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LES OUTILS DE LA CONNAISSANCE POUR UN CHERCHEUR EN URBANISME Mathilde Cordier Docteure en urbanisme, aménagement et politiques urbaines Chercheuse associée.

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1 LES OUTILS DE LA CONNAISSANCE POUR UN CHERCHEUR EN URBANISME Mathilde Cordier Docteure en urbanisme, aménagement et politiques urbaines Chercheuse associée au LabUrba / UNIVERSITÉ PARIS-EST - INSTITUT DURBANISME DE PARISLABURBA EA février IFU

2 Introduction Variétés doutils à disposition des chercheurs pour produire de la connaissance (méthodologie de la recherche): - Méthodes quantitatives: questionnaire fermé, outils statistiques, analyse de bases de données, etc. -Méthodes qualitatives: entretiens semi-directifs, observation, parcours commentés, cartes mentales, etc. -Outils de mise en image: cartographie, etc. Le chercheur pioche dans cette boîte à outils en fonction de son sujet et de sa problématique afin de trouver le moyen le plus adéquat de produire les informations recherchées

3 Mon sujet de thèse Thèse sur les politiques locales de lhabitat Lintercommunalité : « chef de file » des politiques locales de lhabitat - « Bonne » échelle de proximité - Solidarité territoriale et dépassement des « égoïsmes communaux » - Intégration du logement au reste des politiques urbaines Organisation dun « nouvel espace de solidarité » (Quilichini, 2006) et « lutte contre lapartheid social » Deux instruments majeurs : - Programme local de lhabitat (PLH) - Délégation des aides à la pierre

4 Mon sujet de thèse Un rôle de « chef de file » dans un contexte incertain : Compétence habitat partagée entre les divers échelons publics : mobiliser des ressources détenues par dautres Action soumise en continu au consensus communautaire Animer une dynamique dagglomération en matière dhabitat sans pour autant disposer de moyens coercitifs

5 Mon sujet de thèse Problématique générale: Au sein dun contexte fragmenté, pluriel et négocié, quelle est la capacité daction collective des intercommunalités à faire émerger un « bien commun territorial » en matière dhabitat ? Et quels en sont les freins ? Question 1 : Quel est le rôle de lEtat dans lémergence et les modalités de cette capacité daction collective ? Question 2 : Pourquoi et par quels moyens les EPCI arrivent-ils à faire émerger et à consolider leur leadership en matière dhabitat sur les scènes communautaires, et notamment vis-à-vis de leurs communes membres ? Question 3 : Quels effets du processus dapprentissage ?

6 Mes terrains de thèse La CU de Lyon La CU de Dunkerque Deux configurations locales qui présentent un certain nombre de similitudes (culture politique territoriale et apprentissage institutionnel) : - Antériorité de la coopération intercommunale - Maturité de la politique de lhabitat - Affichage du consensus et « totems » communautaires

7 Les outils utilisés dans le cadre de ma thèse Une recherche empirique : Linvestigation de deux scènes locales de lhabitat : les agglomérations de Lyon et de Dunkerque - Entretiens semi-directifs avec les principaux acteurs locaux - Observation de réunions dacteurs - Analyse des documents locaux Lobservation du paysage national de lhabitat - Entretiens semi-directifs avec les principaux acteurs nationaux - Observation des réunions du Réseau des acteurs de lhabitat - Interventions dans le cadre de formations professionnelles

8 Lentretien semi-directif Lentretien semi-directif semble souvent constituer en sciences sociales (et particulièrement dans lanalyse des politiques publiques) un « impensé méthodologique »: « Objet dun consensus implicite plaidant pour sa polyvalence théorique ou impensé consécutif à sa mise en pratique routinière, lentretien semi-directif, informatif et rétrospectif semble être devenu loutil principal du chercheur français en politiques publiques, quelle que soit loption théorique choisie » (Bongrand, Laborier, 2005, p.74). « Lentretien avec les acteurs de la décision » constitue, par exemple, une des dix étapes dune recherche sur les politiques publiques, listées par Pierre Muller. « Il sagit de rencontrer les individus qui ont participé à la mise en place et à lapplication de la politique étudiée : responsables politiques, fonctionnaires, représentants de groupes professionnels ou dassociations, travailleurs sociaux, militants politiques » (Muller, 1990, p.95).

9 Lentretien semi-directif Ce type dentretien, très flexible, nest ni complètement structuré à partir dune liste de questions précises, ni entièrement libre (il sappuie sur une grille dentretien avec des thèmes préétablis). Pour la réalisation des entretiens semi-directifs, linterviewer dispose dune série de questions qui lui servent de grille dentretien (ou de guide dentretien) mais cette grille est modulable et souple en fonction de lévolution du discours de linterviewé: les questions ne sont pas posées dans un ordre strict respectant la grille dentretien préétablie mais en fonction du flux conversationnel et des réactions de son interlocuteur.

