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“Compétences de base en prévention ” QLIO 2009-2010 Conforme au référentiel national CNAM-TS FORMATION.

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1 “Compétences de base en prévention ” QLIO Conforme au référentiel national CNAM-TS FORMATION

2 Citez des raisons pour lesquelles on fait de la prévention ? Rentrons dans le vif du sujet !!!!

3 Les représentations de l’AT

4 L’ entreprise ne fera rien car elle est persuadée qu’elle ne peut rien y faire… Acceptation de l’accident comme quelque chose de normal, associé à l’activité de l’entreprise (risques du métier) C’est la faute à ‘pas de chance’.1. Accident = Fatalité Aucune maîtrise des risques… Les représentations de l’AT

5 Des mesures sont mises en œuvre… …centrées sur les individus : consignes, sanctions Moralisation Rejet de la responsabilité sur la personne… Accident = Individu Peu d’efficacité sur la maîtrise des risques… C’est sa faute… Il a mis la main où il fallait pas… Il a pas fait attention….2. Les représentations de l’AT

6 Les mesures agissent sur des situations de risques concrètes; mais l’entreprise ne peut pas tout expliquer par cette approche qui paraît pourtant si parfaite… Approche ‘technicienne’  tout revient à un problème technique : L’entreprise raisonne en protégeant la machine, les installations C’est la faute à ‘l’outil’… Trop vieux, pas adapté, sans protection… Accident = facteurs Techniques Efficacité ‘limitée’ de la maîtrise des risques … Tendance à de nouveau privilégier le facteur humain « sur un outil obsolète » Les représentations de l’AT

7 Plus l’entreprise sera engagée dans l’approche systémique, plus elle sera apte à maîtriser ses risques … Approche ‘multi causale’  L’entreprise appréhende toutes les composantes des risques Accident = approche systémique Maîtrise possible des risques … Accident est produit par tout le système  Individus, machines, production, organisation, contexte… 4. Les représentations de l’AT

8 Organisation de la prévention

9 Comment est organisée la fonction sécurité dans l’entreprise? … de la DG ? … de la DRH ? … du responsable de production … de la maintenance ? De qui dépend la fonction sécurité dans l’entreprise? … à Temps plein ? … à Temps partagé ? … à Temps partiel ? Organisation de la prévention

10 De qui dépend la mise en œuvre des actions d’amélioration? …L'animateur de prévention (AP) “seul” …L'AP + Encadrement …L'AP + Direction …L'AP + Direction+ Encadrement Organisation de la prévention

11 Les enjeux de la prévention

12 santé des salariés préservée, travail plus intéressant avec plus de confort et moins de contraintes, d’efforts inutiles et de pénibilité, meilleure ambiance de travail. Enjeux humains : Les enjeux de la prévention

13 Enjeux économiques : gains de productivité (amélioration des postes de travail, réduction des dysfonctionnements et de la pénibilité, meilleure transmission des informations…), diminution du turnover, donc réduction des charges de personnel liées au recrutement et à la formation, réduction de la casse (pièces mises au rebut, machines endommagées), diminution des coûts directs des accidents du travail et maladies liées au travail (cotisations AT-MP de l’entreprise…). Les enjeux de la prévention

14 en fédérant ses salariés autour d'un projet commun; les salariés étant à la fois acteurs et bénéficiaires de cette politique, - en reconnaissant le rôle majeur de chacun dans ce projet, - en améliorant les conditions de travail des salariés. Enjeux sociaux: Le champ de la santé et de la sécurité au travail constitue un lieu privilégié de dialogue social. La mise en place d'une politique de maîtrise des risques est pour l'entreprise l'occasion de renforcer et de renouveler le dialogue avec son personnel : Les enjeux de la prévention

15 Enjeux juridiques: L’employeur est chargé de la sécurité de son personnel*. Il doit évaluer les risques et mettre en œuvre une politique de prévention. L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes. » *son personnel : Le terme englobe les salariés de l’entreprise en CDI et CDD, les intérimaires et autres travailleurs temporaires. « Art. L – L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent : 1. des actions de prévention des risques professionnels ; 2. des actions d’information et de formation ; 3. la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. Les enjeux de la prévention

16 Les acteurs de la prévention des risques professionnels

17 Acteurs externesActeurs internes L’OPPBTP L’ARACT Les organismes de formation L’inspection du travail L’intervenant de la CRAM Chef d’entreprise L’animateur de sécurité Les salariés Le médecin du travail Les SST Le CHSCT Les DP I.R.P } Liste non exhaustive Les acteurs de la prévention des risques professionnels

18 La maîtrise des risques s’appuie sur l’application des principes généraux de prévention. Valeurs essentielles et bonnes pratiques de prévention Mais cela peut ne pas suffire !

19 RAPPEL ENJEU JURIDIQUE Article L4121-1: L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger La santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent: - Des actions de prévention des risques professionnels - Des actions d’information et de formation - La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés Les aspects réglementaires Le code du travail

20 Article L4121-2: L’employeur met en œuvre les mesures prévues à l’article L sur le fondement des principes généraux de prévention Les aspects réglementaires Le code du travail

21 Que sont les principes généraux de prévention ? LOI n° du 31 décembre 1991 Directive Européenne N° 89/391/CEE du 12 juin 1989 Principes généraux de prévention

22 1. Eviter les risques Il s’agit de supprimer les risques ou de les réduire en privilégiant dans tous les domaines les procédés, produits, équipements, etc., les moins dangereux et en limitant le nombre de salariés exposés au risque. Principes généraux de prévention

