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LES DROGUES INTRODUCTION. Substances ayant toujours fascinées et inquiétées. Apparition successivement des plantes,de leurs extraits, des produits de.

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1 LES DROGUES INTRODUCTION

2 Substances ayant toujours fascinées et inquiétées. Apparition successivement des plantes,de leurs extraits, des produits de la chimie minérale, de la chimie organique, des molécules semi- synthétiques et des molécules synthétiques. Substances modifiant l ’humeur et/ou les perceptions de la réalité.

3 LES DROGUES CLASSIFICATION

4 Les sédatifs. les psychostimulants. Les psychodysleptiques.

5 LES SEDATIFS Les opiacés:  Opium.  Alcaloïdes de l ’opium: morphine, codéine, codéthyline.  Héroïne.  Morphiniques de synthèse: dextropropoxyphène (Di-Antalvic®, Propofan®), buprénorphine (Subutex ® ), péthidine (Demerol ® ), dextromoramide, chlorhydrate de méthadone. Les anxiolytiques: les benzodiazépines. Les solvants:  les colles  l ’éther  le trichloréthylène  l ’eau écarlate et les détachants  le vernis à ongles et le dissolvant  l’essence et les crayons marqueurs.

6 LES PSYCHOSTIMULANTS Les amphétamines. MDMA ou Ecstasy. La cocaïne et le crack.

7 LES PSYCHODYSLEPTIQUES Le LSD. Le chanvre indien ou le cannabis. Les délirogènes:  la psilocybine  la mescaline  le PCP  le Gamma OH  la Kétamine  les médications antiparkinsonniennes  les médications atropiniques  les correcteurs des neuroleptiques.

8 LES DROGUES HISTORIQUE

9 HISTORIQUE: Les sédatifs LES OPIACES:L ’OPIUM Premières références décryptées sur des tablettes sumériennes de Nippur. Origine de cet usage dans les plaines de Mésopotamie 3000 ans avant JC. Entre le Vème et le IIIème siècle avant JC Hippocrate, Hérédote et Théophraste en parlent comme médicament de la douleur alors que Diagoras de Mélos met déjà en garde à son propos. Les guerres de l ’opium entre 1839 et 1858 (3 au total). En 1804,Thomas de Quincey publia les confessions d’un mangeur d’opium où il y décrit les diverses phases de l’intoxication, la tyrannie de la dépendance et les difficultés du sevrage. En 1837, Ière formule de l’élixir parégorique (anti-diarrhéique). A Partir des années 60, il sera utilisé de façon toxicomaniaque. Au début du XXème siècle, elle est pour le littéraire, moyen d’accès à autre chose et/ou support de création. Vers le milieu du XXème siècle, l’opium va perdre de sa ferveur au profit de la morphine.

10 HISTORIQUE: les sédatifs LES OPIACES:LA MORPHINE Principale alcaloïde de l ’opium,extrait entre 1803 et Son usage ne prendra dimension que grâce à l ’invention de la seringue.En 1853, première injection de chlorhydrate de morphine. Lors des guerres Austro-prussienne 1866, de 1870 et de Sécession aux USA, utilisation pour ses propriétés antalgiques,pour lutter contre la fatigue et la dépression. A partir de 1880, la mode est à son apogée: en dehors du monde médical et paramédical, c’est dans le monde littéraire et bourgeois que les adeptes vont se multiplier. Dés 1870, une partie du corps médical va décrire les abus et le syndrome de sevrage. Entre 1880 et 1890 de nombreux médecins européens président aux premières cures de sevrage. Pendant cette période, le premier traitement de substitution va être préconisé l ’héroïne.

11 HISTORIQUE:Les sédatifs LES OPIACES: LES MORPHINIQUES DE SYNTHESES L ’héroïne a vu le jour en Angleterre en 1874 et son action analgésique a été mise en évidence à partir de Dés 1900, un journal médical souligne : la morphine remplacée par l ’héroïne, plus de toxicomanes. Le plus puissant des toxicomanogènes commence sa carrière. Elle sera retirée de la pharmacopée française en 1970(décret du 6 février). Il faudra attendre les années 60 aux USA et les années 70 en Europe pour que l ’héroïnomanie prenne à partir du marché illicite l ’ampleur qu ’on lui connaît. D ’autres opiacés de synthèse ont également fait l ’objet d ’abus, en France, surtout la Péthidine (Dolosal*) et le dextromoramide (Palfium*). La méthadone, synthétisée en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale pour suppléer le manque de morphine, a servi principalement à partir de 1963 comme thérapeutique de substitution aux USA puis en Europe.

