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Antonia CristinoiUniversité dOrléans Lexicologie, lexicographie et sémantique lexicale.

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1 Antonia CristinoiUniversité dOrléans Lexicologie, lexicographie et sémantique lexicale

2 2 Relations entre unités lexicales. Lhomonymie. La paronymie. La polysémie. Sources de la polysémie. Le mécanisme des tropes.

3 3 homonymie = relation entre des unités lexicales qui possèdent des signifiants identiques et des signifiés distincts. Dans le cas des unités homonymes, les sémèmes sont disjoints (absence de sèmes communs); dans la cas du mot polysémique, il y a intersection positive des sémèmes (présence de sèmes communs).

4 4 homophonie = relation dhomonymie concernant les signifiants sonores Le comte est bon. Vs Le compte est bon.; quart-car- carre homographie = identité des signifiants graphiques. Sont homographes tous les mots ortographiés de la même façon, indépendamment de leur prononciation et de leur classe grammaticale.

5 5 Les homonymes résultent, en règle générale, de lévolution phonétique détymons différents. Ainsi, il y a deux verbes homonymes louer (adresser des louanges et donner/prendre en location) qui ont deux étymons distincts (laudare, locare), trois substantifs baie (ouverture, golfe, fruit), remontant à trois étymons différents. Les homonymes donnent lieu dans le dictionnaire à des entrées multiples.

6 6 paronymie = relation de ressemblance qui existe entre les signifiants de deux signe linguistiques. Elle est la source de nombreuses erreurs de prononciation et dortographe. Elle sétablit entre mots sémantiquement différents, mais presque homonymes. (amants-déments, amour-amer, collision-collusion).

7 7 Lécart entre signifiants des deux signes incriminés peut être graphique ou phonique: - addition ou suppression de lettres entrainant un changement de phonèmes : poisson, poison, procession-possession - permutation de phonèmes ou de syllabes : rixe/risque, astérisque/Astérix, manège/ménage - échange de phonème ou de graphème : ablation/ ablution, repartir/répartir, justice/justesse.

8 8 polysémie = phénomène paradigmatique qui se manifeste par la correspondance entre un lexème et plusieurs sémèmes Il existe une intersection entre les ensembles sémiques manifestés dans ce lexème. Si lensemble dintersection est vide on ne parle plus de polysémie mais dhomonymie.

9 9 Sources de la polysémie : A) Les glissements de sens Même les mots simples et concrets ont des aspects divers selon les situations où ils figurent. On pourrait alors parler des nuances différentes dun même sens. Ces nuances, se développant dans des directions divergentes, se sont éloignées les unes des autres devenant autant dacceptions diverses du même sens. La divergence sémantique sopère le plus souvent par spécialisation ou ellipse.

10 10 Exemples: acte (sens général) :acte de naissance, pièce en cinq actes, des actes dun congrès (spécialisation) le métro(politain), laffaire (Dreyfus),la Constituante (lAssemblée Nationale Constituante).

11 11 B) La figurativisation Ce processus se manifeste à travers deux tropes très connus : la métaphore et la métonymie. C) Létymologie populaire Due aux associations faites par des locuteurs non- spécialisés, le plus souvent de fausses associations comme dans le cas de cloche : objet de léglise- dispositif-chapeau de femme et homme qui cloche. D) Les influences étrangères Ex. le calque sémantique

12 12 Classifications de la polysémie A)En fonction du nombre de sèmes communs : Étroite :Lintersection des sémèmes est riche en sémès. Larchisémème est le même mais il apparaît des sèmes spécifiques. Ex. femme :- +personne,du sexe féminin - +personne,du sexe féminin,qui est mariée (épouse)

13 13 moyenne :le noyau commun a des sèmes relativement nombreux. Ex. :empoisonner : -faire mourir par le poison -rendre la vie impossible Ce type de polysémie est très souvent dorigine métaphorique. lâche : le nombre de sèmes communs est très réduit et souvent il se limite à un seul. Ex. plateau :-support,plat,servant à poser et à transporter des objets -étendue de pays, assez plate,et dominant les environs

14 14 B) En fonction du lieu de manifestation polysémie de langue :spécifie la structure interne du signifié Ex. feuille- darbre, de papier, de maladie, de paie,de salaire polysémie textuelle : apparaît au niveau de lénoncé et indique ladéquation dune unité lexicale avec elle- même dans laxe du temps.

15 15 Ex. dada :-cheval,dans le langage des enfants-acquiert un nouveau sens à la suite de linfluence anglaise Hobby,hobby-horse :-cheval en anglais,dans le langage des enfants Hobby :-passion en anglais Dada(après quelque temps,en français) :-idée où occupation favorite

16 16 C) En fonction du niveau grammatical polysémie lexicale : où lon pourrait encadrer tous les exemples mentionnés jusquici polysémie syntaxique : résultat du changement de classe grammaticale Ex. beau(adj)-le beau(subst) bas(adj)-bas(adv) parler(verbe)-le parler(subst)

17 17 La polysémie est un fait de langue non pas de discours. Elle est levée par lactualisation du sémème dans le discours, le contexte sélectionnant parmi les virtualités sémantiques du lexème le sémème compatible avec les autres sémèmes actualisés dans lénoncé. Dans un énoncé du type : Cette croûte est excellente. le sème mauvais, présent dans lacception de mauvaise toile, est neutralisé par ladjectif excellent,doù la conclusion quil ne peut être question que du sens pâtisserie attribué au mot croûte. Lisotopie assure la cohérence du discours par le principe de la cohésion sémique.

