La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Docteur Philippe VIVES

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Docteur Philippe VIVES"— Transcription de la présentation:

1 Docteur Philippe VIVES
Intoxications Cours IFSI Septembre 2007 Docteur Philippe VIVES Département Urgences CHG Agen

2 Généralités Une des principales causes d’admission aux urgences.
Problème majeur de santé publique. Une cause majeure de décès chez les 1 à 4 ans. Spécialité vaste, complexe, spécialisée : Centres Anti-poisons régionaux Réponses aux familles et médecins 200000/an par en France.

3 Population concernée Enfants : en général bénignes et accidentelles.
= 2ème cause d’accident au domicile. - Nourrisson : erreur thérapeutique. - 1 à 4 ans : Stade oral. Gout et couleur ++. Suicidaires, névrotiques : prédominance féminine, 85% entre 20 et 49 ans. Risque professionnel et domestique.

4 Causes Volontaires : médicamenteuses surtout, alcool, drogues, antigel, javel, destop … Domestiques : produits ménagers, caustiques, javel, herbicides, pesticides … Déconditionnement +++ A portée des enfants Professionnelles : chronique ++. Par contact, inhalation (incendies, gaz toxiques), ingestion, projection oculaire, injection (drogues). Animales (vipère, hyménoptères), végétales (lauriers rose, baies …), champignons. Bactériennes (toxi-infection alimentaire).

5 Va falloir choisir !....

6 Médicamenteuses Volontaires dans 80% des cas.
En augmentation régulière, gravité diminuée. Toxicité propre à chaque classe. Notion de dose toxique. Effet iatrogène = effets indésirables, involontaires. Souvent diagnostic évident. Parfois, inconnu, en associations (45%) …. Connaître les symptômes. Traitements symptomatiques et spécifiques. Antidotes +++

7 Médicamenteuses Interrogatoire policier patient, famille : circonstances, découverte de toxiques, signes cliniques. Evoquer l’intoxication : - Altération de la conscience inexpliquée. - Coma chez personnes âgées. - Manifestations insolites, brutales chez l’enfant.

8 Médicamenteuses Symptômes : Peu spécifiques +++
- neuro : Coma, confusion, convulsions, agitation, agressivité, délire. - respi : brady ou tachypnée, encombrement, OAP, Odeur anormale de l’haleine, hypersialorrhée. - cardio- vasc : hypotension, collapsus, tb du rythme. - digestifs : nausées, vomissements, douleurs abominales, diarrhée. - divers : coloration cutanée, hypo/hyperthermie, rétention urinaire.

9 Benzodiazépines (lexomil, xanax, temesta, lysanxia, valium, rivotril …)
Coma calme Hypotension, bradypnée Antidépresseurs tricycliques (prozac, anafranil ..) Coma agité, convulsions Tachycardie, tb du rythme Mydriase Neuroleptiques (tercian, haldol, zyprexa, risperdal, loxapac, tiapridal, droleptan …) Coma hypo/hypertonique Hypotension, tb du rythme Hypo/hyperthermie Carbamate (equanil, carbamazépine …) Coma calme, profond Hypotension Barbituriques (gardenal) - Coma profond, dépression respiratoire, hypotension, hypothermie Paracétamol (doliprane, efferalgan, dafalgan) Nausées, douleur abdominales Hépatite toxique grave Bétabloquants (bisoprolol, atenolol, soprol ….) Bradycardie, tb de la conduction Bronchospasme

10 Opiacés (morphine, fentanyl, skenan, héroïne, méthadone, subutex)
Coma calme, myosis Dépression respiratoire Anti vitamine K (Previscan, Sintrom, coumadine) Hémorragie de localisation variable Salicylés (Aspirine, Aspégic, Kardégic ...) Coma, céphalées, vertiges, nausées Hyperventilation, sueurs Signes hémorragiques Chloroquine (Nivaquine…) Tb CV précoces Arrêt cardiaque

11 Pour simplifier Intoxications graves :
Coma : benzodiazépines, neuroleptiques, carbamates, antidépresseurs, opiacés. Tb du rythme : bétabloquants, antidépresseurs tricycliques, digitaliques, antipaludéens. Hypotension : carbamates, bétabloquants. Dépression respiratoire : benzodiazépines, opiacés. Hyperventilation : aspirine. Hépatite toxique : paracétamol.