12 HISTORIQUE: les sédatifs LES MEDICAMENTS SEDATIFS: LES BENZODIAZEPINES La chimie organique a également contribué à fournir les moyens de l ’ivresse. Les barbituriques d ’élimination rapide ont été synthétisés à partir de 1935 et furent utilisés comme générateur d ’ivresse. Le relais est actuellement pris par les benzodiazépines associées à l ’alcool.

13 HISTORIQUE: Les sédatifs LES SOLVANTS L éther a vu le jour en Le chloroforme a été mis au point en L ’inhalation de l ’essence et des colles datent des années 50. Le trichloréthylène est utilisé depuis quelques années par des droguistes et certains adolescents.

14 HISTORIQUE: les psychostimulants LA COCAÏNE L ’histoire de la coca remonte dans certaines régions d ’Amérique Latine jusqu ’à 3000 ans avant JC. Les Incas l ’avaient placée au centre de leur système social et religieux. Amérigo Vespucci a été le premier Européen à décrire la consommation de la Coca en débarquant sur l ’île de Margarita en En 1880, les feuilles de coca firent officiellement partie de la pharmacopée américaine et 10 ans plus tard pour la cocaïne. En 1884, Freud publia le premier de ses cinq articles sur la cocaïne. Il en décrit les effets stimulants et la recommande.Il en pris quand il commença son important travail sur l ’interprétation des rêves.On a pu dire que son propre usage n ’a pas été étranger à l ’élaboration de la théorie psychanalytique. En septembre 1884, découverte de l ’anesthésie locale. Coca et cocaïne furent classées dans les stupéfiants et interdites aux USA par le Harisson Act en Depuis les années 70, on a vu s ’accroître régulièrement la consommation de cocaïne dans toutes les classes de la société en Occident.

15 HISTORIQUE: les psychostimulants Les stimulants mineurs :  le thé,3000 ans avant JC  le café  la noix de cola, dont un extrait est entré dans la composition du coca-cola jusqu ’au début du XXème siècle  le cacao et le tabac. Les stimulants les plus puissants sont les amphétamines et leurs dérivés:  Leur ancêtre est une plante connue l ’Ephédra,3200 ans avant JC.  L ’éphédrine, son principal alcaloïde,isolé en 1887 servi de modèle.  Elles servirent aux pilotes de chasse pendant la seconde guerre mondiale pour maintenir leur vigilance et peut être stimuler leur combativité.  De nombreux anorexigènes furent ensuite mis sur le marché.

16 HISTORIQUE: Les psychodysleptiques LE CANNABIS On retrouve la première mention connue des propriétés psychotropes du cannabis dans les textes védiques, 1500 ans avant JC. On a pu également établir qu’il était cultivé en Chine il y a 5000 ans pour sa fibre textile et plus tard pour ses propriétés sédatives et médicinales. Depuis très longtemps, il est connu et utilisé en Europe pour la fabrication des textiles et pour ces propriétés médicinales. En 1894, un volumineux rapport anglais met en garde contre l ’abus de cette drogue. En 1910, intervient la première interdiction du Cannabis. Depuis 1960, son usage fut grandissant. En 1965, un chercheur israélien isola le delta 9 tétrahydrocannabinol, principal constituant responsable des effets psychiques de la drogue. Aujourd’hui, il pousse dans le monde entier sauf en Australie.

17 HISTORIQUE: les psychodysleptiques LE LSD Le diéthylamide de l ’acide lysergique,dérivé d ’alcaloïdes de l ’ergot de seigle, appelé LSD 25. Ses propriétés furent découvertes vers la fin de la première moitié du XXème siècle. Il paraît avoir été utilisé en Chine et dans la civilisation aztèque 2000 à 3000 ans avant JC. Il fut au centre de la grande vague psychédélique des années 60 aux USA et des années 1967 à 1974 en Europe. Actuellement, son intérêt semble avoir diminué chez les jeunes occidentaux.

