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CONFIDENTIEL – NE PAS COMMUNIQUER Séminaire IGPDE 30 avril 2013 MADE IN FRANCE Les conditions du redressement industriel de la France et de la compétitivité

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Présentation au sujet: "CONFIDENTIEL – NE PAS COMMUNIQUER Séminaire IGPDE 30 avril 2013 MADE IN FRANCE Les conditions du redressement industriel de la France et de la compétitivité"— Transcription de la présentation:

1 CONFIDENTIEL – NE PAS COMMUNIQUER Séminaire IGPDE 30 avril 2013 MADE IN FRANCE Les conditions du redressement industriel de la France et de la compétitivité des entreprises Grégoire POSTEL-VINAY, Responsable de la stratégie direction générale de la compétitivité, de lindustrie et des services

2 1 Sommaire 1.Un monde en déséquilibres, commerciaux, de croissance, budgétaires, financiers, sociaux, et de gouvernance 2. Le succès des politiques mercantilistes 3. Lentreprise du futur : enjeux 4. Eléments de diagnostic sur la compétitivité de lindustrie et des services en France 5. Axes de travail 6.Points sur le pacte de compétitivité pour la croissance et lemploi, les assises de lentrepreneuriat, la politique de filières, et chantiers en cours

3 2 1-1 Un monde en déséquilibre : enjeux commerciaux

4 3 - Asie du Sud Est : G$, dont Chine 2300, Japon 1580 ; - achats dentreprises offshore par la Chine 2012 : 75 G$ - Pays pétroliers et gaziers : G$ dont OPEP : G$, Norvège : +485G$ ; Russie : +690G$ - Etats-Unis : -6000G$ - Europe : Globalement équilibrée, mais une part de la zone euro excédentaire et une déficitaire ; Hors zone : RU cavalier seul à -530G$. Dans zone : Allemagne 1740G$ D & D+satellites +2440G$ ; déficit 2000G$ : Espagne (800) Italie (430) Grèce (270) France (210) Portugal (200) - Emergents encore déficitaires : Turquie 290G$, Inde 170G$, Brésil 130G$, Afrique du Sud -110G$ 1-1 Un monde en déséquilibre : Evolution des excédents et déficits en sur 2002/2011

5 4 1-2 Un monde en déséquilibre : croissance, la crise amplifie les différences de croissance qui prévalaient déjà dans le monde : la Chine loin devant

6 5 Pays Revenus Dépenses Déficit/surplus Déficit/surplus (%) Date Etats-Unis 2,902,000 3,803, , ,00 % 2013 est (*) Japon 1,971,000 2,495, , % 2011 est Chine 1,646,000 1,729, , % 2011 est Allemagne 1,551,000 1,588, , % 2011 est France 1,386,000 1,535, , % 2011 est (**) Italie 1,025,100 1,112, , % 2011 est R-Uni 986,500 1,188, , % 2011 est Brazil 978, , , % 2011 est Canada 660, , , % 2011 est Espagne 545, , , % 2011 est Australie 473, , , % 2011 est Russia 382, ,200 +6, % 2011 est (*) Dépenses fédérales seulement. Dépenses totales ~6T$ ; déficit cumulé G$ (**)dont déficits sécurité sociale 22,9 et collectivités locales 1,5 ; excédents agences Un monde en déséquilibre : déficits budgétaires, la fuite en avant

7 6 - Bâle III Solvency II, mais applications différentes selon les zones du monde - Taxe sur les transactions financières : des effets différenciés en termes dattractivité - CDS, marchés du repo : actions cartellisées dopérateurs? - Régulation bancaire : quelques progrès 1-4 Un monde en déséquilibre : Finances, en quête de régulation

