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Comportements addictifs à ladolescence Dr Emmanuelle PEYRET PH Addictologue Hôpital Robert Debré Lycée Hélène Boucher 7 avril 2010.

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1 Comportements addictifs à ladolescence Dr Emmanuelle PEYRET PH Addictologue Hôpital Robert Debré Lycée Hélène Boucher 7 avril 2010

2 DE LA NEUROBIOLOGIE A LA PSYCHOPATHOLOGIE 1.Définition : qu'est-ce que l'addiction ? 2.Analyse des modalités de consommation 3.Identification des facteurs de risque et de gravité des addictions 4.Repérage et dépistage des conduites addictives 5.Stratégies de prise en charge des consommations pathologiques

3 Définition de l'addiction L'addiction se caractérise par : –l'impossibilité répétée de contrôler un comportement –la poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives Il existe : –des addictions comportementales, –Des addictions aux produits. Laddiction aux produits se traduit par ; –lusage nocif ou –la dépendance à ce produit.

4 "Pratiques addictives" : intérêts du concept Concept fédérateur indispensable pour dépasser les conséquences cliniques, sociales et organisationnelles négatives dues aux clivages entres les différentes addictions Permet un abord commun, plus objectif et comparatif, des troubles liés à l'abus et à la dépendance Sortir du piège des vocables stigmatisants : "alcoolisme", "toxicomanie", et pouvoir réfléchir sur les conduites d'abus.

5 Plaisirs, Émotions et addictions Les addictions comportementales perte du contrôle des mécanismes naturels –de recherche du plaisir et dévitement de la souffrance –de gestion des émotions positives et négatives Les addictions aux produits : les drogues viennent se greffer sur les voies du plaisir. Véritables «leurres pharmacologiques », elles prennent la place des neuromédiateurs naturels. Nous sommes fabriqués pour être dépendants, dautrui notamment. Les drogues interfèrent avec ces mécanismes de dépendance.

6 Les plaisirs naturels Nourriture, sexe, relations affectives, relations amoureuses, valorisations sociales, perception du beau Une sinusoïde désir/plaisir/apaisement/ manque Avec les stimulants naturels du plaisir : autorégulation de cette sinusoïde désir-plaisir-manque Esch T, Neuroend. Lett : Le désir augmente le plaisir trop de plaisir sature le plaisir trop dabsence finit par éteindre le désir Désir Plaisir Apaisement Manque

7 Les drogues addictives Elles agissent directement sur les voies de la récompense Koob-Le Moal Neuropsychoph 2001 – Volkow 2004 Avec les drogues, la période réfractaire napparaît pas. –elles maintiennent indéfiniment la tension du désir. –lapaisement, la satiété napparaissent pas

8 Orbitofrontal cortex Prefrontal cortex Cingulate cortex VTA Nucleus accumbens Hippocampus Amygdala Les voies dopaminergiques du plaisir et de la souffrance (de lapproche et de lévitement) Sensations Emotions Sentiments Actions Koob G CNRS 2005 – Reynaud M 2005

9 Nucleus Accumbens Bien-être GABA R Morphinique Axe corticotrope R Nicotinique R CB1 Tabac Cannabis Endorphines Aire tegmentale ventrale CRF GABA DA Cannabis Cocaine Ecstasy Amphetamines DA Motivations Nourriture Sexe Jeux vidéo Autres plaisirs… Bien-être Modulation de la synapse dopaminergique Matthes et al., Nature 1996-Maldonado et al., Nature 1997-Ledent et al., Science 1999 GABA R Morphinique Axe corticotrope R Nicotinique R CB1 Alcool Héroïne A. Choline Aire tegmentale ventrale CRF Stress Mise en mémoire Endocannabinoïde

10 Cortex préfrontal et élaboration des prises de décision Mémoire de travail sous la dépendance dopaminergique Biais attentionnel Iowa gambling Task Stroop émotionnel-addictions - Rustichini Science 2005

11 Dynamic mapping of human cortical development during childhood through early adulthood Gogtay et al., PNAS May 25, 2004 vol. 101 no. 21:

12 Les addictions comportementales Nourriture Sexe Sport PASSIONS ADDICTION Jeux Achats Internet Travail-recherche Création artistique Idéaux politiques et religieux

13 Internet et Jeux Vidéo : Sujet actuel Croyances populaires Intérêt médiatique Études scientifiques Développement sociétal : –technologique –économique Ère des loisirs numériques

14 MMORPG Massive Multiplayer Online Role Playing Game Jeu de rôle, réseaux World Of Warcraft Expansion majeure (10 millions de comptes…) Avatars, Guildes Potentiellement Addictifs

15 Le triangle dOlievenstein Addiction = INTERACTION Produit Comportement Individu Contexte socio - environnemental

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20 Les comportements de consommation de substances psychoactives Les usages à risque Trop, cest combien ? AlcoolTabacCannabisCocaïneHéroïne > 21 verres /s > 14 verres /s 5 verres par occasion Toute consommation * Consommation quotidienne * Ivresse cannabique Toute consommation Toute consommation avant 15 ans

