La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Euthanasie et médecine générale en 2014 JM THOMAS DMG.ULB.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Euthanasie et médecine générale en 2014 JM THOMAS DMG.ULB."— Transcription de la présentation:

1 Euthanasie et médecine générale en 2014 JM THOMAS DMG.ULB

2 Aucun conflit d’intérêt

3 Le médecin généraliste est concerné

4 Euthanasie : bilan

5 Nombre d’euthanasies déclarées : : : : 3239

6 Evolution du nombre annuel d'euthanasies légales

7 Langue des déclarations Néerlandais : 80% Néerlandais : 80% Français : 20% Français : 20%

8 Décisions de la commission Acceptation d’emblée : 86% Acceptation d’emblée : 86% Acceptation avec remarques : 2% Acceptation avec remarques : 2% Acceptation avec précision : 12% Acceptation avec précision : 12% Transmission à la justice : 0% Transmission à la justice : 0%

9 Types de demandes Demandes conscientes : 98% Demandes conscientes : 98% Déclaration anticipées : 2% Déclaration anticipées : 2%

10 Échéance prévue du décès Brève : 87% Brève : 87% Non brève : 13% Non brève : 13%

11 Sexe Masculin : 52 % Masculin : 52 % Féminin :48 % Féminin :48 %

12 Age <20: 0% <20: 0% : <1% : <1% : 1% : 1% : 4% : 4% : 12% : 12% : 31% : 31% : 28 % : 28 % : 26% (pourtant 50% des décès) : 26% (pourtant 50% des décès) : 7 % : 7 %

13 Diagnostics Cancers 73% Cancers 73% Aff neuro muscul évolutives : 6% Aff neuro muscul évolutives : 6% Aff neuro muscul non evolutives : >1% Aff neuro muscul non evolutives : >1% Aff pulmonaires non cancéreuses : 3% Aff pulmonaires non cancéreuses : 3% Aff cardiovasculaires : 5% Aff cardiovasculaires : 5% Sida : <1 % Sida : <1 % Affections neuro psychiques : 4% (120) Affections neuro psychiques : 4% (120) Pathologies multiples : 5% (166) Pathologies multiples : 5% (166) Autres : 4 % Autres : 4 %

14 Cas d’échéance non brève Cancers : 7% Cancers : 7% Aff neuro muscul évolutives : 12 % Aff neuro muscul évolutives : 12 % Aff neuro muscul non evolutives : 3% Aff neuro muscul non evolutives : 3% Aff pulmonaires non cancéreuses : 3 % Aff pulmonaires non cancéreuses : 3 % Aff digestives non cancéreuses : 1 % Aff digestives non cancéreuses : 1 % Aff cardiovasculaires : 3% Aff cardiovasculaires : 3% Aff neuropsychiques : 23% (101 ) Aff neuropsychiques : 23% (101 ) Pathologies multiples : 23 % Pathologies multiples : 23 % Autres : 15 % Autres : 15 %

15 Lieu du décès Hopital : 44% Hopital : 44% Domicile : 43 % Domicile : 43 % MRS : 11% MRS : 11% Autre : 1% Autre : 1%

16 1 er consultant Formé en soins palliatifs : 12 % Formé en soins palliatifs : 12 % Généraliste : 51 % Généraliste : 51 % Spécialiste : 36 % Spécialiste : 36 %

17 2 ème consultant Psychiatre : 71 % Psychiatre : 71 % Spécialiste : 29 % Spécialiste : 29 %

18 Technique : Thiobarbital ou similaire IV ( seul ou suivi Thiobarbital ou similaire IV ( seul ou suivi d’un paralysant neuro musculaire ) : 99% d’un paralysant neuro musculaire ) : 99%

