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3. La dynamique des classes sociales et ses conséquences : les mobilités sociales Définition : Nous appellerons mobilité sociale tout.

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1 3. La dynamique des classes sociales et ses conséquences : les mobilités sociales Définition : Nous appellerons mobilité sociale tout déplacement de position, individuel ou collectif, inter ou intra-générationnel, au sein dune structure sociale en mouvement. Cette mobilité sociale peut-être ascendante (promotion sociale), horizontale (changement demploi) ou descendante

2 Cours de mobilité sociale (1) Mardi 18 avril 2006

3 On nomme mobilité sociale structurelle ou forcée les déplacements qui sont la conséquence de la transformation de la structure sociale Exemple : baisse du nombre de paysans et augmentation du nombre demplois ouvriers, puis baisse (relative) du nombre demplois ouvriers et augmentation du nombre demplois du secteur tertiaire. On nomme mobilité sociale nette ou « pure » ou « fluidité sociale » ce qui excède la mobilité sociale structurelle. On imagine alors quà structure sociale inchangée, les fils douvriers ont plus de chance daccéder à des emplois de cadres.

4 Plus la mobilité sociale nette est importante, plus la société est alors considérée comme « ouverte ». Une distinction contestée analyse en terme de force du lien qui unit la position des pères à celle des fils.

5 Les théories sociologiques de la mobilité sociale face à la mobilité sociale ouvrière Un thème populaire récurrent Molière, le bourgeois Gentilhomme Maupassant, Bel-Ami Stendhal, Le Rouge et le Noir, Annie Ernaux, La Place La sociologie naissante sintéresse à la mobilité sociale ascendante, en portant son regard depuis les sommets de la structure sociale. Un premier programme de recherche avait été conçu à la fin du 19 e siècle par les sociologues regroupés autour de Gabriel Tarde, qui avait essentiellement pour but de mettre en évidence lhérédité (génétique) des « grands hommes ».

6 Un seul Durkheimien: Paul Lapie un émigré Russe aux Etats-Unis, Pitirim Sorokin, ancien ministre de Kérensky, Social mobility (1927). PITIRIM ALEXANDROVICH SOROKIN:( ) Ce programme sociologique se développe dabord aux Etats-Unis La France prend un retard considérable Pour mieux comprendre la genèse de cette problématique, nous verrons 1. lenvironnement idéologique qui conditionnera la représentation de la société en strates entre lesquelles circulent des individus 2. les enjeux attachés à ces représentations 3. ce qui distingue, à partir des enjeux idéologiques repérés, les démarches scientifiques, les règles et normes de la recherche sociologique.

7 Quelques livres Pour débuter Pour approfondir

8 Les enjeux idéologiques.. LégitimitéIllégitimité Reproduction Argument dynastique, « autorité de léternel hier » (Weber) Tendance à la biologisation Privilège, fatalité, condamnation, inertie, tendance à la dégénérescence, injustice Fluidité Méritocratie, égalité des chances, dé mocratie Désordre, déchéance (pour ceux qui descendent), anomie.

9 Pourquoi idéologique ? Lidéologie est une vision du monde, non neutre, déformée par le jeu des intérêts des acteurs sociaux. Cest une vision du monde à la fois partagée et mise au service dune cause.

10 Partagée : cest elle qui définit la validité et la légitimité dun « champ » au sens de Pierre Bourdieu (espace social qui structure les rapports de force entre agents, enjeu de luttes pour le monopole de la domination légitime). « Tous les agents engagés dans un champ ont donc en commun un certain nombre dintérêts fondamentaux » (Lallement, 1993). Cest ainsi que P. Bourdieu explique par exemple la domination masculine, qui ne serait pas possible si les schèmes de perception des dominants nétaient pas aussi ceux des dominés. (Bourdieu 1998).

11 Au service dune cause : car au-delà de ces schèmes partagés, chaque champ est dominé par un groupe dagents qui impose sa vision légitime du monde afin dassurer sa reproduction en tant que groupe dominant.

12 Les rapports entre la science et lidéologie sont ambigus Toute représentation sociale est idéologique. Elle vient donc sinterposer entre le chercheur et son objet. (Durkheim, 1894). Obstacle et condition : elle peut en être la matrice, dans la mesure où elle impulse et guide le chercheur au moins à ses débuts, quitte à ce que la recherche linvalide ensuite. Elle nest donc un obstacle quen fin de parcours, lorsquelle cesse dêtre une intuition pour commander les conclusions. Analyser la mobilité sociale, cest accepter une vision du monde au sein de laquelle les déplacements des acteurs sociaux dune position sociale à une autre à travers les générations constitue un niveau pertinent dinformation pour saisir la réalité sociale dans son ensemble.

