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Histoire de lURSS 1917-1991. 3.1.2 – le tournant de la guerre - Les Soviétiques partent à loffensive dès le printemps, mais celle-ci, dispersée, tourne.

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1 Histoire de lURSS

2 3.1.2 – le tournant de la guerre - Les Soviétiques partent à loffensive dès le printemps, mais celle-ci, dispersée, tourne à la débandade et la Wehrmacht reprend linitiative. - Lobjectif de Hitler est alors de couper le Caucase et de contourner Moscou pour compléter son encerclement à lest. Il lui faut donc contrôler la Volga et Stalingrad. - Été 1942, les Allemands bombardent Stalingrad et en novembre, ils contrôlent presque toute la ville. - Mais les Soviétiques, par lopération Uranus, encerclent la 6 e armée et remportent la victoire. - Avec la bataille de Koursk (été 1943), les Soviétiques reprennent définitivement linitiative.

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6 Vers la victoire (été 1943-printemps 1945) - Les victoires soviétiques et le débarquement allié en Italie semblent rapprocher la fin de la guerre. - Les troupes allemandes, désorganisées, sont désormais déclassées en quantité et en qualité par celles de lURSS. - En janvier 1944, le blocus de Leningrad est levé, le plus long de lhistoire (jusquà celui de Sarajevo). - Et les soviétiques avancent : il ny aura plus de grande bataille avant Berlin.

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8 - Début juin, les Soviétiques franchissent la frontière finlandaise et en juillet, celle de la Pologne, où ils assistent sans intervenir à lécrasement du soulèvement de Varsovie. - Pour occuper le plus de territoire, une part des troupes bifurque vers le sud, libère la Hongrie et opère sa jonction avec les forces de Tito. - En septembre et octobre, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie demandent la paix. Fin 1944, presque toute lEurope de lest est aux mains des Soviétiques. - Février 1945 : les Soviétiques arrivent sur le territoire allemand et le 2 avril, lassaut sur Berlin est lancé. - La garnison se rend le 2 mai et le 9, le maréchal Keitel signe la reddition. La guerre en Europe est terminée.

9 Победа !!! (Victoire !!!)

10 3.2 – Léconomie de lURSS et la guerre - Lavancée allemande a conduit à lévacuation des capacités de production vers lest. En 5 mois, usines sont démontées et remontées. - La population aussi, bien sûr, doit suivre : 10 millions de personnes se déplacent alors vers lOural. - Les conditions de vie sur ces nouveaux sites sont très difficiles, mais la population locale vient en aide aux déplacés avec enthousiasme. - Soulignons que la contrainte nest pas nécessaire car la population comprend très bien le péril.

11 - Une grande partie des usines destinées à la production civile est alors convertie pour la production militaire : « Tout pour le front, tout pour la victoire ! » - Les résultats de cette mobilisation sont dailleurs impressionnants : dabord en chute de 50% entre juin et novembre à cause de lévacuation, en janvier 1942, elle a retrouvé son niveau davant-guerre et dès juin 1942, elle dépasse celle de lAllemagne. - Au plan agricole, les choses sont plus difficiles et il faut introduire le rationnement. - Tous les hommes en âge de combattre sont conscrits, le reste de la population entre dans les usines pour les remplacer.

12 3.3 – Les rapports pouvoir-population pendant la guerre - Ces rapports ont grandement fluctués en fonction du résultat des opérations militaires. - Lors de sa première allocution à la population, 3 semaines après le début des opérations, Staline sadresse à ses « frères et sœurs » et leur demande de défendre la Très-Sainte-mère Russie… Pas un mot du régime soviétique. La population y répond, dailleurs.

13 - Tant que les choses vont mal sur le front, le relâchement se poursuit : on cesse dharceler les religieux, on abolit presque les kolkhozes et jusquen 1943, les postes de commissaires politiques de larmée sont supprimés. - Mais après les grandes victoires, le pouvoir ressert les contrôles. Derrière le front, des officiers du NKVD passent sur les territoires libérés pour rétablir lordre soviétique. - Dès lors, une certaine terreur renaît, dirigée contre les collaborateurs, mais aussi contre des peuples entiers qui sont déportés : Tatars de Crimée, Tchétchènes, Ingouches…

14 3.4 – Téhéran, Yalta, Potsdam - 28 novembre au 1 er décembre 1943 à Téhéran. LURSS obtient alors tout ce quelle demande, dont la promesse dun débarquement en au 11 février 1945 à Yalta : 5 points sont abordés : 1- Adoption dun plan de guerre commun ; 2-Adoption du principe de capitulation sans condition ; 3- déclaration sur lEurope daprès-guerre ; 4-Engagement de lURSS à entrer en guerre contre le Japon à la suite de la défaite allemande ; 5-Adoption des règles devant régir le fonctionnement de lONU.

