La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Marchés à terme : Quelles perspectives ? Arnaud Diemer Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand IHEDREA, Paris.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Marchés à terme : Quelles perspectives ? Arnaud Diemer Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand IHEDREA, Paris."— Transcription de la présentation:

1 Marchés à terme : Quelles perspectives ? Arnaud Diemer Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand IHEDREA, Paris

2 PLAN INTRODUCTION I. CARACTERISTIQUES DES MARCHES A TERME A. Objectifs dun marché à terme B. Fonctions dun marché à terme C. Conditions dexistence dun à terme D. Organisation dun marché à terme II. LE PRINCIPE DE LA BASE A. La base B. Les relations entre cours au comptant et cours à terme III. TYPES DINTERVENTION A. Opération de couverture dun exploitant agricole B. Opération darbitrage C. Opération dun organisme stockeur D. Options « Call » et « Put » CONCLUSION : Quelles conditions pour aller sur un marché à terme ?

3 Introduction Contexte agricole - Ce sont les zones de surplus ou de déficit qui font les prix. LAustralie, le Canada, lArgentine et le Brésil représentent seulement 15% de la production mondiale des principales cultures marchandes (blé, colza, soja, tournesol, …) mais 35 à 40% des exportations mondiales. Campagne pour le blé : Récolte médiocre en Argentine (9.5 Mt contre 16.3 Mt); Retour à la normale en Australie mais problèmes qualitatifs (13 à 20 Mt), Exportations dynamiques de lUnion Européenne; Stocks importants en France; Augmentation de la production chinoise (152 à t). - Depuis trois ans, la consommation mondiale est supérieure à loffre mondiale. La Chine et lInde (38% de la population mondiale, 15% des importations mondiales), à la fois producteur et consommateur (notamment lorsque leurs cultures sont détruites par les aléas climatiques) seraient à lorigine de certains mouvements erratiques de prix.

4 Thèse du développement économique : tout pays ayant une croissance forte, doit opérer un décollage par lintermédiaire de sa classe moyenne, ceci se traduit concrètement par le passage dune alimentation à base de céréales à une alimentation dorigine animale. Cest ainsi que lInde qui a une croissance de 8- 9% par an, a vu son production de volailles augmenter de 12% par an depuis 5 ans. La Chine avec une croissance comprise entre 11.5% (2007) et 10.4% (2008) a vu sa consommation de viande par tête progresser de 4.5% par an depuis Or le monde animal est nourri à partir de céréales et de tourteaux (soja, colza, tournesol). Cette modification des marchés serait à lorigine de la hausse des prix. Le régime carné nécessite 5 fois plus de terres que le régime végétarien, pour produire un kilo de viande, il faut entre 3 et 10 kg de céréales. - LInde et la Chine ont un poids réel sur les exportations de céréales et doléagineux, toutefois elles sont devenues toutes deux, depuis 2007, producteurs et non plus consommateurs. A lexception du soja (30 millions de tonnes importées en 2007), la Chine a exporté 5 millions de tonnes de maïs, 3 millions de tonnes de blé et 1 million de tonnes de riz. De son côté, lInde na pas importé de blé en 2008 et a continué à exporter du riz, de la viande et des produits laitiers. Enfin la consommation de volailles en Inde (2 kg de poulet par an et par tête) est trop faible pour peser sur les cours. - Les grands exportateurs ont cherché à réduire leurs stocks afin de diminuer leurs coûts de gestion et fonctionner en flux tendus. Cette situation sest généralisée à toutes les céréales et les oléagineux : déstockage du blé dur au Canada (50% des parts de marché), déstockage de 65 millions de tonnes de blé en Chine de 2000 à 2006 ; déstockage de blé tendre en Europe (150 à 120 millions de tonnes de 2004 à 2007). Dans le cas de lEurope, ce déstockage a pesé sur les cours car les stocks européens sont considérés comme stabilisateurs des prix mondiaux.

5 Utilisation mondiale de blé En Mt, Source : CIC

6 (source CIC en Mt) Stocks mondiaux de bl é

7 - La pression des agro-carburants : la concurrence entre terres agricoles dédiées aux cultures alimentaires et terres agricoles dédiées aux cultures énergétiques. En , les agriculteurs américains ont consacré 79 millions de tonnes de maïs au bioéthanol. Près de 24% de la production totale de maïs a ainsi servi à alimenter en carburant les automobilistes américains. Selon le FMI, ce phénomène serait à lorigine de 70% de la hausse du prix mondial du maïs. LEurope en prévoyant dutiliser 10% dagrocarburants pour les transports dici 2010, aurait une certaine responsabilité dans la hausse des cours de 2008 (la production de bioéthanol est passée de 4.9 à 10.2 millions de tonnes de 2006 à 2007; celle de biodiesel de à 1.77 millions de tonnes sur la même période). On risque dassister à un resserrement des liens entre énergie et agriculture, donc à plus de volatilité des cours (lien entre le prix du pétrole et le cours des produits agricoles). - Le coût du fret devient déterminant dans la compétitivité prix. Entre 2007 et 2008, on a assisté à une véritable concurrence entre matières premières et ressources énergétiques. Leffet Jeux Olympiques et les besoins en énergies fossiles de la Chine ont généré dénormes tensions sur le transport maritime en 2007 et Toutes les barges utilisées pour les produits agricoles ont été louées aux chinois pour alimenter leur croissance économique.

