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Les règles de versification. Les règles Le rythme La rime, les sons Le jeu sur les sons.

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1 Les règles de versification

2 Les règles Le rythme La rime, les sons Le jeu sur les sons

3 Le rythme

4 C'est la musique du poème: à l'origine la poésie était toujours accompagnée de musique, d'un instrument (la lyre, la harpe, le luth, etc.). Elle en a gardé l'essentiel, le Rythme: le Rythme est le rapport régulier perceptible à l'oreille entre la répartition des accents dans un énoncé et le nombre de syllabes séparant ces accents; ce nombre constitue une mesure C'est la musique du poème: à l'origine la poésie était toujours accompagnée de musique, d'un instrument (la lyre, la harpe, le luth, etc.). Elle en a gardé l'essentiel, le Rythme: le Rythme est le rapport régulier perceptible à l'oreille entre la répartition des accents dans un énoncé et le nombre de syllabes séparant ces accents; ce nombre constitue une mesure

5 La mesure De la musique avant tout chose Pour calculer ce nombre, il faut prendre en compte toutes les syllabes saufsyllabes celles qui peuvent s'élider (e muet devant voyelle ou h non aspirée) la syllabe muette finale. ( Comme je descendais des fleuves impassibles)

6 Les règles de la mesure, la lettre -e 1. La lettre finale (e) est muette – Devant une voyelle ( le fleuve impassible) – En fin de vers ( … des fleuves impassibles) 2. Elle est prononcée: – Devant une consonne ( des peaux rouges criards)

7 Les règles de la mesure: la diérèse La diérèse est un effet de prononciation spécifique au langage poétique qui consiste à dissocier deux voyelles à l'intérieur d'une même syllabe. Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ; Va te purifier dans l'air supérieur, Baudelaire, Les Fleurs du Mal, « Élévation ». Baudelaire

8 Les règles de la mesure: La synérèse Une synérèse consiste, en poésie, à grouper en une même syllabe deux voyelles contigües qui, dans la prononciation courante, comptent pour deux syllabes. « Jétais, si les sergents me surprenaient, fouetté( synérèse) Battu, dans lintérêt de la société ( diérèse)

9 Le rythme, les pauses Essentiel, le rythme du vers résulte du "retour à intervalles sensiblement égaux des temps marqués ou accents rythmiques." Ces accents tombent sur les finales (non muettes) de groupes de syllabes. Entre ces groupes, se trouvent des coupes, les césures. Elles sont toujours placées après la fin d'un mot important imposant un arrêt du sens et de la voix. Il y a donc césure à la rime. La COUPE On appelle coupe l'arrêt, généralement imaginaire, qui sépare les groupes rythmiques. La coupe, c'est donc la séparation des groupes accentuels dans un vers, n'impliquant pas forcément une pause. Chaque accent est suivi d'une coupe (/).

10 Le rythme est lié aux accents toniques et aux pauses En français le Rythme est déterminé par le retour, à intervalles comparables, de l'accent tonique (-) et des pauses (/). Voici les principaux cas de figures: pauses nombreuses et accents rapprochés = Rythme haletant, haché, ralenti, saccadé.( Crûment? Non. Je suis roi.ça suffit. Vis, te dis-je) pauses rares et accents rapprochés = Rythme rapide, précipité, lié, fluide. ( Un voleur qui de meurtre et de sang se repaît) pauses rares et accents rares = Rythme à la fois lent et fluide. ( Lété rayonne et rit dans la forêt voisine) pauses régulière et accents réguliers: Rythme harmonieux, solennel. (Si cest le bon plaisir de monseigneur le vent)

11 Rythme binaire et ternaire…. 1. Rythme binaire ( 2 groupes) Dans l'alexandrin la césure 6/6 divise le vers en deux hémistiches;( symétrie assortie parfois dune antithèse) Ton bras est invaincu //mais non pas invincible Rythme ternaire ( 3 groupes) Il vit un oeil // tout grand ouvert // dans les ténèbres... (4/4/4) Horloge, // dieu sinistre, // effrayant, // impassible... (3/3/3/3)

12 Enjambement et… On parle d'enjambement lorsque le sens d'un vers déborde partiellement sur le suivant, voire sur la strophe suivante, sans le remplir; il se justifie dans le cas d'effets spéciaux (suspense, réticence, malaise...) Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait un somme [...] (A. Rimbaud)

13 Et le rejet On parle de rejet: lorsqu'un groupe placé à la fin d'un vers se termine par un mot placé au début du vers suivant, ce dernier étant suivi d'un arrêt syntaxique: «Quoique ce soit affreux de te voir couverte Ainsi, / L'été s'étire par l'ardeur blanche du ciel complice Et baille./ L'homme dort loin du travail quitté.» (Verlaine).Verlaine

14 Et le contre-rejet - Le contre-rejet (symétrique du rejet) mot ou groupe de mots qui se trouve( nt) rejeté( s) avant la fin du vers. - Ex. : « Un homme de génie apparaît. Il est doux, Il est fort, il est grand ; il est utile à tous » (Hugo).

