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Après la dernière trompette, ici commence, selon les commentateurs, une nouvelle section du texte apocalyptique, qui reprend et explique, mais essentiellement.

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3 Après la dernière trompette, ici commence, selon les commentateurs, une nouvelle section du texte apocalyptique, qui reprend et explique, mais essentiellement en ce qui concerne l’Église, l’histoire humaine depuis la naissance du Christ jusqu’à la Parousie. Dans le premier panneau de ce cycle, « deux grands signes apparaissent dans le ciel ». Le premier est une femme, et cette image, appliquée par la liturgie catholique à la Vierge Marie, est à l’origine d’une abondante iconographie. Mais le texte parle d’un « enfantement douloureux » qui, pour les commentateurs, est celui du corps mystique, dont le Christ est la tête et les chrétiens les membres. Cette femme figure donc aussi l’Église mère mystique, dont Marie est l’archétype. Et le deuxième signe est leur ennemi commun à toutes deux : Satan, le grand dragon, l’antique serpent. Il s’attaque à l’Enfant, mais le Christ personnel, corporel, est enlevé au ciel par les anges, et son corps mystique se réfugie, lors de toute persécution, dans le sanctuaire des cœurs.

4 « Un grand signe apparut dans le ciel : une femme vêtue du soleil, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement. Alors un autre signe apparut dans le ciel : un grand dragon. (…) Il se posta devant la femme, afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. Elle mit au monde un fils. C’est lui qui doit mener paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son trône. Alors la femme s’enfuit au désert où Dieu lui a fait préparer une place, pour qu’elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. » Ce morceau de tenture est malheureusement très abîmé…

5 « Il y eut alors un combat dans le ciel : Michaël et ses anges combat- tirent contre le dragon, et le dragon lui aussi combattait avec ses anges, mais il n’eut pas le dessus. Il ne se trouva plus de place pour eux dans le ciel. Il fut précipité, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier, il fut précipité sur la terre et ses anges avec lui. » L’issue victorieuse du combat est suggérée avec une grande force dans la tenture. La légèreté des anges s’oppose à la lourdeur du dragon plaqué à terre. L’entrecroisement des armes et des ailes ne gêne en rien l’élégante activité de saint Michel !!! Alors éclate un hymne dans le ciel.

6 « Voici le temps du salut, de la puissance et du règne de notre Dieu et de l’autorité de son Christ ; car il a été précipité l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu, jour et nuit. Mais eux, ils l’ont vaincu par le sang de l’agneau et par la parole dont ils ont rendu témoignage : Ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’ à craindre la mort. C’est pourquoi soyez dans la joie, vous les cieux, et vous qui y avez votre demeure ! Malheur à vous, la terre et la mer, car le diable est descendu vers vous, emporté de fureur, sachant que peu de temps lui reste. »

7 « Quand le dragon se vit précipité sur la terre, il se lança à la poursuite de la femme. Mais les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, pour qu’elle s’envole au désert. (…) Alors le serpent vomit comme un fleuve d’eau derrière la femme pour la faire emporter par les flots. Mais la terre vint au secours de la femme : la terre s’ouvrit et engloutit le fleuve vomi par le dragon. Dans sa fureur contre la femme, le dragon porta le combat contre le reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus. Puis il se posta sur le sable de la mer. » Après sa défaite dans le ciel, Satan, précipité sur la terre, se redresse dans sa haine, car sa défaite totale est proche. Son acharnement contre la femme allégorique n’en sera que plus violent. Les ailes du grand aigle sont le symbole des secours divins nécessaires à l’Église pour survivre pendant les temps de persécution, et indispensables au fidèles pour échapper à la séduction du dragon. Les persécutions de Satan se déversent comme un fleuve qu’il vomit contre l’Église, mais elles ne peuvent venir à bout de celle qui a reçu le secours divin.