18 HISTORIQUE: les psychodysleptiques PEYOTL ET MESCALINE L ’origine divine de ce petit cactus, le peyotl, se confond avec le début de la civilisation précolombienne. Consommé mâché ou en décoction, il représente le prototype du psychotrope à fonction de cohésion sociale en raison de son utilisation à des fins initiatiques, permettant le passage à une identité adulte et à l ’accès au sens de la fonction sociale, pour les individus du groupe. Son usage s ’est répandu au siècle dernier dans les tribus indiennes des USA. Son principal alcaloïde, la mescaline fut isolée en On la retrouve sous forme de comprimés sur le marché illégal.

19 HISTORIQUE: Les psychodysleptiques LES CHAMPIGONS HALLUCINOGENES L’utilisation des champignons sacrés remonte bien avant notre ère. Les psilocybes étaient utilisés dans la civilisation aztèque aux cours des cérémonies à caractère religieux. L ’usage rituel de l ’amanite tue-mouche fut signalé en 1730.De nos jours,elle fait l ’objet d ’une certaine recherche de la part d ’amateurs avertis de ces propriétés hallucinogènes. Il est à noter que la convention internationale sur les psychotropes de 1971 n ’a visé que les principes actifs sans concerner les végétaux eux- mêmes.

20 HISTORIQUE: Les psychodysleptiques LES DELIROGENES Intoxication volontaire à caractère ponctuel par la prise de médicaments à effets atropiniques induisant des épisodes confuso- délirants sur fond de stimulation psychique. Les atropiniques ont une longue histoire, celle de l ’utilisation des solanacées ( belladone, morelle, brugmansia, datura, mandragore, tabac) dont certaines permettaient d ’entrer en contact avec les dieux ou les puissances démoniaques.belladonemorellebrugmansiadaturamandragore tabac

21 LES DROGUES LES PRODUITS, LEURS EFFETS ET COMPLICATIONS, NOTION DE DEPENDANCE

22 LES SEDATIFS

23 LES OPIACES

24 LES SEDATIFS: Les opiacés LA NATURE DES PRODUITS OPIUM: le pavot produit une substance blanchâtre recueillie puis séchée,l ’opium. OPIACES NATURELS:  Les alcaloïdes de l ’opium: la morphine, la codéine, la codéthyline.  L ’héroïne:se présente sous forme de poudre plus ou moins fine blanche ou brune. OPIACES DE SYNTHESES:  Dextropropoxyphéne (DI-ANTALVIC ®, ANTALVIC ®, PROPOFAN ® )  Buprénorphine (SUBUTEX ®, TEMGESIC ® )  Péthidine (DOLOSAL ® )  Dextromoramide (PALFIUM ® )  Chlorhydrate de méthadone (METHADONE ® )

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28 LES SEDATIFS: Les opiacés COMMENT EN PARLE T-ON? Came, poudre: héroïne. White horse, schnouf, snow: héroïne de couleur blanche. Brown sugar,rabla: héroïne de couleur brune. Sniffer: priser. Fixe, shoot: injection de drogue par voie intraveineuse. Être accro: être dépendant d’une drogue ou d’une pratique sociale. On peut être accro à l’héroïne, au café ou à la télévision. Pompe: seringue. Junkie: personne très dépendante de drogues comme l’héroïne. Ce terme péjoratif sous-tend également qu ’elle vit dans la marginalité.

29 LES SEDATIFS: Les opiacés LES MODES D ’UTILISATION les poudres, les solutions injectables, le contenu des gélules et les comprimés pilés sont le plus souvent injectés par voie intraveineuse. les poudres, le contenu des gélules et les comprimés pilés peuvent être prisés(sniffés). Enfin les préparations buvables ou solides peuvent être prises per os. Remarque: les préparations antitussives sont en vente libre en pharmacie alors que les autres préparations sont soumises à la prescription médicale préalable à leur délivrance. Les substances de fabrication illégale sont très généralement frelatées et d ’activité variable en fonction de leur degré d ’adultération.