21 IDENTIFICATION DES FACTEURS DE RISQUE ET DE GRAVITÉ DES ADDICTIONS

22 USAGE NOCIF ET DEPENDANCE Interactions : Produit (P)x Individu (I) x Environnement (E) P = Facteurs de risque liés au Produit Dépendance Complications sanitaires psychologiques et sociales Statut social du produit E = Facteurs d Environnement familiaux : fonctionnement familial, consommation familiale sociaux exposition :consommation nationale, par âge, sexe, groupe social marginalité copains I = Facteurs Individuels (de vulnérabilité et de résistance) n génétiques n biologiques n psychologiques n psychiatriques

23 USAGE PRECOCE Plus la consommation démarre tôt dans la vie, plus le risque dabus et/ou dinstallation dune dépendance est élevée surtout si lusage se répète Risque augmenté de complications Système neurobiologique plus fragile Distorsions relationnelles (entourage, environnement)

24 CONSOMMATION À VISÉE AUTOTHÉRAPEUTIQUE Effet anxiolytique, hypnotique, antidépresseur recherché En lien avec des facteurs individuels psychopathologiques (anxiété, phobie, vécu dépressif…) Quand consommation devient régulière, solitaire : INDICATEUR DE RISQUE

25 CUMUL DES CONSOMMATIONS DE SUBSTANCES PSYCHOACTIVES Facteur daggravation du risque dintoxication pour toutes les substances psychoactives Double risque : pharmacobiologique et psychosocial

26 Recherche danesthésie, de « défonce » Ex. Ivresse alcoolique, THC, cocaine

27 Tabac : Etudes de jumeaux Initiation Dépendance R MZ = h2 + c2; R DZ = ½ h2 + c2

28 FDR socio-démographiques Abus/dépendance –2H/1F en fin dadolescence –Installation progressive au cours du développement Environnement social –Précarité/ criminalité –Valeurs et comportement du groupe de pairs (tr conduites, toxicomanie)+++ prédicteur de passage de lexpérimentation à labus/dépendance –Disponibilité des produits Scolarité –Échec scolaire, faible motivation, troubles spécifiques des apprentissages

29 FDR familiaux Ils combinent risque environnemental et génétique –Risque génétique direct ou indirect (via psychopathologie) Structure familiale –Familles « à problèmes multiples », augmentation du risque de psychopathologie en général –Evénements adverses à ladolescence

30 FDR familiaux II Psychopathologie parentale –Abus/dépendance et PAS (pères) Abus.dépendance chez les pères : FDR de consommation précoce, de comportement AS, daffects négatifs, de difficultés de socialisation et de troubles cognitifs –Spectre anxio-dépressif (mères) Attitudes parentales/ substances –Attitude favorable / consommation –Modeling –Initiation / degré de disponibilité

31 Facteurs familiaux III Attitudes éducatives –Faible niveau dencadrement/dautorité –Attitudes incohérentes/coercitives, manque de chaleur –Violences intrafamililaes (risque non spécifique)

32 Facteurs de risques individuels La présence de traits de personnalité Recherche de sensations Faible évitement du danger Recherche de nouveautés Faible estime de soi Réactions émotionnelles excessives Difficultés relationnelles ZUCKERMAN M. Cambridge University Press, 1994 ; ADES J., LEJOYEUX M. Masson, 1997 ; MASSE LC. Arch Gen Psychiatry, Sensibilité aux effets « plaisirs » Sensibilité aux effets « apaisants »

33 Facteurs de protection Facteurs impliqués dans la résilience (protection malgré FDR) –Sexe féminin –NSE élevé –Investissement/réussite scolaire –Efficience verbale –Relation privilégiée/ famille ou pairs, habiletés sociales –Estime de soi/ sentiment defficacité –Capacités de régulations daffects/ résolution de problèmes –Cohésion familiale –Sanctions familiales /usage

34 Facteurs psychopathologiques Lexistence de troubles mentaux x 2 le risque dabus/dépendance à ladolescence Le trouble mental précède labus/dépendance dans 2/3 des cas TDAH/TOP Trouble des conduites Troubles internalisés

35 Barkley et al., 2004; Cloninger et al., 1988; Expertise collective INSERM 2003, 2005 TDAH Trouble des conduites Personnalité antisociale Alcoolisme OR 1 à 6,5 x 8 x 21 x 13 h 2 : 70-80% h 2 : 40-50% h 2 : 40% (usage dalcool) h 2 : 30-40% 90% Hyperactivité- impulsivité 60-70% Agressions physiques 21-88% Selon le phénotype

36 REPERAGE PRECOCE Savoir caractériser la consommation de son patient Utilisation des questionnaires Dosages Rechercher des facteurs de gravite (Modalités de consommation, individuels, environnementaux)