19 Le MG est concerné Décrypter la demande du patient Décrypter la demande du patient Être clair sur ce qu’il est capable d’assumer Être clair sur ce qu’il est capable d’assumer Faire une euthanasie Faire une euthanasie Remplir la déclaration Remplir la déclaration Se faire aider ou référer à un collègue plus compétent ( EOL) Se faire aider ou référer à un collègue plus compétent ( EOL) Être le 1 er medecin consulté Être le 1 er medecin consulté Être le 2 ème médecin consulté Être le 2 ème médecin consulté

20 Le médecin généraliste devrait Connaitre les lois balisant la fin de vie Connaitre les lois balisant la fin de vie Etre capable d’assumer des soins palliatifs Etre capable d’assumer des soins palliatifs Connaitre la plate forme régionale, les équipes de 2 ème ligne et les partenaires présents dans la région où il travaille Connaitre la plate forme régionale, les équipes de 2 ème ligne et les partenaires présents dans la région où il travaille D’expliquer ses droits au patient D’expliquer ses droits au patient

21 Advanced Care Planning Programmer les soins en fonction de l’évolution des pathologies permet une meilleure qualité de vie. Programmer les soins en fonction de l’évolution des pathologies permet une meilleure qualité de vie. Dans ce cas, 86 % des prestataires de soin connaissent leur souhait concernant la fin de vie contre 30 % dans un groupe témoin Dans ce cas, 86 % des prestataires de soin connaissent leur souhait concernant la fin de vie contre 30 % dans un groupe témoin Van de Vijver E / Respect des souhaits des patients pour leur fin de vie : la grande inconnue ? Prescrire : Van de Vijver E / Respect des souhaits des patients pour leur fin de vie : la grande inconnue ? Prescrire : Detering KM, Hancock AD, Reade MC et al. : The impact of advance care planning on end of life care in elderly patients.BMJ 2010 ; 340 : c1345 Detering KM, Hancock AD, Reade MC et al. : The impact of advance care planning on end of life care in elderly patients.BMJ 2010 ; 340 : c1345

22 Il est souhaitable que le médecin discute régulièrement de quels soins le patient veut ou ne veut pas bénéficier en fonction de l’évolution de sa pathologie plutôt que de se contenter de déclarations vagues de non-acharnement thérapeutique que le médecin discute régulièrement de quels soins le patient veut ou ne veut pas bénéficier en fonction de l’évolution de sa pathologie plutôt que de se contenter de déclarations vagues de non-acharnement thérapeutique (La plupart des patients ayant réfléchi à leurs soins ultérieurs et à leur fin de vie mais peu en ayant parlé à leur médecin) que le médecin de famille récolte dans un document clair les souhaits et craintes du patient en fin de vie et transmettent cette information lors d’hospitalisations. (La plupart des patients ayant réfléchi à leurs soins ultérieurs et à leur fin de vie mais peu en ayant parlé à leur médecin) que le médecin de famille récolte dans un document clair les souhaits et craintes du patient en fin de vie et transmettent cette information lors d’hospitalisations.

23 3+1 lois La loi sur les soins palliatifs La loi sur les soins palliatifs La loi sur les droits du patient La loi sur les droits du patient La loi sur l’euthanasie La loi sur l’euthanasie La loi élargissant la loi sur l’euthanasie aux mineurs La loi élargissant la loi sur l’euthanasie aux mineurs

24 La loi sur les soins palliatifs Tout patient atteint d'une maladie incurable doit pouvoir bénéficier de soins palliatifs. Tout patient atteint d'une maladie incurable doit pouvoir bénéficier de soins palliatifs. Les dispositifs d'offre de soins palliatifs et les critères de remboursement de ces soins par la sécurité sociale doivent garantir l'égalité d'accès aux soins palliatifs de tous les patients incurables, que ce soit à domicile, en maison de repos, en maison de repos et de soins ou à l'hôpital Les dispositifs d'offre de soins palliatifs et les critères de remboursement de ces soins par la sécurité sociale doivent garantir l'égalité d'accès aux soins palliatifs de tous les patients incurables, que ce soit à domicile, en maison de repos, en maison de repos et de soins ou à l'hôpital