8 7 - Montée des extrêmes dans les pays en crise - Situation critique du chômage des jeunes, dans lEurope du Sud et dans une moindre mesure (néanmoins aigue) en France. En février 2013 : 5,694 millions de jeunes Européens (hors étudiants), soit 23, 5% n'avaient pas d'emploi en Europe, dont Espagne 55.7% Grèce 58,4% Portugal 38,2% Italie 37,8%, Slovaquie 35%, Chypre 32% France 26,2%, Pays-Bas 10,4%, Autriche 8,9% Allemagne 7.7% Pour mémoire les taux de chômage globaux sont de 10,8% en France et 5,4% en Allemagne. - Les éléments de gouvernance européenne, nécessaires, sont obérés par la défiance croissante induite dans lEurope par cette situation. - Attente sociétale majeure sur lemploi, loin devant dautres préoccupations Un monde en déséquilibre : déséquilibres sociaux et politiques

9 8 Chine, Allemagne, Corée du Sud : résultats en termes - Commerciaux - De montée en gamme - De marges croissantes - Demploi (chômage 5,4% en Allemagne) - A terme de salaires, mais seulement sur une partie de la population (objectifs du 12è plan chinois : doublement ; Allemagne situation différenciée avec sous-traitance). - De flux migratoires (afflux de lEurope du Sud vers D) - Dinvestissements - De capacités de rachat offshore. - De % de lindustrie et des services liés dans le PIB - Dinfluence monétaire Des modèles non reproductibles à échelle mondiale (somme nulle), mais suscitant des émules : BCG, Aspen pour Etats-Unis sur la relocalisation ; stratégie monétaire japonaise ; montée de la politique industrielle au niveau UE ; France : « doit choisir » ; CNI ; Gallois ; « marque France »… 2 –1 Le succès des politiques mercantilistes : Allemagne, Chine, Corée du Sud, et émules

10 09/11/ % des exportations et importations en France. Sans rétablissement de la compétitivité face à lAllemagne, pas deuro à terme, et peu dEurope. - 85% de la R&D, source dinnovations qui percolent également dans les services (via les TIC, en particulier), et ce dans une économie où lavenir est déterminé par linnovation - 3,7M de salariés (y c intérim) directs. 5,2 avec les services à lindustrie. Et environ 1 emploi autre par emploi industriel, avec les effets induits sur les autres services. Intérêt de ne pas dissocier industrie et services à lindustrie. - un secteur à forts gains de productivité, exposé internationalement ; de son efficacité dépendent les marges de manoeuvre pour répondre à dautres attentes de la société (cf rapport Cotis) - des réponses à lessentiel des principales attentes sociétales (emploi, logement, santé, énergie, alimentation, transports, sports et loisirs, communication, culture, sécurité... Le tout avec une exigence croissante de développement durable) 2 –2 Lindustrie importe : enjeux principaux en France

11 09/11/10 Au XXème siècle, les activités industrielles ont été multipliées par 50, la consommation mondiale dénergies fossiles par 30, le PNB mondial par 20, la population par 3. Cette tendance sest encore accélérée durant la dernière décennie du fait de la croissance rapide des BRICAs. -> il ny a pas de désindustrialisation à échelle mondiale, -> la productivité joue un rôle considérable à long terme -> il y a une forte concurrence entre les territoires et les pays pour attirer des productions et services appropriées et construire des avantage comparatif afin de répondre aux besoins sociétaux (au premier chef lemploi). Cela sest traduit par des mouvements puissants depuis la crise de 2008 en Chine, EUA, UE, Allemagne, France, Japon, Italie, De plus la préoccupation dune croissance soutenable augmente, nourrie par la rareté de non-renouvelables(énergie, matières premières…), et implique de nouvelles approches pour les concepteurs de politiques. - 2 –3 Pas de désindustrialisation à léchelle mondiale, mais des mutations géographiques et de nature

12 11 - Diffusion des nouvelles technologies, en particulier numériques, au sein de la société. - Enjeux liés au développement durable (notamment rareté énergétique) et aux mutations sociétales (allongement de la vie, rapport au travail et à lautorité, travail coopératif, remise en cause des élites). - Montée en puissance des pays émergents et positionnement de lEurope. (par exemple sil y a 10 ans F et D avaient les 2/3 de leurs exports vers lUE, aujourdhui D a 60% hors UE.. La France pas encore) - Coût du capital potentiellement à la hausse, besoin dorientation de lépargne. - RH : besoin de capter des compétences de haut niveau internationalement mobiles et simultanément dagir en synergie territoriale, impliquant une GPEC territoriale. 3-1 Enjeux de lentreprise du futur – son environnement