15 Conférence de Yalta (1945)

16 -17 juillet au 2 août 1945 à Potsdam : Churchill a été remplacé par Attlee, Roosevelt par Truman. Les problèmes qui y sont discutés sont : 1-Le cas de lAllemagne ; 2- le problème des réparations ; 3-la définition des frontières de laprès-guerre ; 4- La création des cours pénales pour juger les crimes de guerres nazis.

17 3.5- Les raisons de la victoire - 3 catégories : les bons coups de lURSS, les erreurs de lAxe et la contribution des alliés. - 1 : le pragmatisme des dirigeants qui mettent de côté lidéologie (Staline lui-même se place en retrait) ; la mobilisation totale du pays ; la contribution des partisans ; lendurance des soldats et la qualité du commandement, surtout à partir de Les erreurs allemandes sont de deux types : stratégique et idéologique (la terreur). Dans les deux cas, Hitler est le grand responsable

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20 -3 : la contribution des Alliés. Elle est ridiculisée en URSS (et en Russie actuelle) et nettement exagérée en Occident. - Elle est avant tout matérielle : importante dans les premières années (3 000 avions, blindés, ravitaillement, etc.) elle devient moins nécessaire au fur et à mesure du rétablissement soviétique. - Au niveau humain, elle est limitée.

21 3.6 – Coûts et bénéfices : - 27 millions de morts (le tiers des pertes humaines), nettement plus important que les pertes alliés. - Cest lURSS qui a a vaincu lAllemagne, personne dautre : 85% des pertes allemandes (dont 90% des troupes délite) surviennent contre lURSS. - Mais les gains sont très importants : le territoire sest accru, le prestige de lURSS est à son zénith et lURSS a la sympathie du monde entier. - À lintérieur, Staline est le grand gagnant, qui présente cette victoire comme celle de son régime, donc de lui-même.

22 Pertes soviétiques

23 Cinquième cours : Les dernières années de Staline ( ) ; aperçu de la culture soviétique ( ) ; la société soviétique sous Staline 1 – Léconomie soviétique après la guerre 2 – Développements politiques de laprès-guerre 3 – Politique étrangère 4 – Aperçu de la culture soviétique ( ) 5 – La société soviétique sous Staline

24 1 – Léconomie soviétique après la guerre 1.1 – Le coût de la victoire - Il faut ajouter aux 27 millions de morts les immenses pertes matérielles : - La destruction partielle ou totale de villes et de villages (25 millions de sans abris) - La destruction de usines et fabriques, de mines ou sites dextraction et de kilomètres de chemin de fer. - Dès 1943, dans les zones libérées, la reconstruction commence

25 1.2 – Les discussions économiques de Outre la reconstruction, il faut reconvertir léconomie de lURSS vers les besoins de la population. Comment ? Suivant le modèle de la guerre (décentraliste) ou davant-guerre ? - Voznessenski propose de ne pas revenir au modèle davant-guerre. Il propose de réorganiser les kolkhozes en leur donnant plus dautonomie. Deux arguments vont en ce sens : lamélioration de la productivité agricole pendant la guerre et la nécessité den appeler à linitiative de la population.

26 - Sopposent à lui les staliniens, qui soutiennent la restauration du système davant-guerre. Il font valoir les tensions internationales et le risque de guerre, qui obligent à maintenir lorientation des années 30 en faveur de lindustrie lourde. - Cest Staline qui décidera, bien sûr. On en reviendra donc au système des années 30

27 1.3 – Développement industriel - Les premières années (jusquen 1948) ne diffèrent guère, pour les ouvriers, de celles de la guerre, avec de longues semaines et des cadences de travail infernales. - La réforme de 1947 réduit le pouvoir dachat, déjà très faible, des ouvriers. Si on ajoute à cela la manque de logements, les conditions de vie de la population dans limmédiat après-guerre sont aussi difficiles que pendant la guerre. - Les usines démontées resteront à lest ; on en construit alors de nouvelles à louest.