23 2. Evaluer les risques qui ne peuvent être évités Lorsque certains risques ne peuvent être supprimés, le chef d’établissement doit les évaluer et apprécier leur nature et leur importance. Cette évaluation est une étape essentielle. Elle est indispensable pour déterminer les actions de prévention. Principes généraux de prévention

24 3. Combattre les risques à la source La sécurité doit faire partie intégrante de la conception des machines, des modes opératoires, des lieux de travail. Il faut intervenir en amont du processus de travail. C’est le principe de la sécurité intégrée. Principes généraux de prévention

25 4. Adapter le travail à l’homme Il s’agit de la conception des postes de travail ainsi que du choix des équipements et des méthodes de travail et de production, en vue, notamment, de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire leurs effets sur la santé. Principes généraux de prévention

26 5. Tenir compte de l’évolution de la technique Le chef d’établissement doit s’informer sur l’évolution des techniques pour mettre en place des moyens de prévention techniquement adaptés sans attendre une évolution de la réglementation. Principes généraux de prévention

27 6. Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas ou l’est moins Dans tous les domaines, les outils, produits ou procédés dangereux doivent, quand c’est possible, être remplacés par un équivalent présentant moins de risques, voire aucun. Principes généraux de prévention

28 7. Planifier la prévention Cette planification intègre, dans un ensemble cohérent, la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l’environnement. En cas d’intervention de plusieurs entreprises sur un même lieu, celles-ci doivent planifier la prévention en commun dans le cadre d’une organisation temporelle et programmée. Principes généraux de prévention

29 8. Donner la priorité aux mesures de protection collective Les équipements de protection individuelle ne doivent être utilisés qu’en complément des protections collectives ou s’il ne peut exister de protection collective efficace. Principes généraux de prévention

30 9. Donner les instructions appropriées aux travailleurs Le chef d’entreprise est tenu d’informer les salariés sur les risques qu’ils encourent et sur les mesures prises pour y remédier. Il doit assurer une formation à la sécurité et la renouveler périodiquement Principes généraux de prévention

31 C’est une des richesses de l'entreprise Chef d'entreprise, cadres dirigeants, salariés, tous sont impliqués dans la démarche visant à préserver la santé et la sécurité des personnes et à améliorer leurs conditions de travail. Valeurs essentielles LA PERSONNE

32 L'adhésion du personnel est une condition clé dans la mise en place d'une politique de prévention des risques. Pour le chef d'entreprise et l'encadrement, il s’agit de : la clarté de l'objectif visé ; l'engagement et l'exemplarité la prise en compte de la réalité des situations de travail ; la communication sur la santé et la sécurité au travail LA TRANSPARENCE Valeurs essentielles

33 La démarche doit privilégier le dialogue social: impliquer les salariés, créer les conditions de leur participation impliquer les instances représentatives du personnel : CHSCT, délégués du personnel. LE DIALOGUE SOCIAL Valeurs essentielles

34 Politique santé et sécurité au travail Intégrer la gestion de la santé et sécurité au travail dans toutes les fonctions de l’entreprise  La politique de maîtrise ne doit pas être occultée par la maîtrise des coûts et des objectifs de production Harmoniser la politique de la santé et de la sécurité avec les autres politiques de l’entreprise  Les politiques de l’entreprise doivent être définies sans contraintes antagonistes pour les salariés Développer l’autonomie de l’entreprise en matière de prévention  Formations adaptées à spécificité et taille de l’entreprise  Être attentif aux nouveaux risques de l’activité  Eventuellement du personnel spécialisé en santé et sécurité au sein même de l’entreprise Les bonnes pratiques de prévention

35 Organisation Favoriser une approche pluridisciplinaire  La gestion de la santé et sécurité au travail est au carrefour de nombreuses disciplines.  Humaine, technique, organisationnelle, Les bonnes pratiques de prévention

36 Evaluation et intégration Faire de l’identification et de l’évaluation « a priori » des risques pro un élément majeur de la politique santé et sécurité au travail  Réalité de travail  Perception des opérateurs  Etapes essentielle  Assistance d’entreprises extérieures spécialisées Intégrer la prévention dès la conception des lieux, des équipements, des postes et des méthodes de travail.  Intégrée aux méthodes et processus de travail  Attention particulière sur interventions ultérieures d’entretien et de maintenance Les bonnes pratiques de prévention

37 Analyses vérifications et actions correctives Analyser les AT/MP en remontant aux causes les plus en amont  Tout le sens de cette analyse est centrée sur les mesures correctives ou préventives ultérieures  De même le suivi de mise en œuvre des mesures participe grandement à la réussite d’un système de maîtrise des risques Les bonnes pratiques de prévention

38 Evaluation de la politique et capitalisation des acquis Améliorer la politique de maîtrise des risques et faire évoluer les valeurs de base de l’entreprise  Les stratégies adoptées par l’entreprise sont elles les bonnes?  Sont elles cohérentes avec les bonnes pratiques de prévention? Les bonnes pratiques de prévention

39 Qu’est ce qu’un coût financier? Qui est financièrement impacté et, par qui?

40 MÉDECIN PHARMACIE HÔPITAL Les coûts

41 RÉÉDUCATION INDEMNITÉS JOURNALIÈRES PENSIONS, RENTES En résumé: Toutes les dépenses Remboursées par la sécurité sociale Les coûts

42 REMPLACEMENT DU BLESSÉ ARRÊTS DE PRODUCTION MATÉRIELS ET PRODUITS DÉTÉRIORÉS Les coûts

43 TEMPS PASSÉ PAR LES PERSONNES A GÉRER ADMINISTRATIVEMENT L’ACCIDENT RETARDS DE LIVRAISON INSATISFACTION DU CLIENT. IMAGE DE MARQUE Les coûts