13 12 Les entreprises de demain seront polymorphes, transgressant les frontières classiques entre services et industries, valeur ajoutée matérielle et immatérielle, entreprise technologique et non-technologique, économie « classique » et économie solidaire. Elles devront articuler de façon optimale leurs trois empreintes économique (croissance et rentabilité), environnementale (préservation des ressources naturelles) et sociale (préservation de la cohésion sociale interne et externe) pour être performantes sur le long terme. Elles seront collaboratives et travailleront en réseau avec lensemble de leur écosystème (autres entreprises, acteurs institutionnels et sociaux, clients, salariés, citoyens) pour concevoir, produire et distribuer leurs produits/services - et dans certains cas leur propre énergie. Elles utiliseront les nouvelles technologies, notamment numériques, comme levier de création de valeur, même lorsque lentreprise névolue pas dans le secteur technologique. Elles seront hyper-connectées aux données externes et souvriront pour innover dans une optique de co-création de valeur avec les acteurs de leur écosystème. 3-2 Enjeux de lentreprise du futur – modèles daffaires

14 13 Les entreprises de demain utiliseront et partageront des compétences clés ou rares quelles ne pourront financer seules, avec un champ daction international. Elles seront organisées suivant une forme moins hiérarchique et moins centralisée, sous leffet des multiples « intelligences connectées » et des exigences de coopération des nouvelles générations. Elles seront animées par une cohésion sociale interne nouvelle, fondée sur le dialogue, le respect des collaborateurs, leur bien-être au travail (équilibre de vie) et une répartition incitative à la valeur ajoutée. Elles requerront des valeurs partagées, une éthique, dans le respect de toutes les formes de diversités, en particulier pour celles qui opèrent à large échelle dans le monde. 3-3 Enjeux de lentreprise du futur – organisation et culture

15 14 4 – 1 Eléments de diagnostic sur la compétitivité de léconomie et de lindustrie françaises - macro 1. Surévaluation de notre taux de change réel vis-à-vis de lAllemagne Dynamisme relatif du coût du travail Des prix des intrants plus élevés : immobilier, services 2. Faiblesse des gains de productivité, manque dinvestissement et dinnovation Une allocation de lépargne insuffisamment favorable au financement des entreprises, et en particulier des PME Un taux nominal de limpôt sur les sociétés parmi les plus élevés de lOCDE Un environnement réglementaire et fiscal peu efficace et peu lisible Barrières à lexportation 3. Mauvais déploiement de notre capital humain Qualité du dialogue social Faiblesse du taux demploi Inadéquation des compétences

16 4-1-2 Quelques chiffres clefs de léconomie française Emploi des secteurs marchands (non agricoles) En 2012, lemploi salarié direct sélève à plus de 18 millions demplois – 63 % relèvent du commerce et des services, – 18 % de lindustrie et – 8 % du secteur de la construction En 2000, lemploi salarié direct sélève à plus de 16,8 millions demplois Valeur ajoutée selon la branche dactivité en 2011 (1789 Mds euros) Industrie 12,6 % Tertiaire principalement marchand 56,9 % Tertiaire principalement non marchand 22,6 % R&D : 16 Mds deuros (administrations) et 27,4 Mds (entreprises) en 2010 – Effort global (public/privé) 2,12 % du PIB en 2008 >>> 2,24 % du PIB en 2010 – Effort des entreprises 1,33 % du PIB en 2008 >>> 1,41 % du PIB en 2010

17 16 Déficit de la balance commerciale de la France en 2010: 51,4 Mds : le juge de paix de la compétitvité : dégradation des balances courantes

18 IV-1-4 Enjeu N°1 : inverser la spirale de la perte de compétitivité Une perte de compétitivité prix liée à laccroissement plus rapide des charges en France quen Allemagne induit une érosion des marges des entreprises françaises pour conserver des parts de marché. Cette érosion est source de sous-investissement. Il accroît à son tour le différentiel de compétitivité hors prix, laquelle est déterminante.

