui situe la France au 7e rang européen. Les femmes sont 3 fois plus touchées que les hommes. Dans 84 % des cas le sujet a plus de 60 ans. Le taux de létalité est de 25%.

52 (6) Vaccin antitétanique (anatoxine purifiée PHYSIOPATHOLOGIE : PHYSIOPATHOLOGIE : C. tetani se multiplie localement, synthétise et excrète une neurotoxine responsable de la symptomatologie caractéristique du tétanos. La toxine migre par transport axonal. Elle bloque la neurotransmission cholinergique centrale au niveau de la jonction synaptique entre les interneurones spécifiques de la voie inhibitrice dune part, et les neurones moteurs dautre part.

53 (6) Vaccin antitétanique (anatoxine purifiée CLINIQUE : CLINIQUE : La durée dincubation du tétanos est variable de 6 à 15 jours parfois plus. La maladie est caractérisée cliniquement par une contracture douloureuse, débutant ordinairement au niveau des muscles masticateurs, envahissant ensuite progressivement la nuque, le tronc et les membres, avec redoublement convulsif très douloureux sous linfluence des plus légères excitations.

54 (6) Vaccin antitétanique (anatoxine purifiée Vaccin tétanique : seringue de 0,5 ml ; à partir de l'age de 3 mois, obligatoire avant 18 mois En IM ou SC, 3 injections espacées de 1 mois puis un rappel entre 1 et 2 ans puis un rappel tous les 5 ans et à partir de 18 ans un rappel tous les 10 ans

55 (7) Vaccin antidiphtérique (anatoxine purifiée AGENT PATHOGENE : Corynebacterium diphteriae ou bacille de Klebs-Loeffler est lagent responsable de la diphtérie. Cest un bacille de forme légèrement incurvée, Gram positf, aéro-anaérobie facultatif, dont le réservoir est lhomme qui héberge essentiellement au niveau rhinopharynx. Corynebacterium diphteriae peut persister plusieurs mois dans le milieu extérieur.

56 (7) Vaccin antidiphtérique (anatoxine purifiée MODE DE CONTAMINATION : MODE DE CONTAMINATION : La transmission de la diphtérie est directe par lintermédiaire de gouttelettes de salive à partir de sujets malades, convalescents ou de porteurs sains ou indirects par lintermédiaire dobjets, de poussières ou daliments. EPIDEMIOLOGIE : EPIDEMIOLOGIE : Plus de cas de diphtérie sont recensés chaque année dans le monde. En France la maladie très fréquente avant la vaccination a une incidence moyenne actuelle de 3 cas par an. Les derniers cas mortels de diphtérie sont tous survenus chez des sujets qui navaient jamais bénéficié de la vaccination.

57 (7) Vaccin antidiphtérique (anatoxine purifiée PHYSIOPATHOLOGIE : PHYSIOPATHOLOGIE : Le pouvoir pathogène de Corynebacterium diphteriae résulte de 2 facteurs : dune part la virulence propre du germe avec multiplication au site de pénétration, responsable des manifestations générales de la diphtérie. CLINIQUE : CLINIQUE : Après une incubation de 1 à 7 jours la diphtérie est caractérisée par une angine pseudo-membraneuse fibrineuse et un syndrome toxique général. Le pronostique vital est lié, en absence de traitement précoce, à lévolution vers langine diphtérique maligne avec atteinte neurologique, cardiaque et rénale. Chez lenfant, la localisation laryngée ou croup est dune extrême gravité en raison du risque asphyxique.

58 (7) Vaccin antidiphtérique (anatoxine purifiée Existe uniquement en association avec le tetanos et poliomyelite (Revaxis)

59 (8) Vaccin anticoquelucheux (vaccin inactivé) AGENT PATHOGENE : MODE DE CONTAMINATION : AGENT PATHOGENE : Bordetella pertussis ou bacille de Bordet et Genou est le germe responsable de la coqueluche. Cest un petit coccobacille Gram négatif dont le réservoir unique est lhomme. MODE DE CONTAMINATION : La contamination est interhumaine directe par pénétration du germe par voie aérienne lors dun contact avec un sujet malade au stade catarrhal.