25 Par soins palliatifs, il y a lieu d'entendre l'aide et l'assistance pluridisciplinaire qui sont dispensées à domicile, dans un hébergement collectif non hospitalier ou dans un hôpital, afin de répondre autant que possible aux besoins des patients incurables, et qui contribuent à la préservation d'une qualité de vie Par soins palliatifs, il y a lieu d'entendre l'aide et l'assistance pluridisciplinaire qui sont dispensées à domicile, dans un hébergement collectif non hospitalier ou dans un hôpital, afin de répondre autant que possible aux besoins des patients incurables, et qui contribuent à la préservation d'une qualité de vie

26 Tout patient a le droit d'obtenir une information correcte et complète concernant son état de santé. Le médecin traitant communique cette information sous une forme et en des termes appropriés, compte tenu de la situation du patient, de ses souhaits et de l'état de ses facultés de compréhension Tout patient a le droit d'obtenir une information correcte et complète concernant son état de santé. Le médecin traitant communique cette information sous une forme et en des termes appropriés, compte tenu de la situation du patient, de ses souhaits et de l'état de ses facultés de compréhension

27 LA LOI DU 22 AOÛT 2002 RELATIVE AUX DROITS DU PATIENT Le droit à un service médical de qualité Le droit au libre choix du médecin Le droit à l ’ information sur son é tat de sant é Le droit de consentir et le droit de refuser son consentement à toute intervention m é dicale Le droit de consulter son dossier m é dical Le droit d ’ être entendu par un m é diateur en mati è re de plainte Le droit d ’ être repr é sent é par un mandataire pour l ’ exercice de ces droits en cas d ’ incapacit é de s ’ exprimer. Le droit à un service médical de qualité Le droit au libre choix du médecin Le droit à l ’ information sur son é tat de sant é Le droit de consentir et le droit de refuser son consentement à toute intervention m é dicale Le droit de consulter son dossier m é dical Le droit d ’ être entendu par un m é diateur en mati è re de plainte Le droit d ’ être repr é sent é par un mandataire pour l ’ exercice de ces droits en cas d ’ incapacit é de s ’ exprimer.

28 Le droit de consentir et le droit de refuser son consentement à toute intervention médicale çàd le droit de refuser l’acharnement thérapeutique

29 Intérêt de la loi pour le médecin en respectant certaines demandes du patient, le médecin risquait de se placer en infraction avec certains textes légaux : en respectant certaines demandes du patient, le médecin risquait de se placer en infraction avec certains textes légaux : c ’ est ainsi qu ’ en acceptant d ’ arrêter ou de ne pas entreprendre un traitement vital, il pouvait être accus é de non assistance à personne en danger ou de faute professionnelle. c ’ est ainsi qu ’ en acceptant d ’ arrêter ou de ne pas entreprendre un traitement vital, il pouvait être accus é de non assistance à personne en danger ou de faute professionnelle. Cette situation peut être parfois à l ’ origine d ’ un " acharnement th é rapeutique Cette situation peut être parfois à l ’ origine d ’ un " acharnement th é rapeutique

30 La loi donne au patient la possibilité de rédiger des directives pour le cas où l ’ on deviendrait incapable d ’ exprimer ses volont é s

31 Si le mandataire n ’ a pas é t é d é sign é ou n ’ intervient pas les droits du patient sont exercés, dans l ’ ordre de pr é f é rence suivant les droits du patient sont exercés, dans l ’ ordre de pr é f é rence suivant l ’é poux cohabitant ou le cohabitant de fait, l ’é poux cohabitant ou le cohabitant de fait, un enfant majeur, un enfant majeur, un parent, un frère ou une sœur ; un parent, un frère ou une sœur ; à défaut, ou s ’ il y a conflit entre deux personnes du même rang, c ’ est le m é decin traitant qui veille aux int é rêts du patient. à défaut, ou s ’ il y a conflit entre deux personnes du même rang, c ’ est le m é decin traitant qui veille aux int é rêts du patient.