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9 « Alors je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, sur ses cornes dix diadèmes et sur ses têtes un nom blasphématoire. (…) Et le dragon lui conféra sa puissance, son trône et un pouvoir immense. L’une de ses têtes était comme blessée à mort, mais sa plaie mortelle fut guérie. Émerveillée, la terre entière suivit la bête. Et l’on adora le dragon parce qu’il avait donné le pouvoir à la bête, et l’on adora la bête. Et nul ne peut rien faire sans porter au front ou sur la main le chiffre de la bête, et ce chiffre est six cent soixante-six. » (666) (Je vous suggère d’aller lire tout le passage en Apocalypse 13.) Cette plaie mortelle et pourtant guérie, qui incite les gens à suive la bête, est, selon les commentateurs, l’indice que l’antéchrist politique est capable de faire revivre au cours de l’histoire son empire apparemment ruiné ; l’adoration est rendue à la bête au cri de : « qui est semblable à la bête ? » Parodie du nom de saint Michel (Michaël veut dire " qui est semblable à Dieu "). La bête a reçu de Satan un pouvoir immense. Elle pourra vaincre corporellement les chrétiens, mais cela fera des martyrs et des saints.

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11 Si la révélation de saint Jean insiste sur le culte qui sera rendu à la bête sur toute la terre par les hommes enracinés dans leur péché, c’est pour avertir que ces adorateurs seront punis par où ils ont péché. Que les chrétiens fidèles soient donc patients et forts dans la foi jusqu’à la fin ! C’est l’exhortation qu’adresse aux chrétiens de tous les temps l’ensemble de l’Apocalypse, mais plus spécialement les versets correspondant à cette scène. On voit ici les adorateurs de la bête, qui semblent complètement subjugués ! 666 : le chiffre 6, symbole d’imperfection, répété trois fois, signifie le comble de l’imperfection ou du mal. Cette empreinte et portée sur le front et la main car elle pénètre autant la pensée que les actes de ceux qui l’ont acceptée pour ne pas être bannis de la société de la bête.

12 « Et je vis : l’agneau était debout sur la montagne de Sion, et avec lui les cent quarante-quatre mille qui portent son nom et le nom de son père écrits sur leurs fronts. (…) Ils chantaient un cantique nouveau, devant le trône, devant les quatre animaux et les anciens. Et nul ne pouvait apprendre ce cantique, sinon les cent quarante- quatre mille, les rachetés de la terre. »

13 « Et je vis un autre ange qui volait au zénith. Il avait un évangile éternel à proclamer à ceux qui résident sur la terre : à toute nation, tribu, langue et peuple. Il disait d’une voix forte : « Craignez Dieu et rendez-lui gloire, car elle est venue, l’heure de son jugement. » On voit un groupe d’hommes dont certains semblent écouter attentivement, mais deux autres, selon une iconographie traditionnelle, comptent sur leurs doigts les arguments pour et les arguments contre…

14 « Un autre ange le suivit et dit : « Elle est tombée, Babylone la grande, elle qui a abreuvé toutes les nations du vin de sa fureur et de sa prostitution. » Toutes les civilisations impies, à commencer par la Rome païenne, sont symbolisées dans l’Apocalypse par Babylone. Leur corruption religieuse et morale les condamne d’avance, et leur chute est tellement certaine que l’ange l’annonce comme un événement passé. « Et un autre, un troisième ange, les suivit et dit d’une voix forte : « Si quelqu’un adore la bête et son image, il boira lui aussi du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère, et il connaîtra les tourments. (…) Heureux dès à présent ceux qui sont morts dans le Seigneur ! »

15 Après avoir évoqué le jugement particulier prononcé à la mort de chaque individu, Jean, dans une vision plus eschatologique, dépeint le jugement général à la fin du monde.

