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1 construire la « civilisation de lamour » POURQUOI LÉGLISE A-T-ELLE UNE DOCTRINE SOCIALE ? Avec laimable autorisation de: lauteur Abbé Marc-Antoine Fontelle et des éditions Téqui lauteur Abbé Marc-Antoine Fontelle et des éditions Téqui

2 POURQUOI LÉGLISE A-T-ELLE UNE DOCTRINE SOCIALE ?

3 I. Les trois grandes raisons de lintervention de lÉglise Depuis la fin du XIXe avec Léon XIII, lÉglise a écrit des encycliques sur la Doctrine Sociale de lÉglise, dont la dernière date de 1991, Centesimus annus. Depuis la fin du XIXe avec Léon XIII, lÉglise a écrit des encycliques sur la Doctrine Sociale de lÉglise, dont la dernière date de 1991, Centesimus annus. Présenté de la sorte, nous pourrions croire que lÉglise sest inventé de toutes pièces un enseignement de circonstance sur le comportement des personnes dans la société. Penser ceci, signifie ne pas connaître lenseignement social de lÉglise. Présenté de la sorte, nous pourrions croire que lÉglise sest inventé de toutes pièces un enseignement de circonstance sur le comportement des personnes dans la société. Penser ceci, signifie ne pas connaître lenseignement social de lÉglise. Dès le premier siècle, lÉglise sest préoccupée déclairer les hommes sur leurs comportements dans la société pour trois raisons. Dès le premier siècle, lÉglise sest préoccupée déclairer les hommes sur leurs comportements dans la société pour trois raisons.

4 a. Dieu a un dessein sur sa création Dieu veut sauver sa création, et permettre au plus grand nombre davoir accès à la vie éternelle. Je ne désire pas la mort de quiconque, oracle du Seigneur Yahvé. Convertissez-vous, et vous vivrez (Ez 18, 32). Saint Pierre écrira plus tard : Il (Dieu) use de patience envers vous voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir (2 Pe 3, 9). La preuve suprême que Dieu veut nous sauver, est quil a envoyé son Fils : Car Dieu na pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui (Jn 3, 17). Saint Paul conclura en disant : Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur, Lui qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car Dieu est unique, unique aussi est le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme Lui-même, qui sest livré en rançon pour tous (1 Tim 2, 4-5). Dieu veut sauver sa création, et permettre au plus grand nombre davoir accès à la vie éternelle. Je ne désire pas la mort de quiconque, oracle du Seigneur Yahvé. Convertissez-vous, et vous vivrez (Ez 18, 32). Saint Pierre écrira plus tard : Il (Dieu) use de patience envers vous voulant que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir (2 Pe 3, 9). La preuve suprême que Dieu veut nous sauver, est quil a envoyé son Fils : Car Dieu na pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui (Jn 3, 17). Saint Paul conclura en disant : Voilà ce qui est bon et ce qui plaît à Dieu notre Sauveur, Lui qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car Dieu est unique, unique aussi est le médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme Lui-même, qui sest livré en rançon pour tous (1 Tim 2, 4-5).

5 Nouvelle évangélisation LÉglise doit proclamer ces paroles de la Sainte Écriture et faire que les hommes reconnaissent que Dieu, Auteur de la vie, les aime jusquau point davoir envoyé son propre Fils pour nous réconcilier avec Lui par le Sacrifice de la Croix, et les appelle à la vision béatifique. LÉglise doit proclamer ces paroles de la Sainte Écriture et faire que les hommes reconnaissent que Dieu, Auteur de la vie, les aime jusquau point davoir envoyé son propre Fils pour nous réconcilier avec Lui par le Sacrifice de la Croix, et les appelle à la vision béatifique. Le 1er mars 1991, Jean-Paul II, lors de la visite ad limina des évêques dÉmilie-Romagne, nous rappelle ce que doit être lannonce de lÉglise aujourdhui : La nouvelle évangélisation, que je ne me lasse pas dinvoquer et de proposer, doit insister sur cette heureuse annonce : Dieu, Auteur de la vie, a pour chacun un projet très spécial de bonheur et déternité. Il nous demande seulement dadhérer à ce projet, de nous confier à son amour, dorienter vers Lui toute notre vie personnelle et sociale, en acceptant de le connaître, de laimer, de le servir. Le 1er mars 1991, Jean-Paul II, lors de la visite ad limina des évêques dÉmilie-Romagne, nous rappelle ce que doit être lannonce de lÉglise aujourdhui : La nouvelle évangélisation, que je ne me lasse pas dinvoquer et de proposer, doit insister sur cette heureuse annonce : Dieu, Auteur de la vie, a pour chacun un projet très spécial de bonheur et déternité. Il nous demande seulement dadhérer à ce projet, de nous confier à son amour, dorienter vers Lui toute notre vie personnelle et sociale, en acceptant de le connaître, de laimer, de le servir.

6 b. LÉglise est Mère et Maîtresse LÉglise, Mère et éducatrice des consciences,[1] doit conduire chaque personne à sa destinée surnaturelle à travers les réalités terrestres de la vie quotidienne. Léon XIII nous enseigne à ce sujet : LÉglise ne se contente pas dindiquer où se trouve le remède, elle lapplique au mal de sa propre main. LÉglise, Mère et éducatrice des consciences,[1] doit conduire chaque personne à sa destinée surnaturelle à travers les réalités terrestres de la vie quotidienne. Léon XIII nous enseigne à ce sujet : LÉglise ne se contente pas dindiquer où se trouve le remède, elle lapplique au mal de sa propre main.[1] Elle est tout occupée à instruire et à élever les hommes daprès ses principes et sa doctrine. Elle a soin den répandre les eaux vivifiantes aussi loin et aussi largement quil lui est possible, par le ministère des évêques et du clergé. Puis elle sefforce de pénétrer dans les âmes et dobtenir des volontés quelles se laissent conduire et gouverner par la règle des préceptes divins. Sur ce point capital et de très grande importance, parce quil renferme comme le résumé de tous les intérêts en cause, laction de lÉglise est souveraine. Elle est tout occupée à instruire et à élever les hommes daprès ses principes et sa doctrine. Elle a soin den répandre les eaux vivifiantes aussi loin et aussi largement quil lui est possible, par le ministère des évêques et du clergé. Puis elle sefforce de pénétrer dans les âmes et dobtenir des volontés quelles se laissent conduire et gouverner par la règle des préceptes divins. Sur ce point capital et de très grande importance, parce quil renferme comme le résumé de tous les intérêts en cause, laction de lÉglise est souveraine.

7 se conformer au dessein divin Les instruments dont elle dispose pour toucher les âmes, lui ont été donnés à cette fin par Jésus-Christ, et ils portent en eux une efficacité divine. Ils sont les seuls aptes à pénétrer dans les profondeurs du cœur humain, les seuls capables damener lhomme à obéir aux injonctions du devoir, à maîtriser ses passions, à aimer Dieu et son prochain dune charité particulière et souveraine, à briser courageusement tous les obstacles qui entravent sa marche dans la voie de la vertu.[1] Les instruments dont elle dispose pour toucher les âmes, lui ont été donnés à cette fin par Jésus-Christ, et ils portent en eux une efficacité divine. Ils sont les seuls aptes à pénétrer dans les profondeurs du cœur humain, les seuls capables damener lhomme à obéir aux injonctions du devoir, à maîtriser ses passions, à aimer Dieu et son prochain dune charité particulière et souveraine, à briser courageusement tous les obstacles qui entravent sa marche dans la voie de la vertu.[1][1] LÉglise doit apprendre aux hommes à conformer tous leurs actes à la loi morale, exprimée par les commandements de Dieu et par lÉvangile. Elle doit enseigner à se conformer au dessein divin sur lhumanité. Nous ne pouvons nous conformer à ce dessein quen accomplissant du mieux possible nos devoirs détat, à commencer par ceux envers Dieu et notre prochain.[2] LÉglise doit apprendre aux hommes à conformer tous leurs actes à la loi morale, exprimée par les commandements de Dieu et par lÉvangile. Elle doit enseigner à se conformer au dessein divin sur lhumanité. Nous ne pouvons nous conformer à ce dessein quen accomplissant du mieux possible nos devoirs détat, à commencer par ceux envers Dieu et notre prochain.[2][2]

8 c. LÉglise est gardienne de lunité et de la charité LÉglise doit préserver lunité et la charité au sein du Corps Mystique du Christ. Pour cela, elle doit dénoncer les atteintes portées à la foi, à la morale et à la dignité de la personne humaine, car lÉglise est gardienne et interprète de la doctrine de Jésus-Christ,[1] et gardienne, par la volonté de Dieu et par mandat du Christ, de lordre naturel et surnaturel.[2] Le maintien de lunité et de la charité ne peut se faire que dans la communion du Corps Mystique du Christ que représente lÉglise. Cette communion sopère dans les membres de ce Corps par la même et unique confession de foi, par la participation aux mêmes sacrements et par la soumission au même gouvernement ecclésial. Sil manque un seul de ces trois points, la communion est plus ou moins rompue.[3] LÉglise doit préserver lunité et la charité au sein du Corps Mystique du Christ. Pour cela, elle doit dénoncer les atteintes portées à la foi, à la morale et à la dignité de la personne humaine, car lÉglise est gardienne et interprète de la doctrine de Jésus-Christ,[1] et gardienne, par la volonté de Dieu et par mandat du Christ, de lordre naturel et surnaturel.[2] Le maintien de lunité et de la charité ne peut se faire que dans la communion du Corps Mystique du Christ que représente lÉglise. Cette communion sopère dans les membres de ce Corps par la même et unique confession de foi, par la participation aux mêmes sacrements et par la soumission au même gouvernement ecclésial. Sil manque un seul de ces trois points, la communion est plus ou moins rompue.[3][1][2][3][1][2][3]

9 II. LÉglise a le devoir dintervenir en matière sociale a. Nécessaire intervention de lÉglise LÉglise a plus que le droit dintervenir en matière sociale, elle en a le devoir dès que la nécessité sen fait sentir,[1] en conformité avec son pouvoir indirect découlant de sa nature même. LÉglise a plus que le droit dintervenir en matière sociale, elle en a le devoir dès que la nécessité sen fait sentir,[1] en conformité avec son pouvoir indirect découlant de sa nature même.[1] Ce droit et ce devoir viennent des trois grandes raisons que nous avons étudiées plus haut. LÉglise sest toujours reconnue ce droit dintervention dans le domaine temporel selon diverses modalités suivant les situations historiques. Ce droit et ce devoir viennent des trois grandes raisons que nous avons étudiées plus haut. LÉglise sest toujours reconnue ce droit dintervention dans le domaine temporel selon diverses modalités suivant les situations historiques. Si lÉglise sarroge un droit de regard sur le temporel, ce nest pas pour saccaparer un pouvoir, mais pour éclairer les hommes sur leurs devoirs et les aider, voire même de façon concrète par des œuvres caritatives, et ceci en raison de sa compétence provenant de sa mission.[2] Si lÉglise sarroge un droit de regard sur le temporel, ce nest pas pour saccaparer un pouvoir, mais pour éclairer les hommes sur leurs devoirs et les aider, voire même de façon concrète par des œuvres caritatives, et ceci en raison de sa compétence provenant de sa mission.[2][2]

