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Notre contribution sur ce panel…

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1 Notre contribution sur ce panel…
En dehors des médias traditionnels et même communautaires … Il y a des pratiques qui tentent de développer des moyens et lieux d’échange d’information et de savoir. L’information est au cœur de notre mode de développement … Daniel Bell parlait de société post-industrielle/ D’autres parlent de société programmée (Alain Touraine) De société de l’information (Manuel Castells) / Ou même de sociétés des savoirs … On le constate de plus en plus, pour être «compétitifs» - être «In» (acteurs ou inclus dans la société)- il faut miser sur la recherche et le développement, être au premier plan de la haute technologie, s’accrocher aux flux financiers, … La mondialisation capitaliste s’est d’ailleurs matérialisée avec tous ces réseaux TIC (Internet etc…) Cette promesse d’un monde meilleur, cybernétique en l’occurrence, s’incarne aujourd’hui en la société de l’information. La société de l’information fait référence à ces progrès technologiques que nous avons connus à l’aube du 3e millénaire (UNESCO, 2005 :17). En fait, Daniel Bell est réputé avoir mis de l’avant cette idée d’une société postindustrielle, qu’Alain Touraine nomme «société programmée» où se développe le rêve cybernétique. Bell rêve plus précisément d’une société sans idéologie, où la pensée serait réduite à sa plus simple expression afin de minimiser les risques de l’imprévisible auxquels le jugement intuitif nous soumet. Cette société serait alors basée sur une économie de services (voilà pourquoi elle est dite «postindustrielle») où l’information est la matière première du pouvoir scientifique et technologique : «Une société soumise à une quintuple mutation : le déplacement de la composante économique principale (passage d’une économie de production à une économie de service) ; le glissement dans la structure des emplois (prééminence de la classe professionnelle et technique) ; la nouvelle centralité acquise par le savoir théorique comme source de l’innovation et de la formulation de politiques publiques ; la nécessité de baliser le futur en l’anticipant ; l’essor d’une nouvelle technologie intellectuelle tournée vers la prise de décision» (Mattelart, 2001 : 55,56) Les organisateurs du premier Sommet mondial de la société de l’information (SMSI) considéraient d’ailleurs la révolution numérique comme une troisième révolution industrielle (Raboy et Landry, 2004 : 156). En général, on s’entend pour dire que les technologies de l’information et de communication (TIC) couvrent l’ensemble des technologies permettant de traiter, diffuser et recevoir de l’information. De façon plus opératoire, Statistique Canada a adopté la définition suivante : «moyens technologiques comme les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portatifs, les logiciels, les périphériques et les liaisons Internet ayant des fonctions de traitement et de transmission de l’information». Les médias et les TIC constituent alors pour la majorité des auteurs une infrastructure essentielle à la mondialisation. Serge Proulx l’explique par la triple évolution de ces techniques : la numérisation des signaux; la convergence de l’informatique, des télécommunications et de l’audiovisuel; et, l’émergence et la dissémination des dispositifs d’interactivité tant au niveau de la production-création des contenus qu’à celui du design des interfaces (humain/ordinateurs) (Jauréguiberry et Proulx, 2002 :16). Proulx souligne que les médias et les TIC ont un triple rôle dans le processus de mondialisation. Premièrement, ils constituent un mécanisme essentiel de la mondialisation économique i.e. qu’ils jouent un rôle fondamental dans les processus d’échange instantané et de diffusion planétaire en temps réel des données économiques et de la monnaie électronique qui assurent le fonctionnement quotidien des transnationales, la construction de l’interdépendance économique entre les Etats et la globalisation financière entre les différentes régions de la planète. L’économie-monde d’aujourd’hui est alors devenue l’économie capitaliste globalisée. Deuxièmement, les médias en tant que véhicules de contenus jouent un rôle capital dans la promotion de l’idéologie libérale globalitaire à partir des foyers privilégiés de diffusion que constituent d’une part, les grands Etats dominants de la Triade (Union européenne, Amérique du Nord et Asie) et d’autre part, les grandes entreprises transnationales. Troisièmement, il s’agit de l’hypothèse selon laquelle les nouveaux réseaux de communication participent à l’invention possible de nouvelles formes de solidarité citoyenne. Donc les nouveaux réseaux numériques (et en particulier, les dispositifs, protocoles et réseaux réunis sous l’appellation Internet) ont un rôle «politiquement vital» et peuvent jouer dans la dynamique de développement des forces sociales du changement (ibid : 16-18). À titre d’exemples, et afin d’éviter que cela ne tombe dans l’oubli, il est important de rappeler que des causes comme celles des Zapatistes, des manifestants de la Place Tianamen mais aussi des mobilisations telles que celles de Seattle en 1999 et le premier Forum social mondial à Porto Alegre en 2001 n’auraient passer à l’histoire sans l’utilisation sociopolitique d’Internet. Qu’arrive-t-il à ceux et celles qui sont exclus de ces réseaux d’information? Conférence présentée au panel : «Femmes et Médias: expériences, pratiques et (ré)appropriation» Pratiques informationnelles de groupes de femmes membres du CDÉACF Sylvie Jochems, professeure en travail social à l’UQAM, membre de l’IREF et collaboratrice au Réseau NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