18 18 Les changements de sens des unités lexicales (c'est-à- dire les différentes formes de passages sémantiques d'une acception à l'autre) peuvent être traités du point de vue diachronique où synchronique. En diachronie, on présente l'évolution sémantique du mot polysémique en suivant l'ordre d'apparition des acceptions. En synchronie on décrit les relations régulières qui unissent les différentes acceptions du mot polysémique. La théorie classique des tropes fournit l'essentiel des bases de la description des changements de sens.

19 19 Seuls les tropes lexicalisés, c'est-à-dire les acceptions figurées incluses dans la polysémie du mot, concernent la sémantique lexicale. Les tropes d'invention relèvent de la stylistique. Les changements de sens, que traduisent à leur façon les indicateurs métalinguistiques du dictionnaire (fig. par ext... par anal) etc peuvent être rapportés à trois tropes essentiels : la métaphore, la métonymie et la synecdoque.

20 20 métaphore trope basé sur la ressemblance, qui consiste à donner un mot un autre sens en fonction d'une comparaison implicite. Une relation métaphorique unit l'acception A de perle à l'acception dérivée B en vertu en vertu d'une ressemblance (/rareté/ et /excellence/) entre les deux acceptions : Perle A : « petite bille de nacre ». B : « personne remarquable dans un domaine ».

21 21 Passage du concret au concret (noté dans les dictionnaires par anal. Canard : acception propre oiseau ; par analogie avec le plongeon du volatile, sucre trempé dans un liquide et en rapport avec le son peu harmonieux du canard, fausse note. Banane : à partir du sémème concret fruit oblong, par analogie de forme, plusieurs acceptions métaphoriques : chignon d'une certaine forme, coiffure masculine, sac-ceinture.

22 22 Passage du concret à l'abstrait (noté dans le dictionnaire fig. ou plus rarement par métaph.) Brancher (NPR) A : « rattacher un circuit secondaire au réseau principal ». B : « mettre au courant» (est-ce qu'il t'a bran­ché ?). Fourmi A :« petit insecte vivant en société... ». B : « laborieux, économe » (elle est une fourmi, un tra­vail de fourmi).

23 23 La relation métaphorique repose sur lidentité d'au moins un des sèmes spécifiques. Impasse A : « /rue//sans issue/ ». B : « /situation//sans issue/ /favorable/ ».

24 24 métonymie : trope par correspondance qui consiste à nommer un objet par le nom d'un autre objet en raison d'une contiguïté entre ces objets (le sens étymologique de métonymie est « nom pour un autre nom »). Il y a glissement de la référence d'un objet à un autre. Ce processus s'explique par une ellipse.

25 25 Types de métonymie: -de la cause pour l'effet : un Picasso (pour un tableau de Picasso), vivre de son travail (pour vivre du produit de son travail) ; - de l'instrument pour l'utilisateur de l'instrument: trois jeunes tambours (pour ceux qui battent le tambour), une fine lame (pour celui qui manie finement une lame)

26 26 -de la matière pour l'objet : les cuivres (pour les instruments de cuisine en cuivre ou pour les instruments de musique en cuivre) ; -du contenant pour le contenu : l'amphi (pour les étudiants de l'amphi), il a mangé toute la boîte (pour il a mangé tous les bonbons contenus dans la boîte) ;

27 27 -du lieu pour la chose (produit ou institution) : le cantal (pour le fromage du Cantal), Wall Street (pour la Bourse de New York), Vichy (pour le gouvernement de Vichy), vichy (pour la toile de Vichy) ; -du signe pour la chose signifiée : la couronne (pour la réalité symbolisée par la royauté);

28 28 - du physique pour le moral ou pour la personne : c'est un cerveau (pour c'est une intelligence), faire le joli cœur (pour faire le galant) ; - de l'attribut vestimentaire pour la désignation de la personne à laquelle cette chose est liée : les casques bleus (pour les soldats de l'ONU), les cols blancs (pour les employés de bureau), lâche-moi les baskets (pour laisse-moi tranquille).

29 29 La métonymie instaure une relation d'une référence concrète à une autre référence concrète ou relie un emploi abstrait à un emploi concret. addition : action d'ajouter ; par métonymie, note représentant le total des dépenses effectuées au café, au restaurant... arrêt : action de s'arrêter ; par métonymie, endroit où doit s'arrêter un véhicule de transport friture : action de frire ; par métonymie, aliment frit. pêche : action de pêcher ; par métonymie, poissons péchés.

30 30 synecdoque : trope par connexion fondé sur la relation d'inclusion entre les référents dénotés. synecdoque de la partie pour le tout :consiste à employer la partie pour désigner le tout. tête : partie supérieure du corps de l'homme un individu (c 'est tant par tête) toit : partie supérieure d'un édifice maison (être sans toit). La synecdoque consistant à prendre le tout pour la partie est rare. tête : partie supérieure du corps de l'homme partie de la tête où poussent les cheveux (se laver la tête)

31 31 Synecdoques de l'espèce et du genre synecdoque du genre pour l'espèce: l'acception A, désignant le genre est à la base de l'acception B désignant l'espèce. On constate une addition de sèmes. neveu A: descendant B : fils du frère ou de la sœur, du beau-frère ou de la belle-sœur viande A :ensemble des aliments dont se nourrit l'homme B : chair des mammifères et des oiseaux dont l'homme se nourrit.

32 32 synecdoque de l'espèce pour le genre: l'acception dérivée B, désignant le genre, est une extension par rapport à A, désignant l'espèce. Parallèlement se produit un effacement de sèmes. bifteck A : tranche de bœuf grillée B : nourriture (gagner son bifteck).


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