13 Cest, à travers lanalyse, valoriser ce phénomène particulier, le hisser à un niveau où il puisse être reconnu en le reconnaissant soi-même digne dintérêt. Cest lui donner un sens, une orientation, un objectif voire un idéal pour toute la société.

14 A linverse, lui dénier toute valeur explicative fondamentale cest le renvoyer à la dimension personnelle, accidentelle, arbitraire, de choix individuels non représentatifs ou au contraire de phénomènes économiques que les groupes sociaux ne peuvent que subir. Tout en reconnaissant la réalité des transformations de la structure sociale au sein de laquelle évoluent les acteurs sociaux, cest lui conférer un caractère inévitable, presque accidentel, une « rançon du progrès », mais en aucun cas un idéal qui serve de guide légitime aux stratégies des acteurs.

15 Nous examinerons ici successivement les conditions culturelles qui ont fait quen France en particulier la sociologie de la mobilité sociale a longtemps été un objet sociologique non pertinent (Cuin, 1993) (1.1.) puis à linverse les conditions historiques particulières qui ont fait de celle-ci aux Etats-Unis un trait de civilisation distinctif. (1.2.).

16 La mobilité sociale comme objet sociologiquement non pertinent

17 La France, longtemps considéré comme un pays de « classes immobiles » ou faiblement mobiles, fut à la fois la terre délection dun républicanisme conservateur et dun marxisme figé.

18 La France, pays de « la barrière et du niveau ».

19 De lancien Régime à la Révolution Le passage de la Monarchie à la République est couramment présenté comme un changement de régime de la mobilité sociale, la stratification sociale passant dun principe détats à celui de classes. Dans un système détats tel quil existait avant 1789, les frontières entre strates, sans être totalement imperméables, étaient difficilement poreuses. Soulignons que lAristocratie nétait pas seule à constituer un état: la bourgeoisie marchande et pré-industrielle constituait également un groupe social fermé aux individus originaires dautres groupes de ce qui constituait le « Tiers Etat », ou partie non noble de la société. Les monopoles familiaux sur une profession étaient autant de rentes de situation qui constituaient un obstacle au développement économique du Royaume. Turgot, ministre du Roi, tenta par lEdit de février 1776, soit 13 ans AVANT la révolution, dabolir les corporations. Ce texte prépare explicitement les conditions juridiques dune mobilité professionnelle : « Il sera libre à toutes les personnes de quelque qualité et condition quelles soient(…) dembrasser et dexercer (…) tout commerce et telle profession (….) que bon leur semblera… » (soubiran-Paillet 1998).

20 Preuve de lenracinement de la bourgeoisie dans le système politique dalors, de lentremêlement des intérêts dune partie de la noblesse et de la bourgeoisie, cette tentative de réforme, pourtant appelée de leurs vœux par Diderot, Rousseau et les physiocrates, échoua. Il fallut attendre les Décrets dAllarde et la Loi Le Chapelier, pris sur fond de revendications salariales des ouvriers charpentiers et imprimeurs, pour que linterdiction des corporations fut effective. Avec la fin des monopoles traditionnels put apparaître une bourgeoisie nouvelle à lorigine de la Révolution industrielle, en même temps quétaient interdites jusquen 1884 les coalitions ouvrières.

21 Les frontières culturelles entre classes Quelles traces demeurent dans la culture française de ce quasi-système de castes ? Une nouvelle bourgeoisie à peine formée, Edmont Goblot (1925) date très précisément de 1835 létablissement entre celle-ci et les autres classes dune « barrière » et dun « niveau ». La « barrière », cest ce qui sépare, et que la richesse ne suffit pas à franchir. Le « niveau », cest ce qui unifie une classe au-delà de ses différences internes de fortune et doccupation, qui repose sur la mode, les bonnes manières, léducation.