32 Euthanasie : la loi

33 Définition Acte pratiqué par un tiers qui met fin intentionnellement à la vie d’une personne à la demande de celle-ci Acte pratiqué par un tiers qui met fin intentionnellement à la vie d’une personne à la demande de celle-ci Comité consultatif de bioéthique Comité consultatif de bioéthique Article 2 de la loi du 28 mai 2002

34 Le médecin ne commet pas d’infraction si il est assuré que: - le patient est majeur ou mineur émancipé, capable et conscient au moment de sa demande; - le patient est majeur ou mineur émancipé, capable et conscient au moment de sa demande; - la demande est formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée, et qu'elle ne résulte pas d'une pression extérieure; - la demande est formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée, et qu'elle ne résulte pas d'une pression extérieure;

35 le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable; le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable; et qu'il respecte les conditions et procédures prescrites par la présente loi. et qu'il respecte les conditions et procédures prescrites par la présente loi.

36 informer le patient de son état de santé et de son espérance de vie le patient de son état de santé et de son espérance de vie se concerter avec le patient sur sa demande d'euthanasie et évoquer avec lui les possibilités thérapeutiques encore envisageables ainsi que les possibilités qu'offrent les soins palliatifs et leurs conséquences. se concerter avec le patient sur sa demande d'euthanasie et évoquer avec lui les possibilités thérapeutiques encore envisageables ainsi que les possibilités qu'offrent les soins palliatifs et leurs conséquences. Il doit arriver, avec le patient, à la conviction qu'il n'y a aucune autre solution raisonnable dans sa situation et que la demande du patient est entièrement volontaire Il doit arriver, avec le patient, à la conviction qu'il n'y a aucune autre solution raisonnable dans sa situation et que la demande du patient est entièrement volontaire

37 S’assurer de la persistance de la souffrance physique ou psychique du patient et de sa volonté réitérée. de la persistance de la souffrance physique ou psychique du patient et de sa volonté réitérée. A cette fin, il mène avec le patient plusieurs entretiens, espacés d'un délai raisonnable au regard de l'évolution de l'état du patient A cette fin, il mène avec le patient plusieurs entretiens, espacés d'un délai raisonnable au regard de l'évolution de l'état du patient

38 Consulter un autre médecin quant au caractère grave et incurable de l'affection, en précisant les raisons de la consultation. Il prend connaissance du dossier médical, examine le patient et s'assure du caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance physique ou psychique. Il prend connaissance du dossier médical, examine le patient et s'assure du caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance physique ou psychique. Il rédige un rapport concernant ses constatations Il rédige un rapport concernant ses constatations

39 Le médecin consulté doit être indépendant, tant à l'égard du patient qu'à l'égard du médecin traitant indépendant, tant à l'égard du patient qu'à l'égard du médecin traitant compétent quant à la pathologie concernée. compétent quant à la pathologie concernée. Le médecin traitant informe le patient concernant les résultats de cette consultation Le médecin traitant informe le patient concernant les résultats de cette consultation

40 Consulter l’entourage s'il existe une équipe soignante en contact régulier avec le patient, s'entretenir de la demande du patient avec l'équipe ou des membres de celle-ci; s'il existe une équipe soignante en contact régulier avec le patient, s'entretenir de la demande du patient avec l'équipe ou des membres de celle-ci; si telle est la volonté du patient, s'entretenir de sa demande avec les proches que celui-ci désigne; si telle est la volonté du patient, s'entretenir de sa demande avec les proches que celui-ci désigne; s'assurer que le patient a eu l'occasion de s'entretenir de sa demande avec les personnes qu'il souhaitait rencontrer. s'assurer que le patient a eu l'occasion de s'entretenir de sa demande avec les personnes qu'il souhaitait rencontrer.

