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V. Les sources de vérification et l enquête Une fois que les indicateurs ont été définis, les sources de vérification doivent être spécifiées. Celles-ci.

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1 V. Les sources de vérification et l enquête Une fois que les indicateurs ont été définis, les sources de vérification doivent être spécifiées. Celles-ci indiquent où et comment obtenir les informations nécessaires aux indicateurs. Elles définissent le type dactivités nécessaires à la collecte de ces informations, leur mode de présentation ainsi que la périodicité de cette collecte. Les sources de vérification sont notées dans la troisième colonne du Cadre Logique aux mêmes niveaux horizontaux des objectifs globaux, de lobjectif spécifique et des résultats auxquels ils se rapportent. Généralement, il est recommandé de recourir aux sources de vérification qui présentent certains avantages. Elles doivent être notamment disponibles, fiables, accessibles, peu coûteuses et assez spécifiques.

2 QQ fois, il savère plus pratique pour le projet délaborer ses propres sources de vérification : les sources internes. Dans le cas où des sources de vérification adéquates ne peuvent être trouvées, on peut formuler un autre indicateur, plus vérifiable. Identifier l information et les indicateurs nécessaires Planifier la collecte et l organisation des informations Des méthodes de collecte de données Questions clés pour déterminer les conditions et besoins nécessaires au fonctionnement du système V 1 Les données existantes V.2 Les besoins additionnels V.3 Enquêtes rapides

3 V.1 Les données existantes Une fois choisis les objectifs et les indicateurs, il convient dexaminer ladéquation de linformation existante sagissant dobtenir des réponses aux questions liées aux objectifs qui satisfassent aux normes de mesure retenues. Les objectifs et résultats et leurs indicateurs objectivement vérifiables tels quénoncés dans les matrices du cadre logique constituent une partie de linformation facilement accessible sur les normes établies. Il importe de veiller à ce que les matrices du cadre logique soient régulièrement mises à jour de manière à inclure des indicateurs objectivement vérifiables et des moyens de vérification qui soient réalistes.

4 La réalisation des enquêtes est soumise aux aléas des financements des bailleurs de fonds. La programmation de ces enquêtes ne peut donc se faire de manière régulière par les pays et les statistiques ne sont pas produites avec la régularité souhaitable. Dans la plupart des pays en développement, il nexiste pas actuellement une réelle volonté politique de favoriser les activités statistiques. Le recrutement de statisticiens dans le système statistique public est limité ou même suspendu et les budgets accordés très limités. Ce constat est certainement à rapprocher de lutilisation encore faible des statistiques disponibles pour prendre les décisions politiques par les gouvernements.

5 CAPACITÉS STATISTIQUES DES PAYS À CALCULER LES INDICATEURS Contrairement à une idée répandue, les statistiques dans le domaine de la pauvreté sont peu nombreuses. Labsence relative de statistiques fiables dans les pays en développement peut sexpliquer par plusieurs facteurs : Absence de demande au niveau national ; Absence dutilisation concrète pour la prise de décision ; Manque de moyens humains et financiers pour la réalisation dopérations statistiques.

6 Dune manière générale, les données administratives sont de piètre qualité et ne sont disponibles quavec retard. Contrairement à une autre idée répandue et en corrélation avec le faible nombre de données, les enquêtes denvergure nationale dans les pays dAfrique subsaharienne sont peu abondantes et elles ne sont pas effectuées à des rythmes réguliers. En outre, il serait nécessaire deffectuer des évaluations méthodologiques détaillées de ces enquêtes pour juger de la fiabilité de leurs résultats et en particulier de leur précision.

7 Les enquêtes denvergure nationale auprès des ménages sont exécutées par les Instituts nationaux de statistique (INS) des pays. Or, dune manière générale, les ressources humaines des INS sont insuffisantes pour couvrir lensemble de leurs missions. Depuis la mise en place des CSLP, on peut certes noter une recrudescence des enquêtes sur le niveau de vie des ménages et un accroissement encore plus important des projets denquêtes. Ces enquêtes « de démarrage » des CSLP, actuellement réalisées sur financement extérieur, seront-elles répétées régulièrement, et surtout, seront-elles prises en compte dans un dispositif permanent financé au niveau national ?

8 Des informations permettant datteindre les objectifs planifiés, peuvent être néanmoins obtenues des sources suivantes : plans de travail relatifs au projet; rapports intérimaires et dévaluation; rapports des visites de suivi sur le terrain; évaluations techniques et rapports denquête; statistiques nationales; rapports de recherche; documents directifs du gouvernement, etc. Il peut être utile danalyser les données existantes pour mieux formuler les indicateurs, identifier les informateurs qui seront ultérieurement interviewés, mettre au point des protocoles dinterview, et déterminer quelles données importantes font défaut et devraient être collectées.