30 LES SEDATIFS: Les opiacés LES EFFETS Sédation et action euphorisante (flash, plaisir vertigineux extrêmement fort). Action anxiolytique et antidépressive. Myosis serré sauf pour la péthidine (mydriase). Démangeaisons responsables d’une activité compulsive de grattage (libération d ’histamine). Constipation plus ou moins durable, vomissement en début d ’intoxication. Aménorrhée en cas d’intoxication chronique, galactorrhée (augmentation de la prolactine). Pathologie dentaire (mécanisme complexe).

31 LES SEDATIFS: Les opiacés LES COMPLICATIONS Dues à l ’action du produit : overdose (dépassement de la tolérance physiologique des centres respiratoires) parfois accompagnée d ’un OAP. Dues aux produits de coupage: troubles spécifiques en liaison avec la nature et la quantité de chacun d’entre eux. Dues au mode d ’introduction dans l ’organisme: abcès au point d’injection, lymphangites, candidoses, septicémie, endocardite tricuspidienne,MST, hépatites virales et SIDA.

32 LES SEDATIFS: Les opiacés DEPENDANCE Phénomène de tolérance et d ’accoutumance Dépendance physique avec syndrome de sevrage et dépendance psychologique

33 LES SEDATIFS: Les opiacés LES SIGNES CLINIQUES DU SYNDROME DE SEVRAGE Dans les premières heures: bâillements, rhinorrhées, sueurs et larmoiements. Dans les douzes heures: agitation, sensation de froid interne, mydriase, douleurs musculaires, abdominales et osseuses, anxiété et insomnie. Dans les dix huit à vingt quatre heures: aggravation des symptômes précédents associés à des troubles cardio-vasculaires et des nausées. Dans les vingt quatre à trente six heures: tableau précédent à son apogée, diarrhée, parfois vomissements et fièvre. Ce tableau s ’estompe au bout de 4 à 5 jours. Laissant persister souvent une insomnie, une irritabilité et un état dépressif pendant plusieurs semaines.

34 LES ANXIOLYTIQUES

35 LES SEDATIFS: les anxiolytiques LA NATURE DES PRODUITS Produits pharmaceutiques : les BENZODIAZEPINES. Ils se présentent sous forme de comprimés ou de gélules. (Xanax, Lexomil, Havlane, Témesta, Noctamide, Séresta, Tranxène, Valium (Stilnox et Imovane sont apparenté) Usage toxicomaniaque :à doses supérieures à la prescription thérapeutique. Le plus souvent associés à de l ’alcool en raison de la potentialisation des effets.

36 LES SEDATIFS: les anxiolytiques LES MODES D ’UTILISATION Les solutions injectables, le contenu des gélules et les comprimés pilés peuvent être injectés par voie intraveineuse. Le contenu des gélules et les comprimés pilés peuvent être prisés(sniffés). Enfin les comprimés ou les gélules peuvent être prises per os.

37 LES SEDATIFS: les anxiolytiques LES EFFETS Somnolence, ralentissement psychomoteur. Action anxiolytique, hypnotique, myorelaxante, et anticonvulsiante. Trouble de l ’équilibre. Signes banals de l ’ivresse.

38 LES SEDATIFS: les anxiolytiques LES COMPLICATIONS Dépression respiratoire Coma

39 LES SEDATIFS: les anxiolytiques DEPENDANCE Phénomène de tolérance et d ’accoutumance Dépendance physique avec syndrome de sevrage et dépendance psychologique

40 LES SEDATIFS: les anxiolytiques LES SIGNES CLINIQUES DU SYNDROME DE SEVRAGE Désorientation temporo-spatiale. Confusion mentale. Rebond des symptômes ayant précédé le début de l ’usage abusif. Ces signes cliniques apparaissent au décours d ’usages prolongés et à doses élevées.

41 LES SOLVANTS

42 LES SEDATIFS: les solvants LA NATURE DES PRODUITS Les colles: à rustine, à bureau, à métaux, à maquette, néoprène, à bois. L ’éther. Le trichloréthylène. L ’eau écarlate et les détachants. Le vernis à ongle et le dissolvant. L ’essence. Les marqueurs.

43 LES SEDATIFS: les solvants LES MODES D ’UTILISATION 70% des utilisateurs,ponctuels ou habituels,entre 12 et 18 ans. Inhalation.

44 LES SEDATIFS: les solvants LES EFFETS Dans un premier temps:  désinhibition  excitation  sensation de flottement et de perte de contact  illusions et distorsions spatio-temporelles. Dans un second temps:  torpeur  état stuporeux.