60 (8) Vaccin anticoquelucheux (vaccin inactivé) EPIDEMIOLOGIE : PHYSIOPATHOLOGIE : EPIDEMIOLOGIE : LOMS estime à 46 millions le nombre de cas de coqueluche par an dans le monde et le nombre de décès annuels. En France, en moyenne, 300 cas de coqueluche sont hospitalisés par an. PHYSIOPATHOLOGIE : Après pénétration par voie aérienne Bordetella pertussis se fixe de façon sélective sur les cellules ciliées de lépithélium bronchique. Il ny a pas de passage de la bactérie dans le sang. La réaction inflammatoire péri- bronchiolaire avec présence dun exsudat visqueux conduit à lobstruction des bronchioles. La libération de constituants toxiques est responsable de lirritation bronchique et des troubles métaboliques ; lanorexie est responsable des lésions neurologiques.

61 (8) Vaccin anticoquelucheux (vaccin inactivé) CLINIQUE : CLINIQUE : La coqueluche est une maladie de lenfant de moins de 2 ans. Après la phase dincubation ( 7 à 15 jours) et dinvasion ( période catarrhale de 7 à 15 jours), la coqueluche à la période détat est caractérisée par des accès de toux spasmodique, revêtant la forme de quintes. Les quintes sont suivies par une reprise inspiratoire bruyante et prolongée ( chant du coq). La durée de la maladie est longue : 6 à 8 semaines. La coqueluche est une maladie particulièrement grave chez le nourrisson ( mortalité 2 à3 %) en raison du risque de quintes asphyxiantes et dapnées syncopales.

62 (8) Vaccin anticoquelucheux (vaccin inactivé) Existe uniquement en vaccin associé.

63 (9) Vaccin antigrippal (vaccin inactivé) AGENT PATHOGENE : AGENT PATHOGENE : Les virus responsables de la grippe, sont les Myxovirus Influenzae de 3 types A, B et C avec de nombreux sous- types touchant lhomme et certains animaux. MODE DE CONTAMINATION : La contamination est aérienne par gouttelette de salive et favorisée par les éternuements.

64 (9) Vaccin antigrippal EPIDEMIOLOGIE : Maladie infectieuse, très contagieuse, presque toujours épidémique, parfois pandémique, ou limitée à des foyers plus restreints. Si le pronostique est relativement favorable chez les enfants, sauf cas pathologiques, par contre les adultes, les sujets fragilisés, les personnes âgées non vaccinées payent un lourd tribut à la grippe. Dautres agents infectieux peuvent donner des tableaux cliniques évoquant la grippe. Seuls les isolements assurent lidentification du germe responsable.

65 (9) Vaccin antigrippal PHYSIOPATHOLOGIE : CLINIQUE : PHYSIOPATHOLOGIE : Les symptômes respiratoires sont directement liés à la destruction des cellules épithéliales des voies aériennes supérieures et de larbre bronchique par la réplication virale. CLINIQUE : Après une courte incubation de 1 à 3 jours le début est brutal avec malaise général, fièvre, frissons, céphalées, myalgies, catarrhe rhinopharyngé. La grippe évolue sur une période de 8 à 10 jours et guérit habituellement sans complication Une asthénie résiduelle importante est malgré tout possible. Cependant la grippe reste une maladie grave chez les sujets fragilisés par ses complications bronchopulmonaires directes ou par laggravation de pathologies préexistantes infectieuses organiques ou métaboliques.

