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Culture tzigane et scolarisation

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Présentation au sujet: "Culture tzigane et scolarisation"— Transcription de la présentation:

1 Culture tzigane et scolarisation
Animation pédagogique inter - circonscriptions Mercredi 04/03/2015 -Collège Ernest Gabard de Jurançon Mardi 10/03/ Collège Les Lavandières de Bizanos Christine Mesnard Chargée de mission pour la scolarisation des enfants issus de familles itinérantes ou de voyageurs. IA 64

2 Qui sont-ils ? Bohémiens, Tsiganes, Gadjé, Egyptiens, Gens du voyage, Romanichels, Gitans, Nomades, Roms, Yèniches, Manouches,Voyageurs,Payos…ne composent absolument pas une population homogène. Malgré la diversité des clans, ils ont tous un patrimoine en commun qui forge leur identité. Ces grands groupes sont la plupart du temps liés par une langue commune, le « romanes » avec de très fortes variantes, notamment concernant le Calo des gitans espagnols, lequel ne comprend plus que quelques dizaines de mots romani. Les Tsiganes proviennent pour l’essentiel du nord-ouest de l’Inde. C’est une région qu’ils ont quittée vers le Xe siècle de notre ère pour une migration du nord-ouest de l’Inde vers l’Empire byzantin (la Grèce, la Turquie actuelle et une partie des Balkans) où ils arrivent au Moyen Age. Ces gens se distinguent des autochtones d’abord par leur langue. Pourchassés et méprisés, rejetés, parfois persécutés , ils ne cessent de parcourir le monde. En quelques siècles, les Tsiganes se sont répandus dans tous les pays du continent ; ils constituent la plus importante minorité ethnique d'Europe. C’est une population qui est fort nombreuse à l’échelle de l’Europe : entre 8 et 10 millions d’habitants ; à vivent en France. Certains font halte mais se retrouvent échoués entre deux cultures, leur faisant perdre plus ou moins leur identité. Quasiment sédentarisés (80% des tsiganes sont sédentaires), beaucoup ont perdu de leurs traditions sans pour autant s'être intégrés à la société dominante.

3 Origines et langue Au début du XIe siècle, des populations indiennes sont déportées en très grand nombre et réduites en esclavage par des Turcs iranisés. Il ne s’agit pas là au départ d’une « ethnie » ou d’une « peuplade » particulière, mais de personnes aux compétences hétérogènes utiles aux armées turques : forgerons, dresseurs, soigneurs et musiciens, c’est-à-dire d’un certain nombre de castes mobiles, traditionnellement au service des armées. Pratiquement tous proviennent de la même région, parlent la même langue et se définissent comme rom/romni ce qui signifie, comme dans la plupart des langues indo-aryennes, « époux/épouse » (raman/ramni en hindi) ou encore comme manuś : « être humain ». Au XIIIe siècle, certains de ces anciens esclaves, désormais affranchis, sont artisans, commerçants ou logisticiens aux services de différentes armées. Ils reçoivent le surnom d’Egyptiens (Egiptano, Gitano, Gitan). Beaucoup de ces troupes « égyptiennes » serviront les armées privées des grands seigneurs féodaux et monarchies en Europe occidentale et en particulier en France jusqu’à leur interdiction et leur bannissement par Louis XIV.

4 Traits culturels Pour les populations Tsiganes, les non Tsiganes sont des Gadjé (Gadjé pour les Rroms et manouches, Payé pour les Gitans) ce qui signifie : paysans, hommes de la terre. Il y a une grande diversité et une hétérogénéité entre les groupes mais de veritables traits culturels : La frontière avec les gadjé est ce qui unifie les groupes hétérogènes qui ont des traits de culture qui se rejoignent. Les Tsiganes ont une conception particulière des notions d'espace et de temps. Nomades, ils n'ont aucune attache territoriale et n'ont pas l'idée de propriété mais les familles les plus émancipées sont propriétaires d'un terrain pour passer les mois d'hivernage, ce qui leur évite les aléas du stationnement et les contrôles de police.  Ils vivent dans le moment présent, incapables de programmer des activités à long terme. Tout travail se fait d'un trait ou est abandonné, mais n'est jamais repris. Beaucoup de rites sont liés à la crainte des souillures,tout particulièrement le sang et la mort. La pire des malédictions, qui peut appeler une vengeance, est "Mange tes morts !" (Te has tre mule).