41 Si le décès n’est pas proche: Consulter un 2e médecin psychiatre ou spécialiste de la pathologie concernée Consulter un 2e médecin psychiatre ou spécialiste de la pathologie concernée il s’assurera que la souffrance est constante, insupportable et inapaisable et que la demande est volontaire, réfléchie et spontanée en prenant connaissance du dossier et en examinant le patient. il s’assurera que la souffrance est constante, insupportable et inapaisable et que la demande est volontaire, réfléchie et spontanée en prenant connaissance du dossier et en examinant le patient. Laisser s’écouler au moins un mois entre la demande écrite du patient et l’euthanasie Laisser s’écouler au moins un mois entre la demande écrite du patient et l’euthanasie

42 La demande est écrite Le document est rédigé, daté et signé par le patient lui-même. Le document est rédigé, daté et signé par le patient lui-même. S'il n'est pas en état de le faire, sa demande est actée par écrit par une S'il n'est pas en état de le faire, sa demande est actée par écrit par une personne majeure de son choix qui ne peut avoir aucun intérêt personne majeure de son choix qui ne peut avoir aucun intérêt matériel au décès du patient. matériel au décès du patient. Cette personne mentionne le fait que le patient n'est pas en état de formuler sa demande par écrit et en indique les raisons. Cette personne mentionne le fait que le patient n'est pas en état de formuler sa demande par écrit et en indique les raisons. Dans ce cas, la demande est actée par écrit en présence du médecin, et Dans ce cas, la demande est actée par écrit en présence du médecin, et la dite personne mentionne le nom de ce médecin dans le document. la dite personne mentionne le nom de ce médecin dans le document. Ce document doit être versé au dossier médical. Ce document doit être versé au dossier médical.

43 La demande peut être révoquée à chaque instant

44 La déclaration anticipée

45 Tout majeur ou mineur émancipé capable peut, pour le cas où il ne pourrait plus manifester sa volonté, consigner par écrit, dans une déclaration, sa volonté qu'un médecin pratique une euthanasie si ce médecin constate : Tout majeur ou mineur émancipé capable peut, pour le cas où il ne pourrait plus manifester sa volonté, consigner par écrit, dans une déclaration, sa volonté qu'un médecin pratique une euthanasie si ce médecin constate : - qu'il est atteint d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable; - qu'il est atteint d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable; - qu'il est inconscient - qu'il est inconscient - et que cette situation est irréversible selon l'état actuel de la science. - et que cette situation est irréversible selon l'état actuel de la science.

46 La déclaration peut désigner une ou plusieurs personnes de confiance majeures, classées par ordre de préférence, qui mettent le médecin traitant au courant de la volonté du patient. La déclaration peut désigner une ou plusieurs personnes de confiance majeures, classées par ordre de préférence, qui mettent le médecin traitant au courant de la volonté du patient. Chaque personne de confiance remplace celle qui la précède dans la déclaration en cas de refus, d'empêchement, d'incapacité ou de décès. Chaque personne de confiance remplace celle qui la précède dans la déclaration en cas de refus, d'empêchement, d'incapacité ou de décès. Le médecin traitant du patient, le médecin consulté et les membres de l'équipe soignante ne peuvent pas être désignés comme personnes de confiance. Le médecin traitant du patient, le médecin consulté et les membres de l'équipe soignante ne peuvent pas être désignés comme personnes de confiance.

