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AUTISMES ET TROUBLES ENVAHISSANT DU DEVELOPPEMENT Dr. Didier PERISSE.

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1 AUTISMES ET TROUBLES ENVAHISSANT DU DEVELOPPEMENT Dr. Didier PERISSE

2 INTRODUCTION ET HISTORIQUE 1943 Leo Kanner Autisme 1943 Hans Asperger Psychopathie autistique théories psychogénétiques 1980 les troubles envahissant du développement Prévalence exacte : inconnue T.E.D. : 67/10000 lautisme infantile : 22/1000 en augmentation ? estimation ancienne = 0,4/ fille pour 3 à 4 garçons

3 Les TED Les troubles envahissants du développement Lautisme infantile Le trouble désintégratif de lenfance Le syndrome dAsperger Le syndrome de Rett Les troubles envahissants du développement NS

4 Les trois classifications: approches comparatives

5 F 84.0 AUTISME INFANTILE A. Présence, avant lâge de 3 ans, danomalies ou daltérations du développement, dans au moins un des domaines suivants : (1) langage (type réceptif ou expressif) utilisé dans la communication sociale ; (2) développement des attachements sociaux sélectifs ou des interactions sociales réciproques ; (3) jeu fonctionnel ou symbolique. B. Présence dau moins six des symptômes décrits en (1), (2), et (3), avec au moins deux symptômes du critère (1) et au moins un symptôme de chacun des critères (2) et (3). (1) Altérations qualitatives des interactions sociales réciproques, manifestes dans au moins deux des domaines suivants : (a) absence dutilisation adéquate des interactions du contact oculaire, de lexpression faciale, de lattitude corporelle et de la gestualité pour réguler les interactions sociales ; (b) incapacité à développer (de manière correspondante à lâge mental et bien quexistent de nombreuses occasions) des relations avec des pairs, impliquant un partage mutuel dintérêts, dactivités et démotions ; (c) manque de réciprocité socioémotionnelle se traduisant par une réponse altérée ou déviante aux émotions dautrui ; ou manque de modulation du comportement selon le contexte social ou faible intégration des comportements sociaux, émotionnels, et communicatifs ; (d) ne cherche pas spontanément à partager son plaisir, ses intérêts, ou ses succès avec dautres personnes (par exemple ne cherche pas à montrer, à apporter ou à pointer à autrui des objets qui lintéressent).

6 (2) Altérations qualitatives de la communication, manifestes dans au moins un des domaines suivants : (a) retard ou absence totale de développement du langage oral (souvent précédé par une absence de babillage communicatif), sans tentative de communiquer par le geste ou la mimique ; (b) incapacité relative à engager ou à maintenir une conversation comportant un échange réciproque avec dautres personnes (quel que soit le niveau de langage atteint) ; (c) usage stéréotypé et répétitif du langage ou utilisation idiosyncrasique de mots ou de phrases ; (d) absence de jeu de « faire semblant », varié et spontané, ou (dans le jeune âge) absence de jeu dimitation sociale. (3) Caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités, manifeste dans au moins un des domaines suivants : (a) préoccupation marquée pour un ou plusieurs centres dintérêt stéréotypés et restreints, anormaux par leur contenu ou leur focalisation ; ou présence dun ou de plusieurs intérêts qui sont anormaux par leur intensité ou leur caractère limité, mais non par leur contenu ou leur focalisation ; (b) adhésion apparemment compulsive à des habitudes ou à des rituels spécifiques, non fonctionnels ; (c) maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs, par exemple battements ou torsions des mains ou des doigts, ou mouvements complexes de tout le corps ; (d) préoccupation par certaines parties dun objet ou par des éléments non fonctionnels de matériels de jeux (par exemple leur odeur, la sensation de leur surface, le bruit ou les vibrations quils produisent).

