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Darwinisme et Néo- Darwinisme Gregor Mendel (1822-1884)Darwin (1809-1882) Pierre Baribeau (2007)

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1 Darwinisme et Néo- Darwinisme Gregor Mendel ( )Darwin ( ) Pierre Baribeau (2007)

2 Darwin Darwin Le problème de linterprétation (daprès le livre de Peter J. Bowler) Darwin «[…] Si je ne suis pas un expert de Darwin, jai du moins consacré une partie de ma vie à essayer de comprendre limpact de sa théorie. L«industrie darwinienne» elle- même a détruit bon nombre des mythes qui entouraient son œuvre, mais il existe une autre ligne de recherche, qui a également contribué à jeter une lumière différente sur limpact de lévolutionnisme. Les historiens saperçoivent de plus en plus que limage conventionnelle de linfluence de Darwin sur le développement de la pensée moderne est sérieusement déformée. Darwin ne fut pas le seul à forger le concept dévolutionnisme pendant la première moitié du XIXe siècle et sa théorie de la sélection naturelle na pas dominé la pensée évolutionniste à la fin de la période victorienne.»

3 Darwin Le problème de linterprétation -Pour les rationalistes, il représentait lhomme de science qui avait réussi à pénétrer des domaines de connaissance jusque-là soumis au dogme religieux. -Pour les Libéraux, sa théorie étayait une philosophie optimiste du progrès, fournissant la garantie conceptuelle que les choses continueraient à saméliorer tant quon nentraverait pas le libre développement de la nature et de la société. -Les théologiens conservateurs protestaient contre sa théorie, affirmant quelle détruisait les valeurs morales et lordre social, et réduisait lêtre humain au rang danimal. -La querelle qui sengagea autour de lOrigine des espèces entre les extrémistes des deux camps était en fait une bataille dans la guerre que se livraient science et religion.

4 Darwin Le problème de linterprétation -Quand Darwin mourut en 1882, ses obsèques à labbaye de Westminster furent celles dun héros national de la science. -Certains biologistes considèrent que les idées de Darwin étaient fausses et quelles doivent être modifiées ou même abandonnées si lon veut que la science progresse. -Les scientifiques qui saluent Darwin comme un héros du savoir lutilisent eux-mêmes pour justifier leurs idées sur la place attribuée à la science, au rationalisme et à la connaissance dans le monde moderne. -Pour les fondamentalistes religieux, le darwinisme représente lun des facteurs les plus importants qui nous poussent à nous éloigner de Dieu et de sa parole. En Amérique, les fondamentalistes organisent des campagnes pour discréditer…

5 Darwin Le problème de linterprétation …la théorie de lévolution et ses implications matérialistes. -La critique du darwinisme provient aussi dintellectuels antimatérialistes qui […] craignent que nous perdions tout respect pour notre créativité et notre statut dêtres moraux. Leur solution nest pas de remplacer la sélection naturelle par la création divine mais par un processus dévolution plus finalisé. -On attribue également au darwinisme des implications politiques. Les tenants dune idéologie de gauche continuent à utiliser lexpression «darwinisme social» pour désigner lidéologie de ceux qui affirment que le comportement humain est déterminé par notre nature biologique.

6 Darwin Le problème de linterprétation -Les conservateurs prétendent que létat actuel de la société est «naturel» parce quil reflète notre caractère biologique. -Les socialistes évoquent la mémoire de Darwin et la «lutte pour lexistence» pour montrer que la science peut être modelée par son environnement politique. Ils prétendent que Darwin na fait que projeter sur la nature le modèle capitaliste dune société fondée sur la compétition. -Darwin nous a montré quil était en contact étroit avec la philosophie sociale de son époque. Il a projeté léthique capitaliste de la compétition sur la nature et orienté ensuite toutes ses observations pour quelles puissent sinsérer dans le schéma imposé par son propre esprit.

7 Darwin Le problème de linterprétation -Si, conformément à ce modèle de lhistoire de lévolutionnisme, on envisage limpact plus général de la théorie, on considérera naturellement que la théorie de la sélection a joué un rôle majeur dans la transition entre le créationnisme et le darwinisme social à la fin du XIXe siècle. -La thèse selon laquelle la «révolution darwinienne» dans le domaine scientifique a contribué à provoquer une transition culturelle majeure semble aussi renforcer lidée que Darwin ne faisait que refléter lidéologie de son époque. Elle rend responsable des origines du mal contemporain lhomme qui popularisa les métaphores de la «lutte pour lexistence» et de la «survivance du plus apte».