8 Au 12 janvier Fret : Baltic Dry Index

9 Les conditions climatiques ont toujours été à lorigine des baisses ou des hausses de la production, créant ainsi des zones de déficit ou de surplus (on rappelle que trois années consécutives de « bonne » production américaine suffirait à faire plonger les cours des céréales), cependant ce qui a changé, cest la volatilité des prix accentuée par les changement climatiques. Durant la campagne , les sévères gelées survenues en Russie et en Ukraine ont fait augmenter les prix. Lété 2007 a engendré une hausse des prix en Europe. De même la sécheresse en Australie a quelque peu affecté le marché en Le taux de change (et plus particulièrement la parité dollar / Euro) joue sur la monnaie de facturation des produits agricoles. Généralement payés en dollars, les produits agricoles subissent les fluctuations du change. Les prix mondiaux libellés en dollars ont augmenté de 56% en 2008.

10 Au 12 janvier 09 1,3394 Taux de change Euro / $

11 Les marchés agricoles sont en train de devenir des marchés financiers. Les opérations de spéculation génèrent une certaine dérive du capitalisme financier et modifient les comportements sur les marchés agricoles. Les marchés à terme, lieux de couverture, deviennent progressivement des lieux darbitrage et spéculation. La crise financière des subprime (crise immobilière et crise des actifs financiers) a amené les opérateurs du marché à se replier sur les marchés agricoles. La financiarisation des marchés agricoles contribue à rendre plus instables les cours des matières premières. Les effets de substitution entre produits agricoles modifient loffre mondiale et déstabilisent par la même occasion, les marchés agricoles. Cette tension est particulièrement vive sur les marchés du soja et du maïs.

12 Surfaces semées en maïs et en soja aux Etats-Unis (Source USDA en Mha) Source : USDA

13 Tous ces éléments devraient générer plus de volatilité des prix dans lavenir et lapparition dune superposition de deux cycles. - Une tendance à la fois baissière (à la suite de la récolte) et haussière des cours (au fur et à mesure que lon se rapproche de la nouvelle récolte). - Des fluctuations brutales de cours (à la hausse comme à la baisse) durant des périodes très courtes. Ceci devrait accroître le besoin de se couvrir sur les marchés à terme. Ceci va également encourager une certaine spéculation sur les matières premières.

14

15

16

17

18

19 I. CARACTERISTIQUES DES MARCHES A TERME Le marché à terme définit un prix d'échange pour un produit donné et pour une date future. Ce prix formé par la libre confrontation de l'offre et la demande, sert de signal pour de nombreuses décisions économiques telles que la mise en production, le stockage ou la transformation. A. Objectifs dun marché à terme La mise en place dun marché à terme répond généralement à deux objectifs : 1° Rassembler en un seul lieu les acheteurs et les vendeurs afin dorganiser la confrontation de loffre et la demande (unicité des prix à un instant donné, standardisation des contrats) ; 2° Etablir et faire respecter les règles qui assurent que la négociation prend place dans un environnement ouvert et compétitif. Tout agent est capable de prendre une position sur le marché, qu'il soit acheteur ou vendeur. La négociation porte sur des échanges futurs de produits dont le prix fluctue sur le temps.

20 B. Fonctions dun marché à terme Le marché à terme a principalement trois fonctions (sécurité, transparence, anticipation ) : - Le transfert de risque : le marché à terme permet la couverture des risques de prix existant sur le marché au comptant. La couverture consiste à prendre une position inverse et équivalente à celle du marché au comptant. La justification économique de ce transfert de risque apparaît dans lévolution des cours au comptant et des cours à terme (principe de la base). - La découverte du prix unique : le marché à terme est un marché centralisé permettant la confrontation générale de loffre et de la demande (prix unique à un instant donné). Ce prix synthétise lensemble des intérêts des opérateurs (acheteurs et vendeurs), il reflète un consensus des opérateurs sur la valeur future du produit => Prix de référence. Le marché à terme donne accès à des cotations sur une gamme déchéances (8 pour le blé, 6 pour le colza) qui couvrent 18 mois, soit deux campagnes de production. - Cest un marché de dernier recours tant pour les acheteurs que pour les vendeurs. Ainsi un acheteur de produits physiques ne trouvant pas de produits pour satisfaire ses besoins, peut acheter un contrat à terme pour en prendre livraison à léchéance. La réciproque est vraie pour un vendeur de produits physiques.

21 C. Conditions dexistence dun marché à terme Lexistence dun marché à terme est généralement conditionné par 5 facteurs : - la volatilité des prix ; - la taille du marché ; - le besoin de couverture par tous les opérateurs dune filière (producteur jusquau négociant) ; - la réunion dune communauté de courtiers à même dexécuter les ordres de clients finaux ; - la maturité du marché (seul moyen de lancer de nouveaux contrats).