22 La barrière entre les classes, dont lexistence nest pas inscrite en droit, nest pas aisément franchissable pour autant. Il faut en plus davoir accédé à un certain niveau de fortune, y être accueilli, or cet accueil ne peut être que collectif : une épouse sans bonnes manières, une fratrie qui déroge, sont autant de repoussoirs qui font stigmatiser le promu en « parvenu ». La bourgeoisie nétait pas seule à établir cette barrière. Cet héritage fut largement partagé socialement et politiquement au moins jusquà la troisième République.

23 La mobilité sociale ne faisait pas lobjet dune valorisation collective. La petite bourgeoisie assignait à ses enfants des ambitions bornées par la sécurité et le prestige des professions : durant la Troisième République, la fonction publique et les professions libérales. Lambition sociale répondait à des normes contraignantes : elle devait être progressive, sétendre sur plusieurs générations, transiter par la réussite scolaire. Le succès par largent était peu considéré. (Cuin 1993)

24 La classe ouvrière était souvent victime récente dune descension sociale, le passage du statut de paysan à celui douvrier. Elle garde jusquà aujourdhui la nostalgie dun passé rural, dautonomie et dautoproduction. Elle savait les portes de lascension sociale fermée pour défaut de patrimoine. La perspective dascension qui lui était présentée par les instituteurs était austère, passait par le travail et lépargne. Léthique prolétarienne, entretenue par lanarcho-syndicalisme, valorisait le « refus de parvenir » et ne voyait dans la mobilité sociale « quun piège idéologique tendu par la bourgeoisie pour désamorcer les luttes sociales ». (Terrail, 1984). Toute promotion sociale ne pouvait être que collective ; toute promotion individuelle suspecte de trahison.

25 Ainsi se rejoignaient, pour des raisons différentes, des visions du monde assignant à chaque groupe social et aux individus les composant une position durable dans lespace social. Les représentations communément admises par les chercheurs trouvaient chacune leur expression théorique. Nous nexposerons pas ici le paradigme des chercheurs, qui fera lobjet de la partie suivante ; nous montrerons ici en quoi ceux-ci sont redevables de parti pris, de positions héritées qui simposent par la force de leur évidence.

26 Durkheim, ou la peur dun changement trop rapide comme source danomie. Lidéologie républicaine propre aux classes intermédiaires dune promotion lente, individuelle et passant par la valorisation des titres scolaires trouva son expression théorique avec Emile Durkheim.

27 Le moindre des paradoxes de la part dun pourfendeur des représentations sociales sinterposant entre lobjet et le chercheur est dy succomber lui-même. Mais la proclamation dune position épistémologique ne constitue sans doute pas une garantie suffisante. A la différence de son rival Gabriel Tarde, qui ne fit en loccurrence quénoncer un programme de recherche possible, Durkheim et son école (Sauf Paul Lapie, pour des raisons sans doute liées à sa position dans lappareil scolaire dEtat) ne prêta pas dattention à cette problématique. Durkheim, sil ne se fait pas le théoricien de la mobilité sociale, a une bonne raison pour cela : héritier dune tradition de lordre, fut-il républicain, le changement lui fait peur. Les commentaires de Bernard Dantier (2003) à propos de la conception du suicide anomique selon Durkheim pourraient tout aussi bien sappliquer à la mobilité : « la société ne peut sorganiser…. sans imposer une sélection pour ses fonctions, limites imposées qui, étant objet de déférence et de soumission de la part de lindividu, permettent à chaque individu dharmoniser ses attentes à la mesure de sa condition sociale, de se satisfaire de cette condition en bornant ses besoins aux ressources de celle-ci et en considérant cette condition comme juste pour lui-même ».

28 Il cite alors Durkheim tel quil décrit les situations danomie, dans un passage du Suicide tout particulièrement approprié à notre sujet: « On ne sait plus ce qui est possible et ce qui ne lest pas, ce qui est juste et ce qui est injuste, quelles sont les revendications et les espérances légitimes, quelles sont celles qui passent la mesure. Par suite, il nest rien à quoi on ne prétende. [Souligné par moi-JF]. Pour peu que cet ébranlement soit profond, il atteint même les principes qui président à la répartition des citoyens entre les différents emplois. (…) Ainsi les appétits nétant plus contenus par une opinion désorientée ne savent plus où sont les bornes devant lesquelles ils doivent sarrêter ». (Durkheim 1897 Livre 2, Chapitre V, section II§ 15).