9 Si les situations varient selon le pays et le dispositif, on retrouve le plus souvent plusieurs problèmes généraux : les problèmes techniques, aussi bien au niveau de la collecte que des traitements, qui font quune partie des données collectées nest pas exploitable et que leur disponibilité reste théorique ; les unités dobservation et les nomenclatures utilisées, qui varient parfois dune enquête à lautre, ce qui rend difficile les croisements dinformation entre plusieurs enquêtes ; de doubles emplois dans la collecte des informations (par exemple sur les prix). Les raisons sont multiples : labsence dannuaires statistiques actualisés sur le secteur, les échanges dinformation très réduits entre les différents systèmes denquête, et la difficulté daccéder aux informations collectées par dautres ; des traitements partiels pour des raisons de temps, de manque de personnel qualifié et de financement ;

10 des productions irrégulières de statistiques, faute notamment de financements pérennes. De nombreux services fonctionnent grâce à des ressources extérieures liées aux projets, et les collectes et publications sont souvent interrompues quand le budget de lEtat ne reprend pas le relais ; des difficultés liées à linsuffisante représentativité des échantillons de nombreuses enquêtes, résultant souvent de problèmes de coût, ainsi quà linsuffisance de certaines données de base, ce qui limite la portée et lusage de nombreuses statistiques ; peu dexploitation de la dimension spatiale des informations : alors que plusieurs sources statistiques collectent des informations sur lensemble du territoire, on ne dispose pas, sauf quelques cas isolés, de synthèses statistiques départementales ou régionales.

11 Dans le cadre logique pour chaque indicateur défini, doit être identifié les variables statistiques nécessaires pour son calcul et les types denquêtes permettant de collecter ces informations si nécessaire. Pour chaque indicateur, on doit préciser par ailleurs le ou les types dopérations statistiques qui permettent son calcul. Il faut aussi préciser la fréquence de calcul des indicateurs et les catégories infranationales pour lesquelles ils sont calculés (zones géographiques, groupes, etc.).

12 Ces précisions sont indispensables car si des résultats obtenus au seul niveau national présentent un certain intérêt pour des comparaisons au niveau international et pour un suivi temporel, ils sont dun intérêt plus limité pour les décideurs nationaux qui doivent mener des politiques au niveau de régions ou de certaines parties de la population. Il est difficile de concevoir des politiques et des programmes adéquats si lon ne dispose pas de vision décomposée révélant les différences entre les régions, les sexes ou les groupes sociaux Pour certains indicateurs nayant pas encore éventuellement été calculés à partir dun dispositif statistique précis, des propositions denquêtes doivent être faites. La fréquence de suivi dun indicateur doit être un compromis entre le besoin de données récentes et fréquentes et le coût de la collecte.

13 Il y a plusieurs types denquêtes : Recensements : dénombrements complets de tous les individus composant une population donnée. Enquêtes structurées par sondage et à grande échelle (par exemple, enquêtes démographiques et sanitaires) : portent sur un sous-groupe représentatif, choisi au hasard, à partir duquel les chercheurs formulent des généralisations sur la population entière. Enquêtes non structurées par sondage et à petite échelle (par exemple, enquêtes CAP – c.à.d. portant sur les connaissances, attitudes et pratiques) : échantillon de 30 à 50 individus non choisis au hasard (par exemple, sélection délibérée de personnes appartenant à diverses catégories en fonction de leur facilité daccès) auxquelles sont posées quelques questions (de 10 à 20).

14 Les types d enquêtes existantes Les enquêtes pluri-thématiques les plus couramment réalisées sont brièvement décrites ci-après : Recensements de population Principaux thèmes abordés : caractéristiques de lhabitat, caractéristiques démographiques incluant lâge, le sexe, les handicaps, le statut de résidence, les activités, létat matrimonial, le lieu de résidence, etc. Fréquence: tous les 10 ans environ Enquêtes sur les conditions de vie Principaux thèmes abordés : revenus et dépenses, santé, éducation, emploi, agriculture, accès aux services de base, etc. Fréquence: très variable selon les pays Variantes : LSMS, enquête intégrale, enquête prioritaire

15 Enquêtes dévaluation et de suivi rapide (QUID ou CWIQ) Principaux thèmes abordés : accès à léducation et à la santé et indice de satisfaction de la population, emploi, nutrition, caractéristiques de lhabitat Fréquence: dispositif très récent mais en voie dêtre exécuté de manière régulière dans de nombreux pays. Enquêtes Principaux thèmes abordés : emploi, secteur informel, revenu, consommation, gouvernance, démocratie et dautres thèmes selon la demande Fréquence: enquête réalisée dans de nombreux pays mais seulement au niveau de la capitale ou du milieu urbain.