45 LES SEDATIFS: les solvants LES COMPLICATIONS Aiguës:  risque d ’inflammation de l ’arbre bronchique et de la gorge  asphyxie par accident mécanique  comas  troubles de la conduction cardiaque  complications rénales et hépatiques. Par utilisation chronique:  troubles neurologiques  déchéance physique et intellectuelle.

46 LES PSYCHOSTIMULANTS

47 LA COCAÏNE ET LE CRACK

48 LES PSYCHOSTIMULANTS: la cocaïne et le crack LA NATURE DES PRODUITS LA COCAÏNE:  Poudre blanche aux reflets rosés,chlorhydrate de cocaïne.  Vendue coupée,proportion varie de 3 à 35%.(Végé: 50 à 80%) LE CRACK:  Préparation de cocaïne connue sous le nom de free base ( résultat de la purification par cristallisation de cocaïne lorsque celle-ci est dissoute dans de l‘ammoniaque ou l‘éther éthylique).  Cristaux,cailloux ou galettes.

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50 LES PSYCHOSTIMULANTS: la cocaïne et le crack COMMENT EN PARLE T-ON? COCAÏNE: neige,snow,coke,poudre. CRACK: caillou,rock,galette. La pratique courante qui consiste à lui adjoindre de l ’héroïne est appelée SPEED-BALL.

51 LES PSYCHOSTIMULANTS: la cocaïne et le crack LES MODES D ’UTILISATION LA COCAÏNE:  injection par voie intra-veineuse  prisée  parfois fumée. LE CRACK:  fumé dans des tubes à eaux, doseurs d ’apéritifs ou tubes de verres.

52 LES PSYCHOSTIMULANTS: la cocaïne et le crack LES EFFETS PRINCIPAUX SIGNES PHYSIOLOGIQUES:  Hyperréactivité  Accroissement de l ’initiative et de l ’énergie. EFFETS SUBJECTIFS:  Intensification de l ’état de veille et de l ’attention  Stimulation de l ’état de vigilance et sentiment d ’hyperlucidité  Loquacité voir logorrhée  Nervosité et irritabilité marquées  Confiance extrême dans ses capacités physiques et mentales  Surestimation des capacités d ’intégration psychique.

53 LES PSYCHOSTIMULANTS: la cocaïne et le crack LES COMPLICATIONS Tachycardie, troubles du rythme cardiaque Hypertension artérielle Insuffisance coronarienne aiguë Convulsions et risque d ’arrêt respiratoire Troubles pulmonaires spécifiques au mode d ’introduction dans l ’organisme pour le crack.

54 LES PSYCHOSTIMULANTS: la cocaïne et le crack DEPENDANCE Phénomène de tolérance et d ’accoutumance Dépendance psychologique.

55 LES AMPHETAMINES

56 LES PSYCHOSTIMULANTS: amphétamines LA NATURE DES PRODUITS Molécules réservées à un usage médical restreint (narcolepsie), le Xyrem® = GHB Dans la rue, se présentent:  sous formes diverses: pilules, cristaux, petits morceaux ou poudre  de couleurs variables: du blanc cassé au jaune  souvent avec une odeur de poisson ou d ’ammoniac.

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58 LES PSYCHOSTIMULANTS: amphétamines COMMENT EN PARLE T-ON?  Amphète  Speed  Crank  Cristal  Ice  Glass  Meth.

59 LES PSYCHOSTIMULANTS: amphétamines LES MODES D ’UTILISATION  Per os « gober »  Prisée  Fumées  Injection par voie intraveineuse  Parfois mélangées à d ’autres produits stupéfiants.

60 LES PSYCHOSTIMULANTS: amphétamines LES EFFETS EFFETS PHYSIOLOGIQUES:  Sueurs, nausées, vomissements  Anorexie  Hypertension artérielle, tachycardie  Insomnie  Stimulation centrale EFFETS SUBJECTIFS:  Intensification de l ’activité de pensée  Sentiment de toute puissance  Facilitation de l’activité psychomotrice.