44 LES COTISATIONS ….Comment ça marche... (pour l’instant!) Elles sont calculées en fonction de: - l’activité - l’effectif Le taux Individuel : Entreprise de plus de 199 salariésCoût réel Le taux collectif : Entreprise de moins de 10 salariés Coût mutualisé (national) Le taux mixte : Entreprise entre 10 et 199 salariés Situé entre les 2 Pour info, 87% des entreprises de la région PACA Corse ont un effectif de moins de 10 salariés( établissements au total avec ayant moins de 10 salariés)

45 Les indicateurs

46 Taux de fréquence Critère essentiellement interne dans les entreprises. Difficile de comparer les entreprises entre elles TF = (Nb AT avec arrêt + 24H / Nb d’heures travaillées)* 10 6 Les indicateurs

47 Taux de gravité Totalise le nb de journées de travail « perdues » suite à un AT. Attention, cet indicateur met à même niveau 10 AT de 1 jour avec 1AT de 10 jours TG = (Nb de journées de travail perdues / Nb d’heures travaillées)* 10 3 Les indicateurs

48 Indice de fréquence C’est un bon critère externe. Il permet de comparer plusieurs entreprises entre elles même si l’effectif y est différent (TPE et PME) IF = (Nb AT avec arrêt + 24H / Nb de salariés)* 10 3 Les indicateurs

49 Indice de gravité L’indice de gravité met en jeu les « Incapacités permanente ». IG = (Total des taux d’IP / Nb d’heures travaillées)* 10 6 Les indicateurs

50 ATTENTION Statistiques CRAM-SE

51 Les indicateurs statistiques sont des points de repère indispensables, mais un même chiffre peut recouvrir des réalités différentes. Une analyse plus approfondie est nécessaire pour aboutir à des actions de prévention adaptées. Il faut considérer, outre le nombre et la durée des arrêts: - Les principaux types d’accident: chute, accident de circulation, choc avec une masse en mouvement, etc… - Mais aussi: Les ateliers et postes de travail concernés, les horaires des salariés concernés, leur degré de qualification, etc… Statistiques CRAM-SE

52 augmentation de l’absentéisme rotation importante du personnel, augmentation des incidents matériels, augmentation des soins donnés à l’infirmerie, nombre de consultations supplémentaires demandées au médecin du travail taux et montant de la cotisation AT/MP D’autres indices encore sont utiles pour apprécier la situation de l’entreprise en matière de santé et sécurité. Certains signes peuvent traduire une dégradation : Statistiques CRAM-SE

53 Découvrir et comprendre l’AT et sa… “Modélisation” (DT46)

54 Qu’est ce qu’un ACCIDENT: Un « événement imprévu » pouvant porter atteinte à l'intégrité ou à la santé physique ou psychique de l'individu La modélisation (DT 46)

55 Quelle différence faites-vous entre: Accident et Incident? La modélisation (DT 46)

56 Événement imprévu Lésion Accident Sans lésion Incident La modélisation (DT 46)

57 l’ènement imprévu n’est pas instantané: Il a une durée La modélisation (DT 46)

58 temps Événement imprévu La ligne du temps La modélisation (DT 46)

59 AvantPendantAprès D t Réparation Protection Prévention On en délimite 3 champs d’action L La modélisation (DT 46)

60 Ensemble d'actions visant le non déclenchement des événements imprévus Qu’est ce que la « prévention »? La modélisation (DT 46)

61 C ’est la situation dangereuse (SD) qui rend l ’accident possible... Qu’est ce qu’une situation dangereuse?? La modélisation (DT 46)

62 Environnement donné I ndividu D anger Exposé Schématisation de la SD La modélisation (DT 46)

63 De façon précise, une SD est une: Situation de travail (ST) “NORMALE” La modélisation (DT 46) « La photo instantanée de la situation de travail juste avant l’événement imprévu »

64 Pour anticiper un accident, il faut connaitre ce qui pourrait générer une …LESION La modélisation (DT 46)

65 Le danger seul ne suffit pas pour faire mal: Le couteau posé sur une table est inoffensif Le sol, omniprésent, n’engendre pas obligatoirement un accident L’arbre au bord de la route ne semble pas être menaçant Il faut des conditions au danger pour qu’il crée une lésion La modélisation (DT 46)

66 Les conditions liées au danger : 1. conditions d ’énergie La modélisation (DT 46)

67 un apport Dangers nécessitant un apport d ’énergie: Coin de table Arbre sur le bord d ’une route Sol Un fer en attente Les conditions liées au danger : La modélisation (DT 46)

68 Dangers disposant d ’une énergie: Lame de scie en rotation 220 Volts alternatif Rayonnements ionisants Masse en mouvement Masse manutentionnée Les conditions liées au danger : La modélisation (DT 46)

69 Ainsi, un sol sera plus ou moins dangereux... en fonction de sa nature et de la hauteur de chute possible DANGER = SOL + HAUTEUR Les caractéristiques du sol et la hauteur plus ou moins grande vont accroître ou non le DANGER Les conditions liées au danger : La modélisation (DT 46)

70 2. Conditions d ’accumulation ou de quantité minimale Les conditions liées au danger : La modélisation (DT 46)

71 Dangers nécessitant une accumulation ou une quantité minimum Acide chlorhydrique Amiante Température ambiante Vibrations Mouvements identiques répétés (objets manipulés ou manutentionnés) Les conditions liées au danger : La modélisation (DT 46)

72 De même un produit toxique fera plus ou moins « mal » en fonction de sa concentration DANGER = produit toxique + sa concentration En effet plus le produit toxique sera en quantité + il fera mal Les conditions liées au danger : La modélisation (DT 46)

73 On peut donc affirmer que les salariés sont exposés en permanence à de nombreux dangers Ils sont en: « situation dangereuse » La modélisation (DT 46)

74 Ce sont les « situations dangereuses » qui peuvent créer des risques pour la santé Qu'est ce qu'un risque?? La question est: La modélisation (DT 46)

75 Un Risque = Une Probabilité d’apparition... d’un événement... Le risque est donc généré par la situation dangereuse La modélisation (DT 46)

76 Ne pas confondre “risque” et “chance” Je risque de….. rencontrer ma « belle-mère » Je risque de….. Gagner au loto !!! La modélisation (DT 46) Risque ou chance ?

