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* ANSES : Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail La chaire Développement durable de Sciences Po et.

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1 * ANSES : Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail La chaire Développement durable de Sciences Po et l’ANSES* posent des questions essentielles le 25 juin 2014 à Paris, à l’occasion du colloque Perte de biodiversité et vulnérabilité sanitaire des systèmes de production Des professionnels du vivant souhaitent apporter leur éclairage sur des questions vitales en lien avec ces problématiques Collectif ICI VIE - 1

2 6 questions essentielles posées par des scientifiques et des professionnels de l’agriculture, de l’élevage, de la santé alternative 1.Quels sont les systèmes de production agricoles et alimentaires à risque ? 2.Quelles sont les causes de la perte de biodiversité et de la vulnérabilité sanitaire ? 3.Comment un écosystème fonctionne-t-il ? 4.Qui gère les équilibres écologiques ? 5.La conception actuelle de la sécurité est-elle toujours favorable à la sécurité et à l’intérêt public ? 6.Les pouvoirs publics choisiront-ils la bourse ou la vie ? Collectif ICI VIE -

3 Reconnaitre que des questions primordiales se posent sur la vitalité et l’avenir du vivant Il est remarquable et significatif que des institutions telles que Sciences Po et l’ANSES se penchent sur les questions de perte de biodiversité et de vulnérabilité des systèmes de production, afin de mieux en identifier les causes. Actuellement, les pouvoirs publics et les législateurs oscillent dans leurs orientations politiques et règlementaires entre les impératifs liés à la préservation du vivant et de l’environne- ment, et ceux liés aux intérêts économiques, à la croissance de la consommation. Collectif ICI VIE -

4 Ce n’est pas en installant sous la banquise du Spitzberg un coffre fort génétique de semences végétales [La réserve mondiale de semences du Svalbard] que l’on préservera la biodiversité. Cette initiative montre que les pouvoirs publics et les multinationales ont conscience de l’évolution négative rapide des ressources de la biodiversité et de la génétique végétale. Les choix entre préservation écologique et soutien de l’activité économique sont de plus en plus contradictoires, parce que les évolutions s’amplifient rapidement de manière divergente. Collectif ICI VIE -

5 Perte de biodiversité et vulnérabilité sanitaire : un problème universel Si la perte de biodiversité et la vulnérabilité des espèces végétales et animales sont des préoccupations fortes en agriculture, ces problématiques sont actuellement fondamentales pour l’ensemble des espèces vivantes, sauvages ou domestiques, y compris pour l’espèce humaine, soumise aux mêmes lois biologiques. Les causes de ces pertes de vitalité sont communes, et leur évolution accélérée est inquiétante. Il semble indispensable d’en identifier les causes, afin de tenter d’enrayer des processus qui évoluent vers une aggravation rapide, et de préserver l’avenir de la biodiversité et des générations futures. Collectif ICI VIE -

6 Une action négative rapide En un demi-siècle, l’action de l’homme sur les milieux naturels, les équilibres écologiques et la vitalité des populations est extrêmement préoccupante : Citons les effets négatifs sur les sols, les ressources en eau, les ressources marines, les perturbations climatiques, la perte de biodiversité, d’insectes pollinisateurs, la déforestation, les manipulations génétiques, et chez l’homme, l’explosion des maladies dégénératives, la baisse de la fécondité masculine, les effets des perturbateurs endocriniens… Collectif ICI VIE -

7 Dans un avenir proche, on peut craindre des déséquilibres majeurs des écosystèmes naturels et une inadaptation croissante des milieux artificiels, tels que les élevages intensifs. La croissance matérielle et économique exponentielle sur une planète aux ressources limitées, est-elle un objectif réaliste ? La croissance matérielle et économique exponentielle sur une planète aux ressources limitées, qui comptera 9 milliards d’hommes en 2050, est-elle un objectif réaliste ? Cette question n’est pas affrontée par les pouvoirs publics à la hauteur du défi qu’elle pose, à cause du pouvoir devenu exorbitant des acteurs économiques. Collectif ICI VIE -

8 1- Quels sont les systèmes de production agricoles et alimentaires à risque ? Collectif ICI VIE -