12 Conduite à tenir IDE peu spécifique
Si détresse vitale, appel médecin et réa symptomatique (IOT, ventilation, remplissage ..) Scope pouls, TA, SaO2. T°, glycémie capillaire. ECG Prélèvements : standard + toxiques (bof!). Toxiques dosés en routine = OH, paracétamol, carbamates, benzodiazépine, antidépresseur tricycliques, opiacés. VVP En fonction du toxique : Sonde gastrique, charbon activé, lavage gastrique.

13 Le charbon activé Objectif : Agglomération des substances toxiques autours du charbon. Diminution de l’absorption intestinale Méthode : 1 flacon à ingérer 1 à 2 h max après ingestion toxique. unique ou répété. CI : Tb de la conscience, non contrôle des voies aériennes (intubation). Non indication : caustiques, métaux lourds, alcools (non absorbables). Complications : Inhalation grave +++. Constipations.

14

15 Le lavage gastrique Objectif : Evacuation digestive de produits toxiques ingérés, âge > 6 mois. Indications : Ingestion d’une substance toxique, non adsorbée par le charbon activé, à dose toxique, avec un délai < 1 à 2 heures : - Alcools (éthanol, méthanol, antigel). - Lithium (ttt maniaco-dépressif). - Sels de fer. - Métaux lourds (Plomb, Mercure ..). Indication finalement rares, mais encore classiquement sur-utilisé !!!

16 Le lavage gastrique Matériel :
Tube de Faucher : Tube de gros diamètre en PVC flexible. Orifices terminaux latéraux de gros diamètres. Taille CH, longueur 120 cm. Entonnoir (tulipe). 8 à 10 l d’eau tiède contenant 4g de sel par litre. Bassine de récupération. Matériel de réanimation à proximité et disponible.

17 Le lavage gastrique Technique : Patient conscient en PLS.
Si Tb de la conscience : intubation-ventilation-sédation. Voie veineuse garde-veine de sécurité. Monitorage TA, pouls, Sa O2. Présence médicale obligatoire. Oter prothèse dentaire. Introduction tube par la bouche en demandant au patient de respirer calmement et de déglutir en continue. Test à la seringue.

18 Long et pénible pour le patient, et l’infirmière !!!
Le lavage gastrique Technique : Verser 1 l d’eau par la tulipe, en dessus estomac patient. Vidanger l’estomac par siphonage, tulipe en dessous estomac patient. Recommencer l’opération minimum 10 fois. Ablation du tube dès la fin de l’opération. Possibilité de recueillir un échantillon en début de lavage pour recherche de toxique. Identification des comprimés par leur galénique. Long et pénible pour le patient, et l’infirmière !!!

19 Le lavage gastrique Complications :
Malaise ou syncope vagale, chute tensionnelle. Intolérance à l’examen : agitation, agressivité. Difficultés respiratoires, hypoxie. Contre-indiquées en cas de produits volatiles et moussants. L’inhalation est la principale complication. = radio thorax de contrôle systématique Intubation si Tb conscience ++ Risque d’intoxication à l’eau par dilution. Risque d’hémorragie et de perforation œsophagienne.

20 Ttt médical Non spécifique : maintien des fonctions vitales neuro, CV, respi, biologiques. Décontamination digestive : CA, LG. Traitement épurateur : « laver le sang » Diurèse provoquée. Hémodialyse, hémoperfusion. Spécifique : Antidotes. Globale : psycho-sociale.

21 Antidotes Benzodiazépines Anexate* Morphine, héroïne Narcan*
Paracétamol N-acetylcystéine(fluimucil*) Digitaliques Anticorps (Digidot*) Antidépresseurs tricycliques Bicarbonate de Sodium B bloquant Isoprénaline, Adrénaline Anti vitamine K Vit K, Facteur IX (Kaskadil*, Octaplex*) Cyanure Hydroxocobalamine (Cyanokit*) Monoxyde de Carbone O2

22 Intoxication au CO Gaz inodore, incolore, non irritant, même densité que l’air, produit par des combustions incomplètes = - Caractère saisonnier (hiver, été) - Panne de chaudière, chauffe-eau - Gaz d’échappement de voiture - Mauvais tirage cheminée - Combustion lente (court-circuit) - Et bien sûr, les incendies

