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Alain Crindal UMR STEF, ENS Cachan - INRP, Comment appréhender la complexité du travail dans les milieux scolaires ?

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Présentation au sujet: "Alain Crindal UMR STEF, ENS Cachan - INRP, Comment appréhender la complexité du travail dans les milieux scolaires ?"— Transcription de la présentation:

1 Alain Crindal UMR STEF, ENS Cachan - INRP, Comment appréhender la complexité du travail dans les milieux scolaires ?

2 2 Plan de l’intervention 1.Pourquoi il est difficile d’accéder à la connaissance du travail ? 2. Organiser une didactique de la DP qui s’appuie sur : -Une méthode d’analyse des activités professionnelles -Des registres d’appropriation des connaissances -La complémentarité d’une équipe hétérogène

3 3 Des difficultés d’accès au travail L’infaisable rencontre L’indicible de l’expert Le formel des présentations

4 4 Découverte de milieux professionnels : Quelle rencontre avec le travail ? Source Zap Collège, tome 2, Editions Glénat

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9 9 L’indicible du métier Ce professionnel de renommée mondiale ne peut raconter ce qui fait son métier... Source CANALMETIERS.TV

10 10 Ce ne sont pas dans les mots que l’on reconnaît l’expertise... On fait pour que ça marche... Source DVD Des hommes au travail Scéren CNDP 2004 A l’établi ou au clavier

11 11 Le travail est trop souvent présenté formellement Il présente son métier vu de l’extérieur... Source : lesmetiers.net

12 12 Quelles questions sont posées à ce grutier élingueur ? 1 = Que faites-vous dans votre métier ? 2 = Comment travaillez-vous ? 3 = Quelles qualités faut-il pour ce métier ? 4 = Quelle formation faut-il...? 5 = Quels avantages, quels inconvénients ? 6 = Quelle évolution de carrière...?

13 13 Toute présentation formelle limite la connaissance des élèves... Que savent-ils : – de l’organisation et des milieux qui influencent la pratique de celui qui travaille ? – des objets symboliques (invisibles) sur lesquels il travaille ? – de ce qui donne sens à l’activité du professionnel ? Peuvent-ils avec ce type d’information faire la différence entre : –Les tâches (la commande) et le réel des activités ? –Le métier vu de l’extérieur (discours des ressources humaines) et le métier vu de l’intérieur (activités de ceux qui l’exercent en l’adaptant à leur identité professionnelle) ?...et finit par les démotiver

14 14 L’activité, c’est un conflit d’intérêts entre : –ce qui extériorise l’activité –une activité intérieure prévue –une activité empêchée Au travers de ce qui se fait, il y a : –ce qui n’est pas fait –ce que l’on voudrait faire –ce qu’il faudrait faire –ce que l’on aurait pu faire –ce qui est à refaire –et même ce que l’on fait sans vouloir le faire Yves Clot, 1999 Le réel de l’activité dépasse l’observable

15 15 Une didactique pour une culture « étrangère » Un système didactique et ses outils Source : Crindal & Ouvrier-Bonnaz, La découverte professionnelle, guide pour les enseignants, les conseillers d’orientation psychologues et les formateurs - Delagrave

16 16 Un système didactique

17 17 Un élément essentiel du système

18 18 Les registres : des manières d’accéder à la connaissance du travail S’approprier des connaissances incorporées aux activités des professionnels... en combinant trois registres S’informer Comprendre Construire

19 19 S’informer Source : DVD Des hommes au travail Scéren CNDP 2004 La valse des boîtes en carton : relation à la clientèle Quelles connaissances repérer dans la découverte d’activités professionnelles ?

20 20 Dans un registre d’information Qu’avons-nous identifié ?