19 Le modèle de rupture de la compétitivité Un « vase communiquant » entre compétitivité-prix et compétitivité hors-prix sur un exemple Divergence du coût du travail (au moins +10%) Divergence du coût de production (+7%) Divergence des bases industrielles (-8%) Divergence du prix à lexport (+2.5%) Divergence du ratio qualité-prix (« -11% ») Divergence des EBE (-46%) Divergence des efforts de R&D ( ) (-24%) Divergence des critères hors-prix (« -8% »)

20 4-1-6 Allègement de charges : un poids des cotisations sociales qui obère la compétitivité Cot. soc. totales employeur en % du salaire brut FranceItalie Rep. Tchèqu e Suède Espagn e Allem.RU Pays44%36%35%31%30%23%13% Source: Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale (CLEISS), Germany Trade & Invest (GTAI)

21 Aspects spécifiques aux charges : le haut conseil de financement de la protection sociale. Les questions des scénarios, du vieillissement, de lâge de départ à la retraite

22 La compétitivité « coût » passe aussi des services moins chers et plus performants : il faut plus de concurrence, et des entreprises de services plus grandes. Barrières à la concurrence sur le marché des biens et services Le coût du travail dans les services aux entreprises est 25% plus élevé en France quen Allemagne Lindustrie dépense 130 milliards deuros de rémunérations et 130 milliards deuros de consommations intermédiaires de services

23 4-2-2 Une contribution insuffisante des services à la croissance de la productivité ; => regroupements, plateformes, TIC, RH etc Croissance de la productivité des services, pondérée par la part des services dans le PIB Croissance de la productivité de lindustrie, pondérée par la part de lindustrie dans le PIB Source : OECD Compendium of Productivity Indicators 2008

24 4-2-3 Productivité : Un retard français sur le parc de robots Diminuer la part de main dœuvre en dessous de 20% du prix de revient semble un objectif moyen réaliste. Si le coût de la main dœuvre est déjà inférieur à 20%, le retour sur investissement de la robotisation est plus incertain et dautres actions (par exemple un meilleur « sourcing » des matières premières, voire une délocalisation) seront considérées comme plus rentables.

25 Construire plus : lévolution des prix de limmobilier contribue aux écarts de compétitivité entre pays, poussant les salaires, et lépargne loin des entreprises

26 Hors coût : Un déficit dinnovation et de R&D malgré des dispositifs publics parmi les plus généreux Dépense intérieure de R&D des entreprises et incitations fiscales

27 Il est nécessaire daugmenter les dépenses de R&D privée en France ; et dagir plus en aval sur linnovation Source: Eurostat Une R&D privée faible notamment du fait du manque de spécialisation de lindustrie française sur les secteurs de haute technologie Aides à linnovation versus aides à la R&D : Frascati ou Oslo? Innover pour vendre (marketing, design.. ) Le crédit dimpôt innovation.

28 La France dispose aujourdhui du CIR le plus attractif du monde ; PME 28% du CIR; ETI : 40% ; trésorerie

29 Stimuler linnovation des PME par les achats publics: le SBIR Inciter à la coopération entre grands organismes de recherche et PME innovantes, point faible du système de valorisation de la recherche français Exemples aux USA (« Small Business Innovation Research »), Royaume-Uni et Pays-Bas + recommandation du rapport Retailleau 1% du budget des principaux organismes de recherche en France représenterait 100M / an Aux USA, 1 financement SBIR / 5 se traduit par une création dentreprise Coût budgétaire nul. Peu susceptible de brouiller le paysage français des aides à linnovation

30 les technologies clés à horizon grands domaines 5. transports 6. bâtiment 7. santé, alim. 1. chimie - matériaux 2. technologies de linformation de la communication 3. environnement 4. énergie - « Proximité » du consommateur + 12 TC 17 TC 12 TC 6 TC 10 TC

31 Enjeux Exemple : Chimie – Matériaux – Procédés : points saillants de lanalyse Développement durable Recyclage Transfert (R&D/PME/Industrie) Acceptation Sociétale