16 Jean utilise les images de la vendange et de la moisson : de même que les mérites des justes sont arrivés à maturation et sont moissonnés, de même les iniquités des impies ont atteint leur comble comme des raisins mûrs saturés de leur jus. L’urgence de ces récoltes est ici exprimée par l’attitude toute d’élan en avant de l’ange, soulignée par le drapé du manteau qui s’envole dans le vent de la course. Ces raisins sont pressés dans le pressoir de la colère de Dieu, et le sang déborde, il « monte jusqu’au mors des chevaux. (…) Et je vis comme une mer de cristal mêlée de feu. Debout sur la mer de cristal, les vainqueurs de la bête, de son image et du chiffre de son nom, tenaient les harpes de Dieu. Ils chantaient le cantique de Moïse et celui de l’agneau : »

17 « Grandes et admirables sont tes œuvres, Seigneur Dieu Tout-Puissant. Justes et véritables sont tes voies, Roi des nations. Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? car toi seul es saint. Toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi, car tes jugements se sont manifestés. »

18 Après un intermède de paix, « l’un des quatre animaux donna aux sept anges des coupes d’or, remplies de la colère de Dieu. » Ces fléaux reprennent, complètent et précisent ceux qui avaient été annoncés par les 7 trompettes. Selon les commentateurs, ils ont une portée plus historique, visant à la destruction de l’empire de la bête, symbole de la puissance de l’antéchrist à toute époque. Et ces coupes furent versées sur la terre, déclenchant de terribles malheurs parmi les hommes « mais ils ne se repentirent pas de leurs œuvres. » (Je vous conseille de relire ici les chapitres 16 et 17.)

19 « Je vis ensuite un autre ange descendre du ciel. Il s’écria d’une voix forte : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ; elle est devenue demeure de démons, repaire de tous les esprits impurs. » Ce n’est pas la fin du monde au sens propre, puisque les hommes persévèrent dans leur impiété. Mais, comme chaque époque a " sa Babylone ", cette ruine d’une civilisation de l’antéchrist prédit l’effondrement de tous ces empires présents et à venir, ainsi que leur échec total et définitif. Et cela mérite l’annonce solennelle qui en est proclamée également par une voix sortant de l’autel. On y reconnaît en général la voix de Dieu lui-même.

20 Un ange vient chercher Jean pour lui expliquer un des symboles majeurs de l’Apocalypse, celui d’une prostituée coquette et richement parée, qui personnifie Babylone (c’est-à-dire tous les royaumes opposés au règne de Dieu, dans la suite des temps. Mais plus spécialement, en ces temps troublés). Cette prostituée assise sur les grandes eaux, les eaux turbulentes des nations, des peuples et des langues, et sur 7 collines, est évidemment la Rome païenne, que Jean ne peut nommer explicitement, mais que ses lecteurs ont sûrement identifiée aussitôt.

21 La prostituée assied son pouvoir sur la bête, comme la bête tire en grande partie son pouvoir de la prostituée. Dans sa main, elle tient la coupe emplie de toutes les abominations qu’elle a fait accomplir, de tous les blasphèmes qu’elle a fait faire. C’est la parodie de la « femme qui parut dans le ciel » c’est une contre-Église, une cité de Satan. Mais cette harmonie entre la femme et la bête n’aura qu’un temps, les empires de Satan se déchireront et se diviseront entre eux.

22 La prostituée est condamnée au feu, la ville brûle, cette vision désole tous ceux qui vivaient de son opulence. Mais au ciel la joie éclate en hymnes d’allégresse. « Alléluia ! Car le Seigneur, notre Dieu Tout- Puissant, a manifesté son règne. Rendons-lui gloire, car voici les noces de l’agneau. (…) Un ange me dit : « Écris ! Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l’agneau ! » Puis il me dit : « Ce sont les paroles mêmes de Dieu ! » L’ange insiste sur la béatitude réservée aux élus et recommande à Jean de bien imprégner son livre (« Écris ! ») de l’espérance de cette récompense promise par Dieu. L’attitude des deux personnages penchés en avant vers le livre exprime l’insistance de l’ange et l’application de saint Jean. Les coloris des vêtements sont particulièrement riches de nuances invisibles sur l’endroit.