29 Sans être niée, la possibilité de promotion pour les uns, les risques de déclassement pour les autres, ne constituaient pour la société française et sa sociologie une réalité sociale ni significative, ni souhaitable. Elle risquait en effet, si elle se réalisait, dengendrer davantage de maux que de biens pour la société et ses individus. Ce que résument ainsi Alain Desrosières et Laurent Thévenot : « On craignait aussi parfois les effets néfastes de scolarités ou dascensions sociales qui, en éloignant du milieu denfance, risquaient de produire des individus aigris, parce que coupés à la fois de leurs origines et de leur nouveau milieu. »(Desrosières,Thévenot 1992)

30 Lécart entre les attentes suscitées par lécole et le niveau de diplôme obtenu, et lincapacité de la société à satisfaire ces attentes par défaut de places disponibles étaient présentés comme lexplication de lengagement révolutionnaire. Cette position pouvait-elle être tenue après la Seconde Guerre mondiale, lorsquen pleines « Trente Glorieuses » il apparaissait évident que, la France senrichissant, les conditions de vie allaient être meilleures et davantage de places plus élevées offertes aux enfants des classes populaires ?

31 La mobilité sociale témoin du caractère démocratique dune nation : Lexemple des Etats-Unis.

32 Une représentation mythifiée… La représentation des Etats-Unis comme lieu dun régime de « classes mobiles » est une « doxa » (système de croyances sociales non discuté et hors du champ de la discussion) aussi enracinée que la représentation dune France de classes immobiles. Elle fut défendue par Tocqueville dès 1835 dans un texte célèbre de La démocratie en Amérique.

33 « Ce nest pas quaux Etats-Unis il ny ait pas de riches ; je ne connais même pas de pays où lamour de largent tienne une plus large place dans le cœur de lhomme, et où lon professe un mépris plus profond pour la théorie de légalité permanente des biens. Mais la fortune y circule avec une incroyable rapidité, et lexpérience apprend quil est rare de voir deux générations en recueillir les faveurs. […] En Amérique, il y a peu de riches ; presque tous les Américains ont donc besoin dexercer une profession. Or, toute profession exige un apprentissage. Les Américains ne peuvent donc donner à la culture générale de lintelligence que les premières années de la vie ; à quinze ans, ils entrent dans une carrière ; ainsi leur éducation finit le plus souvent à lépoque où la nôtre commence. […] En Amérique, la plupart des riches ont commencé à être pauvres. »

34 A sa suite, Marx ne fit que mentionner en passant dans un de ses ouvrages politico- historiques les « échanges entre classes » (Le 18 Brumaire, 1852, éditions sociales page 21) en précisant que ceux-ci navaient lieu quaux Etats-Unis (« …aux Etats-Unis d'Amérique du Nord, où les classes déjà constituées, mais non encore fixées, modifient et remplacent constamment, au contraire, leurs éléments constitutifs…).

35 50 ans plus tard, cette antienne est reprise par un chercheur français : « Il serait extrêmement intéressant de comparer ces résultats dun vieux pays comme la Grande-Bretagne avec ceux dun pays neuf comme lAmérique. A priori, on sattendrait à trouver une plus grande liberté par rapport aux influences de lenvironnement, un plus grand choix chez le fils, et ainsi une mesure plus proche dune pure hérédité des goûts » (Perrin, 1904, p.469.cité in Merllié 95).

36 …Contredite par les faits. Il sagit bien davantage dune doxa, que dun fait avéré. Sil est vraisemblable que toute situation démigration « rebat les cartes » dans une certaine mesure des positions sociales, il serait logiquement exagéré den inférer une rupture totale de liens entre la vie ici et la vie là-bas, et que tous les capitaux nécessaires à la transmission du statut - capitaux économiques, mais aussi symboliques, sociaux et culturels - aient été soit laissés au pays, soit entièrement découverts et acquis dans la terre daccueil. Cest dailleurs le point de vue dun auteur américain contemporain, Howard Zinn (2002) pour qui les Etats-Unis, loin dêtre une terre sans classes ni luttes de classes, a été demblée le lieu dune lutte entre classes déjà constituées. (Ce que concède dans une certaine mesure Tocqueville lorsquil écrit : « Les émigrants qui vinrent s'établir sur les rivages de la Nouvelle-Angleterre appartenaient tous aux classes aisées de la mère patrie. » ) (De la démocratie en Amérique Tome I, 1835)