77 S’agissant des risques professionnels, le risque est: La probabilité d’une… l’intégrité de l’individu.... Atteinte à l’intégrité de l’individu. La modélisation (DT 46)

78 la situation dangereuse est indispensable mais ne suffit pas pour produire un « évènement imprévu» L ’action d ’un Élément déclenchant sera indispensable La modélisation (DT 46)

79 C’est l’élément déclenchant qui fait qu’une situation dangereuse puisse dégénérer en …situation « non- maîtrisée » CETTE SITUATION SE NOMME… « L’évènement dangereux» La modélisation (DT 46)

80 temps La ligne du temps de l’AT Décomposition de l’AT Situation dangereuse Evènement dangereux Elément déclenchant lésion I D Après la M… I se rapproche de D (Ou D de I) La modélisation (DT 46)

81 temps La ligne du temps de l’AT Décomposition de l’AT Après la survenue de l’ élément déclenchant, on passe… L La modélisation (DT 46) … Dans le côté obscur EL.D

82 Seul Maître YODA, alias Prévention évitera le risque de survenue de l’événement indésirable Son Padawan, alias Protection agira sur les conséquences

83 Exemple concret L’individu décrochait des tôles de 3,5 kg en sortie du tunnel de peinture. Elle veut saisir une tôle suspendue à 1,8 m du sol. Elle se place debout sous la tôle. Le crochet de maintien de la tôle cède. La tôle tombe vers le sol, la victime reçoit un angle de la tôle sur le genou. Coupure profonde sur le genou droit L’individu est positionné sous la tôle de 3,5kg suspendue à 1,8 m du sol qu’il veut saisir. Le crochet de maintient de la tôle cède. La tôle tombe vers le sol. coupure profonde au genou droit. Danger ? Angle de la tôle + 1,8 m du sol Lésion ? Elément déclenchant ? Situation dangereuse ? Evènement dangereux ? I D La modélisation (DT 46)

84 Exemple concret Pierre, boulanger, doit décharger sa livraison de farine du plateau du camion à son lieu de stockage. Pour cela, il est debout, dos au camion, attrape le coin supérieur du 1er sac de farine en fléchissant le buste sur les membres inférieur. A ce moment-là, il ressent une violente douleur dans sa zone lombaire, qui irradie dans sa jambe droite et relâche le sac. Après examen le médecin diagnostiquera une hernie discale. Pierre est debout, dos au camion en train d’attraper le coin supérieur du 1er sac de farine en fléchissant le buste. Il commence à soulever le sac. il ressent une violente douleur dans sa zone lombaire, et relâche le sac. Hernie discale. Danger ? Poids du sac + Flexion du buste Lésion ? Elément déclenchant ? Situation dangereuse ? Evènement dangereux ? I D La modélisation (DT 46)

85 On parle de l’AT... et pour la Maladie Professionnelle (MP) Comment ça fonctionne? La modélisation (DT 46)

86 La modélisation pour la MP La modélisation (DT 46)

87 Évènement dangereux 1 t 0 t N +1 fois N fois Auto-réparation(s) éventuelle(s) La Maladie d’origine Professionnelle La modélisation (DT 46)

88 Dans la MP, l’élément Déclenchant n ’est donc pas considéré comme une anomalie mais comme un acte de travail Il en est de même pour l ’Événement Dangereux La modélisation (DT 46)

89 Une maladie professionnelle est un AT présentant un décalage entre le symptôme et la lésion La modélisation (DT 46)

90 100% 0% Situation dangereuse Individu exposé à un danger Évènement dangereux Évènement non souhaité non maîtrisé pouvant aboutir au contact avec danger Elément déclenchantLésion Niveau de maîtrise de la situation MAITRISE DE LA SITUATION PERTE DE MAITRISE RETOUR DE MAITRISE PREVENTIONPROTECTIONREPARATION Temps La modélisation (DT 46) Synthèse schématique de la modélisation de l’AT

91 d’un individud’un dangersituation dangereuse. « La présence d’un individu et d’un danger crée une situation dangereuse. élément déclenchant l’évènement dangereux. A tout moment un élément déclenchant peut intervenir, provoquant la survenue de l’évènement dangereux. d’une lésion. Toutefois, cet évènement dangereux n’entraîne pas automatiquement la survenue d’une lésion. (chance, évitemment) La protectionéviter ou limiter La protection des individus peut éviter ou limiter la lésion. » La modélisation (DT 46) Synthèse phrasée de la modélisation de l’AT

92 Lors d’1 accident, Comment trouver Les repères qui nous intéressent ? En posant des questions simples...

93 Comment a commencé l'accident? Qu’est-ce qui a tout fait basculer? Qu’est-ce qui lui a fait mal ? Où est-il blessé ? le danger la lésion A partir du moment où tout a basculé, comment s’est déroulé l’accident? L’élément déclenchant le déroulement de l'accident (événement dangereux) Que faisait-il juste avant l’accident? Comment était-il placé par rapport à ce qui lui a fait mal? Dans quelle "ambiance de travail"? la description précise de la Situation Dangereuse

