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Explorer les enclaves de minorités à Montréal, Toronto et Vancouver Daniel Hiebert Metropolis de la Colombie-Britannique et Département de géographie,

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1 Explorer les enclaves de minorités à Montréal, Toronto et Vancouver Daniel Hiebert Metropolis de la Colombie-Britannique et Département de géographie, UBC Juin 2009

2 Remerciements Nous tenons à remercier la Direction générale du multiculturalisme de CIC (qui faisait partie de Patrimoine canadien lorsque la présente étude a été commandée). Nous remercions également Patrimoine canadien de nous avoir donné accès à un ensemble particulier de données.

3 Vue densemble Contexte : intérêt croissant pour la géographie de létablissement des immigrants et de la diversité sociale. Questions fondamentales motivant létude. Méthode : types de quartiers. Analyse : dynamique des enclaves à Montréal, Toronto et Vancouver (MTV). Conclusion : Devons-nous nous inquiéter?

4 1. C ontexte : Intérêt croissant de la part du public SAUNDERS, Doug. « Are poor, ethnic areas cages? » (Les secteurs pauvres à prédominance de groupes ethniques sont-ils des «cages»?), The Globe and Mail (2 mars 2009). BROWN, Louise. « How best to serve students in culturally clustered schools?; Educators debate need for same-culture role models amid reality of 'segregated' schools » (Quelle est la meilleure manière de servir les étudiants dans les écoles à caractère ethnique? Les éducateurs discutent du besoin de modèles de référence de même culture au milieu de la réalité des écoles « ségréguées »), The Toronto Star (20 mai 2008), page A.6.The Toronto Star HAMILTON, Graeme, « In urban areas, minorities no longer; Visible minorities dominate some Toronto suburbs » (Il ny a plus de minorités dans les régions urbaines; les minorités visibles sont prédominantes dans certaines banlieues de Toronto), National Post (3 avril 2008), page A.1National Post GREWAL, San. « In praise of ghettoes » (Éloge des ghettos), The Toronto Star (2 février 2008), page ID.2.The Toronto Star ALCOBA, Natalie. « New immigrants to GTA choosing suburbs over city, U of T study finds » (Les nouveaux immigrants de la Région du Grand Toronto choisissent la banlieue plutôt que la ville, selon une étude de lUniversité de Toronto), National Post (1 er avril 2008), page A.9.National Post JIMENEZ, Marina. « Do ethnic enclaves impede integration? » (Les enclaves ethniques empêchent-elles lintégration?), The Globe and MailThe Globe and Mail (8 février 2007), page A.8.

5 Intérêt de la part du gouvernement et des ONG

6 Pourquoi cet intérêt? Les microtendances du lieu de résidence sont peut­ être sans rapport avec la politique nationale dintérêt public. Mais… Les médias rendent ces questions incontournables. Le logement est essentiel au processus détablissement. Le « où » peut en dire beaucoup sur le « comment » (p. ex., sur la manière dont seffectue lintégration).

7 Autres questions et liens éventuels: La détérioration de la situation économique des nouveaux arrivants est-elle liée à lendroit où ils se sont établis? Assiste-t-on au développement de « cultures de la pauvreté », où les immigrants et les minorités visibles adoptent une attitude défaitiste et la transmettent à leurs enfants nés au Canada? Cela peut-il être source de tension sociale? Est-il possible quil y ait des émeutes raciales, comme cela sest produit dans dautres pays? (Diane Francis; Martin Collacott)

8 Travaux universitaires En général, les enclaves sont interprétées selon deux pôles, comme une indication de la marginalisation économique et dun manque dassimilation ou dintégration, ou comme un milieu social utile, essentiel au bien­ être des nouveaux arrivants et des membres des minorités.

9 Contexte international Ces questions sont au centre du débat public dans bon nombre de pays, surtout en Europe. Actes terroristes, émeutes (Royaume­Uni, France), meurtres à caractère politique (Pays­Bas) ont tous contribué à alimenter ces craintes. Plusieurs pays ont même adopté des politiques de « déségrégation ». Lopinion publique est très négative à légard de lisolement présumé des minorités.

10 Lacunes Il existe TRÈS PEU détudes sur la vie et les attitudes sociales dans les enclaves de minorités canadiennes. Curieusement, malgré toute lattention apportée à cette question, nous ne savons que peu de choses. La présente étude offre un aperçu statistique général des enclaves de Montréal, Toronto et Vancouver, mais elle ne répond pas à bon nombre de questions cruciales... Dautres études sont nécessaires.

11 2. Questions à la base de la présente étude Comment la répartition géographique des minorités visibles sest­elle modifiée entre 1996 et 2006? Le nombre denclaves augmente-t-il à Montréal, Toronto et Vancouver? Quel est le profil socioéconomique des enclaves de minorités visibles? Qui habite dans ces enclaves? Qui ny habite pas? Existe-t-il des écarts systématiques entre ces sous-populations? Les enclaves sont-elles homogènes sur le plan ethnoculturel? Quel est le rapport entre les enclaves et la pauvreté? Où se trouvent les zones préoccupantes, où constate­t-on un chevauchement de lisolation sociale et de la marginalisation socioéconomique? Quel est le profil démographique de ces zones préoccupantes?