47 La déclaration peut être faite à tout moment. La déclaration peut être faite à tout moment. Elle doit être constatée par écrit, dressée en présence de deux témoins majeurs, dont l'un au moins n'aura pas d'intérêt matériel au décès du déclarant, datée et signée par le déclarant, par les témoins et, s'il échet, par la ou les personnes de confiance Elle doit être constatée par écrit, dressée en présence de deux témoins majeurs, dont l'un au moins n'aura pas d'intérêt matériel au décès du déclarant, datée et signée par le déclarant, par les témoins et, s'il échet, par la ou les personnes de confiance

48 Une procédure est prévue si la personne ne sait pas écrire Une procédure est prévue si la personne ne sait pas écrire Une attestation médicale certifiant cette impossibilité physique permanente est jointe à la déclaration Une attestation médicale certifiant cette impossibilité physique permanente est jointe à la déclaration

49 Délai de validité La déclaration ne peut être prise en compte que si elle a été établie ou confirmée moins de cinq ans avant le début de l'impossibilité de manifester sa volonté. La déclaration ne peut être prise en compte que si elle a été établie ou confirmée moins de cinq ans avant le début de l'impossibilité de manifester sa volonté. La déclaration peut être retirée ou adaptée à tout moment La déclaration peut être retirée ou adaptée à tout moment

50 La déclaration peut être annulée ou modifiée à tout moment La déclaration peut être annulée ou modifiée à tout moment

51 Le dossier médical comportera La déclaration anticipée La déclaration anticipée Les démarches du médecin traitant et leur résultat Les démarches du médecin traitant et leur résultat Le rapport du ou des médecin(s) consultés Le rapport du ou des médecin(s) consultés

52 Déclaration Le médecin qui a pratiqué une euthanasie remet, dans les quatre jours ouvrables, le document d'enregistrement dûment complété, à la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l’euthanasie Le médecin qui a pratiqué une euthanasie remet, dans les quatre jours ouvrables, le document d'enregistrement dûment complété, à la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l’euthanasie

53 La Commission Fédérale de Contrôle et d’Evaluation 8 médecins dont 4 professeurs d’université belge 8 médecins dont 4 professeurs d’université belge 4 professeurs de droit ou avocats 4 professeurs de droit ou avocats 4 membres issus des milieux chargés de la problématique des patients en fin de vie 4 membres issus des milieux chargés de la problématique des patients en fin de vie

54 Missions de la commission Établir le document d’enregistrement Établir le document d’enregistrement Examiner le document Examiner le document Se prononcer dans un délai de 2 mois à la majorité des 2/3 Se prononcer dans un délai de 2 mois à la majorité des 2/3 Informer le procureur du roi si la loi n’est pas respectée Informer le procureur du roi si la loi n’est pas respectée

55 La commission établit un rapport Statistique sur base des enregistrements Statistique sur base des enregistrements Descriptif Descriptif Faisant une évaluation de la loi Faisant une évaluation de la loi Proposant des initiatives de modification de la loi ou de ses modalités d’application Proposant des initiatives de modification de la loi ou de ses modalités d’application

56 Pas de contrainte La demande et la déclaration anticipée de volonté La demande et la déclaration anticipée de volonté n'ont pas de valeur contraignante. n'ont pas de valeur contraignante. Aucun médecin n'est tenu de pratiquer une euthanasie. Aucun médecin n'est tenu de pratiquer une euthanasie. Aucune autre personne n'est tenue de participer à une euthanasie. Aucune autre personne n'est tenue de participer à une euthanasie.

57 Devoirs du médecin -informer le patient de son refus -consigner la justification éventuellement médicale dans le dossier -transmettre le dossier

58 La personnde décédée à la suite d’une euthanasie est réputée décédée de mort naturelle

59 Adresses électroniques utiles rechercher euthanasie, la déclaration d’enregistrement est à la 2 e page rechercher euthanasie, la déclaration d’enregistrement est à la 2 e page

60 Déclaration d’enregistrement de l’euthanasie

61 Euthanasie : les techniques Admiraal PV. Ned. Tijdsch.Geneesk 1995, 139,265-8 D. LossignoI. Rev méd. brux 2002, 4, Kimsma,G.K. in « Drug use in euthanasia and assisted suicide», Pharm. Products Press, N- Y- London 1996