28 - Les résultats du 4 e plan quinquennal sont très impressionnants : en 1950, la production industrielle soviétique est de 73% plus élevé quelle ne létait avant la guerre. - Facteurs explicatifs de ces succès : un véritable enthousiasme populaire, la priorité accordée à lindustrie lourde ; les réparations allemandes et le travail des Zeks (5 à 12 millions de personnes dont 2 à 3 millions de prisonniers de guerre).

29 1.4 – Secteur agricole - Les dommages sont en ce domaine encore plus sévères : la production nest plus que 60% de ce quelle était avant guerre et la famine menace. - Les lopins privés assurent une relative stabilité de lapprovisionnement, mais le pouvoir central veut réduire limportance de ceux-ci : 11 millions dhectares sont rattachés aux kolkhozes entre 1946 et La réforme monétaire frappe durement la paysannerie qui, nachetant pas dobligation, voit fondre ses économies de 90%. - Tout cela, ajouté à la modification de la structure du travail des kolkhozes, fait en sorte que la production agricole ne reviendra au niveau davant guerre quau début des années 50.

30 2 – Développements politiques de laprès-guerre 2.1 – Limpulsion démocratique de la guerre - La guerre a modifié les comportements de la société, laquelle fait preuve de plus dinitiative et dautonomie. - De plus, la guerre a mis en contact des millions de Soviétiques avec les réalités de « lexploitation capitalistique et bourgeoise », suscitant des comparaisons qui ne sont pas favorables à « lÉtat du peuple ».

31 - La guerre, les souffrances endurées pendant le conflit et dans les années 30, ont suscité des espoirs damélioration chez la population : abolition des kolkhozes, assouplissement des contraintes, relâchement du centralisme, etc. - Lors des discussions entourant la révision constitutionnelle (qui naura pas lieu), on a pu entendre des idées très audacieuses (modifications des lois électorales, abolition de la planification centrale, etc.) qui resteront lettre morte. - Dautant que la population soutient Staline comme jamais : propagande aidant, elle est convaincue quelle doit sa survie à Staline et à son système.

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33 2.2 – Changements dans la structure du pouvoir - Le Comité de défense de lÉtat, créé en 1941 est supprimé dès 1945, et les structures précédentes sont remises en place. - Mais on peut voir certains changements : par exemple, en 1946, le Conseil des commissaires du peuple devient Conseil des ministres. - Des élections visant le renouvellement des soviets sont tenues et le XIX e congrès du PCUS décide daccroître le nombre de membres du Présidium et du Comité Central, pendant quune nouvelle vague de répression sabat sur le parti.

34 2.3 – Nouvelles répressions - Ces années sont lâge dor du système concentrationnaire : zeks davant-guerre, prisonniers de guerre ennemis, Soviétiques capturés par lennemi, élites nationales des nouveaux territoires, etc. La population des camps est alors de 5 à 12 millions de personnes : création de camps à régime spécial, qui isolent les criminels politiques des droits communs. - Certains chefs militaires trop populaires se retrouvent à la tête de zones militaires reculées. - Mais cest bien sûr le parti qui est la première victime, avec laffaire de Leningrad (par laquelle Béria, par- dessus la tête de Staline, dirige lépuration de ses adversaires) et le célèbre complot des blouses blanches.

35 2.4 – Politique nationale Pour la victoire, lensemble des nationalités de lÉtat soviétique ont été mises à contribution et par la suite, lensemble des ressources du pays se concentrent pour remettre sur pieds les républiques et les régions de louest du pays. Pour la victoire, lensemble des nationalités de lÉtat soviétique ont été mises à contribution et par la suite, lensemble des ressources du pays se concentrent pour remettre sur pieds les républiques et les régions de louest du pays. Lévacuation des industries et des usines a stimulé le développement économique de la Sibérie occidentale et de lAsie centrale. Lévacuation des industries et des usines a stimulé le développement économique de la Sibérie occidentale et de lAsie centrale. La guerre a entraîné le développement de mouvements nationaux, particulièrement dans les nouvelles républiques, où la dékoulakisation doit aussi sappliquer La guerre a entraîné le développement de mouvements nationaux, particulièrement dans les nouvelles républiques, où la dékoulakisation doit aussi sappliquer Des populations entières suspectées de collaboration avec les Allemands subissent des punitions collectives et sont déportées en Sibérie orientale et en Asie centrale. Des populations entières suspectées de collaboration avec les Allemands subissent des punitions collectives et sont déportées en Sibérie orientale et en Asie centrale.