21 21 L’élève ne peut voir que le travail sur ordinateur

22 22 Le registre informatif C'est par un contact, une rencontre... que l'élève identifie la nature du travail propre à un métier. Cet accès à l’information admet deux approches : –à partir des représentations qu’il a sur le métier en question l’élève saisit ce qui est compatible avec sa conception du métier ; –s’il apprend à utiliser des outils susceptibles de guider son observation, alors il élargit son recueil d’informations. Des processus d'enquête, d'investigation correspondent à la mise en œuvre de ce registre.

23 23 La fiche-métier, une des méthodes d’investigation pour l’élève Que demande t-on de faire à une télé-opératrice ? Comment travaille t-elle ? Quelles sont les qualités qu’elle doit avoir pour bien exercer ce métier ? Quelle est la formation qui lui a permis d’être télé-opératrice ? Quels sont les avantages et les inconvénients qui sont liés à ce métier ? Vers quels autres métiers peut-elle poursuivre sa carrière? métier vu de l’extérieur)

24 24 Comprendre En analysant la complexité du travail...

25 25 Ce poste de travail est polytechnique Le nuancier Le calendrier D’autres catalogues

26 26 L’opératrice « entrelace » des chaînes d’activités La prise de notes La calculatrice

27 27 Ses activités s’inscrivent dans des milieux technique, économique et humain Le temps de travail Les collègues Un bureau « ouvert »

28 28 Le registre compréhensif Le registre compréhensif se concrétise de deux manières complémentaires : –une compréhension sur l'action qui s'effectue par analyse réflexive sur des pratiques en milieu professionnel –une compréhension par l'action qui suppose l’analyse de réalisations en milieu scolaire Ce sont des processus de repérage de critères et de discernement qui sont à développer en utilisant des méthodes d’analyse adaptées Si les deux manières coexistent (analyse de pratiques et de réalisations) les élèves peuvent confronter leurs propres pratiques scolaires aux pratiques de professionnels

29 29 Une méthode d’analyse de poste pour l’élève Quelles sont les techniques que la télé-opératrice utilise (un outil = une technique professionnelle : téléphone, ordinateur, calculette, catalogue, nuancier, calendrier, feuille de notes) ? Repérez différents types d’opérations que la télé-opératrice réalise simultanément. Comment décrire l’environnement sonore, visuel et spatial de la télé- opératrice ? Le travail de la télé-opératrice est rémunéré en fonction de quoi ? du nombre de commandes ? du nombre de conversations téléphoniques ? du temps passé pour chaque commande ? du respect de la procédure...? La télé-opératrice travaille avec qui ? qui sont ses collègues, sont-ils nombreux ? a-t-elle des relations avec d’autres personnes ? avec d’autres services de la société ? qui est son, ou sa responsable ?

30 30 Construire... en interrogeant le réel des activités Reconnaître la part du travail prescrit dans les discours formels Reconstruire le sens que chacun donne à son métier

31 31 « Il y a des gens... des voix... à qui on va vendre plus... » L’activité des pratiques : comment ? des objets sur quoi ? des guides : pourquoi ?

32 32 Le registre constructif Ce registre fonctionne par et dans l’expérience. Il joue simultanément sur les trois axes de la construction d’un projet (existentiel, méthodologique et opératoire) : –En appréhendant ce qui se prévoit, se fait et se réalise dans le travail - celui qu’il rencontre en dehors de l’école et celui du collectif dans lequel il est impliqué - l’élève peut construire le sens de ce qu’il « voit faire » Les processus en jeu relèvent de la problématisation (du projet) et de l’argumentation (des solutions) –Les situations de problématisation portent sur les tâches, les rôles, l’organisation de travail ; –Les situations d’argumentation interrogent la rationalité des pratiques pour l’action et dans l’action

33 33 Une méthode de reconstruction du sens pour l’élève La télé-opératrice poursuit quel but ? La télé-opératrice applique-t-elle à la lettre ce que la formatrice dit ? La télé-opératrice travaille t-elle uniquement sur la commande de la cliente ? La télé-opératrice procède t-elle toujours de la même façon quelle que soit la cliente ? Dans sa conversation avec une cliente, la télé-opératrice fait particulièrement attention à quoi ? Dans une conversation téléphonique, la télé-opératrice imagine quoi ? Quelle est la différence entre la télé-opératrice et une vendeuse en magasin?

