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Initiative Régionale pour faire face à la pénurie d’eau Présentation du Rapport national d’évaluation.

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1 Initiative Régionale pour faire face à la pénurie d’eau Présentation du Rapport national d’évaluation

2 Plan de l’exposé Contexte global et régional Objectifs et approche Principaux résultats Conclusions Recommandations

3 Contexte global et régional Une région en situation de pénurie physique Une région dépendante de l’irrigation Une région importatrice nette avec un solde négatif croissant Des risques globaux Des opportunités Un débat complexe

4 Une région en pénurie physique Le Maroc fait partie d’une des régions (si ce n’est la région) au monde qui est caractérisée par une situation de pénurie dite physique de l’eau, avec une partie de l’Asie de l’Australie et de l’Amérique du Nord. Définitions: Pénurie physique: 75% des écoulements des rivières sont prélevés à des fins agricoles, industrielles ou domestiques. Prochaine pénurie: 60% Peu ou pas de pénurie: 25% La pénurie économique est provoquée par le manque d’investissement en eau ou le manque de capacité humaine pour satisfaire les demandes en eau. La grande partie de la pénurie provient de la manière dont les institutions fonctionnent, favorisant un groupe au détriment d’un autre et n’écoutant pas les voix des divers groupes, particulièrement celles des femmes.

5 Une région dépendante de l’irrigation Dans ces conditions, la région est largement dépendante de l’irrigation. On estime que 75% de la production provient des zones irriguées.

6 Une région importatrice nette de produits alimentaires Les importations nettes représentent entre 25 et 50% de la consommation dans les pays de la région NENA. Les projections sont à la hausse en raison des facteurs de demande.

7 Prospectives RégionSoldes des échanges 2003 (Gkcal/j) Soldes des échanges 2050 Agrimonde 1 (Gkcal/j) Soldes des échanges 2050 Agrimonde GO (Gkcal/j) Afrique du Nord-MO Afrique Subsaharienne Amérique Latine Asie Ex-URSS OCDE Monde0450 Face à la question de la sécurité alimentaire à l’échelle globale, il existe un consensus (FAO, AGRIMONDE, IFPRI) sur la capacité à produire suffisamment pour nourrir 9 milliards de personnes d’ici Cependant les points de vue sur la durabilité du système agricole et les règles commerciales à mettre en place pour permettre à chaque pays d’accéder à l’alimentation nécessaire à sa population vu l’inégale répartition de cette production divergent, et sont à l’origine d’un débat international complexe. Soldes des échanges en 2003 et 2050, scénarios Agrimonde GO et Agrimonde 1

8 Risques : Marchés mondiaux Après une période de baisse des prix qui a duré du milieu des années 70 à A noter la forte corrélation entre les prix mondiaux et la progression des surfaces irriguées Depuis 2008 et le triplement des prix mondiaux tout se passe comme si on avait franchi de manière irréversible un palier

9 Crise de 2008 Hausse des prix des produits de base agricoles… Évolutions lourdes du côté de la demande et de l’offre (diminution de la productivité de certains produits agricoles). …corrélés à ceux de l’énergie…. Le coût de l’énergie impacte directement les coûts de production agricoles et des principaux intrants (fertilisants, pompage, électricité, transport). A cette dépendance traditionnelle, s’est rajoutée celle des bio-carburants. … et « financiarisés » Du fait de cette financiarisation, les marchés des produits de base obéissent moins à la logique d’un marché normal de marchandises qu’à celle des marchés financiers.

10 Crise de 2008 Des prix volatiles et des risques d’approvisionnement Sur ces marchés globalisés et sensibles aux effets de substitution et de spéculation, les variations des prix ont tendance à s’amplifier et devenir plus fréquentes. Dans ces conditions, certaines pratiques de sécurisation de l’approvisionnement sont porteuses de risques accrus pour les pays déficitaires. Une nouvelle géographie de l’offre et de la demande Les marchés d’Europe de l’Ouest et de l’Amérique du Nord stagnent, alors que l’Amérique Latine, l’Asie et l’Afrique sont en pleine croissance. Face à la saturation des gains de productivité dans les pays du Nord, cette demande accrue a été de plus en plus satisfaite par les producteurs sud-américains dont les gains de productivité ont été soutenus. Des IDE à la recherche des ressources de base La hausse massive des prix en a fortement contribué à la flambée des investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur agricole, plus particulièrement orientés vers la production de matières premières agricoles ou des produits de base

11 Opportunités D’après les études récentes de plusieurs institutions, il est possible de faire face, à l’échelle globale, d’ici 2050 à l’accroissement de la demande alimentaire de la population mondiale (des 9 milliards de personnes à l’horizon 2050) en: – mobilisant le potentiel des terres arables en Afrique Sub- Saharienne, – augmentant la productivité de l’eau agricole (verte et bleue), (iii) – s’appuyant sur les bio-technologies pour améliorer en matière de la résistance des variétés et, (iv) – réduisant les pertes alimentaires tout au long des filières agro- alimentaires.