32 Les investissements davenir représentent ~12,5 Mds pour de grands programmes sectoriels

33 Très haut débit : accélérer le déploiement En France, 5,5 M foyers (sur 27 M) sont éligibles au très haut débit… …mais seulement 13% de ces foyers sont abonnés

34 Très haut débit : de nouvelles orientations Programme « très haut débit » (2010) qui repose sur des déploiements privés (opérateurs) et publics (collectivités) Table ronde du 27 juillet 2012 présidée par Fleur Pellerin et Cécile Duflot Nouvelles orientations : – Garantir la couverture de 100% de la population en très haut débit dici 2022 et offrir un « vrai haut débit » (3 à 5 Mbit/s) pour tous dici 5 ans ; – Alimenter le fonds de financement des déploiements publics ; – Renforcer l'appui de lEtat aux déploiements publics ; – Abondement du FANT.

35 4-4-2 Hors coût : Une situation compétitive qui dépend beaucoup de la taille des entreprises et de leurs marchés locaux, national, européen ou mondial Source: Roland Berger

36 Sur les 500 plus grandes entreprises mondiales (chiffre daffaires), 32 sont françaises. Quelques exemples: Carrefour ( 2ème grand distributeur mondial), Michelin (leader mondial du pneumatique), Accor (leader européen de lhôtellerie), Thalès (leader européen de lélectronique militaire), Sanofi-Aventis (3ème entreprise mondiale de pharmacie), LVMH (leader mondial du luxe), etc… Nombre de sièges sociaux parmi les 500 plus grandes entreprises (Global 500, 2012) Nombre de sièges sociaux parmi les 500 plus grandes entreprises (Global 500, 2009) Nombre de sièges sociaux parmi les 500 plus grandes entreprises (Global 500, 2007) Etats-Unis Japon68 67 France Allemagne Chine Royaume-Uni De grandes entreprises qui comptent sur la scène mondiale ; la problématique du (dé)couplage avec les PME et les territoires, ou le « who is us »?

37 Une épargne abondante mais très insuffisamment allouée au financement des entreprises (cf propositions récentes sur lorientation de lépargne : rapport Berger/Lefebvre et assises de lentrepreneuriat)

38 Exportations et chaînes de valeur : besoin dun territoire attrayant pour les grandes entreprises, de plus dETI, de plus dentreprises de croissance, de plus dinnovation

39 4-6-2 Des entreprises trop petites en France (trop peut dentreprises de taille intermédiaire et les PME exportent surtout dans un ou deux pays ; intérêt de la création du statut dETI et de le faire vivre.

40 Un march é du travail qui requiert un dialogue dialogue social rénové. Les accords de janvier MEDEF/Syndicats et leur entérinement législatif

41 Une inadéquation entre loffre et la demande de compétences Offre et demande de travail a horizon 2020 en millions DemandeOffreEcart >Bac+26,35,70,6 Bac+265,70,3 Bac7,361,3 CAP/BEP5,67,3-1,7 <=BEPC4,55,1-0,6 Source: McKinsey Global Institute

42 Des atouts en faveur dune meilleure visibilité et perspectives : la politique de filières, le CNI Les services et technologies de linformation et de la communication Les éco-industries (dont industries de lénergie) Laéronautique Lautomobile Le ferroviaire Le naval La chimie et les matériaux (dont chimie verte) Lindustrie et les technologies de santé Le luxe et la création Les industries des biens de consommation et de laménagement Lagroalimentaire et les agro-industries Le nucléaire.

43 des dynamiques différenciées

44 4-9-3 Et une conjoncture macroéconomique également différenciée La conjoncture mondiale en 2012 Léconomie mondiale est en crise, en proie à des facteurs dinstabilité récurrents (bulles puis défiance généralisée). Malgré le dynamisme des pays émergents, l'activité économique mondiale ralentit, la crise européenne étant aujourd'hui la plus forte. PIB 2012 Etats-Unis + 2.0Japon +1,9Chine+ 8,4Monde+ 3,3 Royaume-Uni + 0,5Allemagne + 0,7 France+ 0,5 La France en Europe lactivité économique stagne 4 trimestres daffilée. La demande interne pâtit du recul des dépenses de consommation des ménages, alors que les exportations progressent à peine. Lanémie de lactivité pourrait se prolonger en raison du recul de lemploi, de la montée du chômage, de la réapparition de tensions sur les prix des matières premières et de lamplification des nécessaires efforts budgétaires.

