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L’activité économique de l’assurance et la théorie économique de l’assurance la théorie, comme souvent, apparaît bien après la pratique Dans un premier.

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1 L’activité économique de l’assurance et la théorie économique de l’assurance la théorie, comme souvent, apparaît bien après la pratique Dans un premier temps on va effectuer un tour d’horizon de l’activité assurance, puis nous aborderons les questions théoriques proprement dites : l’économie de l’assurance.

2 L'assurance répond à une demande de protection qui s'est manifestée dès la plus haute antiquité. Des associations de secours mutuel chez les Grecs, ainsi que chez les Romains, particulière chez les légionnaires. En France, l'assurance est née du commerce maritime au Moyen Âge, dans le monde méditerranéen. A l’origine elle est un mélange entre financement, assurance et spéculation, cet aspect est toujours présent en assurance (cf. CDS) : Pour armer leurs bateaux, les marchands avaient besoin de beaucoup d'argent ; ils s'adressaient à des banquiers qui leur prêtaient les capitaux nécessaires. Si le bateau faisait naufrage, le prêteur n'avait droit à aucun remboursement ; il s'agissait bien d'une fonction d'assurance. Par contre, si le bateau revenait avec sa cargaison de marchandises rares et donc précieuse, le prêteur était remboursé et touchait une participation très élevée en compensation du risque encouru ; c'était l'aspect spéculatif.

3 L'assurance vie n’apparaît véritablement qu’à la fin du XVIe siècle, l'assurance incendie également au XVIIe, et les différentes assurances contre les accidents divers, au XIXe siècle. L'incendie de Londres en 1666, qui détruisit maisons, fut à l'origine de la création de la première compagnie d'assurance incendie en Grande-Bretagne C'est en 1786 qu'est créée, en France, la première société d'assurance, la Compagnie Royale d'assurance. Le secteur de l'assurance s’adapte aux demandes changeantes de protection De nouveaux produits apparaissent en réponse aux nouveaux besoins du marché. L'Assistance et la Protection juridique, la garantie des accidents de la vie, la garantie dépendance, les garanties de loyers, sont des formules récentes qui ne se développent que depuis quelques années.

4 L’assurance est une activité particulière car elle génère des externalités S’assurer individuellement, permet d’assurer la société dans son ensemble car c’est l’ensemble des cotisations qui permettent par mutualisation des risques de faire face à la réalisation de risques individuels. C’est également pour cette raison, la présence d’externalité qu’une partie de l’assurance relève de la protection sociale et de l’Etat, car le gain individuel à la protection et inférieur à la somme des protections individuelles. Externalité : activité d’un agent économique qui produit des conséquences positives ou négatives non désirées sur l’activité d’un autre individu.

5 Le besoin de protection se situe à deux niveaux: la protection des biens et des personnes Protection des patrimoines, des biens L'assurance nous permet de garantir nos biens lorsque surviennent certains événements susceptibles de les détériorer, de les détruire ou de les faire disparaître. Exemples de risques menaçant nos biens : l'incendie, le vol, les catastrophes naturelles, la tempête, le dégât des eaux, etc. Les indemnités versées par l'assureur sont destinées à compenser les pertes subies par l'assuré, victime d'un accident.

6 Les dommages que l’on peut causer à autrui doivent donner lieu à réparation. Celles-ci définit dans le Code civil Les assurances de responsabilité évitent que l'indemnisation des victimes du dommage donnent lieu à un remboursement directement prélever sur la patrimoine du fautif.. C'est ainsi que dans le but de protéger les locataires, la loi QUILLOT a rendu obligatoire la garantie du risque locatif. En effet, en cas d'incendie, le locataire est présumé responsable du dommage causé à son propriétaire. En assurance automobile, la garantie responsabilité civile est obligatoire pour protéger les tiers victimes contre l'insolvabilité des auteurs de dommages. Les assurances de biens, ainsi que les assurances de responsabilités concourent toutes à la conservation du patrimoine de l'assuré.

7 EN FONCTION DE LA NATURE DE L’ALÉA ON SE TROUVE DANS LE CADRE DE L’ASSURANCE DOMMAGE OU DE L’ASSURANCE VIE Rappel de base sur le fonctionnement de l’assurance l’Aléa, la prime et l’indemnité le contrat d’assurance est défini par 3 éléments :

8 Principe indemnitaire : l’assurance ne permet pas l’enrichissement de l’assuré mais uniquement la compensation d’une perte. Ce principe s’applique particulièrement à l’assurance dommage. Principe forfaitaire: l’indemnité est fixée de manière forfaitaire. Ce principe s’applique particulièrement à l’assurance de personne.

9 Responsabilité civile vs. pénale Pénale : Elle est engagée lorsqu’une règle de droit est enfreinte. Cette situation n’est pas assurable puisqu’elle relève d’un acte volontaire. Civile: Elle est engagée lorsque des préjudices sont causés à un tiers. Causé par sa faute mais de manière in-intentionnelle, par imprudence ou négligence. Par les personnes dont on est en responsabilité, descendants et ascendants, nos proposés, les objets possédés ou loués.

10 La responsabilité pénale n’est pas couverte par une assurance, mais peut entrer dans le cadre d’analyse de l’économie de l’assurance Lorsqu’un agent économique se livre à une activité délictueuse. Il effectue un calcul en terme de gains et de pertes. La perte correspond au risque d’être pris. Celui-ci n’est pas certain. L’agent cherche à maximiser son gain net. D’un point de vue économique, l’acte délictuel peut être rationnel.

11 L’assurance dans le cadre de la responsabilité civile implique la présence de trois éléments: - Un préjudice, un dommage - Une faute - Un lien de causalité entre la faute et le préjudice. Le dommage peut être corporel, matériel et/ou moral. L’analyse économique par l’intermédiaire de la fonction d’utilité peut englober ces trois aspects du dommage et transformer la perte d’utilité en une compensation financière. Ceci conduit à des calculs parfois sordides mais nécessaires du type combien vaut une vie, un bras… Pour effectuer cette quantification des simplifications sont nécessaires sur l’appréciation de l’utilité des agents. Celle-ci est supposée indépendante du temps et de l’ensemble des choix de l’agent.

12 En fonction de la position sociale de l’agent la fonction d’utilité pourra varier. Les préférences sont différentes suivant que l’on se trouve sans emploi, que l’on se trouve plus ou moins avancé dans le cycle de la vie. C’est la problème de la contingence que l’on ne fait qu’évoquer. Cette prise en compte de complexité de la réalité ne trouve pas actuellement de solution générale et constitue l’objet de recherches non stabilisées. La responsabilité civile délictuelle ou quasi délictuelle, et la responsabilité civile contractuelle. La responsabilité civile contractuelle est engagée lors de la non ou la mauvaise exécution d’un contrat. Pour les autres cas, c’est du ressort de la responsabilité civile. Elle recouvre la responsabilité personnelle du fait d’autrui, du fait des choses, du fait des animaux, des propriétaires de bâtiments.

13 Responsabilité civile, contractuelle: responsabilité de moyens ou de résultats? Dans le cadre de service de maintenance ou de livraison. La garantie de résultat est engagée. La responsabilité de la poste se trouve engagée si un colis n’arrive pas à son destinataire en bon état. Idem pour un contrat de maintenance, les équipements pris en charge doivent être réparer dans les délais prévus par le contrat. Dans le cadre de services juridique, de médecine, seule la responsabilité de moyen est engagée. Pour pouvoir recevoir un dédommageant en cas de problème de santé suite à une intervention chirurgicale, il faudra être en mesure d’établir une faute avérée du médecin ou de l’équipe soignante.

14 On a établi précédemment que l’agent risquophobe va choisir une assurance complète dès lors que la prime correspond à la prime pure, c’est-à-dire celle permettant juste de faire face à la survenue de sinistre. Ce cadre théorique satisfaisant pour une première approche ne permet pas de comprendre le fonctionnement réel de l’assurance En effet, en tant qu’entreprise celle-ci doit faire face à ses coûts de fonctionnement et dégager un bénéfice. Aussi, la prime effectivement payée devra tenir compte des frais de fonctionnement de l’assurance, ainsi que d’une marge bénéficiaire. Dans ce cas nous verrons que l’assurance complète n’est plus la situation optimale pour l’agent. Pour retrouver une situation optimale l’agent pourra arbitrer entre un contrat qui prévoit une indemnisation partielle ou la prise en charge d’une franchise. On passe dans le monde « réel » de la coassurance.

15 L’économie de l’assurance est issue de deux domaines qui étaient restés séparés jusqu’au début des années 1960, les statistiques et l’économie de l’incertain. Dans ce type d’environnement de nombreuses questions se posent sans qu’il soit malheureusement possible d’y répondre de manière complète. C’est pour cette raison que va être développée une axiomatique, c'est-à-dire un ensemble d’hypothèses raisonnables mais restrictives visant à limiter le champ des possibles pour pouvoir modéliser les comportements raisonnables des agents économiques. Soit qu’ils ne connaissent pas à l’avance les conséquences de leurs décisions car ils se trouvent en interaction avec d’autres agents soit en raison d’un environnement économique changeant (phénomène de contingence). L’économie de l’incertain ou de la prise de décision en univers incertain tente de comprendre comment les agents prennent leurs décisions lorsqu’ils se trouvent dans une configuration où ils ne possèdent pas toute l’information nécessaire à une prise de décision.