22 D. Organisation dun marché à terme L'organisation et le fonctionnement du marché à terme peuvent être décrits à partir des quatre éléments suivants : la place de transaction, l'objet de la transaction (contrat), les opérateurs et le système d'échange. 1. La place de transaction est une Bourse, constituée dun nombre limité de membres qui ont acheté leur droit à faire des transactions. Cest aujourdhui Euronext qui fournit les installations et définit les règles de fonctionnement des marchés à terme. 2. Le contrat à terme est un document rédigé par un comité technique qui décrit les conditions standardisées de léchange de produit. Les spécifications essentielles dun tel contrat concernent : la nature du produit et sa qualité, la quantité, les mois de cotation, les modalités de livraison et de paiement, enfin les procédures légales en cas de litige. Des contrats à terme et à option existent pour 7 types de produits : blé meunier, blé fourrager, maïs, colza, huile de colza, suce blanc, sucre roux.

23 Illustration : le contrat à terme blé meunier n°2 Le contrat à terme blé de meunerie n° 2 repose sur des spécifications précises : poids spécifique (76 kg/hl); humidité (15 %); grains brisés (4 %); grains germés (2 %) et impuretés (2 %). Il sagit dun contrat de 50 tonnes, côté à Euronext. - Bourse Euronext : pré-ouverture (10 h 30 – 10 h 45), ouverture (10 h 45 – 18 h 30) - Huit échéances : juillet, septembre, novembre, janvier, mars, mai - Clôture dune échéance : le 10 du mois déchéance. - Cotation : échelon minimum de cotation : 0.25 par tonne métrique - Ouverture dun compte :

24 Le contrat à terme est un engagement entre un acheteur et un vendeur. En passant un contrat à terme, le vendeur sengage à livrer un produit sur une échéance donnée, et inversement, lacheteur sengage à en prendre livraison et à le payer au prix négocié. En fait, peu de contrats se dénouent par livraison physique du produit négocié. Deux raisons peuvent être évoquées : les conditions pratiques déchange ne conviennent pas réellement aux professionnels ; les spéculateurs nont pas dintérêt à recevoir des produits physiques ou à en livrer. La méthode la plus utilisée pour dénouer sa position de vendeur ou dacheteur sur le marché à terme consiste à prendre une position inverse en nombre de contrats sur une même échéance. La standardisation du contrat à terme et la méthode de négociation sur un marché ouvert à tous permet une forte liquidité des transactions (cest à dire lopportunité à chaque instant dentrer ou de sortir du marché avec de faibles coûts de transaction). La possibilité de dénouer une position sur le marché à terme par une prise de position inverse, et surtout la facilité de ces opérations dentrée et de sortie du marché, constitue lintérêt spécifique du marché à terme

25 3. Le système de transaction : pour un prix côté de marché, certaines personnes souhaitent acheter le produit et dautres le vendre. Les ordres dachat et de vente sont confrontés électroniquement et publiquement par les opérateurs. Le prix évolue en fonction des ordres transmis. Si les ordres dachat sont plus nombreux que les ordres de vente, le prix monte. Cette hausse de prix stimule les vendeurs et décourage les acheteurs, le prix reprend ainsi une position déquilibre. La Chambre de Compensation, associée à la Bourse, réalise la balance des transactions entre les vendeurs et les acheteurs courts. - Quand deux opérateurs réalisent une transaction, ils notent sur une fiche dinformation : position dachat ou de vente, prix, échéance du contrat et bien sûr nom de la contrepartie. - Cette fiche est transmise en fin de séance à la Chambre de Compensation. Celle-ci reçoit donc deux avis pour un même contrat, lun du vendeur, lautre de lacheteur. - La Chambre sinterpose entre les deux opérateurs en prenant une position opposée à tous les avis qui lui sont rapportés : elle porte « vendeur » face aux acheteurs et « acheteur » face aux vendeurs. Comme le nombre de positions « vendeur » est égal au nombre de positions « acheteur », la position nette de la Chambre de Compensation est toujours nulle. Le but de ce système est de permettre lannulation dune position « vendeur » ou « acheteur » à nimporte quel moment sans avoir besoin de rechercher lopérateur initial de la transaction.

26 Echéance A livre VENTES A K C D E F G H I J B L M N O P Q R S T CHAMBRE DE COMPENSATION B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U ACHATS U reçoit

27 Pour chaque contrat engagé, lopérateur, vendeur ou acheteur, doit déposer une marge initiale sur son compte. Son montant est variable suivant les bourses mais il reste voisin de 10% de la valeur du contrat. Cet argent est bloqué sur le compte mais, dans certaines circonstances, il peut être placé dans des titres financiers à court terme. Après avoir déposé la marge initiale, lopérateur est tenu de conserver une somme minimale sur son compte, appelée marge minimale. Cette marge correspond à peu près à trois quarts de la marge initiale. Si les variations de prix sont défavorables, la Chambre de Compensation va puiser la somme perdue sur le compte de lopérateur. Le niveau de compte diminue alors et peut passer en dessous de la valeur de la marge initiale.