23 Intoxication au CO Intoxication souvent collective.
Lieux privilégiés : cuisine, salle de bains, garage. Principe : HbO2 + CO HbCO + O2 Plus grande affinité de l’hémoglobine pour le monoxyde de carbone x 300 Hypoxie

24 Intoxication au CO Symptômes : y penser systématiquement devant des signes neurologiques sans causes évidentes. Dosage du CO : Sanguin. En % HbCO (>6, >10 chez fumeur) Dosimètre Air expiré (en ppm) Dosimètre Air ambiant (en ppm)

25 Intox CO - Clinique Faible intoxication : Céphalées, nausées, vomissements, vertiges, fourmillements, agitation, perte de connaissance, confusion. Forte intoxication : - Coma, convulsion, hypotonie. - Collapsus, infarctus, bradycardie, Tb du R. - Dyspnée, OAP, pauses respiratoires. - Plaques rouges.

26 Intox CO – Conduite à tenir IDE
Si coma, appel médecin, pose VVP et préparation matériel intubation. O2 15l/min masque haute concentration Surveillance pouls, TA. SaO2 non fiable. Prélèvements : Standard, BHCG, Lactates, Enzymes cardiaques et musculaires, Gaz du sang, DOSAGE CO AVANT O2 (sur gazométrie, ou veineux tube hépariné sec). ECG

27 Intox CO – Traitement médical
Si coma ou détresse respiratoire : intubation et ventilation assistée. Si collapsus : remplissage et amines (dobutrex*). Intoxications légères : O2 15l/mn pendant 6h. Intoxication graves, Perte de Connaissance, femme enceinte, enfants : Caisson hyperbare. = Accélération de l’élimination du CO par augmentation de l’affinité de l’Hb pour l’O2. Risque : Séquelles neuropsychiatriques.

28

29 Intoxication éthylique aiguë
Définition : ingestion d’alcool entrainant des troubles du comportement et/ou de la conscience. Mauvaise corrélation entre alcoolémie et signes cliniques. Attention ! Diagnostic facile à porter mais nécessité absolue d’éliminer pathologies associées : hypoglycémie, coma hépatique, intoxication au CO/benzo/carbamate, hémorragie méningée, hématome sous-dural. L’intoxiqué alcoolique EST UN PATIENT.

30 Intoxication éthylique aiguë - Clinique
Non compliquée : logorrhée, discours bredouillant, haché (dysarthrie). Désinhibition sociale. Incoordination motrice, démarche ébrieuse, gestes imprécis (Sd cérébelleux). Conjonctives rouges. Haleine caractéristique. Nausées, vomissements, céphalées.

31 Intoxication éthylique aiguë - Clinique
Pathologique : Agitation psychomotrice. Agressivité, violence physique. Délires et hallucinations. Conduites à risque / Para suicides. Troubles de l’humeur. Neurologique : Coma éthylique. Fébrile

32 Intoxication éthylique aiguë Complications
Inhalation Crise convulsive (abaissement seuil épileptique) Hypothermie Hypoglycémie Traumatisme crânien associé Rhabdomyolyse (Ecrasement musculaire)

33 Intoxication éthylique aiguë Conduite à tenir IDE
Prise en charge rapide et soutenue. Pas de négligence. Essayer d’obtenir la coopération du patient. T°, TA, pouls, glycémie capillaire. ECG. Voie veineuse avec Bionolyte G5%. Prélèvements à discuter : standard, bilan hépatique, alcoolémie, toxiques …

34 Intoxication éthylique aiguë Traitement médical
Examen clinique minutieux Evaluation prise en charge multi-disciplinaire : psychiatrie, gastro-entérologie. Ne pas banaliser l’intoxication. Si tb neuro suspects : Scanner cérébral. Réhydratation IV. Calmer agitation par Benzo (valium*), au pire neuroleptique (loxapax*), contention physique. Vitamine B1-B6 pour éviter délirium tremens.