2 Conférence présentée au panel : «Femmes et Médias»
Présentée à Québec dans le cadre des: Notre contribution sur ce panel… En dehors des médias traditionnels et même communautaires … Il y a des pratiques qui tentent de développer des moyens et lieux d’échange d’information et de savoir. L’information est au cœur de notre mode de développement … Daniel Bell parlait de société post-industrielle/ D’autres parlent de société programmée (Alain Touraine) De société de l’information (Manuel Castells) / Ou même de sociétés des savoirs … On le constate de plus en plus, pour être «compétitifs» - être «In» (acteurs ou inclus dans la société)- il faut miser sur la recherche et le développement, être au premier plan de la haute technologie, s’accrocher aux flux financiers, … La mondialisation capitaliste s’est d’ailleurs matérialisée avec tous ces réseaux TIC (Internet etc…) Cette promesse d’un monde meilleur, cybernétique en l’occurrence, s’incarne aujourd’hui en la société de l’information. La société de l’information fait référence à ces progrès technologiques que nous avons connus à l’aube du 3e millénaire (UNESCO, 2005 :17). En fait, Daniel Bell est réputé avoir mis de l’avant cette idée d’une société postindustrielle, qu’Alain Touraine nomme «société programmée» où se développe le rêve cybernétique. Bell rêve plus précisément d’une société sans idéologie, où la pensée serait réduite à sa plus simple expression afin de minimiser les risques de l’imprévisible auxquels le jugement intuitif nous soumet. Cette société serait alors basée sur une économie de services (voilà pourquoi elle est dite «postindustrielle») où l’information est la matière première du pouvoir scientifique et technologique : «Une société soumise à une quintuple mutation : le déplacement de la composante économique principale (passage d’une économie de production à une économie de service) ; le glissement dans la structure des emplois (prééminence de la classe professionnelle et technique) ; la nouvelle centralité acquise par le savoir théorique comme source de l’innovation et de la formulation de politiques publiques ; la nécessité de baliser le futur en l’anticipant ; l’essor d’une nouvelle technologie intellectuelle tournée vers la prise de décision» (Mattelart, 2001 : 55,56) Les organisateurs du premier Sommet mondial de la société de l’information (SMSI) considéraient d’ailleurs la révolution numérique comme une troisième révolution industrielle (Raboy et Landry, 2004 : 156). En général, on s’entend pour dire que les technologies de l’information et de communication (TIC) couvrent l’ensemble des technologies permettant de traiter, diffuser et recevoir de l’information. De façon plus opératoire, Statistique Canada a adopté la définition suivante : «moyens technologiques comme les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portatifs, les logiciels, les périphériques et les liaisons Internet ayant des fonctions de traitement et de transmission de l’information». Les médias et les TIC constituent alors pour la majorité des auteurs une infrastructure essentielle à la mondialisation. Serge Proulx l’explique par la triple évolution de ces techniques : la numérisation des signaux; la convergence de l’informatique, des télécommunications et de l’audiovisuel; et, l’émergence et la dissémination des dispositifs d’interactivité tant au niveau de la production-création des contenus qu’à celui du design des interfaces (humain/ordinateurs) (Jauréguiberry et Proulx, 2002 :16). Proulx souligne que les médias et les TIC ont un triple rôle dans le processus de mondialisation. Premièrement, ils constituent un mécanisme essentiel de la mondialisation économique i.e. qu’ils jouent un rôle fondamental dans les processus d’échange instantané et de diffusion planétaire en temps réel des données économiques et de la monnaie électronique qui assurent le fonctionnement quotidien des transnationales, la construction de l’interdépendance économique entre les Etats et la globalisation financière entre les différentes régions de la planète. L’économie-monde d’aujourd’hui est alors devenue l’économie capitaliste globalisée. Deuxièmement, les médias en tant que véhicules de contenus jouent un rôle capital dans la promotion de l’idéologie libérale globalitaire à partir des foyers privilégiés de diffusion que constituent d’une part, les grands Etats dominants de la Triade (Union européenne, Amérique du Nord et Asie) et d’autre part, les grandes entreprises transnationales. Troisièmement, il s’agit de l’hypothèse selon laquelle les nouveaux réseaux de communication participent à l’invention possible de nouvelles formes de solidarité citoyenne. Donc les nouveaux réseaux numériques (et en particulier, les dispositifs, protocoles et réseaux réunis sous l’appellation Internet) ont un rôle «politiquement vital» et peuvent jouer dans la dynamique de développement des forces sociales du changement (ibid : 16-18). À titre d’exemples, et afin d’éviter que cela ne tombe dans l’oubli, il est important de rappeler que des causes comme celles des Zapatistes, des manifestants de la Place Tianamen mais aussi des mobilisations telles que celles de Seattle en 1999 et le premier Forum social mondial à Porto Alegre en 2001 n’auraient passer à l’histoire sans l’utilisation sociopolitique d’Internet. Qu’arrive-t-il à ceux et celles qui sont exclus de ces réseaux d’information? Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