8 Darwin abrégé de sa théorie «Lessence de la sélection naturelle réside dans lidée de Darwin que lévolution est uniquement guidée par linteraction entre la population et le milieu. Les membres dune population diffèrent les uns des autres par une quantité de détails dont les animaux (et les humains) se servent pour sidentifier les uns les autres en tant quindividus. Cette variation plus ou moins fortuite (que nous expliquons aujourdhui en termes de différences génétiques) forme le matériau de base sur lequel agit la sélection naturelle. La sélection implique la survivance et la reproduction préférentielle des individus qui ont fortuitement hérité dune variation qui leur donne plus datouts que leurs congénères pour affronter leur environnement local…

9 Darwin abrégé de la théorie …Ces individus «plus aptes» (cest-à-dire mieux adaptés) survivent et se reproduisent plus que les autres, si bien que le caractère avantageux quils possèdent devient plus fréquent dans la génération suivante. Sur une longue période, le trait adaptatif se répand dans toute la population et le caractère moyen de lespèce change […] Ces petits changements ainsi produits sadditionnent au fil du temps et sont la cause des développements majeurs qui ont caractérisé lapparition de nouvelles formes de vie tout au long de lhistoire de la terre.»

10 Darwin La sélection est aléatoire «La thèse la plus importante est que la variation individuelle à partir de laquelle procède la sélection naturelle est essentiellement aléatoire: elle ne peut par elle-même imposer une direction particulière à lévolution parce quelle tend à se propager dans toutes les directions. Il nexiste en particulier aucune force qui oblige les espèces à progresser selon une hiérarchie préétablie menant au plus complexe aucune échelle de lévolution quelles devraient toutes gravir. Parce quelle est uniquement conditionnée par les exigences du milieu local envers la population, lévolution est essentiellement un processus ouvert, sans but défini […]»

11 Darwin Sens du terme «darwinisme» «La thèse qui sous-tend la nouvelle interprétation du rôle de Darwin est que lOrigine des espèces a agi comme un catalyseur qui a entraîné la conversion de nombreux penseurs du XIXe siècle à une version progressionniste de lévolutionnisme, qui nétait pas «darwinienne» dans le sens moderne du terme. Le terme «darwinisme» doit être compris dans deux sens complètement différents, lun se référent à lère victorienne et lautre au XXe siècle […] la fascination des historiens pour la découverte de la sélection naturelle est essentiellement un produit de la seconde définition: lintérêt vient du fait que nous savons rétrospectivement que la théorie a finalement eu une énorme influence sur la biologie moderne.»

12 Darwin Darwin Les théories de lévolution avant lOrigine des espèces Darwin -Alfred Russel Wallace: publie un article en 1858 qui développa une théorie de lévolution très proche de celle de Darwin. Darwin publia sa théorie en William Paley: publie en 1802 sa Théologie naturelle, considérée comme un exposé classique de l«argument du dessein», selon lequel les espèces sont conçues par un Créateur avisé de la même façon quune montre est conçue et fabriquée par un horloger. -Jusquen 1859, les biologistes ne sétaient que très peu intéressés à lidée dévolution. Presque tout le monde acceptait un créationnisme sans nuances, et que selon la vaste majorité des biologistes ladaptation de chaque espèce au milieu prouvait lexistence dun Créateur avisé et bienveillant.

13 Darwin Les théories de lévolution avant lOrigine des espèces -Le romancier Samuel Butler: publie lÉvolution, ancienne et nouvelle en 1879 pour démontrer que Darwin nétait en aucune façon le premier à proposer une théorie de lévolution. -Lamarck: sa théorie était basée sur un certain nombre dhypothèses que Darwin allait rejeter. Ses idées étaient associées à la thèse selon laquelle les premières choses vivantes avaient été créées par «génération spontanée», cest-à-dire par une transition naturelle entre la matière non vivante et la matière vivante. De plus, il prétendait que les formes les plus simples de la vie progressaient graduellement mais inévitablement selon une hiérarchie allant du simple au complexe pour aboutir finalement à la race humaine.

14 Darwin Les théories de lévolution avant lOrigine des espèces -Robert Chambers: publie anonymement Vestiges de lhistoire naturelle de la Création en Son but était de dissocier lévolutionnisme de son image radicale et de le rendre acceptable aux yeux de la bourgeoisie montante. Le but de son livre était de démontrer que le progrès était inévitable à long terme parce quil était un prolongement naturel du développement progressif de la vie sur terre. -George Combe: publie De la constitution de lhomme en Il soutenait que la structure du cerveau était la source de toutes les fonctions mentales. La phrénologie fut finalement reléguée au rang de pseudo-science parce quelle affirmait quon pouvait deviner le caractère dune personne grâce aux bosses de sa tête. Mais, à ses débuts, elle fut un facteur important de promotion des valeurs matérialistes.

15 Darwin Les théories de lévolution avant lOrigine des espèces -Richard Owen: publie De la nature des membres en Il écrivit que le plan divin de création pouvait se manifester par des causes secondes, cest-à-dire non miraculeuses. -Baden Powell: publie Essais sur lesprit de la philosophie inductive en Il exprimait lidée que laction de Dieu dans lunivers était plus visible dans les lois quIl avait institué que dans les violations arbitraires et miraculeuses de ces lois. -Herbert Spencer: publie Social Statics en Il soulignait la nécessité de la libre entreprise comme garantie de ladaptation de lindividu à une société en perpétuelle mutation. Il trouvait bénéfiques les souffrances résultant de léchec, car elles constituaient un stimulant qui encourageait lindividu à faire mieux à lavenir.