45 Des atouts territoriaux : infrastructures, pôles de compétitivité, IET

46 07/01/ Un territoire relativement attractif pour les investisseurs étrangers Avec 529 projets accueillis en 2009, la France était sur la 2ème marche du podium européen, derrière le leader incontesté, le Royaume-Uni, mais devant l'Allemagne qui se rapproche et la dépasse en 2012 ; IED = 25% investissements et responsables de plus du 1/3 des exports une augmentation inattendue du nombre de nouvelles implantations industrielles (+24%) en parallèle de fermetures de sites qui en atténuent la portée Source : Ernst and Young (2010)

47 Mais La position compétitive française baisse dans les classements internationaux, plombée par les niveaux de prélèvements et la complexité fiscale et du droit social

48 La destination de capitaux « France » vue par lAFII

49 La simplification de la réglementation représente un gisement de 3 à 4% de PIB et constitue une des principales marges de manœuvre pour améliorer lattrait pour les investissements Score précédentScore Global Competitiveness Report / charge administrative (WEF) 127ème (2010)126 ème sur 144 (2012) Doing Business / Embauche des travailleurs 148 ème (2009)155 ème (2010) - La complexité administrative représenterait un coût de lordre de 3 à 4% du PIB pour les entreprises, et qui touche surtout les TPE/PME (les déclarations courantes peuvent absorber jusquà 1/3 de la VA des entreprises sans salarié), soit 70 à 80 milliards déconomies possibles - A partir de la source fiscale, on estime que la suppression totale des seuils en termes deffectifs salariés (10, 20, 50) pourrait se traduire par la création de jusquà emplois selon le type de « lissage » retenu autour des seuils sociaux. - Enjeu majeur souligné par le Président de la République dans son discours du 28 mars 2013, puis dans les assises de lentrepreneuriat du 29 avril 2013

50 Quelques aspects internationaux : politique européenne Un accroissement significatif des moyens dévolus à la R&D et à linnovation sur par rapport au précédent programme cadre Mais des taux de retour faibles (et 15% de PME) La question des fonds structurels La question de la relance par les infrastructures – la BEI Limpact des mesures monétaires récentes : réduction significative de taux en 3 mois pour des maturités courtes dans lEurope du Sud ; maintien de taux bas en France. Quel niveau dinflation acceptable en Allemagne pour réduire les dettes souveraines? Le marché intérieur Limprobable quoique nécessaire coordination des mesures compétitives des Etats membres

51 Lapproche par enjeux commerciaux prospective de la demande mondiale potentielle : par secteur (sauf inflexions)

52 Lapproche par enjeux commerciaux prospective de la demande mondiale potentielle : par zone ; parler chinois

53 Lapproche par enjeux commerciaux prospective de la demande mondiale potentielle : par zone (incréments sauf inflexions)

54 4-12 Achats publics : des initiatives pour mobiliser les acheteurs Les marchés publics ont représenté environ 67 Md Euros en 2010* (60 % pour les acteurs nationaux et 40 % pour les acteurs locaux), et la part potentielle des marchés dinnovation est évaluée à 3 % par la Commission européenne. Utiliser les possibilités offertes par le code des marchés publics (prise en compte du caractère innovant dans les critères de choix, achat pré- commerciaux pour lachat de R&D,...) et lutter contre laversion au risque de lachat innovant – En suscitant lengagement des grands comptes de lAPE (dialogue engagé par lAPE et la DGCIS pour relever les bonnes pratiques et accélérer leur diffusion) – En soutenant la professionnalisation des acheteurs publics dans le domaine Outils : guide sur les procédures utilisables, conseil, voire dispositif financier sur le modèle du programme SBRI britannique.

