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L’innovation dans la théorie économique Christian Le Bas LEFI Université Lyon 2.

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1 L’innovation dans la théorie économique Christian Le Bas LEFI Université Lyon 2

2 2 Quelques références Dosi G. (2000) Innovation, Organization and Economic Dynamics. Edward Elgar Le Bas C. (1995) Économie de l’innovation. Économica poche. Nelson R.R., Winter S.G. (1982) An Evolutionary Theory of Economic Change, Harvard University Press Cambridge Mass. Tirole J. (1995) Théorie de l’organisation industrielle. Trad. Fr. 2 tomes. Economica.

3 3 1. Les fondations: Smith Dans la « Richesse des Nations », Smith considère que la division accrue du travail est source de productivité notamment parce qu'elle permet l'usage des machines. L'innovation technologique est en réalité induite par le savoir-faire des ouvriers et par le travail des "savants ou théoriciens". C'est l'échange, et le profit qui peut naître de l'échange, qui pousse l'entrepreneur à développer la division du travail et la spécialisation, et par là, le progrès technique. L'idée que la division du travail est limitée par l'étendue du marché, signifie en réalité que c'est l'extension du marché qui autorise et rend nécessaire la spécialisation et la division du travail. Ce modèle smithien d'innovation jette les fondations d’une approche de la croissance. Il perçoit l’importance du travail de recherche et d’ingénierie, des travailleurs de la connaissance (pour parler comme aujourd’hui).

4 4 1. Les fondations: Ricardo David Ricardo distingue plusieurs configurations d’inventions que Schumpeter reprendra ensuite : fabrication d’un nouveau bien, introduction d’une méthode de production inédite, ouverture d’un nouveau débouché, réalisation d’une nouvelle organisation. L’innovation qu’il a en vue concerne la mécanisation du travail. Bien qu’elle augmente le profit de l’entrepreneur elle peut diminuer le fonds salarial et le chômage technologique s'installer. Perspective d'un biais de long terme du progrès technique. Celle-ci annonce également la problématique du chômage technologique, développée par S. de Sismondi (1819), critiquée par Malthus (1836) puis reprise par Marx dans Le Capital..

5 5 2. La difficile naissance d’une théorie économique du progrès technique. Après les intuitions des grands auteurs classique, la théorie économique affronte deux questions centrales sans toutefois proposer véritablement de nouveaux cadres théoriques : les relations des innovations et de l’emploi, et la définition de la neutralité du changement technique lorsque des vagues d’innovations sont systématiquement incorporées dans le processus de production. Le thème du progrès technique et de l'emploi, récurrent dans la pensée économique du XIXième siècle, trouve aujourd'hui un nouvel écho avec la diffusion des technologies de l’information et de la communication (TIC). Dans les premières décennies du 20ième siècle la théorie s’intéresse au progrès technique, c'est-à-dire aux effets des innovations et de leur diffusion sur la structure de la production. D’où la définition de critères de neutralité du progrès technique. La neutralité est généralement appréciée en termes de répartition macroéconomique des revenus : le progrès technique est neutre lorsqu’il laisse inchangé le rapport des profits aux salaires (en d’autres termes, le partage de la valeur ajoutée).

6 6 3. L’ambiguïté schumpeterienne (1) Il est usuel de distinguer dans sa pensée au moins deux phases, référencées comme Schumpeter1 et Schumpeter2. Dans son ouvrage de 1912, « The Theory of Economic Development », relève de Schumpeter1, il souligne le rôle des entrepreneurs qui exécutent de nouvelles combinaisons. Il donne, toutefois, une définition très large de l’entreprise, des financiers, des techniciens, des spécialistes du droit financier, sont aussi des entrepreneurs. La fonction d’inventeur ou de technicien en général, et celle d’entrepreneur ne coïncident pas. Leur acte diffère comme “conduite” et comme “type” (p 126). l’invention diffère de l’innovation (ce qui est aujourd’hui moins accepté). Il avance que les nouvelles combinaisons apparaissent par groupes (clusters), Les thèses du clustering (bunching) des innovations majeures (voir les travaux de Freeman, Clark, Soete 1982 et Mensch 1979) peuvent se réclamer du parrainage schumpeterien.

7 7 3. L’ambiguïté schumpeterienne (2) Schumpeter2 Business Cycle. A Theoretical, Historical and Statistical Analysis of the Capitalist Process, 1939 ; Capitalism, Socialism and Democracy, Schumpeter2 admet que l’activité économique est conditionnée par le processus capitaliste “créateur des habitudes d’esprit qui donnent naissance aux inventions". L’innovation consiste en l’introduction de nouvelles fonctions de production (plus grande quantité ou plus grande valeur de biens produits à coût inchangé...). L’Économie de l’Innovation retient de Schumpeter que l’innovation est l'arme de la concurrence oligopolistique (remplaçant la concurrence par les prix), et que la firme innovatrice crée une rupture dans les conditions de concurrence et dispose du pouvoir de marché d'un monopole.

