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SDIS du Val d’Oise.

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Présentation au sujet: "SDIS du Val d’Oise."— Transcription de la présentation:

1 SDIS du Val d’Oise

2 SDIS du Val d’Oise Explosion suivie de feu Mardi 21 décembre 1971
avec de nombreuses victimes dans un bâtiment à usage d’habitation Rue du Coudray - ZUP d’ARGENTEUIL Rapport d’Intervention

3 Localisation de l’intervention.
Région Ile-de-France Le Val d’Oise

4 Localisation de l’intervention.
Département du Val d’Oise Argenteuil

5 Tour B - Rue du Coudray à ARGENTEUIL
Description des lieux. Tour B - Rue du Coudray à ARGENTEUIL Située à 1, 5 km du centre de secours, dans la ZUP d’Argenteuil. Edifiée dans le cadre d’un programme de 2 constructions identiques (tours A et B). Construite en 1969 pour le compte de la société « la Lucille ». Habitée depuis début 1970. Implantée à proximité des bâtiments n°6 et 1 et à environ 50 mètres du bâtiment n°2. Bordée par 1 parking et 3 allées.

6 Description des lieux. De forme cylindrique, la tour est desservie par un escalier central unique « à l’abri de la fumée » et par 2 ascenseurs. Au 1er niveau, à l’entresol : les caves et l’entrée principale de l’immeuble côté sud. Les 13 autres niveaux à usage d’habitation : 4 appartements par étage, soit 52 appartements au total. Le chauffage des tours A et B est assuré par une chaufferie au gaz naturel située en terrasse du bâtiment B. L’alimentation en gaz s’effectue sous une pression de 4 bars, par 2 conduites de diamètre 40 mm qui entrent dans la tour au niveau d’un local servant de débarras à l’entresol (caves). Le barrage général (enterré sous des plantations et signalé par un petit losange sans indication de distance) se situe à 50 cm du mur extérieur près de la porte d’accès aux caves.

7 Description des lieux. Bâtiment 2 Tour A Tour B Bâtiment 1 Bâtiment 6
(R+5 sur entresol) Bâtiment 2 (R+8 sur entresol) Tour A (R+13 sur entresol) Bâtiment 6 (R+6 sur entresol) Tour B (R+13 sur entresol)

8 Chronologie de l’intervention.

9 Chronologie de l’intervention.
Réception de la demande de secours au CSP d’ARGENTEUIL : 13h35 « Feu de cave à la tour B - Rue du Coudray - ZUP d’ARGENTEUIL à ARGENTEUIL. » 13h36 Départ des moyens prévus pour feu de cave : FPT ARG - EM ARG - GV ARG / 11 hommes Arrivée sur les lieux dans des conditions de circulation difficile : 13h42 FPT = fourgon pompe tonne EM = échelle mécanique GV = groupe ventilateur Aucun signe extérieur - aucune fumée ne permettent de découvrir un foyer.

10 Chronologie de l’intervention.
En entrant dans l’immeuble par la porte des caves, le chef de garde détecte une forte odeur de gaz et un sifflement important. Message n°1 et premières mesures conservatoires prises par le chef de garde : 13h45 « A l’officier chef de poste - importante fuite de gaz - demandons EDF-GDF et officier de poste […] Commençons à évacuer la tour - Continuons reconnaissances. » Les 2 équipes du FPT montent dans les étages pour faire évacuer l’immeuble en empêchant l’utilisation des ascenseurs et des commutateurs électriques. Le chef de garde tente de déterminer l’emplacement de la vanne de barrage général de gaz. Sous-officier chef de garde : sergent Robert GOULET

11 Chronologie de l’intervention.
Départ de l’officier chef de poste et du chef du centre de secours principal d’ARGENTEUIL. 13h46 Violente explosion de la quantité considérable de gaz accumulé aux 14 niveaux du bâtiment. 13h48 Effondrement de la cage d’escalier sur 6 niveaux. L’entresol est en feu et l’incendie se propage dans la cage d’escalier alimenté par le gaz s’échappant des canalisations. Les vitres des 3 bâtiments voisins sont soufflées. Les victimes se comptent par dizaines dans la cage d’escalier et dans un rayon d’une cinquantaine de mètres alentour. Les sapeurs-pompiers sur place sont durement touchés (10 blessés dont 2 mortellement - 2 véhicules très endommagés) Des personnes bloquées menacent de sauter dans le vide. Officier chef de poste : lieutenant Daniel PICAUT

12 Chronologie de l’intervention.
Message n°2 et dispositions prises par le chef de garde pourtant sérieusement blessé : 13h48 « A l’officier chef de poste : explosion de la tour B - demande autres FPT sur les lieux et de nombreuses ambulances. » Mise en œuvre d’une grosse lance sur le FPT ARG par le seul sapeur non blessé afin d’attaquer l’incendie. Le chef de garde dresse l’EM ARG endommagée pour commencer les mises en sécurité au 4ème niveau. 13h49 Arrivée de l’officier chef de poste : Renforcement des mesures prises par le chef de garde avec le peu de personnel dont il dispose encore sur les lieux.