10 Lentretien semi-directif - « lentretien informatif/narratif » (produisant des données fiables sur les processus historiques délaboration et de mise en œuvre des politiques publiques) - « lentretien compréhensif » (produisant des données sur les pratiques effectives des acteurs et les représentations sous- tendant ces pratiques). Tenté de concilier ces deux dimensions : Dans lélaboration de notre grille dentretien, ainsi que dans notre façon de mener les entretiens (et enfin, de les analyser), nous avons porté tout à la fois une attention particulière aux informations nous permettant de retracer les modalités délaboration et de mise en œuvre des politiques locales de lhabitat au sein des deux agglomérations observées, ainsi quà celles nous permettant de porter un regard sur les pratiques effectives et les représentations des acteurs.

11 Lentretien semi-directif: les limites et biais Lentretien est une méthode réactive : le chercheur provoque la situation dénonciation des données quil cherche à recevoir, il met les personnes rencontrées dans une situation où elles « doivent » répondre à des questions… Dabord, lentretien donne moins dinformation quon pourrait limaginer (sauf exception) : souvent, la mémoire des interlocuteurs est défaillante, ils confondent les dates et ont tendance à reconstruire a posteriori leur rôle dans la décision, soit pour la minimiser (en cas déchec), soit pour la valoriser (en cas de succès) Dautre part, les responsables qui ont changé de poste depuis les évènements sur lesquels on les interroge auront également tendance à reconstruire lhistoire de la décision en fonction de leurs nouvelles fonctions Enfin, risque que les acteurs modifient leurs discours en fonction des souhaits supposés du chercheur…

12 Lentretien semi-directif: les limites et biais A force de rencontrer des acteurs véhiculant une synergie de discours ou de « baigner » dans un certain milieu à force de lobserver, le chercheur peut risquer de faire siennes les représentations et les idées de ceux quil observe Cest limage de l « acculturation à lenvers » (Laplantine, 1996) : le processus vers lequel le chercheur va se décentrer par rapport à lui- même, ses valeurs, ses modèles dappréhension du monde, pour intégrer les manières de faire, de dire, et de penser de ceux quil étudie, ainsi que la culture et les significations qui guident les comportements observés

13 Lobservation La méthode dobservation directe consiste à être le témoin des comportements sociaux dindividus ou de groupes dans les lieux mêmes de leurs activités, sans en modifier le déroulement ordinaire Lobservation directe a pour objet le recueil et lenregistrement de toutes les composantes des interactions et des faits sociaux qui soffrent à la perception de lobservateur. Pour ce faire, le chercheur a alors pour but de côtoyer et détudier les individus ou les groupes observés, dassister aux actes et aux gestes qui produisent leurs actions, découter leurs échanges verbaux et dinventorier les objets dont ils sentourent, quils échangent ou produisent « le participant observe » : les activités dobservation du chercheur ne sont pas complètement dissimulées, mais pour ainsi dire cachées ou soumises à des activités de participants. Nous avons tenu ce rôle dobservateur dans la plupart des réunions du « réseau des acteurs de lhabitat ». Nous étions un participant non dissimulé, mais la configuration spatiale de la réunion et le nombre de participants nous permettaient de rendre notre présence discrète, de la banaliser. Les interactions et les prises de parole se seraient déroulées de la même façon, avec ou sans notre présence

14 Lobservation Mes interventions dans le cadre de formations professionnelles en direction des acteurs de lhabitat Ces interventions mont ainsi permis de recueillir un matériel empirique concernant : -limportance des enjeux et des questions que je soulevais pour les participants : la pertinence ou non de nos observations à leurs yeux, les réactions suscitées… -la manière dont les acteurs comprennent, énoncent, discutent eux-mêmes les enjeux abordés, -la confrontation des points de vue entre acteurs en fonction de leur appartenance institutionnel ou territoriale

15 Un autre exemple de recherche…. Recherche pour le DDD, PUCA, lACSE sur lattribution des logements sociaux : délais dattente anormalement long et discriminations Interroger les délais dattente dun logement social et dautre part à renseigner les critères, explicites ou non, qui fondent les choix des acteurs aux différents moments du processus daccès au logement 5 terrains de recherche: Paris, Plaine Commune, la CAMY, Nevers, Rennes

16 Un autre exemple de recherche…. Première phase quantitative: réaliser un cadrage statistique au plan national (daprès lenquête nationale logement de 2006 puisque la nouvelle enquête ne sera menée quen 2013) Ce cadrage sera complété par une analyse statistique plus fine grâce aux bases de données départementales : la base de données des numéros uniques et fichiers départementaux issus des commissions de médiation DALO et des commissions Accords Collectifs de logement social