94 Faits et Interprétations

95 13 - La gare est à côté de chez moi ……… Lire les phrases qui suivent et noter le nombre (selon vous) qui est exprimé, par les mots contenus dans la phrase 01 – Il est jeune …….. 02 – Il roule très vite ……… 03 - Il se lève très tôt le matin ……… 04 - Il va souvent au cinéma dans l'année ……… 05 - Il est en retard (à un rendez-vous) ……… 06 - Je suis en retard (à un rendez-vous) ……… 07 - Ce colis est trop lourd à transporter ……… 08 - La secrétaire passe beaucoup de temps sur word ……… 09 - Il téléphone beaucoup ……… 10 - Il est mort à la fleur de l'âge ……… 11 - Il a fait un cadeau somptueux à sa femme ……… 12 - Le fils de la voisine a une très bonne situation ………

96 Dans les phrases suivantes, quelles sont celles qui relèvent d’Interprétations ou de Faits 01 - Il fait beau ……… 02 - Le couteau coupe bien ……… 03 - Le four à pain est vieux ……… 04 - La table est en inox ……… 05 - La caisse enregistreuse pèse 20 kg ……… 06 - La personne est en retard ……… 07 - Les sacs de farine sont lourds ……… 08 - La personne est en colère ……… 09 - Il travaillait dans une position peu sûre ……… 10 – La personne est trop lourde pour ce travail ……… 11 - Il effectue un travail dangereux ……… 12 - Le trancheur à jambon est sécurisé ……… 13 - Le chantier est bien balisé ………

97 Comment faire pour que les réponses à ces questions soient: - Homogènes - Univoques - Partagées par tous

98 Qu’est ce qu’un fait ? Quelque chose de : mesurable vérifiable partagé par tous… Michel est intérim. Il mesure 1,83 m Faits et interprétations

99 Le fait « rassemble », « unifie » Il est « unanime » Faits et interprétations

100 Qu’est ce qu’une interprétation? C’est la compréhension d’un événement en fonction de sa vision personnelle Michel s’est blessé, car il n’utilise pas correctement cet outil Faits et interprétations

101 L’interprétation « divise » les gens Faits et interprétations

102 Organisations dans le repérage des “faits”

103 Comment peut-on définir une entreprise? Avec des Individus qui ont des Tâches à accomplir à l’aide de Matériaux et Matériels dans un Milieu donné C’est une Structure qui donne une valeur ajoutée à un produit entrant I.TA.MA.MI

104 Matériel (MA.) Individu (I.) Milieu (MI.) Tâche (TA.) I.TA.MA.MI. C’est le même système qui produit la ‘valeur ajoutée’ et l’accident… I.TA.MA.MI

105 Danger Individu (I.) Danger exposé I.TA.MA.MI. C’est le même système qui produit la ‘valeur ajoutée’ et l’accident… I.TA.MA.MI

106 Une analyse d‘accident (ou d’incident),nécessite l’élaboration d’un... Pour cela on va relever les faits à partir du système de production en repérant les I, TA, MA, MI qui ont participés à l’accident… RECUEIL DE FAITS Matériel Individu Milieu tâche I.TA.MA.MI

107 Individu Décrire et situer chaque Individu (âge,métier,ancienneté,formation,localisation, etc..) Matériel Danger Milieu Danger Décrire et situer chaque Matériel/ Matériau (spécificités techniques, protection,conformité, etc..) Décrire le Milieu (date,météo,cadences, environnement,etc..) Tâche Exposition Lister les actions successives et volontaires effectuées par chaque individu pour atteindre son objectif I.TA.MA.MI

108 Michel est conducteur de rotative dans l’imprimerie depuis onze ans. Il s’est produit un bourrage papier alors que la machine imprimait une publication périodique et que le travail avait déjà pris du retard. Le local avait 3 luminaires sur 4 HS et toutes les machines fonctionnaient ensemble. Michel est intervenu avec ses outils d’intervention pour remettre les cordons de guidage du papier sur la plieuse, en sortie de la rotative. Il a ouvert la porte d’accès. Il a appuyé sur le contacteur « marche » au lieu d’appuyer sur le contacteur « appui maintenu ». La lame lui a sectionné quatre doigts. Michel est conducteur de rotative depuis 11 ans La machine imprimait une publication – Michel intervient avec ses outils - Il ouvre la porte d’accès – Il appuie sur le contacteur « marche » La rotative a un bourrage – Michel intervient avec ses outils – les cordons de guidage sont en sortie de rotative – le rotative possède une lame 3 luminaires sur 4 HS – Toutes les machines fonctionnent ensemble – Michel a pris du retard Individu Matériel Danger Milieu Danger Tâche Exposition

109 Tous les faits relevés dans un récit d’accident ne seront pas indispensables à la production de l’accident…...MAIS... Dans ces faits relevés on trouvera les causes de l’accident… I.TA.MA.MI

110 Qu’est ce qu’une cause? C’est un fait indispensable à la production d’un accident, qui: - “influe” sur le déroulement de l’histoire - est nécessaire à la compréhension de l’accident I.TA.MA.MI

111 Rechercher des Causes Recueil des faits (I TA MA MI) Identification des causes - Qu’a-t-il fallu pour que…? - Est ce nécessaire? - Est-ce suffisant? I.TA.MA.MI

112 De l’identification des causes sont formulées: « les mesures d’amélioration » I.TA.MA.MI

113 Identifier les risques... … D’atteinte éventuelle à la santé du salarié.

114 Qu’est ce qu’identifier un risque? C’est affirmer qu’il y a exposition à la nuisance, et que la durée ou l’intensité de l’exposition est suffisante pour provoquer une « atteinte éventuelle à la santé du salarié »