16 Enquêtes qualitatives et participatives (PPA): Principaux thèmes abordés : perception de la pauvreté, inégalités au sein des ménages, difficultés subies par les pauvres et facteurs de la pauvreté, actions jugées prioritaires, etc. Fréquence: dispositif très récent et peu utilisé encore Il existe par ailleurs dautres enquêtes plus spécialisées. Les plus fréquentes sont les suivantes : Enquêtes budget consommation Principaux thèmes abordés : revenus et dépenses, caractéristiques de lhabitat, caractéristiques démographiques, éducation, santé Fréquence: très variable

17 . Enquêtes démographiques et de santé (EDS) Principaux thèmes abordés : niveau dinstruction et fréquentation scolaire, caractéristiques de lhabitat, comportements en termes de santé et de fécondité, disponibilité des services communautaires, anthropométrie, etc. Fréquence: tous les 4-5 ans Enquêtes à indicateurs multiples (MICS) Principaux thèmes abordés : caractéristiques de lhabitat et hygiène, éducation, travail des enfants, santé pour les femmes et les enfants, etc. Fréquence: dispositif récent et enquête tous les 4 ans

18 Les systèmes de collecte dinformation sur le secteur rural sont par exemple essentiellement constitués denquêtes dont la fréquence et le nombre sont très variables selon les pays. On peut distinguer : les enquêtes de structure : recensements de population et de lhabitat (RGPH), recensements de lagriculture et de lélevage, enquêtes budget-consommation (EBC), enquêtes emploi, enquêtes démographiques et de santé (EDS). Elles présentent des caractéristiques identiques : échantillon relativement élevé, base de sondage ménage, fréquence supra-annuelle ; les enquêtes de conjoncture: enquêtes agricoles, systèmes dinformation sur les marchés (SIM) et autres collectes de prix, systèmes dalerte précoce (SAP) et autres systèmes sur la sécurité alimentaire, enquêtes sur les conditions de vie et la pauvreté ; les autres dispositifs : les observatoires (qui peuvent porter sur des filières, des thèmes ou des zones géographiques), les enquêtes spécifiques réalisées dans le cadre des projets, des programmes de recherche ou de lélaboration de politiques sectorielles), les systèmes de S/E des projets …

19 On se trouve donc en face dune grande diversité denquêtes ou de dispositifs, portant parfois sur les mêmes thèmes. Ainsi, au moins cinq enquêtes collectent des informations sur la pauvreté sous des appellations différentes (LSMS, enquête prioritaire, conditions de vie, enquête , CWIQ). Dans le domaine de la sécurité alimentaire, plusieurs dispositifs coexistent également : FEWS, SAP, SMIAR… Dans le cadre dun projet il convient déviter les enquêtes à grande échelle et offrant des complexités techniques, car elles sont coûteuses et prennent du temps. Des enquêtes non structurées par sondage et à petite échelle peuvent fournir des données quantitatives utiles, par exemple sur lutilisation des services et leur accès, afin de compléter dautres données existantes.

20 Les besoins en matière de données

21 A titre d'illustration, le tableau 3 fournit un inventaire des enquêtes auprès des ménages réalisées dans les onze pays africains depuis Source DIAL

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23 V. 2 Questions aidant à déterminer si des données additionnelles sont nécessaires. Jusquà quel niveau faut-il aller dans le détail? Quelle différence cela fera-t-il si des informations additionnelles sont obtenues ou non? Comment seront utilisées les informations additionnelles? Il importe de collecter seulement les informations qui seront utilisées et dutiliser toutes les informations collectées.

24 Quel est le degré de crédibilité des différents types de données? Le niveau de crédibilité des sources de données et des méthodes de collecte des données détermine lacceptation et lutilisation des conclusions et recommandations par les utilisateurs prévus. Quand linformation est-elle nécessaire? Les limitations de temps peuvent dicter la durée et la nature des activités de collecte de données additionnelles. De quelles ressources dispose-t-on? Le degré de disponibilité des compétences et des ressources financières détermine le niveau de complexité de la collecte de données additionnelles.