9 Quels sont les systèmes de production agricoles et alimentaires à risque ? systèmes hyperintensifs et/ou industriels de production agricole ou d’élevage Des systèmes hyperintensifs et/ou industriels de production agricole ou d’élevage se sont développés depuis les années 60. Ces systèmes sont très étroitement dépendants de l’industrie, du commerce mondial et de l’artificialisation. Ils ont d’abord été présentés comme l’avenir de l’agriculture, étant les seuls capables de nourrir la population mondiale. On constate de plus en plus que ces systèmes ne sont pas durables, qu’ils épuisent la terre, qu’ils sont couteux en énergie fossile, qu’ils utilisent beaucoup de produits de synthèse et d’intrants qui polluent l’environnement et les productions, qu’ils diminuent la biodiversité, diminuent la vitalité animale, dégradent les paysages, accroissent l’exode rural … Collectif ICI VIE -

10 Quels sont les systèmes de production agricoles et alimentaires à risque ? agro-écologie L’agro-écologie n’est pas un concept à la mode, mais un besoin actuel et d’avenir impératif. systèmes de production durablescompromis Sa justification est de proposer des systèmes de production durables, c’est-à-dire de trouver des compromis entre production raisonnable et pérennisation des systèmes et de la capacité de produire. Ces systèmes sont fondés sur une utilisation optimisée du milieu (l’écosystème), afin de respecter son équilibre et sa capacité de régénération. A l’opposé du discours officiel productiviste, plus notre planète est peuplée, plus ils deviennent nécessaires. Ils sont créateurs d’emploi et rééquilibrent l’occupation du territoire Collectif ICI VIE -

11 2- Quelles sont les causes de la perte de biodiversité et de la vulnérabilité sanitaire ? Collectif ICI VIE -

12 Quelles sont les causes de la perte de biodiversité ? biodiversité Parmi les causes principales de perte de biodiversité on peut citer les agressions contre le vivant dues à : la chimie de synthèse (phytosanitaires, autres pesticides, produits et polluants industriels, engrais, résidus médicamenteux, perturbateurs endocriniens…) la surexploitation de ressources naturelles limitées la perte de vitalité de l’humus, base de la pyramide du vivant terrestre et de l’agriculture, et la déforestation une régression du réservoir génétique, due à des sélections unidirectionnelles, aux pratiques agricoles intensives et aux déséquilibres des écosystèmes une perturbation de fonctions naturelles essentielles, telle que la pollinisation par les insectes. Collectif ICI VIE -

13 Quelles sont les causes de la perte de biodiversité ? l’ ACCAPAREMENT et l’ ARTIFICIALISATION des ressources du vivant par les industriels Une autre cause fondamentale de la perte de biodiversité est l’ ACCAPAREMENT et l’ ARTIFICIALISATION des ressources du vivant par les industriels, avec la complicité des législateurs : La confiscation du droit des paysans de sélectionner, produire et échanger leurs semences adaptées à leur milieu, pour imposer des semences hybrides F1 brevetées, qu’ils ne peuvent pas reproduire. La brevétisation du vivant contraint les producteurs agricoles à la dépendance, à la perte d’autonomie. Elle entraine des problèmes économiques et sociaux graves dans les pays défavorisés ou l’agriculture vivrière est indispensable. Collectif ICI VIE -

14 Quelles sont les causes de la vulnérabilité sanitaire ? Les causes majeures de vulnérabilité sanitaire des systèmes de production agricole sont La perte de rusticité, liée à l’artificialisation, à l’intensification et à la sélection génétique unidirectionnelle. La standardisation et la normalisation des semences, imposées par voie règlementaire, objectifs fondamenta- lement opposés à l’adaptation génétique au terroir. L’utilisation de méthodes industrielles pour maximiser les productions végétales et animales entraine vulnérabilité métabolique et immunitaire, diminution de la longévité, baisse de qualité des productions, épuisement des sols ou des animaux. Collectif ICI VIE - 14

15 Quelles sont les causes de la vulnérabilité sanitaire ? Elle est liée également : à des pratiques d’élevage ne respectant pas les besoins physiologiques et comportementaux des animaux aux effectifs élevés et à la densité animale excessive, entrainant des perturbations sociales, un stress permanent épuisant les capacités d’adaptation, l’augmentation des circulations virales ou bactériennes. à l’apparition d’agents infectieux nouveaux liés au réchauffement climatique et à la mondialisation des échanges de plantes, d’animaux et de leurs pathogènes. Collectif ICI VIE -