7 AXE CLINIQUE 1 - Altération qualitative en terme dinteraction sociale 2 - Trouble de la communication verbale et non-verbale 3 - Répertoires dactivités et dintérêts limités Description type : autisme dintensité moyenne-sévère, à 4 ans : troubles des interactions sociales : peu ou pas dinteraction avec les autres enfants absence dempathie : semble indifférent aux sentiments et aux états des autres impossibilité de se mettre à la place de lautre, dimaginer ou de déduire ce que lautre a perçu ou vécu troubles de la communication : langage verbal : absent, franchement retardé, confusion pronominale, écholalie, présence dun « jargon » personnel, questions insistantes et stéréotypées… difficulté à répondre aux questions, conversation impossible si langage verbal absent, ne cherche pas à se faire comprendre à laide de signes. Peu ou pas de gestes sociaux. peu ou pas de vrai contact visuel, ou contact intense mais fugitif Début des troubles avant lâge de trois ans

8 répertoire restreint et répétitif des intérêts & des activités présence de stéréotypies, dauto-stimulations sensorielles jeux répétitifs et sans imagination, pas ou peu de « faire semblant » intolérance aux changements, aspect « obsessionnel » ++ retentissement sur les apprentissages troubles « tonico-émotionnels » : frayeurs intenses sans motif évident et sans réassurance possible grande intolérance à la frustration : enfant explosif et tyrannique troubles du tonus, majorés par langoisse troubles du sommeil, notamment insomnie d'endormissement troubles alimentaires « phobies » spécifiques intenses AXE CLINIQUE

9 Formes cliniques Lautisme infantileTableau classique Le trouble désintégratif de lenfanceDéveloppement initial normal suivi dune régression entre 1 et 6 ans Le syndrome dAspergerLangage quasi normal Lautisme atypiqueManque un élément Le syndrome de RettEvolution par phases de plus en plus sévères Les troubles envahissants du développement NS Autres formes

10 AXE DES AFFECTIONS SOMATIQUES Handicap sensoriel - Surdité Troubles neurologiques - Epilepsie Maladies génétiques spécifiques - Syndrome de Rett, X fragile, Sclérose tubéreuse de Bourneville

11 Recommandations diagnostiques Diagnostic nosographique (CIM-10) Diagnostic fonctionnel : bilan psychologique, orthophonique, psychomoteur. Diagnostic des pathologies associées: -EEG, IRM (quasi systématique) -Caryotype HR + X fra -Cs neuropediatrique et génétique -Examen visuel et auditif

12 AXE COGNITIF Hétérogénéité Déficience intellectuelle 70 % de retards mentaux dans lautisme Troubles du langage

13 AXE DES INTERACTIONS ACTUELLES ADAPTATION Au sein de la famille Au sein dun groupe de pair Permet le repérage des éléments réactionnels Au sein des équipes soignantes AXE PSYCHODYNAMIQUE Fonctionnement intrapsychique supposé

14 AXE DU RISQUE – PRONOSTIC Risque individuel Immédiat Potentiel évolutif –Un QI normal et un accès au langage avant 6 ans sont des facteurs de meilleur pronostic Contexte Diagnostic précoce Absence dattention conjointe à 15 mois Pas de jeux type faire semblant à 15 mois Absence de pointage (protodéclaratif)

15 Signes dalertes Signes dalerte absolue : absence de babillage, de pointage ou dautres gestes sociaux à 12 mois ; absence de mots à 18 mois ; absence dassociation de mots (non écholaliques) à 24 mois ; perte de langage ou de compétences sociales quel que soit lâge.