16 Darwin Darwin Repères biographiques Darwin -Charles Robert Darwin naquit le 9 février 1809 à Shrewsbury. Il était le cinquième – le deuxième fils – dune famille de six enfants. -Son père, Robert Waring Darwin, était un médecin renommé et aisé. Son grand-père, Erasmus Darwin, était également médecin, mais il avait acquis une réputation internationale grâce à ses descriptions poétiques du monde naturel et ses spéculations sur la nature et lorigine de la vie. -Les Darwin étaient membres aisés de la bourgeoisie de tradition libérale, et le milieu intellectuel et culturel dans lequel évoluait cette famille façonna les idées de Charles tout au long de sa vie. -Darwin fut envoyé, à lâge de seize ans, à Edimbourg pour y étudier la médecine.

17 Darwin Les années duniversité -Edimbourg était alors un centre détude de la biologie marine, et Darwin se mit très vite à collectionner des animaux marins pour les disséquer et les observer au microscope. -Darwin appris en août 1831 que le capitaine Robert FitzRoy recherchait un naturaliste pour voyager avec lui à bord du Beagle lors dune expédition destinée à explorer les côtes sud-américaines et les îles des mers du sud. -Darwin fit lacquisition de tout léquipement nécessaire pour un voyage qui devait au départ durer trois ans: des fusils, une loupe, un microscope, du matériel danalyse géologique et chimique, des livres, etc. Il emporta des ouvrages de références sur lhistoire naturelle.

18 Darwin Le voyage du Beagle -Le voyage du Beagle est souvent considéré comme le grand tournant de la carrière de Darwin. On dit que cette expérience la converti à lévolutionnisme et a façonné tout le développement ultérieur de sa pensée. -On a raconté maintes fois lhistoire de sa découverte des différentes espèces de pinsons des îles Galapagos, qui la convaincu de la réalité de la transmutation. Les Galapagos sont devenues depuis un haut lieu dintérêt pour les naturalistes, et lon a fait du voyage de Darwin un des fondements légendaires sur lesquels la biologie scientifique moderne est censée sêtre construite. -Grâce aux travaux de Frank Sulloway, nous savons que Darwin na compris la véritable signification des pinsons des Galapagos quaprès le départ du Beagle.

19 Darwin Ses recherches -Les historiens considèrent désormais que sa conversion à lévolutionnisme a eu lieu après son retour en Angleterre. -Létude des zoophytes (coraux, etc.) commencée à Edimbourg devait rester tout au long du voyage une des principales préoccupations de Darwin, le conduisant finalement à élaborer une nouvelle conception des rapports entre le règne animal et le règne végétal. -À son retour, il avait approfondi sa connaissance dans ses domaines de prédilection et percevait de plus en plus lintérêt des questions posées par une par une étude conjointe de la biogéographie et luniformitarisme géologique, auquel il venait dadhérer. -La première édition de lensemble de cette étude générale, Le voyage dun naturaliste, parut en 1839, suivie en 1945 dune édition revue et corrigée pour le grand public.

20 Darwin Îles du Galapagos -Le 15 septembre 1835, le Beagle atteignit larchipel des Galapagos, un groupe dîle situé sur léquateur à des centaines de kilomètres de la côte ouest du continent sud- américain. Ces îles sont dorigine volcanique et le sol est encore essentiellement constitué de lave recouverte darbres chétifs et de broussailles […] Il y avait partout des cratères et des coulées de lave […] -Ce sont, bien sûr, les pinsons qui ont fini par symboliser linfluence de ces îles sur le développement de la pensée de Darwin. Selon la légende populaire, il remarqua quil y avait différentes espèces de pinsons, chacune adaptée à une île en particulier, et se rendit immédiatement compte quelles étaient le résultat dune évolution divergente. La véritable histoire de sa découverte sest avérée bien plus complexe.

21 Darwin Les pinsons -Darwin confia les pinsons à lornithologue John Gould après son retour en Angleterre. Il avait identifié treize espèces divisées en quatre sous-groupe. Les becs révélaient plus particulièrement des différences significatives, qui montraient ladaptation des espèces à différents modes dalimentation -Lanalyse des notes de Darwin a démontré à quel point Le voyage dun naturaliste était un compte-rendu rétrospectif. Il ny a pas eu deurêka aux Galapagos: Darwin ne comprit que leur signification que lentement, pendant les années qui suivirent. En fait, Darwin avait quitté larchipel sans se rendre compte de la portée de ses observations […] Les oiseaux-moqueurs ont pu lui offrir des indices plus immédiats que les pinsons.