3 Le panel : «Femmes et Médias: expériences, pratiques et (ré)appropriation»
Notre contribution sur ce panel… En dehors des médias traditionnels et même communautaires … Il y a des pratiques qui tentent de développer des moyens et lieux d’échange d’information et de savoir. L’information est au cœur de notre mode de développement … Daniel Bell parlait de société post-industrielle/ D’autres parlent de société programmée (Alain Touraine) De société de l’information (Manuel Castells) / Ou même de sociétés des savoirs … On le constate de plus en plus, pour être «compétitifs» - être «In» (acteurs ou inclus dans la société)- il faut miser sur la recherche et le développement, être au premier plan de la haute technologie, s’accrocher aux flux financiers, … La mondialisation capitaliste s’est d’ailleurs matérialisée avec tous ces réseaux TIC (Internet etc…) Cette promesse d’un monde meilleur, cybernétique en l’occurrence, s’incarne aujourd’hui en la société de l’information. La société de l’information fait référence à ces progrès technologiques que nous avons connus à l’aube du 3e millénaire (UNESCO, 2005 :17). En fait, Daniel Bell est réputé avoir mis de l’avant cette idée d’une société postindustrielle, qu’Alain Touraine nomme «société programmée» où se développe le rêve cybernétique. Bell rêve plus précisément d’une société sans idéologie, où la pensée serait réduite à sa plus simple expression afin de minimiser les risques de l’imprévisible auxquels le jugement intuitif nous soumet. Cette société serait alors basée sur une économie de services (voilà pourquoi elle est dite «postindustrielle») où l’information est la matière première du pouvoir scientifique et technologique : «Une société soumise à une quintuple mutation : le déplacement de la composante économique principale (passage d’une économie de production à une économie de service) ; le glissement dans la structure des emplois (prééminence de la classe professionnelle et technique) ; la nouvelle centralité acquise par le savoir théorique comme source de l’innovation et de la formulation de politiques publiques ; la nécessité de baliser le futur en l’anticipant ; l’essor d’une nouvelle technologie intellectuelle tournée vers la prise de décision» (Mattelart, 2001 : 55,56) Les organisateurs du premier Sommet mondial de la société de l’information (SMSI) considéraient d’ailleurs la révolution numérique comme une troisième révolution industrielle (Raboy et Landry, 2004 : 156). En général, on s’entend pour dire que les technologies de l’information et de communication (TIC) couvrent l’ensemble des technologies permettant de traiter, diffuser et recevoir de l’information. De façon plus opératoire, Statistique Canada a adopté la définition suivante : «moyens technologiques comme les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portatifs, les logiciels, les périphériques et les liaisons Internet ayant des fonctions de traitement et de transmission de l’information». Les médias et les TIC constituent alors pour la majorité des auteurs une infrastructure essentielle à la mondialisation. Serge Proulx l’explique par la triple évolution de ces techniques : la numérisation des signaux; la convergence de l’informatique, des télécommunications et de l’audiovisuel; et, l’émergence et la dissémination des dispositifs d’interactivité tant au niveau de la production-création des contenus qu’à celui du design des interfaces (humain/ordinateurs) (Jauréguiberry et Proulx, 2002 :16). Proulx souligne que les médias et les TIC ont un triple rôle dans le processus de mondialisation. Premièrement, ils constituent un mécanisme essentiel de la mondialisation économique i.e. qu’ils jouent un rôle fondamental dans les processus d’échange instantané et de diffusion planétaire en temps réel des données économiques et de la monnaie électronique qui assurent le fonctionnement quotidien des transnationales, la construction de l’interdépendance économique entre les Etats et la globalisation financière entre les différentes régions de la planète. L’économie-monde d’aujourd’hui est alors devenue l’économie capitaliste globalisée. Deuxièmement, les médias en tant que véhicules de contenus jouent un rôle capital dans la promotion de l’idéologie libérale globalitaire à partir des foyers privilégiés de diffusion que constituent d’une part, les grands Etats dominants de la Triade (Union européenne, Amérique du Nord et Asie) et d’autre part, les grandes entreprises transnationales. Troisièmement, il s’agit de l’hypothèse selon laquelle les nouveaux réseaux de communication participent à l’invention possible de nouvelles formes de solidarité citoyenne. Donc les nouveaux réseaux numériques (et en particulier, les dispositifs, protocoles et réseaux réunis sous l’appellation Internet) ont un rôle «politiquement vital» et peuvent jouer dans la dynamique de développement des forces sociales du changement (ibid : 16-18). À titre d’exemples, et afin d’éviter que cela ne tombe dans l’oubli, il est important de rappeler que des causes comme celles des Zapatistes, des manifestants de la Place Tianamen mais aussi des mobilisations telles que celles de Seattle en 1999 et le premier Forum social mondial à Porto Alegre en 2001 n’auraient passer à l’histoire sans l’utilisation sociopolitique d’Internet. Qu’arrive-t-il à ceux et celles qui sont exclus de ces réseaux d’information? Sylvie Jochems (à gauche) Professeure à l’UQAM, membre de l’Institut de recherches et d’études féministes et collaboratrice au réseau NetFemmes, CDÉACF Françoise Guénette (au centre) Journaliste indépendante, animatrice et co-rédactrice de La Vie en rose Pascale Guéricolas (à droite) Journaliste indépendante, collaboratrice à La Gazette des Femmes et à Radio France International Auditorium Joseph-Lavergne, Bibliothèque Gabrielle-Roy, novembre 2006, Québec

4 Présentation Conclusion 1. Contexte et enjeux PoliTIC
Le CDÉACF (Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine) Projets « Internet au féminin » Enjeux PoliTIC 2. Deux expériences PraTIC Le réseau NetFemmes La recherche-action sur les pratiques informationnelles des groupes de femmes Conclusion CONTEXTE ET ENJEUX PoliTIC Le CDÉAC (Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine) Historique des projets «Internet au féminin» Des enjeux PoliTIC Expérience de 2 pratiques Le réseau Netfemmes Le site web La liste de discussion Le e-bulletin La recherche-action sur les pratiques informationnelles des groupes de femmes Des besoins Un processus Un plan d’action Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