115 L’outil d’identification des risques O.I.R

116 - Il permet d’ébaucher l’étude des conditions d’exposition des salariés aux dangers. - Il permet de connaître leur niveau de protection et leur compétence pour travailler en présence du danger. D’un outil pour l’inventaire des risques D’un outil d’analyse. A ce titre, il est le point d’amorce de la démarche de prévention. Il s’agit: O.I.R

117 La gravité probable 1° Dans une situation de travail, identifier les dangers. - Qu’est ce qui peut faire mal ? - Qu’est-ce qui a déjà fait mal ? - Si un nouveau arrive, je lui dis de faire attention à quoi ? 2° Pour chaque danger repéré, préciser l’exposition. -Combien de fois par jour ou semaine est-on amené à travailler en présence de ce danger ? - Pour combien de temps ? Le temps d’exposition 3° Pour chaque danger repéré, préciser le niveau de protection. - Existe-t-il réellement dans l’entreprise un moyen de protection face à ce danger ? - Si oui, est-ce un dispositif qui n’exige pas d’intervention du salarié (protection collective) ou un équipement de protection individuelle ? Le niveau de protection 4° Pour chaque danger repéré, préciser l’environnement -Dans quel environnement physique et psychique est-on amené à travailler en présence de ce danger ? - Est-ce un environnement encombré ? bruyant ? mal conçu ? mal organisé ? L’environnement de travail 5° Pour chaque danger repéré, préciser les compétences existant dans l’entreprise -Existe-t-il réellement des compétences particulières pour travailler en -présence de ce danger ? Les compétences de l’individu O.I.R

118 Que prend t’on en compte pour caractériser un risque? Les composantes du risque: (en relation avec le danger) 1. La Gravité probable 2. Le temps d’Exposition 3. Le niveau de Protection 4. L’Environnement de travail 5. Les Compétences de l’individu G.E.P.E.C O.I.R

119 Mise application O.I.R

120 Albert travaille dans une scierie. Il se déplace dans l’entrepôt et croise souvent le trajet des chariots de manutention. Exposition  Combien de temps par jour Albert travaille-t-il réellement en présence de ce danger? Danger  Qu’est ce qui pourrait faire mal à Albert? Niveau de protection  Existe-t-il des dispositifs qui puissent protéger Albert d’une collision? Gravité  Quelle serait la gravité probable (moyenne) d’une collision pour Albert? Environnement de travail  Favorise-t-il ou non la survenue de l’événement indésirable? Compétence de l’individu (face au risque)  Albert est il informé du risque et formé aux moyens de prévention et protection? Chacune de ces composantes peut contribuer à augmenter ou diminuer le risque. C’est en agissant sur toutes ces composantes que la prévention peut réduire le risque

121 Benoît travaille en CDI au supermarché Kivantou. Depuis 5 ans, il est en poste au rayon boucherie, mais n’est pas boucher à l’origine. Il découpe de la viande au couteau tous les jours, de 5 h 30 à 9 h. Benoît travaille à main nues car les gants de protection disponibles ne lui conviennent pas. L’atelier est très encombré. Derrière lui passent des collègues, affairés à d’autres tâches. Le rythme et la pression sont élevés : tout doit être en rayon à l’ouverture. Ce jour-là un collègue bouscule Benoît, le projetant sur son couteau. Coupure au pouce gauche. Exposition  Danger  Niveau de protection  Gravité  Environnement de travail  Compétence de l’individu (face au risque)  Risque de coupure La lame du couteau en mouvement coupure, lésion mineure Tous les jours de 5 h 30 à 9 h Aucune protection « portée ». Benoît travaille à main nues L’atelier est très encombré. Derrière lui passent des collègues, affairés à d’autres tâches. Le rythme et la pression sont élevés : tout doit être en rayon à l’ouverture. Depuis 5 ans, il est en poste au rayon boucherie, mais n’est pas boucher à l’origine.

122 Bruno est ouvrier boulanger depuis 9 ans dans une boulangerie de 40 salariés. Il possède un CAP de boulanger/pâtissier. Il a obtenu cette année le certificat en sauvetage secourisme du travail. 2 années auparavant, Bruno a suivi une formation en gestes et postures de travail. Plusieurs fois par jour, il déverse dans le pétrin des sacs de farine d’un poids de 50 kg. Il soulève 60 sacs par jour. Le timing est serré, la cadence élevée entraîne un stress, l’ambiance est empoussiérée. Les sacs de farine sont déposés en pile sur une palette au sol. Néanmoins son employeur lui a mis à disposition des masques de protection ainsi que des auxiliaires de manutentions. Danger 1 Danger 2 GRAVITE EXPOSITION PROTECTION COLLECTIVE PROTECTION INDIVIDUELLE ENVIRONNEMENT COMPETENCES Repérez 2 dangers et renseignez aussi complètement que possible le tableau à l'aide des informations contenues dans le texte. Laissez vides les cases pour lesquelles vous ne trouvez pas d’information.

123 Isa est intérimaire, depuis 3 semaines dans la même entreprise. Elle se déplace tous les jours pour rentrer manger à son domicile (de 12 à 13 h 30). Elle conduit une voiture sans air bag ni ABS mais elle porte sa ceinture de sécurité. C’est une conductrice expérimentée. Le trajet dure 15 minutes, en campagne. La route est en bon état. Ce jour-là, Isa est en retard. En sortie de virage, un lièvre traverse la route, Isa donne un coup de volant pour l’éviter. Le véhicule quitte la chaussée et s’encastre dans un panneau publicitaire. Conséquences : déplacement des vertèbres cervicales. Danger 1 Danger 2 GRAVITE EXPOSITION PROTECTION COLLECTIVE PROTECTION INDIVIDUELLE ENVIRONNEMENT COMPETENCES Repérez 2 dangers et renseignez aussi complètement que possible le tableau à l'aide des informations contenues dans le texte. Laissez vides les cases pour lesquelles vous ne trouvez pas d’information.