16 On peut parler de noyau dur au sens de Lakatos. Si on n’accepte pas cet ensemble d’hypothèses, on ne peut pas traiter de l’économie de l’assurance, ou bien il faut développer un autre noyau dur, une nouvelle approche. Le premier élément qui vient délimiter l’axiomatique de Von Neumann Morgenstern est qu’il existe deux notions différentes : la notion de risque et la notion d’incertitude. Cette distinction est réalisée par F. Knight dans son ouvrage de 1921 Risk, Uncertainty and Profit et Keynes A Treatise on Probability 1921

17 Le risque correspond au contraire à des systèmes fermés où il est possible de déterminés précisément les probabilités d’occurrences des événements ainsi que de quantifier leurs conséquences. Les loteries sont des systèmes fermés. On verra qu’elles sont utilisées fréquemment afin de représenter les comportements des agents en univers incertain, probabilisable. L’incertitude correspond à des systèmes ouverts au sens de Faber et Proops. C'est-à-dire que l’ensemble des événements possibles n’est pas défini ex ante. Autrement dit, on ne peut uniquement connaître tous les Etats de la nature possibles avec leurs conséquences qu’après qu’ils se soient réalisés. Limite de l’inférence statistique, le signe noir, le soleil.

18 On parle également d’incertitude radicale et d’incertitude probabilisable. Pour résumer en simplifiant, il y a les risques quantifiables et non quantifiables. L’assurance s’intéresse aux premiers, les seconds ne pouvant être tarifés dans le cadre d’un contrat d’assurance. L’économie de l’incertain va donc abandonner une partie des événements possibles car on pourra les traiter dans ce cadre. Un autre élément de complexité entre dans les questions touchant aux décisions prises en univers incertain. Chaque agent économique en fonction de son éducation, de son milieu sociale, de son niveau de patrimoine et de richesse va aborder la notion de risque avec des aprioris différents.

19 Le propos ici est de souligner la divergence de l’appréciation du risque en fonction des individus. Ainsi trois types de comportement vont être identifiés, les individus adverses au risque, les prudents, les individus indifférents au risque, et enfin les individus qui apprécient le sel du risque. Ces notions seront définies formellement dans le cadre de l’utilité espérée. Certains, très riches pourront prendre des risques importants du fait qu’ils détiennent un coussin de sécurité important. D’autres aussi riches mais plus prudents auront peur de s’engager dans telles aventures. Réciproquement, des gens pauvres n’ayant rien à perdre pourraient être tentés de se lancer dans des activités fortement risquées. Au contraire, sans le sou, et ne souhaitant pas perdre le peu qu’ils possèdent, ils adopteront une attitude prudente.

20 Dans cette partie on va tenter d’appréhender les notions théoriques de base qui régissent le fonctionnement des assurances. Ces notions sont l’aversion au risque, la prime de risque, l’équivalent certain, l’espérance d’utilité et surtout les hypothèses qui composent l’axiomatique Von Neumann Morgenstern. On peut également ajouter qu’un individu peut voir ses probabilités subjectives évoluer au cours du temps. Les personnes âgées sont plus attachées à leur sécurité, les adolescents au contraire sont disposés à prendre des risques. Par ailleurs en fonction de la structure des risques, des gains et des pertes des positions différentes pourraient être adoptées qui ne seraient pas congruentes vis-à-vis de l’axiomatique VNM. On verra ainsi le paradoxe de Allais. L’axiomatique VNM sans pouvoir répondre à l’ensemble de ces limites va néanmoins constituer le bloc à partir duquel l’économie de l’assurance est construite. Il faut avoir conscience de ces limites, mais par définition le risque et la subjectivité des agents ne peuvent entièrement entrer dans un cadre formel quantifiable. Néanmoins cette approche permet d’aborder de manière cohérente et systématique les problématiques assurantielles, c’est le cadre à travers lequel on peut essayer de modéliser le comportement des agents face au risque.

21 La théorie de la décision en univers incertain : Habituellement, la microéconomie décrit le comportement des agents en fonction d’alternatives qui sont certaines. Un consommateur va chercher à maximiser son utilité en fonction de ses préférences qui sont connues, de sa contrainte budgétaire ainsi que des prix des biens et des services auxquels il peut accéder eux-mêmes connus. Dans la réalité les choses sont un peu plus complexes. Un agent s’il décide de produire un certain type de produit ne connait pas à l’avance le montant de la demande pour ce type de bien, il doit donc choisir. Ce choix constitue une prise de risque.

22 Cette prise de risque peut être présentée en fonction de 3 critères : le critère d’action qui relève du choix de l’acteur, le critère lié à l’état de la nature, dans cet exemple le niveau de la demande, et enfin la probabilité de réalisation des différents états de la nature. L’idée principale est que les gains réalisés sont conditionnés par des événements qui ne sont pas sous le contrôle de l’agent individuel. Ces situations peuvent être représentées sous la forme de distribution de probabilité ou de loterie. Mais au final, ces représentations vont servir à établir les niveaux de primes qui pourront être exigées par les assureurs pour se couvrir de divers risques. Ce qui va guider l’agent c’est l’espérance d’utilité de sa richesse. Son critère de décision consiste à choisir la distribution de la richesse finale qui lui permettra de maximiser son espérance d’utilité.

23 L’axiomatique Von Neumann Morgerstern, le critère d’utilité espérée pour dépasser les limites de l’approche statistique Dans ces situations, les statistiques seules ne peuvent répondre de manière satisfaite à l’établissement de critères de décision. Si on considère les deux loteries suivante on verra que les statisques ne permettent pas de rendre compte des comportement dans l’incertain.

24 Soit un agent joue à la loterie suivante, il peut gagner le montant Z ou – Z avec les probabilité ½, ½. L’espérance de gain de la loterie s’ecrit donc : E(l 0 ) = ½*Z+1/2*(-Z) = 0 La seconde loterie le gain vs. la perte est nulle E(l 1 ) =0 A partir de la seule espérance de gain, il n’est pas possible de faire un choix entre ces deux loteries car leur espérance est la même. Pourtant dans la réalité, les agents vont effectuer des choix que le seul critère d’espérance mathématique ne peut résoudre. Il faut donc trouver autrechose. Avant d’aller plus loin nous revenons sur les notions de base permettant de caractériser les prises de décision dans l’incertain.

25 e1e1 eiei enen a1a1 R 1,1 R 1,i R 1,n ajaj R j,1 R j,i R j,n amam R m,1 R m,i R m,n Prob{e}Prob{e 1 }Prob{e i }Prob{e n } États de la nature Actions

26 Temps humide (e1) Temps moyen (e2) Temps sec (e3) Blé (a1) R b,h R b,m R b,s Maïs (a2) R m,h R m,m R m,s Prob{e}Prob{h}Prob{m}Prob{s} États du temps Choix de la culture

27 Temps humide Temps moyen Temps sec Blé R b,h 4 t/h R b,m 6 t/h R b,s 4 t/h Maïs R m,h 5 t/h R m,m 6 t/h R m,s 3 t/h Prob{e} Prob{h} 0.35 Prob{m} 0.5 Prob{s} 0.15 États du temps Choix de la culture Les probabilities de survenu des differents états de nature peuvent être établis en fonction de relevés passés de la météo dans la région.

28 A partir de l’ensemble de ces combinaisons R b,h; R b,m; R b,s; R m,h; R m,m; R m,s un ordre de préférence va pouvoir être établi Cet ensemble de résultats forme un cardinal C’est à dire un nombre fini de résultats que l’on peut ordonné

29 P (a1) ={ 0.00;0.15; 0.35;0.40;0.50}=1 Le choix entre produire du blé ou du maïs peut être assimilé au choix entre 2 loteries. P (a2) ={ 0.00;0.15; 0.35;0.40;0.50}=1 Ces loteries ne diffèrent pas par leurs résultats (les éléments de C) mais diffèrent par les distributions de probabilité p (aj).

30 Quelle que soit l’action ménée appartenant à l’ensemble des actions possibles, il existe une probabilité associée à cette action telle que, cette probabilité soit supérieure ou égale à zéro et que la somme de probabilité formée par cette loterie soit égale à 1.

31 Probabilité que l’action a j conduise au l ième résultat de C* Une action a j peut être caractérisée de la façon suivante : Ou encore :

32 Chaque décision (loterie) peut alors être comparée par sa distribution de probabilité sur l’ensemble des conséquences C Par conséquent, si on prend le cardinal des conséquences des toutes les loteries, chaque loterie ne diffère que par sa distribution de probabilités, Si on suppose que l’agent dispose d’un pré-ordre complet sur les conséquences (relation de préférence et d’indifférence sur les conséquences), alors la définition d’une relation de préférence sur les loteries suffit à caractériser le comportement vis-à-vis du risque d’un agent, Cette relation de préférence doit respecter les axiomes suivants pour que la fonction d’utilité VNM existe :

33 Nous allons définir une relation de préférence dans l’ensemble P et demander à cette relation de vérifier l’axiomatique de Von Neumann et Morgenstern Soit l’utilité espérée définit en 1947 par VNM Von Neumann Oskar Morgenstern (Görlitz Princeton 1977) ( )

34 Intérêt de l’approche VNM en terme d’utilité espérée (1947) 1)Séparation entre les croyances sur les sources de l’incertitudes représentées par des probabilités sur des évenements incertains, de l’utilité pour les gains certains 1)La séparation entre des situations de risque où les probabilités sont données (jeu de roullette) et des situations où ces probabilités ne sont pas connue (course de cheveaux) est levée. C’est le modèle d’espérance subjective d’utilité de Savage (1954) qui permet le passage de situation d’incertitude à des situation de risque probabilisable. Mais les probabilités ne sont plus objectives, mais subjectives.

35 L’axiomatique de VNM Il faut supposer que deux distributions de probabilités pourront toujours être comparées. A-1- L’axiome de comparabilité, réflexivité A-2- L’axiome de transitivité Cet axiome traduit une rationalité pure qui induit la cohérence entre les classements Paradoxe de Condorcet, Paradoxe de Allais Les axiomes A1 et A2 forment un préordre, ie une relation une relation binaire réflexive et transitive. Elle est dite totale si elle est complete.

36 A-3- L’axiome d’indépendance forte ou de substitution Cet axiome peut s’interpréter de la façon suivante : L’attitude d’un individu face aux deux loteries ne devra dépendre que de son attitude face à p et q et non pas de la façon d’obtenir p et q.