10 lÉglise porte un jugement moral Le Catéchisme de lÉglise Catholique nous rappelle que lÉglise porte un jugement moral, en matière économique et sociale, quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes lexigent (Gaudium et spes, n°76, 5). Le Catéchisme de lÉglise Catholique nous rappelle que lÉglise porte un jugement moral, en matière économique et sociale, quand les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes lexigent (Gaudium et spes, n°76, 5). Dans lordre de la moralité elle relève dune mission distincte de celle des autorités politiques : lÉglise se soucie des aspects temporels du bien commun en raison de leur ordination au souverain Bien, notre fin ultime. Elle sefforce dinspirer les attitudes justes dans le rapport aux biens terrestres et dans les relations socio- économiques.[1] Dans lordre de la moralité elle relève dune mission distincte de celle des autorités politiques : lÉglise se soucie des aspects temporels du bien commun en raison de leur ordination au souverain Bien, notre fin ultime. Elle sefforce dinspirer les attitudes justes dans le rapport aux biens terrestres et dans les relations socio- économiques.[1][1]

11 b. La théorie des deux glaives Le pouvoir spirituel de lÉglise, qui commande et ordonne le bien commun surnaturel, et le pouvoir temporel de la société civile, qui commande et ordonne le bien commun naturel, ne sopposent pas. Ils se complètent et doivent saider mutuellement sachant que le pouvoir spirituel prime sur le pouvoir temporel.[1] Les deux ont le même objectif sous des modalités différentes : le bien des âmes. Le pouvoir spirituel de lÉglise, qui commande et ordonne le bien commun surnaturel, et le pouvoir temporel de la société civile, qui commande et ordonne le bien commun naturel, ne sopposent pas. Ils se complètent et doivent saider mutuellement sachant que le pouvoir spirituel prime sur le pouvoir temporel.[1] Les deux ont le même objectif sous des modalités différentes : le bien des âmes.[1]

12 position de lÉglise sur sa compétence dans le domaine temporel Nous pouvons remonter dans le temps et rechercher dans le magistère et la Tradition la position de lÉglise sur sa compétence dans le domaine temporel. Dès les origines, elle sest reconnue ce pouvoir. Nous pouvons remonter dans le temps et rechercher dans le magistère et la Tradition la position de lÉglise sur sa compétence dans le domaine temporel. Dès les origines, elle sest reconnue ce pouvoir. Les Pères de lÉglise ont abondamment écrit à ce sujet. Louvrage le plus célèbre est La cité de Dieu de saint Augustin. Les Papes ont rappelé souvent la doctrine de lautorité de lÉglise sur le domaine temporel, à cause de ses ennemis qui ne veulent pas quelle intervienne car elle gêne et donne mauvaise conscience à certains princes qui abusent de leur autorité pour servir leurs intérêts personnels. La plus grande tentation quéprouveront les princes au cours des siècles, illustrée parfaitement par la querelle du Sacerdoce et de lEmpire, sera de vouloir supprimer le pouvoir indirect de lÉglise à leur profit ou encore de vouloir soumettre lÉglise à leur autorité. Les Pères de lÉglise ont abondamment écrit à ce sujet. Louvrage le plus célèbre est La cité de Dieu de saint Augustin. Les Papes ont rappelé souvent la doctrine de lautorité de lÉglise sur le domaine temporel, à cause de ses ennemis qui ne veulent pas quelle intervienne car elle gêne et donne mauvaise conscience à certains princes qui abusent de leur autorité pour servir leurs intérêts personnels. La plus grande tentation quéprouveront les princes au cours des siècles, illustrée parfaitement par la querelle du Sacerdoce et de lEmpire, sera de vouloir supprimer le pouvoir indirect de lÉglise à leur profit ou encore de vouloir soumettre lÉglise à leur autorité.

13 lavoir présente à lesprit La philosophie politique moderne, qui a commencé à voir le jour à partir de Machiavel et de Hobbes, en passant par Montesquieu, Rousseau, Tocqueville et Marx, nous a fait oublier la doctrine de lÉglise en matière sociale et politique. Les notions de bien commun, de salut des âmes ont été remplacées par les notions de contrat social, de souveraineté de la volonté et de liberté. La philosophie politique moderne, qui a commencé à voir le jour à partir de Machiavel et de Hobbes, en passant par Montesquieu, Rousseau, Tocqueville et Marx, nous a fait oublier la doctrine de lÉglise en matière sociale et politique. Les notions de bien commun, de salut des âmes ont été remplacées par les notions de contrat social, de souveraineté de la volonté et de liberté. Mais ce nest pas parce que la philosophie politique moderne ignore la doctrine de lÉglise, lorsquelle ne la combat pas ouvertement, que nous ne devons pas lavoir présente à lesprit. Mais ce nest pas parce que la philosophie politique moderne ignore la doctrine de lÉglise, lorsquelle ne la combat pas ouvertement, que nous ne devons pas lavoir présente à lesprit.

14 doctrine des deux glaives Le Souverain Pontife Boniface VIII, résuma lensemble de la doctrine des deux glaives dans la Bulle Unam Sanctam du 18/11/1302 : Le Souverain Pontife Boniface VIII, résuma lensemble de la doctrine des deux glaives dans la Bulle Unam Sanctam du 18/11/1302 : Les paroles de lÉvangile nous enseignent : cette puissance comporte deux glaives, à savoir le spirituel et le temporel... Tous deux sont donc au pouvoir de lÉglise, le glaive spirituel et le glaive matériel. Mais celui-ci doit être manié pour lÉglise, celui-là par lÉglise. Celui-là par la main du prêtre, celui-ci par celle des rois et des chevaliers, au consentement et au gré du prêtre. Le glaive doit donc être subordonné au glaive et lautorité temporelle soumise à lautorité spirituelle... La puissance spirituelle doit lemporter en dignité et en noblesse sur toute espèce de puissance terrestre, nous devons le reconnaître dautant plus nettement que les choses spirituelles ont le pas sur les temporelles... La vérité latteste : la puissance spirituelle peut établir la puissance terrestre et la juger si elle nest pas bonne... Si donc, la puissance terrestre dévie, elle sera jugée par la puissance spirituelle, mais si la puissance spirituelle inférieure dévie, elle le sera par la puissance supérieure. Si la puissance suprême dévie, Dieu seul pourra la juger et non pas lhomme. LApôtre en témoigne : Lhomme spirituel juge de tout et nest jugé par personne (1 Co 2, 15).

15 replacer la Bulle dans son contexte historique Il faut replacer la Bulle dans son contexte historique où le pouvoir civil reconnaissait la primauté du pouvoir spirituel, mais cela ne retire rien au principe que lÉglise a le droit et même le devoir de regarder ce que font les princes, car de ce quils font, dépend le bien ou le mal des âmes : Il faut replacer la Bulle dans son contexte historique où le pouvoir civil reconnaissait la primauté du pouvoir spirituel, mais cela ne retire rien au principe que lÉglise a le droit et même le devoir de regarder ce que font les princes, car de ce quils font, dépend le bien ou le mal des âmes : De la forme donnée à la société, en harmonie ou non avec les Lois divines, dépend et sinfiltre le bien ou le mal des âmes, cest-à-dire, si les hommes, appelés tous à être vivifiés par la grâce du Christ, respireront dans les contingences terrestres du cours de leur vie, lair sain et vivifiant de la vérité et des vertus morales, ou le microbe morbide et souvent mortel de lerreur et de la dépravation.[1] De la forme donnée à la société, en harmonie ou non avec les Lois divines, dépend et sinfiltre le bien ou le mal des âmes, cest-à-dire, si les hommes, appelés tous à être vivifiés par la grâce du Christ, respireront dans les contingences terrestres du cours de leur vie, lair sain et vivifiant de la vérité et des vertus morales, ou le microbe morbide et souvent mortel de lerreur et de la dépravation.[1][1]

16 LÉglise détient le pouvoir spirituel LÉglise détient le pouvoir spirituel. Le gouvernement civil détient le pouvoir temporel. Ce dernier doit respecter le Décalogue, la Loi Nouvelle du Sermon sur la Montagne, et laisser une liberté suffisante à lÉglise pour remplir sa mission : LÉglise détient le pouvoir spirituel. Le gouvernement civil détient le pouvoir temporel. Ce dernier doit respecter le Décalogue, la Loi Nouvelle du Sermon sur la Montagne, et laisser une liberté suffisante à lÉglise pour remplir sa mission : Elle (lÉglise) ne manifeste pas de préférence pour les uns ou pour les autres, pourvu que la dignité de lhomme soit dûment respectée et promue, et quElle- même se voit laisser lespace nécessaire pour accomplir son ministère dans le monde.[1] Elle (lÉglise) ne manifeste pas de préférence pour les uns ou pour les autres, pourvu que la dignité de lhomme soit dûment respectée et promue, et quElle- même se voit laisser lespace nécessaire pour accomplir son ministère dans le monde.[1][1] En ce sens, il y a subordination du pouvoir civil à lÉglise pour le salut des âmes. La subordination ne signifie pas confusion des pouvoirs et encore moins théocratie. Par conséquent, il faut obéir à lÉglise pour ce qui concerne tout ce qui a rapport au salut, plutôt quau pouvoir civil, et il faut obéir au pouvoir civil pour ce qui concerne lorganisation de la cité, plutôt quau pouvoir spirituel.[2] En ce sens, il y a subordination du pouvoir civil à lÉglise pour le salut des âmes. La subordination ne signifie pas confusion des pouvoirs et encore moins théocratie. Par conséquent, il faut obéir à lÉglise pour ce qui concerne tout ce qui a rapport au salut, plutôt quau pouvoir civil, et il faut obéir au pouvoir civil pour ce qui concerne lorganisation de la cité, plutôt quau pouvoir spirituel.[2][2]

17 servir le bien commun de la société Lordre temporel est au service de la fin surnaturelle de lhomme, mais cela ne signifie pas que lordre temporel ne possède pas une autonomie et une finalité propre : lordre temporel possède sa finalité propre qui est dorganiser le monde matériel pour servir le bien commun de la société, sachant que le bien commun de la société ne peut pas exister en niant la finalité de lhomme qui est de trouver son repos en Dieu. Lordre temporel est au service de la fin surnaturelle de lhomme, mais cela ne signifie pas que lordre temporel ne possède pas une autonomie et une finalité propre : lordre temporel possède sa finalité propre qui est dorganiser le monde matériel pour servir le bien commun de la société, sachant que le bien commun de la société ne peut pas exister en niant la finalité de lhomme qui est de trouver son repos en Dieu.