16 AXE DU RISQUE – PRONOSTIC Evolution Sur un mode continu Des acquisitions sont possibles au cours du développement Souvent sur un mode dysharmonique Ladolescence est parfois marquée par des troubles du comportement A lâge adulte Moins de 5 % des sujets autistes ont un travail et une vie autonome 1/3 dentre eux accèdent à un certains niveau dautonomie avec persistance de difficultés dans le champ des intérêts et des interactions sociales, de troubles du langage, de difficultés à appréhender des concepts abstraits Les profils évolutifs sont très hétérogènes

17 AXE THERAPEUTIQUE La prise en charge doit s organiser autour de trois grands volets. La part donnée à chacun des aspects dépend de l évolution du sujets et doit être réévaluer régulièrement dans le cadre d un projet individuel. Connaître l importance des MDPH et de la CDA (statut, aide financières, orientation…) Thérapeutique Objectif: bien être, dévelop ment et santé mentale du sujet. CMP, Hôpital de jour, CATTP Orthophonie, psychomotricité, groupe, ergothérapie, psychothérapie Peu de psychotropes TT patho associées Éducatif Objectif: autonomie du sujet IME, IMPro SESSAD Différentes méthodes possibles Pédagogique Objectif: apprentissages CLISS, UPI, scolarisation en milieu ordinnaire +/- AVS, scolarité au seins des institutions

18 Quels sont les causes de lautisme ? A ce jour, nous na pas pu individualiser une cause unique à lautisme Lidée selon laquelle lautisme trouverait son origine dans des troubles de la relation parent-enfant doit être maintenant totalement abandonnée. Modèle multi-factoriel – base génétique, facteurs environnementaux

19 Quelques données neuropsychologiques - les troubles de la cognition sociale Ces troubles seraient la conséquence dune altération primaire des fonctions interpersonnelles très précoces qui sont normalement à lorigine de la compréhension sociale. Certains attribuent un rôle causal aux anomalies de reconnaissance des expressions émotionnelles alors que dautres auteurs font lhypothèse que ce sont des troubles de limitation ou de lattention conjointe qui seraient plus spécifiques de lautisme,

20 Quelques données neuropsychologiques La théorie de lesprit. Ce concept se définit comme la capacité pour lindividu dattribuer des états mentaux à lui- même et aux autres. Chez les enfants autistes, lexploration de cette capacité a montré leur difficulté à comprendre ce quune autre personne pense. Cette notion semble pouvoir expliquer les troubles de limagination, de la communication et de la socialisation

21 Perception des états mentaux (tâche de « Sally & Ann »)

22 Quelques données neuropsychologiques Les fonctions exécutives Elles traduisent certains processus plus complexes : aptitude à se dégager du contexte, inhibition des réponses inappropriées, capacité de générer des séquences planifiées dactions intentionnelles, persévération dans la tâche, contrôle de la performance et utilisation du feed- back, maintien de lattention. Les autistes auraient des anomalies –non spécifiques– de la planification, de lorganisation, et de la persévération des actions

23 Quelques données neuropsychologiques La cohérence centrale Ce concept fait référence à la capacité dextraire les stimuli significatifs parmi un ensemble de stimuli perçus, dans un contexte établi. Lhypothèse dune « cohérence centrale faible » développée dans lautisme met laccent sur un déficit du traitement global des informations. Les autistes narriveraient pas à sélectionner et hiérarchiser les informations dans une situation.

24 Troubles de la communication Ce sont à la fois le langage et la communication non verbale qui sont très perturbés. Le langage expressif peut être absent. Lorsquil se développe, il est retardé et se caractérise par de nombreuses particularités : écholalie, inversion des pronoms (utilisation de « tu » à la place de « je »), incapacité à utiliser des termes abstraits, mots détournés de leur sens habituel

25 Troubles de la communication Dans les cas où le langage est bien développé, la voix a fréquemment une modulation anormale, avec un débit et un rythme particuliers (Prosodie) La communication peut être gênée aussi par une tendance au soliloque ou des incongruités. La syntaxe est souvent immature mais peut être correcte. Les mots concrets sont les premiers (ou les seuls) reconnus quel que soit le stock lexical

26 Troubles de la communication Les conversations abstraites, lhumour, les mots dont la signification varie avec le contexte, ne sont pas accessibles à lenfant. Enfin quel que soit le niveau de langage, le sujet semble incapable dentrer dans un échange à type de dialogue. Les modes de communication non verbales sont aussi limités, que ce soit pour comprendre autrui – mimiques, sourires, gestes – ou pour aider à lexpression : désigner du doigt, dire au revoir, avoir des mouvements de joie, de surprise ou de peur.