66 (9) Vaccin antigrippal Vaccination annuelle chez les sujet à risque et chez le personnel hospitalier Vaccination en IM ou en SC en automne avnt l'épidémie grippale AGRIPPAL, FLUARIX, FLUVIRINE, IMMUGRIP, INFLUVAC, MUTAGRIP, PREVIGRIP, VAXIGRIP

67 (10) Vaccin antihépatite B (vaccin inactivé) AGENT PATHOGENE : MODE DE CONTAMINATION : AGENT PATHOGENE : Le virus de lhépatite B est un virus à ADN. Il possède une enveloppe portant lantigène HBs et une capside portant les Ag HBs et Hbe. Le VHB est extrêmement résistant dans le milieu extérieur. MODE DE CONTAMINATION : Le virus est présent dans toutes les sécrétions ( sang, salive, sécrétions sexuelles…). La transmission peut se faire par lintermédiaire dune piqûre, dune blessure, dune projection sur une muqueuse, par contact sexuel et en période néonatale.

68 (10) Vaccin antihépatite B (vaccin inactivé) EPIDEMIOLOGIE : EPIDEMIOLOGIE : LOMS estime que 2 milliards dindividus dans le monde sont ou ont été infectés par le VHB et que le nombre de décès annuels dus au VHB est de 2 millions. En France, il se produit environ cas dhépatite B par an. Une personne sur 20 rencontre le virus au cours de sa vie et parmi celles-ci une sur dix demeurera porteur chronique. Dans les pays développés lhépatite B progresse, notamment à cause de la transmission sexuelle qui représente plus du tiers des contaminations.

69 (10) Vaccin antihépatite B (vaccin inactivé) PHYSIOPATHOLOGIE : PHYSIOPATHOLOGIE : L e VHB se multiplie dans les hépatocytes qui excrètent la forme entière infectante, et des protéines denveloppe non infectantes en excès. Cest la réaction immunitaire délimination des cellules infectées qui provoque les malformations cliniques de lhépatite B.

70 (10) Vaccin antihépatite B (vaccin inactivé) CLINIQUE : CLINIQUE : Lincubation dure de 2 à 6 mois. La caractéristique de lhépatite B est son extrême polymorphisme clinique : linfection peut rester asymptomatique dans 75 à 90 % des cas ; elle peut prendre un aspect dhépatite classique avec ictère, fièvre et asthénie, elle peut également évoluer de façon fulminante entraînant le décès dans 85% des cas. Quelle que soit sa manifestation initiale lhépatite B devient, dans 10% des cas, chronique avec une évolution fréquente vers cirrhose et cancer du foie.

71 (10) Vaccin antihépatite B (vaccin inactivé) Vaccination recommandée 1.Chez les professionnels de santé, 2.Chez les sujets hémophiles, dialysés, polytransfusés, transplantés 3.Chez les nouveaux nés de mère infecté 4.Chez les personnes séjournant en institutions spécialiées, les sujets voyageant en pays d'endémie, hétérosexuels à partenaires multiples, homosexuels, heroïnomanes, détenus et gardiens de prisons. Injection en IM GENHEVAC / ENGERIX B

72 (11) Vaccins Associés -ROR : rougeole, oreillons, rubéole -INFANRIX HEXA / HEXAVAC : tétanos, diphtérie, poliomyelite, coquelluche, Haemophilus type b, hépatite B -INFANRIX QUINTA / PENTAVAC / PENTACOQ : tétanos, diphtérie, poliomyelite, coqueluche acellulaire, haemophilus type b -INFANRIX TETRA / TETRAVAC : tétanos, diphtérie, poliomyelite, coqueluche acellulaire -DTP / DT POLIO : tétanos, diphtérie, poliomyelite

73 (12) SOINS INFIRMIERS AdministrationAdministration : Injection à réliser en SC au niveau de la fosse sous épineuse ou de la region deltoidienne ; on peut aussi réaliser l'admionitration en IM profonde de la fesse, la partie externe de la cuisse ou dans le deltoide. Les modalités d'administration peuvent dépendre aussi du type de vaccin 1. IM pour vaccin contre l'hépatite B ou A 2. SC pour le vaccin anyimalaril 3. Intra dermique pour le BCG

74 (12) SOINS INFIRMIERS ConservationConservation : Les vaccins sont des produits biologiques fragiles sensibles à de nombreux facteurs physicochimiques et en particulier la température et la lumière A conserver à une température comprise entre + 2°C et +8°C Pour le transport il est possible d'avoir recours à des boites isothermes.