25 Comment déterminer les méthodes de collecte de données additionnelles Létape suivante consiste à identifier la manière de collecter les données additionnelles nécessaires. On peut utiliser à cette fin des méthodes de collecte de données quantitatives et qualitatives. Les méthodes de collecte de données quantitatives et qualitatives sont notamment les suivantes : Poser des questions dans le cadre dinterviews individuelles et de groupe, par exemple les débats de groupes de discussion et les interviews communautaires; Conduire des enquêtes; Observer les personnes, les processus, les objets, les conditions et les situations. Les méthodes de collecte de données quantitatives et qualitatives ont chacune leurs points forts et leurs points faibles et se prêtent à répondre à différents types de questions.

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28 Analyse quantitative des données Lanalyse quantitative des données interprète les constatations chiffrées en les situant dans le contexte du projet. Comme ceux qui exécutent les activités afférentes à un programme en connaissent le mieux le contexte, ils doivent collaborer afin dapprécier si les chiffres ont un sens satisfaisant; sils reflètent adéquatement les objectifs du projet; quelles explications donner de chiffres inattendus; quelles conclusions et recommandations peuvent être tirées des chiffres. Analyse qualitative des données Tandis que certains comptes rendus résultant dinterviews approfondies et de débats dun groupe de discussion sont des illustrations autonomes de thèmes importants, il importe beaucoup dans la plupart des cas danalyser de manière plus systématique les données qualitatives.

29 Critères de choix des méthodes de collecte des données Déterminer quelles méthodes de collecte des données répondent le mieux aux besoins statistiques du CL. Choisir la méthode en fonction des ressources disponibles. Cela peut signifier quil faut réexaminer les indicateurs, ou déterminer dautres options permettant de rester dans les limites du budget. Cela peut aussi signifier quil faut trouver des ressources additionnelles pour financer des enquêtes supplémentaires Choisir les méthodes qui faciliteront la participation à lévaluation des principales parties prenantes du programme. Renforcer la crédibilité et lutilité des résultats en combinant des méthodes dévaluation différentes sil y a lieu.

30 V. 3 Méthodes dévaluation rapide Ces méthodes constituent un moyen rapide et peu coûteux de consulter les bénéficiaires et autres parties prenantes pour fournir aux décideurs les informations dont ils ont besoin. Quelles sont les applications possibles ? Fournir rapidement les informations nécessaires à la prise des décisions de gestion, surtout au niveau dun projet ou dun programme ; Porter une appréciation qualitative sur des changements socioéconomiques complexes, des situations sociales fortement interactives, ou les valeurs, motivations et réactions de la population ; Situer dans leur contexte et interpréter les données quantitatives réunies au moyen de méthodes plus formelles.

31 AVANTAGES : Coût faible ; Rapidité ; Instrument souple pour explorer de nouvelles idées. INCONVÉNIENTS : Les observations ne concernent généralement quune communauté ou une localité particulière il est donc difficile den tirer des conclusions générales ; Instrument moins valide, fiable et crédible que les enquêtes formelles. COÛT : Faible à moyen, selon le champ dapplication des méthodes retenues. COMPÉTENCES REQUISES : Compétences dans les domaines suivants : entrevues non directives, facilitation de groupes, observations sur le terrain, prise de notes, et statistiques de base. TEMPS NÉCESSAIRE : De quatre à six semaines, selon le nombre de personnes interrogées, la localisation et le nombre des sites observés

32 Retour sur les enquêtes formelles Cet instrument peut servir à réunir des données normalisées sur un échantillon soigneusement sélectionné dindividus ou de ménages. Ces enquêtes visent souvent la collecte dinformations comparables auprès dun nombre relativement élevé de personnes appartenant à des groupes cibles particuliers. Quelles sont les applications possibles ? Fournir la base de référence qui permettra de mesurer la performance de la stratégie, du programme ou du projet ; Comparer différents groupes à un moment donné ; Comparer les changements intervenus au sein dun même groupe au cours dune période donnée ; Comparer la réalité aux objectifs définis lors de la conception du programme ou du projet ; Déterminer la situation dune communauté ou dun groupe particulier ; Fournir des éléments dinformation essentiels en vue de lévaluation formelle de limpact dun programme ou projet ; Évaluer les niveaux de pauvreté en vue de la préparation de stratégies de réduction de la pauvreté.