5 Contexte et enjeux PoliTIC
Visée: « Dans une perspective de démocratisation des connaissances, de reconnaissance du droit à l’information et de valorisation du patrimoine communautaire québécois (…) » Mission: « (…) le CDÉACF est un carrefour d’échanges et un espace d’expression qui a pour fonction de collecter, diffuser, promouvoir et rendre accessibles, en français, les savoirs et savoir-faire des différents milieux de l’éducation des adultes, de l’alphabétisation et de la condition féminine du Québec et des communautés francophones du Canada » Le CDÉACF compte 303 membres, dont 262 membres corporatifs, répartis dans dix-sept régions administratives du Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Les groupes membres sont des organismes sans but lucratif (77%) et des organismes publics ou parapublics (23%). Le CDÉACF acquiert, traite et rend disponibles plus de 3000 nouveaux documents par année. Les collections contiennent quelque unités documentaires, dont des documents physiques (livres, périodiques, rapports de recherche, etc.) et des documents électroniques en texte intégral. Il dispose de cinq sites web qui donnent accès à des ressources documentaires dans ses différents champs d’action. Le CDÉACF offre des sessions de formation sur l’utilisation des TIC, l’hébergement de sites web des organismes membres, des services-conseils et l’accès à des ressources en ligne. En , le CDÉACF a rejoint près de 1000 organismes et personnes grâce à ses différents services. Les cinq sites web du Centre ont été visités 772,178 fois, pages ont été téléchargées au cours de la même période. Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

6 Contexte et enjeux PoliTIC
La fracture numérique Un problème social et politique pour les femmes Septembre ,4 % des adultes québécois utilisent Internet « écarts toujours importants qui subsistent entre les diverses strates démographiques de la société québécoise. Les femmes, les plus âgés, les moins instruits et les moins nantis sont encore relativement moins nombreux à emprunter l’inforoute.»(CEFRIO, 2005 : 45). écart d’usage d’Internet entre les hommes et les femmes: à 11,5 points Encore peu de données sur les groupes de femmes. Initiatives de Communautique - infos du document du CEFRIO (rajouté ci-dessous, à la fiche bibliographie) : . "l'écart entre les hommes et les femmes [...] se chiffre maintenant à 11,5 points" . "... si les femmes utilisent moins Internet et ce, depuis cinq ans, il appert que cet écart varie selon l'âge, le revenu, le degré de scolarité, le fait d'avoir un enfant et la région où les femmes habitent. Le retard dans l'utilisation d'Internet se situe surtout chez les femmes de 55 ans et plus, sans enfant, ayant réalisé des études secondaires ou collégiales et dont le ménage possède un revenu annuel brut de moins de $" . "Une hausse fulgurante du taux d'utilisation d'Internet au travail par les femmes a été observé entre mai 2003 (26,2%) et mai 2004 (43,7%), soit de 17,5 points de pourcentage. [...] ces gains importants se sont surtout concrétisés chez les jeunes femmes détenant un diplôme universitaire." Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

7 Contexte et enjeux PoliTIC
le droit des femmes à l'information leur accès et utilisation de l'information et la documentation : La production et la diffusion des savoirs des groupes de femmes Les « infos-pauvres » leur appropriation des technologies de l'information et de la communication (TIC) : la place des femmes dans la prise de décision politique Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

8 Contexte et enjeux PoliTIC Autres enjeux
La violence et la haine véhiculées sur Internet : sécurité du cyberespace montée de l'anti-féminisme sur Internet pornographie en ligne Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