37 L’analogie avec le principe d’Archimède vient du fait que : quelque soit un couple (z, z’) de deux entiers naturels, il existe toujours un entier naturel k tel que : kz > z’ A-4- L’axiome de continuité ou d’Archimède

38 Comment mesurer l’utilité, voire même l’utilité était-elle mesurable ? Utilité ordinale Vs. Utilité cardinale Les fonctions d’utilité définies par vNM sont qualifiées de cardinales. Elles permettent d’attribuer une valeur caractérisant le niveau de satisfaction associe a la consommation d’un ≪ bien ≫. Elles se différencient des fonctions d’utilité ordinales qui permettent seulement de classer les ≪ biens ≫ les uns par rapport aux autres. Avec la cardinalité il est possible de dire cette loterie est préférée 4 fois plus que celle autre loterie. C’est la cardinalité qui permet la maximisation. Une hypothèse importante sous jacente à la théorie de l’utilité espérée est l’indépendance : la valeur donnée à un résultat est indépendante de la manière dont il est arrivé ou de son contexte (axiome 3).

39 Ordinale vs. cardinale La fonction d’utilité cardinale joue un rôle centrale dans l’étude des préférences des individus car elle permet de quantifier l’utilité associée à chaque bien et ainsi de réaliser des arbitrages visant à maximiser l’utilité individuelle. On peut dire qu’un bien apporte 4 fois plus d’utilité qu’un autre bien. L’utilité ici est mesurable. Pourtant Paréto et d’autres économistes rejettent la fonction d’utilité pour représenter les comportements individuelles, car ils ne croient pas que l’on puisse établir une fonction d’utilité objective. Dans ce cas, il se contente de la définition d’un préordre complet. La connaissance sur l’ordre des préférence suffit. Toutefois, ordonner les préférences ne permet pas de mesurer l’utilité.

40 Supposons que les préférences d’un individu soient telles que On représente ces préférences par une fonction d’utilité U(.) qui vérifie U(a) = 20; U(b) = 10; U(c) = 5 De ces trois chiffres, on peut également tirer les renseignements suivants : 1.l’utilité de a, b et c vaut exactement 20, 10 et 5 ; 2.a est deux fois plus utile que b et quatre fois plus que c ; 3.On obtient 15 degrés d’utilité en plus en ayant a plutôt que c ; et 5 degrés en plus en ayant b plutôt que c ; 4.La différence d’utilité entre a et c est trois fois plus grande que la différence d’utilité entre b et c. 1.Supposons que nous prenions la racine carrée de la fonction U. On appelle V cette nouvelle fonction d’utilité V =pU

41 Il vient évidemment, V (a) = p20 = 4, V (b) = p10 = 3, V (c) =p5 = 2, On constate que des 4 renseignements précédents, seul le fait que continue à être vérifié. En effet, les « valeurs d’utilité » ont changé et il est désormais faux que a soit deux fois plus utile que b. De plus, les variations d’utilité et les rapports de différences ont également changé. Si on admet qu’une fonction d’utilité n’est définie qu’à une fonction croissante près, alors on reconnaît ipso facto que le seul renseignement qu’on veut préserver en passant d’une fonction d’utilité à une autre est l’ordre. Par exemple, toute transformation croissante de la fonction U donnera toujours. Abordons maintenant le problème de l’utilité cardinale. Reprenons l’exemple précédent, où on avait U(a) = 20 U(b) = 10 U(c) = 5

42 Qu’elles sont les transformations qui permettent de préserver les renseignements 1 à 4 ? Le premier renseignement n’est préservé que par la transformation « identité ». En effet, si V = Id *U alors, on a : V (a) = 20 V (b) = 10 V (c) = 5 Le deuxième renseignement nous dit que U(a)/U(b) = 2 et U(a)/U(c)=4 On constate donc que les transformations linéaires de U ne modifient pas ce renseignement. Si V = α U on a V (a)/ V(b) = α U(a)/ αU(b) = 2 et V (a)/V(c) = αU(a)/ αU(c) =4.

43 Le troisième renseignement nous dit que U(a)−U(c) = 15 et U(b)−U(c) = 5. Il est évident qu’en ajoutant une constante à la fonction U on ne change pas ce renseignement. Si V =U + β on aura bien V (a)−V (c) = (U(a)+ β )−(U(c)+ β ) = 15 V (b)−V (c) = (U(b)+ β )−(U(c)+ β ) = 5 Le dernier renseignement nous dit que Il est clair qu’une transformation affine (positive) de U ne le modifie pas. Si V = αU +β On aura bien

44 On appelle « affines » les transformations de type V = αU +β. Et comme on peut le remarquer, toutes les transformations que nous avons évoquées sont « affines ». Outre le fait qu’elles conservent l’ordre, on remarque que : – si α = 1 et β = 0 on obtient la transformation identité. Elle laisse invariante l’échelle sur laquelle on mesure la grandeur (ici, l’utilité) ; – si α > 0 et β = 0 on obtient une transformation linéaire croissante. Cette transformation dilate l’échelle de mesure en conservant le même « zéro » ; – si α = 0 et β > 0 on obtient un décalage de l’origine. On déplace le « zéro » de l’échelle de mesure sans changer la taille des « graduations » ; – si α > 0 et β > 0 on obtient une transformation affine dans le sens le plus large du terme. Elle change le zéro de l’échelle de mesure tout en dilatant les espaces entre les graduations.

45 On voit que les transformations affines contiennent comme cas particuliers les simples décalages d’origine et les simples dilatations des espaces entre les graduations qui contiennent elles-mêmes comme cas particulier la transformation identité. On parlera d’utilité cardinale lorsque la classe des transformations d’une fonction d’utilité est restreinte aux transformations affines croissantes (ou positives). Cela veut donc dire que l’utilité est dite «mesurable » lorsque toutes les fonctions d’utilité représentant les préférences d’un consommateur préservent les rapports de différences d’utilité, c’est à dire lorsque les instruments de mesure ne diffèrent que par le degré de dilatation (proportionnel) des graduations et la place du « zéro ».

46 Les fonctions d’utilité espérées de VNM permettent de mesurer l’utilité en univers incertain Supposons qu’un individu soit confronté à différentes possibilités (tenues pour certaines). Partant de ces possibilités, on définit ce qu’on appelles des « loteries », c.-à-d. des distributions de probabilités sur les différentes possibilités. Selon von Neumann et Morgenstern, on peut établir des préférences sur les loteries. Ces préférences possèdent selon eux des propriétés tout à fait particulières.

47 Source : (Drummond 1998) tirée de la thèse de Julie Chevalier. r.pdf?sequence=1 Axiomes de la théorie de l’utilité espérée de Von Neumann – Morgenstern Au fil du temps, les axiomes originaux de von Neumann et Morgenstern ont été reformules par différents auteurs. Bell et Farquhar (Bell and Farquhar 1986) les présentent de la façon suivante. Axiome 1 et 2 Les préférences existent et sont transitives. Pour toute paire de loteries y et y', ou bien y est préféré a y', ou bien y' est préféré à y, ou bien l’individu est indifférent entre y et y'. De plus pour tout triplet de loteries y, y' et y' ', si y est préféré à y' et si y' est préféré à y' ', alors y est préféré à y' '. De meme si y est indifférent a y‘ et si y' est indifférent a y' ', alors y est indifférent a y' '.

48 Source : (Drummond 1998) tirée de la thèse de Julie Chevalier. r.pdf?sequence=1 Axiome 3 Indépendance. Un individu devrait être indifférent entre une loterie à deux niveaux et une loterie simple équivalente en probabilité, qui s’en déduit selon les lois de probabilité usuelles. Par exemple, considérons deux loteries y et y'. y correspond au résultat x1 avec la probabilité p1 et au résultat x2 avec la probabilité 1 - p1, ce qu’on note formellement par y = (p1, x1, x2 ). De même, y'= (p2, x1,x2 ).Selon l’axiome l’indépendance, un individu est indifférent entre la loterie à deux niveaux (p,y,y' ) et la loterie équivalente en probabilité (pp1 +(1 - p)p2, x1, x2 ).

49 Axiome 4 Continuité des préférences. Si on a trois résultats x 1, x 2 et x 3, tels que x 1 est préféré à x 2 qui est préféré à x 3, il existe une probabilité p pour laquelle l’individu est indifférent entre le résultat x 2 obtenu avec certitude et la loterie qui correspond au résultat x 1 avec la probabilité p et au résultat x 3 avec la probabilité (1 – p) Source : (Drummond 1998) tirée de la thèse de Julie Chevalier. Supposons qu’on appelle a et z la meilleure et la pire des possibilités aux yeux de l’individu i. On choisit deux nombres U i (a) et U i (z) qui fixent la plus élevée et la plus faible des utilités. On considère maintenant la possibilité b vérifiant. Cela veut dire - dans le langage des loteries - que i préfère la loterie L(a, z;1,0) à b et préfère b à la loterie L(a, z;0,1). L’hypothèse fondamentale de von Neumann et Morgenstern est qu’il existe une probabilité 0 < p < 1 telle que l’individu i est indifférent entre b et la loterie L(a, z;p,1−p). L’indice d’utilité de b est alors U i (b) = pU i (a)+(1−p)U i (z).