18 théorie des deux glaives trois principes fondamentaux En résumé, la théorie des deux glaives repose sur trois principes fondamentaux : En résumé, la théorie des deux glaives repose sur trois principes fondamentaux : Le premier principe est que le droit divin qui vient de la grâce ne détruit pas le droit humain qui vient de la raison naturelle.[1] LÉglise est de droit divin, tandis que la société civile est de droit humain. Les deux sont distincts. Le premier principe est que le droit divin qui vient de la grâce ne détruit pas le droit humain qui vient de la raison naturelle.[1] LÉglise est de droit divin, tandis que la société civile est de droit humain. Les deux sont distincts.[1] Le second principe est que chacune de ces sociétés a une finalité propre. La société spirituelle soccupe de tout ce qui concerne le salut. La finalité de la société civile est double : veiller sur le bien commun, et organiser la vie de façon à aider les personnes à aimer Dieu. À cause de cette seconde finalité, le pouvoir temporel est soumis au pouvoir spirituel. Le second principe est que chacune de ces sociétés a une finalité propre. La société spirituelle soccupe de tout ce qui concerne le salut. La finalité de la société civile est double : veiller sur le bien commun, et organiser la vie de façon à aider les personnes à aimer Dieu. À cause de cette seconde finalité, le pouvoir temporel est soumis au pouvoir spirituel. Le troisième principe est que le pouvoir temporel est subordonné au pouvoir spirituel à cause de la seconde fin de la société civile. Le troisième principe est que le pouvoir temporel est subordonné au pouvoir spirituel à cause de la seconde fin de la société civile. En dautres termes, il y a une complémentarité entre les deux pouvoirs, mais en aucun cas une opposition. Le chrétien doit donc appartenir aux deux sociétés pour remplir intégralement sa mission dans le monde. En dautres termes, il y a une complémentarité entre les deux pouvoirs, mais en aucun cas une opposition. Le chrétien doit donc appartenir aux deux sociétés pour remplir intégralement sa mission dans le monde.

19 c. LÉglise face à la laïcisation des institutions Revenons au XIXe siècle où la situation historique et sociale est bien différente. Lenseignement de lÉglise est très attaqué par un athéisme virulent. Il ne suffit plus de réaffirmer un principe pour quil soit accepté. Il faut le défendre, en montrer le bien-fondé et le promouvoir. Cest pour cela que nous pouvons lire dans lEncyclique Rerum novarum au numéro 1, 2 : Revenons au XIXe siècle où la situation historique et sociale est bien différente. Lenseignement de lÉglise est très attaqué par un athéisme virulent. Il ne suffit plus de réaffirmer un principe pour quil soit accepté. Il faut le défendre, en montrer le bien-fondé et le promouvoir. Cest pour cela que nous pouvons lire dans lEncyclique Rerum novarum au numéro 1, 2 : Mais la conscience de notre charge apostolique nous fait un devoir de le traiter (le sujet de la condition des ouvriers) dans cette Encyclique plus explicitement et avec plus dampleur, afin de mettre en évidence les principes dune solution conforme à la vérité et à léquité. Au numéro 13, 1, le pape poursuit : Cest avec assurance que nous abordons ce sujet, et dans toute la plénitude de notre droit. La question qui sagite est dune nature telle, quà moins de faire appel à la religion et à lÉglise, il est impossible de lui trouver jamais une solution efficace. Or, comme cest à nous principalement quont été confiées la sauvegarde de la religion et la dispensation de ce qui est du domaine de lÉglise, nous taire serait aux yeux de tous négliger notre devoir.[1] [1]

20 lintroduction de lEncyclique Mater et Magistra Au début des années soixante, Jean XXIII nous éclaire bien dans lintroduction de son Encyclique Mater et Magistra aux numéros 2 à 6 : Au début des années soixante, Jean XXIII nous éclaire bien dans lintroduction de son Encyclique Mater et Magistra aux numéros 2 à 6 : La doctrine du Christ, en effet, unit pour ainsi dire la terre au ciel, car elle saisit lhomme dans sa totalité, corps et âme, intelligence et volonté, et elle lui demande délever sa pensée au-dessus des conditions changeantes de lexistence présente vers les régions de la vie céleste, où il jouira un jour dun bonheur et dune paix sans fin. Si le rôle de lÉglise est avant tout de sanctifier les âmes et de les faire participer aux biens célestes, elle sintéresse cependant aussi aux besoins quotidiens des hommes, à leur subsistance, à leurs conditions de vie et même à leur bien-être et à leur prospérité, sous toutes les formes quils prennent au cours des temps. Ce faisant, elle met en pratique lenseignement du Christ, son Fondateur. Car, en disant : Je suis le chemin, la vérité et la vie et ailleurs : Je suis la lumière du monde, Il a surtout en vue le salut éternel de lhomme ; mais lorsque, contemplant une multitude affamée, Il sécrie comme en gémissant : Jai pitié de cette foule, Il montre que les besoins matériels des peuples Lui tiennent également à cœur. Et Il ne le montre pas seulement par ses paroles, mais aussi par ses actes quand, pour apaiser la faim de la foule, à diverses reprises Il multiplie miraculeusement le pain. Par ce pain, donné en nourriture au corps, Il voulut en même temps préfigurer le pain céleste quIl devait donner aux hommes la veille de sa Passion. Il nest pas étonnant que, pendant deux mille ans, des premiers diacres à nos jours, lÉglise, prenant modèle sur le Christ et fidèle à son commandement, ait constamment maintenu très vive la flamme de la charité, par ses préceptes et par ses exemples. La charité, unissant le précepte de lamour et sa pratique, réalise parfaitement la double mission de donner, assignée à lÉglise, mission qui renferme en germe tant sa doctrine que son action sociale. La doctrine du Christ, en effet, unit pour ainsi dire la terre au ciel, car elle saisit lhomme dans sa totalité, corps et âme, intelligence et volonté, et elle lui demande délever sa pensée au-dessus des conditions changeantes de lexistence présente vers les régions de la vie céleste, où il jouira un jour dun bonheur et dune paix sans fin. Si le rôle de lÉglise est avant tout de sanctifier les âmes et de les faire participer aux biens célestes, elle sintéresse cependant aussi aux besoins quotidiens des hommes, à leur subsistance, à leurs conditions de vie et même à leur bien-être et à leur prospérité, sous toutes les formes quils prennent au cours des temps. Ce faisant, elle met en pratique lenseignement du Christ, son Fondateur. Car, en disant : Je suis le chemin, la vérité et la vie et ailleurs : Je suis la lumière du monde, Il a surtout en vue le salut éternel de lhomme ; mais lorsque, contemplant une multitude affamée, Il sécrie comme en gémissant : Jai pitié de cette foule, Il montre que les besoins matériels des peuples Lui tiennent également à cœur. Et Il ne le montre pas seulement par ses paroles, mais aussi par ses actes quand, pour apaiser la faim de la foule, à diverses reprises Il multiplie miraculeusement le pain. Par ce pain, donné en nourriture au corps, Il voulut en même temps préfigurer le pain céleste quIl devait donner aux hommes la veille de sa Passion. Il nest pas étonnant que, pendant deux mille ans, des premiers diacres à nos jours, lÉglise, prenant modèle sur le Christ et fidèle à son commandement, ait constamment maintenu très vive la flamme de la charité, par ses préceptes et par ses exemples. La charité, unissant le précepte de lamour et sa pratique, réalise parfaitement la double mission de donner, assignée à lÉglise, mission qui renferme en germe tant sa doctrine que son action sociale.

21 Conclusion Nous pouvons désormais répondre à notre question : pourquoi lÉglise a-t-elle une doctrine sociale ? Nous pouvons désormais répondre à notre question : pourquoi lÉglise a-t-elle une doctrine sociale ? LÉglise, se trouvant face à des situations nouvelles, va interpréter lenseignement constant de la Tradition. Elle va traduire les principes immuables de sa doctrine en normes dactions concrètes et moralement bonnes, afin de permettre aux fidèles de vivre chrétiennement les situations nouvelles. LÉglise, se trouvant face à des situations nouvelles, va interpréter lenseignement constant de la Tradition. Elle va traduire les principes immuables de sa doctrine en normes dactions concrètes et moralement bonnes, afin de permettre aux fidèles de vivre chrétiennement les situations nouvelles. Cest pour cela quà chaque changement important au sein de la société civile, lÉglise va publier des encycliques sociales répondant aux difficultés nouvelles que soulèvent les mutations sociales, économiques et politiques depuis un siècle et demi. Cest pour cela quà chaque changement important au sein de la société civile, lÉglise va publier des encycliques sociales répondant aux difficultés nouvelles que soulèvent les mutations sociales, économiques et politiques depuis un siècle et demi.

22 encycliques sociales Si lÉglise na commencé à publier des encycliques sociales quà partir de la seconde moitié du XIXe siècle, cest parce quavant le besoin ne sen faisait pas sentir. La complexité des situations sociales nouvelles demandes des réponses mûrement réfléchies que seule la sagesse de lÉglise peut donner. Il ne suffit plus dappliquer à la lettre tel précepte ou tel autre de façon systématique ; il faut observer, analyser, tenir compte de lobjectif de perfection chrétienne à atteindre mais aussi de ce qui est possible de réaliser. Plus le temps passe, plus les situations deviennent complexes où les péchés personnels des hommes engendrent de véritables structures de péché. LÉglise ne pouvant pas répondre à toutes les questions posées, elle essaye déclairer sur les interdits éthiques et sur les principes à appliquer dans les cas concrets. Étant donné que chaque cas est différent, lapplication des principes est laissée à la sagesse des pasteurs légitimes et à la réflexion des fidèles. Si lÉglise na commencé à publier des encycliques sociales quà partir de la seconde moitié du XIXe siècle, cest parce quavant le besoin ne sen faisait pas sentir. La complexité des situations sociales nouvelles demandes des réponses mûrement réfléchies que seule la sagesse de lÉglise peut donner. Il ne suffit plus dappliquer à la lettre tel précepte ou tel autre de façon systématique ; il faut observer, analyser, tenir compte de lobjectif de perfection chrétienne à atteindre mais aussi de ce qui est possible de réaliser. Plus le temps passe, plus les situations deviennent complexes où les péchés personnels des hommes engendrent de véritables structures de péché. LÉglise ne pouvant pas répondre à toutes les questions posées, elle essaye déclairer sur les interdits éthiques et sur les principes à appliquer dans les cas concrets. Étant donné que chaque cas est différent, lapplication des principes est laissée à la sagesse des pasteurs légitimes et à la réflexion des fidèles.