61 LES PSYCHOSTIMULANTS: amphétamines LES COMPLICATIONS Possibilités de suffusions hémorragiques aiguës Usage prolongé:  Troubles d ’allure psychiatrique souvent associés à des actes de violence et un syndrome de persécution.  Pour tenter de contrecarrer ce mal être, recours à d ’autres drogues comme l ’alcool,les médicaments et les opiacés.

62 LES PSYCHOSTIMULANTS: amphétamines DEPENDANCE Phénomène de tolérance et d ’accoutumance marquées. Dépendance psychologique.

63 L ’ECSTASY

64 LES PSYCHOSTIMULANTS: l ’ecstasy LA NATURE DU PRODUIT Méthylène Dioxy MétAmphétamine ou MDMA. L ’ecstasy :  petits comprimés ou gélules  de tailles et de couleurs variables  de composition et de dosage inconnus. Selon la composition et la quantité ingérée, les effets peuvent varier et représenter un réel danger.

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66 LES PSYCHOSTIMULANTS: l ’ecstasy COMMENT EN PARLE T-ON? MDMA X,E,XTC ADAM,EVE ESTAS,EXTA Sucette Bondos Snowball Love, pilule de l ’amour Cochon rose, dollars,pomme et soleil (logos).

67 LES PSYCHOSTIMULANTS: l ’ecstasy LES MODES D ’UTILISATION Per os Dans la majorité des cas :RAVE PARTY

68 LES PSYCHOSTIMULANTS: l ’ecstasy LES EFFETS 20 à 60 mn après l ’ingestion: sentiment d ’intense bonheur suivi de 2 à 3 heures d ’euphorie. Désinhibition. Activation motrice accrue( possibilité de danser jusqu ’à épuisement sans ressentir les effets de fatigue). Relèvement des perceptions sensorielles (sons et images déformés amplifiés). Selon la personnalité:  apparition d ’hallucinations  euphorie ou torpeur  troubles du jugement  nausées,vomissement, congestion faciale, hypertension artérielle, hyperthermie  mydriase, troubles de l ’équilibre et de la coordination.

69 LES PSYCHOSTIMULANTS: l ’ecstasy LES COMPLICATIONS Coup de chaleur et déshydratation. Dépression avec angoisses et crises de panique (bad trip). Troubles du sommeil, tremblements, problèmes digestifs, perte d ’appétit, amaigrissement, déchaussement dentaire. Amnésie, confusion, idées délirantes et obsessionnelles, persécution. Destruction irréversible des récepteurs sérotoninergiques entraînant des pathologies dépressives graves.

70 LES PSYCHOSTIMULANTS: l ’ecstasy DEPENDANCE Phénomène de tolérance et d ’accoutumance marquées. Dépendance psychologique.

71 LES PSYCHODYSLEPTIQUES

72 LE CANNABIS

73 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis LA NATURE DES PRODUITS Cannabis Sativa Indica ou Afghanica dont les plants femelles renferment le delta-9-tétra hydro-cannabinol. 3 formes de présentation:  Herbe ou marijuana: feuilles et bractées.  Haschich: résine recueillie et pressée.  Huile de haschich: extrait lipidique de la résine.

74 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis COMMENT EN PARLE T-ON? Marijuana: pot, gazon,mari,douce,marie-jeanne … grass,keef,pot dans les pays anglophobes ganja en Inde et en Jamaïque Riamba,Djamba en Afrique du Sud-ouest et au Brésil kif au Maroc et en Algérie,Banji en Iran et en Arabie… Haschich: hasch,H,shit,cube,merde,dime,marocain,népalais,afghan,charas. Joint,pétard,pète,tarpé: cigarette artisanale de marijuana ou de haschich Fumette: fumer un joint Shilom,chilom ou bang: pipe servant à fumer du haschich.

75 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis LES MODES D ’UTILISATION Fumé Per os

76 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis LES EFFETS Signes physiques:  Hyperhémie conjonctivale  Baisse relative de l ’attention, de la concentration Signes subjectifs: variable selon la personnalité de l ’utilisateur et la concentration du produit  Sensations enivrantes un peu semblable à l ’alcool  Désinhibition  Modification des perceptions sensorielles et de l ’humeur  Etats de désorientation temporo-spatiale avec illusions voire hallucinations.

77 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis LES COMPLICATIONS Troubles de l ’attention, de la concentration, de la mémoire pouvant aller jusqu’au syndrome amotivationnel. Endartérite cannabique. Cancer du poumon précoce. Décompensations psychiatriques de type schizoïde ou paranoïde réversible (20%).