22 Darwin Darwin LOrigine des espèces Darwin Résumé des chapitres par Peter J. Bowler

23 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 1: «De la variation des espèces à létat domestique», Darwin commence par souligner que les éleveurs et les agriculteurs sont capables de provoquer des changements importants chez les espèces domestiques et les plantes cultivées. Darwin était convaincu que lanalogie avec la sélection artificielle était la meilleure façon daider les lecteurs à comprendre comment la nature pouvait produire des changements similaires grâce à un processus équivalent de sélection […] Darwin avance que la variation individuelle est due à leffet direct dun changement de conditions sur le procès de reproduction. Cela expliquerait pourquoi les espèces domestiques font preuve dune plus grande variabilité que les espèces sauvages. Darwin insiste sur le fait que tous les changements de structure ont une cause, même si nous ne connaissons pas cette cause et que nous parlons de hasard.

24 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 2: «De la variation à létat de nature», Darwin se demande si la variation qui sert de matériau brut à la sélection existe dans les populations sauvages. Il admet quil peut y avoir beaucoup moins de variation dans la nature parce que – selon sa théorie – les espèces sauvages vivent dans des conditions «naturelles» qui ne perturbent pas le procès de reproduction. Mais des différences individuelles apparaissent bel et bien et même les structures les plus importantes sont sujettes à variation […] Dans une partie du chapitre, Darwin utilise une méthode pour démontrer la variabilité des espèces sauvages. Il met laccent sur le fait que de nombreuses espèces forment des races distinctes et permanentes ou des «variétés» adaptées aux conditions locales dans certaines partie du territoire. Les variétés ne sont quune étape intermédiaire dans la production de nouvelles espèces.

25 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 3: introduit la notion de «lutte pour lexistence», conséquence de la tendance de toutes les espèces à se reproduire à lexcès. Si le nombre des individus qui naissent est plus grand que celui des survivants potentiels, il sensuit obligatoirement une compétition pour déterminer quels individus pourront se procurer assez de ressources rares pour survivre. Il est clair et net que cette idée a son origine dans le «principe de population» que Malthus appliquait à la société humaine: «Cest la doctrine de Malthus appliquée avec une intensité beaucoup plus considérable à tout le règne animal et tout le règne végétal, car il ny a ni production artificielle dalimentation, ni restriction apportée au mariage par la prudence» (p.113). La force de cet argument provient des calculs numériques dont le but est de montrer le taux potentiel de croissance de la population qui doit être corrigé par la rareté des ressources.

26 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 3: cest entre des membres de la même espèce, ou de variétés très voisines, que la lutte est la plus sévère, parce que les individus sont en compétition pour les mêmes ressources exactement. De nombreux facteurs différents déterminent qui vivra et qui mourra. Lélimination a souvent lieu parmi les jeunes; la pénurie de nourriture est parfois critique mais ce sont le plus souvent les prédateurs qui limitent la population. Darwin insiste sur la complexité du réseau des interactions entre espèces, chacune étant limitée par dautres, pour lesquels elle est une proie ou qui sont des proies pour elle […] Il était cependant soucieux de ne pas donner de la nature une image trop dure. Il souhaitait laisser entendre que sa théorie modifiait, mais ne détruisait pas, la croyance bien établie en un Dieu sage et bienveillant qui avait créé la nature.

27 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 4: «La sélection naturelle», contient la principale description du mécanisme proposé par Darwin […] Il oppose les pouvoirs de la nature à ceux de lhomme, dans le but de montrer que la sélection dans la nature sera bien plus efficace. Il insiste sur le fait que laction de la sélection naturelle consiste uniquement à améliorer laptitude des organismes à affronter leur milieu […] Le facteur le plus important est bien sûr la reproduction plus que la survie […] Darwin explique que tout caractère utile pour attirer le partenaire acquerra un niveau de développement très élevé […] lextinction de certaines formes est inévitable dans un monde régi par la sélection naturelle. Les espèces sont souvent exterminées par des espèces rivales, ce qui crée en fait un espace permettant aux plus prospères de se multiplier.

28 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 6: «Difficultés de la théorie», Darwin sattache à défendre sa théorie contre les objections quil prévoit […] Le premier problème abordé est labsence de forme de transition entre les espèces connues. Ce point est important parce quon suppose généralement quune théorie de lévolution continue implique nécessairement quil ny ait pas de coupures entre les espèces. Darwin répond que cela nest pas le cas si lévolution est un processus divergent et ramifié. Comme la divergence sopère à travers lextermination continue des formes les moins spécialisées, les formes intermédiaires ne survivent pas. Selon lui, «les espèces arrivent à être assez bien définies et à ne présenter à aucun moment un chaos inextricable de formes intermédiaires» (p.230).