50 Mélanges et lois de probabilité

51 Axiome 5 de réduction des loteries composées. Un agent doit être indifférent entre une loterie A qui lui donne une probabilité p de gagner x$ et (1-p) de gagner 0$ et une loterie qui lui donne une probabilité q de gagner une loterie B (x$,0$); (z, (1-z)) et une probabilité (1-q) de gagner 0$ ssi : q*z=p Implique que : q(1-z)+(1-q)*z+(1-q)*(1-z)=(1-p) Exemple : un agent doit être indifférent entre une loterie A qui lui donne 25% de chances de gagner 100$ et une loterie qui lui donne 50% de chances de gagner une loterie B qui lui donne 50% de chances de gagner 100$ ½*Lb(1/2,1/2;0;50) ~ La(0,1/4,0;100)

52 Sous les axiomes A-1, A-2, A-3, A-4, il existe une fonction u telle que : Dans le cadre de l’axiomatique établie précédement, la fonction d’utilité espérée de VNM permet de comparer de manière satisfaisante les critères qui vont conduire aux choix de différentes loteries des agents et de pouvoir les comparer.

53 Supposons qu’on appelle a et z la meilleure et la pire des possibilités aux yeux de l’individu i. On choisit deux nombres Ui (a) et Ui (z) qui fixent la plus élevée et la plus faible des utilités. On considère maintenant la possibilité b vérifiant Cela veut dire que dans le langage des loteries que i préfère la loterie L(a, z;1,0) à b et préfère b à la loterie L(a, z;0,1). L’hypothèse fondamentale de von Neumann et Morgenstern est qu’il existe une probabilité 0 < p < 1 telle que l’individu i est indifférent entre b et la loterie L(a, z;p,1−p). L’indice d’utilité de b est alors Ui (b) = pUi (a)+(1−p)Ui (z). C’est l’application de l’axiome de continuité

54 Cette procédure peut être répétée pour chaque possibilité b, c, d,..., y et donne une fonction d’utilité von Neumann-Morgenstern. La fonction que nous avons construite n’est bien sûr pas unique. Prenons par exemple deux nouveaux nombres Vi (a) et Vi (z) pour fixer la plus élevée et la plus faible des utilités. En reprenant la démarche précédente, on aboutit une fois encore à l’idée que l’utilité de la possibilité b est Vi (b) = p Vi (a)+(1−p)Vi (z). En répétant cette procédure pour chaque possibilité b, c, d,..., y on obtient une nouvelle fonction d’utilité VNM. Maintenant, intéressons-nous au rapport qui existe entre Ui et Vi. On a Ui (b) = pUi (a)+(1−p)Ui (z) Vi (b) = p Vi (a)+(1−p)Vi (z).

55 En soustrayant la seconde à la première, il vient : Ui (b) = pUi (a)+(1−p)Ui (z), Ui (b)−Vi (b) = p (Ui (a)−Vi (a))+(1−p) (Ui (z)−Vi (z)). De la première on tire l’expression de p On remplace dans la seconde ce qui donne En tenant compte du fait que Ui (a),Ui (z), Vi (a) et Vi (z) sont des données, on obtient facilement (après simplification) que : Vi (z) = αUi (z)+β. La fonction VNM Vi est une transformation affine de la fonction Ui. Le même résultat pour tous les indices d’utilités haut et bas qu’on veut bien se donner comme point de départ.

56 L’aversion vis à vis du risque L’attitude face au risque : On suppose qu’un individu a une richesse initiale w 0 et détient une loterie. Sa richesse finale est notée : L’agent a le choix entre garder ou obtenir de façon certaine Rappel: si une variable aléatoire suit une loi normale, alors son espérance correspond à sa moyenne

57 Si l’agent préfère obtenir de façon certaine l’espérance de sa richesse finale que la richesse finale, on dit que l’agent est risquophobe. Si l’agent préfère garder sa richesse finale alétoire plutôt que d’obtenir de façon certaine l’espérance de sa richesse finale, on dit que l’agent est risquophile. Si l’agent est indifférent entre avoir de façon certaine l’espérance de sa richesse finale et sa richesse finale, on dit que l’agent est neutre par rapport au risque.

58 Soit la loterie : La richesse finale est donc : Nous devons comparer : Avec :

59 1 er cas : agent risquophobe :

60 2 ème cas : agent risquophile :

61 3 ème cas : agent neutre vis à vis du risque :

62 Exercice d’application

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64 Cet exemple illustre l’idée qu’il est nécessaire de réaliser des transformations affines pour pouvoir comparer les niveaux d’utilité espérée et ainsi de construire la fonction d’utilité espérée. On va normaliser les niveaux d’utilité dans un cadrant. De cette manière on transforme un ordre de préférences, un ordre complet: un ordinal, en un cardinal.

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67 Si l’agent est risquophobe, il va être prêt à payer une prime pour se prémunir du risque. Cette prime de risque va correspond à ce que l’agent est prêt à payer pour éviter le risque. Notation correspond à la richesse certaine, correspond à la richesse aléatoire, sans assurance. L’agent sera au maximum prêt à payer la prime P qui égalise son niveau d’utilité de la richesse certaine, avec le niveau de l’espérance d’utilité de la richesse incertaine. La prime correspond à réduction de la richesse certaine qui est juste équivalent à l’utilité générée par la richesse incertain, c’est le seuil d’indifférence. Les deux loteries sont équivalentes.

68 Par hypothèse on sait que l’espérance d’utilité de la richesse aléatoire est inférieure à l’utilité de l’espérance de la richesse aléatoire Qui correspond à l’équivalent certain de la richesse finale aléatoire

69 Le concept d’équivalent certain : L’équivalent certain est le montant w* sûr et certain qui procure la même utilité que la richesse finale risquée (c-à-d la richesse initiale w 0 et la loterie )

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74 Si la richesse initiale est nulle, l’équivalent de la richesse certaine vaut : =80

75 EXERCICE : wu(w) Tracez la fonction d’utilité. Qu’en déduisez vous ? 2- Quel montant maximal est-on prêt à investir dans un projet qui rapportera 1000€ ou € avec la même probabilité ?

76 Solution : La somme maximale est donc telle que :

77 Jusqu’à présent la prime de risque a été définie de manière globale Or pouvoir établir cette prime de risque il va falloir être en mesure de la déterminer pour chaque agent en fonction de ses caractéristiques (subjectives) face au risque et aux caractéristiques objectives de la distribution du risque. C’est l’approximation de Pratt par développement limité qui permet d’approcher la prime de risque de manière spécifique.

78 L’agent sera au maximum prêt à payer la prime P qui égalise son niveau d’utilité de la richesse certaine, avec le niveau de l’espérance d’utilité de la richesse incertaine. Rappel: La prime de risque correspond à l’écart entre l’équivalent certain et la richesse aléatoire

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80 L’approximation de Arrow-Pratt (1964) A partir de développements limités de Taylor, Pratt propose une approximation de l’expression de la prime de risque. Cette approximation est : Est une composante subjective propre à l’agent Relative Risk Aversion (RRA) Est une composante objective propre à la loterie Absolute Risk Aversion (ARA)

81 Exemple : Calculez la prime de risque par l’approximation de Pratt. Réponse :

82 Quelques précisions : La composante subjective de la prime de risque par l’approximation de Pratt est appelée coefficient d’aversion absolue pour le risque. Propriété #1 : L’individu est risquophobe Increasing Absolute Risk (IARA) L’individu est neutre vis à vis du risque Constant Absolute Risk Aversion (CARA) L’individu est risquophile Decreasing Absolute Risk Aversion (DARA)

83 Propriété #2 : Plus R u est élevé en étant positif, plus l’individu est risquophobe. Propriété #3 : Le coefficient R u est invariant lors de toute transformation affine croissante de la fonction d’utilité. Propriété #4 : Le coefficient R u mesure en fait la courbure de la fonction d’utilité. Propriété #5 : De façon réciproque, on peut mesurer la tolérance pour le risque, notée T u (w) par :

84 Les fonctions d’utilité usuelles : Nous allons présenter quelques fonctions d’utilité qui sont couramment utilisées en économie. La fonction d’utilité linéaire : L’aversion vis à vis du risque est nulle donc un agent qui aurait une fonction d’utilité linéaire est agent neutre vis à vis du risque.

85 La fonction d’utilité logarithmique : L’aversion vis à vis du risque est positive donc un agent qui aurait une fonction d’utilité logarithmique est agent risquophobe. On remarque que l’aversion vis à vis du risque décroît avec la richesse.

86 La fonction d’utilité exponentielle négative : L’aversion vis à vis du risque est positive donc un agent qui aurait une fonction d’utilité exponentielle négative est agent risquophobe. On peut remarquer que l’aversion vis à vis du risque est constante quelque soit la richesse.

87 La fonction puissance : L’aversion vis à vis du risque est positive donc un agent qui aurait une fonction d’utilité de ce type est agent risquophobe. On peut remarquer que l’aversion vis à vis du risque est décroissante par rapport à la richesse.

88 Exercice 2 : Soit un agent dont la psychologie est donnée par : Sa richesse initiale est : w 0 = € Il peut acheter un billet de type loto qui lui permet de gagner 3 millions d'€ avec une chance sur 13 millions. Quel est le prix maximum est-il prêt à payer pour acheter un tel billet ?

89 Solution : L'agent achètera le billet si et seulement si l'équivalent certain est supérieur ou égal à sa richesse initiale.

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96 Le contrat d’assurance Les agents cherchent à se protéger contre les risques pesant sur leur patrimoine, leur niveau de richesse. L’assurance vise à couvrir un sinistre contre le paiement d’une prime. La couverture peut-être complète, on parle alors d’assurance complète, sinon on se trouve dans le cas de la co- assurance, seule une partie du sinistre est indemnisé par l’assurance.

97 Dans le cadre le plus simple, l’agent possède un richesse initiale W0. Y sont associés deux probabilités complémentaires π et (1-π) La probabilité d’absence de sinistre est (1-π) dans ce cas la richesse finale W1 = W0 Dans le cas contraire la richesse de l’agent perd de sa valeur à hauteur du sinistre S. W2 = W0 -S et il se trouve deux états de nature e1 avec sinistre, e2 sans sinistre

98 Les situations respectives W1 et W2 peuvent être représentées W2 - Sinistre Utilité avec sinistre Utilité sans sinistre

99 L’agent ne s’assure que si l’utilité que lui procure l’assurance lui permet d’accéder à un niveau d’utilité supérieur à celui sans assurance.