16 Quelles sont les causes de la vulnérabilité sanitaire ? Elle est encore liée aux pratiques sanitaires, telles que l’utilisation quasi-exclusive de médicaments allopathiques, qui ne sollicitent pas les défenses de l’animal et sa réactivité physiologique l’utilisation massive d’antibiotiques et d’antiparasitaires, qui induisent leur propre inefficacité (antibiorésistance) l’utilisation souvent excessive, pour les productions intensives, de vaccins, rendus nécessaires par un système d’élevage industriel qui vulnérabilise, par sa conception même, la santé des animaux l’absence de réponse thérapeutique officielle adaptée pour certains problèmes, laissant des pathologies fréquentes sans solutions homologuées ou autorisées Collectif ICI VIE -

17 Quelles sont les causes de la vulnérabilité sanitaire ? Elle est encore liée aux règlementations inadaptées et disproportionnées, qui entravent radicalement le développement de méthodes naturelles soutenant ou restaurant les capacités physiologiques et la vitalité, et qui présentent une haute sécurité sanitaire et écologique, telles que les plantes favorables à la santé des animaux ou des plantes. à l’interdiction totale pour l’éleveur, réaffirmée récemment par l’ANSES, d’utiliser des plantes non préoccupantes en automédi- cation, exigence en opposition avec des millénaires d’utilisation populaire, et au monopole corporatiste de leur prescription par les vétérinaires, pourtant non formés à leur utilisation. Collectif ICI VIE -

18 Connaitre et reconnaitre ces problèmes Depuis soixante ans, une conception mécaniste et matérialiste de la nature et de la vie a conduit à des actions opposées au fonctionnement des processus naturels et a entrainé une perte rapide et irréversible de biodiversité, une vulnérabilité sanitaire accrue. repenser fondamentalement nos concepts et nos pratiques Ces problèmes nécessitent de repenser fondamentalement nos concepts et nos pratiques, et de respecter humblement les interactions entre les êtres vivants et leur milieu, dont l’agriculture moderne a cru pouvoir s’affranchir. L’interférence de ces questions vitales avec les intérêts des industriels semble à l’heure actuelle un problème majeur qui n’est pas réellement pris en compte par les décideurs Collectif ICI VIE -

19 3- Comment un écosystème fonctionne-t-il ? Collectif ICI VIE -

20 Comment un écosystème fonctionne-t-il ? L’ensemble des causes des perturbations évoquées précédemment peut se résumer en une cause primaire : Pour préserver la biodiversité et la vitalité, il faut respecter et favoriser les autorégulations biologiques et les interactions naturelles entre les espèces, qui permettent les EQUILIBRES DU VIVANT ET DES ECOSYSTEMES Collectif ICI VIE -

21 Notre jardin commun à préserver : l’écosystème terrestre interrelations collaboratives, complé- mentaires ou antagonistes L’écosystème est constitué de l’ensemble des espèces végétales et animales qui y vivent, en interrelations collaboratives, complé- mentaires ou antagonistes entre elles, et du milieu physique qui héberge ces espèces : sol vivant, eau et oxygène, lumière, climat, activités et artificialisations du milieu par l’homme. L’homme a un impact de plus en plus important sur son écosys- tème, dû a ses activités, son occupation inégale du territoire, sa consommation d’énergie, son niveau élevé de population. intégré à l’équilibre complexe de son écosystème, et totalement dépendant de celui-ci pour son alimentation, son besoin en oxygène, sa vie et sa survie Tout être vivant, y compris l’homme, est intégré à l’équilibre complexe de son écosystème, et totalement dépendant de celui-ci pour son alimentation, son besoin en oxygène, sa vie et sa survie. Collectif ICI VIE -

22 Notre jardin commun à préserver : l’écosystème terrestre équilibres autorégulés du vivant et des écosystèmes Les équilibres autorégulés du vivant et des écosystèmes sont évolutifs, mais avec une capacité d’adaptation limitée. La santé et la vitalité d’un écosystème sont proportionnelles à cette capacité de se maintenir et de s’adapter, et inversement proportionnelle à l’intensité et à la durée des agressions et des déséquilibres qu’il subit. Collectif ICI VIE -

23 Les équilibres du vivant La santé d’un être vivant, c’est sa capacité à maintenir son équilibre interne face aux variations de son milieu. Le lien entre santé et équilibre des milieux de vie (ou écosystèmes) est donc fondamental. Plus un écosystème est perturbé, plus il devient pathogène pour les êtres vivants qui l’occupent. Collectif ICI VIE -