5 L’organisation sociale
Se sentir un être social parfaitement intégré à son groupe est le seul moyen de se protéger. Une attitude stratégique à l'égard des non Tsiganes est ce qu'on pourrait nommer la "frime", qui permet de se protéger et surtout de se valoriser. Elle se caractérise par le langage: parler fort d'un ton irrité ou hâbleur devant témoins,  user d'un double langage, mentir. La frime se caractérise aussi par l'apparence (le regard fier, la prestance, les bijoux clinquants, bagues et boucles d'oreilles) et le comportement  ( exhiber une liasse de billets de banque, provoquer une bagarre, montrer qu'on sait utiliser des objets ou gadgets de non-Tsiganes: cartes de visite aux titres ronflants et usurpés, téléphone mobile). La frime est parfois la seule motivation des enfants pour l'école, ils ne sont guère intéressés par la culture de l'écriture mais plutôt prompts à s'approprier une certaine connaissance de la société des autres.  L’économie est liée à la famille: les Tsiganes ne vivent pas seuls et ils ne travaillent pas seuls. Ils mettent leurs compétences en commun au service d'une opportunité et les gains sont ensuite partagés.

6 L’organisation sociale
L'organisation type de cette société fondamentalement patriarcale est la "famille élargie". Dans la hiérarchie le père a tout le pouvoir; tous les hommes sont supérieurs aux femmes, au point qu'un jeune garçon a autorité sur sa mère. Le mariage est la pierre angulaire de cette communauté, il est au coeur de la culture tsigane : on ne peut pas être rom si on est pas marié. Quelles sont leurs ressources ? Chaque tribu avait son activité traditionnelle. Ces vieux métiers, qu'ils pratiquaient depuis dix siècles, ne permettent plus guère de vivre. Ceux qui faisaient le commerce des chevaux se sont reconvertis dans le trafic d'automobiles; les forgerons sont devenus ferrailleurs et brocanteurs. Foncièrement indépendants, mais toujours en travaillant sur le mode familial,ils tentent de trouver de nouveaux débouchés (nettoyage de façade, entretien du jardin, des haies, des arbres.)

7 Culture et Education Face à de nouvelles contraintes administratives, ils doivent s’adapter à de nouvelles compétences : tenir une comptabilité, tenir des documents administratifs, avoir des diplômes qualifiants. Le savoir qui est utile pour le Tsigane, c’est un savoir qui lui permet de se situer dans sa famille et de se situer par rapport à la société. Pendant des siècles, ce qui était utile pour le jeune Tsigane, c’était de savoir faire comme son père pour se débrouiller. La formation est apprehendée comme un partage de l’expérience : on regarde et on apprend. Les enfants intègrent ce qui va faire partie de leur vie, de leur culture, donc ce qu’ils devront transmettre à leur tour, à leurs enfants, pour les futures générations.

8 Culture et Education L’éducation manouche a des conséquences sur la vie adulte : l'enfant est élevé sans contraintes et on va lui accorder beaucoup d’attention. Dans un contexte familial où l’affirmation identitaire est forte, où l’enfant est entouré de plein de sollicitudes,il se rend compte très vite, dès qu’il va à l’extérieur et notamment à l’école, que les savoirs pratiques ou identitaires ne sont pas valorisés. Quant à la fille, elle est très vite amenée à remplacer la maman ou à l’aider en tout cas pour le soin des plus jeunes, mais aussi pour tout ce qui relève de l’ordre domestique. Pourtant c’est aussi elle qui va à l’école, et parfois de façon beaucoup plus appliquée que le garçon. Les garçons ont plus de liberté, mais on les pousse quand même à suivre ce que le père fait et donc à adopter le comportement du père, le métier du père. Quant au collège, il est considéré comme un lieu dangeureux où les filles peuvent rencontrer des garçons et échapper au contrôle de la communauté.