33 AVANTAGES : Les conclusions tirées des réponses fournies par léchantillon interrogé peuvent être appliquées à lensemble du groupe cible ou de la population ; On peut établir des estimations chiffrées de lampleur et de la distribution des impacts. INCONVÉNIENTS : Le traitement et lanalyse des données peuvent constituer un goulet détranglement majeur pour les enquêtes de grande envergure, même si lon dispose dordinateurs ; Les études de mesures des niveaux de vie et les enquêtes sur les ménages coûtent cher et prennent du temps. Il est difficile dobtenir de nombreux types dinformation dans le cadre dentrevues formelles.

34 Les autres moins formelles Enquête à objectifs multiples sur les ménages (appelée aussi Étude de mesure des niveaux de vie) : enquête intégrée permettant de réunir des données sur plusieurs aspects des conditions de vie pour éclairer la prise de décision. Les informations recherchées couvrent les dépenses, la composition du ménage, léducation, la santé, lemploi, la fécondité, la nutrition, lépargne, les activités agricoles et autres sources de revenus. Les enquêtes à objectif unique étudient de façon plus approfondie un moins grand nombre de questions.

35 Questionnaire sur les grands indicateurs du bien-être (CWIQ) : enquête sur les ménages visant à mesurer la variation de certains indicateurs sociaux pour différents groupes de population ces indicateurs portant en particulier sur laccès aux services sociaux et économiques, lutilisation de ces services, et le degré de satisfaction des clients. Cest un moyen efficace et rapide daméliorer la conception des activités, de cibler les services sur les pauvres et, lorsque lenquête est répétée chaque année, de suivre la performance des activités. Les résultats préliminaires peuvent être disponibles dans les trente jours suivant ladministration du questionnaire. Enquête sur la satisfaction des clients (ou sur la prestation des services) : on utilise ce type denquête pour évaluer la performance des services publics en demandant leur avis aux clients de ces services. Ces enquêtes fournissent des indications sur les contraintes auxquelles se heurtent les clients pour accéder aux services publics, permettent de savoir ce quils pensent de la qualité et de ladéquation des services et de déterminer la capacité dadaptation de ladministration. Elles sont normalement effectuées par un ministère ou un organisme public.

36 Et d autres encore moins formelles Groupe dexpression cette méthode consiste à faciliter des échanges de vues entre plusieurs participants (de 8 à 12) soigneusement choisis pour avoir un profil similaire. Ces participants peuvent être sélectionnés parmi les bénéficiaires ou le personnel du programme, par exemple. Le facilitateur utilise un guide de discussion. Dautres personnes enregistrent les commentaires et observations. Consultation dun groupe communautaire cette méthode consiste à poser une série de questions et à faciliter le débat au cours dune réunion ouverte à tous les membres de la communauté. Lenquêteur suit un questionnaire soigneusement préparé.

37 Observation directe cette méthode consiste à consigner sur un formulaire détaillé ce qui a été vu et entendu sur les lieux de réalisation dun programme. Les informations peuvent concerner les activités en cours, les procédures, les discussions, les interactions sociales et les résultats observables. Mini-enquête cette méthode repose sur lutilisation dun questionnaire structuré pour poser un nombre limité de questions fermées à un groupe de 50 à 75 personnes. Le choix des enquêtés peut être aléatoire ou « raisonné » (par exemple, interview de parties prenantes en un lieu tel quun dispensaire dans le cas dune enquête sur les soins ) Feuilles de note : instrument utilisé par les ONG et les centres de réflexion de plusieurs pays. Ce type dévaluation, similaire aux enquêtes sur la prestation des services, a également servi à mesurer le degré de corruption auquel sont exposés les citoyens ordinaires. La vaste diffusion des informations recueillies constitue lune des principales caractéristiques de cet instrument

38 Méthodes participatives Les méthodes participatives permettent dassocier activement à la prise de décision les parties prenantes au projet, programme ou stratégie, et de les amener à souscrire pleinement aux résultats et recommandations. Quelles sont les applications possibles ? Mieux connaître la situation, les perspectives et les priorités de la population locale, afin de mettre au point des interventions mieux adaptées qui auront de plus grandes chances dêtre durables ; Détecter les problèmes et leur apporter une solution au cours de la mise en œuvre ; Évaluer un projet, programme, ou politique ; Améliorer les connaissances et les compétences afin de renforcer les moyens daction des pauvres.

39 AVANTAGES : Prise en compte des questions pertinentes grâce à la participation des principales parties prenantes au processus de conception ; Création de partenariats et appropriation locale des projets ; Amélioration de lapprentissage, de la capacité de gestion et des compétences de la population locale ; Production dinformations actuelles et fiables pour la prise des décisions de gestion. INCONVÉNIENTS : Ces méthodes sont parfois considérées comme moins objectives ; Pour être valable, limplication des principales parties prenantes prend du temps ; Risque de voir certaines parties prenantes monopoliser le processus pour servir leurs propres intérêts. COÛT : Faible à moyen. Très variable, selon le champ dapplication et le degré de détail recherché et selon la valeur attribuée aux contributions locales. COMPÉTENCES REQUISES : Formation dau moins plusieurs jours pour les facilitateurs. TEMPS NÉCESSAIRE : Très variable, selon le champ dapplication et le degré de détail recherché.