13 Chronologie de l’intervention.
Arrivée du chef du centre de secours principal d’ARGENTEUIL qui prend le commandement des opérations de secours : 13h50 « A chef de corps - faites partir le 1er échelon [du plan blanc], toutes les EM et tous les VSAB du secteur. » 13h52 Message du COS : «  A chef de corps - faites déclencher plan blanc de l’unité mobile d’intervention départementale - prévenir l’Inspecteur Départemental, le Sous-Préfet et le Maire. » Début de l’arrivée des moyens sanitaires, de sauvetage et de lutte contre l’incendie demandés en renfort. Chef du centre de secours principal d'ARGENTEUIL : capitaine Jacques BENSOT Chef de corps d'Argenteuil : commandant PONCE Maire d'Argenteuil : monsieur DUPOUY COS = commandant des opérations de secours VSAB = véhicule de secours aux asphyxiés et blessés

14 Chronologie de l’intervention.
A partir de 13h55 : 3 GL supplémentaires et 4 PL en manœuvre pour lutter contre l’incendie à l’entresol et interdire sa propagation aux appartements. Poursuite des opérations de sauvetage et d’évacuation des victimes de la tour et des personnes bloquées dans les étages. Reconnaissances et évacuations des victimes des parkings et des bâtiments alentours. GL = grosse lance PL = petite lance Inspecteur Départemental : commandant GRENIER Arrivée de l’Inspecteur Départemental qui prend le commandement des opérations de secours. 14h11

15 Chronologie de l’intervention.
Message de l’Inspecteur Départemental : « A Préfet - maîtres du feu […] - les sauvetages se poursuivent - demande présence du Préfet sur les lieux. » 14h50 Message de l’Inspecteur Départemental : « A Préfet - feu éteint - commençons le déblai » Toutes les victimes situées dans la cage d’escalier sont dégagées et évacuées. Préfet : monsieur Maurice PARAF Secrétaire d'Etat à l'Intérieur : monsieur André BORD Arrivée de Monsieur le Préfet du Val d’Oise sur les lieux, accompagné de Monsieur le Secrétaire d’Etat à l’Intérieur. 15h22

16 Chronologie de l’intervention.
à partir de 15h40 Les dernières victimes de la tour B et tous les blessés des parkings et des immeubles voisins sont évacuées. Une nouvelle reconnaissance de l’ensemble des immeubles est effectuée - moyens d’éclairage mis en oeuvre. Les déblais à tous les niveaux se poursuivent. Les portes d’accès à la tour B sont condamnées - une barrière de protection est installée pour interdire l’approche du site. 18h30 Tous les secours regagnent leur centre de secours respectif - la surveillance est assurée par 1 FPT et 1 EM jusqu’à 2h00 du matin. 19h00

17 Global des moyens engagés.
Dispositif de lutte contre l’incendie mis en œuvre.

18 Global des moyens engagés.
Autres FPT VSAB EM VL CTU GV DA GE 1 groupe poudre 500 kg SP du Val d’Oise 6 27 4 2 1 3 SP des Yvelines 5 1 TOTAUX 6 32 5 2 1 3 1 groupe poudre 500 kg soit un total de 238 sapeurs-pompiers. une cinquantaine d’ambulances privées. importante mobilisation de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale notamment pour l’escorte des moyens d’évacuation vers les hôpitaux du Val d’Oise et de PARIS. Hôpitaux sollicités : Val d'Oise = PONTOISE, MONTMORENCY, EAUBONNE et GONESSE / PARIS = Cochin, Foch et Percy CTU = camionette toute utilisation DA = dévidoir automobile GE = groupe électrogène

19 Bilan humain. Sapeurs-pompiers décédés : - sapeur Joseph PIZANO
- sapeur Jean-Pierre LE METTAYER

20 Bilan humain. 21 décembre 1971 Bilan humain provisoire :
13 morts dont 1 sapeur-pompier. 113 blessés dont : 30 graves (brûlés et/ou écrasés par le souffle de l’explosion ou l’effondrement de la gage d’escalier de la tour B) et 9 sapeurs-pompiers. Bilan humain définitif : 20 morts dont 2 sapeurs-pompiers. Plusieurs dizaines de personnes gardant des séquelles graves de l’explosion. 52 familles relogées par la municipalité.