27 Troubles de la communication Les expressions faciales sont pauvres, le sourire rare. Le partage avec autrui des activités ou intérêts est limité, lenfant ninitie pas de gestes interactifs, nimite pas ceux de ladulte, linstrumentalise en le considérant « pour une partie de lui-même » : il prend sa main pour obtenir quelque chose, ou sassied sur lui comme sur une chaise.

28 Comportements linguistiques particuliers Écholalie Elle peut être immédiate, le sujet répétant le dernier mot ou groupe de mots entendus, ou différée Au moins les trois quarts des enfants atteints dautisme présentent une écholalie, au moins durant une période

29 Comportements linguistiques particuliers Idiosyncrasie Figure[s] d'expression fondée[s] sur le transfert à une entité du terme qui en désigne une autre Kanner cite le cas de Jay, qui répétait « Blum » lorsque la véracité de ses propos était mise en cause. Ce contexte dutilisation avait été repéré, mais le choix du mot restait un mystère jusquau jour où lon vit Jay désigner un slogan publicitaire affirmant « Blum dit la vérité »

30 Comportements linguistiques particuliers inversion pronominale Spéculations anciennes sur le signe de « confusion » de lidentité. Défaut de cohérence globale inversions présentes pour tous les éléments linguistiques de type déictique

31 Décret de compétence Art. 1er. - L'orthophonie consiste : - à prévenir, à évaluer et à prendre en charge, aussi précocement que possible, par des actes de rééducation constituant un traitement, les troubles de la voix, de l'articulation, de la parole, ainsi que les troubles associés à la compréhension du langage oral et écrit et à son expression ; - à dispenser l'apprentissage d'autres formes de communication non verbale permettant de compléter ou de suppléer ces fonctions.

32 Le bilan orthophonique de lenfant autiste Cest dabord un bilan des capacités de communication avant dêtre un bilan de langage. Une erreur: attendre lapparition du langage pour faire un bilan. Le bilan de communication fait partie du bilan diagnostic recommandé (RPP pratique du diagnostic de lautisme 2005) Conditions particulières : adaptation à lenfant et à lautisme. Filmer si possible

33 Picture Exchange Communication Système Communication Système

34 Historique et théorie Historique et théorie Créé en 1985 par Dr A. BONDY et L. FROST Est très utilisé auprès des personnes autistes mais sadresse à toutes les personnes ayant des difficultés à sexprimer oralement Cest une méthode dapprentissage de communication alternative et augmentative Cette approche intègre les principes de base de lAnalyse Comportementale Appliquée mais préconise aussi la personnalisation de la méthode, limplication des parents et la généralisation des acquis Elle favorise les interactions sociales

35 Objectifs Aider lenfant à comprendre les fonctions de la communication Aider lenfant à initier une interaction communicative de manière spontanée Aider lenfant à initier le langage Développer les compétences pour la communication

36 Modalités Est enseignée dans un environnement structuré dans un premier temps puis pourra être généralisée Est enseignée par des personnes formées Le temps des séances évolue au cours des acquisitions Le programme distingue 7 étapes. En fonction de ses capacités lenfant ira plus ou moins loin dans lapprentissage de la méthode Lapprentissage débute par une évaluation des capacités de compréhension de lenfant et de ses intérêts

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38 Applications Phase 1 : Enseigner physiquement léchange assisté Phase 2 : Accroître la spontanéité Phase 3 : Discrimination simultanée des pictogrammes Phase 4 : Construction de phrases Phase 5 : Répondre à la question « quest-ce que tu veux ? » Phase 6 : Faire un commentaire en réponse à la sollicitation du partenaire et de manière spontanée Phase 7 : Introduction des concepts linguistiques complémentaires