9 Les enfants et l'école L’appui à la scolarisation des enfants du voyage est récente. La politique menée, qui fait référence à la circulaire n° du pour la scolarisation et la scolarité des enfants issus de familles itinérantes et de Voyageurs, est différente selon que les enfants sont dans le premier ou second degré. Les enfants du voyage, alors même qu'ils sont intelligents et débrouillards, éprouvent pour la plupart de grandes difficultés à apprendre à lire et sont fréquemment en échec scolaire. Souvent ces élèves ont un vocabulaire insuffisant en français et une mauvaise maîtrise du langage oral scolaire.  La culture des gens du voyage s’est transmise depuis des siècles sur le mode oral: le monde de l’écrit leur est étranger et ne fait pas partie de leur culture. Il n'y a pas de fréquentation de l'écrit dans leur vie quotidienne et les livres sont « un truc de  gadgé ». L'écrit est souvent absent de l’univers familial. En général,ceux dont les parents sont plutôt aisés et attachent de l'importance à l'école et à l'apprentissage de la lecture,suivent un cursus normal.

10 Une problématique spécifique aux enfants du voyage
Ils montrent en général peu de motivation et d'intérêt pour les livres et la lecture, incapables de se projeter comme lecteurs dans un avenir proche ou lointain. Quelques-uns ne sont pas lecteurs, à 10 ans et plus, ou déchiffrent partiellement et ont de grosses lacunes dans la connaissance des sons en décodage (lecture) ou codage (écriture). Même lorsque ces élèves ont passé le cap du décodage, ils éprouvent ensuite des difficultés à donner du sens à la lecture, à apprendre et à « comprendre » un texte, ainsi qu'à produire des énoncés écrits qui aient du sens. Par ailleurs, la lecture, telle qu’elle est conçue dans la culture de l’école, comme temps de rencontre personnelle avec un texte narratif, informatif ou documentaire, n’a souvent aucune place dans la vie des communautés issues du monde du voyage, où l’espace domestique est avant tout celui de la vie familiale. Comme dans d’autres sociétés de type communautaire qui valorisent d’abord les liens sociaux, cette activité solitaire peut être perçue comme une forme d’isolement, un temps de rupture avec les autres membres du groupe.

11 Une problématique spécifique aux enfants du voyage
Un apprentissage réussi de la lecture nécessite des habiletés préalables, à savoir : Une fréquentation de l’écrit (connaissance des supports de l'écrit et de leur usage) ; Un « projet de lecteur » riche (qui dépasse la « lecture utilitaire »); Avoir compris les spécificités linguistiques de notre système d'écriture (par exemple, savoir qu'on lit le français de gauche à droite); Une bonne maîtrise du langage oral scolaire. Or, les enfants du voyage ne bénéficient pas des meilleures conditions pour acquérir ces compétences préalables ; ils fréquentent peu l'école maternelle, voire pas du tout. Ils souhaitent juste posséder une lecture et un écrit fonctionnel, mais ne pas se l’approprier de crainte de perdre leur culture : L’écrit fait partie du monde des gadjé, c’est une affaire de Gadjé.