17 Un autre exemple de recherche…. La réussite de cette première phase est conditionnée : -à laccès aux bases de données, -à lensemble des informations quelles contiennent et à la fiabilité de celles-ci. Lanalyse des délais dattribution dépend en effet en grande partie de la possibilité dexploiter linformation centralisée dans les fichiers des demandeurs de logement social (la base de données des numéros uniques) particulièrement riches du point de vue des informations détenues mais aussi des fichiers départementaux issus des commissions de médiation DALO et des commissions Accords Collectifs. Les données chiffrées recueillies sur les cinq sites retenus seront éclairées par létude des contextes locaux (modes de gouvernance, dispositifs spécifiques, etc.). Cette mise en perspective se fondera, pour chaque étude de cas, sur les éléments statistiques recueillis sur chaque territoire, lexamen des documents disponibles et la rencontre dinterlocuteurs clés

18 Un autre exemple de recherche…. Deuxième phase qualitative: étudier de façon approfondie les pratiques dattributions au sein de deux des cinq territoires sélectionnés. Ces sites seront choisis au regard des résultats du traitement statistique des données, de linnovation des actions menées en matière de lutte contre les discriminations et du contexte rendant la question de légalité de traitement particulièrement aigue Ce volet qualitatif a plusieurs objectifs : -apporter des éléments dinterprétation aux résultats de lapproche statistique, -Observer et dinterroger les pratiques, les intentions, les choix et les stratégies des acteurs agissant dans le champ de lattribution des logements sociaux. C'est-à-dire autant les représentations, réserves et catégorisations qui orientent et justifient finalement la sélection des demandeurs -permettre dalimenter un référentiel méthodologique et de bonnes pratiques

19 Un autre exemple de recherche…. Nous savons que la décision dattribution en commission dattribution est le résultat de lintervention dune chaîne dacteurs à laquelle il apparaît crucial de porter attention, dans son ensemble Nous questionnerons donc leurs pratiques aux différents moments de la procédure, à savoir : -Comment sont mis en relation loffre qui se libère et les demandes? -Comment est déterminée la hiérarchisation des candidatures au logement? -quels sont les critères sur lesquels les candidatures sont retenues ainsi que ceux qui fondent la hiérarchisation entre les candidatures?

20 Un autre exemple de recherche…. Lobservation des pratiques sera complétée par une dizaine dentretiens semi-directifs sur chaque site auprès des acteurs suivants notamment : réservataires, bailleurs, collectifs relogement. Bureau du logement de la préfecture ; Service locatif des comités interprofessionnels du logement (disposant du plus grand nombre de réservations sur le département) Service locatif des bailleurs (aux caractéristiques et politiques diverses); Service habitat de la collectivité locale ; Service intégré daccueil et dorientation dinsertion (SIAO10); Organisme dintermédiation (collectif relogement, GIP HIS,...); Un acteur clé de la lutte contre les discriminations sur le territoire (chargé de mission chez un bailleur, en collectivité territoriale,...).

21 Un autre exemple de recherche…. Une recherche impliquant les acteurs concernés, de deux manières : Au sein dun comité de pilotage qui, en plus des commanditaires, rassemblerait les acteurs clés des terrains denquête. Ce comité de pilotage serait réuni à différents stades davancement de la recherche afin de présenter la méthodologie choisie ainsi que le déroulement de la recherche Lors dun séminaire, organisé à lissue de la phase denquête qualitative, qui permettrait de faire le point sur les pratiques observées lors de la phase qualitative et déchanger, de façon informelle, sur les difficultés rencontrées par les acteurs. Les travaux de ce séminaire constitueraient un apport à lélaboration du cadre méthodologique afin dintégrer les enjeux dégalité de traitement dans lévaluation des traitements et attributions de logements sociaux.

22 Conclusion Croiser les méthodes et les outils Difficulté de laccès aux données Fiabilité des données produites par un tiers Limites des données existantes Difficulté daccéder à certaines informations (impossibilité dobserver une commission dattribution de logements sociaux, dérogation de la CNIL pour données sur les patronymes par exemple…) Difficulté de travailler sur des données subjectives, sur de lhumain… Importance de la littérature grise et de sinscrire dans un cadre théorique et méthodologique

23 Conclusion Des différentiels de temporalité entre le temps de laction et le temps de la recherche Il faut souligner le différentiel de temporalité entre le temps de laction observée et le temps de la recherche. Au cours du travail de thèse, le cadre national des politiques du logement a évolué (évolutions législatives et réglementaires, etc.), certains services se sont restructurés, les acteurs en responsabilité ont changé, les enjeux connexes à la problématique ont évolué… (idem pour la recherche sur les attributions : Dufflot annonce une réforme du système au moment où on commence la recherche…) La recherche porte ainsi toujours en grande partie sur une période donnée et passée Le travail final ne peut pas voir le jour à linstant des évènements que lon observe (ce qui est parfois attendu de la part des acteurs), et dans une autre mesure, il ne peut pas intégrer sans cesse les évolutions qui parcourent son objet de recherche sous peine de ne jamais pouvoir mettre de point final….


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