24 La santé d’un être vivant, c’est sa capacité à maintenir son équilibre interne face aux variations de son milieu 2 solutions existent pour répondre à ce besoin d’équilibre : milieu artificialisé agriculture et en élevage intensifs La première consiste à créer un milieu artificialisé et à contrôler celui-ci au maximum. Cette méthode est privilégiée en agriculture et en élevage intensifs. On utilise des semences végétales ou des souches d’animaux très sélectionnés (perte de biodiversité), et un niveau important d’intrants chimiques de synthèse. Cette méthode possède un cout énergétique élevé, et diminue la vitalité et la réactivité (vulnérabilité sanitaire) au profit de la productivité. Elle nécessite une fuite en avant technologique, économique et des solutions sanitaires palliatives. L’impact écologique est très négatif. L’absence de durabilité est rapidement évidente. Collectif ICI VIE -

25 La santé d’un être vivant, c’est sa capacité à maintenir son équilibre interne face aux variations de son milieu intégration peu perturbatrice La deuxième solution consiste à rechercher une intégration peu perturbatrice dans l’écosystème : l’utilisation de méthodes d’agro-écologie, privilégiant les complémentarités biologiques, les équilibres naturels, le respect des cycles du vivant. les ressources sont pérennisées Ceci permet une productivité optimale des ressources du milieu naturel : l’environnement est entretenu, le vivant est dynamique et réactif et les ressources sont pérennisées. Les méthodes sont axées sur la durabilité : production raisonnable de qualité, vitalité de l’écosystème, vitalité des végétaux et des animaux, utilisation minorée des énergies fossiles et des produits de synthèse, réduction des intrants. Collectif ICI VIE -

26 4- Qui gère les équilibres écologiques ? Collectif ICI VIE -

27 Qui gère les équilibres écologiques ? Actuellement, la biodiversité diminue et la vulnérabilité sanitaire augmente parce que les écosystèmes se dégradent ou sont trop artificiels. Les conditions favorables à la vie et à sa pérennité ne sont plus assurées. Qui peut gérer l’équilibre des écosystèmes ? Collectif ICI VIE -

28 Qui gère efficacement les équilibres écologiques ? Les scientifiques ? Les experts ? Les législateurs et les pouvoirs publics ? Les industriels ? Les paysans ? Collectif ICI VIE -

29 Qui gère les équilibres écologiques ? Les scientifiques ? la science ne permet pas d’assurer les régulations naturelles interdépendantes d’une infinie complexité Si la science permet de mieux comprendre les mécanismes biologiques et écologiques, et certaines perturbations de ceux-ci, elle ne permet pas d’assurer les régulations naturelles interdépendantes d’une infinie complexité et de gérer l’équilibre global de l’écosystème. Les scientifiques ont pour mission de développer des connaissances sur le fonctionnement des écosystèmes et de proposer des indicateurs à surveiller. Des actions d’accompagnement ou des corrections mineures peuvent être favorables, pour accompagner la régulation naturelle. Collectif ICI VIE -

30 Qui gère les équilibres écologiques ? Les experts ? L’expert est un scientifique qui perd la neutralité du scientifique pour orienter les règlementations en fonction de ses connaissances, de ses convictions, de son formatage par la pensée officielle dominante. Les experts sont souvent liés aux industriels, et peuvent être en conflit avec l’intérêt public et écologique. La majorité d’entre eux a une vision de spécialiste, hyperfocalisée et restreinte de son domaine de compétence. Dans ses conclusions, l’expert intègre trop rarement une analyse globale. Un abord multidisciplinaire, et une liaison forte avec les acteurs et les problématiques de terrain sont impératifs Un abord multidisciplinaire, et une liaison forte avec les acteurs et les problématiques de terrain sont impératifs pour avoir une appréciation globale, réaliste et pondérée des questions liées au vivant, du rapport bénéfices/risques des solutions proposées ou imposées. Actuellement ces conditions ne sont pas remplies. Collectif ICI VIE -

31 Qui gère les équilibres écologiques ? Les législateurs et les pouvoirs publics ? On ne peut pas gérer le vivant avec des règlementations écrites par des juristes et des technocrates de Bruxelles, inspirés par les experts et les lobbies industriels, qui font passer des intérêts économiques avant les impératifs biologiques, qu’ils méconnaissent. La plupart des décideurs politiques, des législateurs et des administratifs considèrent que le vivant est un secteur économique comme un autre, à cadrer et à normaliser. Ils n’intègrent pas la complexité et les impératifs du vivant dans leurs décisions, plutôt motivées par des considéra- tions économiques, règlementaires ou politiques. Collectif ICI VIE -