124 Selon vous, quelles sont les principales qualités d’une mesure d’amélioration? Mesures d ’ am é lioration

125 Supprimer D - Eliminer le Danger - Agir sur ses composantes (énergie/accumulation) Séparer I et D - par une protection fixe indépendante de l'Individu (garde corps, carter asservis,…) – EPC Supprimer l'exposition - Modifier l’organisation de travail - Sous traiter à des « spécialistes» professionnels (électricité, transport de fond…) Diminuer l'Exposition - Diminuer le nombre de fois ou la durée où je suis en contact avec le danger (changement Mode Opératoire, restaurant d’entreprise) Séparer Individu et Danger par une protection amovible - Mise en place de protection dépendant de l'individu (ex: carter machines, ex: bouchons d'oreilles) - EPI Modifier la relation au danger - Former Individu à la connaissance du danger Informer Individu - Mise en place de balises, de consignes Faire valider les propositions d'amélioration par les opérateurs concernés ou mieux  trouver des améliorations avec les opérateurs concernés Mesures d’amélioration

126 Evaluer les risques

127 L’évaluation des risques s’inscrit dans une politique globale de prévention. Pour être efficace, elle doit faire l’objet d’une démarche structurée et participative qui peut être résumée en 5 principes. 5. Décider des actions de prévention L ’é valuation des risques d é bouche sur la mise en œ uvre d ’ actions de pr é vention. Elle consid è re les risques dans leur globalit é pour apporter des r é ponses compl è tes plutôt que des r é ponses purement techniques é labor é es au coup par coup. 4. Associer les salariés Premiers int é ress é s par la r é duction des risques professionnels, les salari é s sont associ é s à la d é marche. 3. S’organiser pour être autonome Le chef d ’ entreprise s ’ appuie sur les comp é tences existant dans l ’ entreprise. S ’ il fait appel à des ressources externes, il saisit l ’ occasion pour d é velopper les comp é tences internes à l ’ entreprise. 2. Choisir des outils adaptés Le chef d ’ entreprise choisit celui qui est adapt é à la taille et à la nature de son entreprise. 1. Afficher sa volonté: Lors de l ’é tape de pr é paration, le chef d ’ entreprise s ’ engage sur les objectifs, les moyens, les modalit é s d ’ organisation et de communication

128 La cotation du risque

129 Les facteurs de pondération Un niveau de protection élevé, un environnement favorable et un niveau de compétence adéquat peuvent en partie pondérer le risque. Exemple: Les risques de chute de plain pied dans deux entreprises différentes. La gravité probable, l’exposition et le niveau de protection sont les mêmes. Si on s’arrête là, le risque est le même. Mais si on est dans un décor (bureaux), propre et net d’un côté et encombré de l’autre (piles de dossier, fil électrique traînant dans lequel le personnage se prend le pied). Pas de doute ! Le risque de faire une chute est plus important dans le deuxième cas!

130 Le classement des risques De façon consensuelle Au sein d’un groupe de travail  « implication des divers acteurs de l’entreprise » Objectif: hiérarchiser les priorités donc décider des MDP

131 Construction d’une méthode de cotation Un groupe de travail construit une échelle de valeur pour chaque composante du risque. Les critères peuvent être: subjectifs à partir de l’idée que les participants se font du risque en se fondant sur leur expérience et leurs connaissances objectifs à partir de données statistiques, d’enquêtes.... En fonction de l’évolution du contexte, les critères retenus seront régulièrement revus par le groupe et pourront faire l’objet de réajustements.

132 Exemple de grille de cotation

133 EXERCICES

134 « En transvasant des produits, j ’ ai pris une é claboussure d ’ acide. » « J ’ utilise une scie circulaire, la lame est prot é g é e par un capot. » « Heureusement, il y a un garde-corps ! Je travaille à deux m è tres du sol. » « Dans l ’ atelier, les fum é es sont é vacu é es par une hotte aspirante. » « Je ne porte pas tout le temps mon casque anti-bruit, il me fait mal. » Inspirez-vous de la grille de cotation donnée en exemple (niveau de protection) pour coter les propositions suivantes :

135 Chez Kiloutou, la politique commerciale veut que les rayons du magasin soit toujours pleins. Au fur et à mesure des besoins, tous les employés peuvent être amenés à garnir les rayons. Inspirez-vous de la grille de cotation donnée en exemple (niveau de compétence) pour coter le risque dorsolombaire lié à la manutention des produits : Le chef de rayon, habitué de ce travail Le manutentionnaire ayant reçu une formation PRAP L’hôtesse de caisse, régulièrement employée à ce travail Le manutentionnaire intérimaire Le poissonnier, exceptionnellement employé à ce travail

136 Benoît travaille en CDI au supermarché Kivantou. Depuis 5 ans, il est en poste au rayon boucherie, mais n’est pas boucher à l’origine. Il découpe de la viande au couteau tous les jours, de 5 h 30 à 9 h. Il n’a pas appris à affûter correctement son couteau et il doit forcer. Il travaille à main nues car les gants de protection disponibles ne lui conviennent pas. L’atelier est très encombré. Derrière lui passent des collègues, affairés à d’autres tâches. Le rythme et la pression sont élevés : tout doit être en rayon à l’ouverture. A tout moment, Benoît peut être bousculé. Evaluez le risque de “coupure aux mains” pour Benoît

137 Gravité Les coupures peuvent être profondes avec un arrêt de plus d’un mois. Exposition Tous les jours, la moitié du temps de travail Environnement Le travail dos au passage est très défavorable ProtectionAucune Compétence De l’expérience, mais Benoît ne sait pas affûter. Total

138 Evaluez le risque de “dorso lombaire” pour Ilan Ilan est manutentionnaire chez Kivantou. Il a suivi une formation à la prévention des risques liés à l’activité physique (PRAP). Il soulève constamment de lourds cartons pour les déposer sur des rayonnages au ras du sol ou en hauteur. La réserve est bien rangée.