9 Contexte et enjeux PoliTIC Des projets «Internet au féminin» au CDÉACF Exemples d’initiatives
En 1994, les groupes de femmes francophones membres du Groupe des Treize, préparaient la 4ième conférence mondiale sur les femmes à Beijing (Pékin). Elles ont constaté que la communication était essentielle à la préparation de telles rencontres, et utile à la collaboration entre groupes. Elles ont demandé au CDÉACF d'assurer la communication entre les groupes de femmes ayant le français en partage pendant la préparation et le suivi de cet événement. Les coûts et les délais dans l'envoi de communications imprimées ont poussé le CDÉACF à explorer les alternatives possibles, particulièrement du côté d'Internet. En 1996, le CDÉACF a mené un projet-pilote impliquant une dizaine de regroupements de groupes de femmes. Dans de courtes sessions, les déléguées de ces regroupements ont appris à naviguer, à échanger des courriels. Pendant cette période, neuf des dix regroupements se sont branchés. L'évaluation par les groupes participants était fort positive, confirmant la pertinence du réseau Internet pour les femmes. 1997, le CDÉACF, en partenariat avec le Groupe des Treize, s'est lancé dans l'aventure Internet au féminin. Ce mégaprojet qui s’est échelonnné sur trois ans a permis la création du site NetFemmes. Il contient un nombre impressionnant de ressources permettant aux femmes de se retrouver, de se lire et d’afficher des informations sur le mouvement. Il est doté d’une section actualités, d’un calendrier, de répertoires de groupes et de chercheuses, de catalogues documentaires féministes ainsi que d’une bibliothèque virtuelle. Mais un site ne sert à rien si les femmes ne sont pas en mesure de le consulter. Internet au féminin devait aussi s’intéresser au branchement des groupes. Alors les formatrices du CDÉACF ont sillonné le Québec avec la formation Internet féministe. La première liste de discussion du réseau NetFemmes a été créée à cette occasion. Elle a servi à renforcer l'apprentissage des 213 femmes formées et à tisser des liens entre chercheures et militantes féministes. En 1999, diversification des activités ! D'un côté, le CDÉACF continue à travailler sur l'accès au réseau. Appuyé par le comité aviseur Internet au féminin, il a obtenu le mandat d’ «organisme d'exécution» du programme Volnet d'Industrie Canada. Ainsi, 102 groupes de femmes ont été branchés et ont reçu une formation gratuite et un équipement subventionné. De l'autre côté, nous développons une formation de création et de diffusion de sites Web, faite sur mesure pour les groupes de femmes en collaboration avec l’université de Montréal. La formation Diffuser sur le Web a été offerte à 90 femmes de 12 régions du Québec. On y aborde toutes les facettes de la mise en oeuvre d'un site, de la planification à la rédaction, la programmation et la mise en ligne, en passant par le référencement et les coûts. C'est par le projet Autonomie à la diffusion de l’information sur Internet (ADI) que la liste de discussion “techno” a pris son essor. En 2000, l'année du suivi de Beijing, NetFemmes a offert aux femmes une couverture des rencontres préparatoires et de la Session extraordinaire ainsi que le guide «Beijing + 5». L’an 2000, a aussi marqué le début d’une collaboration au sein de l'alliance WomenAction. Face à un paysage médiatique qui laisse peu de place aux femmes, le CDÉACF s’implique activement au sein du réseau mondial d'information, de communication et de médias. En 2001, l'utilisation d'Internet est de plus en plus répandue parmi les groupes de femmes. Tous les groupes des secteurs de l'emploi, de l'équité et de la santé ainsi que 80% des centres de femmes ont une adresse électronique. NetFemmes répertorie près de 700 groupes de femmes du Québec, du Canada et de la francophonie mondiale dans sa section Cartographie des groupes. Ce répertoire vise à renforcer et à faciliter le réseautage entre les groupes. C’est aussi en 2001 que le CDÉACF coordonne la publication du livre : Femmes et médias à travers le monde pour le changement social. Cette publication internationale, publiée en français, en anglais et en espagnol, présente un tour du monde des réalisations des femmes dans le domaine des médias. Ce livre accessible sur Internet et en librairie, présente les progrès accomplis au cours des dernières années et souligne les obstacles auxquels se heurtent les femmes pour produire une information équilibrée et représentative. L’année 2001 marque aussi les débuts du projet Fadafem : Formation à distance à l'intention des groupes de femmes. Réalisé en collaboration avec des regroupements nationaux et l’UQÀM, Fadafem travaille à la conception d’outils pédagogiques accessible en ligne pour soutenir la diffusion des activités de formation et de rayonnement des groupes de femmes. En 2002, le CDÉACF se ressource auprès des femmes du Québec et du monde. Il organise un atelier de réflexion et crée : CIFINE, le Comité Interrégional Femmes et Internet pour l'Égalité. Il crée une nouvelle liste de discussion poliTIC et une nouvelle section pour le site afin d’informer les femmes sur les enjeux citoyens. En 2003, la liste de discussion généraliste de NetFemmes compte plus de 500 membres, le site reçoit plus de 500 internautes à chaque jour. Le CDÉACF prépare une tournée de sensibilisation pour discuter des mesures à prendre pour que les groupes de femmes du Québec participent pleinement à la démocratisation de la société de l'information. En 2004, le CDÉACF met en ligne une bibliothèque virtuelle unique en son genre : la Bibliothèque virtuelle du patrimoine documentaire communautaire francophone. La première collection documentaire du mouvement féministe entièrement numérisée :  la Collection F. 1995 Beijing 1998 Site NetFemmes 1999 Volnet 2000 Beijing + 5 et alliance avec WomenAction 2001 Fadafem 2002 Femmes et PoliTIC 2003 Collection F (Bibliothèque virtuelle) 2005 Projet de recherche-action Besoins et pratiques informationnelles des groupes de femmes membres du CDÉACF Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

10 Contexte et enjeux PoliTIC Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) Déclaration de Tunis 2005 « Nous reconnaissons qu'il existe de fortes disparités entre les hommes et les femmes pour l'accès au numérique, et nous réaffirmons notre attachement à l'autonomisation des femmes et à l'égalité des sexes afin de réduire la fracture numérique. Nous reconnaissons par ailleurs que la pleine participation des femmes à la société de l'information est nécessaire, pour assurer la participation de tous et le respect des droits de l'homme au sein de cette société de l'information. Nous encourageons toutes les parties prenantes à appuyer la participation des femmes aux processus de prise de décision afin qu'elles puissent influer sur tous les domaines de la société de l'information, à l'échelle mondiale, régionale et nationale ». Paragraphe 23 portant spécifiquement sur les femmes, à la clôture de la deuxième phase du SMSI, adoptée le 18 novembre 2005 Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

11 Deux expériences PraTIC
1) Le réseau NetFemmes et 2) La recherche-action sur les pratiques informationnelles des groupes de femmes Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

12 Expérience PraTIC #1 Le réseau NetFemmes
est une réalisation du Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF). NetFemmes regroupe près de 700 organismes féministes qui collectent, diffusent, échangent et partagent l’information ainsi que leurs savoirs et savoir-faire via Internet. NetFemmes, c’est un lien électronique privilégié vers les regroupements nationaux et régionaux de groupes de femmes du Québec, les organismes locaux ainsi que des chercheuses féministes. Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

13 Expérience PraTIC Madame NetFemmes !
Katherine Macnaughton-Osler Agente de développement pour le projet Internet au féminin, anime les listes de discussion NetFemmes et PoliTIC et maintien le développement du site Internet NetFemmes Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

14 Expérience PraTIC Statistiques Réseau NetFemmes http://netfemmes
visites sur NetFemmes Internautes de 80 pays différents 1. du Québec et du Canada francophone 2. de la France … d’autres pays de la francophonie Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

15 Expérience PraTIC Statistiques de fréquentation
Liste NetFemmes: Plus de 500 abonnéEs Principal outil de concertation du réseau NetFemmes, la liste NetFemmes s’adresse particulièrement aux militantes et aux chercheures féministes de langue française. C’est un espace où les féministes peuvent partager leurs expériences, leurs connaissances, collaborer et réfléchir ensemble. Bulletin NetFemmes: 900 abonnéEs Livré 2/mois, informe sur l’actualité, les activités et événements du mouvement des femmes Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

16 Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006
Expérience PraTIC #2 La recherche-action sur les pratiques informationnelles des groupes de femmes Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