37 Mobilité sociale et intérêts sociaux John GOLDTHORPE Sociologie et sociétés, VIII.2

38 Problème : « Dabord… ceux qui étudient la mobilité se perdent dans des problèmes techniques, et spécialement statistiques … Deuxièmement … on a accusé la recherche en mobilité dêtre biaisée idéologiquement … elle contribue à dévaloriser certains problèmes plus fondamentaux, en particulier ceux de la division en classes et des conflits de classes. » P.8 « La tendance à définir les problèmes que lon veut étudier en fonction des possibilités de ces techniques est une façon efficace de fermer dautres avenues de recherche. »

39 Thèse : « … il ny a pas forcément un lien nécessaire entre un intérêt pour la recherche sur la mobilité et une affiliation idéologique spécifique » p.8

40 Démonstration : « … nous tentons de passer en revue … les différents intérêts aux quels sest rattachée létude de la mobilité sociale au cours des cent dernières années. … lanalyse de la mobilité nest en aucune manière compatible avec un seul type doption idéologique. » p.9

41 Lorigine des recherches : Cest le mouvement socialiste révisionniste qui est à lorigine des recherches sur la mobilité sociale, et non pas le libéralisme pour lequel la distribution des individus dans les places allait de soi « Cest surtout le mouvement socialiste révisionniste et le courant radical à lintérieur du libéralisme qui a été à lorigine de la recherche sur la mobilité. » F. Van Heek, « Some introductory Remarks on Social Mobility and Class structure, 1956, p.131

42 Libéralisme et foi « Laveuglement du libéralisme face au problème de la mobilité provient de la croyance en lexistence au sein de la démocratie libérale de multiples occasions permettant à chaque individu doccuper, dans la société, une position en accord avec ses capacités. Cette croyance … trouve son fondement dans le darwinisme social. … la répartition des positions dotées de niveaux variables de privilège et de pouvoir pouvait être légitimée comme reflet de « la loi du plus fort ». p.10 Cest sur les qualités personnelles telles que la détermination, la persévérance, lassiduité et lintégrité – en dautres mots, sur le caractère moral de lindividu – que laccent est placé. … le but de Smiles était de « faire accepter aux hommes la place à laquelle il avait plû à Dieu de les appeler – en insistant sur leur devoir de découvrir pour eux-mêmes quelle était cette place. » p. 10

43 Le marxisme La Verelendungstheorie: Précipitation dans les rangs du prolétariat Pas de mobilité ascendante de la classe ouvrière, seul un avancement collectif obtenu par les luttes du mouvement ouvrier.

44 Le Manifeste : « Petits industriels, marchands et rentiers, artisans et paysans, tout échelon inférieur des classes moyennes de jadis tombent dans le prolétariat : dune part, parce que leurs faibles capitaux ne leur permettent pas demployer les procédés de la grande industrie et quils succombent dans leur concurrence avec les grands capitalistes ; dautre part, parce que leur habileté technique est dépréciée par les méthodes nouvelles de production. De sorte que le prolétariat se recrute dans toutes les classes de la population. »

45 Marx : il existe aux EU une mobilité sociale qui est un frein à la formation de classe. Au lieu dune prolétarisation, il y a « transformation permanente des travailleurs salariés en paysans indépendants. La position du travailleur salarié est, pour une très grande partie du peuple américain, un état provisoire quil est sûr dabandonner dans un délai plus ou,moins bref. » Salaires, prix et profits

46 La mobilité peut servir … de processus stabilisateur … sous la forme dun « recrutement par le bas ». … il remarque quavec laccessibilité croissante au crédit, « un homme sans fortune, mais ayant de lénergie, de la fermeté, de lhabileté et de la perspicacité dans les affaires peut devenir un capitaliste. … Malgré que cette situation apporte continuellement un nombre de nouveaux soldats de fortune non souhaités dans larène et dans la compétition avec les capitalistes individuels qui existent déjà, elle renforce aussi la suprématie du capital lui-même, étend sa base et lui permet de recruter plus que jamais de nouvelles forces à la base de la société. … Plus une classe dominante est capable dassimiler les esprits les plus avancés, plus sa domination est stable et dangereuse» Le Capital, volume 3, p.587 de lédition en anglais