32 Qui gère les équilibres écologiques ? Les industriels ? La majorité des acteurs industriels a une perception essentiellement économique du potentiel que représentent les activités liées au vivant (agriculture, alimentation, santé, génétique, environnement…) Cette prédominance de la motivation économique s’est révélée inadaptée à la gestion des équilibres écologiques, et produit des effets négatifs rapides sur la biodiversité... L’appétit d’expansion et de puissance des multinationales, leur lobbying intense sont fondamentalement opposés à la préservation écologique, à une gestion durable des ressources et à la démocratie. Collectif ICI VIE -

33 Qui gère les équilibres écologiques ? Les paysans ? Le rôle des agriculteurs et des éleveurs est fondamental pour la préservation des équilibres écologiques et du potentiel de production alimentaire. systèmes agricoles intensifs et industriels Les systèmes agricoles intensifs et industriels sont très défavorables à la préservation du vivant (épuisement des ressources, de l’énergie, pollutions de la terre, de l’eau et des aliments, exode rural, dépendance économique des paysans, image dévalorisée…) systèmes agricoles intégrant les exigences de l’agro-écologie Les systèmes agricoles intégrant les exigences de l’agro-écologie sont les méthodes d’avenir : utilisation minimisée des produits de synthèse, associations culturales et polyculture-élevage préservant la biodiversité et les niches écologiques, durabilité par respect des équilibres, recyclage local des effluents, entretien environnemental, préservation de l’emploi rural, image gratifiante et positive, circuits courts, meilleure autonomie des agriculteurs… Collectif ICI VIE -

34 Qui gère les équilibres écologiques ? La nature elle-même ! Les processus du vivant sont d’une complexité inouïe. Seuls les écosystèmes sont capables d’assurer eux-mêmes, par autorégulation naturelle, la gestion de leurs équilibres complexes. Il faut préserver et favoriser l’autorégulation des équilibres du vivant et des écosystèmes. Les pratiques agricoles adaptées leur sont favorables. Collectif ICI VIE - 34

35 5- La conception administrative actuelle de la sécurité est-elle toujours favorable à la sécurité et à l’intérêt public ? Collectif ICI VIE -

36 Hiérarchiser les risques avec bon sens et favoriser les méthodes douces Actuellement, il n’y a plus de hiérarchisation des risques et de bon sens pour gérer la sécurité. On entrave ainsi des méthodes naturelles et populaires sans risques au profit de méthodes industrielles lourdes On entrave ainsi des méthodes naturelles et populaires sans risques, sous prétexte qu’elles pourraient peut être en présenter exceptionnellement et qu’elles ne sont pas pourvues d’homologation officielle, au profit de méthodes industrielles lourdes, couteuses, produisant des effets secondaires non maitrisés, toxiques et polluantes, parce qu’elles sont défendues par des acteurs industriels puissants, qui ont la capacité de les faire homologuer et breveter à leur profit. Collectif ICI VIE -

37 La sécurité, pour qui et pourquoi ? Le mythe de l’hypersécurité absolue est une dérive illusoire et couteuse liée à un pouvoir excessif des juristes et des experts. Seuls les acteurs industriels peuvent s’y conformer. L’hypersécurité est le privilège de sociétés opulentes, (ce que nous serons de moins en moins), où on cache les risques derrière des paperasses, sans les éliminer, comme le montre en permanence l’actualité. Un principe de précaution poussé à l’extrême se révèle régulièrement contre-productif, parfois même aberrant. Il est utilisé de manière inégale et sélective, voire comme méthode d’éradication. La notion actuelle de la sécurité ne prend pas en compte le bon sens, une analyse pondérée et globale du rapport bénéfice/cout + risque. Collectif ICI VIE -

38 Privilégier des produits industriels artificiels ou des méthode écologiques et durables? Élevages industriels / agro-écologie paysanne ? Produits phytosanitaires de synthèse / PPS naturels non préoccupants ? Médicaments de synthèse / Plantes médicinales traditionnelles ? Produit de synthèse problématique pourvu d’AMM* / produit naturel traditionnel sans danger ? Semences brevetées hybrides F1 ou manipulées génétiquement / semences paysannes localement adaptées ? * AMM: Autorisation de Mise sur le Marché Collectif ICI VIE -

