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PROBLÉMATIQUE DE L’ENSEIGNEMENT AU BURUNDI Projet de relevé du niveau des élèves du cycle supérieur des humanités Pr BAKUNDA Athanase - Prof Visiteur ULg.

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1 PROBLÉMATIQUE DE L’ENSEIGNEMENT AU BURUNDI Projet de relevé du niveau des élèves du cycle supérieur des humanités Pr BAKUNDA Athanase - Prof Visiteur ULg / UB

2 SYSTEME EDUCATIF BURUNDAIS

3 SCHEMA DU SYSTEME EDUCATIF BURUNDAIS Enseignement primaire (6 ans) Enseignement préscolaire (1 à 3 ans) Enseignement secondaire général 1er cycle (4 ans) Enseignement secondaire général 2è cycle (3 ans) Enseignement secondaire pédagogique (2 ou 4 ans) Enseignement secondaire technique Enseignement supérieur (2, 3, 4, 5 ou 7 ans) 7ème ou 8ème A4 : 2 ans A2 : 3 ou 4 ansA3 : 2 ans

4 Effectifs de l’enseignement primaire et secondaire PréscolairePrimaireSecondaire écoliers ( ) écoliers ( ) Manque d’enseignants 28% non qualifiés ( ) 62% pour les collèges communaux 66% de promotion interne, taux de redoublement: 20% Enseignement technique peu développé 738 collèges communaux ( ): 75% des effectifs du secondaire général et pédagogique. 76 écoles (A2 & A3) dont 34 privées. 5% des effectifs Baisse de niveau élèves du secondaire élèves du secondaire technique 7500 apprenants de la formation professionnelle 1 ère année: Filles: Garçons: Classes pléthoriques: plus 100 élèves Ratio écoliers/ salle de cours: 84,03 11% d’abandon en 1 ère année (7% ) Taux d’achèvement: 45% Taux de redoublement: 49% (6 ème ) – 35 % ( )

5 Enseignement supérieur Public Université du Burundi: étudiants dont 32% de filles ENS: 2500 dont 18 % de filles Institut National de santé Public: 850 dont 43% de filles ISCAM: 200 dont 4% de filles Privé 17 institutions totalisent +/ étudiants (sans les Grands Séminaires) dont 42,9% de filles Inégalement actives UB 13 Facultés et Instituts LMD (2012) 3 ème cycle Manque d’enseignants (fuite de cerveaux) ENS Forme les enseignants du secondaire général, technique et professionnel (cycle inférieur) Trois départements: Langues et sciences humaines, Sciences naturelles et sciences appliquées INSP Cycle de 4 ans sauf pharmacie: 3 ans Santé publique, Gestion des services de santé, Pharmacie, Soins infirmiers, Laboratoire, Anesthésie- réanimation, Sages-femmes et Radiologie ISCAM Sciences économiques et administratives, Sciences fondamentales 4 ans: Licence en Gestion et administration, et Mathématiques et Physique. Le Burundi compte actuellement une seule université publique, 9 privées et 16 instituts supérieurs privés étudiants sont attendus en 2015, contre moins de en 2006.

6 Universités et instituts privés  Institut international d’Informatique, Télécommunications et Technologies avancées (INITELEMATIQUE, 666 étudiants) ;  Institut International Libre d’Afrique (INILAQE, 179 étudiants) ;  Institut Supérieur de Contrôle et de Gestion (ISCG, 195 étudiants) ;  Institut Supérieur de Développement (136 étudiants) ;  Institut Supérieur de Management (139 étudiants) ;  Institut Supérieur des Techniques de Gestion (290 étudiants) ;  Institut Supérieur des Technologies (IST, 303 étudiants) ;  Université des Grands Lacs (UGL, Bururi, étudiants) ;  Université de Ngozi (Ngozi, étudiants) ;  Université du Lac Tanganyika (ULT, étudiants) ;  Université Espoir d’Afrique (2 906);  Université Lumière de Bujumbura (ULB, étudiants) ;  Université Martin Luther King (UMLK, étudiants) ;  Université de Mwaro (287 étudiants) ;  Université Paix et Réconciliation (UPR, 669 étudiants) ;  Université Sagesse d’Afrique (USA, étudiants). A quelques exceptions près (dont celles des deux Grands séminaires), les plupart des institutions d’enseignement supérieur privé sont apparues à partir 1999.

7 CAUSES DE LA BAISSE DU NIVEAU DES ELEVES

8 Contexte général  Plusieurs événements importants : Dans le monde La mondialisation, l’intégration sous régionale, l’essor des technologies de l’information et de la communication, un vaste mouvement d’harmonisation des programmes au niveau de l’enseignement supérieur et universitaire. Au Burundi Une guerre qui a détruit ses infrastructures et son économie, qui a occasionné une fuite massive de cerveaux.²

9 Conséquences  Conséquences sur le système éducatif : primaire  supérieur  Diminution du nombre d’enseignants  Détérioration de l’encadrement des apprenants  Manque d’infrastructures et de ressources pédagogiques de qualité  Détérioration des conditions de travail des enseignants (flambées des prix, salaires non indexés, etc.)  Malaise des enseignants  grèves à répétition  Baisse de la coopération universitaire  Double vacation dans le primaire  Multiplication des collèges communaux  Manque d’enseignants qualifiés dans les écoles secondaires  Difficiles conditions sociales et bas niveau des étudiants entrant à l’UB  En conséquence, l’étudiant entrant dans l’enseignement supérieur et universitaire au Burundi présente des lacunes énormes dans la maîtrise des pré- requis nécessaires pour bien aborder et assimiler les cours universitaires.