100 Ceci va en partie dépendre du niveau de la prime d’assurance qui va affecter le niveau de la richesse finale en cas de souscription d’une assurance, ainsi que du niveau d’indemnité. Vc > Vo Dans le cas de l’assurance complète, on suppose que l’indemnité correspond au niveau du sinistre. Il vient donc : W1 = W – P = W – P – S + I = W2 W1 = W2 La richesse finale est indépendante de l’état du monde

101 Pour se couvrir Il faut que l’utilité obtenue au point C soit supérieure à celle obtenue au point O

102 Dans le cas du contrat A, l’agent accepte de s’assurer car son utilité en ce point est supérieure à celle au point o. Par contre en B, il n’acceptera pas de s’assurer car la prime d’assurance est trop élevée C En C, on trouve la prime maximale pour laquelle on accepte de s’assurer O et C sont sur la même courbe d’indifférence

103 Sur le point C, l’agent est indifférent entre la situation d’assurance ou de non assurance, la prime maximale est définie par l’indifférence entre le point C et O. En C, on se trouve sur la bissectrice, là où les niveaux de richesse dans les deux états du monde sont équivalents. Ici le TMS entre les deux richesse vaut : TMS = Un contrat d’assurance peut être caractérisé par son niveau de prime et son d’indemnité, de le cadre suivant cela donne un point Contrat.

104 Si l’agent ne s’assure pas il se trouve sur le point O. Si il s’assure, il se trouve sur le point A.

105 L’espérance d’utlité de l’agent assuré est : L’espérance de profit pour l’assurance est : Pour un profit nul la compagnie va fixer sa prime L’utilité de l’agent devient après substitution de P L’agent devra également décider du niveau de sinistre qu’il souhaite assurer, soit I = α S

106 α, le degré de protection face au sinistre va être déterminer de manière à maximiser l’utilité espérée de l’assuré.

107 Pour avoir le niveau d’utilité espéré le plus élevé l’agent va se placé sur le contrat C Ce point doit qui représente le contrat optimal doit correspondre à un TMS égal à la pente de la tangente de la courbe d’indifférence. On doit avoir l’égalité suivante avec la pente de la droite OC  P= π s

108 On retrouve l’idée qu’un agent adverse au risque se trouvera dans une situation optimale si il peut s’assurer complètement contre le risque I = S et que la prime corresponde à la probabilité d’occurrence de sinistre P= π s Du point de vue de l’assureur on trouve que

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110 De l’assurance complète, à la co-assurance et la franchise Dans le cadre de l’assurance complète, le seul paramètre inconnu est le montant de la prime. Le montant de l’indemnité est équivalent au montant du sinistre et la richesse initiale est connue. Cette prime ne peut excéder la valeur initiale de la richesse de l’agent, même elle devra en être assez éloigné pour que l’agent accepte de s’assurer. Pour que l’assureur accepte d’assurer, la prime ne pourra pas être nulle. On peut déterminer le niveau maximal de la prime pour laquelle l’agent serait indifférent entre l’assurance et la non assurance. ))

111 Le partage du risque peut être réalise par la co-assurance ou la franchise La co-assurance implique que l’assuré ne s’assure que sur une partie du sinistre. La franchise implique que l’assuré paie un forfait, la franchise lorsque celui-ci décide d’activer l’assurance. C’est donc sur l’un des deux variables d’assurance indemnité (I) ou prime (P) que va porter l’arbitrage.

112 Les contrats d’assurance : Le contrat de pleine assurance est un contrat où l’intégralité du sinistre est remboursée par l’assurance Le contrat de co-assurance est un contrat ou seulement une part du sinistre est remboursée par l’assurance Le contrat d’assurance avec franchise est un contrat où l’assuré prend à sa charge le sinistre jusqu’à un certain montant fixé. Au delà de ce montant, la différence entre la perte et la franchise est à la charge de l’assurance.

113 Si α représente le niveau de richesse sinistrable que l’agent souhaite assurer, il peut exister trois cas : α = 0 pas d’assurance α =1 assurance complète 0 > α > 1 assurance partielle Afin de représenter les frais de gestion et la marge que doit réaliser l’assurance, la prime va être réécrite de manière à tenir compte du risque et d’un facteur de chargement (g). P = P(α) = gαS αS correspond au montant sinistrable assuré, et g représente le taux de prime par montant d’euros assurés, le taux de chargement

114 La richesse aléatoire finale peut s’écrire ainsi : L’agent va chercher à maximiser l’utilité l’espérance de l’utilité de la richesse finale aléatoire en fonction de α :

115 Afin de maximiser l’espérance d’utilité de l’agent il faut établir les conditions de premier et de second ordre: Premier ordre Second ordre

116 Dès lors que l’agent est adverse au risque (u’’<0), la condition de second ordre est respectée. A partir de la condition de premier ordre il possible d’établir que la co- assurance est optimale dès lors que la prime exigée est supérieure à la prime pure du fait du chargement Si π > g alors α*<1 car W1 doit être inférieur à W2 En effet si W1=W2  α = 1 On retrouve le cas de l’assurance complète uniquement si g ≤ π ce qui implique gS ≤ πS

117 Dans le même esprit nous allons étudier la situation d’une assurance avec franchise, Ici ce n’est plus le montant assurable qui va faire l’objet de l’ajustement mais le niveau de la franchise. L’indemnité qui n’est pas certaine d’être versée va prendre la forme suivante : λ représente le facteur de chargement, F la franchise La prime peut-être écrite ainsi :

118 La richesse finale de l’agent L’agent va maximiser son utilité en fonction du niveau de la Franchise

119 Condition de première ordre : Condition de second ordre : Cette dernière est vérifiée si u’’<0 Si λ > 0 le montant de la franchise optimale F* > 0 également.

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128 La théorie de la prévention P = πS Jusqu’à présent le risque est présenté comme une fatalité pour l’agent économique. Il ne pouvait s’en prémunir, mais uniquement en limiter les conséquences en souscrivant un contrat d’assurance. Désormais, l’agent ne sera plus sans influence sur le risque. L’agent va pouvoir : soit tenter d’en limiter la probabilité (auto-protection), soit tenter de limiter le niveau de sinistralité (auto-assurance). Une nouvelle question va apparaître dans quelle mesure cette attitude de protection va -t-elle être substituable à un contrat d’assurance. On doit préciser avant d’aller plus loin que la séparation entre autoprotection et auto-assurance revêt une caractère assez théorique et que l’une peut-être remaner à l’autre d’une point de vue formelle.

129 L’auto-assurance L’auto-assurance représente un effort consenti par l’agent économique (e) qui doit permettre de limiter le niveau du sinistre (S). Le coût par l’agent est fonction croissante de l’effort c= c(e) Les fonctions de coût et de sinistre prennent les forment suivantes : c’> 0, c’’ 0 Dans le cas de l’auto-assurance la richesse finale de l’agent peut être écrite ainsi : L’agent va chercher à maximiser l’utilité espérée de la richesse finale aléatoire en fonction de l’effort consenti La richesse avec et sans incident :

130 Condition de premier ordre : Condition de second ordre : Compte tenu de la forme des fonctions u, S, c la condition de second ordre est toujours respectée. La condition de première ordre est plus problématique : On doit avoir : c’(e*)+S’(e*) < 0,  c’(e*) < -S’(e*) Ce qui signifie que l’efficacité marginale de l’effort doit être supérieur à son coût marginale. Il y bien une volonté d’accroitre l’autoprotection avec l’aversion au risque

131 L’autoprotection Il n’y a pas nécessairement d’augmentation de l’autoprotection avec l’aversion au risque. De ce point de vue l’auto-assurance peut-être vue comme un substitut à l’assurance, ce qui n’est pas le cas de l’autoprotection perçue plutôt comme un complément à l’assurance. Exemple de Eeckhoudt (1991) avec recours à la théorie du portefeuille de Markowitz (1952) La théorie du portefeuille de Markowitz (1952) Le rapport rendement/risque, espérance/variance Pour décider d’investir dans un projet risqué, un agent va tenter d’établir une mesure du risque et une mesure du rendement associée à ce projet. L’espérance de gain est associée au rendement et la variance au risque. La rapport espérance sur variance donne donc le critère de décision.

132 Ces principes ont été forgés par Markowitz en observant le comportement des investisseurs sur les marchés financiers. L’objectif de Markowitz est de définir une politique de placement idéale, autrement dit une composition optimale. Il s’agit donc de définir des choix financiers en univers incertain. Markowitz observe que les agents ne cherchent pas à obtenir la valeur maximale espérée du portefeuille, ni la valeur moyenne mais cherchent avant tout à réduire la dispersion des rendement de ce portefeuille. Markowitz décide de retenir comme critère de dispersion la variance. Les investisseurs vont donc tenter d’établir pour un rendement donné, la variance minimale en réalisant une composition optimale de leur portefeuille. Un portefeuille optimal va pouvoir être construit dès lors que l’on connait la moyenne et la variance de rendement de chaque actif composant le portefeuille.

133 Ce principe est généralisé avec l’idée que l’investisseur opère un arbitrage entre espérance ( μ) et variance ( σ) Pour une fonction Ф = Ф(μ, σ) avec et La fonction Ф peut être considérée comme un index de satisfaction que la combinaison (μ, σ) procure à l’agent. L’investisseur retiendra la combinaison qui maximise la valeur de Ф. En établissant les conditions de premier ordre d Ф=0 on observe que : dμ/dσ >0 Et de second ordre : d²μ/d²σ > 0 Ces éléments nous permettent de définir un choix d’investissement optimal en univers incertain. On obtient un nombre, donc un critère cardinal aisément utilisable.