12 3. Méthode Définition des enclaves : types de quartiers Données du recensement

13 Définition denclave Il ny a pas de mesure parfaite. Les définitions varient. Géographie urbaine traditionnelle: cartes et indications de la ségrégation entre les groupes. Nouvelle méthode comparative internationale utilisant les types de quartiers.

14 Types de quartiers (daprès Poulson et coll., 2001) I. « Zones blanches » (châteaux forts) ou « communautés daccueil isolées » : au moins 80 % de Blancs. II. « Zones à prédominance blanche » : entre 50 % et 80 % de Blancs. III. « Zones mixtes, à prédominance de minorités visibles »: entre 50 % et 70 % de minorités visibles. IV. « Enclaves de minorités diverses »: au moins 70 % de membres de minorités visibles, mais pas de groupe dominant. V. « Enclaves de groupes minoritaires »: comme ci-dessus, mais où un groupe est plus de deux fois plus important que tout autre groupe. VI. « Ghettos » : cas où 60 % et plus des membres dun groupe résident dans une zone de type V (nexiste pas au Canada).

15 Utilité de lapproche typologique De conception simple. Facile à calculer (selon les unités de mesure des secteurs de recensement). Possibilité de comparaison avec les autres pays. Les différents types sont probablement valables dans la réalité, mais une étude est nécessaire pour le vérifier.

16 Compte tenu des différents types, que demandons-nous? Évolution au fil du temps (dun recensement à lautre). Répartition des différents groupes. Lien entre les types de quartiers et dautres variables, en particulier la pauvreté. Autre étude : dynamique entre les générations.

17 4. Résultats de lanalyse Question 1 : Le nombre de ceux qui résident dans les enclaves de Montréal, Toronto et Vancouver a-t-il augmenté? Oui et non…

18 Évolution des quartiers résidentiels à Montréal

19 Évolution des quartiers résidentiels à Toronto

20 Évolution des quartiers résidentiels à Vancouver

21 Comparaisons – États-Unis – LAfro-Américain moyen (12 % de la population) réside dans un secteur de recensement constitué de 51 % de Noirs, 33 % de Blancs et 16 % de membres dautres races (surreprésentation correspondant à plus de 4 fois) – Vancouver – Le Sino-Canadien moyen (17 % de la population) réside dans un secteur de recensement constitué de 46 % de Blancs, 34 % de Chinois et 20 % de membres dautres races (surreprésentation correspondant à 2 fois).

22 Résultats… Question 2 : Qui habite dans les enclaves ou à lextérieur de celles-ci?

23 Tableau 3a : Caractéristiques des résidents, selon le type de quartier, Montréal, 2006 Types de quartier IIIIIIIVVTotal Population, 2006 – 100 % des données %68,526,64,10,60,2100,0 Propriétaire (%)60,441,623,210,013,153,5 Revenu médian des ménages ($) Langues non officielles parlées à la maison (%)5,922,442,346,242,412,1 Immigrants, 2001 à 20062,47,915,222,515,14,5 Population de minorités visibles7,929,356,978,070,316,2 Diplôme universitaire25,429,626,029,132,426,6 Taux de chômage5,79,214,416,815,67,1 Transferts effectués par le gouvernement (% du revenu)11,115,424,429,429,313,0 Prévalence du faible revenu (%)18,630,445,258,861,823,2

24 Tableau 3b : Caractéristiques des résidents, selon le type de quartier, Toronto, 2006 Types de quartier IIIIIIIVVTotal Population, 2006 – 100 % des données %24,136,319,76,013,9100,0 Propriétaire (%)74,665,764,557,069,067,6 Revenu médian des ménages ($) Langues non officielles parlées à la maison (%)9,523,633,740,848,326,7 Immigrants, 2001 à 20062,77,611,714,815,48,7 Population de minorités visibles10,533,759,478,781,542,5 Diplôme universitaire33,233,131,228,732,232,3 Taux de chômage5,06,47,79,18,56,8 Transferts effectués par le gouvernement (% du revenu)6,08,710,913,511,99,2 Prévalence du faible revenu (%)9,917,823,229,726,418,9

25 Tableau 3c : Caractéristiques des résidents, selon le type de quartier, Vancouver, 2006 Types de quartier IIIIIIIVVTotal Population, 2006 – 100 % des données %23,235,926,11,313,5100,0 Propriétaire (%)75,059,364,663,965,2 Revenu médian des ménages ($) Langues non officielles parlées à la maison (%)6,719,336,950,652,625,9 Immigrants, 2001à 20062,66,49,710,411,77,2 Population de minorités visibles12,332,758,282,078,041,3 Diplôme universitaire27,434,430,725,728,730,9 Taux de chômage4,25,56,46,66,75,6 Transferts effectués par le gouvernement (% du revenu)7,37,710,214,212,59,0 Prévalence du faible revenu (%)9,817,219,419,022,316,8