29 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 6: le problème suivant est lorigine des espèces qui possèdent une structure ou des habitudes particulières. Comment, par exemple, un mammifère aptère pouvait-il évoluer pour devenir une chauve-souris? Les formes intermédiaires possédaient probablement des membres qui nétaient adaptés ni à la marche ni au vol. Pour justifier son argument, Darwin évoque les écureuils volants qui possèdent des aptitudes variées pour passer dun arbre à lautre en vol plané. Cela confirme que le stade intermédiaire entre les pattes et les ailes est viable et quil peut illustrer le chemin éventuellement pris par la sélection pour aboutir aux ailes plus perfectionnées des chauves-souris. Darwin fait remarquer que les espèces changent vraiment leurs habitudes, comme le prouvent certains types de pics qui ne vivent pas dans les arbres et doies à pieds palmés qui napprochent jamais de leau.

30 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 7: «Linstinct», sujet qui intéressait particulièrement Darwin parce quil était convaincu que lévolution devait pouvoir expliquer le comportement animal […] Il était convaincu que la sélection naturelle pouvait aussi bien agir sur les instincts que sur les caractères physiques. La variation existe au sein du comportement instinctif de chaque espèce particulière […] Ainsi, la sélection pouvait favoriser un instinct utile en avantageant les variations utiles. Le cas des insectes neutres sexplique par le fait que la sélection peut agir aussi bien sur des familles que sur des individus: les insectes qui ont tendance à produire des types utiles mais neutres dans leur descendance survivent plus facilement comme fondateurs de colonies.

31 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 8: «Hybridité», Darwin traite dun sujet que beaucoup de critiques ont considéré comme une objection fatale à sa théorie. Des variétés provenant dune même espèce peuvent être croisées entre elles, mais selon la conception traditionnelle lhybridation despèces distinctes échoue systématiquement. Darwin répond à cet argument en montrant que la distinction prétendument absolue entre variétés et espèces nest pas aussi nette quon le dit habituellement. Il cite de nombreux cas qui montrent quen croisant différentes espèces de plantes on rencontre des degrés variables de stérilité. Si les espèces sont très proches, il y a souvent un faible degré de fertilité dans la descendance hybride. Sa conclusion est que […] une étude détaillée de lhybridation confirme quil ny a pas de distinction bien définie entre variétés et espèces. Tandis que deux formes voisines divergent de plus en plus lune de lautre au cours de lévolution, leur aptitude à se croiser diminue de plus en plus et aboutit finalement à zéro, cest-à-dire à la stérilité absolue.

32 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 9: «Insuffisance des archives géologiques», Darwin était persuadé que lévolution agissait toujours lentement et graduellement, mais il était conscient du fait que les archives fossiles, qui révélaient généralement lapparition soudaine de nouvelles espèces sans quil y ait de signe indiquant un ancêtre, semblaient infirmer ce point de vue. Selon lui, cette discontinuité était due à l,imperfection des archives et ne prouvait pas que les espèces apparaissaient soudainement. Il fait remarquer (p. 334) que ce serait une erreur de rechercher de simples intermédiaires entre deux formes voisines; elles ont divergé à partir dun ancêtre commun qui nest pas exactement intermédiaire entre ses futurs descendants. Mais même ce type plus complexe de rapport napparaît que rarement dans les archives fossiles, et Darwin nous avertit quon ne saurait espérer trouver les traces de toutes les étapes de lévolution dans les roches.

33 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 10: «De la succession géologique des êtres organisés», démontre que, même en tenant compte de linsuffisance des archives, la distribution des fossiles connus est compatible avec une théorie de la descendance commune. Les paléontologues saccordaient en général à dire que dans toute séquence de formation de fossiles les formes intermédiaires dans le temps étaient également intermédiaires du point de vue des caractères. Owen et quelques autres avaient déjà montré que les types anciens semblaient souvent «tomber entre» les formes modernes plus distinctes. Ainsi les porcs et les chameaux pouvaient se retrouver réunis dans un groupe unique en incluent des fossiles possédant des caractères intermédiaires. Pour Darwin, il était évident que ces types anciens étaient les ancêtres communs à partir desquels avaient évolué les formes modernes plus spécialisés.

34 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 11 & 12: ««Distribution géographique», Darwin insiste sur le fait que les différences dans les faunes de lAncien et du Nouveau Monde ne peuvent pas sexpliquer en termes de climat étant donné que les deux continents partagent les mêmes conditions physiques. Lautruche africaine et lautruche américaine sont apparemment identiques mais, quand on les observe attentivement, chacune apparaît caractéristique de son propre continent. Le facteur le plus déterminant pour la distribution géographique est celui des barrières qui arrêtent la libre migration, parmi lesquelles les océans jouent un rôle majeur pour les mammifères terrestres. Inversement, les terres forment une barrière évidente pour la migration de la faune marine […] Ainsi, selon sa théorie, il est logique que les obstacles majeurs à la migration définissent des groupes particuliers despèces.