12 L’accés à la lecture Selon Gérard Chauveau et Eliane Rogovas-Chauveau les enfants bons lecteurs de 7 ans « apprennent à lire en trois temps » :  La phase d’apprentissage préscolaire : l’enfant découvre l’écrit à travers les multiples interactions dont il bénéficie dans son milieu familial, Pour la majorité des enfants tsiganes, cette phase n’existe souvent pas  La seconde est celle de l’apprentissage strictement scolaire, Ce temps strictement scolaire, est fortement compromis par un absentéisme important.  La troisième correspond à toutes les activités sur l’écrit que l’enfant peut avoir durant la phase périscolaire, lorsqu’il revoit, révise, consolide, exerce ce qu’il a étudié. Le plus souvent, par sentiment d’incompétence, par méconnaissance des enjeux de l’école ou parce qu’ils ont le sentiment que celle-ci occupe déjà trop de temps dans la vie de leur enfant, les parents tsiganes se désintéressent de ce que leurs enfant ont pu apprendre à l’école.

13 L’accés à la lecture Les enfants de 6 ans qui n’ont pas eu suffisamment d’expériences avec l’écrit éprouvent des difficultés à se représenter : - les fonctions de l’écrit et donc l’intérêt d’apprendre à lire, - ce que code la langue écrite - ce qu’implique « l’acte lexique » et la manière dont on peut apprendre à lire. « les enfants incapables, au début du CP, de formuler plus d’une raison fonctionnelle d’apprendre à lire semblent piétiner ou progresser péniblement, difficilement, tant qu’ils ne peuvent définir leurs propres raisons d’apprendre à lire, tant qu’ils vivent cet enseignement/apprentissage comme un rituel scolastique ou une contrainte sociale » (G. Chauveau et E. Rogovas-Chauveau ) Même parmi les enfants qui peuvent citer plusieurs fonctions de l’écrit , rares sont ceux qui ont pris conscience de l’enjeu de la lecture en dehors de la sphère scolaire ou étroitement utilitaire.

14 L’accés à la lecture Ces enfants qui n’ont pas fait de maternelle, de même que les adolescents qui ont échappé au système éducatif ou n’ont pu profiter des rares passages qu 'ils y faisaient, peuvent ignorer, par exemple : - que l'écrit transcrit la langue orale, - que la chaîne sonore se décompose en mots, - que la segmentation principale de l’écrit est justement celle des mots, - qu’à l’intérieur des mots on peut isoler d’autres unités, qui sont représentées par des lettres ou groupes de lettres, - que le système alphabétique écrit codifie les unités phonétiques et que tous les mots, toutes les syllabes, tous les sons prononcés dans la lecture d'un énoncé sont écrits, - que l'ordre dans lequel ils sont écrits est le même que l'ordre des mots, des syllabes ou des sons lus ou prononcés, - ce que signifient les termes techniques utilisés par l’enseignant (mot, lettre, phrase, ligne), - qu’une phrase correspond à une unité de sens, - etc.

15 L’accés à la lecture Les caractéristiques de l'écrit étant très éloignées de la langue orale par la situation de communication même : - disparition de l’interlocuteur (qui, dans la communication orale, renvoie à la situation de communication) - recours à un vocabulaire très spécifique et abstrait, - abondance de déterminants à valeur générale, de nominalisations, de structures passives, - inversion fréquente du sujet, L'écrit pose problème à tout enfant issu d’un milieu dans lequel le langage utilisé au sein de la famille et du groupe social, est un oral toujours contextualisé,qui ne nécessite donc que l’usage d’un « code restreint ». S’ajoute à cette difficulté pour les enfants d’origine tsigane le fait que beaucoup d’entre eux parlent dans leur milieu familial une langue étrangère. (Les Gitans parlent un dialecte hispano-catalan ou andalou, et les Roms le Romani, et nombre de Manouches s’expriment entre eux en Sinti.) Il est donc plus que nécessaire de donner du sens à la lecture en travaillant sur des récits des enfants, qui peuvent même être mimés, joués...