62 Garantir l'intimité du patient (chambre seule à l'hôpital) Garantir l'intimité du patient (chambre seule à l'hôpital) Placer une perfusion ou assurer une voie d'accès IV si possible Placer une perfusion ou assurer une voie d'accès IV si possible S'assurer que les médications nécessaires sont préparées en quantité suffisante ( en disposer en double si ça casse…!) S'assurer que les médications nécessaires sont préparées en quantité suffisante ( en disposer en double si ça casse…!) S'assurer que les personnes souhaitées sont présentes S'assurer que les personnes souhaitées sont présentes

63 Si souhaité, sédation préalable Si souhaité, sédation préalable dormicum 2,5 à 10 mgr IV lent (évt en perfusion 30 à 60 mgr en 24h) dormicum 2,5 à 10 mgr IV lent (évt en perfusion 30 à 60 mgr en 24h) Personnellement : une amp de 3ml = 15mg de dormicum Personnellement : une amp de 3ml = 15mg de dormicum

64 Induction du coma Penthotal 20 mgr/kg soit 1 à 2 gr dans 10 cc de liquide physio (lent) Penthotal 20 mgr/kg soit 1 à 2 gr dans 10 cc de liquide physio (lent) soit 1 ou 2 x Thiopental Braun de 1 g à diluer soit 1 ou 2 x Thiopental Braun de 1 g à diluer Si non disponible: une amp de 50ml diprivan(= 1 g de propofol ) Si non disponible: une amp de 50ml diprivan(= 1 g de propofol )

65 Rincer le penthotal avec un peu de liquide Rincer le penthotal avec un peu de liquide physiologique physiologique

66 Après la perte de conscience Pavulon ou Norcuron 20 mgr ou Tracrium 50 mgr ou Esméron 1 amp 50mg=5 ml ( Pavulon ou Norcuron 20 mgr ou Tracrium 50 mgr ou Esméron 1 amp 50mg=5 ml (

67 2.Per os et IM durée env. 1 h.

68 Précaution: Primpéran 20 mgr per os ou 10 mgr IV Primpéran 20 mgr per os ou 10 mgr IV préalable préalable

69 Induction du coma: 9 gr de pento- ou sècobarbital 9 gr de pento- ou sècobarbital (de préférence dissout dans un mélange 15 cc eau + 10c propylène glycol + 20 cc alcool, et ajouter 50 cc de sirop d'écorces d ' oranges) (de préférence dissout dans un mélange 15 cc eau + 10c propylène glycol + 20 cc alcool, et ajouter 50 cc de sirop d'écorces d ' oranges)

70 Après la perte de conscience: Pavulon 40 mgr IM (muscle bien irrigué; pas plus de 10 cc au même endroit; prévenir la douleur par M+) Pavulon 40 mgr IM (muscle bien irrigué; pas plus de 10 cc au même endroit; prévenir la douleur par M+)

71 5.Techniques très contestables (possibles seulement en extrême fin de vie)

72 Sédation avec arrêt de l'alimentation. et de l'hydratation Sédation avec arrêt de l'alimentation. et de l'hydratation dormicum : perfusion de 30 à 60 mgr/24 h. ou plus; dormicum : perfusion de 30 à 60 mgr/24 h. ou plus; Haldol 20 mgr/24 h. ; Haldol 20 mgr/24 h. ; Largactil 50 à 100 mgr/24 h. Largactil 50 à 100 mgr/24 h. La morphine reste indispensable si douleurs.