40 Il est très recommandé de recourir à une combinaison des différents types de méthodes de collecte des données qualitatives et quantitatives, tels que lexamen de statistiques, les enquêtes à petite échelle, les interviews et lobservation (ce que lon nomme aussi triangulation des données). Lobservation constitue une méthodologie extrêmement précieuse pour collecter les données quenquêtes et interviews ne peuvent saisir avec précision. Par exemple, lobservation est nécessaire pour apprécier linteraction client/fournisseur ou étudiant/enseignant et sur des sujets délicats tels que les pratiques sexuelles et procréatrices. Ne sen remettre en tel cas quaux enquêtes et interviews risque de ne pas donner dinformations précises, car les enquêtés rapportent souvent des comportements idéaux et non réels.

41 Lobservation et peut être utile : ·Quand les données du suivi de la performance indiquent que les résultats ne sont pas conformes aux prévisions, et quand des problèmes dexécution paraissent se poser, mais quon ne les comprend pas. Une observation directe peut aider à déterminer si le processus est médiocrement mis en œuvre ou si des intrants nécessaires font défaut; ·Quand il faut apprécier les détails du processus dune activité, par exemple déterminer si les tâches sont accomplies conformément aux normes requises; ·Quand un inventaire des moyens matériels et des intrants est nécessaire et nexiste pas dans les sources disponibles; ·Quand les méthodes de linterview ont peu de chance de mettre au jour une information précise ou fiable, soit que les enquêtés ne sachent pas, soit quils répugnent à parler.

42 Lappréciation rurale Lappréciation rurale participative Lintention est de faire une évaluation rapidement mais dobtenir des renseignements plus ou moins justes et utiles. Elle utilise une stratégie systématique afin dapprendre lessentiel. Elle focalise sur des sujets dutilité pratique Lappréciation rapide

43 En ce qui concerne la planification des projets, deux notions reviennent souvent dans le débat : ce sont d'une part le diagnostic rapide en milieu rural ou Rapid Rural Appraisal (RRA) propagé vers le début des années 80, notamment par l'Institute for Development Studies (IDS) dans le Sussex en Grande-Bretagne, et d'autre part le diagnostic participatif ou Participatory Rapid Appraisal, appelé aussi Participatory Rural Appraisal (PRA), élaboré sur la base de la précédente et enrichie d'éléments de la recherche-action.

44 La méthode RRA doit, en un temps relativement court et donc à moindres frais, fournir à une équipe pluridisciplinaire les données de base nécessaires pour la planification de projets et de programmes. L'analyse et l'exploitation des résultats restent en grande partie aux mains des experts externes. La méthode PRA, par contre, met l'accent sur le rôle actif joué par la population concernée dans la réalisation et l'analyse de l'enquête de même que dans l'évaluation des résultats. Elle accorde de l'importance au processus d'apprentissage des personnes externes par les membres du village ou du quartier dans lequel l'enquête a lieu et à la découverte commune des conditions de vie locales, dans l'objectif d'une planification et d'une action communes. Ce processus est une confrontation de réalités. Comme le propose Chambers, la lettre "R" dans l'acronyme PRA ne devrait donc pas signifier 'rapid' mais 'relaxed', autrement dit une recherche réalisée de façon détendue, sans hâte.

45 En général lapproche est sémi-structurée : Une sélection dapproches qualitatives et quantitatives Elle est exécutée par des équipes ayant une pluralité de compétences et dexpériences techniques Elle est participative: elle implique les parties prenantes Les utilisations des appréciations rapides Les évaluations diagnostiques: Visent les processus, les problèmes et les causes des problèmes La résolution de problèmes: Pourquoi le projet ne marche pas comme prévu? Quest-ce quon peut faire pour améliorer le projet?