36 Le cas des juifs est particulier : au cours de la guerre, le centre avait mis sur pied le Comité juif Antifasciste et après la guerre, ce comité fait pression pour obtenir une région autonome juive. Mais Mikhoels, le chef du comité est assassiné en 1948 et sa mort lance la répression contre les membres du Comité. Le cas des juifs est particulier : au cours de la guerre, le centre avait mis sur pied le Comité juif Antifasciste et après la guerre, ce comité fait pression pour obtenir une région autonome juive. Mais Mikhoels, le chef du comité est assassiné en 1948 et sa mort lance la répression contre les membres du Comité. Staline fait preuve après la guerre dun remarquable chauvinisme grand-russe et jusquà sa mort, une politique de russification douce sera entreprise, entre autres en limitant les possibilités pour les autres nationalités dapprendre leur langue et leur histoire. Staline fait preuve après la guerre dun remarquable chauvinisme grand-russe et jusquà sa mort, une politique de russification douce sera entreprise, entre autres en limitant les possibilités pour les autres nationalités dapprendre leur langue et leur histoire.

37 Répressions des élites nationales ( )

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39 3 – Politique étrangère ( ) 3.1 – « Début » de la guerre froide - Par sa victoire, lURSS est devenue lun des principaux États de la planète, ce qui modifie considérablement la situation et le climat international. - Les alliés dhier se méfient de plus en plus les uns des autres : larme nucléaire inquiète les Soviétiques ; les 15 millions de soldats soviétiques inquiètent les anglos-saxons.

40 - Et le prestige soviétique aussi inquiète : les populations européennes de lépoque savent que cest lURSS qui a gagné la guerre et conséquemment, les partis communistes dEurope voient le nombre de leurs membres tripler entre 1939 et Ce qui met Staline en appétit : dès 1941, il demande des territoires turcs, des modifications au régime du Liban et de la Syrie et un protectorat en Tripolitaine. En plus de ce quil a déjà obtenu par le pacte Ribbentrop-Molotov. - Cest cependant le discours de Churchill à Fulton en 1946 qui met le feu aux poudres : évoquant un « rideau de fer », il en appelle à une politique dendiguement de « limpérialisme soviétique »

41 - Truman reprendra à partir de 1947 cette idée. Lensemble des éléments de cette politique est nommé « doctrine Truman » : - 1 – Plan Marshall à la reconstruction - 2 – Création de lOTAN (1949) - 3 – Établissements de bases militaires américaines entourant lURSS - 4 – Soutien financier à lopposition dans les États pro-soviétiques - 5 – Usage de la force contre lURSS - Deux objectifs à cette doctrine : 1 – Empêcher lURSS daccroître son influence et 2 – la refouler si possible derrière ses frontières. - Pour lURSS, cest une déclaration de guerre et cela la poussera à consolider ses positions dans les États sous occupation.

42 Plan dattaque de lURSS (1948)

43 3.2 – Exportation du système stalinien - En 1945, des régimes prosoviétiques sinstallent au Vietnam, en Corée, en Yougoslavie et en Albanie. - À partir de 1947 commence la soviétisation de lEurope orientale sous occupation soviétique. En Bulgarie (1946), puis en Pologne, en Hongrie, en Roumanie (1947) et en Tchécoslovaquie (1948), les PC prennent le pouvoir, interdisent les autres partis et adoptent des constitutions de modèle soviétique. - Dès lors, lURSS simplique activement dans les orientations intérieures et extérieures de ces États, sappuyant sur son prestige mais aussi sur des aides directes (15 milliards de roubles entre 1945 et 1952).

44 Expansion soviétique

45 - En 1949 est mis sur pied le COMECON, chargé de coordonner les politiques économiques de lURSS et de ses alliés. - Au plan politique, la mise au pas se fait progressivement, avec une accélération subite en 1948, lorsque Tito est excommunié de la grande famille. Sensuit une chasse aux sorcières dans les différentes démocraties populaires. De nombreux communistes « nationaux » sont alors arrêtés pour être remplacés par des inconditionnels du modèle stalinien, formés en URSS. - Enfin, au plan militaire, lorganisation du Pacte de Varsovie ne verra le jour quen 1955, après la mort de Staline