12 Mais le débat est complexe Le débat sur la sécurité alimentaire inclut de nombreuses composantes: économiques, sociales et environnementales, impliquant l’ensemble des acteurs, et la superposition des échelles. Les technologies à développer malgré la raréfaction des ressources naturelles nourrissent un débat dans lequel on retrouve les questions des OGM, de l’agroécologie, de la modernisation… Ces questions renvoient à des choix/arbitrages en matière de santé, d’environnement et d’organisation sociale: Quelle forme d’organisation de la production est la plus performante pour permettre d’accroitre la productivité et réduire la pauvreté? Pour chacune de ces questions (pénurie des ressources naturelles, techniques et formes d’organisation de la production, politiques commerciales…), il existe aujourd’hui un large éventail de propositions. Cependant le potentiel de chacune de ces options reste marqué par des incertitudes. Chaque pays doit donc prendre conscience de ses propres enjeux, et de ceux de ses partenaires, afin de définir sa politique agricole. C’est en ce sens que cette étude participe au positionnement du Maroc dans ce nouveau contexte

13 OBJECTIFS ET APPROCHE Termes de référence Sécurité alimentaire Comptabilité Eau Ecarts de productivité Coûts d’approvisionnement

14 Ambition et instruments L’objectif global de cette initiative est d’aider les pays membres à réexaminer les politiques et identifier les meilleures pratiques de gestion de l’eau agricole afin de contribuer de manière significative à accroître la productivité agricole, améliorer la sécurité alimentaire et assurer la durabilité des ressources en eau. Les évaluations nationales qui traduisent cette ambition ont été réalisées dans des pays pilotes. Ces évaluations s’appuient sur trois instruments d’analyse : – La comptabilité de l’eau – L’élaboration des courbes des coûts d’approvisionnement en alimentation. – L’analyse des lacunes de connaissances

15 Sécurité alimentaire: précisions conceptuelles Définition a varié avec le temps entre une conception macro plutôt agricole et une conception nutritionnelle de type micro: ‘’La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active’’.

16 Sécurité alimentaire: Classement

17 Sécurité alimentaire: évolution ,86,96,26,5< 5 Amélioration substantielle des performances de l’indicateur global GHI qui est calculé comme une moyenne de la part de la population en sous-nutrition, de la prévalence des enfants ayant une masse corporelle insuffisante et la mortalité infantile. Entre 20 et 10: situation de la faim est grave Entre 5 et 10: modérée < 5: basse Le Maroc fait partie des 40 pays qui ont atteint ce niveau de l’indice GHI en 2013

18 Points forts et points faibles Les indicateurs pour lesquels le Maroc est le mieux noté sont Prévalence de la sous-nutrition 99.3 sur 100 Intensité des carences alimentaires 95 sur 100 Sécurité sanitaire des aliments 87 sur 100 Proportion de la population sous le seuil de pauvreté global 85 sur 100 Approvisionnement des marchés 82.1 sur 100 Filets de sécurité alimentaires 75 sur 100 Les indicateurs pour lesquels le Maroc est le plus mal noté sont Volatilité de la production agricole 3.1 sur 100 PIB par tête en parité de pouvoir d’achat 7.5 sur 100 Dépenses publiques affectées à la recherche agronomiques 12.5 sur 100

19 Comptabilité de l’Eau: Concepts Pour un domaine spécifié sur une période de temps déterminée, les apports d'eau sont égaux aux sorties de l'eau, plus ou moins tout changement de stockage.

20 Concepts Concepts clé Echelles A l’échelle de la parcelle, le ruissellement et le drainage sont des utilisations non consommatrices récupérables localement ou en aval.

21 Comptabilité de l’eau En ce qui concerne les ressources en eau, l’étude rappelle que malgré l’effort de mobilisation, les ressources en eau mobilisables par habitant vont diminuer – de 15% d’ici à 2030 et – de 20% d’ici La raréfaction de l’eau au Maroc va aller en s’aggravant sous l’effet du changement climatique. Dans ce contexte, il y a lieu d’actualiser les bilans d’irrigation par bassin hydrique en tenant compte de la réutilisation des pertes dites ‘’récupérables. Les résultats de cette actualisation préliminaire montrent que, l’efficience de l’utilisation de l’eau à l’échelle des bassins hydriques serait de l’ordre de 90%, alors que l’efficience à l’échelle des systèmes d’irrigation varierait entre 60 et 75%.