39 ProgrammeMakaton

40 Historique et théorie Historique et théorie Le vocabulaire Makaton a été conçu en 1972 par M. WALKER, orthophoniste A été mis en place comme réponse aux besoins des personnes adultes sourdes présentant des difficultés dapprentissage A été introduit en France en 1996 Système de communication augmentée multimodal Favorise le développement du langage oral par la superposition de plusieurs canaux de communication Lutilisation de plusieurs afférences apporte une redondance du message, la présentation multimodale permet au sujet de sapproprier le moyen le plus adapté à ses propres capacités

41 Matériel Les signes : Utilisation de la langue des signes française (LSF). Ne signe que les mots « clés » du message à transmettre et respecte la syntaxe française Les symboles (ou pictogrammes) : Cest le système Rebus qui a servi de point de départ à la création des symboles Makaton Ils sont conçus de façon à : - représenter une unité indépendante du langage - être les plus lisibles possible - mettre en œuvre une logique de conception afin de rendre possible la création de nouveaux pictogrammes - pouvoir être reproduits aisément à main levée

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44 Principes de fonctionnement Principes de fonctionnement Cibler lapprentissage sur lenseignement dun vocabulaire de base restreint en quantité, mais très fonctionnel Est constitué de 450 concepts Organiser ce vocabulaire par niveaux Structuré en 8 niveaux auxquels sajoute un niveau supplémentaire ouvert Permet de donner des points de repères rapides et fiables sur ce qui est compris et utilisé Adapter le vocabulaire introduit en fonction des besoins spécifiques de chaque sujet Le vocabulaire est personnalisé en enlevant dans chaque niveau les items qui ne sont pas pertinents pour lenfant et en attribuant un ordre de priorité Combiner lutilisation de différentes modalités de communication (gestes, symboles, langage oral ) L es signes et les symboles sont considérés comme complémentaires avec cependant une priorité accordée aux signes au début de lenseignement Les signes et pictogrammes sont toujours accompagnés du langage oral

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46 Modalités Il ny a pas de « pré-requis » cognitif ou moteur pour pouvoir bénéficier du programme Makaton Le vocabulaire est dabord travaillé sur le versant réceptif (compréhension) puis expressif Lenseignement est structuré en 2 parties : –Formel : Le plus souvent en situation duelle Nouveau vocabulaire introduit par groupe de 3-5 mots Capte lattention en signant tout les mots pour le solliciter Invitation à imiter les gestes Soutenir lapprentissage à laide dobjet réels ou dimages (selon le niveau de lenfant) –Informel : Les apprentissages sont renforcés en les pratiquant dans la vie quotidienne Nécessaire que le plus grand nombre de personnes autour de lenfant utilisent ce langage Quand lenfant produit une réponse adaptée, il doit être félicité

47 LOVASS Bases de l'approche et Objectifs Aussi connue sous les noms d'Apprentissage par essais distincts, Intensive Behavior Intervention (IBI) ou Applied Behavior Analysis (ABA). L'apprentissage par essais distincts. Enseigner à l'enfant comment apprendre en portant attention aux habiletés suivantes : être attentif, imiter, développer le langage réceptif et expressif, les habiletés pré-académiques et d'autonomie personnelle.

48 LOVASS Principes Utilise le modèle ABC, Chaque essai ou tâche demandée à l'enfant consiste en : Une demande (A = antecedent) - une directive donnée à l'enfant pour qu'il effectue une action. Un comportement (B = behavior) - une réponse de l'enfant, c'est-à-dire, tout ce qui peut être interprété comme une bonne réponse, une mauvaise réponse ou une absence de réponse. Une conséquence (C) - une réaction de l'intervenant, c'est-à-dire une gamme de réponses pouvant consister en un fort renforcement positif, à de faibles félicitations, pas de réponse ou à une réaction légèrement négative (ex. un Non).