34 34 Décomposer l’activité pour en reconstruire la complexité

35 35 Une « méthode » d’analyse

36 36 Le premier axe de la méthode pour l’élève Comment le corsetier et ses collaborateurs travaillent-ils ? Ce que les professionnels font ou veulent faire ? (la pratique du métier) - Quelles opérations réalisent-ils (quels gestes techniques effectuent- ils et sur quelle « matière », avec quels outils et quelles machines, ont-ils des façons de faire particulières) ? - Comment sont-ils organisés (répartition du travail entre eux dans le temps et dans l’espace), avec qui travaillent-ils (autre personne appartenant à une autre entreprise ou une administration) ? - Dans quels milieux exercent-ils leur métier (quels sont les lieux, les autres organismes ?). Pour chaque milieu quelles sont les conditions d’exercice du métier ?

37 37 Analyser la pratique dans un dispositif basé sur le roman-photo Consigne : Reconstruire les moments du travail des professionnels mis en scène –Trouver un ordre pour 9 photos –Argumenter sa logique de cheminement

38 Source CANALMETIERS.TV

39 39 Ordres et logiques ? 2...? 3...? 4...? 5...? 6...? 7...? 8...? 9...?...s’appuient sur nos représentations donc ne prennent comme indice que... Le résultat met en évidence nos choix individuels......il souligne les éléments non questionnés

40 40 Pour discerner le « Comment » j’interroge ce que je vois Source : CANALMETIERS.TV

41 41 Pour discerner le « Comment » j’interroge ce que j’entends Quelles caractéristiques de son métier sont évoquées? Lesquelles sont mises sous silence? CANALMETIERS.TV : le corsetier

42 42 Les objets du travail, deuxième axe de la méthode pour l’élève Sur quoi porte le travail du corsetier ? (L’objet de l’activité de ce créateur) - Sur quoi il s’appuie pour prévoir ce qu’il a à faire (une idée en tête, une commande, un cahier des charges, un projet...) ? - Sur quelle matière, matériau et/ou information agit-il ? - Il élabore quoi, il développe quoi, il transforme quoi, il traite quoi ? - Travaille-t-il sur plusieurs objets : l’implication, la mise au travail, la transformation de..., le développement social ?

43 43 Avec cet extrait que savons-nous des objets du travail du corsetier ? Source : CANALMETIERS.TV

44 44 Cette information apporte quoi ? TempsEtapes du projetOrdre 00 : 41 Cadre de collection (dossier)2 bis 01 : 07Dessin d ’ illustration 1 01 : 50 Cadre de collection mural2 02 : 06Pr é paration du plan de collection 3 02 : 33Conception du mod è le 4 03 : 37 Rangement des gabarits de patronnage11 bis 03 : 42Tra ç age des aplombs sur la toile 5 04 : 05D é coupe de la toile pour le moulage 6 04 : 21Calage de la toile (sens cha î ne et trame de la toile sur le mannequin) 7 04 : 29Moulage : formation des pinces et des d é coupes 8 04 : 40...Assemblage d ’ un autre mod è le... 13bis

45 45 Et celle-ci ? Aux XI e et XII e siècles, la femme est vêtue d’une chemise de lin, de laine ou de soie tombant jusqu’aux pieds et recouverte du bliaud, sorte de corsage lacé par derrière ou sur le côté, qui sert le buste comme une cuirasse au dessus d’une jupe à très petits plis.... Résultat du loto :

46 46 Le sens du métier, 3 eme axe d’analyse Pourquoi le corsetier dit-il qu’il travaille ainsi ? (les guides de l’activité du corsetier) Quel sens attribue-t-il à son métier, quelle raison se donne-t-il pour exercer son métier comme il le fait ? Quel(s) but(s) collectif et/ou individuel poursuit-il ? - Qu’est-ce qui organise (oriente, pilote, aiguille,...) son activité ? Lui et son équipe ont-ils des contraintes, des règles à suivre, à quoi doivent-ils faire attention ? - Est-ce qu’il y a des activités que chacun peut faire à sa façon suivant son style personnel ? - Qu’est-ce qu’un créateur, une technicienne ou une opératrice peuvent dire sur ce qui les motive à faire ce métier ? - Le but de l’équipe, du groupe, de l’atelier, c’est d’obtenir quoi ? Y a- t-il des buts intermédiaires pour chacun des membres ?

