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En 1916, les Allemands tentent une percée décisive pour « saigner larmée française » en concentrant leur attaque sur Verdun (février à novembre 1916).

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Présentation au sujet: "En 1916, les Allemands tentent une percée décisive pour « saigner larmée française » en concentrant leur attaque sur Verdun (février à novembre 1916)."— Transcription de la présentation:

1 En 1916, les Allemands tentent une percée décisive pour « saigner larmée française » en concentrant leur attaque sur Verdun (février à novembre 1916). Les troupes françaises, commandées par le général Pétain, tiennent bon grâce à un système dapprovisionnement régulier et à la rotation des soldats. Cette vaste offensive qui dura presquun an fit morts allemands et morts français.

2 Entre juillet et novembre, les Britanniques tentent aussi une vaste offensive dans la Somme pour soulager Verdun mais qui ne suffit pas à rompre les lignes ennemies. Le bilan des pertes est effroyable : 1 million de morts et de blessés.

3 3. Lenfer des tranchées. Dans les tranchées les hommes ont du abandonner la plupart des attributs de la vie occidentale du début du XXème siècle en terme de confort (intempéries, boue, rats, poux, manque de sommeil) d hygiène, d alimentation (monotonie de la nourriture), de rapport à l intimité et à la pudeur. Mais surtout ces « poilus » sont face à la violence de la mort et à la brutalisation.

4 B. Une guerre totale. 1. Participer à « leffort de guerre ». Durant les quelques mois de la guerre de mouvement, Français ont été tués, portés disparus, blessés ou faits prisonniers : le pays entre dans une ère de mort de masse. Léchec dune victoire rapide entraîne une série de remises en causes et des adaptations progressives. Le gouvernement et le haut commandement de larmée prône lengagement dans une guerre totale c'est-à-dire la mobilisation de lensemble des ressources humaines, la participation du potentiel économique et productif à leffort de guerre et la recherche et la banalisation de moyens de destruction massive.

5 2. Adapter léconomie à la guerre. Afin de participer à la guerre toutes les forces du pays sont tournées vers leffort de guerre. LEtat est lacteur principal car il intervient directement dans léconomie du pays en : profitant des ressources des colonies à tous les niveaux (envois dhommes sur le front, utilisation des ressources naturelles … ) Habit traditionnel des tirailleurs : le chéchia en feutre ronge reprit par la marque BANANIA.

6 associant le mode des laboratoires et des usines afin de créer de nouvelles armes et de nouveaux moyens de transport reconvertissant et en faisant adopter aux usines les techniques de production de masse et de standardisation pour produire les armes et munitions nécessaires à la guerre (Renault qui fabrique des obus et des chars)

7 en faisant appel à lemprunt national que ce soit en Bons de la Défense Nationale à court terme ou en emprunt à long terme ou en empruntant aux Etats Unis Toutes ces adaptations de léconomie en temps de guerre ont des effets néfastes et entrainent une inflation (hausse des prix) et un endettement considérable de lEtat

8 3. Le rôle des femmes. Les femmes ont aussi contribué à l'effort de guerre sous de multiples formes : courage des femmes d'agriculteurs qui, dans une France encore à dominante rurale et agricole, ont dû assumer à partir de l'été 1914 les durs travaux des champs dévouement des infirmières qui ont soigné les soldats blessés dans les hôpitaux de guerre et les maisons de convalescence compassion des « marraines de guerre » qui écrivaient et envoyaient des colis aux soldats du front, rendaient visite aux blessés dans les hôpitaux courage aussi des femmes des villes qui ont dû pallier le manque de main d'œuvre dans de nombreux secteurs d'activités, distribuant le courrier, conduisant les tramways, travaillant plus de 10 heures par jour dans les usines d'armement.

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10 4. Propagande, censure et bourrage de crâne. Pour obtenir des civils quils participent à leffort de guerre et se rassemblent autour de la défense nationale, le pays a recours à la propagande. Elle est véhiculée par des affiches, des dessins plus ou moins satiriques, des planches pédagogiques destinées aux enfants des écoles.

11 Lidéologie véhiculée est celle dune guerre juste pour laquelle le soldat se sacrifie de façon à construire un avenir radieux. Les civils doivent se montrer à la hauteu r de ce sacrifice et contribuer à leffort de guerre. Les Alliés sont encensés, les Allemands dénigrés et traités de Barbare s, de « sales boch es ».

12 La guerre est une lutte de la démocratie contre lautoritarisme, elle est présentée come une « cause sacrée », une « croisade ». Tous les moyens sont bons pour faire intégrer cela à la population civile et combattante. La conviction de lutter pour une guerre sensée a été un élément important du consentement des combattants à leur sacrifice.

13 IV. Le tournant de la guerre : A. La lassitude. 1. Au front : les mutineries. En 1917, après trois années dune guerre meurtrière et indécise dont nul nentrevoie la fin, la lassitude touche lensemble des armées européennes dont le moral était au plus bas. Epuisés mais surtout démoralisés par les offensives inutiles, certains soldats refusent de monter à l'assaut : cest le début des mutineries :

14 à lintérieur des troupes françaises, léchec sanglant de loffensive censée être décisive du Général Nivelle (successeur de Joffre) sur le Chemin des Dames en Champagne ( morts en 10 jours) ainsi que les conditions de vie effroyables (boue, obus …) et le report permanent des permissions provoque une montée de lassitude et de colère parmi les hommes au front. Des mutineries voient le jour, que le remplacement du général Nivelle par Philippe Pétain, ne freina nullement.

15 Ces mutineries touchent les 2/3 des régiments français et se manifestent par le refus des soldats de monter au front. Elles saccompagnent de manifestations bruyantes, rarement violentes, où les soldats clament des soldats dont le plus répandus est : « A bas la guerre ». Cette grande crise de larmée française entraîne plus de sanctions allant de la peine de mort aux travaux forcés.

16 à lintérieur des troupes italiennes et allemandes à la suite doffensives ratées en Russie : cest le début de la Révolution Russe.Les soldats désertent entrainant le retrait de la Russie dans la guerre.

17 2. A larrière : inflation et grèves. Le nombre de morts, les vies bouleversées, la pénurie de produits de première nécessité ainsi que linflation (hausse des prix) sont de plus en plus mal supportés par les populations : des grèves se multiplient dans les grandes villes mais surtout à Paris. La plus célèbre est celle des « midinettes » parisiennes (ouvrières des maisons de couture) qui revendiquent une augmentation de salaire et la « semaine anglaise » (2 jours consécutifs de repos). Leur mouvement est suivi par les « munitionnettes » dans lindustrie.


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