16 Le problème de la langue
Même quand la famille ne parle plus la langue de la communauté d’appartenance, le « parler voyageur » est très éloigné du français standard parlé à l’école. C’est un parlé truffé de mots empruntés aux différents pays traversés ou aux dialectes régionaux, et de mots français employés ou prononcés différemment (le « campine » = la caravane). Le lexique y est extrêmement réduit. Certains mots de la langue française n'ont pas d'équivalent dans la langue maternelle. Un substitut, transformé en terme générique, suffira pour nommer l’ensemble des éléments appartenant à la même catégorie (le moineau, par exemple, désigne tout type d’oiseau). La grammaire de phrase elle-même peut être différente. Chez certains Manouches, on ne dit pas « je » mais [i] (ils- nous) et le verbe qui suit se met au pluriel ([i] mangeons = je mange). Les mots qui viennent du sanskrit continuent à se décliner en fonction du genre et du nombre (un gadjo, une gadji, des gadgé).

17 les fonctions du langage
Les types de discours pratiqués dans le milieu familial sont différents de ceux utilisés en classe : s’informer, informer autrui, émettre des hypothèses, inventer, imaginer sont autant de fonctions du langage que beaucoup d'enfants découvriront à l’école, qui n’auront pas été actualisées auparavant. Le mode explicatif peut être tout à fait inconnu à celui qui vient d’un monde où l’on apprend par observation et imitation, alors que les modèles d’apprentissage en vigueur à l’école sont essentiellement basés sur la verbalisation. L’origine de l’échec scolaire est à rechercher dans la rencontre entre les valeurs, croyances, idéologies que véhicule l’école et celles de l’enfant issu d’un milieu culturel autre, qu’il porte en lui. Il ne s’agit nullement d’une incapacité à comprendre la combinatoire, ni le sens de l’écrit, mais bien plutôt, parce que les fonctions de l’écrit sont parfaitement saisies, à refuser de se l’approprier afin de continuer à s’affirmer manouche. L'écrit a une fonction instrumentale (mémorisation, formules, listes…) et une fonction utilitaire de conservation (garder le souvenir). Mais pour les manouches, l’écriture est aussi liée à la conservation des noms des morts, à la signalisation et à l’identification ! ce qui peut représenter un frein à son appropriation.

18 Le travail avec les enfants du voyage
La tâche prioritaire pour l’enseignant est d’aider les élèves à donner du sens à la lecture : - savoir pourquoi on apprend à lire et à quoi ça sert : la motivation en dépend ; - donner du sens au texte qu'on vient de lire (une fois que l’on sait déchiffrer). Activités préparatoires à la lecture pour les enfants de grande section - La priorité est de travailler à la compréhension du principe alphabétique (comprendre que l'écrit est un assemblage de signes qui codent des sons). Pour ce faire, utiliser des jeux qui permettent de construire et de déconstruire les mots, de jouer avec les syllabes et les sons ( ex:“Syllabozoo” de Retz, “Silabo” de Pirouette-éditions)

19 Le travail avec les enfants du voyage
- Apprentissage proprement dit pour ceux de 6 à 12 ans Acquisition du décodage et de l'encodage (travaillés en parallèle, car se renforçant l'un l'autre) . Se servir de supports variés, chaque élève ayant son chemin et sa façon d'apprendre, si possible en lien avec les centres d'intérêt des enfants. Les outils peuvent être les figurines de « La Planète des Alphas » (Éditions Récréalire), la méthode gestuelle de Borel-Maisonny (ESF éditeur), « La clé des sons » (Accès Éditions), la méthode Kiko,... Consolidation des acquis et écriture de textes  Apprendre à écrire pour apprendre à lire  Travail sur l’écriture phonétique des mots, de façon à renforcer l'acquisition des graphèmes.

20 Le travail avec les enfants du voyage
Les élèves ayant souvent des difficultés à distinguer les sons (ils ne consultent qu’exceptionnellement un orthophoniste), travailler à partir de jeux phonologiques afin d’automatiser l’ensemble des mécanismes de la conscience phonologique et de faciliter la compréhension du principe alphabétique. Jeux de rimes ,de sons, de discriminations phonologiques des sons proches pour réduire les confusions de sons (lotos, jeux de l’oie, jeux de familles,...) Identifications et repérages de phonèmes, tris, rangements, jeux de lecture. Jeux permettant la distinction de sons proches aux graphies différentes (on, en,an,ou) (ex :« Jeux phonologiques » (Retz), méthode kiko,...) Les élèves sont ensuite amenés à écrire des phrases (la difficulté réside souvent dans la segmentation en mots), l’écriture les aidant à comprendre comment fonctionne l’écrit.