37 A Êtes-vous déjà monté(e) dans un véhicule (AUTO, moto, scooter) conduit par quelquun (vous y compris) qui avait bu ou qui était défoncé ? D Utilisez-vous de lalcool ou dautres drogues pour vous DÉTENDRE, vous sentir mieux ou tenir le coup ? O Vous est-il déjà arrivé dOUBLIER ce que vous avez fait sous lemprise de lalcool ou dautres drogues ? S Consommez-vous de lalcool et dautres drogues quand vous êtes SEUL(E) ? P Avez-vous déjà eu des PROBLÈMES en consommant de lalcool ou dautres drogues ? A Vos AMIS ou votre famille ou vous ont-ils déjà dit que vous deviez réduire votre consommation de boissons alcoolisées ou dautres drogues ? 2 ou 3 réponses positives suggèrent un usage problématique ADOSPA ADOlescents Substances PsychoActives Version française du CRAFFT (Reynaud, Karila, Legleye 2002)

38 CAST Cannabis Abuse Screening Test Avez-vous déjà fumé du cannabis avant midi ? Avez-vous déjà fumé du cannabis lorsque vous étiez seul(e) ? Avez-vous déjà eu des problèmes de mémoire à cause de votre consommation de cannabis ? Des amis ou des membres de votre famille vous ont-ils déjà dit que vous devriez réduire votre consommation sans y arriver ? Avez-vous déjà essayé de réduire ou d arrêter votre consommation de cannabis sans y arriver ? Avez-vous déjà eu des problèmes à cause de votre consommation de cannabis (dispute, bagarre, accident, crise d angoisse, mauvais résultat à l école…) ? 2 ou 3 réponses positives suggèrent un usage problématique

39 Questionnaire dauto-évaluation de consommation nocive de cannabis 1- Votre entourage s est-il plaint de votre usage de cannabis ? 2- Avez-vous des problèmes de mémoire immédiate ? 3- Avez-vous déjà eu des épisodes délirants lors d usage de cannabis ? 4- Considérez-vous qu il est difficile de passer une journée sans « joint » ? 5- Manquez-vous d énergie pour faire les choses que vous faisiez habituellement ? 6- Vous êtes-vous déjà senti préoccupé par les effets de votre usage de cannabis ? 7- Avez-vous plus de difficultés à étudier ? à intégrer des informations nouvelles ? 8- Avez-vous déjà essayé sans succès de diminuer ou d arrêter votre usage de cannabis ? 9- Aimez-vous « planer », « être défoncé(e) », « stoned » dès le matin ? 10- Etes-vous de plus en plus souvent « défoncé(e) » ? 11-Avez-vous ressenti « le manque », des maux de têtes, de l irritabilité ou des difficultés de concentration quand vous diminuez ou arrêtez l usage de cannabis ? 3 réponses positives, ou plus, suggèrent un usage problématique de cannabis

40 REPERAGE PRECOCE Savoir caractériser la consommation de son patient Utilisation des questionnaires Dosages Rechercher des facteurs de gravite (Modalités de consommation, individuels, environnementaux)

41 Modifier les comportements de consommation Les différentes thérapies utilisables Conseils Interventions ultra-brèves Interventions brèves Thérapies cognitivo-comportementales

42 LE MODELE TRANS-THEORIQUE DU CHANGEMENT

43 Les objectifs thérapeutiques

44 La manipulation des jeunes par lindustrie du tabac : une vérité sans filtre

45 Les données du marché des jeunes L industrie du tabac doit recruter chaque mois nouveaux fumeurs pour remplacer ceux qui meurent ; Les mineurs ne représentent que 7% du marché ; Plus de 8 fumeurs sur 10 ont commencé avant 18 ans Le fumeur reste fidèle à sa marque.

46 La fumée du tabac Nitrosamines irritant + cancérogène CO hypoxie sang + muscle Cadmium accumulation Benzopyrène goudron cancérogène Nicotine addictive Polonium radioactif (1/2 vie > 1000 ans) Dioxines cancérogène Acroléine irritant

47 Fum é es du haschisch Nitrosamines irritant + cancérogène CO hypoxie sang + muscle Cadmium accumulation Benzopyrène goudron cancérogène THC cerveau addiction Dioxines cancérogène Acroléine irritant CAN10-FUM02

48 La nicotine inhalée par la fumée: leffet shoot La cigarette est une seringue à nicotine. La nicotine met 7 secondes pour passer des alvéoles au cerveau : shoot 2 fois plus vite quune intra veineuse ! ! Un fumeur prend une dizaine de shoots par cigarette : cet effet shoot crée et entretient la dépendance. La nicotine est apportée lentement par les substituts nicotiniques et nest donc pas accompagnée de cet effet shoot. Source : Henningfield JE,.Tob Control. 1998;7:281-93

49 manque Temps nicotinémie patchs Mécanisme de la dépendance nicotinique cigarettes manque

50 LES RECEPTEURS À LA NICOTINE 100% Tps

51 Cinétique de la nicotine D'après Russel minutes 2 Cigarette Spray Nasal Gomme 2 mg Timbre 21 mg Nicotine plasmatique ng/ml 25 0 Gomme 4 mg Inhaleur


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