55 4-13 – Aspects spécifiques aux TIC 1– Etat des lieux - Les entreprises françaises désormais bien équipées en outils numériques de base ( ex 2009 : 92% disposent du haut débit, 94% en Finlande 87% UE15 ; idem outils logiciels de base) - Mais doivent investir plus dans les usages associés à ces outils, (54% disposent dun site web contre 86% en Suède, 67% UE15), 13% font du e-commerce (26% aux Pays Bas, 14% UE 15) - De ce fait, contribution à la croissance du capital numérique a été de 0,21% en France, contre 0,33% au RU, 0,5% aux USA dans la période ) ; potentiel rémanent de 0,3 pts de PIB lié aux investissements numériques - Intensité dinnovation, et productivité des réseaux, ainsi que pluridisciplinarité liée au numérique : plateformes ; - Taille trop faible des entreprises, notamment de services -> usages du numérique pour mutualiser des outils.. ; impératif export.

56 4-13– Aspects spécifiques aux TIC 2– Outils - PIA : 2,5G sur usages, 2 G sur THD (à long terme) - TIC et PME : 20 filières soutenues en 2005/2010 ; ->2015 : 10 filières dans premier appel à projets (3M) ; second appel à projet en cours (clôture 20 avril), également pour une dizaine de projets. Appels ultérieurs envisagés en Décentralisation partielle envisagée. Exemple IAA en cours - Transition numérique : passeport pour léconomie numérique, pour les TPE (conseillers du numérique, qualification de conseils privés, référentiels de compétences, supports de formation mis à jour régulièrement pour rester à létat de lart) - Captronic (intégration de technos TIC dans des produits industriels, pour des PMI non spécialistes -> diffusion technologique ; environ 1000 entreprises/an ; 1892 en 2010) - Mesures fiscales CNI? ; - Maîtrise dépense publique vs TIC (récurrent) - Normalisation (UNCFACT) - Sécurité numérique (ANSSI…) cf aussi initiatives AFNET et autres. - Cloud ; - TIC et économies dénergie une priorité. Smart grids. Téléactivités. Rapport DETIC - Poursuite politique des pôles ; politique de filière ; CNN

57 56 Marchés publics SBIR V-1 Axes daction Augmenter la compétitivité des entreprises FR 1.Innover plus (F, UE 2020) 2. Financer les entreprises 3. Alléger les coûts 4. Augmenter la productivité 5. Structurer les filières & territoires CIR, JEI IRT, IED OSEO, INPI, CSTI ISF-PME, disp. Madelin LME Fiscalité carbone Simplif. adm. TIC-PME Pôles de compét. Grands programmes EGI ETI 1 objectif 5 leviers daction Une palette doutils Propriété intellectuelle Normalisation FSI, banque industrie BEI Epargne BA, capital risque Fiscalité des cotisations soc. Robotisation PIA, BEI Réseaux TIC, SAAS Int. Éco.

58 57 V-2 Etat davancement : trois illustrations ; et quatre autres grands chantiers en cours Rapport Gallois 5 novembre 2013 et communication du président de la République, 6 novembre 2013 ; Avancement du pacte de compétitivité pour la croissance et lemploi, avril 2013 : ANI, CICE, BPI, plan numérique, Assises de lentrepreneuriat… (cf ppt ad hoc) Avancement des assises de lentrepreneuriat et communication du président de la République du 29 avril 2013 (cf ppt ad hoc) Politique de filières : état en avril 2013 (cf ppt ad hoc) =========================================================== Budget européen (juin 2013) et priorité 1-a à la compétitivité Transition énergétique : conseil énergie de mai 2013, et débat national MAP et aides aux entreprises Suites du sommet social, aides à lemploi.

59 Deux figures de Prométhée. Loracle de Delphes pour Thémistocle en -480 : « Zeus accorde à Tritogénie une forteresse de bois »

60 CONFIDENTIEL – NE PAS COMMUNIQUER Amicale des ingénieurs au corps national des mines Séminaire Dourdan 30 & 31 mars 2007 Atelier sur lavenir de l'industrie en France Président: G. Postel-Vinay, Secrétaire: P. Pribile, Rapporteur: Ph. Duclos


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