23 III. LÉglise proclame la vérité et dénonce lerreur LÉglise en même temps quelle enseigne les exigences imprescriptibles de la loi divine, annonce le salut et ouvre par les sacrements les voies de la grâce, laquelle fait de lhomme une nouvelle créature, capable de répondre dans lamour et dans la vraie liberté au dessein de son Créateur et Sauveur, et de trouver doux le joug du Christ.[1] LÉglise en même temps quelle enseigne les exigences imprescriptibles de la loi divine, annonce le salut et ouvre par les sacrements les voies de la grâce, laquelle fait de lhomme une nouvelle créature, capable de répondre dans lamour et dans la vraie liberté au dessein de son Créateur et Sauveur, et de trouver doux le joug du Christ.[1][1] Cette annonce du salut est lannonce de la vérité. Cette annonce du salut est lannonce de la vérité.

24 a. Quest-ce que la vérité ? Voilà pourquoi une société nest dûment ordonnée, bienfaisante, respectueuse de la personne humaine, que si elle se fonde sur la vérité, selon lavertissement de saint Paul : Rejetez donc le mensonge ; que chacun de vous dise la vérité à son prochain car nous sommes membres les uns des autres (Eph 4, 25).... Lordre propre aux communautés humaines est dessence morale. En effet, cest un ordre qui a pour base la vérité, qui se réalise dans la justice, qui demande à être vivifié par lamour et qui trouve dans la liberté un équilibre sans cesse rétabli et toujours plus humain. Voilà pourquoi une société nest dûment ordonnée, bienfaisante, respectueuse de la personne humaine, que si elle se fonde sur la vérité, selon lavertissement de saint Paul : Rejetez donc le mensonge ; que chacun de vous dise la vérité à son prochain car nous sommes membres les uns des autres (Eph 4, 25).... Lordre propre aux communautés humaines est dessence morale. En effet, cest un ordre qui a pour base la vérité, qui se réalise dans la justice, qui demande à être vivifié par lamour et qui trouve dans la liberté un équilibre sans cesse rétabli et toujours plus humain. Cet ordre moral – universel, absolu et immuable dans ses principes – a son fondement objectif dans le vrai Dieu transcendant et personnel, Vérité première et Souverain Bien, source la plus profonde de vitalité pour une société ordonnée, féconde et conforme à la dignité des personnes qui la composent.[1] Cet ordre moral – universel, absolu et immuable dans ses principes – a son fondement objectif dans le vrai Dieu transcendant et personnel, Vérité première et Souverain Bien, source la plus profonde de vitalité pour une société ordonnée, féconde et conforme à la dignité des personnes qui la composent.[1][1]

25 1. Importance de lexistence dune vérité La question de la vérité est fondamentale, aussi bien pour la théologie morale que pour la vie en société. Nous lisons dans lÉvangile de saint Jean lattitude que le Christ a eue devant Pilate :Jésus répondit : Tu le dis, je suis Roi. Je ne suis né et je ne suis venu dans le monde que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. – Pilate lui dit : quest- ce que la vérité ? (Jn 18, 38). Après cette réponse, Le Christ nessaiera plus de discuter avec Pilate, ni déclairer son intelligence. Hors de la vérité, la raison na plus de prise, il ny a plus de discussion possible. La question de la vérité est fondamentale, aussi bien pour la théologie morale que pour la vie en société. Nous lisons dans lÉvangile de saint Jean lattitude que le Christ a eue devant Pilate :Jésus répondit : Tu le dis, je suis Roi. Je ne suis né et je ne suis venu dans le monde que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. – Pilate lui dit : quest- ce que la vérité ? (Jn 18, 38). Après cette réponse, Le Christ nessaiera plus de discuter avec Pilate, ni déclairer son intelligence. Hors de la vérité, la raison na plus de prise, il ny a plus de discussion possible.

26 Sans vérité Sans vérité, il ny a plus de possibilité dorganiser la société sur des bases stables, puisque ces dernières peuvent changer du jour au lendemain suivant lévolution du contenu et du sens du mot vérité. Sans vérité, il ny a plus de possibilité dorganiser la société sur des bases stables, puisque ces dernières peuvent changer du jour au lendemain suivant lévolution du contenu et du sens du mot vérité. Sans vérité, il ny a plus didéal, plus despérance, puisque demain sera un autre jour avec dautres valeurs. Sans vérité, il ny a pas de bonheur : il ne peut pas y avoir damour vrai puisque lamour repose sur la vérité. Sans vérité, il ny a plus didéal, plus despérance, puisque demain sera un autre jour avec dautres valeurs. Sans vérité, il ny a pas de bonheur : il ne peut pas y avoir damour vrai puisque lamour repose sur la vérité. A contrario, la vérité sans lamour dessèche le cœur de lhomme, qui finit tôt ou tard par errer. A contrario, la vérité sans lamour dessèche le cœur de lhomme, qui finit tôt ou tard par errer.

27 Deux ordres dans la vérité La question de la vérité ne se réduit pas à une simple question de morale : le mensonge est-il permis ? Doit-on toujours dire la vérité ? Le problème est beaucoup plus vaste et grave. Il y a la vérité sur Dieu, sur le monde, les hommes, la société. La question de la vérité ne se réduit pas à une simple question de morale : le mensonge est-il permis ? Doit-on toujours dire la vérité ? Le problème est beaucoup plus vaste et grave. Il y a la vérité sur Dieu, sur le monde, les hommes, la société. Il y a deux ordres dans la vérité : un ordre naturel et un ordre surnaturel. Pour comprendre, il faut distinguer les deux. Il y a deux ordres dans la vérité : un ordre naturel et un ordre surnaturel. Pour comprendre, il faut distinguer les deux.

28 2. Diverses conceptions erronées de la vérité Certains pensent que la vérité est relative à chacun et ne séparent pas les deux ordres naturel et surnaturel. Certains pensent que la vérité est relative à chacun et ne séparent pas les deux ordres naturel et surnaturel.

29 a. Le nominalisme Une erreur est apparue dans lhistoire de la pensée avec Guillaume dOccam ( ) et le nominalisme[1] qui buttent sur la difficulté suivante : comment peut-il exister une connaissance universelle de lintelligence par des concepts, alors que les sens ne perçoivent que la réalité changeante et multiple ? Par conséquent, quelle valeur donner à ces concepts universaux prétendant exprimer lessence des choses ? La réponse sera quil ne peut pas y avoir de concepts universaux exprimant lessence objective des choses. Alors, la première conclusion à tirer est quil ny a pas de vérité universelle que lhomme puisse découvrir par son intelligence. Les mots nont quune valeur de signes conventionnels ; ce ne sont que des noms donnés aux choses sans en exprimer lessence profonde. Une erreur est apparue dans lhistoire de la pensée avec Guillaume dOccam ( ) et le nominalisme[1] qui buttent sur la difficulté suivante : comment peut-il exister une connaissance universelle de lintelligence par des concepts, alors que les sens ne perçoivent que la réalité changeante et multiple ? Par conséquent, quelle valeur donner à ces concepts universaux prétendant exprimer lessence des choses ? La réponse sera quil ne peut pas y avoir de concepts universaux exprimant lessence objective des choses. Alors, la première conclusion à tirer est quil ny a pas de vérité universelle que lhomme puisse découvrir par son intelligence. Les mots nont quune valeur de signes conventionnels ; ce ne sont que des noms donnés aux choses sans en exprimer lessence profonde.[1][1]

30 refuser la réalité Le terme de nominalisme vient de ce système de pensée. Ce dernier consiste à refuser la réalité exprimée par les mots. Le mot na quune simple valeur de signe ; il nest quune convention pratique pour classer les choses. La conséquence directe est quil ny a plus de vérité objective. Elle sélabore au cours des siècles, elle est changeante suivant les époques. La vérité devient dépendante de chacun selon ce quil a vécu, et ce quil vit aujourdhui. Le terme de nominalisme vient de ce système de pensée. Ce dernier consiste à refuser la réalité exprimée par les mots. Le mot na quune simple valeur de signe ; il nest quune convention pratique pour classer les choses. La conséquence directe est quil ny a plus de vérité objective. Elle sélabore au cours des siècles, elle est changeante suivant les époques. La vérité devient dépendante de chacun selon ce quil a vécu, et ce quil vit aujourdhui. Le sommet de ce relativisme sexprime dans cet adage : A chacun sa vérité. La vérité est ainsi soumise aux courants de la mode.[1] Le sommet de ce relativisme sexprime dans cet adage : A chacun sa vérité. La vérité est ainsi soumise aux courants de la mode.[1][1] Le dogme catholique, qui a un caractère général et universel, est relativisé.[2] Le dogme catholique, qui a un caractère général et universel, est relativisé.[2][2]

31 b. Lidéalisme Une autre erreur existe, lidéalisme. Une autre erreur existe, lidéalisme. Elle est lopposé du nominalisme ; cest un durcissement de la vérité par les sciences empiriques. Elle a été développée par les philosophes tels que Platon et Hegel. Pour eux, la réalité est entièrement contenue dans lidée. Elle est lopposé du nominalisme ; cest un durcissement de la vérité par les sciences empiriques. Elle a été développée par les philosophes tels que Platon et Hegel. Pour eux, la réalité est entièrement contenue dans lidée. En dautres termes, la réalité est réduite à ce que nous en percevons. Lidée est la mesure de la réalité et exprime infailliblement la vérité, car elle est dégagée de lillusion quapportent les sens. En dautres termes, la réalité est réduite à ce que nous en percevons. Lidée est la mesure de la réalité et exprime infailliblement la vérité, car elle est dégagée de lillusion quapportent les sens.

32 coupé du réel et désincarné La vérité devient un concept philosophique coupé du réel et désincarné. On essaye de vouloir lenfermer dans des idées, dans des formules. La vérité devient un concept philosophique coupé du réel et désincarné. On essaye de vouloir lenfermer dans des idées, dans des formules. En résumé, on voudrait la réduire à ce quon en perçoit, et ensuite réduire la réalité à la conception de la vérité quon sest ainsi représentée. Peu importe la réalité, tout doit se plier au système. En résumé, on voudrait la réduire à ce quon en perçoit, et ensuite réduire la réalité à la conception de la vérité quon sest ainsi représentée. Peu importe la réalité, tout doit se plier au système. Les deux derniers siècles ont vu naître divers systèmes philosophiques et politiques qui pour être appliqués demandaient en premier lieu dexterminer tout ce qui ne faisait pas partie du système. Les exemples les plus parlants sont ceux du national-socialisme, du socialisme anticlérical, du marxisme-léninisme et du maoïsme. Les deux derniers siècles ont vu naître divers systèmes philosophiques et politiques qui pour être appliqués demandaient en premier lieu dexterminer tout ce qui ne faisait pas partie du système. Les exemples les plus parlants sont ceux du national-socialisme, du socialisme anticlérical, du marxisme-léninisme et du maoïsme.