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24 « Alors je vis le ciel ouvert : c’était un cheval blanc, celui qui le monte se nomme Fidèle et Véritable. (…) Et il se nomme : la Parole de Dieu. Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues d’un lin blanc et pur. (…) Et je vis la bête, les rois de la terre et leurs armées, rassemblés pour combattre le cavalier et son armée. La bête fut capturée, et avec elle le faux prophète. (…) Tous deux furent jetés vivants dans l’étang de feu embrasé de soufre. Les autres périrent par le glaive qui sortait de la bouche du cavalier, et tous les oiseaux se rassasièrent de leurs chairs. » Satan est enchaîné pour mille ans. Il sera ensuite relâché pour un peu de temps. « Je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et de la parole de Dieu, et ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et n’avaient pas reçu sa marque. Ils revinrent à la vie et régnèrent avec le Christ pendant mille ans. Les autres morts ne revinrent pas à la vie avant l’accomplissement des mille ans. C’est la première résurrection. »

25 « Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison, et il s’en ira séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre. Il les rassemblera pour le combat : leur nombre est comme le sable de la mer. Ils envahirent toute l’étendue de la terre et investirent le camp des saints et la cité bien- aimée. Mais un feu descendit du ciel et les dévora. Et le diable, leur séducteur, fut précipité dans l’étang de feu et de soufre, auprès de la bête et du faux prophète. Et ils souffriront des tourments jour et nuit, aux siècles des siècles. »

26 A lieu alors le jugement dernier (ch. 21) (tableaux de la tenture disparus). Le sort des réprouvés est expédié en deux versets. Mais les bienfaits qui attendent les élus sont longuement détaillés. « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Ils seront ses peuples et lui sera « le Dieu qui est avec eux. » Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni souffrance, car le monde ancien a disparu. Et celui qui siège sur le trône dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles. » Puis il dit : « Écris : ces paroles sont certaines et véridiques. » Et il me dit : « C’en est fait. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai de la source d’eau vive, gratuitement. Le vainqueur recevra cet héritage, et je serai son Dieu, et il sera mon fils. »

27 Dans les chapitres précédents, il a été montré à saint Jean Babylone la prostituée, à la fois ville et femme du mal. Mais voici que maintenant on lui montre, venant du ciel, la Jérusalem nouvelle, là encore ville et Église, fiancée du Christ. Et il est ébloui par la beauté de cette cité. La description qu’il en donne, quoique dithyrambique, donne l’impression qu’il manque de mots assez forts pour décrire pareille merveille, pareille béatitude, selon qu’on admire la ville-cité ou la ville Église-céleste. Dans cette description, les commentateurs ont remarqué des traits qui s’appliquent à l’Église de la terre, et d’autres uniquement à l’Église du ciel. Avec saint Augustin et Bossuet, ils conviennent que c’est la même et unique Église présentée aux yeux de saint Jean sous des aspects divers, tantôt à son état présent et transitoire, tantôt à son état futur et éternel. Là encore, il lui est demandé de mesurer, signe de pérennité, mais cette fois de mesurer toute la cité, et non, comme au début de l’Apocalypse, juste l’intérieur du temple, le reste étant soumis au Mauvais. Ici, toute la cité sainte est demeure de Dieu.

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29 Ézéchiel avait vu, en prophétie, des eaux sortir du temple pour arroser la nouvelle Terre Sainte. Saint Jean voit avec plus de précision un fleuve d’eau vive s’écouler du trône de Dieu et de l’agneau. C’est, selon les commentateurs, l’Esprit Saint et la vie divine communiqués à la Jérusalem nouvelle, aussi bien dans les eaux du baptême sur terre que dans la félicité bienheureuse de l’Église du ciel. Près du fleuve, l’arbre de vie donne ses fruits et ses vertus, conne le Christ dans l’Eucharistie. Fleuve et arbre de vie évoquent l’Éden avant la chute d’Adam et Ève, comme pour signifier que Dieu rétablira définitivement l’ordre détruit par Satan et par l’homme. Et saint Jean quitte sa guérite et s’élance pour contem- pler l’ultime vision de l’Apocalypse.

30 Texte et photos sont extraits du magnifique livre " L’envers vaut l’endroit " de Francis Muel. (Photos de François Lasa et Patrice Giraud) C’est un merveilleux livre très complet, que je vous engage à vous procurer ! Musique : Bénédictines du Mont-St-Michel : grégorien - Conditor Alme


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