28 II. LE PRINCIPE DE LA BASE Le comportement des opérateurs (position longue ou courte) prend généralement en compte lévolution du cours au comptant et celle du cours à terme. Bien quils névoluent pas exactement de la même façon, ces deux cours ont tendance à bouger de concert. Le cours à terme dépend en effet étroitement du cours au comptant, puisquun contrat à terme peut toujours faire lobjet dune livraison à léchéance. Le cours à terme théorique équivaut au cours au comptant augmenté ou diminué du prix du temps, appelé coût de portage

29 Echéance Cours Cours à terme Cours au comptant Livraison BASE

30 Le coût de portage représente le coût du financement de lachat de lactif et de son stockage jusquà léchéance, date à laquelle le bien est livré dans le cadre du contrat à terme. Plus léchéance du contrat à terme se rapproche, plus le coût de portage est faible. Au fur et à mesure que se rapproche le mois de livraison, les anticipations reflétées dans le cours du terme deviennent les mêmes que celles du marché au comptant. Par conséquent, le cours du contrat à terme approchant de léchéance, converge vers le cours de lactif sous-jacent sur le marché comptant. Une différence anormale entre les deux cours inciterait les utilisateurs des marchés à terme détenant des positions ouvertes à livrer ou à prendre livraison suivant le sens de lécart. Elle inciterait ceux qui interviennent sur les deux marchés à acheter à bas prix et à vendre sur celui sur lequel le cours est élevé, à condition que lécart soit suffisamment grand pour compenser le coût de la livraison sur le marché à terme. Ces arbitrages induiront une hausse du cours du marché à bas prix et une baisse du cours du marché à prix élevé, ce qui ramènera les cours à une situation initiale.

31 A. La base Le terme de base est utilisé pour désigner la différence entre le cours à terme et le cours au comptant sur le même actif. La base est généralement définie comme le cours du contrat à terme sur léchéance la plus proche moins le cours au comptant du produit de la qualité spécifiée dans le contrat à terme, la qualité de base. Toutefois, la base est parfois définie comme étant le cours au comptant moins le cours à terme.

32 1. Les composantes de la base Pour les actifs physiques, la base comprend trois composantes : - le temps intègre les anticipations des opérateurs quant à lévolution des cours. Il comporte notamment le coût de portage (coût dachat du bien au comptant et de sa revente à terme), qui est essentiellement composé du coût de stockage, de la prime dassurance et du coût du financement. - la distance : à tout moment, le cours au comptant dune marchandise en un point donné est différent de celui qui prévaut à lendroit de la livraison sur le marché à terme. Cette différence reflète le coût de transport dun produit de son lieu de production à sa zone de consommation, et les équilibres entre offre et demande aux deux endroits. - la qualité : des qualités de bien différentes de la qualité de référence peuvent le plus souvent être livrées, suivant un système de primes et de décote, et ce afin délargir le marché.

33 Prix au comptant Prix à terme Base Date de livraison Echéance Δ Temps Δ Espace Δ Qualité Zone de livraison agrée Qualité standard Lieu de livraison Qualité

34 Ainsi la base reflète ce que vaut le produit sur le marché local en relation avec le marché à terme. La valeur de la base est fonction : - de la valeur du stockage sur le marché local (en relation avec celui du marché à terme) ; - de la valeur du transport entre le marché de consommation et les zones de surplus, et entre ce marché et les points de livraison définit dans le contrat à terme ; - de la valeur de la qualité du produit offert (en relation avec celle définie dans le contrat standard) ; - des conditions doffre et de demande sur le marché local (en relation avec celles qui prévalent sur le MAT, influence des produits substituables).

35 2. Evolution de la base La valeur de la base évolue avec le temps pour plusieurs raisons : - Le comptant et le terme forment deux marchés séparés. Les possibilités quoffre le marché comptant de traduire les besoins à long terme des opérateurs en transactions immédiates sont limitées, surtout en regard de celles du marché à terme. Le cercle des participants au marché à terme est plus large que celui du comptant, car les objectifs des intervenants ne sont pas les mêmes sur les deux marchés. Comme les marchés au comptant et à terme ne répondent pas aux mêmes attentes, leurs variations ne sont pas identiques et la différence entre les deux cours – la base – subit des changements dans le temps. - Le coût de portage varie. Le coût de portage, reflété dans le cours à terme, est sensible aux fluctuations du taux dintérêt. Il dépend aussi du cours au comptant du produit, de la capacité de stockage disponible, et de la durée restant à courir jusquà léchéance. - La composante distance de la base intervient également. Les prix des services de transport ne sont pas constants et peuvent être négociés. Les moyens de transport disponibles, les conditions météorologiques et les conflits sociaux peuvent influencer le coût de transport. Les conditions doffre et de demande de chaque marché local sont sujettes à variation. Ainsi, un déséquilibre entre loffre et la demande peut se produire dans une zone et ne pas affecter lendroit où se font les livraisons sur le marché à terme, provoquant un changement de la base locale.

36 B. Les relations entre cours au comptant et cours à terme En théorie, le cours à terme doit être égal au comptant augmenté du coût de portage. La différence entre les différents cours à terme doit aussi être égale au coût de portage dune échéance sur lautre. En réalité, lécart entre les échéances varie considérablement et dépend de la situation de loffre et de la relation comptant/terme. Cest pourquoi les coûts de portage calculés à partir des différences entre les contrats ne fournissent quune indication sur une situation qui prévaut sur le marché à un instant donné et sont fonction des anticipations des opérateurs pour les mois à venir.

37 Cours Echéance Comptant Dec Mars Mai Juillet Sept 1. Marché en report et marché en déport Lorsque loffre est suffisante pour couvrir la demande sur un produit, les cours à terme sur les échéances lointaines sont plus élevées que ceux sur les échéances proches. Cette situation est celle dun marché normal ou report (un marché est en report si le cours au comptant est inférieur au cours à terme).