47 47 Discerner les 3 axes dans le discours Le corsetier : C'est une toute petite baleine qui permet juste un maintien, mais faible. Tout le poids, là, finalement la poitrine doit être ici bloquée par cette baleine de métal... On essaye d’être un petit peu décentré finalement. » La technicienne de fabrication : « De toute façon on garde les mêmes proportions sur les bases qu’à l’épaule ? » Le corsetier : « Absolument ! » Technicienne de fabrication : « Le même décalage, dans le dos ? » Le corsetier : « C'est ça qu'il faut faire, d'ailleurs tout le corps va être comme celui-là. » Gris, comment Orange, sur quoi Bleu, pourquoi Source : CANALMETIERS.TV

48 48 Le sens construit par l’élève Zcrounch! Pour ce soir ! Ouahou! La même base? Mais, j’avais à...

49 49 Et pour conduire ces découvertes

50 50 Une équipe hétérogène Les acteurs en responsabilité (au « cœur » de la DP) – Enseignants chargés de la DP et professeurs documentalistes Les intervenants ponctuels (au « service » de la DP) – Conseillers d’orientation psychologues, enseignants ayant les élèves hors DP, professionnels, responsables de formation Des intervenants externes (à la « périphérie » de la DP) – Professeurs principaux, conseillers principaux d’éducation, chefs d’établissement, professeurs d’autres niveaux – Et les partenaires : parents, entreprises, associations, administrations, établissements de formation D’autres organisations, d’autres rôles, d’autres postures didactiques

51 51 Quelle cohérence entre les rôles ?

52 52 Rôles des intervenants internes accompagnateurs, déterminer la nature du contrat entre tous les acteurs en scénarisant le dispositif ; étayer les élèves dans leurs activités, signaler des ressources médiateurs, faire que l’élève prenne conscience de son cheminement dans les apprentissages ; solliciter le partenaire sur les connaissances utilisées ou utiles enseignants, repérer les savoirs disciplinaires rencontrés dans le parcours ; conduire l’élève à structurer les connaissances présentes dans les activités ; évaluer ces connaissances et permettre la relation aux programmes

53 53 Rôles des intervenants externes (dans le milieu professionnel et/ou en classe) passeurs, donner aux élèves la possibilité d’accéder au contexte de ce milieu ; participer à la conduite du projet, donner les tâches ; expliciter les activités (pratiques, objets du travail, sens du métier) ; co-évaluer les résultats référents, prendre la main dans la conception des questionnements de l’élève ; faire partager une partie des compétences et des connaissances liées à leurs activités

54 54 Quelques objets du travail de l’équipe Impliquer les élèves dans les enjeux d’une connaissance du travail et éliminer les attendus déviants (représentations-obstacles) Fournir une méthode pour analyser des activités professionnelles et l’utiliser en concordance pour tous les dispositifs Distinguer les types de tâches demandées aux élèves en fonction des registres d’appropriation Souligner la différence de points de vue lorsque l’on parle du métier de l'extérieur ou de l'intérieur (différence tâche/activité) Donner accès aux outils nécessaires à l'investigation Donner accès aux outils nécessaires au travail sur projet Jalonner les activités par des bilans partiels et par un inventaire des connaissances rencontrées En permanence, élaborer une image de chaque parcours individuel

55 Pour accéder à une culture qui lui est étrangère Synergie école/partenaires Responsabiliser l’élève, l’accompagner


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