35 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 13: «Affinités mutuelles des êtres organisés», permet à Darwin de développer au maximum le potentiel explicatif de sa théorie. Il choisit un certain nombre de phénomènes rencontrés par les naturalistes dans leur travail de classification des espèces et démontre quils ne sont explicables quau regard dune théorie de la descendance commune. Le système de base de la classification regroupe des espèces similaires en genres, les genres eux-mêmes en familles et ainsi de suite. En établissant ces relations, les naturalistes étaient à la recherche de ce quils appelaient un «système naturel» de classification […] Pour Darwin, le fait de poser lexistence dun plan divin sous-jacent n,ajoute rien à notre connaissance des relations naturelles. Seule sa théorie peut expliquer pourquoi les espèces sont regroupées: le système naturel est une expression des relations créées par lévolution, en fait une coupe transversale de larbre de lévolution.

36 Darwin LOrigine des espèces Chapitre 13: Darwin se réfère ensuite à lembryologie pour faire remarquer que les embryons ont un bien plus grand degré de ressemblance entre eux que les adultes. Cela peut sexpliquer selon lui en supposant que les modifications adaptatives sont principalement produites par des changements survenant au cours des derniers stades de la croissance, laissant intacts les schémas initiaux de développement […]Darwin envisage le problème des organes rudimentaires ou atrophiés. Beaucoup despèces possèdent de tels organes, qui nont pas dutilité apparente et qui souvent ne se développent pas au-delà dun stade très rudimentaire […] ces organes sont des restes de structures qui avaient autrefois été utiles mais qui satrophient parce que les changements dhabitude de l,espèce les ont rendus superflus. Lhérédité préserve jusquà un certain point la structure mais celle-ci se détériore parce que la sélection naturelle favorise les individus qui ne gaspillent pas leur énergie à produire des structures inutiles.

37 Darwin Darwin La postérité du darwinisme (daprès Jean-Marc Drouin) Darwin -Première période de 1859 à 1900: la plupart des scientifiques se rallient à lidée dévolution ou, comme préfèrent dire certains, de «transformisme». Le parallélisme ébauché par Darwin entre le développement de lembryon et lévolution de lespèce est repris et vulgarisé par plusieurs auteurs. Le darwinisme est intégré – au prix de quelques réinterprétations – dans une philosophie évolutionniste qui doit sans doute plus à Spencer quà Darwin lui-même, quand il nest pas tout simplement transféré au domaine politique sous la forme du darwinisme social […] la théorie de lhérédité par mélange à laquelle adhère Darwin ne permet pas de comprendre comment peut se maintenir un taux de variation suffisant pour assurer la descendance avec modification.

38 Darwin La postérité du darwinisme -La deuxième période du premier tiers du XXe siècle: est marquée par lémergence de la génétique classique. Les lois de lhérédité, formulées en 1865, par Mendel, à propos de lhybridation végétale sont redécouvertes en 1900 par Hugo de Vries, Carl Correns et Erich von Tschermak. Elles semblent apporter la preuve que lhérédité ne peut concerner que des caractères discrets, discontinus, et que par conséquent la conception darwinienne, essentiellement continuiste, ne peut rendre compte de lÉvolution. Ainsi cette période a pu être considérée plus tard comme léclipse du darwinisme, une éclipse dont il faut cependant noter quelle naboutit pas à refuser lidée de transformisme.

39 Darwin La postérité du darwinisme -La troisième période de 1930 à 1960: est celle du triomphe posthume de Darwin. Une «théorie synthétique de lévolution», souvent qualifiée de néodarwinisme, se constitue par la rencontre de naturalistes, de généticiens, de paléontologues et de mathématiciens […] Elle consiste essentiellement en deux extrapolation de cette théorie à tous les aspects de lévolution y compris la macroévolution. Rien ne résume mieux lesprit de cette théorie que lexemple de Phalène de Bouleau […] Un papillon dont les ailes claires se confondent avec le tronc du bouleau, comprend aussi une forme sombre. Cette forme a longtemps été rare dans la campagne anglaise car les individus sombres étaient immédiatement repérés par les prédateurs. Avec lindustrialisation les supports se sont noircis et la forme sombre sest trouvé avantagée. Mais la proportion peut se modifier à nouveau si la pollution régresse […]

40 Darwin La postérité du darwinisme -La quatrième période de 1970 à aujourdhui: elle a vu la théorie synthétique contestée: du côté de la biologie moléculaire, du côté de la paléontologie et même du côté de la systématique. Jusquà la fin des années 1960, les développements spectaculaires de la biologie moléculaire ont permis détendre le champs du modèle darwinien et ont semblé conforter la théorie synthétique. Dans un deuxième temps ils ont entraîné un certain nombre de révisions et favorisé lapparition dhypothèses concurrentes. Parmi elles, la théorie neutraliste a été proposée par un généticien japonais, Kimura, en Elle affirme que «les formes mutantes qui participent à lévolution moléculaire de chaque gène sont à peu près équivalentes du point de vue sélectif, cest-à-dire quelles font aussi bien le travail en termes de survie et de reproduction de lindividu.»