39 Quelle politique de la sécurité sanitaire ? privilégier l’autonomie des populations par des systèmes naturels, non préoccupants Souhaite t-on privilégier l’autonomie des populations par des systèmes naturels, non préoccupants et pérennes et pérennes, imposer la dépendance aux multinationales dans des systèmes artificialisés et brevetés, ou bien imposer la dépendance aux multinationales dans des systèmes artificialisés et brevetés, qui ne sont pas durables, qui réduisent la biodiversité, la vitalité et l’autonomie alimentaire et sanitaire, mais qui sont les seuls autorisés et imposés par l’état, au nom de la « sécurité » mais qui sont les seuls autorisés et imposés par l’état, au nom de la « sécurité » ? Collectif ICI VIE -

40 6- Les pouvoirs publics choisiront-ils la bourse ou la vie ? Collectif ICI VIE -

41 La bourse ou la vie ? De plus en plus souvent, les règlementations dans les domaines de l’agriculture et de la santé ne privilégient pas la vitalité du vivant, la biodiversité et les conditions nécessaires à la préservation des équilibres, mais les intérêts économiques des acteurs industriels les plus puissants. le plus souvent en invoquant des catastrophes sanitaires ou environne- mentales dont ils sont eux-mêmes responsables. Des intérêts privés passent avant l’intérêt public, sous le motif hypertrophié du principe de précaution et de la sécurité sanitaire ou alimentaire, le plus souvent en invoquant des catastrophes sanitaires ou environne- mentales dont ils sont eux-mêmes responsables. Collectif ICI VIE -

42 Le vivant : coopération naturelle ou artificialisation ? artificialisationsolutions palliatives utiles Dans le domaine de la biologie, les actions fondées sur l’artificialisation apportent des solutions palliatives utiles au niveau ponctuel ou individuel (traitements phytosanitaires, médecine allopathique, réanimation, thérapie génique…), mais souvent avec un coût économique, écologique et énergétique élevé. Elles font perdre l’autonomie et la capacité de s’adapter, et sont contraires, à terme, à la vitalité du vivant. Elles ne peuvent pas être le seul mode de gestion des risques biologiques, mais elles sont privilégiées actuellement, parce qu’elles sont issues de lobbies industriels puissants, Elles ne peuvent pas être le seul mode de gestion des risques biologiques, mais elles sont privilégiées actuellement, parce qu’elles sont issues de lobbies industriels puissants, qui ont la capacité d’orienter les règlementations à leur profit. Collectif ICI VIE -

43 Le vivant : coopération naturelle, ou artificialisation ? l’échange cyclique, la complémentarité et l’équilibre des espèces qu’il faut respecter, économiser et préserver Le monde vivant est fondé sur l’échange cyclique, la complémentarité et l’équilibre des espèces, au sein d’un milieu aux ressources matérielles et énergétiques limitées, qu’il faut respecter, économiser et préserver. Hommes politiques, législateurs, acteurs industriels choisissent la croissance exponentielle et la puissance économique plutôt que l’équilibre du vivant, la sobriété, le partage, l’avenir et l’intérêt public. Malgré un discours souvent pro-écologique, ces orientations ne sont pas remises en question par les pouvoirs publics. Collectif ICI VIE -

44 Les avancées vers l’agro-écologie sont-elles favorisées ? En tant que professionnels du monde agricole, nous testons, validons et utilisons des solutions alternatives, de haute sécurité sanitaire et écologique, qui répondent aux besoins évoqués précédemment. Paradoxalement, ces méthodes naturelles non préoccu- pantes sont entravées, parfois même sanctionnées, par des règlements draconiens disproportionnés. Comment faire émerger les solutions naturelles répondant aux besoins vitaux actuels de l’agro-écologie, si seuls sont autorisés les produits des industriels qui sont en capacité de répondre à des normes faites par eux et pour eux ? Collectif ICI VIE -

45 Préserver et favoriser la vie par des choix politiques raisonnables et cohérents La perte accélérée de biodiversité et la vulnérabilité sont les symptômes d’une pathologie grave de notre jardin terrestre La perte accélérée de biodiversité et la vulnérabilité sont les symptômes d’une pathologie grave de notre jardin terrestre. Elle ne touche pas que les systèmes de production agricole et alimentaire, mais l’ensemble du monde vivant. Les pouvoirs publics percevront-ils l’importance des enjeux, et les évolutions radicales qu’ils impliquent, avant que les atteintes ne deviennent irréversibles ? Collectif INITIATIVE CITOYENNE POUR L'IMPERATIF DU VIVANT & DE L'ECOLOGIE


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