134 Ce critère cardinal, permet de comparer le rendement/risque des projets mais sans faire référence à la nature des préférences de l’investisseur. Or il est évident que chaque individu à des préférences spécifiques. En effet, l’investisseur plus ou moins adverse au risque ne classera pas nécessairement les projets d’investissement en fonction du ratio espérance/variance de manière identique. Autrement dit l’équivalent certain, c’est à dire la perte qu’est prêt à enregistrer un agent pour obtenir la sécurisation de ses gains peut être très différente en fonction des individus. La faiblesse de la théorie du portefeuille est qu’elle ne repose pas sur une axiomatique clairement définie. Ainsi, les orientations qu’elle impose aux agents pourront être perçues comme arbitraire. Il faudrait pouvoir établir une équivalence entre la méthode de Markowitz et l’axiomatique VNM.

135 L’établissement d’une équivalence entre Markowitz et VNM implique que non seulement on va pouvoir établir la même loterie préférée par les deux méthodes mais que de surcroît les classements des loteries seront identiques, indifférent à la méthode utilisées. Pour y parvenir, il faut opérer des limitations soit du côté de la fonction d’utilité, soit du côté des loteries. Il y aura équivalence si les fonctions d’utilité dans VNM sont quadratique : U(x) = ax²+bx+c Ou bien que les loteries suivent une lois normale Si ces 2 critères alternatifs ne sont pas remplis, les classements suivants les deux méthodes donneront des résultats différents. Retour au cas de l’autoprotection comme illustration de l’approche en terme de portefeuille.

136 Soit une entreprises dont le bilan est composé de 3000 d’actifs sans risque, d’un immeuble L d’une valeur de 2000, d’une passif sous forme de dette envers les tiers T de 400. Comme l’actif doit être égal au passif, les fonds propres valent 4600 W = A + L – T = – 400 = 5000 – 400 = 4600 Le risque porte sur l’immeuble qui peut disparaitre dans un incendie avec une probabilité 0.1 En cas de réalisation du sinistre, la richesse de l’entreprises ne vaut plus que : W =A0 + L – T = = 2600 La valeur de l’entreprise suit donc une variable aléatoire (binomiale) susceptible de prendre la valeur 4600 ou 2600 avec les probabilités respective de 0,9 et 0,1.

137 L’espérance et la variance de cette variable aléatoire va donc être : E(W) = 4400 Var(W) = Si l’entreprise s’assure avec un contrat qui stipule une prime P = 200 et une indemnité I = Dans ce cas la richesse de l’entreprise avec et sans sinistre vaut : W = 3000 – – 400 = 4800 – 400 = 4400 W= 3000 – – 400 = 4400 – 400 = 4000 E(W)= 4360 Var(W) = L’assurance permet à la fois une diminution de l’espérance et de la variance. Si on considère que la variance permet une bonne représentation du risque et qu’elle constitue un critère de décision, on peut transcrire ce situation par la théorie du portefeuille (Markowitz). Désormais, la prime sera perçue comme un investissement en autoprotection.

138 Le taux de rendement de ce portefeuille suit une loi aléatoire qui peut prendre deux valeurs en % 1 avec une probabilité 0.9 et 7 avec une probabilité 0.1 E(R) =0.9(-1)+0.1*(+7) = -2 Bien que le rendement soit négatif, l’agent va investir dans ce portefeuille, l’assurance, car elle réduit le risque ( la variance) Si on compare avec les situations d’autoprotection et d’auto-assurance. On se rend compte que l’auto-assurance produit les mêmes effets que l’assurance, ce qui n’est pas le cas de l’autoprotection. Par exemple, si on investit 80 pour permettre de réduire de moitié la probabilité de risque supporté par la richesse W ou W suit une loi binomiale on a :

139 E(W) = 4400 et Var(W) = La variance diminue en contrepartie d’une baisse de l’espérance. Mais si la variance baisse moins rapidement que l’espérance, il se peut que la mise en œuvre d’une politique de protection ne soit pas optimale. En effet, si le coût de la protection augmente plus rapidement que l’aversion au risque, le coût de l’autoprotection est supérieur au gain qu’il génère. Ainsi l’auto-assurance et l’assurance peuvent être vu comme des substituts tandis que l’autoprotection peut être assimilée à un complément de l’assurance.

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145 L’assurance dommage du point de vue de l’offre : L’assurance est entreprises privée, elle cherche donc le profit maximal (sauf mutuelle) Elle assure la contrepartie pour des risques que les particuliers ne peuvent assurer seuls. Pour ce faire, elle mobilise le principe de mutualisation des risques qui permet de répartir le risque sur une large population. Le risque pour l’assurance est toutefois de mal anticiper ces risques. Mais des risques à l’actifs peuvent également apparaître. L’assurance est donc menacée par un risque de ruine. C’est pour cette raison qu’elle est contrôlée et qu’elle doit disposer d’importantes réserves afin de faire face à des situations extrêmes.

146 La comptabilité des assurances ressemble dans ces grands principes à la comptabilité des autres entreprises. Mais à la place d’avoir un compte achat et vente de marchandises. Elle a un compte sinistres et primes, auquel vient s’ajouter les revenus tirés des placements financiers. Les engagements vis-à-vis des assurés sont appelés provisions techniques des assurances. Elles sont inscrites au passifs des assurances et représentent les montants que l’assurance prévoit de distribuer aux assurés dans l’éventualité de réalisation des sinistres couverts par le contrat d’assurance. Elles sont composées de 2 parties, celles pour primes non-acquises et celle pour paiement de sinistre. Les primes non acquises sont liées au décalage temporel avec l’exercice comptable. Le calcul des provisions techniques, éléments aléatoires, fait l’objet de développements statistiques importants qui permettent aux assurances de mobiliser les niveaux avec une marge d’erreur suffisantes pour éviter les risques de liquidité et de solvabilité. Plus les immobilisations sont importantes et plus cela coûte à l’assurance.

147 Les assurances ne conservent pas toutes les primes d’assurances sous formes de liquidité mais en place une grande partie sur les marchés financiers afin de produire des revenus additionnels. Le compte de résultat est établi en comptabilité analytique, ce qui pose un problème pour les frais généraux. L’estimation de la probabilité de ruine et l’établissement du niveau optimal de réserves optimal. Résultats net de la compagnie d’assurance : R = (1+ )*P-S Avec facteur de chargement, S est une variable aléatoires, R aussi. Si le déficit de l’assurance dépasse K, elle est ruinée. On cherche donc à minorer que R devienne inférieur à (– K) Prob (R < - K) < , avec  seuil de sécurité établi à l’avance

148 Définition de l’espérance mathématique de gain de l’assurance E(R) = (1 + )*P – E(S) = (1+ )*P – P = P Sa variance est : Var(R) = var (S) =  ² Grâce à l’inégalité de Bienaymé-Tchebytchev on peut écrire : Prob ( P - t   R  +t  ) >1 – 1/t² Si on choisit t tel que K= t  - P Puis On a alors :

149 Soit Prob [(- K > R) ou (R > 2 P – K)] La ruine ou la non ruine sont exclusif l’un de l’autre Le coefficient de sécurité  permet de majorer le risque de ruine. Le coefficient de sécurité  varie avec de K, et P, et inversement avec . Plus K est élevé et plus la probabilité de ruine est faible. K constitue donc un instrument de gestion du risque de ruine. Il représente le niveau des réserves techniques. Il en va de même pour et P. Le niveau des recettes contribuant à réduire le risque de faillite. A l’inverse si la variance des risque s’accroit cela a pour conséquence de réduire 

150 Loi des grands nombres et théorème de la limite centrale Soit un ensemble de n variables aléatoires X1, X2, …, Xn, de même loi, indépendantes 2 à 2, d’espérance mathématique m et de variance  ². Z est une variable aléatoire dont l’espérance mathématique est donnée par: Et la variance par : Avec l’application de l’inégalité de Bienaymé-Tchebytchev :

151 Plus n est grand est plus Z se rapproche de l’espérance mathématique m, c’est l’illustration de la loi faible des grands nombres De plus à partir de la variable centrée réduite : Dont la moyenne vaut 0 et de variance =1. Lorsque n tend vers l’infini, la distribution limite quelle que soit la loi des Xi est celle d’une loi centrée réduite. C’est le théorème de la limite centrale. On peut s’en servir en théorie de l’assurance lorsqu’on est face à un portefeuille de n polices identiques et pour des sinistres indépendants deux à deux. Si S est le montant total des sinistres assurés et P la prime versée (supposée égale à la valeur actuarielle, c’est-à-dire égale à l’espérance du sinistre) On peut écrire :

152 La suite des variables Yn converge en loi vers la variable Z qui suit une loi normale La probabilité que le gain net R dépasse le montant – K est donné par la relation suivante : Avec Y qui représente la limite de Yn Par rapport au coefficient de sécurité β on a : Le passage à une variable centrée réduite permet de mieux comprendre le sens du coefficient de sécurité. La probabilité de ruine pour un niveau de réserve donné K est donnée par la valeur de la fonction de répartition de la loi normale centrée réduite pour le coefficient de sécurité β=β(K)

153 β correspond donc à la valeur seuil à ne pas dépasser si on souhaite éviter la ruine. Ainsi, on se donne au départ une probabilité de ruine a priori à partir de laquelle on en déduit le coefficient de sécurité. Ce dernier permet d’établir le montant de réserves K pour éviter la ruine dans le contexte précédemment défini.

154 On rappelle la formule générale

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156 On voit donc assez logiquement que la recherche d’un surplus de sécurité pèse lourdement sur le montant des réserves techniques. Ces immobilisation grève le résultat de l’assurance. Il peut donc y avoir des tensions dans le fonction de l’assurance entre les assurés, l’assureur et les apporteurs de capitaux. L’assuré souhaite un niveau de protection élevé à travers une couverture importante L’assureur souhaite développé son activité en limitant le niveau des primes. L’actionnaire souhaite avoir le meilleur rendement(limitation de la couverture, augmentation des primes. Les façon de réduire les frais de l’assurance est de réduire la volatilité des rendements en réduisant la variance, ici l’ecart-type des sinistres et leur espérance. Ceci peut être réalisé par une bonne discrimination des risques dans les limites du cadre légal (risque adverse, choisir les bon risque). En favorisant, la prévention et limitant les comportement à risque(aléas moral). En accroissant le nombre des assurés (mutualisation).