41 Darwin Darwin Les origines de lhomme Darwin -Lapplication de la théorie aux origines de lhomme allait mettre en relief les implications générales du débat sur le mécanisme de lévolution. Beaucoup de gens étaient choqués par lidée même que lhomme puisse descendre du singe. -Une multitude de caricatures ridiculisèrent dans la presse populaire lidée que lhomme puisse être apparenté au gorille. En avançant la possibilité de cette relation, les évolutionnistes portaient atteinte au concept dâme immortelle, donc aux fondements même de la morale. Si la théorie évolutionniste était vraie, il fallait trouver une nouvelle source aux valeurs morales. Darwin lui-même avait abordé ces problèmes dès la première étape de la formation de sa théorie.

42 Darwin Les origines de lhomme -Dès le début, il acceptait lidée que nous nétions rien dautre que des animaux hautement développés, et il tentait dexpliquer notre comportement social en termes biologiques. -LOrigine des espèces évitait de traiter du problème de lorigine de lhomme, à lexception dune seule affirmation, que Darwin se sentit moralement obligé dajouter afin de ne pas être accusé de cacher ses opinions: «Une lumière sera jetée sur lorigine de lhomme et son histoire.» Le sujet, même sans cette affirmation, était destiné à occuper le devant de la scène, et les débats firent rage pendant les années 1860, avant dêtre renouvelés par la propre contribution de Darwin, La descendance de lhomme, en 1871.

43 Darwin Les origines de lhomme -La plupart des intellectuels de la fin de lépoque victorienne adoptèrent certes la position évolutionniste de base, mais leurs idées sur la manière dont lhomme était descendu du singe nétait pas forcément conformes aux idées de Darwin, et nannonçaient certainement pas le point de vue contemporain. -De nombreux adversaires actuels du darwinisme mettent toujours laccent sur ses implications matérialistes, et sont ainsi conduits à supposer que ces implications ont été imposées aux victoriens par leur adhésion à cette théorie. Lon soutient souvent que le capitalisme sauvage et limpérialisme ont encouragé ladoption dune politique impitoyable de «darwinisme social», où les individus et races inaptes étaient condamnés à la mort ou à lesclavage.

44 Darwin Les origines de lhomme -Les Libéraux qui sefforçaient de réfuter la conception traditionnelle de la morale – très liée à une vision conservatrice des rapports sociaux – étaient eux-mêmes persuadés que lévolution sociale constituait un progrès inévitable vers un but pourvu de sens moral. -Les anthropologues, de leur côté, envisageaient la civilisation moderne comme le plus haut degré dune échelle de progrès social que toutes les races pouvaient à la longue espérer atteindre. Loin dêtre un produit du matérialisme darwinien, la théorie de lévolution sociale naquit indépendamment de son homologue biologique, et contribua à faire prévaloir un point de vue progressionniste qui se substitua à la logique de la théorie darwinienne de développement arborescent.

45 Darwin Les origines de lhomme -Cest Lamarck qui avait posé les bases dun compromis évolutionniste qui allait profondément influencer le jeune Darwin. Lamarck prétendait que les instincts étaient en fait des habitudes acquises, suivies si longtemps quelles sétaient transformées en instincts héréditaires. Lhérédité des caractères acquis était valable pour les fonctions mentales tout autant que pour des structures physiques comme le cou de la girafe. Lévolution exigeait la transformation des habitudes mentales acquises en modèles comportementaux gravés biologiquement dans les êtres vivants: en fait, linstinct était une mémoire inconsciente héritée des générations précédentes […] Cette position lamarckienne allait devenir le fondement dune bonne partie des théories du XIXe siècle sur lorigine des facultés humaines.

46 Darwin Les origines de lhomme -Darwin lui-même, lorsquil commença à réfléchir aux implications de lévolutionnisme pour lhomme sinspirait de ces thèses. Il était convaincu que tous les instincts, y compris linstinct social de lhomme que nous appelons solennellement la moralité, avaient été créés par lévolution. En fait, il tentait de faire de la moralité une partie de la biologie, affirmant quil nétait possible de comprendre notre comportement instinctif que comme produit des procès naturels qui nous avaient adaptés à un mode de vie particulier, basé sur la cellule familiale comme moyen délever des enfants. Les instincts sociaux (ou moraux) sétaient implantés parce quils étaient utiles, non parce quils représentaient un pouvoir supérieur imposé de lextérieur.