38 Lorsque loffre est insuffisante pour couvrir la demande de livraison immédiate, le cours au comptant peut être supérieur au terme le plus proche, et si on anticipe une poursuite de la pénurie, le cours à terme proche peut dépasser le cours à terme éloigné. Cette situation est celle dun marché inversé ou en déport. Cours Echéance Comptant Dec Mars Mai Juil Sept

39 2. Le risque de base La couverture classique nélimine pas le risque de façon aussi radicale quon pourrait le penser, elle ne fait que le réduire. Le bénéfice majeur dune couverture à terme est de remplacer le risque de fluctuation des cours par un risque beaucoup plus faible de changement de la relation entre le cours à terme et le cours au comptant, appelé risque de base. Un opérateur qui fait une couverture courte fera un profit si la base diminue entre le début et la fin de la couverture. Dans le cas contraire, il subira une perte. A linverse, celui qui fait une couverture longue fera un gain si la base augmente, et une perte si elle diminue.

40 III. TYPES DINTERVENTION SUR LE MARCHE A TERME Il existe trois types dinterventions sur un marché à terme : - Larbitrage est une opération sans risque et en principe sans investissement initial visant à tirer profit de décalages anormaux de cours entre différents instruments. Larbitragiste cherchera à profiter dune inefficience du marché entre des produits symétriques ou relevant de marchés différents ou encore entre le marché à terme et le marché au comptant. - La spéculation peut se concevoir à la hausse ou à la baisse. La spéculation à la hausse consiste à acheter un bien dont la valeur doit sapprécier dans le temps. Lopérateur espère réaliser un profit en revendant le bien à un prix supérieur au prix dachat. La spéculation à la baisse consiste, à linverse, à vendre un bien sil doit se déprécier. Lopérateur espère alors réaliser un profit en rachetant le bien à un prix inférieur à son prix de vente. - La couverture : cest la principale opération réalisée sur le marché à terme. Lopérateur cherche à réduire son exposition au risque de variation de prix. Lapproche élémentaire présente le Hedge (couverture sur le marché à terme) comme une prise de position égale et opposée à la position sur le marché physique. Egale signifie de même taille et opposée correspond à la prise de position inverse, long en physique et court à terme par exemple.

41 Un opérateur est long lorsquil détient un produit physique ou des contrats dachat à prix déterminé. Etre long correspond à un risque spéculatif de baisse des prix. Un agriculteur qui sème du blé est long sur le marché du blé. Même sil ne dispose pas encore physiquement de son blé, sa production est en cours, il craint une baisse des prix et par voie de conséquence une diminution de ses revenus. Un opérateur est court lorsquil développe un risque spéculatif de hausse des prix. Cest le cas dun acheteur de sucre pour une industrie de confiserie. Cet opérateur connaît ses besoins mensuels de sucre, il craint une hausse des prix qui viendrait augmenter la valeur de ses achats. Sur le marché à terme, lopérateur qui achète un contrat est long. Il est gagnant si le prix monte mais il est perdant si le prix baisse. La situation de lopérateur court est symétrique.

42 Opérateur Date de début de prise de risque Conditions particulières créant le risque Type de risques Date de fin de prise de risque sans marchés à terme Couverture de risque sur le marché à terme Agriculteur céréalier Décision demblave ment (position longue) Les charges fixes et variables doivent être couvertes et une rémunération du travail doit exister Prix obtenu lors de la récolte < au prix anticipé lors de la décision demblaver Vente de céréales (ou connaissance du prix offert par lorganisme de stockage ou la coopérative) Vente de contrats Eleveur engraisseur Décision de se lancer dans lengraisse ment en lots danimaux Le prix de vente des animaux doit couvrir les coûts de production Baisse du prix des animaux finis Vente totale du lot danimaux finis Vente de contrats

43 Opérateur Date de début de prise de risque Conditions particulières créant le risque Type de risques Date de fin de prise de risque sans marchés à terme Couverture de risque sur le marché à terme Coopérative de collecte Apports des adhérents et paiement au prix moyen (position longue) Pas de risques immédiats. Mais les adhérents peuvent se détourner de la coopérative à lavenir Diminution dans lavenir des apports à la coopérative si le prix de vente est trop faible Vente de céréales collectées Vente de contrats

44 Opérateur Date de début de prise de risque Conditions particulières créant le risque Type de risques Date de fin de prise de risque sans marchés à terme Couverture de risque sur le marché à terme Négociant Vente de produits agricoles livrables et payables en différé (position courte) Le prix dachat des produits agricoles doit être inférieur au prix de vente négocié Le prix dachat supérieur au coût dachat diminué des coûts de gestion Achats de produits agricoles à livrer Achats de contrats Utilisateur industriel Position courte Concurrence vive sur le marché aval. Substitution possible avec dautres produits Coûts dachats en matières trop élevés par rapport au produit fini Achat de matières premières et ou modification du prix sur le marché aval Achats de contrats

45 Dune façon générale, les longs gagnent à la hausse tandis que les courts gagnent à la baisse. Largent gagné par les uns est perdu par les autres. Hors coûts de transactions, le marché à terme est un jeu à somme nulle avec transfert quotidien des perdants vers les gagnants. Lorganisation du transfert dargent est une des principales fonctions de la Chambre de Compensation.