75 (12) SOINS INFIRMIERS Conseil au patientConseil au patient : Il est impératif, pour le bon suivi des vaccinations, de conserver le carnet de santé ou de vaccination ; demander au patient de présenter ce carnet à chaque consulattion ; il est utile de présenter un certificat de vaccination antitétanique pour permettre au médecin en cas d'accident de choisir le type de prévention adaptée en fonction de l'ancienneté de la vaccination

76 IMMUNOGLOBULINES Christophe NAJEM IFSI le 20 novembre 2006

77 (1) Immunoglobulines polyvalentes Immunoglobulines humaines polyvalentes constituées essentiellement d'IgG obtenues à partir de plamas de milliers de donneurs et comportant donc un large spectre d'Ac

78 (1) Immunoglobulines polyvalentes IndicationsIndications : 1.Traitement subtitutif des déficits immunitaires primitifs avec hypogammaglobulinémies ou atteinte fonctionnelle de l'immunité humorale (0,2 à 1 gkg toutes les 4 à 6 semaines) 2.Infections bactériennes récidiventes chez l'enfant infecté par le VIH (0,2 à 0,4 gkg toutes les 3 à 4 semaines) 3.Déficits immunitaires secondaires à une LLC ou myelome avec hypogammaglobulinémie associée à des infections à répitition 4.Maladie de KAWASAKI 5.PTI 6.Allogreffe de celllules souches hématopoïetiques 7.Rétinochoroïdites 8.Syndrome de Guillain Baré

79 (2) Immunoglobulines humaines spécifiques GAMMATETANOS : immuniglobulines antitétaniques Séroprévention du tétanos en cas de plaie souillée chez les sujets dont la vaccination est incomplète, trop ancienne ou inconnue à une posologie de 250UI EN IM STRICTEMENT

80 (2) Immunoglobulines humaines spécifiques Type de blessureSujet ayant un rappel < 10 ans Sujet ayant un rappel > 10 ans Sujet non vacciné ou vaccin en cours Blessure propre superficielle Aucun traitement antitétanique Rappel vaccinal simple Vaccin antitétanique complet Blessure propre mais profonde ou avec risque de tétanos Rappel vaccinal simple Rappel vaccinal UI d'Ig Vaccin antitétanique complet UI d'Ig Débridement tardif Rappel vaccinal simple Rappel vaccinal UI d'Ig Vaccin antitétanique complet UI d'Ig

81 (2) Immunoglobulines humaines spécifiques RHOPHYLAC : immuniglobulines antirhésus Prévention de l'alloimmunisation foeto-maternelle Rh(D) chez la femme Rh(D)- : si grossesse, ou IVG d'un fœtus Rh+ Traitement des sujets Rh- après transfusion incompatible de sang Rh+

82 (2) Immunoglobulines humaines spécifiques IMOGAM RAGE Immunoglobulines antirabiques Suspicion d'exposition au virus de la rage, en particulier en cas d'exposition grave ; morsures graves et/ou multiples, morsure de la face, à la tête, au cou ou aux mains ; morsures chez de jeunes enfants Administration unique en IM de 20 UI/kg à injecter de préférence dans la zone mordue.

83 (2) Immunoglobulines humaines spécifiques SERUM ANTIDIPHTERIQUE Traitement de la diphtérie déclarée en association avec la réanimation respiratoire et une antibiothérapie ; une vaccination ultérieure est nécessaire car la diphtérie ne confère pas l'immunité Administration selon la méthode de BESREDKA ; injection de 0,1 ml puis 0,25 ml par voie SC puis injection IM de à UI (une ampoule = 10 ml = UI)

84 (2) Immunoglobulines humaines spécifiques VIPERFAV SERUM ANTIVENIMEUX Administration en cas de morsure de vipère de grade élevé Administration en perfusion IV


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