33 3. Veritas est adaequatio rei et intellectus La première chose à rappeler est quil existe une vérité objective. Lobjectivité de la connaissance nous permet daffirmer avec certitude lexistence dune vérité universelle. La première chose à rappeler est quil existe une vérité objective. Lobjectivité de la connaissance nous permet daffirmer avec certitude lexistence dune vérité universelle. Dans lordre naturel, la vérité peut se retrouver par la raison, qui découvre lessence des êtres et des choses à partir de leur existence concrète. Dans lordre naturel, la vérité peut se retrouver par la raison, qui découvre lessence des êtres et des choses à partir de leur existence concrète. En ce qui concerne lordre surnaturel, il fallut la Révélation pour nous en apprendre les vérités de foi, car il ny a pas de commune mesure entre lordre naturel perceptible par nos sens et lordre surnaturel imperceptible par nos sens. La seule chose que lintelligence peut établir avec certitude par lobservation du réel, est lexistence dun ordre surnaturel avec un Dieu Créateur de tout lunivers matériel et spirituel.[1] En ce qui concerne lordre surnaturel, il fallut la Révélation pour nous en apprendre les vérités de foi, car il ny a pas de commune mesure entre lordre naturel perceptible par nos sens et lordre surnaturel imperceptible par nos sens. La seule chose que lintelligence peut établir avec certitude par lobservation du réel, est lexistence dun ordre surnaturel avec un Dieu Créateur de tout lunivers matériel et spirituel.[1][1]

34 Dieu peut être connu par les lumières de la raison Le Concile Œcuménique Vatican I a défini comme dogme de foi que Dieu peut être connu par les lumières de la raison : La même sainte Église, notre Mère, tient et enseigne que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées : Depuis la création du monde, ses perfections invisibles se laissent voir à lintelligence, par ses œuvres (Rm 1, 20).[1] Le Concile Œcuménique Vatican I a défini comme dogme de foi que Dieu peut être connu par les lumières de la raison : La même sainte Église, notre Mère, tient et enseigne que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées : Depuis la création du monde, ses perfections invisibles se laissent voir à lintelligence, par ses œuvres (Rm 1, 20).[1][1]

35 Adaequatio rei et intellectus La définition la plus classique de la vérité est Adaequatio rei et intellectus (ladéquation entre la chose et lintelligence). La vérité est la réalité des êtres et des choses, que notre intelligence peut retrouver. Il y a une multitude de vérités, par exemple : la voiture roule sur la route, la lumière éclaire dans lobscurité, Paris est en France... Lordre des vérités est varié. Une vérité historique ou géographique nest pas du même ordre quune vérité mathématique ou de science physique, qui sont encore moins du même ordre quune vérité de foi. Il y a des vérités qui sont dordre partiel et superficiel, telle une vérité sur un fait historique ou géographique ; il y a des vérités dordre plus général comme les lois physiques ou morales qui expriment lordre des choses. Par conséquent, la réalité est composée dune multitude de vérités hiérarchisées et ordonnées entre elles, et le tout forme ce que nous appelons la Vérité. En résumé, il ne faut pas confondre les vérités particulières, avec la Vérité universelle. La définition la plus classique de la vérité est Adaequatio rei et intellectus (ladéquation entre la chose et lintelligence). La vérité est la réalité des êtres et des choses, que notre intelligence peut retrouver. Il y a une multitude de vérités, par exemple : la voiture roule sur la route, la lumière éclaire dans lobscurité, Paris est en France... Lordre des vérités est varié. Une vérité historique ou géographique nest pas du même ordre quune vérité mathématique ou de science physique, qui sont encore moins du même ordre quune vérité de foi. Il y a des vérités qui sont dordre partiel et superficiel, telle une vérité sur un fait historique ou géographique ; il y a des vérités dordre plus général comme les lois physiques ou morales qui expriment lordre des choses. Par conséquent, la réalité est composée dune multitude de vérités hiérarchisées et ordonnées entre elles, et le tout forme ce que nous appelons la Vérité. En résumé, il ne faut pas confondre les vérités particulières, avec la Vérité universelle.

36 La res (la chose) La res (la chose) nest pas seulement une chose matérielle, mais aussi la réalité objective, objet de lintelligence. Lobjet par excellence de lintelligence est Dieu, origine de tout lunivers créé, puis lordre naturel des choses, la personne humaine, etc. Cette réalité objective se manifeste et se révèle de nombreuses manières comme par les vertus morales, la beauté, le bon, le bien... La connaissance de ces réalités est la condition pour laffirmation de la vérité. La res (la chose) nest pas seulement une chose matérielle, mais aussi la réalité objective, objet de lintelligence. Lobjet par excellence de lintelligence est Dieu, origine de tout lunivers créé, puis lordre naturel des choses, la personne humaine, etc. Cette réalité objective se manifeste et se révèle de nombreuses manières comme par les vertus morales, la beauté, le bon, le bien... La connaissance de ces réalités est la condition pour laffirmation de la vérité. La res est la source de la vérité, et non pas notre intelligence. Elle est lobjet de lintelligence hors duquel lintelligence est réduite à limagination. La res est la source de la vérité, et non pas notre intelligence. Elle est lobjet de lintelligence hors duquel lintelligence est réduite à limagination.

37 Lintellectus (lintelligence) Lintellectus (lintelligence) nest pas seulement la raison abstraite, mais bien toute lintelligence comprenant la volonté, limagination et la sensibilité (les passions). Cette intelligence est vivante, active et cherche à agir dans la vérité. Lintellectus (lintelligence) nest pas seulement la raison abstraite, mais bien toute lintelligence comprenant la volonté, limagination et la sensibilité (les passions). Cette intelligence est vivante, active et cherche à agir dans la vérité. Lintelligence avec toutes ses facultés, peut comprendre et pénétrer la res au delà de sa simple manifestation extérieure, elle peut remonter de leffet à la cause, et ceci par lobjectivité de la connaissance. Lintelligence avec toutes ses facultés, peut comprendre et pénétrer la res au delà de sa simple manifestation extérieure, elle peut remonter de leffet à la cause, et ceci par lobjectivité de la connaissance. Lessence même de lintelligence est de rechercher la Vérité et de pouvoir la saisir autant que la perfection de cette intelligence le peut.[1] Lessence même de lintelligence est de rechercher la Vérité et de pouvoir la saisir autant que la perfection de cette intelligence le peut.[1][1]

38 Ladaequatio (ladéquation) Ladaequatio (ladéquation) est le lien qui sétablit entre la res et lintellectus. Cest le lien entre lêtre et le paraître. En effet, on qualifiera de vrai une res à qui lêtre correspond à son paraître. Ladaequatio (ladéquation) est le lien qui sétablit entre la res et lintellectus. Cest le lien entre lêtre et le paraître. En effet, on qualifiera de vrai une res à qui lêtre correspond à son paraître. Le vrai sera une res qui montrera pleinement son être à connaître, sans quil puisse y avoir derreur. Le vrai sera une res qui montrera pleinement son être à connaître, sans quil puisse y avoir derreur. Quand on dit quune personne est fausse, cela signifie que son paraître ne correspond pas avec son être. De même, quand on offre une fausse montre à un enfant. Lobjet existe bien, mais laspect extérieur trompe sur lessence ; il ny a que le boîtier sans le mécanisme essentiel permettant dindiquer lheure. La fausseté vient de lécart entre lêtre, lessence, et le paraître, ce quon en perçoit. Le faux trompe, entretient lillusion, engendre lerreur et par conséquent déçoit. Quand on dit quune personne est fausse, cela signifie que son paraître ne correspond pas avec son être. De même, quand on offre une fausse montre à un enfant. Lobjet existe bien, mais laspect extérieur trompe sur lessence ; il ny a que le boîtier sans le mécanisme essentiel permettant dindiquer lheure. La fausseté vient de lécart entre lêtre, lessence, et le paraître, ce quon en perçoit. Le faux trompe, entretient lillusion, engendre lerreur et par conséquent déçoit.

39 dire ceci est vrai ou ceci est faux Ladaequatio est le lien de connaissance entre lêtre et le paraître qui permet à lintelligence de porter un jugement de valeur et ainsi de dire ceci est vrai ou ceci est faux. Ce lien est toujours à perfectionner, dailleurs plus on connaît, plus on a le goût, le désir de connaître davantage, sachant que la connaissance permet lamour et que ce dernier est facteur de connaissance. Il y a dans lhomme une inclination naturelle à la connaissance de la vérité, et même plus, il y a un amour naturel de la vérité au plus profond de sa conscience. En raison de cette inclination naturelle, lhomme a le droit de rechercher la vérité. À ce droit correspond un devoir qui loblige moralement.[1] Ce devoir simpose à nous comme une exigence intérieure à laquelle il faut répondre. Ladaequatio est le lien de connaissance entre lêtre et le paraître qui permet à lintelligence de porter un jugement de valeur et ainsi de dire ceci est vrai ou ceci est faux. Ce lien est toujours à perfectionner, dailleurs plus on connaît, plus on a le goût, le désir de connaître davantage, sachant que la connaissance permet lamour et que ce dernier est facteur de connaissance. Il y a dans lhomme une inclination naturelle à la connaissance de la vérité, et même plus, il y a un amour naturel de la vérité au plus profond de sa conscience. En raison de cette inclination naturelle, lhomme a le droit de rechercher la vérité. À ce droit correspond un devoir qui loblige moralement.[1] Ce devoir simpose à nous comme une exigence intérieure à laquelle il faut répondre.[1]

40 degrés dans les vérités dordre naturel. Il est nécessaire de distinguer plusieurs degrés dans les vérités dordre naturel. Suivant le degré dans lequel nous nous situons, une chose peut être vraie à un endroit et fausse ailleurs : la chose représentant une parcelle de vérité, elle est vraie lorsquelle est associée à dautres parcelles de vrai sans lesquelles elle perd sa véracité. Il est nécessaire de distinguer plusieurs degrés dans les vérités dordre naturel. Suivant le degré dans lequel nous nous situons, une chose peut être vraie à un endroit et fausse ailleurs : la chose représentant une parcelle de vérité, elle est vraie lorsquelle est associée à dautres parcelles de vrai sans lesquelles elle perd sa véracité. Prenons lexemple des microclimats ou de la géométrie. Dans cette dernière matière on dit que par un point pris hors dune droite, on ne peut mener quune parallèle à cette droite. Ceci est vrai dans un système euclidien, mais faux dans un espace sphérique. Il faut remarquer que nous sommes dans deux systèmes géométriques distincts où les axiomes et postulats de base sont différents. La conséquence première est quun postulat ou un axiome est vrai dans un système, mais peut savérer faux dans lautre. Prenons lexemple des microclimats ou de la géométrie. Dans cette dernière matière on dit que par un point pris hors dune droite, on ne peut mener quune parallèle à cette droite. Ceci est vrai dans un système euclidien, mais faux dans un espace sphérique. Il faut remarquer que nous sommes dans deux systèmes géométriques distincts où les axiomes et postulats de base sont différents. La conséquence première est quun postulat ou un axiome est vrai dans un système, mais peut savérer faux dans lautre. Cest pour cela, quil faut toujours préciser le contexte dans lequel se situe la res et dans quel ordre de vérité elle se trouve, sous peine de confusions graves et dincompréhensions. Cest pour cela, quil faut toujours préciser le contexte dans lequel se situe la res et dans quel ordre de vérité elle se trouve, sous peine de confusions graves et dincompréhensions.