47 Darwin Les origines de lhomme -Darwin consacra un autre livre à démontrer que, réciproquement, le comportement humain présentait de nombreuses survivances de son ascendance animale. Dans son Expression des émotions chez lhomme et les animaux qui parut en 1872, il tenta de démontrer que notre comportement émotionnel suivait des modèles qui étaient déjà repérables chez les animaux inférieurs. Le rictus pouvait être une survivance de laction de montrer les dents à un ennemi, quand elles étaient encore utilisées comme armes. Par ces exemples, Darwin tentait de convaincre le lecteur que notre comportement nétait pas aussi élevé que nous limaginions par rapport à celui des animaux inférieurs. Nos vies étaient encore dominées par des fonctions qui nous étaient imposées comme produit de notre ascendance animale.

48 Darwin Les origines de lhomme -Mais ce fut dans la Descendance de lhomme quil aborda le problème crucial: expliquer comment lespèce humaine avait acquis des pouvoirs mentaux qui, aux yeux de Darwin lui- même, étaient largement supérieurs à ceux dont disposaient les animaux qui nous étaient apparentés. -Si le progrès mental était inévitable, pourquoi les singes nauraient-ils pas progressé avec nos ancêtres et ne seraient-ils pas parvenus au même niveau que nous? Dans un modèle arborescent de lévolution, il était essentiel de montrer pourquoi les deux branches divergentes dun tronc commun avaient poursuivi des directions différentes. La théorie de Darwin, paradoxalement, exigeait que soient précisées les conditions particulières qui avaient agi sur nos ancêtres, car cétait la seule manière dont il pouvait expliquer la différence entre les pouvoirs mentaux acquis par lhomme et par le singe.

49 Darwin Les origines de lhomme -Darwin dut en fait construire ce que les évolutionnistes modernes appellent un «scénario adaptatif», expliquant pourquoi nos ancêtres avaient développé des caractères qui les avaient séparés des singes. Sa solution fut de déplacer laccent de nos pouvoirs mentaux à une autre caractéristique propre à lhomme: la station debout et la bipédie. Darwin comprenait que cela représentait une adaptation à un mode de vie dans un milieu différent de celui des singes. Les singes étaient demeurés des singes parce quils avaient conservé leur mode de vie arboricole ancestral, et leurs avant-bras avaient continué à être adaptés à saisir les branches. Nos ancêtres avaient quitté les arbres et sétaient tenus debout afin de circuler dans les savanes, ce qui avait rendu leur main libre dexplorer leur environnement et dutiliser pierres et bâtons comme outils primitifs.

50 Darwin Les origines de lhomme -Darwin était convaincu que notre sens moral était le produit de linteraction entre les instincts sociaux et lintelligence en développement. Il ne croyait pas quun accroissement de la socialisation pouvait expliquer le développement de lintelligence, car il savait que les singes et beaucoup dautres animaux vivaient déjà en groupes familiaux. -Darwin était prêt à accepter lidée que certaines races avaient avancé plus rapidement dans leur développement mental, peut-être parce quelles avaient été exposées à un milieu plus stimulant. Mais il demeurait perplexe face à des nombreuses spécialisations physiques qui caractérisaient les races modernes […] Il décida finalement que la seule explication possible était la sélection sexuelle, et cest pour cette raison que la deuxième moitié de La descendance de lhomme est consacrée à ce sujet.

51 Darwin Darwin Lévolutionnisme social Darwin -La Descendance de lhomme faisait entrer avec rigueur la race humaine dans la vision darwinienne dun monde gouverné par des forces évolutives naturelles […] Jusque dans les années 1850, beaucoup de gens croyaient encore que la race humaine était apparue il y avait seulement quelques milliers dannées. -Mais, à la fin des années 1850, la situation commença à changer brusquement; les archéologues commencèrent enfin à accepter lidée que la race humaine était fort ancienne, et que les vestiges les plus anciens indiquaient un niveau très primitif de technologie. Le progrès social et culturel devint alors la clé de la préhistoire, et lexplication évolutionniste de lapparition des êtres humains les plus primitifs commença à paraître plus plausible.

52 Darwin Lévolutionnisme social -La preuve la plus évidente que lévolutionnisme culturel nest pas un simple dérivé de son équivalent biologique réside peut- être dans le fait que les archéologues et les anthropologues utilisaient un modèle de développement non darwinien. Là où Darwin considérait lévolution comme un arbre aux nombreuses branches, les évolutionnistes culturels construisaient une échelle de développement que, daprès eux, toutes les races de lhumanité pouvaient gravir. -Darwin lui-même sinspira de ce modèle progressif dans La descendance de lhomme afin de donner limpression que lhumanité avait avancé à partir dorigines très primitives. Il savait que les archives fossiles ne pouvaient fournir que très peu de preuves de lémergence de lhomme à partir des singes – doù la popularité du terme «chaînon manquant» pour désigner les étapes intermédiaires du développement.

53 BIBLIOGRAPHIE Darwin, «Lorigine des espèces: au moyen de la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie.», trad. Edmond Barbier, GF Flammarion, Paris, 1992, 604p. Peter J. Bowler, «Darwin», Figures de la science Flammarion, Oxford, 1995, 326p. Retour


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