78 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le cannabis DEPENDANCE Phénomène de tolérance et d ’accoutumance. Dépendance psychologique.

79 LE LSD

80 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD LA NATURE DU PRODUIT 25ème dérivé Diéthylamide de l ’acide LySergique Liquide incolore inodore,peut se présenter sous forme cristallisée de couleur blanchâtre. Il se vend sous la forme de:  papier buvard ou de sucre imbibé  petits morceaux en forme de mine de crayon  pilules de petites tailles de couleurs et de formes très variables appelées pills.

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82 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD COMMENT EN PARLE T-ON? Buvard Acide D Trip Microdot.

83 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD LES MODES D ’UTILISATION Per os

84 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD LES EFFETS Dépendant de la personnalité du sujet, des événements antérieurs de son existence, de ses attitudes, de ses espoirs, de ses motivations,de l ’environnement de l ’expérience, du caractère collectif ou solitaire et des événements extérieurs pouvant survenir. Description d ’expériences ultérieures spontanées appelées flash-back. Signes physiques:  sensation d ’oppression au niveau de la région du plexus solaire  troubles de la coordination psychomotrice.

85 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD LES EFFETS Signes subjectifs:  hallucinations: objet de plaisir ou de terreur. Succession ou simultanéité d ’effets très variés.  modifications sensorielles: –synesthésie sensorielle –intensification des données visuelles et auditives. –couleurs plus vives et plus brillantes avec des dominances de vert et de rouge. –modification de la perception du contour des objets. –vision de figures géométriques et kaléidoscopiques, de paysages fantastiques, de formes architecturales en spirale ou en tunnel. –perception tactile inhabituelle.

86 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD LES COMPLICATIONS Accidents psychopathologiques aigus. Décompensations psychiatriques de type schizoïde ou paranoïde parfois durable.

87 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: le LSD DEPENDANCE Dépendance psychologique.

88 LES DELIROGENES

89 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes LA NATURE DES PRODUITS La psilocybine: principe actif de certains champignons d ’Amérique centrale et Mexique mais aussi en Europe. La mescaline: extraite de boutons de cactus poussant au Mexique, le peyotl. Le PCP: médicament anesthésique développé dans les années 50, utilisé en médecine vétérinaire. Facile à fabriquer, il est souvent utilisé comme additifs du cannabis, du LSD,des amphétamines. La Kétamine:Anesthésique Autres: le datura Stramonium, les médications antiparkinsonniennes, les médications atropiniques, les correcteurs des neuroleptiques.

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91 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes COMMENT EN PARLE T-ON? La psilocybine et la mescaline: champignon magique, magic mushroom.. Le PCP: poussière d ’ange,angel dust,cristaux,cyclone,DOA. La Kétamine: K, spécial k, vitamine K.

92 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes LES MODES D ’UTILISATION La psilocybine: champignons mangés frais ou secs. La mescaline: boutons mangés frais, mais le plus souvent séchés, moulus et mis en capsule.Ingérée,fumée ou injectée. Le PCP: souvent utilisé comme additif du cannabis, du LSD,des amphétamines. La Kétamine:liquide ou en poudre, injectée en intramusculaire, prisée et parfois fumée. Autres: comprimés pris per os. Utilisations ponctuelles et transitoires.

93 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes LES EFFETS La psilocybine:effets hallucinatoires de plusieurs heures. Alternance de long fous rires et de crises de larmes. La mescaline:effets hallucinatoires. Le PCP: effets très puissant déstabilisants. La Kétamine:effets courts violents et parfois très angoissants. Les hallucinations sont accompagnées d ’une perte de notion de temps et de sa propre identité.

94 LES PSYCHODYSLEPTIQUES: les délirogènes LES EFFETS Autres: principaux signes cliniques:  délire confuso-onirique  Agitation  Désorientation temporo-spatiale  Hallucination de natures multiples à dominantes dysphoriques  Risque de confusion, de comas et d ’apnée  Tachycardie et mydriase marquée.

95 CONCLUSION « JAMAIS LA CONNAISSANCE D ’UN RISQUE NE SUFFIT A MODIFIER UN COMPORTEMENT »


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