41 b. Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14, 6) Après avoir défini le mot vérité et la possibilité darriver à létablissement dune vérité objective prenant sa source dans lessence des êtres, nous allons étudier le sens du mot vérité dans la Bible. Après avoir défini le mot vérité et la possibilité darriver à létablissement dune vérité objective prenant sa source dans lessence des êtres, nous allons étudier le sens du mot vérité dans la Bible. Nous avons vu que le vrai est la conformité de lintelligence avec lessence des êtres, avec le réel. Le mot vérité dans le langage biblique prend un sens différent. Dans lAncien Testament, la vérité signifie la fidélité à lAlliance : quelquun est vrai lorsquil garde scrupuleusement lAlliance, lobservance du Décalogue et des nombreuses prescriptions rituelles. Par contre, le sens du mot vérité va revêtir une autre signification dans le Nouveau Testament : la vérité est la plénitude de la Révélation, cest-à-dire le Christ. Nous avons vu que le vrai est la conformité de lintelligence avec lessence des êtres, avec le réel. Le mot vérité dans le langage biblique prend un sens différent. Dans lAncien Testament, la vérité signifie la fidélité à lAlliance : quelquun est vrai lorsquil garde scrupuleusement lAlliance, lobservance du Décalogue et des nombreuses prescriptions rituelles. Par contre, le sens du mot vérité va revêtir une autre signification dans le Nouveau Testament : la vérité est la plénitude de la Révélation, cest-à-dire le Christ.

42 1. La vérité dans lAncien Testament La racine hébraïque[1] du mot vérité (èmèt), signifie : être solide, sûr, digne de confiance. Ainsi, une paix de vérité, une paix véritable (Jr 14,13), est une paix stable, durable, solide. La racine hébraïque appliquée à Dieu se traduit par la fidélité de Dieu envers nous et en réponse, il nous invite à Lui faire entière confiance (Dt 7, 9-10) : Tu sauras donc que Yahvé ton Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son alliance et son amour pour mille générations, à ceux qui laiment et gardent ses commandements, mais qui punit en leur propre personne ceux qui le haïssent (cf. Ps 30, 6 ; Is 49, 7). Cette même racine est souvent associé à lidée de sainteté (Ps 70, 22) et de justice : Et moi je serai leur Dieu dans la fidélité et la justice (Za 8, 8). Les psaumes chantent la vérité des lois divines (Ps 18 ; 110 ; 118). La vérité est ce quil y a de plus fondamentale dans la parole de Dieu qui demeure pour léternité. La vérité de Dieu est aussi le dessein de Dieu sur sa création (Dn 10, 21). Elle est la véritable foi et la seule religion dIsraël (Dn 8, 12). La racine hébraïque[1] du mot vérité (èmèt), signifie : être solide, sûr, digne de confiance. Ainsi, une paix de vérité, une paix véritable (Jr 14,13), est une paix stable, durable, solide. La racine hébraïque appliquée à Dieu se traduit par la fidélité de Dieu envers nous et en réponse, il nous invite à Lui faire entière confiance (Dt 7, 9-10) : Tu sauras donc que Yahvé ton Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son alliance et son amour pour mille générations, à ceux qui laiment et gardent ses commandements, mais qui punit en leur propre personne ceux qui le haïssent (cf. Ps 30, 6 ; Is 49, 7). Cette même racine est souvent associé à lidée de sainteté (Ps 70, 22) et de justice : Et moi je serai leur Dieu dans la fidélité et la justice (Za 8, 8). Les psaumes chantent la vérité des lois divines (Ps 18 ; 110 ; 118). La vérité est ce quil y a de plus fondamentale dans la parole de Dieu qui demeure pour léternité. La vérité de Dieu est aussi le dessein de Dieu sur sa création (Dn 10, 21). Elle est la véritable foi et la seule religion dIsraël (Dn 8, 12).[1]

43 Le sens de vérité Cette racine, appliquée aux hommes, exprime une attitude de fidélité envers Dieu. Les hommes de vérité sont des hommes de confiance et craignant Dieu (Ex 18, 21 ; Ne 7, 2). Le sens de vérité prend donc une coloration de fidélité à Dieu et de morale droite. Lhomme de vérité sera donc le juste qui vit dans la sainteté. Cette racine, appliquée aux hommes, exprime une attitude de fidélité envers Dieu. Les hommes de vérité sont des hommes de confiance et craignant Dieu (Ex 18, 21 ; Ne 7, 2). Le sens de vérité prend donc une coloration de fidélité à Dieu et de morale droite. Lhomme de vérité sera donc le juste qui vit dans la sainteté.

44 2. La vérité dans le Nouveau Testament : le Christ Le Nouveau Testament reprend la signification du mot vérité qui existait précédemment. Saint Paul emploie la formule la vérité de Dieu pour exprimer la fidélité de Dieu à ses promesses (Rm 3, 7 et 15, 8). Le Nouveau Testament reprend la signification du mot vérité qui existait précédemment. Saint Paul emploie la formule la vérité de Dieu pour exprimer la fidélité de Dieu à ses promesses (Rm 3, 7 et 15, 8). LApôtre emploiera aussi le mot de vérité pour le bon comportement moral et la pratique de la justice. LÉvangile va donner un sens nouveau à la vérité, qui sera le fondement de la notion de vérité chrétienne. Il sagit de la vérité révélée par lÉvangile. LApôtre emploiera aussi le mot de vérité pour le bon comportement moral et la pratique de la justice. LÉvangile va donner un sens nouveau à la vérité, qui sera le fondement de la notion de vérité chrétienne. Il sagit de la vérité révélée par lÉvangile. Les hommes doivent accepter cette vérité par la foi qui ne peut pas se faire sans un amour préalable de la vérité (2 Th 2, 10-13). Mais cette vérité exige la sainteté de celui qui y adhère (Ep 4, 24). Les hommes doivent accepter cette vérité par la foi qui ne peut pas se faire sans un amour préalable de la vérité (2 Th 2, 10-13). Mais cette vérité exige la sainteté de celui qui y adhère (Ep 4, 24).

45 Jésus - La vérité est en Lui Lobjet de la vérité nest pas une doctrine abstraite, mais la personne même de Jésus. La vérité est en Lui (Ep 4, 21). Cest la parole quil nous enseigne et qui nous amène à croire en Lui. Lobjet de la vérité nest pas une doctrine abstraite, mais la personne même de Jésus. La vérité est en Lui (Ep 4, 21). Cest la parole quil nous enseigne et qui nous amène à croire en Lui. La signification profonde que le Christ est la Vérité, est quil porte en Lui-même la plénitude de la Révélation quil doit nous transmettre de la part du Père. La signification profonde que le Christ est la Vérité, est quil porte en Lui-même la plénitude de la Révélation quil doit nous transmettre de la part du Père. Il est le Chemin qui conduit vers le Père, car en Lui est la Vérité, la plénitude de la Révélation, et ainsi Il peut nous communiquer la véritable Vie, cest-à-dire linhabitation de la très Sainte Trinité dans notre cœur (Jn 14, 23).[1] Il est le Chemin qui conduit vers le Père, car en Lui est la Vérité, la plénitude de la Révélation, et ainsi Il peut nous communiquer la véritable Vie, cest-à-dire linhabitation de la très Sainte Trinité dans notre cœur (Jn 14, 23).[1][1]

46 LEsprit de Vérité La Vérité nest plus quelque chose dabstrait, mais une réalité vivante, cest le Christ. Dès lors, avoir la vérité signifie vivre en parfaite conformité avec la Loi évangélique et porter dans son cœur Celui qui est la Vérité par la vie de la grâce. LEsprit de Vérité sera donc le Saint Esprit envoyé par le Fils pour nous instruire. Cest pourquoi seule la Vérité nous rendra libres. Libres de quoi et de qui ? Libres du péché et du démon qui nous tient esclaves du péché. Alors les expressions tel que marcher dans la vérité (2 Jn 4) signifie marcher dans le précepte de la charité et se laisser guider par le Christ qui demeure en nous ; ou adorer le Père en Esprit et en Vérité (Jn 4, 23s) signifie rendre un culte à Dieu sous linspiration de lEsprit Saint et du Christ. La Vérité nest plus quelque chose dabstrait, mais une réalité vivante, cest le Christ. Dès lors, avoir la vérité signifie vivre en parfaite conformité avec la Loi évangélique et porter dans son cœur Celui qui est la Vérité par la vie de la grâce. LEsprit de Vérité sera donc le Saint Esprit envoyé par le Fils pour nous instruire. Cest pourquoi seule la Vérité nous rendra libres. Libres de quoi et de qui ? Libres du péché et du démon qui nous tient esclaves du péché. Alors les expressions tel que marcher dans la vérité (2 Jn 4) signifie marcher dans le précepte de la charité et se laisser guider par le Christ qui demeure en nous ; ou adorer le Père en Esprit et en Vérité (Jn 4, 23s) signifie rendre un culte à Dieu sous linspiration de lEsprit Saint et du Christ. En dautres termes, tout ce qui nest pas le Christ, est la négation de la Vérité, cest-à-dire lerreur. En dautres termes, tout ce qui nest pas le Christ, est la négation de la Vérité, cest-à-dire lerreur.