46 1. Opération de couverture dun exploitant agricole Un exploitant agricole sème du colza sur 100 hectares en septembre Son rendement prévisionnel est de 40 q/ha, par conséquent, il peut penser récolter q en juillet Il est cependant confronté à un risque de variation des prix jusquà la vente physique. Il souhaite ainsi se couvrir en fixant de manière précoce son prix objectif. Première étape : Lexploitant agricole prend connaissance de son marché (principaux producteurs, acheteurs, exportateurs, zone de déficit ou de surplus au niveau international, national et local, évolution du coût de lénergie, du coût du fret, de la parité $/, aléas climatiques..). Deuxième étape : Lexploitant agricole prend connaissance de ses coûts de production et les confronte au marché. Il peut ainsi apprécier son niveau de compétitivité et juger lattractivité dun prix. Troisième étape : Lexploitant agricole déduit de son coût de production et du prix de marché, un prix objectif, cest-à-dire un prix qui lui assure un revenu à lhectare déterminé. Imaginons quil se fixe le prix de 275/t.

47 ÉchéanceHeureDernierVolVol Jour AchatVenteJ-1%Comp Mars 09 Mai 09 Nov 09 Jan 10 Mars 10 Mai

48 A cette même date, il consulte les cotations du marché à terme afin de savoir quelle échéance pourrait correspondre à son prix objectif. Le prix à terme sur léchéance août 2009, est de 290/t (Fob Moselle). En tenant compte du coût de transport (3.17 /t), et la marge de lOrganisme stockeur dautre part (11.83 /t), lagriculteur peut calculer un prix Départ ferme qui sera son prix objectif (290 – 3.17 – = 275). Dès lors, deux possibilités soffrent au producteur : - Soit le producteur estime que ce prix actuel se situe à un niveau élevé, par conséquent, son risque est de voir baisser les cours, auquel cas, il va se couvrir sur le marché à terme. - Soit il estime que le prix ne peut que monter ou rester à ce niveau, auquel cas, son risque est nul. Il adopte alors un comportement spéculatif et nintervient pas sur le marché à terme. Afin de bénéficier du niveau de prix actuel pour août 2009, le producteur vend à terme un nombre de contrats équivalent à la quantité quil pense récolter. En Juillet 2009, le producteur récoltera son colza et le livrera à son organisme stockeur. Au même moment, il achètera sur léchéance Août 2009, le même nombre de contrats quil a vendus précédemment afin de le libérer de son engagement (on dit quil déboucle sa position).

49 BILAN DES OPERATIONS - Dans le cas dune baisse des cours (bonne anticipation du producteur) : - 25 Marché physiqueMarché à terme Septembre 2008 Juillet 2009 Août 2009 Semi de colza Prix objectif : 275 /t Récolte du colza Vente à lOS local de 400 t à 250 /t Vente de 8 contrats à 290 /t Achats de 8 contrats : 265 /t Bilan400 t x 250 = t x (290 – 265) = soit = : 400 t = 275 /t Cest à dire le prix objectif

50 - Dans le cas dune hausse des cours (mauvaise anticipation du producteur) : + 25 Marché physiqueMarché à terme Septembre 2008 Juillet 2009 Août 2009 Semi colza Prix objectif : 275 /t Récolte Vente de 400 t à lOS local au prix de 300 /t Vente de 8 contrats à 290 /t Achats de 8 contrats à 315 /t Solde des opérations400 t x 300 = x (290 – 315) = Soit – = : 400 t = 275 soit le prix objectif

51 Conclusion : - Une opération de couverture nassure pas le prix le plus rémunérateur. Elle ne fait quapporter une certaine sécurité à lexploitant agricole. Il peut en effet calculer dès les semis, son prix objectif à partir des différentes échéances du marché à terme. Le marché à terme joue le rôle dassurance. - Lexploitant agricole ne va jamais jusquau terme de son engagement sur le marché à terme. Il déboucle sa position : il se porte acheteur à, léchéance lorsquil sétait porté vendeur au moment des semis. On peut cependant imaginer le cas où lorganisme stockeur local refuserait dacquérir la marchandise lors de la récolte (crise économique, faillite de lOS). Dès lors, lexploitant agricole ne dénoue pas sa position et vend sa marchandise à terme. Ceci lobligera à prendre en charge le transport et le stockage jusquau moment de la livraison. Toutefois, il avait anticipé cette possibilité lors de son calcul du prix objectif.

52 A léchéance, tout contrat resté en position donne lieu à la livraison par le donneur dordres vendeur et à la réception par le donneur dordres acheteur. La 1ère journée de négociation après la clôture de léchéance, ladhérent compensateur vendeur remet à la chambre de compensation un avis de notification par lequel il fait connaître son intention de livrer, le silo où aura lieu la livraison, le nombre de contrats concernés et les numéros des certificats dentreprosage La seconde journée, la chambre de compensation assigne les avis de notification de livraison aux adhérents compensateurs acheteurs et procède aux rapprochements des adhérents acheteurs – vendeurs. La 3ème journée, ladhérent vendeur transmet une notification de livraison à ladhérent acheteur qui la remet à la chambre de compensation complétée et signée par les contreparties. Le transfert de propriété entre donneurs dordres est réalisé par le transfert en silo le 7ème jour de la négociation (il sagit de lordre donné du vendeur à lorganisme stockeur de transférer la marchandise à lacheteur) Le transfert de la marchandise se fait dans lun des silos agrées définis par la Chambre de compensation (le transport et la qualité sont rattachés au contrat Incograin n°23 et à laddendum n°2 du syndicat de Paris du Commerce et des Industries de Grains).