10 Cas particulier : enseignement supérieur L’exemple de l’Université du Burundi (U.B.)  pauvreté en ressources humaines  fuite des cerveaux  Sous-équipement « massif »: informatique, documentation, matériels scientifiques, …  D’autres problèmes ont une origine ancienne, même si la crise n’a pas manqué de les raviver :  Non-évolution des structures, intégration d’autres instituts  duplications génératrices de dispersion des moyens ;  Décalage entre l’UB et les besoins de l’économie et de la société  Offre de formation figée. 1989/ / / /2010  … (148 docteurs et 19 PO)  … Une formation actuelle inadaptée à l’emploi Une faible qualité de la formation dispensée La faiblesse du secteur de la recherche et l’inadéquation des travaux de recherche effectués aux besoins de la société

11 PROJET RELEVE DU NIVEAU DES ELEVES/ETUDIANTS 1. Problématiques

12 Notre projet de relevé du niveau des élèves se justifie!  Ministère de l’Enseignement Supérieur : cooptation pour hausser le taux de réussite. « Aucun n’a le droit d’accéder à l’enseignement supérieur sans se soumettre à l’examen d’Etat qui est fait dans tous les pays du monde entier. Nous devons valoriser notre système éducatif. Nos diplômes n’étaient reconnus nulle part, ce ne sera plus le cas» (ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique)  Conditions de réussite : une note synthétique 50% (70% à l’Exetat et 30% du diplôme des humanités). « Nous ne voulons pas instaurer un système qui fait échouer les élèves. C’est l’échec de l’enseignement secondaire. » (ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique)  Analyse : élèves pas seuls responsables des conditions de travail  cooptation en considérant  l’examen d’Etat  le niveau des élèves  les conditions de travail  l’équité au niveau national.

13 Baisse du taux de réussite global SessionReçus Participants Taux de réussite % , , , ,90 Evolution du taux de réussite ( ) SectionSc BSc ALMTechn Info GestionTechn Agri … Taux % … Les taux de réussite selon les sections

14 Participation Taux de réussite %3932 Réussite au premier coup Ceux qui n’ont pas réussi9.000 (  Instituts Professionnels + Universités Privées) Taux de réussite (2011 et 2012) EtablissementUBENSUn. Privées Accueil Boursiers « Seuls ceux qui ont réussi au premier coup seront des boursiers de l’Etat. Néanmoins, tout le monde n’aura pas de bourse, compte tenu du budget et de la capacité d’accueil de l’université du Burundi et de l’Ecole Normale Supérieure à l’UB, à l’ENS. Seuls ceux qui ont réussi au premier coup sans la cooptation seront des boursiers de l’Etat (6.493). Les iront dans l’enseignement supérieur privé. Les presque qui n’ont pas obtenu le diplôme d’Etat peuvent aller étudier dans les instituts professionnels… » le ministre de l’enseignement supérieur

15 PROJET RELEVE DU NIVEAU DES ELEVES/ETUDIANTS 2. Solutions préconisées en un projet

16 Solutions préconisées pour rehausser le niveau des apprenants (élèves/étudiants)  Rehaussement du niveau des étudiants :  Traitement du problème de la baisse de la qualité de l’enseignement  Traitement de la dégradation de la qualité des supports d’enseignement et d’apprentissage  Plan stratégique de l’UB : renforcer  la qualité de l’enseignement  la recherche scientifique  les services rendus à la communauté  Souhaits des enseignants : remise à niveau  de leurs enseignements  de formation en pédagogie universitaire  de formation à l’usage des TIC à des fins d’enseignement et d’apprentissage.  Projet pédagogique faisant recours aux TIC:  UB : bande passante suffisante pour initier des projets pédagogiques faisant recours aux TIC.  Burundi : relié dès janvier 2013 au reste du monde par fibre optique (travaux en cours).  Formations accrues en TIC : Unité de technologies éducatives AU NIVEAU DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

17  Considérer les classes terminales et faire l’inventaire des ressources humaines  Organisation d’une enquête auprès des enseignants des dernières années des humanités et du premier cycle de l’ Université  identifier les principales lacunes dans les connaissances des étudiants.  faire un référentiel de compétences à atteindre en fin des humanités générale AU NIVEAU DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE Projet de renforcement de l’enseignement des connaissances fondamentales (PRECOF) en Mathématiques, Français, Sciences et Langues compte s’articuler sur les propositions suivantes :  Syllabus pas mis à jour  aider les enseignants /apporter leurs matériaux  Formation continuée des enseignants (formation / recyclage des formateurs)  Partage de ces ressources  Améliorer les supports pédagogiques  Travailler en synergie avec les partenaires privilégiés à savoir : BEPES, BET, UB, CELAB, UNESCO  Formation différenciée  Enseignement technique en fonction des besoins locaux  Sensibiliser les autorités de la nécessité  Atelier de lancements des besoins  Faire l’inventaire et cibler les sources de financements  Organiser une Télé-Education pour collecter des fonds  Mettre en synergie les différentes associations fonctionnant au sein de la Diaspora Burundaise  Mettre en place un comité de Pilotage

18 Finalité du projet  Dans un premier temps, les bénéficiaires finaux du projet:  les élèves de l’enseignement secondaire en classe terminale  Les étudiants du 1er cycle de l’UB  Les enseignants de l’enseignement secondaire et supérieur  Taux de réussite en progression à l’examen d’Etat des lauréats des classes terminales des humanités générales dans les branches scientifiques et littéraires à l’échelle nationale.  Nette réduction du taux d’échec dans les premières années à l’Université du Burundi.  Contribution concrète de la diaspora burundaise à la reconstruction du pays.

19 Merci pour votre attention


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