21 Bilan matériel.

22 Bilan matériel. Les dégâts sont considérables.
La tour B est entièrement endommagée : Cage d’escalier effondrée sur 6 niveaux. Cloisons intérieures, gaines et ascenseurs détruits par le souffle de l’explosion. Murs des façades déplacées sur 3 niveaux en partie basse. Entresol et mobilier des appartements des 6 premiers niveaux totalement détruits par l’incendie. Mobilier des appartements des étages supérieurs sérieusement endommagé.

23 Bilan matériel. Les 2 engins d’incendie du centre de secours d’ARGENTEUIL sont très endommagés : Coffres arrachés par l’explosion. Vitres brisées. Tonne à eau déplacée de plusieurs centimètres. Les vitres de tous les immeubles voisins sont détruites dans un rayon de 100 mètres. Sur les parkings et les voies environnantes de nombreux véhicules ont subi de sérieux dommages.

24 Principaux facteurs favorables.
La proximité du lieu de l’intervention et du centre de secours d’ARGENTEUIL et la rapidité des renforts. Le jour et l’heure à laquelle l’explosion s’est produite. Le nombre important de personnels et de matériels du Service Départemental d’Incendie et de Secours. L’utilisation et la mise en œuvre rapide d’un plan de secours préétabli des moyens du SDIS. La mobilisation considérable des ambulanciers privés. La parfaite collaboration des forces de l’ordre, notamment dans l’escorte des moyens d’évacuation.

25 Principaux facteurs défavorables.
Absence de téléphone au niveau de la tour B ayant entraîné une perte de temps et un manque de précision dans la transmission de l’alerte. Très mauvaise signalisation du barrage général de gaz. Défaut de protection des canalisations intérieures de distribution du gaz et leur localisation dans un local non fermé servant de débarras. Absence d’éclairage de sécurité dans l’escalier central unique et dans les dégagements. Absence d’affichage des plans de sous-sols et d’évacuation dans le hall et les étages de la tour. Dispositif d’aération et d’extraction des fumées du bâtiment largement sous-dimensionné.

26 Conclusions. L’explosion du 21 décembre à ARGENTEUIL ne fut - hélas - qu’un épisode dramatique de plus dans les accidents dus au gaz, en France, en 1971 : 21 accidents entre le 4 janvier et le 23 décembre. Une soixantaine de décédés et des dizaines de blessés. Suite à toutes ces catastrophes : Les pouvoirs publics ont examinés un certains nombre de mesures pouvant être prises immédiatement pour accroître la sécurité concernant les installations au gaz.

27 (S’agissant des chaufferies utilisant un combustible gazeux)
Conclusions. Pour ce qui concerne le département du Val d’Oise : Dès janvier 1972 : Elaboration par le SDIS du Val d’Oise de la Fiche Technique 72/6 relative à la construction et à l’aménagement des chaufferie et de leur dépôt de combustible situés dans les immeubles d’habitation qui fixe dans son article 3.2 : (S’agissant des chaufferies utilisant un combustible gazeux) « Construire le local de chauffe et le poste de détente en dehors du volume de l’immeuble et de telle façon que les effets d’une éventuelle explosion soient atténués le plus possible. » Officialisation de ces dispositions par arrêté préfectoral.

28 (S’agissant des chaufferies utilisant un combustible gazeux)
Conclusions. En 1973 : Publication de nouvelles directives nationales concernant les règles générales de construction (en application du décret n° du 14 juin 1969 antérieur à la catastrophe). Elaboration par le SDIS du Val d’Oise de la Fiche Technique 73/6 relative à la construction et à l’aménagement des chaufferie et de leur dépôt de combustible situés dans les immeubles d’habitation qui fixe : (S’agissant des chaufferies utilisant un combustible gazeux) Art « Les installations dont la puissance calorifique est supérieure à thermies/heure doivent être implantées en dehors des immeubles et à une distance suffisante de ces derniers. »

29 Conclusions. Art « Les installations dont la puissance calorifique est comprise entre 300 et thermies/heure peuvent se trouver soit en dehors des immeubles dans les conditions définies à l’article 3.2, soit en terrasse supérieure des immeubles. Dans ce cas, le conduit d’alimentation en gaz des générateurs doit être à l’extérieur des immeubles de sorte que toute sa surface soit à l’air libre (…) » Art « Les installations dont la puissance calorifique est comprise entre 60 et 300 thermies/heure peuvent être placés là où les constructeurs le juge utile (sous réserve du respect de la réglementation). » La tour A a été équipée de sa propre chaufferie au gaz installée à l’extérieur du bâtiment. La tour B a été rasée et n’a jamais été reconstruite.


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