139 Gravité Lombalgie ou lumbago non récidivant ExpositionContinue Environnement Physique : assez bon ; psychique : bon ProtectionAucune CompétencePRAP Total

140 Exemple: Il s’est pincé, car la porte s’est refermée brutalement au moment où il avait sa main dans l’embrasure Qu’a-t-il fallu pour qu’il se pince?Est-ce nécessaire? OUI NON Que la porte se referme brutalement Il s’est pincé Porte se referme brutalement Est ce suffisant? TYPES DE LIAISONS ENCHAINEMENT

141 Exemple: Il s’est pincé, car la porte s’est refermée brutalement au moment où il avait sa main dans l’embrasure Qu’a-t-il fallu d’autre?Est-ce nécessaire? OUI Porte se referme brutalement Il s’est pincé Main dans l’embrasure OUI Est ce suffisant? Porte se referme brutalement Main dans embrasure TYPES DE LIAISONS CONJONCTION

142 Tempête Fenêtres vibrent Exemple: Les fenêtres vibrent et l’eau pénètre sous la porte, lorsqu’il y a de la tempête. Le fait ultime? Fenêtres vibrent Est-ce nécessaire? OUI Eau pénètre sous la porte Autre fait ultime? Qu’a-t-il fallu pour que les fenêtres vibrent?Est ce suffisant? OUI Tempête TYPES DE LIAISONS

143 Est ce suffisant? Exemple: Les fenêtres vibrent et l’eau pénètre sous la porte, lorsqu’il y a de la tempête. Autre fait ultime?Est-ce nécessaire? OUI Eau pénètre sous la porte Qu’a-t-il fallu pour que l’eau pénètre/porte? Tempête Eau/p orte Fenêtres vibrent Tempête TYPES DE LIAISONS DISJONCTION

144 FaitAntécé dent Un FAIT qui a un antécédent Fait Antécé dent Un FAIT qui a plusieurs antécédents Fait Antécé dent Fait Plusieurs FAITS qui ont le même antécédent ENCHAINEMEN T CONJONCTIONDISJONCTION TYPES DE LIAISONS

145 COMPTE-RENDUFAITSARBRE Comme le sol était mouillé ce jour-là, la victime a glissé et s’est blessée après être tombée Amené à se déplacer à pied parce que son véhicule était en panne, le conducteur a glissé sur le sol mouillé. Parce que le cariste titulaire était absent et qu’il n’y avait pas de cariste remplaçant disponible alors qu’il fallait effectuer un chargement urgent, le chef d’équipe a conduit lui-même le chariot automoteur Arrivé en retard parce qu’il y avait du brouillard, Monsieur X n’a pas mis son casque de travail et ses chaussures de sécurité. 1.Cariste titulaire absent 1.Ne met pas son casque 1. Sol mouillé 2. Se blesse 3. Tombe 4. Glisse 1. Sol mouillé 2. Véhicule en panne 3. Le conducteur glisse 4. Déplacement à pied 4. Pas de cariste remplaçant disponible 3. Travail de chargement urgent 2. Le chef d’équipe conduit le chariot 4. Brouillard 3. Ne change pas de chaussures 2. Arrive en retard

146 COMPTE-RENDUFAITSARBRE Le système d’aération étant tombé en panne dans le local A, un dépanneur est intervenu, mais du gaz s’était accumulé faute d’aération; comme le dépanneur ne portait pas d’appareil respiratoire, il fut intoxiqué. Parce qu’il était nouveau au poste et qu’il n’avait pas reçu de formation à ce poste de travail, l’opérateur a graissé en marche et fut blessé au cours de cette opération. Suite à de fortes pluies qui avaient détrempé le terrain, la circulation d’un engin lourd en bord de fouille a causé l’effondrement d’une profonde tranchée qui n’était pas étayée. 6. Tranchée non étayée 4. Blessure de l’opérateur 5. Le dépanneur ne portait pas d’appareil respiratoire 1. Accumulation de gaz 2. Aération en panne 3. Intoxication du dépanneur 4. Intervention du dépanneur 1. Opérateur nouveau au poste 2. L’opérateur graisse en marche 3. L’opérateur n’a pas reçu de formation au poste 1. Fortes pluies 2. Terrain détrempé 3. Engin lourd 4. Circulation bord de fouille 5. Effondrement tranchée

147 COMPTE-RENDUFAITSARBRE La livraison du chargement a dû être repoussée car celui-ci n’était pas terminé. L’ouvrier travaillait seul son coéquipier étant absent. Un panaris consécutif a une infection a eu pour origine une piqûre au doigt et le manque de soin. Un travail de déblaiement urgent a nécessité l’utilisation de tous les camions qui ont dû augmenter leur vitesse de circulation. Cela présente des risques importants de collision. Suite à un accident de circulation l’attroupement des témoins et la non signalisation de l’obstacle a eu pour conséquence de provoquer un nouvel accident. 1. Livraison repoussée 1. Panaris 1.Travail urgent 1.Accident de circulation 2. Chargement non terminé 3. Ouvrier seul 4. Coéquipier absent 2. Infection 3. Piqûre au doigt 4. Manque de soin 2. Utilisation de tous les camions 3. Vitesse augmentée 4. Risques importants de collision 2. Attroupement 3. Non signalisation 4. Nouvel accident

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