26 Résultats… Généralisations Montréal : peu de personnes vivent dans les enclaves, mais elles se trouvent dans des zones de grande pauvreté. Curieusement, la pauvreté est la plus grande dans la ville où il y a moins denclaves. Toronto et Vancouver : le « fossé culturel » est large, mais lécart socioéconomique est moins important. Les résidents de ces régions sont moins « pénalisés ». Point intéressant à noter : en général, les résidents des zones à prédominance dun seul groupe (de type V) sont mieux nantis que ceux des enclaves à groupes multiples.

27 Comment les membres de minorités visibles à lintérieur des enclaves se comparent-ils à ceux qui résident à lextérieur de celles­ ci? Y a-t-il des différences systématiques? Oui, mais sous plusieurs aspects importants, elles ne sont pas significatives.

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29 Résultats Question 3 : Dans quelle mesure les enclaves sont-elles diversifiées sur le plan ethnoculturel? On sattend à ce quelles soient beaucoup moins diversifiées que les zones « mixtes ». Méthode : compter le nombre de groupes dune zone à lautre.

30 Tableau 5 : Nombre moyen de groupes dorigine ethnique dans chaque type de quartier, à Montréal, Toronto et Vancouver (MTV), 2006 IIIIIIIVVTotal Montréal17,721,824,026,722,020,0 Toronto23,625,826,728,423,725,3 Vancouver24,827,024,318,517,424,1 Source : Statistique Canada, Recensement de 2006, profils des aires de diffusion.

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32 Résultats… Question 4 : Quel est le rapport entre les enclaves et la pauvreté? Logique dune table 2 x 2 Enclave (types IV et V) par rapport aux zones où le seuil de faible revenu (SFR) correspond au double de la moyenne. Si enclave = pauvreté, tous devraient se situer dans les cellules sur la diagonale principale.

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37 Zones les plus pauvres Vancouver : le quartier Downtown Eastside nest pas une zone dimmigrants. Montréal : la plupart des quartiers pauvres ne sont pas des zones dimmigrants ou de minorités. Toronto : la grande pauvreté est généralement associée aux immigrants ou aux minorités (mais cest aussi la région métropolitaine de recensement [RMR] où le pourcentage dimmigrants est le plus élevé).

38 Résultats… Question 5 : Qui réside dans les enclaves marginalisées sur le plan économique? À Montréal, Toronto et Vancouver, lâge nest pas une variable significative. À Montréal et à Toronto, les résidents de ces zones sont susceptibles dêtre moins instruits que ceux des autres zones, mais cest linverse à Vancouver. Montréal : Sud-Asiatiques. Toronto : Noirs et Sud-Asiatiques. Vancouver : Chinois.

39 Réflexions (1) Nombre croissant de nouveaux arrivants et de membres de minorités visibles. Il sagit généralement dune population défavorisée sur le plan économique, Mais aussi dune population extrêmement variée, Et animée du désir dacheter une propriété sur le marché de lhabitation. Cette population sintéresse généralement aux quartiers où les logements sont moins chers, à la location (surtout les logements sociaux) comme à lachat. Zones résidentielles : quartiers dotés de logements sociaux, dappartements en copropriété et de maisons de banlieue individuelles. Cela étant, les minorités visibles abandonnent progressivement les quartiers à prédominance blanche.

40 Réflexions (2) Mais en général, elles ne DÉMÉNAGENT PAS dans des zones de pauvreté. Elles se dirigent plutôt vers les enclaves classiques, et non vers les « ghettos ». Les faits démontrent, de manière non rigoureuse, que ce ne sont PAS des zones manifestant un comportement anticonventionnel (contrairement aux quartiers de banlieue de Paris). Cette question doit faire lobjet dun examen plus poussé. Voir aussi les niveaux de scolarité élevés dans les enclaves. En outre, ces zones offrent un mélange intéressant de prédominance dun groupe ethnique et de diversité ethnique.

41 Réflexions (3) Toutefois, il existe certaines zones que nous devons classer à la fois comme enclaves et comme quartiers marginalisés : 3,8 % de la population de minorités visibles à Montréal, 5,4 % à Toronto et 2,6 % à Vancouver. Ces zones font généralement lobjet de stéréotypes négatifs. Il sagit dun important enjeu de politique sociale, Cest-à-dire que les enclaves, EN GÉNÉRAL, ne sont pas un enjeu de politique, contrairement aux enclaves marginalisées. La « solution » doit-elle être géographique?

42 Réflexions (4) On constate des écarts importants entre Montréal, Toronto et Vancouver en ce qui concerne... Lampleur du développement des enclaves La croissance des enclaves Les groupes vivant dans les enclaves La nature socioéconomique des enclaves Il ny pas de solution fondée sur une politique unique...


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