15 Les sons et les rimes

16 Les sonorités Les rimes Le jeu sur les sons

17 La RIME

18 La rime a pour fonction d'indiquer à l'oreille la fin de la période rythmique constituée par le vers. La rime est la répétition d'un même son vocalique à la fin de deux vers différents. Par leur position privilégiée en fin de vers, les rimes soulignent le rythme, rapprochent ou opposent des mots clés. On qualifie la rime suivant – le genre – La qualité – la disposition,

19 Le genre de la rime

20 La rime féminine La rime est dite féminine, lorsque le dernier mot du vers est constituée par une voyelle sonore suivie d'un «e» muet; cet «e» muet ne compte pas dans la mesure du vers. Le «e» muet peut-être suivi de «s», ou de «nt». La rime masculine La rime est dite masculine lorsque le dernier mot du vers se termine par une syllabe sonore. Lorsque la terminaison «ent» se trouve à la fin des vers, elle se prononce «ant», la rime est masculine. Poètes ou ciseleurs, Par nous l'esprit se révèle. Nous rendons les bons meilleurs, Tu rends la beauté plus belle. (Hugo).Hugo

21 La richesse de la rime

22 Elle est définie par le plus ou moins grand nombre de phonèmes associés par la rime: La rime pauvre Un seul élément vocalique commun: fous/cou La rime suffisante Un élément vocalique + une consonne en commun: peine/veine; Oeil/orgueil; La rime riche Trois éléments en commun ou plus: vers/divers; éperdus/ardus

23 La disposition des rimes

24 Dans la versification classique, il est de règle de faire alterner les rimes masculines et les rimes féminines. On reconnaît trois façons différentes d'agencer les rimes en général : Les rimes plates ou suivies Les rimes croisées Les rimes embrassées

25 Les rimes suivies ou plates Les rimes plates (AABB) ou suivies se succèdent deux à deux. Du palais d'un jeune lapin Dame belette, un beau matin, S'empara: c 'est une rusée. Le maître étant absent, ce lui fut chose aisée. (La Fontaine.)

26 Les Rimes croisées Les rimes sont croisées (ABAB) quand les rimes masculines alternent avec les rimes féminines. Comme je descendais des Fleuves impassible Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. (Rimbaud)

27 Les rimes embrassées Dans les rimes embrassées (ABBA), deux vers féminins de même rime sont enclavés dans deux vers masculins de même rime; puis deux vers féminins embrassent deux vers masculins, et ainsi de suite. Pâle étoile du soir, messagère lointaine, Dont le front sort brillant des voiles du couchant, De ton palais d'azur au sein du firmament, Que regardes-tu dans la plaine ? (Musset)

28 La rime brisée ou interne Les rimes sont brisées quand les vers, une fois coupés à la césure, présentent une suite de petits vers rimant ensemble et offrant un sens complet: De coeur parfait - chassez toute douleur, Soyez soigneux, - n'usez de nulle feinte, Sans vilain fait - entretenez douceur, Vaillant et pieux, - abandonnez la feinte.

29 Le jeu sur les sons

30 Le jeu sur les sons, lassonance retour dun son vocalique (voyelle) au sein dun vers (dans l'exemple ci-après, le poète veille de surcroît à placer ses assonances sous les accents rythmiques) Tout m'afflige et me nuit et conspire à me nuire. (Jean Racine)

31 Les effets de lassonance – voyelles aiguës [e i ö ü ]= cri strident, sentiments vifs. – voyelles graves [a, o,œ, u] = profondeur, bruit sourd, grondement, tristesse.(les voyelles graves = a ı o u) – voyelles claires [i, y, e,] = netteté, fraîche, éclat, légèreté. Voyelles nasales [ (un,an, on) ] > voilé, muté, atténué, mou, lent

32 Les « effets spéciaux des voyelles Consonnes momentanées [p, t, k, b, d, g] > sec, hésitant Consonnes continues [f, v, l, m, n, s, z, ] > onomatopée, soutenu Consonnes nasales [n, m] > doux, mou, languissant [R] + voyelles claires > grinçant [R] + voyelles sombres > grondant Consonnes spirantes [s, z] > sifflant

33 Les effets des sons, lallitération Une répétition de consonnes s'appelle un allitération: procédé suggestif reposant sur le retour, dans plusieurs consonnes rapprochées, d'un même trait phonique. Par exemple les deux vers suivants nous suggèrent, par des consonnes occlusives répétées, précisément le tic-tac de l'horloge : «C'est la marmite qu'accompagne L'horloge du tic-tac allègre de son pouls.»

34 Les effets spéciaux des consonnes » – consonnes occlusives( k) = bruit sec ou répété, violence, soudaineté. ( quil ait le cou coupé…) – consonnes nasales( m, n) = calme, lenteur, fluidité – consonnes liquides( l) = liquidité, fluidité..(laile de lHirondelle se lève ) – consonnes vibrantes( r) = grincement, grondement. – consonnes labiales( p, b) = souffle, dégoût, dédain. – consonnes sifflantes( s) = glissade, sifflement. – consonnes chuintantes ( ch) = chuchotement.

35 Lharmonie

36 Le rôle de lharmonie Harmonie Effet produit sur l'oreille par certaines correspondances de sons groupés. - "Je lève les yeux sur la voile plate, morte, molle."(Maupassant, Sur leau) - "La terre vaste sur son aire roule à pleins bords sa braise pâle sous les cendres."(St John Perse, Anabase) - "Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige."

37 Les « harmonies » Présentés dans un même groupe de mots, allitérations et assonances créent une unité sonore. L'harmonie imitative cherche à reproduire, par allitération ou assonance, le bruit que produirait ce dont on parle.(« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? », le son s peut, par harmonie imitative, suggérer le sifflement ou le glissement des serpents.

38 Lharmonie suggestive L'harmonie suggestive repose sur l'idée que certains phonèmes sont plus aptes que d'autres à évoquer certains sentiments ou impressions. Elle vise non à imiter un bruit précis mais à provoquer une impression générale, en relation avec le sens du texte : impression de violence, de douceur, de rapidité, de lourdeur, etc... - " La respiration de Booz qui dormait Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse." Ma personnalité pourrait être empêtrée

39 Ce diaporama a été réalisé Par Brigitte Astruc


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