46 Les appréciations rapides : la collecte de données Observer:Des tendances répétées, le foncier, le comportement Discuter:Discuter avec les gens, écouter leurs préoccupations et leurs points de vue, faire des entretiens et tenir des réunions Documenter:Ecrit tout Localiser:Collecter des données déjà disponibles: des rapports, des documents, des cartes, des études antérieures

47 Les méthodes des appréciations rapides participatives Les entretiens (entre 15-30) Des groupes ciblés Les réunions communautaires Des mini-enquêtes (un nombre réduit de questions fermées adressées à un petit groupe) La cartographie

48 Assurer lapprentissage institutionnel et la mise en place de capacités. La participation éclaircit dautre part les rôles des différentes parties prenantes dans lexécution du programme. Négocier les perspectives des parties prenantes. La participation peut servir de processus permettant à différentes parties prenantes de formuler clairement et de présenter leurs besoins, intérêts et attentes. Garantir un exercice effectif des responsabilités

49 Les principes des appréciations rapides Le processus: Il ne faut pas se presser lors de la collecte de données Chercher et explorer Ecouter au lieu de parler Rester ouvert sans juger, sans simposer Chercher ceux qui risquent dêtre marginalisés et découvrir leurs préoccupations

50 Les principes des appréciations rapides Optimiser le troc entre la quantité, la pertinence, lexactitude et lopportunité La triangulation: il faut plusieurs techniques et plusieurs sources de données Face-à-face, lapprentissage est sur le site Lapprentissage se fait selon un schéma directeur adapté au fur et à mesure quon obtient des renseignements: il faut utiliser une multiplicité de méthodes, improviser et contrôler

51 Lappréciation rapide agricole Les renseignements potentiels: Les cultures principales et les rendements (selon la saison) Lintensité de lutilisation des terres Les types et les conditions de sols Les grandeurs des exploitations agricoles, les surfaces cultivées La topographie du terrain Lapprovisionnement en eau Les pratiques culturales

52 Lappréciation rapide agricole Les capacités de lexploitation: Linventaire déquipement Les sources dénergie La main dœuvre Les sources de revenus Les problèmes

53 Lappréciation rapide agricole Les aspects socio-économiques: Les systèmes fonciers Les unités de prise de décision Les revenus agricoles La disponibilité des ressources Lâge et le niveau scolaire

54 La collecte des données qualitatives Méthode indiquée pour les données qui proviennent des: Documents narratifs Entretiens ouverts Réponses aux questions ouvertes sur les questionnaires Groupes ciblés Journaux Observations

55 Lanalyse des données qualitatives La triangulation: Des sources multiples des mêmes renseignements Des sources multiples des renseignements différents Utiliser des collecteurs de données différents Des enquêteurs ou des observateurs différents Si les mêmes résultats sont vérifiés par différentes méthodes de collecte de données, les résultats seront davantage crédibles

56 La cartographie Un moyen de comprendre une communauté Un processus pour impliquer les citoyens dans la compréhension de leur communauté Un moyen de collecter et de tracer linformation sur la distribution, laccès et lutilisation des ressources dans une communauté Une technique participative Aide la population à visualiser leurs ressources Aide lidentification de ce qui est important Un outil important pour lévaluation participative

57 Des cartographies La cartographie historique La cartographie sociale La cartographie sanitaire La cartographie des richesses La cartographie des sources deau La cartographie du foncier La cartographie des biens et des ressources

58 La cartographie transversale Traverser le village à pied Faire un tour systématique dune région géographique Inclure les localités isolées ainsi que des localités où les habitants seront touchés de façon adverse Identifier des micro-environnements Identifier des opportunités ainsi que des problèmes

59 La cartographie des ressources Technique appropriée lorsque le facilitateur a un bon rapport avec la communauté Technique appropriée à condition que la communauté soit bien définie Peut être utilisée à nimporte quel moment pendant le cycle du projet Peut générer des données qualitatives et quantitatives

60 La cartographie des biens Un moyen de collecter des données à laide dun processus qui fait participer les citoyens dans la reconnaissance des forces des résidents tout en construisant une vision positive et un engagement pour la réalisation de cette vision Facilite la compréhension des capacités dune communauté à élaborer un programme Facilite la compréhension des capacités dune communauté à élaborer une appréciation rapide ou une évaluation participative

61 La cartographie des biens Des biens individuels: les compétences, le talent, les réseaux, largent, la formation Des biens civiques: des associations religieuses, des coopératives des quartiers,des groupes sociaux, des groupes de loisirs Des biens institutionnels: les services du gouvernement, les commerçants, les écoles et les collèges, les services de santé, les services sociaux, les agences de développement économique, les parcs et les réserves, les centres culturels

62 QQ biais 1) les biais dus à lappréciation générale de lobjet sur lequel lenquête va porter 2) les biais dus et à lextériorité de lenquêteur 3) les biais dus à une mauvaise utilisation de loutil enquête