22 Analyse des écarts: Approche Elle s’appuie sur le principe général du ‘’benchmark’’ utilisé pour établir les cartes dites ‘’yield gap’’ dans les études de prospective, par exemple. La difficulté consiste à bien identifier ce qui dans la durée peut expliquer le maintien des écarts.

23 Analyse des écarts Dans le contexte du Maroc, la productivité agricole de l’eau est un enjeu majeur des politiques publiques. En effet, plusieurs études font état des ‘’écarts de productivité’’ importants, notamment : – (i) à l’amont des bassins avec une érosion active qui réduit la fertilité et la productivité des sols, – (ii) dans les exploitations agricoles qui maintiennent des techniques et pratiques d’irrigation induisant des pertes d’eau sous forme d’évaporation non productive et de consommation non productive aux plantes, – (iii) à l’aval des nouveaux barrages, en raison des retards d’équipement en irrigation, et – (iv) les contraintes qui bloquent l’introduction d’innovations dans l’agriculture pluviale (gestion conservatoire, semis direct, irrigation d’appoint). L’amélioration des connaissances relatives à ces pertes devrait être considérée comme une priorité pour toute politique visant un accroissement de la productivité agricole de l’eau.

24 Courbe des coûts: Définition Elle fournit les indicateurs qui permettent de comparer les options de production domestique entre elles et avec les options d’approvisionnement externe. En les classant des plus efficientes aux moins efficientes on obtient une courbe. Elle permet de calculer des probabilités de viabilité économique des projets de sécurisation alimentaire qui synthétisent l’ensemble de ces variables et des incertitudes qui leur sont associées. La méthodologie prend en compte : (i) l’évolution de la demande alimentaire à l’horizon 2020, (ii) la volatilité des prix mondiaux, (iii) les coûts d’opportunité (notamment de l’eau et de la terre), (iv) les coûts de production; et (v) les rendements additionnels.

25 Sucre Pour le sucre, les résultats obtenus vont dans le sens de la justification de projets sucriers dans les zones à besoins réduits en irrigation et à coût d’opportunité modéré de la terre et de l’eau. Dans ces zones, la probabilité pour que la production nationale soit plus économique que les importations est de 50%. Les résultats ne permettent pas encore de trancher sur l’intérêt de la production cannière par rapport à la production betteravière dans les périmètres du Nord. En raison des coûts d’opportunité de la terre et de l’eau, la production sucrière dans les périmètres déficitaires ne peut pas à elle seule justifier les investissements de reconversion collective à l’irrigation localisée en raison des coûts d’opportunité de l’eau élevés.

26 Blés Pour le blé, l’analyse économique a porté sur deux options majeures d’accroissement de la production de céréales au Maroc : (i) celle relative au semis direct en agriculture pluviale, (ii) et celle portant sur la réhabilitation des périmètres de Petite et Moyenne Hydraulique (PMH). En termes probabilistes, les résultats indiquent que les projets d’agriculture conservatoire ont des chances importantes d’atteindre le seuil de rentabilité économique, de l’ordre de 50%, alors que les projets de PMH en montagne ne semblent pas pouvoir être totalement justifiés uniquement par les gains en production céréalière.

27 Conclusions Le Maroc fait face à des risques croissants de ‘’chocs exogènes’’ en matière de sécurité alimentaire (marchés mondiaux volatiles et changement climatique), au moment où les facteurs internes de la production agricole se font plus rares, notamment les ressources en eau ‘’récupérables’’ à un coût raisonnable. Par ailleurs, la demande alimentaire connaît une augmentation soutenue du fait de la croissance démographique et économique d’une part, et de la transition vers un régime alimentaire plus riche en calories, d’autre part De son côté, l’analyse économique (incluant les coûts d’opportunité de l’eau) montre qu’il existe des marges pour améliorer la qualité de la sélection des projets d’investissement visant à combler ces écarts de productivité, notamment à travers la ‘’spatialisation’’ des programmes d’investissement publics et des incitations. Enfin, et au-delà des options techniques et économiques, le développement des solutions conciliant la recherche de la sécurité alimentaire tout en tenant compte de la pénurie d’eau implique de l’exploration de quelques pistes de réflexion qui nous semblent prioritaires et complémentaires aux efforts de modernisation en cours dans les diverses institutions en charge de la mobilisation et de l’exploitation des ressources en eau. Ces pistes concernent la régulation du secteur de l’eau, la productivité agricole de l’eau et l’amélioration des connaissances.