21 Le travail avec les enfants du voyage
Écrire pour se faire connaître et mieux connaître les autres Viser une meilleure intégration des élèves voyageurs au sein de la classe par des projets d’écriture spécifiques portant sur leurs centres d’intérêts, notamment pour les élèves n'ayant pas acquis toutes les compétences du cycle 2. Exemple des petits livres: un outil au service des apprentissages.

22 ALBUMS pouvant être utilisés en classe
POULOU ET SÉBASTIEN, R. ESCUDIÉ et U. WENSELL, Bayard Poche, 2003 (réédition la plus récente). Ce livre de jeunesse évoque la rencontre entre un enfant tsigane et un gadjo. Il propose de belles illustrations et le sujet abordé est intéressant pour une classe qui accueille un ou des enfants du voyage. 1000 ANS DE CONTES TSIGANES. Histoires et légendes à raconter aux enfants avant d'aller dormir. Textes choisis et commentés par Bertrand SOLET, illustrations de SOURINE. Editions Milan, 1998. Bertrand SOLET La Flûte tsigane, Flammarion, Castor Poche, (+ dossier pédagogique à partir de 9 Ans, UNICEF, Lausanne, 1990) TCHAVO ET LA MUSIQUE TSIGANE, P. WILLIAMS et N. THERS, Gallimard Jeunesse, 1999. Il s'agit d'un conte sur la musique manouche, accompagné d’un CD audio sur lequel on trouve l’histoire ponctuée de musique et chansons manouches (traduites en français). L'album, qui est aussi un documentaire sur les tsiganes, permet de sensibiliser à la musique tsigane et peut être utilisé avec des enfants lecteurs ou adapté pour des apprentis lecteurs. CRIASSA OU LE SILENCE DES GRANDS, Jeanne Lafon, (projet "Defi jeunes" - livre édité par la CG de la Gironde 2001).Une intrigue pour nous faire découvrir quelques us et coutumes des tsiganes Manouches, et notamment le rite du rapt avant le mariage.

23 Pour les adultes et les bons lecteurs curieux
ASSEO, Henriette, Les Tsiganes, une destinée européenne, Paris, Gallimard Découvertes Livre clair, illustré et bien documenté sur les populations tsiganes et leur histoire. - Un bon ouvrage pour toute personne qui souhaite se familiariser avec l’histoire et la culture les gens du voyage, tres riche en divers textes et documentaires.

24 Sources documentaires
Alain REYNIER.Tsiganes et Voyageurs : identite, rapport au voyage, economie, education et rapport a l’ecole dans le contexte de la societe contemporaine . conférence Boucau 19/09/14 Tsiganes, nomades : un malentendu européen. Interventions filmées du colloque de Paris, 6, 7, 8 et 9 octobre 2011 et du colloque de Pau, 24 et 25 novembre 2011 Henriette ASSEO. Les Tsiganes, une destinée européenne (Paris, Découvertes Gallimard, 1994) Michel DELSOUC. La scolarisation des enfants tsiganes.  Toulouse : CRDP, (Collection Les cahiers de Ville - Ecole - Intégration). Elisabeth Clanet Conférence " Histoire et origines des Tsiganes et des gens du voyage " (youtube) ElisabethClanet-dit-Lamanit et Raymond Sylène. Rroms et Gens du voyage, CNED, 2007 [DVD + livret d'accompagnement + un dossier pour les élèves Prévention de l'illettrisme : ressources académiques du CAREC(centre académique de ressources pour l'égalité des chances) Christine Mesnard Chargée de mission pour la scolarisation des enfants issus de familles itinérantes ou de voyageurs. IA 64


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