157 Dans les conditions initial de l’exemple, il paraît peu raisonnable de lancer ce produit, car la probabilité de ruine qui dépasse nettement 5 % est trop importante. Le législateur interdirait surement ce type d’assurance. Une façon d’accroître la diversification pour les assurances et plus surement pour les banques a été développés la banque assurance. De cet façon on peut réaliser des économies de commercialisation : structure personnel, etc. En en supposant une décorrélation des performances des activités bancaires et d’assurances on réduit l’écart-type des risques des 2 activités. Les besoins en réserves sans trouvent amoindris et les possibilités de développement sont accrus. Globalement, les banques assurances avaient été plus performantes que les purs players durant la premier moitié des années Par la suite, les tensions sur les dettes souverains ont pesé sur leur performance (assurance vie 90% de l’activité, décollecte, corrélation des risque) En dehors de ces conditions particulières, la B-A doit être plus performante.

158 Asymétrie informationnelle en situation de monopole : Introduction des notions d’aléas moral et de sélection adverse Il a était supposé jusqu’ici que les assureurs possédaient une information exhaustive sur les assurés. En réalité cette information est imparfaite, ce qui entraîne des coûts informationnels, soit en terme de pertes liée à la mauvaise connaissance des assurés, soit en raison des coûts de production de cette connaissance.

159 Généralement toute l’information susceptible d’altérer les termes du contrat d’assurance ne sont pas à la disposition de l’assurance. L’assureur peut à travers un questionnaire tenter d’établir le profile de risque a priori d’un assurer en raison de son âge, son sexe mais sans pouvoir extraire complètement de ces informations la connaissance du comportement de l’agent en termes de précaution ou même de compétence. Le risque lié à la sélection adverse est un risque ex ante Pour l’assureur le risque est de recruter beaucoup de mauvais risques. C’est-à-dire des assurés dont le risque de sinistralité est plus élevé que la moyenne. L’aléa moral est un risque ex post, L’assuré se sachant protégé adoptera un comportement plus risqué ou simplement fera moins attention. Dans le pire des cas, des phénomènes de fraude à l’assurance peuvent apparaître. Cette asymétrie d’information va porter préjudice aux profits de l’assurance, mais elle peut tenter de réduire les coûts liés au manque d’information en définissant un menu de contrat dans lequel les risques élevés seront incités à prendre le contrat qui est définit pour eux et idem pour les risques faibles.

160 La sélection adverse L’assurance fait face à une population hétérogène de souscripteurs. Pour faciliter la présentation, on ne retient que 2 cas types, les bons et les mauvais risques. Avec π1 probabilité de sinistralité des bas risques et π2 probabilité de sinistralité des hauts risques, donc π1< π2. On suppose que les 2 types d’agents possède la même fonction d’utilité : Par la suite les indices 1 et 2 seront omis. Rappel de la définition de la prime et du niveau d’indemnité : P=gαS, g la prime par euro assuré et I =α S, α le taux de couverture de l’assurance Le taux de couverture alpha va permettre à l’assureur de décliner un menu de contrat visant les différentes catégories d’assuré. De manière générale on doit vérifier les conditions de 1 er et de 2 nd ordre

161 La condition de premier ordre est indépendante du niveau de Sinistre quelque soit le profile de risque on obtient : La condition de second ordre est toujours satisfaite pour un agent risquophobe u’’<0. Comme π1<π2, il vient : Le taux de couverture optimal du risque sera plus élevé pour les risques faibles que pour les risques élevés.

162 Plus qu’ailleurs, en asymétrie d’information face à une population hétérogène, l’assurance complète où g = π et impossible. En effet si l’assurance propose un seul contrat g = π1 soit le contrat optimal pour les risques faibles où l’assurance est complète et où l’on se trouve au niveau de la prime actuarielle π1*S= P1 Tous les assurés vont vouloir s’assurer y compris et surtout les risques élevés. Par conséquent, l’équilibre financier de l’assurance va être mis en défaut puisque la prime est établie pour le niveau des risques faibles.

163 Sur la bissectrice on se trouve en assurance complète, avec la prime actuarielle Selon le principe indemnitaire, on ne peut se trouver dans cette zone. L’assurance ne peut conduire à un enrichissement du fait de la survenu d’un sinistre Le point B correspond au contrat optimal pour les bas risques, le point H pour les hauts risques

164 Si l’assurance propose comme seul contrat le point H, les bons risques ne vont pas s’assurer car la prime sera trop élevée. On passe en dessus de leur utilité de réservation. Ici l’assurance est optimale, mais l’assurance n’attire qu’une partie du marchés les clients risqués. Une solution moyenne peut-être proposée. Établir un contrat à partir du niveau de risque moyen.

165 Le point A correspond au contrat avec la prime moyenne. Ce contrat n’intéressera pas les risques faibles et seuls les risques élevés vont être recrutés. Ceci illustre le phénomène de sélection adverse, le contrant n’est souscrit que par les mauvais risques. L’équilibre financier n’est donc pas assuré puisque les risques vont apparaître avec une probabilité supérieur à la moyenne. Le menu C et D pourra être proposé. Les risques élevés vont se positionner sur C et les risques faibles sur D.

166 L’assurance doit établir le menu optimal dont les caractéristiques sont les suivantes: Les agents doivent choisir le contrat qui leur est destiné. Pour cela il faut que le contrat soit doté de contraintes incitatives adéquates. Il faut que chaque prospect souhaite souscrire un contrat d’assurance. L’utilité produit par l’assurance doit placer l’agent au dessus de son utilité de réservation. Il faut définir des contrainte de participation. Lorsque le menu de contrat respecte les deux critères précédant il reste à l’assurance à établir le menu qui lui permet de maximiser son profit.

167 Les bas risques vont accepter de s’assurer sur la courbe d’indifférence OB. Au dessus, les hauts risques viendraient également rompant la discrimination du contrat.

168 La sensibilité des obligations au taux d’intérêt : la duration Lorsqu’une assurance place les cotisations des assurés, elle en place une majorité sous forme d’obligations pour des raisons réglementaires. Les obligations sont en principe moins risquées que les actions. Les actions constituent un titre de propriété d’une proportion de l’entreprises qui l’a émise. Elle donne lieu à des dividendes au titre de la rémunération du risque. L’obligation est un titre de créance qui donne lieu à un taux d’intérêt, le coupon. Sa durée est habituellement supérieure à 2 ans (billets de trésorerie) Sa maturité peut aller jusqu’à 50 ans, il existe même des obligations perpétuelles. Le prix des obligations peut varier sur le marché de l’occasion en fonction de l’offre et de la demande. Ceci peut être à l’origine de variation importantes de la valeur des obligatoins. Ceci constitue donc un problème pour les assureurs.

169 Le problème de l’actualisation : La valeur d’un contrat d’assurance va dépendre de la variation des taux d’intérêt : V0 =  P / (1+ r_n)^n La sensibilité de la valeur du taux d’intérêt est définie par : (  V0/V0)/  r Tout calcul d’actualisation dépend fortement des variations du taux d’intérêt. Si une obligation est à taux fixe sur prix = 1/r Si une obligation A est émise en 2014 avec un taux de 5 % avec une valeur de 100. Si une obligation B est émise en 2015 avec un taux de 10 % avec une valeur de 100. La valeur de l’obligation A devra diminue de 50% pour rétablir l’équilibre de marché. Pour que l’obligation A puisse délivrer un rendement de 10 % alors qu’elle est à taux fixe, il est nécessaire que ça valeur diminue de moitié. La détention jusqu’au terme permettra à l’assurance de récupérer son capital, mais la valeur actualiser de l’obligation aura sensiblement diminuer.

170 Mêle si en principe le risque est moindre sur le marché obligataire que sur le marché action, il existe a travers les variations de taux. C’est le risque de taux. Il concerne l’ensemble des éléments du bilan d’une assurance qui dépend d’un taux d’intérêt. Exercice Soit 2 obligations A et B. Elles veulent toutes 2, 500 euros. Taux du coupon 7 % avec un amortissement in fine. Les intérêts sont payés chaque années et la capital est remboursé à la fin. La première A à une maturité de 5 ans, B de 8 ans. Calculer la valeur actualisée de l’obligation A i : taux d’intérêt du marché n : durée de vie de l’obligation Coupons = taux * nominal

171 Les assureurs ont besoin d’évaluer ce risque en calculant la sensibilité a priori d’une obligation. Pour cela, il est nécessaire de calculer la durée de vie de l’obligation. Qui mobilise les notions de maturité, la durée de vie moyenne et la duration. La maturité, c’est l’écart entre la date présente et la date du dernier remboursement du titre. Au départ de notre exemple, la maturité de A et B, sont respectivement de 5 et 8 ans. La maturité est peu informative. La durée de vie moyenne un peu plus. Mais ici on ne tient ni compte de l’actualisation, ni des intérêts versés. La duration permet de remédier à ces problèmes.