17 Expérience PraTIC Origine et but de la recherche-action
Après 10 ans… Résolution à l’AGA du CDÉACF: «Développer un modèle de service et d’intervention en matière d’information et de documentation qui favorise un espace permanent d’expression pour répondre aux besoins des groupes de femmes (principalement, mais pas exclusivement, les membres du CDÉACF)» Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

18 Expérience PraTIC Objectifs du projet
1. ( ) Connaître les besoins des groupes de femmes en matière d’information et de documentation 2. (Aut ) Concevoir collectivement un modèle d’intervention répondant aux besoins identifiés 3. ( ) Expérimenter ce modèle d’intervention en tant que projet-pilote 4. ( ) Mettre en œuvre le modèle d’intervention et l’évaluer ( )Connaître les besoins des groupes de femmes en matière d’information et de documentation, aussi bien en tant qu’utilisatrices de l’information et de la documentation, qu’à titre de productrices d’information et de documentation 2.    (Aut. 2006) Concevoir collectivement un modèle d’intervention répondant aux besoins identifiés, afin d’augmenter l’efficacité des pratiques des groupes de femmes en matières d’information et de documentation dans leur travail d’amélioration de la condition des femmes, de contribution au processus d’élaboration des politiques gouvernementales et de défense des droits des femmes, notamment : -    Définir le rôle du CDÉACF auprès des groupes de femmes, en tant que Centre de documentation communautaire oeuvrant dans le champ de la condition féminine au Québec et au Canada francophone; 3.    ( ) Expérimenter ce modèle d’intervention en tant que projet-pilote : -    L’évaluer -    L’ajuster au besoin 4.   ( ) Mettre en œuvre le modèle d’intervention -    Entre autres, promouvoir le nouveau rôle du CDEACF auprès des groupes de femmes Aussi se demande-t-on : Quelles sont les pratiques informationnelles des groupes de femmes: en relation avec leurs membres, leur réseau d'alliances stratégiques-tactiques, dans l'espace public? Quelles sont les orientations (sens) de ces pratiques et les motivations sous-tendues par les groupes de femmes? Comment évaluent-ils la cohérence entre le sens de leurs pratiques informationnelles et les formes que ces pratiques revêts? Quels sont les défis, contraintes et contradictions, qu'ils identifient eux-mêmes à travers leurs pratiques informationnelles? Et enfin, quels sont les besoins identifiés qui permettraient de surmonter ces défis? Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

19 Expérience PraTIC Le comité aviseur Comité aviseur
*Katherine Macnaughton-Osler, coordonnatrice du projet *Sophie Ambrosi, assistante (juin-août 05) * Julie Leclair, responsable du développement des collections Comité aviseur IREF (Institut de recherche et d’études féministes) SAC (Service aux collectivités) *Sylvie Jochems, chercheure principale, prof. Ecole de Travail social/ IREF *Marie-Claude Laberge, adjointe de recherche (janv.-déc.06) *Josée Beaulac et Micheline Gravel, étudiantes assistantes Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

20 Expérience PraTIC D’où viennent nos résultats ?
Population à l’étude 61 groupes de femmes membres du CDÉACF Questionnaire (fév. à avril 2006) 20 questionnaires reçus (taux de réponse 33%) Groupes de discussion (avril à juin 2006) 5 groupes de discussion réalisés Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

21 Expérience PraTIC Constats
les organismes répondants utilisent peu les services du CDÉACF; mais les organismes répondants utilisant les services du CDÉACF affirment en être satisfaits ou très satisfaits plus des trois quarts des organismes répondants affirment qu'ils vivent le phénomène de la surabondance de l'information les organismes répondants proposent plusieurs améliorations que le CDÉACF pourrait apporter aux services existants les organismes répondants affirment manquer de temps pour réfléchir / analyser les problèmes rencontrés liés à l'accès et la diffusion de l'information Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

22 Expérience PraTIC Manifestations de la surabondance de l’informations
Selon les « répondantes »… La sur-diffusion d’une même information : « Nous recevons beaucoup d’information de différentes associations et parfois ce sont les mêmes infos que nous recevons en double et en triple » La sur-production des messages : « Parfois des documents ou informations importantes nous échappent à cause de la surproduction des messages » Une certaine désorganisation: « En ne sachant plus comment prioriser et quoi diffuser à nos membres; en ne sachant plus sur quelle liste d’envoi s’inscrire pour éviter croisement de l’information reçue; en laissant de côté les dossiers qui n’ont pas de résultat immédiat ». L’épuisement: « La pile de choses à faire crée un sentiment d’épuisement ». Le rapport au Temps de travail : « pas le temps de prendre connaissance des outils disponibles » « En ne pouvant lire les courriels et les informations courantes rapidement» Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

23 Expérience PraTIC Causes de la surabondance de l’information
Selon les « répondantes »… La mauvaise «gestion»: «Ça n’a pas changé, ça va juste plus vite!» [i.e. ce n’est pas seulement à cause d’Internet]; «Relation avec Internet : c’est comme avec le téléphone. Il y a un dialogue continue (aller sur Internet plusieurs fois par jour, par soir); c’est lié à une frustration présente depuis longtemps (avant c’était la poste, le fax)»; Donc, «comment prioriser»? Manque de formation aux compétences en gestion de l’information et à l’organisation du travail: «On gère toute l’information; on gère la réception d’information, la recherche de l’information, l’analyse de l’information, la production de l’information, tout cela à une personne. [...] Mais comme on est des filles à tout faire, à un moment donné moi j’ai des limites comme compétences. Je ne suis pas capable de répondre à tout. Il y a cette attente-là à ce que l’on puisse répondre à tout. Il faudrait que je prenne le temps de me former.» La surabondance est là pour rester. Donc comment la gérer? Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