49 LOVASS Avantages de l'approche Reconnaît le besoin d'enseignement 1 pour 1. Utilise la répétition des réponses comprises jusqu'à l'assimilation complète. Maintient l'enfant à l'écoute pour de plus grandes périodes de temps. Obtient une allocution verbale chez certains. Elle permet un départ accéléré chez d'autres. Plus efficace pour les autistes de léger à modéré et dans l'échelle supérieure de QI.

50 TEACCH Signifie : Treatment and Education of Autistic and related Communication handicapped CHildren. Plus de 32 ans de données empiriques sur l'efficacité de l'approche TEACCH. Inclut les parents comme thérapeutes. Reconnaît le besoin d'un soutien de l'enfance jusqu'à l'âge adulte. Porte autant l'attention sur la façon dont l'autisme affecte la personne que sur les comportements.

51 TEACCH Objectifs et moyens Fournir des stratégies pour soutenir la personne durant toute sa vie. Favoriser l'autonomie à tous les niveaux de fonctionnement. S'adapter aux besoins individuels des personnes autistes. Bien organiser, structurer et modifier l'environnement et les activités. Mettre l'accent sur les modalités visuelles d'apprentissage. Utiliser des contextes fonctionnels pour enseigner les concepts. Le programme est basé sur une évaluation individuelle. Utiliser des structures prévisibles pour favoriser une communication spontanée.

52 La dimension psychomotrice dans l autisme Depuis plusieurs années, l intervention du psychomotricien est devenue systématique lors des bilans d enfants autistes les premiers signes apparaissent souvent dans la période sensori-motrice les troubles autistiques touchent la motricité dans ses fonctions d adaptation au milieu et de relation avec l environnement social les troubles psychomoteurs peuvent être des signes d alerte

53 L évaluation psychomotrice A la fois classique par la description des capacités psychomotrices et spécifique aux enfants autistes, en soulignant leurs particularités psychomotrices. Modalités: -entretien avec les parents -examen de l enfant, orienté sur le développement et les comportements, généralement en deux temps: observation libre (attention, participation et échanges sollicités) puis activités structurées

54 Objectifs de l évaluation Évaluation à 3 niveaux: -le niveau relationnel: la manière dont le corps est engagé dans la relation à autrui -le niveau d adaptation: la manière dont le corps est engagé dans l action -le niveau développemental : l équipement neuromoteur du sujet ces trois niveaux interagissent et se conditionnent réciproquement

55 Les perturbations psychomotrices spécifiques Troubles de la motricité relationnelle (sagesse particulière, tr du tonus, tr de ladaptation posturale, tr de lorientation dans la relation) Troubles de la communication non verbale (mimique pauvre, sourire inadapté, tr du regards, gestualité inadéquate) Troubles du niveau d activité ou de lattention (agitation, instabilité, apathie, inhibition, variations brutales, tr de l attention) Mouvements anormaux (stéréotypies corporelles, stéréotypies d objet, comportements d autostimulation ou d apaisement)

56 Les perturbation psychomotrices spécifiques Troubles perceptivo-moteurs (négligences ou focalisation sur des stimuli sensoriels, défauts d imitation aptitudes supérieures dans la perception de certaines informations, défaut d intégration des sensations entraînant des difficultés de régulation motrice ) Troubles de la motricité globale (démarche particulière, lenteur/précipitation, ruptures, maniérisme, mouvements stéréotypés, aisance exceptionnelle, agilité) Troubles de la motricité fine (pb de préhension, de coordination, de latéralité, dysgraphie…)