46 Membres du Comecon

47 3.3 – Apogée de la guerre froide - Deux graves crises surviennent dans les dernières années de Staline, plaçant le monde au bord dune autre guerre. - En 1948, cest la crise de Berlin : incapables de sentendre avec les Soviétiques concernant la réunification de lAllemagne, les Occidentaux décident dunifier leurs trois zones, sans tenir compte des Soviétiques et de signer la paix. - LURSS réplique par un blocus de Berlin ouest, qui pendant un an sera ravitaillé par pont aérien. Cela entérine de facto la division de lAllemagne. - En 1949, lOccident créé lOTAN et lURSS expérimente sa première bombe atomique…

48 - Puis cest la guerre de Corée : profitant de labsence de lURSS, causée par le refus dexpulser la Chine nationaliste de lONU, les Occidentaux font voter une intervention militaire en Corée, sous la conduite des États-Unis, pour freiner loffensive nord- coréenne. LURSS appui discrètement les nord- coréens, la Chine, totalement. - Les Occidentaux ne parviennent cependant pas à vaincre et en juin 1953, après la mort de Staline, un cessez-le-feu est signé, divisant la Corée au 38 e parallèle. Le traité de paix na toujours pas été signé. - Ces deux crises inciteront les successeurs de Staline et les Occidentaux à chercher des compromis, dautant que Truman est remplacé en 1952 par Eisenhower.

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50 4 – Aperçu de la culture soviétique 4.1 – La culture dans les années 30 - Avec la centralisation, les différents mouvements autonomes des années 20 disparaissent. - Pour Staline, ces ingénieurs des âmes que sont les artistes doivent travailler à un seul but : créer lhomo soviéticus appelé à vivre dans ce système. Il convient alors dexpliquer aux « plus humbles » lABC du marxisme-léninisme.

51 - Lart destiné à cet objectif portera le nom de réalisme socialiste : les artistes doivent illustrer la vie non pas telle quelle est, mais comme elle doit être dans une société socialiste. On promet ainsi au peuple des « lendemains qui chantent » et un « avenir radieux ». - Lautre fonction de cet art utilitaire est de créer une sorte de surréalité, dans le but de convaincre la population que le bon temps est déjà commencé : cest là lorigine dun des slogans de Staline au pire des purges des années 30, en 1937 : « La vie est devenue meilleure, la vie est devenue plus gaie… » - Bien sûr, les camps attendent les artistes qui refusent de se plier à cet art de commande.

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53 4.2 – La culture et la guerre - Comme pour le reste, le contrôle culturel se relâche au cours de la guerre. Le régime oriente bien sûr la production dans le sens dune célébration des valeurs du moment : courage, honneur, patriotisme, etc. Le contrôle est de toute façon moins nécessaire, les artistes comprenant eux-mêmes les enjeux. - Les artistes participent à la guerre, comme soldats bien sûr, mais ils semploient aussi à maintenir le moral des troupes, ou encore à saper celui de ladversaire. - Tous les domaines sont mis à contribution : chanson, cinéma, poésie, etc.

54 4.3 – Le jdanovisme - La politique culturelle de 1945 à 1953 est initialement liée au nom dAndreï Jdanov. Cest lui qui sonne la fin de la récréation. - Parallèlement à la montée des périls extérieurs, le régime se lance en 1946 dans une lutte contre les influences extérieures et contre le « cosmopolitisme » (à partir de 1948) - Deux publications sont créées dans ce but (La vie du parti et Culture et vie), lesquelles sen prennent à des « concurrents » coupables de publier des auteurs « contestables ». - Les directeurs des associations culturelles sont sommés de purger de leurs rangs les artistes déviants.

55 - Toutes les disciplines sont touchées : philosophie (1947), musique (1948), etc. - Mentionnons quà de rares exceptions, ces purges entraînent uniquement des sanctions diverses, et non des séjours en camps. - Des disciplines scientifiques considérées comme bourgeoises sont interdites : mécanique ondulatoire, cybernétique, psychanalyse, génétique, etc… - Cest lapogée du lysenkisme… : le volontarisme remplace la rigueur scientifique, suivant laxiome de Staline selon lequel « Pour nous, bolcheviques, il nexiste pas de problèmes objectifs que nous ne puissions résoudre… »

56 Stations du métro de Moscou

57 MGOU

58 5 – La société soviétique sous Staline 5.1 – Les ouvriers : - LÉtat prolétarien réserve souvent à sa classe « dirigeante » des conditions de vie très difficiles. - La priorité au développement industriel entraîne dune part un accroissement considérable des ouvriers (de 28 à 40 millions de personnes entre 1929 et 1932), et dautre part, en corollaire, une détérioration de leurs conditions : manque de logements, approvisionnement erratique, etc. - On tente de palier à ces difficultés en introduisant en 1929 des coupons de rationnement ou en mettant sur pied des cafétérias dÉtat.