47 Si lon affirme que le Christ est la Vérité, tout le reste nest quapparence de vérité, tout le reste nest quillusion et fausseté. Dans ce domaine, il ny a pas une juste mesure, soit on adore lunique Vérité, soit on adore le démon, ou soit on est indifférent à tout ce qui est surnaturelle et cela sappelle lathéisme. Si lon affirme que le Christ est la Vérité, tout le reste nest quapparence de vérité, tout le reste nest quillusion et fausseté. Dans ce domaine, il ny a pas une juste mesure, soit on adore lunique Vérité, soit on adore le démon, ou soit on est indifférent à tout ce qui est surnaturelle et cela sappelle lathéisme.

48 Le Christ nous dit clairement Le Christ nous dit clairement afin quil ny ait aucune ambiguïté : Qui nest pas avec moi est contre moi, et qui namasse pas avec moi dissipe (Mt 12, 30 ; Lc 11, 23) ; Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups rapaces. Cest à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur des épines ? ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout arbre bon produit de bons fruits, tandis que larbre gâté produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre gâté de bons fruits. Tout arbre qui ne donne pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu. Ainsi donc, cest à leurs fruits que vous les reconnaîtrez (Mt 7, 15-20). Le Christ nous dit clairement afin quil ny ait aucune ambiguïté : Qui nest pas avec moi est contre moi, et qui namasse pas avec moi dissipe (Mt 12, 30 ; Lc 11, 23) ; Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans sont des loups rapaces. Cest à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur des épines ? ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout arbre bon produit de bons fruits, tandis que larbre gâté produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre gâté de bons fruits. Tout arbre qui ne donne pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu. Ainsi donc, cest à leurs fruits que vous les reconnaîtrez (Mt 7, 15-20).

49 la vérité, au sens chrétien du terme En conclusion, on peut dire que la vérité, au sens chrétien du terme, nest pas le domaine de lêtre, de lessence de la res, mais cest la vérité de lÉvangile qui seule peut nous sauver. En conclusion, on peut dire que la vérité, au sens chrétien du terme, nest pas le domaine de lêtre, de lessence de la res, mais cest la vérité de lÉvangile qui seule peut nous sauver. Cette vérité est objective puisque cest la Parole du Père, cest Jésus-Christ. Il faut bien distinguer les deux ordres de vérités. Il y a les vérités dordre naturel que lintelligence peut retrouver, et il y a la Vérité de lordre surnaturel qui est le Christ. Cette vérité est objective puisque cest la Parole du Père, cest Jésus-Christ. Il faut bien distinguer les deux ordres de vérités. Il y a les vérités dordre naturel que lintelligence peut retrouver, et il y a la Vérité de lordre surnaturel qui est le Christ. Toutes les vérités dordre naturel sont ordonnées, ou devraient lêtre, à la Vérité, seule fin de la nature humaine. Toutes les vérités dordre naturel sont ordonnées, ou devraient lêtre, à la Vérité, seule fin de la nature humaine.

50 c. LÉglise doit proclamer la vérité Je tadjure devant Dieu et devant le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, au nom de son Apparition et de son Règne : proclame la parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci dinstruire. Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et loreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront loreille de la vérité pour se tourner vers les fables. Pour toi, sois prudent en tout, supporte lépreuve, fais œuvre de prédicateur de lÉvangile, acquitte-toi à la perfection de ton ministère (2 Tim 4, 1-5). Je tadjure devant Dieu et devant le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, au nom de son Apparition et de son Règne : proclame la parole, insiste à temps et à contretemps, réfute, menace, exhorte, avec une patience inlassable et le souci dinstruire. Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais au contraire, au gré de leurs passions et loreille les démangeant, ils se donneront des maîtres en quantité et détourneront loreille de la vérité pour se tourner vers les fables. Pour toi, sois prudent en tout, supporte lépreuve, fais œuvre de prédicateur de lÉvangile, acquitte-toi à la perfection de ton ministère (2 Tim 4, 1-5).

51 garder intact et inviolé le dépôt de la foi divine Pie IX disait au siècle dernier : LÉglise, de par son institution divine, doit mettre le plus grand soin à garder intact et inviolé le dépôt de la foi divine, veiller sans cesse de tous ses efforts au salut des âmes et faire très grande attention à éloigner et à éliminer tout ce qui peut être contraire à la foi et mettre en péril, de quelque façon, le salut des âmes. Cest pourquoi lÉglise, en vertu du pouvoir qui lui a été confié par son divin fondateur, a non seulement le droit mais le particulier devoir de ne pas tolérer et même de proscrire et de condamner toutes les erreurs, si lintégrité de la foi et le salut des âmes le commandent.[1] Et plus récemment, le Concile Vatican II affirme que par la volonté du Christ, en effet, lÉglise catholique est maîtresse de vérité ; sa fonction est dexprimer et denseigner authentiquement la vérité qui est le Christ, en même temps que de déclarer et de confirmer, en vertu de son autorité, les principes de lordre moral découlant de la nature même de lhomme.[2] Pie IX disait au siècle dernier : LÉglise, de par son institution divine, doit mettre le plus grand soin à garder intact et inviolé le dépôt de la foi divine, veiller sans cesse de tous ses efforts au salut des âmes et faire très grande attention à éloigner et à éliminer tout ce qui peut être contraire à la foi et mettre en péril, de quelque façon, le salut des âmes. Cest pourquoi lÉglise, en vertu du pouvoir qui lui a été confié par son divin fondateur, a non seulement le droit mais le particulier devoir de ne pas tolérer et même de proscrire et de condamner toutes les erreurs, si lintégrité de la foi et le salut des âmes le commandent.[1] Et plus récemment, le Concile Vatican II affirme que par la volonté du Christ, en effet, lÉglise catholique est maîtresse de vérité ; sa fonction est dexprimer et denseigner authentiquement la vérité qui est le Christ, en même temps que de déclarer et de confirmer, en vertu de son autorité, les principes de lordre moral découlant de la nature même de lhomme.[2][1][2][1][2] LÉglise doit dénoncer lerreur dans lordre des vérités surnaturelles et dans lordre des vérités naturelles dès quelles touchent à lordre surnaturel. LÉglise doit dénoncer lerreur dans lordre des vérités surnaturelles et dans lordre des vérités naturelles dès quelles touchent à lordre surnaturel.

52 LÉglise nest pas concernée par les erreurs mathématiques de tel scientifique, mais par contre elle est concernée par certaines questions médicales qui touchent à la morale et ainsi à lordre surnaturel.[1] La recherche scientifique de base comme la recherche appliquée constituent une expression significative de la seigneurie de lhomme sur la création. La science et la technique sont de précieuses ressources quand elles sont mises au service de lhomme et en promeuvent le développement intégral au bénéfice de tous ; elles ne peuvent cependant indiquer à elles seules le sens de lexistence et du progrès humain. La science et la technique sont ordonnées à lhomme, dont elles tirent origine et accroissement ; elles trouvent donc dans la personne et ses valeurs morales lindication de leur finalité et la conscience de leurs limites. Il est illusoire de revendiquer la neutralité morale de la recherche scientifique et de ses applications. Dautre part, les critères dorientation ne peuvent être déduits ni de la simple efficacité technique, ni de lutilité qui peut en découler pour les uns au détriment des autres, ni, pis encore, des idéologies dominantes. La science et la technique requièrent de part leur signification intrinsèque le respect inconditionné des critères fondamentaux de la moralité ; elles doivent être au service de la personne humaine, de ses droits inaliénables, de son bien véritable et intégral, conformément au projet et à la volonté de Dieu.[2] LÉglise nest pas concernée par les erreurs mathématiques de tel scientifique, mais par contre elle est concernée par certaines questions médicales qui touchent à la morale et ainsi à lordre surnaturel.[1] La recherche scientifique de base comme la recherche appliquée constituent une expression significative de la seigneurie de lhomme sur la création. La science et la technique sont de précieuses ressources quand elles sont mises au service de lhomme et en promeuvent le développement intégral au bénéfice de tous ; elles ne peuvent cependant indiquer à elles seules le sens de lexistence et du progrès humain. La science et la technique sont ordonnées à lhomme, dont elles tirent origine et accroissement ; elles trouvent donc dans la personne et ses valeurs morales lindication de leur finalité et la conscience de leurs limites. Il est illusoire de revendiquer la neutralité morale de la recherche scientifique et de ses applications. Dautre part, les critères dorientation ne peuvent être déduits ni de la simple efficacité technique, ni de lutilité qui peut en découler pour les uns au détriment des autres, ni, pis encore, des idéologies dominantes. La science et la technique requièrent de part leur signification intrinsèque le respect inconditionné des critères fondamentaux de la moralité ; elles doivent être au service de la personne humaine, de ses droits inaliénables, de son bien véritable et intégral, conformément au projet et à la volonté de Dieu.[2][1][2][1][2]

53 raisonnement hypothético-déductif de la métaphysique Il y a des domaines communs à la foi et aux sciences lorsque ces dernières ont besoin du raisonnement hypothético-déductif de la métaphysique. La dénonciation des erreurs a pour but de préserver les fidèles afin quils conservent une foi intègre. Elle a aussi pour objectif de soigner et guérir, tel un médecin, les personnes professant ces erreurs et les ramener à lunique adoration en esprit et en vérité du seul vrai Dieu, Jésus-Christ. Pie XII nous dit : Comme Vicaire de Celui qui, en une heure décisive, devant le représentant de la plus haute autorité terrestre dalors, prononça la grande parole : Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité ; quiconque est de la vérité écoute ma voix (Jn 18, 37), il nest rien dont Nous Nous sentions davantage débiteur envers Notre charge et envers Notre temps, que de rendre, avec une apostolique fermeté, témoignage à la vérité : testimonium perhibere veritati. Il y a des domaines communs à la foi et aux sciences lorsque ces dernières ont besoin du raisonnement hypothético-déductif de la métaphysique. La dénonciation des erreurs a pour but de préserver les fidèles afin quils conservent une foi intègre. Elle a aussi pour objectif de soigner et guérir, tel un médecin, les personnes professant ces erreurs et les ramener à lunique adoration en esprit et en vérité du seul vrai Dieu, Jésus-Christ. Pie XII nous dit : Comme Vicaire de Celui qui, en une heure décisive, devant le représentant de la plus haute autorité terrestre dalors, prononça la grande parole : Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité ; quiconque est de la vérité écoute ma voix (Jn 18, 37), il nest rien dont Nous Nous sentions davantage débiteur envers Notre charge et envers Notre temps, que de rendre, avec une apostolique fermeté, témoignage à la vérité : testimonium perhibere veritati.