57 Conclusion L appréciation globale de l activité de l enfant, de sa dimension affective et de ses variations relationnelles reste évidemment une préoccupation majeure à cet examen. C est toute la personnalité de l enfant qui est engagée dans son corps, et c est bien elle que l observation psychomotrice vise à mieux cerner. Les observations faites en psychomotricité visent à mettre en évidence les dysfonctionnements et surtout les capacités émergentes, point d appel des prises en charge ultérieures. Le bilan psychomoteur de doit pas se contenter de servir aux psychomotriciens

58 A lire Recommandations pour la pratique professionnelle du diagnostic de lautisme: sante.fr/portail/jcms/c_468812/recommandations -pour-la-pratique-professionnelle-du-diagnostic- de-l-autisme sante.fr/portail/jcms/c_468812/recommandations -pour-la-pratique-professionnelle-du-diagnostic- de-l-autisme Abregé masson: lAutisme et les troubles envahissants du développement (P. Lenoir) Lenfant autiste – equipe du centre ressource Ile de France – john libbey

59 ABA Bases de l'approche et Objectifs Aussi connue sous les noms d'Apprentissage par essais distincts, Intensive Behavior Intervention (IBI) ou Applied Behavior Analysis (ABA). L'apprentissage par essais distincts. Enseigner à l'enfant comment apprendre en portant attention aux habiletés suivantes : être attentif, imiter, développer le langage réceptif et expressif, les habiletés pré-académiques et d'autonomie personnelle.

60 ABA Principes Utilise le modèle ABC, Chaque essai ou tâche demandée à l'enfant consiste en : Une demande (A = antecedent) - une directive donnée à l'enfant pour qu'il effectue une action. Un comportement (B = behavior) - une réponse de l'enfant, c'est-à-dire, tout ce qui peut être interprété comme une bonne réponse, une mauvaise réponse ou une absence de réponse. Une conséquence (C) - une réaction de l'intervenant, c'est-à-dire une gamme de réponses pouvant consister en un fort renforcement positif, à de faibles félicitations, pas de réponse ou à une réaction légèrement négative (ex. un Non).

61 ABA Avantages de l'approche Reconnaît le besoin d'enseignement 1 pour 1. Utilise la répétition des réponses comprises jusqu'à l'assimilation complète. Maintient l'enfant à l'écoute pour de plus grandes périodes de temps. Obtient une allocution verbale chez certains. Elle permet un départ accéléré chez d'autres. Plus efficace pour les autistes de léger à modéré et dans l'échelle supérieure de QI.

62 TEACCH Signifie : Treatment and Education of Autistic and related Communication handicapped CHildren. Plus de 32 ans de données empiriques sur l'efficacité de l'approche TEACCH. Inclut les parents comme thérapeutes. Reconnaît le besoin d'un soutien de l'enfance jusqu'à l'âge adulte. Porte autant l'attention sur la façon dont l'autisme affecte la personne que sur les comportements.

63 TEACCH Objectifs et moyens Fournir des stratégies pour soutenir la personne durant toute sa vie. Favoriser l'autonomie à tous les niveaux de fonctionnement. S'adapter aux besoins individuels des personnes autistes. Bien organiser, structurer et modifier l'environnement et les activités. Mettre l'accent sur les modalités visuelles d'apprentissage. Utiliser des contextes fonctionnels pour enseigner les concepts. Le programme est basé sur une évaluation individuelle. Utiliser des structures prévisibles pour favoriser une communication spontanée.

64 PECS Signifie : Picture Exchange Communication System. Dérive du besoin de bien différencier parler et communiquer. Combine les connaissances approfondies des thérapies du langage et de l'orthophonie adaptées à la compréhension de la communication lorsque l'enfant n'attache pas d'importance à la signification des mots. Très compatible avec TEACCH.

65 MAKATON " Makaton " est un programme de rééducation, qui sadresse aux personnes qui ont des troubles sévères du langage et de la communication. Il allie la parole, les signes de la Langue des Signes Française ainsi que des pictogrammes. Ce programme étant à même dêtre utilisé comme langage quotidien. Il favorise également laccès à lécriture et à la lecture.


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