47 Les dritte Personen (Tierce parties) peuvent être soit précipitées vers le bas, soit promues à des fonctions de contrôle : « lexploitation des travailleurs coûte du travail » (Théorie de la plus-Value) A propos des intellectuels payés par lEtat que la bourgeoisie jugeait autrefois « improductifs » « Quand les travaux de lesprit sont eux-mêmes produits de plus en plus à son service et entrent au service de la production capitaliste –alors les choses prennent un nouveau tour et la bourgeoisie essaie de justifier « économiquement », de son propre point de vue, ce quà lépoque antérieure elle avait critiqué et combattu. » (Théorie de la plus- Value) « De ce fait, la bourgeoisie se voit entourée par une « clientèle » qui se fait de plus en plus nombreuse, semblable à celle qui entourait les seigneurs féodaux, et lui assure ses besoins de jouissances prestigieuses et ostentatoires. » p.14

48 Conclusion selon Marx : « Ce [que Ricardo] oublie de souligner cest le nombre constamment croissant des classes moyennes, de ceux qui se situent entre le travailleur dune part et le capitaliste et le propriétaire foncier dautre part. Les classes moyennes subsistent de plus en plus directement à même la rente ; elles sont un fardeau qui pèse lourdement sur la base travailleuse et elles augmentent la stabilité sociale et le pouvoir des puissants. » Théorie de la plus-Value

49 Bernstein 1898 : « À partir de données statistiques, Bernstein attaquait à la fois la théorie de la paupérisation de la classe ouvrière et celle de lélimination progressive des « dritte personen » dans la structure de classe. » p. 16 « Bernstein insistait sur le fait que la société loin dêtre simplifiée dans ses divisions, comparativement à des périodes antérieures, sétait différenciée et étagée tant en ce qui concerne les revenus que les types de production. » p. 17

50 Sombart, 1906, Pourquoi nexiste-t-il pas de socialisme aux Etats-Unis ? « toutes les utopies socialistes se sont heurtées au roast beef et à la tarte aux pommes. »

51 Michels Roberto, First lectures in Political Sociology « De la même façon que la couche supérieure de la classe moyenne aspire à pénétrer dans la noblesse dune société aristocratique, le prolétariat vise à former une partie de la classe moyenne… Nimporte qui peut voir que la poussée vers la capillarité sociale dans le prolétariat est très forte…

52 « Pour plusieurs membres plus capables et plus ambitieux de la classe ouvrière, le mouvement ouvrier lui-même servait dinstrument de mobilité et par conséquent, proclamait- il, dincorporation bourgeoise. » p.19 Pour Sorokin, concevoir la classe ouvrière comme un agent de transformation sociale dans une société en mobilité est doublement injustifié. D un coté, la croissance de la mobilité sape son engagement révolutionnaire.

53 « La psychologie et lidéologie strictement prolétariennes, sous la forme des affiliations social-démocrates et communistes » nont de chance de prévaloir que dans lélément « permanent » de la classe ouvrière qui est en déclin ; elles seront rejetées par lélément fluide en croissance. » Dautre part, la capacité révolutionnaire de la classe ouvrière est aussi détruite : parce quelle est composée de plus en plus de membres incapables dascension sociale à qui sajoutent les « ratés » des strates supérieures, la qualité de ses dirigeants diminue. » p.20 Social and cultural mobility, p.439

54 « Un engagement en faveur de la démocratie libérale ne mène pas forcément à la considération … de la mobilité comme valeur à atteindre et, réciproquement, quun intérêt « positif » pour la mobilité peut en fait découler de positions idéologiques autres que le seul libéralisme, y compris celles du socialisme. » p.21

55 Lipset (Social mobility in Industrial society) « Un taux élevé de mobilité peut engendrer non seulement une satisfaction personnelle et, partant des attitudes dacquiescement socio-politique, mais aussi de linsécurité personnelle et de lamertume, et de là aliéner les individus du statu quo et accroître la probabilité de leur recrutement par des mouvements sociaux extrêmistes. » p.26 « Ce que lanalyse de lipset suggère, cest que si lon veut accroître la stabilité de lordre démocratique libéral, il faut peut-être modifier certains aspects de luniversalisme généralisé dont Blau et Duncan ne voient que laspect bénéfice : cest-à-dire quil nest peut-être aps souhaitable de faire toujours prévaloir les valeurs dégalité des chances, douverture de la société, et de lacquis plutôt que du prescrit. » p. 27

56 Égalité des conditions Inégalité des conditions Mobilité Égalité des chances (socialisme révisionniste) Renouvelle ment des élites (Pareto) Immobilité Reproduction égalitaire (objectif communiste) Reproduction inégalitaire (Aristocratie)


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