54 pratiquant la vérité dans la charité Ce devoir comprend nécessairement lexposé et la réfutation derreurs et de fautes humaines, quil est nécessaire de connaître, pour quil soit possible de les soigner et de les guérir : vous connaîtrez la vérité et la vérité vous délivrera (Jn 8, 32). Dans laccomplissement de ce devoir qui Nous incombe, Nous ne Nous laisserons pas influencer par des considérations terrestres ni arrêter par des défiances et des oppositions, par des refus et des incompréhensions, ou par la crainte de méconnaissances et de fausses interprétations. Mais Nous le remplirons toujours, animé de cette charité paternelle, qui, tandis quelle souffre des maux qui tourmentent ses fils, leur indique le remède ; cest-à-dire que Nous Nous efforcerons dimiter le divin modèle des pasteurs, le Bon Pasteur Jésus, qui est à la fois lumière et amour : pratiquant la vérité dans la charité (Ep 4, 15).[1] Ce devoir comprend nécessairement lexposé et la réfutation derreurs et de fautes humaines, quil est nécessaire de connaître, pour quil soit possible de les soigner et de les guérir : vous connaîtrez la vérité et la vérité vous délivrera (Jn 8, 32). Dans laccomplissement de ce devoir qui Nous incombe, Nous ne Nous laisserons pas influencer par des considérations terrestres ni arrêter par des défiances et des oppositions, par des refus et des incompréhensions, ou par la crainte de méconnaissances et de fausses interprétations. Mais Nous le remplirons toujours, animé de cette charité paternelle, qui, tandis quelle souffre des maux qui tourmentent ses fils, leur indique le remède ; cest-à-dire que Nous Nous efforcerons dimiter le divin modèle des pasteurs, le Bon Pasteur Jésus, qui est à la fois lumière et amour : pratiquant la vérité dans la charité (Ep 4, 15).[1][1]

55 lannonce est plus importante que la dénonciation Toutefois, cette dénonciation des erreurs doit toujours se faire de pair avec lannonce de la vérité dans la charité. Jean-Paul II nous dit : Laccomplissement du ministère de lévangélisation dans le domaine social, qui fait partie de la fonction prophétique de lÉglise, comprend aussi la dénonciation des maux et des injustices. Mais il convient de souligner que lannonce est toujours plus importante que la dénonciation, et celle-ci ne peut faire abstraction de celle-là qui lui donne son véritable fondement et la force de la motivation la plus haute.[1] Toutefois, cette dénonciation des erreurs doit toujours se faire de pair avec lannonce de la vérité dans la charité. Jean-Paul II nous dit : Laccomplissement du ministère de lévangélisation dans le domaine social, qui fait partie de la fonction prophétique de lÉglise, comprend aussi la dénonciation des maux et des injustices. Mais il convient de souligner que lannonce est toujours plus importante que la dénonciation, et celle-ci ne peut faire abstraction de celle-là qui lui donne son véritable fondement et la force de la motivation la plus haute.[1][1]

56 lhomme est fait pour le beau, le bien Il est important de dénoncer les erreurs, mais il est nécessaire de se rappeler que dénoncer le mal nest pas un principe éducateur. Il est utile de redire que lhomme préfère regarder un beau tableau dun grand maître, quune décharge à ordure avec toutes les mauvaises odeurs qui laccompagnent. Sans entrer dans les détails, il est un constat que lhomme est fait pour le beau, le bien et non pour le mauvais, le laid. Ce principe vaut aussi pour la vie spirituelle.[1] Il est important de dénoncer les erreurs, mais il est nécessaire de se rappeler que dénoncer le mal nest pas un principe éducateur. Il est utile de redire que lhomme préfère regarder un beau tableau dun grand maître, quune décharge à ordure avec toutes les mauvaises odeurs qui laccompagnent. Sans entrer dans les détails, il est un constat que lhomme est fait pour le beau, le bien et non pour le mauvais, le laid. Ce principe vaut aussi pour la vie spirituelle.[1][1] Chacun de nous a pu faire lexpérience que la critique, sans laction charitable que requiert le devoir de la correction fraternelle qui suit ce discours dangereux, nélève pas notre âme ; elle nous enfle dorgueil et en fin de compte, nayant plus le bien sous nos yeux, nous tombons dans des fautes plus graves contre la charité et voire même le désespoir. Ceci est dautant plus graves que nous sommes censés être au- dessus de cela par la lucidité de nos critiques. Chacun de nous a pu faire lexpérience que la critique, sans laction charitable que requiert le devoir de la correction fraternelle qui suit ce discours dangereux, nélève pas notre âme ; elle nous enfle dorgueil et en fin de compte, nayant plus le bien sous nos yeux, nous tombons dans des fautes plus graves contre la charité et voire même le désespoir. Ceci est dautant plus graves que nous sommes censés être au- dessus de cela par la lucidité de nos critiques.

57 Le mal ne remplit pas lâme mais la pousse au désespoir : à force de contempler le laid, certaines personnes vont jusquau suicide. Le mal ne remplit pas lâme mais la pousse au désespoir : à force de contempler le laid, certaines personnes vont jusquau suicide. Le bien dilate lâme, il lui permet despérer, de se fixer des objectifs, etc. Pourquoi ? La réponse se trouve dans le traité des passions de saint Thomas, où il nous montre que le moteur de toutes les passions, cest-à-dire de la sensibilité, est lamour.[1] Lhomme est créé pour tendre vers son Créateur, vers le Bien absolu. Tout en lui, doit lui permettre de réaliser cette vocation surnaturelle soit en désirant le bien, soit en ayant la force de combattre le mal. Néanmoins pour combattre ce mal, encore faut-il savoir quil existe et sous quelle forme. Le bien dilate lâme, il lui permet despérer, de se fixer des objectifs, etc. Pourquoi ? La réponse se trouve dans le traité des passions de saint Thomas, où il nous montre que le moteur de toutes les passions, cest-à-dire de la sensibilité, est lamour.[1] Lhomme est créé pour tendre vers son Créateur, vers le Bien absolu. Tout en lui, doit lui permettre de réaliser cette vocation surnaturelle soit en désirant le bien, soit en ayant la force de combattre le mal. Néanmoins pour combattre ce mal, encore faut-il savoir quil existe et sous quelle forme.[1] Nous devons rechercher un grand équilibre entre la dénonciation des erreurs et lannonce du message évangélique, sachant quil vaut mieux montrer le but à atteindre et enseigner les moyens qui y mènent, plutôt que maintenir les âmes dans les erreurs de notre temps sous prétexte quon ne connaît jamais assez. Nous devons rechercher un grand équilibre entre la dénonciation des erreurs et lannonce du message évangélique, sachant quil vaut mieux montrer le but à atteindre et enseigner les moyens qui y mènent, plutôt que maintenir les âmes dans les erreurs de notre temps sous prétexte quon ne connaît jamais assez.

58 Jean XXIII nous met en garde sur la nécessité et le devoir de toujours garder la charité envers ceux qui sont dans lerreur : Jean XXIII nous met en garde sur la nécessité et le devoir de toujours garder la charité envers ceux qui sont dans lerreur : Cest justice de distinguer toujours entre lerreur et ceux qui la commettent, même sil sagit dhommes dont les idées fausses ou linsuffisance des notions concernent la religion ou la morale. Lhomme égaré dans lerreur reste toujours un être humain et conserve sa dignité de personne à laquelle il faut toujours avoir égard. Jamais non plus lêtre humain ne perd le pouvoir de se libérer de lerreur et de souvrir un chemin vers la vérité. Et pour ly aider le secours providentiel de Dieu ne lui manque jamais. Il est donc possible que tel homme, aujourdhui privé des clartés de la foi ou fourvoyé dans lerreur, se trouve demain, grâce à la lumière divine, capable dadhérer à la vérité. Si, en vue de réalisations temporelles, les croyants entrent en relation avec des hommes que des conceptions erronées empêchent de croire ou davoir une foi complète, ces contacts peuvent être loccasion ou le stimulant dun mouvement qui mène ces hommes à la vérité.[1] Cest justice de distinguer toujours entre lerreur et ceux qui la commettent, même sil sagit dhommes dont les idées fausses ou linsuffisance des notions concernent la religion ou la morale. Lhomme égaré dans lerreur reste toujours un être humain et conserve sa dignité de personne à laquelle il faut toujours avoir égard. Jamais non plus lêtre humain ne perd le pouvoir de se libérer de lerreur et de souvrir un chemin vers la vérité. Et pour ly aider le secours providentiel de Dieu ne lui manque jamais. Il est donc possible que tel homme, aujourdhui privé des clartés de la foi ou fourvoyé dans lerreur, se trouve demain, grâce à la lumière divine, capable dadhérer à la vérité. Si, en vue de réalisations temporelles, les croyants entrent en relation avec des hommes que des conceptions erronées empêchent de croire ou davoir une foi complète, ces contacts peuvent être loccasion ou le stimulant dun mouvement qui mène ces hommes à la vérité.[1][1]

59 En conclusion, nous devons dire deux mots sur lœcuménisme qui en soi est une très grande œuvre de charité : vouloir amener à la Vérité tous ceux qui en sont éloignés. En conclusion, nous devons dire deux mots sur lœcuménisme qui en soi est une très grande œuvre de charité : vouloir amener à la Vérité tous ceux qui en sont éloignés. Aujourdhui, certaines personnes confondent œcuménisme et syncrétisme. À ce sujet Jean-Paul II nous rappelle : La véritable activité œcuménique signifie ouverture, rapprochement, disponibilité au dialogue, recherche commune de la vérité au sens pleinement évangélique et chrétien ; mais elle ne signifie daucune manière, ni ne peut signifier, que lon renonce ou que lon porte préjudice quelconque aux trésors de la vérité divine constamment professée et enseignée par lÉglise.... Il est noble dêtre disposé à comprendre chaque homme, à analyser chaque système, à donner raison à ce qui est juste ; mais cela ne signifie nullement perdre la certitude de sa propre foi ou affaiblir les principes de la morale, dont labsence se fera vite sentir dans la vie de sociétés entières en y provoquant, entre autre, ses déplorables conséquences.[1] Aujourdhui, certaines personnes confondent œcuménisme et syncrétisme. À ce sujet Jean-Paul II nous rappelle : La véritable activité œcuménique signifie ouverture, rapprochement, disponibilité au dialogue, recherche commune de la vérité au sens pleinement évangélique et chrétien ; mais elle ne signifie daucune manière, ni ne peut signifier, que lon renonce ou que lon porte préjudice quelconque aux trésors de la vérité divine constamment professée et enseignée par lÉglise.... Il est noble dêtre disposé à comprendre chaque homme, à analyser chaque système, à donner raison à ce qui est juste ; mais cela ne signifie nullement perdre la certitude de sa propre foi ou affaiblir les principes de la morale, dont labsence se fera vite sentir dans la vie de sociétés entières en y provoquant, entre autre, ses déplorables conséquences.[1][1]


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