53 2. Opération darbitrage entre marché physique et marché à terme dun négociant Soit un négociant qui sest engagé, le 15 janvier de lannée 2009, à acheter à prix ferme 50 tonnes de blé au prix de 152 /t. Ce négociant est en position longue : il ignore en effet ce que sera le prix quil obtiendra lorsquil vendra une marchandises dont il na pas personnellement lusage. Le même jour, ce négociant prend position sur le marché à terme, il vend un contrat de 50 tonnes de blé échéance mars. Léchéance mars côte alors 150 /t. Le 05 février, soit quelques semaines plus tard, il trouve une contrepartie vendeur, cest-à-dire un client intéressé pour les 50 tonnes de blé que le négociant détient. La vente est négociée à 147 /t. Le même jour, le négociant rachète sa position sur le marché à terme à 140 /t.

54 ÉchéanceHeureDernierVolVol Jour AchatVenteJ-1%Comp Mars 09 Mai 09 Nov 09 Jan 10 Mars 10 Mai Vol - nombre de contrats sur lesquels porte la dernière transaction enregistrée. Volume jour - Volume quotidien total. Cest le nombre de contrats négociés cumulés dans la journée de bourse. Il est mis à jour tout au long de la journée de bourse. J-1% - Variation en % du dernier traité par rapport au cours de compensation de la veille. Comp - le cours de compensation du jour précédent. PO - Position Ouverte. Les positions ouvertes sont les positions ouvertes longues et courtes du jour de bourse précédent, mises à jour Quotidiennement le matin. Blé meunier, cours au 4 février 2009

55 DateMarché physiqueMarché à terme 15 janvier 2009Achat à prix ferme de 50 t de blé à 152 /t (soit 7600 ) Vente dun contrat de 50 t de blé échéance mars à 150 /t (soit 7500 ) 05 février 2009Vente des 50 tonnes de blé à 147 /t (soit 7350 ) Achat dun contrat de 50 t de blé échéance mars à 140 /t (soit 7000 ) Bilan des opérationsPerte sur le physique de 250 Gain sur le terme de 500 Soit un gain de 250 Sans couverture, ce négociant aurait perdu 5 /t, soit 250 /t. Grâce à la couverture, le gain sur le marché à terme (10 /t, soit 500 ) a fait plus que compenser cette perte et le résultat net est un gain de 5 /t duquel il faut déduire les frais daccès du marché à terme (commissions, financement du dépôt). Ces 250 de gain net couvrent aussi les frais de stockage entre le 15 janvier et le 05 février.

56 3. Opération dun organisme stockeur sur les marchés à terme - Le 12 mai 2009, un groupement de producteurs vous (OS) appelle afin de vous vendre 730 tonnes de blé, livraison fin juillet. Léchéance septembre cote 153 EUR/t. Quel prix proposez-vous au groupement ? Que faites-vous sur le marché à terme ? - Le 4 juin, un autre producteur vous demande un prix dès aujourdhui pour 140 tonnes blé quil pourrait vous livrer le 15 août. Léchéance septembre cote 152,25 EUR/t. Quel prix proposez-vous au producteur ? Que faites-vous sur le marché à terme ? - Le 29 juin, vous vendez 870 tonnes de blé à un fabricant daliments de bétail, livraison à la fin du mois daoût. Léchéance septembre cote 155,5 EUR /t. Etablissez le bilan de votre opération de couverture. Hypothèses de travail La parité de transport entre votre zone géographique et la zone de livraison agrée par la chambre de compensation est nulle La valeur de stockage est égale à 1 EUR/tonne et par mois La valeur de service est égale à 15 EUR/tonne Vous anticipez une hausse du prix du blé Le blé est acheté au producteur au prix ferme et tous les paiements sont comptants

57 DATEMARCHE PHYSIQUEMARCHE A TERME 12/5 4/6 29/6 Achat de 730 t à /t Achat de 140 t à 136,25 /t Vente de 870 t à 155 /t Vente de 15 contrats Sept 153 Vente de 2 contrats Sept 152,25 Achat de 17 contrats Sept 155,5 15 X 50 X 153 = x 50 x = x 50 x = BILAN Résultat final : – 2200 = au lieu de prévus. Sur couverture de 20 tonnes le 12 mai, sous couverture de 40 tonnes le 4 juin Notons que si le prix avait été de 152 et que lOS ne sétait pas couvert sur les marchés, il aurait perdu de largent, soit – = au lieu de prévus. Différence : 880 (sur couverture 20 tonnes du 12/5 au 4/6 : 12 ; sous couverture 20 tonnes du 4/6 au 29/6 : 65 - différence de base sur 730 tonnes : différence de base sur 140 tonnes : 70)

58 4. Les options « Call » et « Put » - Un agriculteur a vendu sur le marché physique sa production de blé (le prix est fixé et il na plus sa production). Pourtant, il souhaiterait profiter de lamélioration des marchés si cette dernière intervenait. Il est possible de le faire en optimisant son prix de vente parce que lon appelle un call. Application : Si son analyse du marché lui fait espérer une hausse des cours, il achètera une ou plusieurs options dachat. Il acquiert par cet intermédiaire le droit dacheter un ou plusieurs lots dans des conditions spécifiques (échéance, prix) et peut ainsi profiter dune hausse des cours en contrepartie du paiement dune prime. La prime (quelques /t) viendra minorer le prix final de vente tout en laissant la possibilité dun gain si le marché est haussier. Le prix objectif est ainsi constitué du prix physique – coût de la prime. Si la hausse espérée survient, lagriculteur pourra exercer son option et optimiser son prix de vente par le gain dégagé sur la revente du lot.