8 8 3. L’ambiguïté schumpeterienne (3) Schumpeter 3 As a matter of fact, perfect competition is and always has been temporarily suspended whenever anything new is bein introduced – automatically or by measures devised for the purpose – even in otherwise perfectly competitive conditions.” (Schumpeter, 1950), p.105). “… perfect competition is not only impossible but inferior, and has no title to being set up as a model of ideal efficiency.” (1950:106).

9 9 4. La théorie standard : innovation, incitations et structure de marché Dans la microéconomie standard, le comportement d’innovation est réglé par des questions d’incitations. Une firme sera incitée à investir en R-D si l’innovation qui en résulte occasionne une baisse des coûts supérieure au surcroît de coûts dus aux dépenses de recherche que la firme doit supporter. Une autre forme d’incitations provient de l’avantage stratégique que la firme innovante possède sur ses rivales. On montre que les incitations sont différentes selon les structures de marchés. Arrow (1962) a avancé qu’un monopole a une incitation plus faible à introduire une innovation qu’une entreprise en concurrence. Le monopole gagne moins en innovant qu’une entreprise en concurrence. Le premier restera un monopole (se remplaçant lui-même en quelque sorte) alors que la seconde va devenir un monopole en étant seule à fournir le nouveau produit.

10 10 4. La théorie standard : innovation, incitations et structure de marché (2) Si le monopole est menacé par un entrant innovateur, la configuration est un peu différente. L’incitation du monopole à le rester est supérieure sous certaines conditions à celle de l’entrant à devenir monopoliste (selon Gilbert et Newberry).. Le modèle de course au brevet constitue un cadre général permettant de traiter les questions d’incitations à l’innovation en prenant explicitement en compte les questions de compétition (plus que de concurrence) entre les firmes (pour des exposés en français voir : Guesnerie et Tirole 1985, Tirole 1995). La structure de marché est ainsi endogénéïsée. Le processus de compétition qui a pour but de s’accaparer la rente va dépendre de la valeur de l’innovation pour la firme innovante (bornée par le surprofit de monopole), de la technologie de R-D, des caractéristiques des jeux dynamiques. Les recherches théoriques les plus récentes conjecturent que la relation entre l’intensité de la concurrence et les incitations à innover est non-monotone (Boone, 2001).

11 11 5. Le modèle évolutionniste (Nelson et Winter, 1982) Evolution à long terme de la croissance d’une industrie, de sa structure de marché et sa dynamique d’innovation. Deux comportement typiques: l’innovation et l’imitation. La stratégie d'innovation vise à découvrir une connaissance exclusive, la politique d’imitation à capter des connaissances que détiennent les autres firmes de l'industrie. Les deux sont coûteuses (en ressources), partiellement aléatoires, et éventuellement réalisables par la même entreprise. La stratégie d’innovation pousse à des états plus turbulents. La stratégie d’imitation tend à rendre l’industrie plus homogène en termes de profil technologique (réduction de la variété). La sélection, via les marchés, opère sur le long terme, en favorisant les firmes qui ont les marges de profit les plus élevées, celles qui réalisent un bon équilibre entre les rentes retirées de pratiques d’innovations (et d’imitations) successives et le coût des ressources investies en R-D. Le modèle formel résolu par simulations, comporte plusieurs équations. Il permet d’étudier les propriétés dynamiques de différentes configurations..

12 12 5. Le modèle évolutionniste (Nelson et Winter, 1982) (2) une industrie évolue au cours du temps en fonction de la structure de marché initiale, des comportements interactifs des firmes et les potentiels de progrès techniques (les opportunités technologiques qui rendent possible l'innovation). Les prédictions dépendent de variables cruciales. Le coût de l’innovation et le niveau des opportunités technologiques (dont dépend la productivité des ressources investies en R-D) La capacité à entrer dans l’industrie en constitue une troisième. Winter (1984) met l'accent sur deux régimes technologiques: un régime entrepreneurial favorable aux firmes qui entrent (ou qui naissent) dans l'industrie et peu réceptif aux activités innovatrices des firmes en place. L'environnement de sélection peut être fort ou faible selon la concurrence, les modes de régulation, le degré de collusion. Pour ces raisons, des firmes moins efficientes peuvent néanmoins survivre. Mais la sélection est lamarkienne : la mémoire incorporée dans les firmes et les institutions permet la transmission de l'expérience. La mémoire du passé produit des régularités typiques comme l'irréversibilité et la dépendance de sentier.

13 13 6. Les schémas récents: vers la prise en compte d’interactions plus complexes. Les interactions entre technologies peuvent être de trois formes (Pistorius et Utterback, 1997) : la symbiose, la prédation, la concrrence Les interactions entre agents sont au cœur des analyses microéconomiques. Les externalités entrent dans cette catégorie. L’analyse moderne met l’accent (quelquefois de façon excessive) sur les phénomènes de reports de connaissances (spill-overs) entre firmes, secteurs ou nations qui affectent la productivité. Les interactions entre technologies et agents sont beaucoup plus difficiles à modéliser. Elles décrivent les différentes modalités de l’apprentissage (« learning by doing » ou « by using »).


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