24 Expérience PraTIC Causes de la surabondance de l’information
Selon les « répondantes »… «Il y aurait peut-être à changer notre perspective par rapport à comment on gère tout cela.» Constats … «La société change et c’est préoccupant: on doit faire le travail de 2 personnes»; «productivité au détriment de la qualité». On est rendue à se demander «qu’est-ce que l’on fait?» et «Comment prioriser?» L’enjeu c’est «d’être au courant» Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

25 Expérience PraTIC Enjeux de la surabondance de l’information
Selon les « répondantes »… S’informer des enjeux sociaux et féministes: «Je trouve que les groupes de femmes québécois, de façon générale, sont peu informés de ce qui se passe ailleurs; même si elles trouvent qu’il y a une surabondance.» «On est à se dire comment on fait pour que les gens s’intéressent à ce qui est produit par d’autres.» Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

26 Expérience PraTIC Solutions à la surabondance de l’information
Selon les « répondantes »… Des veilles informationnelles: Mieux connaître le CDÉACF et ce qu’il fait ! Veilles informationnelles des membres du CDÉACF: «Au delà de cela [référence à Netfemmes], on es-tu capable de créer un lieu où les groupes de femmes pourraient mettre des choses qu’ils ont produit [...] des statistiques, des choses qui sont d’intérêt général. Un lieu où on pourrait échanger. [...] Un lieu de référence, d’échange.» Une cartographie des veilles: «qui fait des veilles?»; Inventaire par secteur d’activité; Observatoires d’information avec un service de résumés. Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

27 Expérience PraTIC Résultats: plan d’action 2006-2008
Piste d’action #1 « Consolider, améliorer, promouvoir et favoriser l’appropriation des services existants du CDÉACF en condition féminine auprès de / par les groupes de femmes membres et non membres du CDÉACF ». Piste d’action #2 « Développer des outils en soutien aux groupes de femmes, dans leurs pratiques en matière de gestion de l'information et de la documentation » : Piste d’action #3 « Mettre en place des lieux d'échanges et d'analyse : - des pratiques informationnelles et documentaires ; et - des enjeux pour les groupes de femmes dans la société de l’information ». Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

28 Expérience PraTIC Société de l’information: résultats préliminaires
Après 4 groupes de discussion de notre recherche-action auprès de groupes de femmes du Québec… une tendance semble se dégager : «C’est la première fois que j’entends cette expression Société de l’information, bien que j’ai déjà entendu Autoroute de l’information. Ça représente le fouilli d’informations disponibles… une société de désinformation plutôt … ça rend disponibles les informations non censurées, ça ne veut pas dire que je comprends l’information». COMMENTAIRE: Nous soupçonnons que le terme même de «société de l’information» a peu d’écho dans les groupes de femmes (notamment membres du CDÉACF) Q. Qu’est-ce que la société de l’information, pour vous? En lien avec la Surabondance de l’information : «Je trouve que c’est en lien avec la surabondance.» Faiblement informées sur beaucoup de choses : «Je sais que c’est complètement ridicule mais je pense qu’au téléjournal Radio-Canada, c’est maintenant... c’est le Tour du Monde en 80 secondes. Pour moi cette image-là est super forte et elle représente bien quand on parle qu’on n’a jamais été autant informées... bien on est faiblement informées sur beaucoup de choses.» Information : politisée, biaisée, manipulée : «C’est extrêmement politisé, c’est extrêmement biaisé. On manque de discernement.» Q. Pour vous, quels sont les plus grands enjeux des groupes de femmes dans la société de l’information : Pratiques de collaboration? Pratiques de créativité? Espaces de libre expression? Pratiques de formation? Difficile de passer dans les médias (pour les groupes de femmes); message dilué; l’information des groupes de femmes reste entre nous Échanger est considéré comme une perte de temps : Difficultés de prendre des décisions collectives Q. Envisagez-vous des solutions i.e. de quoi avez-vous besoin ou qu’est-ce que vous souhaiteriez faire? Innover au niveau des stratégies; être pro-actives par rapport aux médias Q. Qu’est-ce que le CDÉACF pourrait faire? Faire prendre conscience de l’importance de NetFemmes (pouvoir de diffusion) Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

29 Conclusion Quel avenir pour les groupes des femmes dans la société du savoir? Sommes-nous en train d'assister à la création d'un fossé technologique et informationnel entre les usagères, les groupes et les regroupements, ou dit autrement à la reproduction de rapports sociaux d'exclusion au sein même des organisations entre les « info-riches » et les « info-pauvres » ? Est-ce que le mouvement des femmes contribuera davantage à la construction de la société des savoirs partagés plutôt qu'à celle de la société de l'information ? Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

30 Conclusion Une option: «Vers des sociétés de savoirs partagés» (Ambrosi, Pimienta et Peugeot, 2006)
«Le projet réside dans ce que nous ferons de l’information, des risques et des potentiels qui lui sont attachés» (… ) «Face à cette réalité multiforme de l’ère informationnelle, des actrices et acteurs de tous pays tentent à la fois de prévenir des risques, d’étudier et proposer des alternatives, de vivre et promouvoir la complexité en refusant les logiques d’enfermement dans une conception monolithique des sociétés de demain». LE SENS DE L’USAGE DES TIC: «je crois que tout cela n’a pas grand chose à voir avec les NTIC qui servent n’importe quel maître, mais plutôt avec nos conceptions du monde et de ce que devrait être la communication. (…) Je crois, personnellement, que les idéaux des lumières, de l’Humanisme (…) devraient nous guider pour élaborer une démarche de recherche en communication qui s’intéresserait plus à [l’humain], alphabétisé ou non, qu’aux écrits. En sachant que cet [humain] générique n’existe toujours qu’au travers des communautés, des cultures, des religions et des classes sociales qui, tout en le faisant [Humain], l’ont aussi perverti» (Ravault, 2003:168) Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