59 - Un agriculteur souhaite conserver sa production afin de profiter de la hausse des prix si elle survient. Il craint cependant la chute des prix avant de réaliser sa vente. Il souhaite donc une garantie contre la baisse des prix, cest lobjet de loption de vente, appelée « Put ». Si le prix sur le marché physique est proche de son prix objectif, lagriculteur achète une ou plusieurs options de vente. Il acquiert ainsi le droit de vendre un ou plusieurs lots dans les conditions spécifiées (échéance, prix). Il se garantit ainsi contre une baisse des prix en contrepartie du paiement dune prime. Le montant de la prime se soustraira au prix de vente final tout en assurant un prix objectif à lexploitant. Si la baisse des prix intervient, lagriculteur exercera son option. Il dégagera un gain qui viendra sajouter au prix physique de la vente (prix de vente au physique + gain financier réalisé grâce à loption – coût de la prime) et annulera les effets de la baisse des prix. Si le marché est haussier, lagriculteur nexercera pas son option et cherchera à profiter de la hausse des cours par sa vente au physique. Le gros avantage de cette option est de permettre au propriétaire de conserver sa marchandise, de profiter de la hausse des cours tout en garantissant un niveau de prix minimum.

60 Contrat d'option négociable d'achat et de vente sur le contrat à terme ferme Blé de Meunerie n°2 Loption est de type américain, cest à dire exerçable à tout moment jusqu'à sa date d'expiration. Lheure limite dexercice ou dabandon est fixée 30 minutes après la clôture du marché chaque jour douverture de la compensation y compris le jour de clôture de léchéance. Lexercice dune option donne lieu à la création dune position ouverte sur le contrat sous-jacent au prix de lexercice. La cotation de l'option porte sur sa prime, exprimée en euro par tonne métrique, avec une décimale. L'échelon minimum de cotation est fixé à 0,1 euro par tonne métrique, soit 5 euros par contrat. Les transactions s'effectuent sur le cycle déchéances du contrat à terme ferme sous-jacent ouvertes à la négociation. Huit échéances successives sont cotées en permanence parmi septembre, novembre, janvier, mars, mai et juillet. La clôture d'une échéance intervient à la date fixée par l'entreprise de marché, soit en principe le 15 du mois précédant le mois de clôture de l'échéance, à la clôture de la journée de négociation.

61 A lexpiration de léchéance, après fixation par EURONEXT PARIS SA dun cours de référence, les options font lobjet dune procédure dexercice automatique, sauf demande contraire de lacheteur. Le cours qui sert de référence pour déterminer une option dans la monnaie correspond au cours de compensation du contrat à terme ferme Blé de Meunerie fixé le jour de clôture de loption. Le cours de compensation fixé par EURONEXT PARIS SA tient compte des derniers. Pour une option dachat, le premier prix dexercice automatiquement exercé a au minimum un tick décart au-dessous du cours de référence, soit 0,25 euros. Pour une option de vente, le premier prix dexercice automatiquement exercé a au minimum un tick décart au-dessus du cours de référence, soit 0,25 euros. La clôture se déroule selon la procédure suivante : 18H30 : clôture des négociations 18H45 : publication du cours de compensation de léchéance concernée du contrat à terme ferme blé de meunerie, 19H00 : clôture des demandes dexercices et dabandons 19H15 : publication de la liste des exercices et des abandons illogiques sur LIFFE 20H00 : fin des dépouillements.

62 La clôture se déroule selon la procédure suivante : 18H30 : clôture des négociations 18H45 : publication du cours de compensation de léchéance concernée du contrat à terme ferme blé de meunerie, 19H00 : clôture des demandes dexercices et dabandons 19H15 : publication de la liste des exercices et des abandons illogiques sur LIFFE CONNECT 20H00 : fin des dépouillements.

63 DATEMARCHE PHYSIQUEMARCHE A TERME Base 09/08Pv : 175 (nov 08) Call : 192 (mai 09) Prime : 10/t Prix objectif : (nov 08) 192 (mai 09) 15 04/09155 Option (call) : baisse de prix et hausse des prix Résultat : 165 (soit 175 – 10 ) DATEMARCHE PHYSIQUEMARCHE A TERME Base 09/08Pv : 175 (nov 08) Call : 192 (mai 09) Prime : 10/t Prix objectif : (nov 08) 192 (mai 09) 15 04/09210 Résultat : 175 – 10 + (210 – 192) = 183


Télécharger ppt "Marchés à terme : Quelles perspectives ? Arnaud Diemer Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand IHEDREA, Paris."

Présentations similaires


Annonces Google