59 - Dans la première moitié des années 30, la vie est difficile car sajoutent aux conditions de vie linterdiction des grèves, la suppression de lindépendance syndicale, etc. - À partir de 1935, Staline commence à accorder un peu plus dattention aux problèmes ouvriers : infrastructures culturelles, vacances familiales, etc. - Parallèlement arrive le stakhanovisme, qui va entraîner une augmentation des cadences, et pour ceux qui narrivent pas à suivre, une détérioration des conditions matérielles. On voit apparaître une « aristocratie » du travail, dont les membres vivent mieux que les autres.

60 - Comme les ouvriers ne pouvent faire pression autrement quen « votant avec leurs pieds », en changeant dentreprise, le régime réintroduit le carnet de travail et on renforce les régimes de propiska et de passeport intérieur. - Vivant souvent dans des appartements communautaires, les ouvriers développent des comportements asociaux et lalcoolisme fait des ravages. - Bref, à la fin des années 30 (et même au début des années 50), il semble que le régime na pas rempli ses engagements face aux ouvriers quil est censé représenter : en 1936, le pouvoir dachat de louvrier est inférieur à ce quil était en 1913….

61 Salaires comparés

62 Pouvoir dachat des ouvriers en 1913 et 1936

63 Kommounalka

64 5.2 – La paysannerie : - Cest pire encore pour les paysans, dont lordre social a été détruit par la collectivisation. Tout au long des années 30, les demandes de lÉtat à son endroit vont crescendo : ils doivent vendre de moins en moins cher, alors que la production industrielle coûte de plus en plus cher. Dautant que les MTS grugent une part importante de leur faible revenus. - En 1935, soucieux de maintenir un approvisionnement acceptable des villes, le régime concède aux paysans le droit dexploiter des lopins privés : bientôt, 5% des terres vont produire 25% de la production agricole. - Cest la classe méprisée, suspectée, de la société, qui ne jouit pas dune grande mobilité sociale, surtout après la réintroduction des passeports intérieurs.

65 5.3 – La nouvelle intelligentsia - Officiellement, les autres classes sociales nexistent pas. Et pourtant… - Traditionnellement, lintelligentsia tsariste était oppositionnelle. Ce nest pas le cas de celle de lépoque soviétique, qui est lun des plus fidèles soutien au régime, à qui elle doit tout. - En gros, cette classe est constituée des spécialistes « prolétariens », formés dans des écoles spécialisées (entre 1928 et 1932, le nombre détudiants de ces écoles passent de à ) qui ont remplacé au cours des années 20 et 30 les spécialistes bourgeois.

66 5.4 – Les détenus - Ce nest pas une classe à proprement parler, mais compte tenu de leur importance numérique, il faut bien en tenir compte. Leur apport à la construction du système, bien que difficile à quantifier, nen demeure pas moins très important. - Il faut aussi mentionner les académiciens déchus qui se retrouvent dans des camps spéciaux, des prisons scientifiques (charachki) ou le régime les laissent, sous contrôle, poursuivre leur recherche. Leur apport à la science soviétique est aussi très important.

67 5.5 – La nomenklatura - La dernière, mais non la moindre, de ces classes soviétiques, nexiste pas officiellement, mais cest elle qui est au sommet du système et le contrôle. - Cette classe a remplacé au cours des années 30 les spécialistes bourgeois impliqués directement dans la gestion de lÉtat. Le trait dominant de ses membres, cest lorthodoxie idéologique, allié à partir de la fin des années 30 surtout, à des origines modestes. - Le terme, que lon traduit par « liste », désigne deux choses : les postes stratégiques à combler et les personnes susceptibles de les combler.

68 - Cest laristocratie du régime, qui vit beaucoup mieux que le reste de la population, ayant accès à des magasins particuliers, se déplaçant en voiture de luxe, vivant à part du reste de la société. - Mais cest une classe très hiérarchisée : au sommet se trouvent les membres du Politburo et du Comité central, puis les directeurs des commissions de contrôle et des organes de sécurité, suivis des chefs de la bureaucratie et de larmée, et enfin, les scientifiques les plus importants, les directeurs des grandes usines, etc. - Mentionnons que cette hiérarchisation existe au niveau fédéral et à celui des républiques.


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