31 Bibliographie (1) AMBROSI, Alain, Valérie PEUGEOT et Daniel PIMIENTA (sous la direction de) (2005). Enjeux de mots: regards multiculturels sur les sociétés de l’information, éditions C&F. Disponible en ligne à: AMBROSI, Sophie et Sylvie JOCHEMS (2005). «Groupes de femmes, communication et société de l’information», Rapport sur la revue bibliographique, document interne au CDÉACF. BEAUDOIN, André (sous la direction de) (1993). Dossier «Perspectives théoriques», revue Service social, 42(3) :166 pages. CAMACHO, Kemly (2005). «Fracture numérique», dans AMBROSI, A., PEUGEOT, V, PIMIENTA, D. Enjeux demots, C et F éditions, disponible en ligne à :http://www.vecam.org/article.php3?id_article=548&nemo=edm CASTELLS, M., Le pouvoir de l'identité (Fayard Edition), tome II, 1999. CASTELLS, M., La société en réseaux : l'ère de l'information (Éditions Fayard, Edition), Tome I, Paris, 1998. CEFRIO, Léger marketing (février 2005). NETendances 2004 : Les Québécoises et Internet. CENTRE DE DOCUMENTATION SUR L’ÉDUCATION DES ADULTES ET LA CONDITION FÉMININE (2004). « L'éducation, la formation, les TIC et l'information : outils pour l'égalité entre les femmes et les hommes : mémoire présenté à la Commission des affaires sociales dans le cadre de la : Consultation publique québécoise 'Vers un nouveau contrat social pour l'égalité entre les femmes et les hommes‘ ». CENTRE DE DOCUMENTATION SUR L’ÉDUCATION DES ADULTES ET LA CONDITION FÉMININE (2004). Les groupes de femmes dans la société de l’inforfmation: prendre notre place poliTIC. Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

32 Bibliographie (2) DORVIL, Henri et Robert MAYER (sous la direction de) (2001). Tome I : «Théories et méthodologies», dans Problèmes sociaux, Presses de l’Université du Québec, collection Problèmes sociaux et interventions sociales, 592 pages. GARCIA RAMILO, CHAT (2006). «Beyond Tools: Technology as a feminist agenda», Development (49), pp (consulté le 4 juin 2006). GUBERMAN, Nancy et al. (2004). Le défi des pratiques démocratiques dans les groupes de femmes, Éditions Saint-Martin, 252 pages. HUOT, François et Yves COUTURIER (sous la direction de) (2004). Dossier : «Une pragmatique de la théorie», dans la revue Nouvelles Pratiques Sociales, 16(2) : 241 pages. HUYER, SOPHIA ET AL. (2005). Les femmes et la société de l'information, chapitre 6 de : « De la fracture numérique aux perspectives numériques », L’Observatoire des info-états au service du développement. JOCHEMS, Sylvie (à paraître en 2007). Chap. «Les Pra-TIC en organisation communautaire au Québec», dans Bourque, D., Comeau, Y., Favreau, L., et L. Fréchette. L'organisation communautaire: fondements et approches de l'intervention de développement des communautés, publication aux Presses de l'Université du Québec (PUQ) dans la collection PPSE avec la collaboration de la CRDC (UQO), du CÉRIS (UQO) et du CRIDES (Laval). JOCHEMS, Sylvie en collaboration avec Maryse RIVARD. (2004). Créer des liens sociaux et virtuels pour comprendre et agir sur notre monde : TIC et citoyenneté, guide d’accompagnement de la journée d’animation, CDÉACF. Rendu disponible en ligne par la bibliothèque virtuelle : Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

33 Bibliographie (3) KARSZ, Saül (2004). Pourquoi le travail social : Définition, figures, clinique, éditions Dunod, 161 pages. KEE, Jac sm (2006). "Women, Media & ICTS: Where Do We Go From Here?" Site Web GenderIT.org sur les femmes et les enjeux politiques des TIC à l’échelle mondiale (consulté le 4 juin 2006) KUHN, Thomas H. (1983). La structure des révolutions scientifiques, éditions Flammarion, collection Champs, 1ère édition en 1962, 284 pages. LAFONTAINE, Céline (2004). L’empire cybernétique. Des machines à penser à la pensée machine, Seuil, 236 pages. MENDEL, Gérard (1992). Deuxième partie : «Le mouvement d’appropriation de l’acte et la psychologie sociale», dans La société n’est pas une famille : de la psychanalyse à la sociopsychanalyse, Éditions La découverte, 306 pages. MILLERAND, Florence (1998). Les usages des NTIC: Approches de la diffusion, de l’innovation et de l’appropriation, Essai synthèse de doctorat en communication, UdeM. Disponible sur le site de la revue COMMposite: UNESCO (2005). Vers les sociétés du savoir, rapport mondial, Éditions UNESCO, 221 pages. Disponible en ligne à : Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006

34 Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006
Présentation inspirée de: Pratiques informationnelles de groupes de femmes membres du CDÉACF Recherche, rédaction : Sylvie Jochems, professeure en travail social à l’UQAM, membre de l’IREF et collaboratrice au Réseau NetFemmes Université du Québec à Montréal (UQAM)Case postale 8888, succursale Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3P8 poste 3702 Courriel: et Katherine Macnaughton-Osler, agente de développement, projets Internet au féminin Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF) 110, rue Ste-Thérèse, bureau 205 Montréal (Québec) H2Y 1E6 Tél.: Licence Creative Commons : Paternité – Pas de modification Sylvie Jochems, UQAM, IREF et NetFemmes Québec, le 9 novembre 2006


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