73 Personnellement 4X15mg de dormicum + 4X10mg de M+ ( à adapter sie le patient a des grosses doses de Morphiniques + 4 X1 amp de scopolamine si le patient a des râles 4X15mg de dormicum + 4X10mg de M+ ( à adapter sie le patient a des grosses doses de Morphiniques + 4 X1 amp de scopolamine si le patient a des râles Arrêter toute hydratation Arrêter toute hydratation

74 Techniques à proscrire (ne sont pas des euthanasies) Arrêt d'apport alimentaire et d'hydratation : Arrêt d'apport alimentaire et d'hydratation : durée, souffrances, convulsions, hallucinations, etc Augmentation progressive des antalgiques (« double effet»): Augmentation progressive des antalgiques (« double effet»): pronostic imprévisible, myoclonies, hallucinations pronostic imprévisible, myoclonies, hallucinations Laisser évoluer les complications «< euthanasie passive ») : souffrances Laisser évoluer les complications «< euthanasie passive ») : souffrances Chlorure de potassium ( sauf peut-être en Chlorure de potassium ( sauf peut-être en coma ?) coma ?)

75 Confusions et erreurs fréquentes dans la déclaration tant que le patient est conscient, il doit compléter et signer une demande, la demande anticipée n’étant valable que si le patient est inconscient. tant que le patient est conscient, il doit compléter et signer une demande, la demande anticipée n’étant valable que si le patient est inconscient. Un décès à bref délai est un délai tel qu’il est prévisible que le patient décède dans les mois à venir. ( le patient vivra-t-il dans un an ? ): dans ce cas, pas de deuxième consultant ni de période d’un mois entre la demande signée et l’euthanasie. Un décès à bref délai est un délai tel qu’il est prévisible que le patient décède dans les mois à venir. ( le patient vivra-t-il dans un an ? ): dans ce cas, pas de deuxième consultant ni de période d’un mois entre la demande signée et l’euthanasie.

76 Si un patient conscient effectue une demande signée et tombe dans le coma dans les jours ou semaines qui suivent, c’est cette demande à brève échéance qui compte pour la déclaration et pas une demande antérieure de déclaration anticipée. Si un patient conscient effectue une demande signée et tombe dans le coma dans les jours ou semaines qui suivent, c’est cette demande à brève échéance qui compte pour la déclaration et pas une demande antérieure de déclaration anticipée.

77 Les dates de signatures des demandes doivent être bien remplies. Les dates de signatures des demandes doivent être bien remplies. Les diagnostics et les souffrances du patient doivent être clairement explicités. Les diagnostics et les souffrances du patient doivent être clairement explicités.

78 Les avis des médecins consultés doivent être correctement remplis Les avis des médecins consultés doivent être correctement remplis Le premier doit confirmer que l’affection est incurable et grave et que la souffrance physique ou psychique est constante, insupportable et inapaisable. Le premier doit confirmer que l’affection est incurable et grave et que la souffrance physique ou psychique est constante, insupportable et inapaisable. Le second confirmera que la souffrance est constante, insupportable et inapaisable et que la demande est volontaire, répétée et réfléchie. Le second confirmera que la souffrance est constante, insupportable et inapaisable et que la demande est volontaire, répétée et réfléchie.

79 Un arrêt des traitements n’est pas une euthanasie. Un arrêt des traitements n’est pas une euthanasie. Une augmentation des traitements dans le but de soulager les symptômes de la fin de vie n’est pas une euthanasie Une augmentation des traitements dans le but de soulager les symptômes de la fin de vie n’est pas une euthanasie

80 Conclusion C’est rare ou exceptionnel dans la pratique en MG C’est rare ou exceptionnel dans la pratique en MG C’est toujours difficile et éprouvant émotionnellement C’est toujours difficile et éprouvant émotionnellement Si ce n’est pas pour vous, référer et n’abandonnez pas le patient Si ce n’est pas pour vous, référer et n’abandonnez pas le patient Osez une première fois Osez une première fois Faites vous aider, accompagner Faites vous aider, accompagner La reconnaissance du patient et le plus souvent de sa famille est époustouflante… La reconnaissance du patient et le plus souvent de sa famille est époustouflante…


Télécharger ppt "Euthanasie et médecine générale en 2014 JM THOMAS DMG.ULB."

Présentations similaires


Annonces Google