172 DU = Obligation A Obligation B tFlux(F)F*t (F*t)/(1+i) ^t (F)/(1+i)^ t Flux(F)F*t (F*t)/(1+i )^t (F)/(1+i)^ t 135,00 32,71 35,00 32,71 235,0070,0061,1430,57 35,0070,0061,1430,57 335,00105,0085,7128,57 35,00105,0085,7128,57 435,00140,00106,8126,70 35,00140,00106,8126, ,002675,001907,24381,45 35,00175,00124,7724,95 6 total2193,61500,00 35,00210,00139,9323, ,00245,00152,5721, ,004280,002491,00311,37 total3194,64500,00 Du(A) = 2193,61/500 = 4,39 Du(B) = 3194,64/500 = 6,39

173 Formule de la sensibilité a priori : = -4,10 = -5,97 Une hausse de 1 point de taux d’intérêt implique une réduction de 4,1 % de la valeur de A, de 5,97 de B. Le risque de taux est fonction de la durée de l’obligation

174 Exercice tarification assurance vie. Une assurance propose un contrat d’assurance vie. Le client est âgé de 63 ans. Il souhaiterais recevoir dans 12 ans un capital euros si il est toujours en vie, sortie en capital. Pour calculer le risque de survie l’assurance dispose de la table de mortalité suivante. Une prime unique est versé en début de contrat. Elle sera placée au taux de 7 %. 100 personnes vont contracter ce contrat. Quel sera le montant de la prime pure. Probabilité de survie à 75 ans pour un homme de 63 ans = 12p63 = L75/L63 = / = 0,85346 Principe de la prime réciproque P = A =  * K * (1+r)^(-12) = 0,85346 * *(1+0,07)^(-12) = 37894,64 euros Chaque assuré devra versé une prime d’entrée de 37894,64 euros. L’assureur va pouvoir placer 100 * 37894,64 *(1+0,07)^12 = , 947

175 Les ne seront versés qu’aux survivants après 12 ans. 88 personnes ont survécues 88 * = Le profit de l’assureur est donc négatif car, il y a eu une sous-estimation du nombre de survivant. La table prévoyait 85 survivant et non 88. Il faut donc débourser euros supplémentaires , 947 – = , 053 L’erreur important provient du faible nombre de contrat. Pour équilibrer son compte quel aurait du être le taux auquel il aurait du placer l’argent ? M = *(1 +r)^12 = = V (1+r*) = ( / )^(1/12) => r* = 1,0727 – 1 = 7,27 %

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189 Assurance gérée en répartition ou en capitalisation La répartition : les assurés forment une mutualité. C’est-à-dire que l’ensemble des assurés financent à travers leurs primes les indemnités qui permettront de faire à face à la réalisation des risques individuels. Les cotisations prélevées servent directement au financement des indemnités sans passage par les marchés financiers. Dans le cadre de la retraite, les indemnités (la retraite) mais également les primes (cotisations) sont décidées politiquement par la gestion paritaire : représentants du patronat, des salariés et de l’Etat.

190 La capitalisation: peut-être gérée de manière individuelle ou collective. Les primes servent à alimenter un fond qui sera placé sur les marchés financiers afin de réaliser des gains en proportion des risques pris. La politique de placement est le plus souvent déléguées mais peut disposer d’un panachage de gestion plus ou moins agressives en fonction du profil de risque des assurés. Historiquement, ce sont les fonds en prestation définies qui étaient dominants aux États-Unis, mais l’arrivée à échéance des retraites qui n’avait pas nécessairement étaient préfinancé par les employeur a conduit nombres de ces dispositifs à la quasi faillite. De plus, les entreprises se sont lestées d’une dette sociale considérable. Pour éviter ces situations, le risque a été reporté sur les salariés à travers les fonds à cotisation définies. Les fonds à cotisations définies établissement le montant des cotisations, le montant des prestations étant largement déterminé par les prix de liquidation des fonds en gestion.

191 La retraite par capitalisation concerne surtout les pays anglo-saxons pour lesquels ces dispositifs représentent une part importante des retraites versées aux salariés. En France, le livre Blanc de Michel Rocard (1991) soulignait les difficultés financières dans lesquelles risquaient d’entrer la retraite française gérées en répartition. Les conclusions tendaient donc à favoriser le développement d’un troisième étage de retraite en capitalisation. A un dispositif général provoquant trop de résistance contre lui a été préférés l’introduction de dispositifs spécifiques et non obligatoires. C’est les lois Fillon de 2003 Qui mettent en place les dispositifs du PERCO, PERCO-I et du PERP.

192 Les dispositifs en capitalisation sont très intéressants pour les assureurs puisqu’ils devraient conduire à un développement probable de leur chiffre d’affaire. Cependant, ces dispositifs peuvent être rapprochés à de l’assurance vie qui constituait déjà une forme de retraite en capitalisation à la française

193 Le PERCO-I : ordonnance du 23 mars 2006 Plan d’épargne pour la retraite collective – Interentreprises, le plan est financé par de l’intéressement, de la participation aux bénéfices et des versements volontaires. Ces derniers ne doivent pas excéder 25 % du salaire annuel brut, en tenant compte de l’intéressement. Le contrat peut prévoir une sortie en rente viagère ou en capital. Le versement par les salariés de leur participation permet de conserver les avantages fiscaux associés à la participation et l’intéressement qui est imposé est défiscalisé s’il est placé sur le PERCO. Le Perco permet de se constituer un portefeuille de valeurs mobilières constitué par des titres émis par les SICAV et des parts de fonds communs de placement d'entreprise (FCPE). L'entreprise propose un choix entre 3 organismes de placements collectifs au minimum, qui doivent présenter des profils d'investissement différents.

194 Le PERP : décret du 21 avril 2004, arrêté du 22 avril 2004 Plan d’épargne retraite populaire. Il s’agit d’un plan individuel, les sommes ne peuvent être sorties avant la retraite et sont uniquement versées sous forme de rente. Les revenus placés sont défiscalisés. Par contre la rente viagère est soumise à l’impôt. Ce plan est moins souple que le PERCO, car les conditions de sorties sot plus limitées. Le capital constitué est reversé sous forme d'une rente viagère. Il peut également être reversé sous forme de capital, à hauteur de 20 %. Le Perp permet aussi d'utiliser l'épargne accumulée pour financer l'acquisition d'une 1ère résidence principale.

195 COMPLÉMENTS ET ACTUALITÉS DU SECTEUR DE L’ASSURANCE

196 Cet article est extrait de Pour le découvrir, cliquez ICI Les assureurs européens n’absorberont pas tous avec la même facilité la nouvelle décote sur la dette grecque, mais devraient dans l’ensemble supporter le choc. Leur situation va surtout dépendre de la manière dont ils ont intégré dans leurs comptes l’accord du 21 juillet qui prévoyait une dépréciation de 21% sur les titres arrivant à échéance avant 2020, contre 50% désormais sur l’ensemble des maturités. «Le secteur de l’assurance est globalement moins exposé que le secteur bancaire. L’impact sera différent selon les méthodes adoptées dans les comptes du deuxième trimestre mais après, il faut relativiser par les montants qui sont en jeu», nuance un analyste. Les groupes allemands sont à l’abri puisqu’ Allianz et Munich Re ont provisionné l’intégralité de la moins-value latente enregistrée au bilan, et ce, même pour les titres à échéance postérieure à Et comme à fin juin, la décote sur la Grèce s’élevait à 45%, il ne leur reste que 5% à passer. Axa et Generali ont également déprécié les titres grecs en valeur de marché mais seulement avant Axa paiera un plus lourd tribut que son concurrent italien, les deux tiers de ses titres grecs allant au-delà de 2020, soit 962 millions d’euros à fin juin, selon les données de Raymond James. Mieux loti, Generali n’aura plus qu’à déprécier quelque 800 millions d’euros sur les 3 milliards qu’il détient. Les moins bien positionnés sont les mutualistes qui ont appliqué à la lettre l’accord du 21 juillet comme la Macif et Groupama. La Macif, exposée à hauteur de 55 millions d’euros à la Grèce, a déprécié de 21% les maturités avant Toutefois, outre les 29% supplémentaires à passer, les titres courant après 2020 ne représentent que 2,7 millions d’euros. La situation est plus difficile pour Groupama. Ses titres arrivant à échéance après 2020 représentent 74% des obligations grecques qu’il détient, soit 2,3 milliards d’euros. Il s'agit de montants bruts. Le gros de la charge sera assumé par les assurés, avec des ponctions sur la provision pour participation aux excédents, comme l'avait fait la CNP au deuxième trimestre. Globalement, ces montants seront beaucoup moins élevés que les moins-values latentes enregistrées sur les actions et qui pourront faire l’objet de provisions en fin d’année. A ce titre Axa a indiqué hier qu’il n’envisageait pas de déprécier ses titres BNP Paribas, qui ont perdu plus d’un quart de leur valeur depuis le début de l’année. Les assureurs digéreront plus ou moins bien la nouvelle décote grecque Par Florent Le Quintrec le 28/10/2011 Le montant de leurs provisions dépendra des méthodes appliquées après l'accord du 21 juillet et de la répartition des maturités des titres

197 Récapitulatif des sources internet et ouvrages ?sequence=1 J-M. Rousseau, T. Blayac et N. Oulmane Introduction à la théorie de l’assurance Edition Dunod Paris 2001 D. Henriet et J-C Rochet Microéconomie de l’assurance Edition Econoica Paris 1991 Pour aller plus loin : M. Cohen et J-M tallon Décision dans le risque et l’incertain: L’apport des modèles non additifs Arnaud MALAPERT, Gildas JEANTET Coherence dynamique des decisions dans l'incertain 30 janvier 2006

198 brest.fr/~fdupont/deug_mass/cours3annee/files/demandeassurance2.pdf francois.pigalle théorie de l’assurance chapitre 5

199 Limite de VNM Le paradoxe de Allais Soient les loteries : A=L(4 000 €, 0 € ; 0.8, 0.2) B=L(3 000 €, 0 € ; 1, 0) Soient les loteries : C=L(4 000 €, 0 € ; 0.2, 0.8) D=L(3 000 €, 0 € ; 0.25, 0.75)

200 u(3000 €) > 0.8 u(4000 €) 0.2 u(4000 €) > 0.25 u(3000 €) 0.8 u(4000 €) > u(3000 €)


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