63 1) les biais dus à lappréciation générale de lobjet sur lequel lenquête va porter 1.1 Biais dus à une mauvaise appréciation des tensions affectant lobjet enquêté - entre groupes cibles et promoteurs des projets qui viennent de lextérieur - entre bénéficiaires (enquête invalidée si les tensions affectant lobjet enquêté ne sont pas prises en compte) o biais dus à la difficulté de faire émerger les besoins (fragilité de la notion de besoins) o biais dus à la non prise en compte des groupes stratégiques (nécessité de faire émerger les groupes stratégiques constitués de part dautre de lobjet enquêté) 1.2 Les biais dus aux stratégies des groupes cibles (enquête invalidée si elle nanticipe ou ne décèle pas les stratégies pouvant affecter lobjet de lenquête) - Stratégie de détournement : - Stratégie daccaparement - Stratégie légitime de sélection - Stratégie dassistancialisme Stratégie de sécurité

64 2) les biais dus et à lextériorité de lenquêteur 2.1 Les biais du à la position de lenquêteur - Difficultés de voir les impacts inattendus (enquête invalidée si elle nanticipe pas ou ne révèle pas les éventuels effets indirects ou induits) - Difficulté de voir lhistorique du développement (enquête invalidée si lobjet sur lequel elle porte nest pas resituée dans lhistoire) - Difficulté didentifier loffre existante hors projet (enquête invalidée si lobjet sur lequel elle porte nest pas comparé à ce qui existe « hors objet ») 2.2 Les biais induits par les représentations stéréotypées (enquête invalidée si les cadres conceptuels qui la structurent endossent certains types de représentations biaisées plaqués sur lobjet enquêté) - Stéréotype de la communauté villageoise consensuelle - Stéréotype de la communauté villageoise inscrite dans le traditionalisme - Stéréotype de la communauté villageoise passive - Stéréotype de la communauté villageoise réfractaire

65 3 ) Les biais dus à la méthodologie de lenquête 3.1 ) Les biais dans la conception de léchantillon de population Les différents modes déchantillonnage Prélèvement au hasard Echantillon simple prélevé au hasard (choix des sujets à enquêter par génération de nombre aléatoire sous Excel) Echantillon stratifié prélevé au hasard (la combinaison aléatoire choisie est celle qui respecte la représentation de certains sujets prédéterminés et désignés comme devant faire partie de léchantillon)

66 Prélèvement non au hasard La méthode des quota (la répartition de la population en classe jugée pertinente est reportée dans les mêmes proportion sur celle de léchantillon) La méthode des quotas stratifiés (sur représentation volontaire de classes sensibles faibles en valeur absolues) La méthode par accident (choix des sujets interrogés laissé au hasard des rencontres) La méthode du jugement (sans faire de quotas, on prédétermine lidentité des enquêtés) La méthode boule de neige (lenquêté indique quel va être le prochain enquêté) La méthode de léchantillonnage systématique (un point de départ est choisi au hasard à partir duquel, selon une fréquence fixe, on choisit les autres sujets)

67 Léchantillon peut-il et doit-il être représentatif Parfois oui (lorsque lobjectif est dextrapoler, de produire de quantités, des grandeurs) Parfois non (lorsque lobjectif est de recueillir des représentations, de réfléchir sur des relations, des idées, sans avoir à généraliser, qui sont validées par leur contexte doccurrence)

68 Quelle doit être la taille de léchantillon ? la taille de la population étudiée (tableau de taille minimale déchantillon selon la taille de la population et niveau de confiance voulu) le niveau de confiance voulu (% de chance que léchantillon soit différent de la population en général. le degré de précision voulu (marge statistique ou intervalle avec lequel il faut relativiser la précision des résultats) Au delà des enquêtes individuelles : les groupes ciblés (pertinence et limites des méthode dentretien collectif) Au delà des enquêtes individuelles : les jugements dexperts travaux de Deville Laville

69 3.2) Les biais dans la conception et la passation de lenquête Le libellé des questions le parti-pris de lenquêteur lidentité et lattitude de lenquêteur les faits et les opinions la déformation conservatrice lattirance pour la réponse oui : Le choix de la méthode denquête : questionnaire ou entretien lapproche qualitative et lapproche quantitative le questionnaire pour quoi faire ? lentretien pour quoi faire ? (direct, semi direct, libre) lhomogénéité des contextes de production

70 Le coût des enquêtes En absence danalyse financière sur lensemble des enquêtes faisant lobjet de cette analyse, on peut toutefois établir qq indicateurs de coût.

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