28 Recommandations (I) L’étude a permis de confirmer qu’il était difficile d’établir un état des lieux et un diagnostic communs de la question de l’eau au Maroc (comme ailleurs) car les acteurs, publics et privés portent tous un regard sur la question de l’eau (avec diagnostic et propositions) qui est loin d’être consensuel. Dans ce contexte, la question de la gestion de la rareté de l’eau n’est pas simplement une question d’hydrologie, c’est avant tout une question de gouvernance et plus précisément de régulation. En ce sens, ce sont les échelons national et local qu’il s’agira de renforcer en priorité.

29 Recommandations (II) Aménagement des bassins versants L’objectif des aménagements des bassins versants en situation de pénurie est double : d’une part, il s’agit de réduire les pertes dues à l’érosion, à l’envasement et aux dégâts des crues. Il s’agit, également, d’accroître la productivité de l’eau agricole en amont des bassins. Dans ce domaine, l’expérience acquise au Maroc est très importante depuis les premiers travaux anti-érosifs des années 40. Il s’agit essentiellement dans le cadre des nouvelles priorités de mobiliser de manière durable et équitable les financements requis sur la base d’une étude à réaliser sur les coûts et les bénéfices des aménagements antiérosifs. Une des options envisageables est de mettre en œuvre des mesures financières incitatives pour encourager les agriculteurs en amont du bassin versant à adopter des méthodes de bonne gestion de l’eau et de contrôle de sédiments en utilisant des techniques culturales appropriées29. L’idée étant de créer un fonds d’investissement, destiné à encourager les agriculteurs en amont à prendre des mesures de conservation de l’eau et du sol, qui sera financé par les usagers d’eau en aval, et qui bénéficient en retour d’une amélioration de l’eau en termes quantitatif et qualitatif. Agriculture pluviale En raison des surfaces concernées et des écarts de productivité constatés et des limites à l’extension des irrigations, la mobilisation du potentiel de l’agriculture en bour est devenu un enjeu primordial en matière de sécurité alimentaire. Le Maroc dispose d’une longue tradition d’interventions dans ce domaine. L’analyse montre de manière assez claire que le développement du bour passe par des solutions qui permettent un accès moins coûteux des innovateurs au foncier et au crédit. Ces contraintes ont pu être dépassées avec la formule du partenariat-public-privé sur les terres domaniales au profit des entreprises agricoles structurées. En s’inspirant de cette expérience, il serait possible de développer des projets axés sur la diffusion des techniques d’agriculture durable (agro-écologie, semis direct, agriculture en pente, etc..) et des formules ‘’simplifiés’’ d’accès au foncier et au crédit aux opérateurs les plus dynamiques, avec de meilleures perspectives de réussite que les projets antérieurs. Gestion de la sécheresse et de la pénurie d’eau Les données climatiques relevées dans le pays durant le 20ème siècle font apparaitre une baisse continue des précipitations avec une tendance accentuée les 30 dernières années et aussi une augmentation nette de la fréquence des sécheresses puisqu’on est passé d’une sécheresse tous les dix ans au début du siècle à cinq à six années de sécheresses en dix ans actuellement. Ces risques de sécheresse et de pénurie d’eau doivent être pris en compte dans toute politique de gestion de l’eau aussi bien au niveau de l’agriculture pluviale qu’irriguée. Le pays a besoin d’approches structurelles, aussi bien techniques que réglementaires et institutionnelles, d’adaptation efficiente et durable à intégrer dans les textes en préparation et les programmes futurs.

30 Recommandations (III) L’étude a identifié un certain nombre de questions dont la réponse reste en suspens en raison de l’absence d’études de base sur certains paramètres clé. Comptabilité de l’eau: part des pertes en eau récupérables effectivement récupérées? et impact sur la justification des programmes d’économie de l’eau. Analyse des écarts: contraintes effectives à la GCES, gains potentiels associés à l’intégration de l’élevage dans la valorisation de l’eau, possibilités de réduire l’empreinte écologique (y compris énergétique) du secteur. Analyse économique: coûts d’opportunité de l’eau et de la terre, qui sont des paramètres de dimension locale. Nous recommandons d’identifier un ou deux bassins déficitaires dans lesquels l’approche serait menée à bien avec un niveau satisfaisant de précision des paramètres clé. Ces projets donneront l’occasion d’améliorer les connaissances sur: – les interactions entre les ressources en eau et la production alimentaire (contributions de l’eau verte/eau bleu/eau virtuelle) et – d’élaborer des plans d’actions de gestion de la pénurie acceptables par les parties prenantes et les gestionnaires des ressources.


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