35 Intoxication éthylique Le délirium tremens
Sevrage brutal chez éthylique chronique. Prédélirium (24-48h) : insomnie, cauchemars, sueurs, tb de l’humeur, tremblements, crises convulsives. Délirium : obnubilation, désorientation, délire avec hallucinations (zoopsies : bêtes effrayantes), agitation, angoisse. Sueurs ++, fièvre, tachycardie, HTA, polypnée, déshydratation. Traitement : Valium, , réa IV 3 à 6l/j, Vit B1-B6

36 Les caustiques Ingestion de base ou d’acide (produits ménagers ou industriels). Acides : nécrose de coagulation superficielle rapide Bases : nécrose de liquéfaction retardée et profonde. Atteint tout le tractus digestif : lèvres, bouche, pharynx, œsophage et estomac. Séquelles et mortalité importantes. Eau de Javel diluée du commerce provoquent rarement des lésions graves. Avis CAP +++. Composition très variable.

37 Les caustiques – Pour mémoire …
Soude caustique (décapant, déboucheur), Potasse (décapant), Alcalins (décapant), Ammoniaque (décapant, détartrant), Acide Chlorhydrique (décapant, détartrant), Vitriol (Acide sulfurique – décapant industriel), Acide nitrique, Acide fluorhydrique (antirouille), Ac. acétique (vinaigre) – Ac.oxalique (antirouille), Formol (désinfectant), Eau de javel, Permanganate de Potassium (antiseptique), Eau oxygénée concentrée, Sels sodiques d’acides faibles (lessive vaisselle) ……. ALLO CAP !!!

38 Les caustiques - Clinique
Angoisse, agitation. Langue dépapillée, œdèmatiée. Dysphonie. Douleur buccale, sternale, épigastrique. Brûlures et zones rouges saignant au contact visage, lèvres, bouche, pharynx. Hyper sialorrhée (salive ++), dysphagie, vomissement (sanglant). Au pire emphysème sous-cutané, signant une perforation digestive, dyspnée (OAP lésionnel), état de choc.

39 Les caustiques – Conduite à tenir IDE
Identification du produit et estimation quantité ingérée. PLS si tb de la conscience sinon position demi-assise. Calmer le patient. Oter les vêtements contaminés et laver la peau à grande eau pendant 10 min. Si projection occulaire, lavage au serum phy 10 min. VVP de sécurité. O2 au besoin. NE PAS : poser une sonde gastrique, faire vomir, administrer voie per os (liquide, médicament ..).

40 Les caustiques – Traitement médical
Intubation large si dyspnée, aggravation rapide (œdème glotte). Radio thorax et ASP. Corticothérapie (Solumédrol 1à2 mg/kg). Morphine. Examen fondamental urgent : Fibroscopie Oeso-Gastro-Duodénale = Bilan lésion, étendue et gravité, aspiration du caustique, valeur pronostique (Stade I à IV). = Détermine surveillance ou indication chirurgicale urgente ou différée. Projection oculaire : avis ophtalmo urgent.

41

42 L’overdose Classiquement, surdosage en morphinique par sniff ou injection d’héroïne. Soit par prise inhabituelle chez habitué, soit par reprise de l’intoxication après abstinence. Clinique : Bradypnée, voire apnée, ralentissement jusqu’au coma, myosis bilatéral punctiforme (pupilles très serrées), trace d’injection, hypotension.

43 L’overdose Complications : - Collapsus. - Inhalation. - OAP lésionnel.
- Hypothermie. - Points de compression (rhabdomyolyse). - Arrêt respiratoire voire cardio-respiratoire.

44 L’overdose - Traitement
O2 au masque parfois suffisant pour reprise cs et ventilation efficace en qqes minutes. Sinon, Antidote : NARCAN* Si persistance (association toxique ?), IOT + ventilation + remplissage. Bilan bio + toxiques + gaz du sang + ECG + radio thorax. Prise en charge spécialisée si désir de sevrage.

45 Intoxication à la cocaïne
Dérivé feuille coca. En poudre, sniffée ou injectée. En caillou, le Crack se fume. Ingéré pour transport : Body-packers. Clinique : agitation, agressivité, fièvre, sueurs, mydriase (pupilles dilatées), HTA, tachycardie, convulsions. Complications : Infarctus cardiaque et cérébral. Tb du rythme cardiaque. Traitement : Valium*, inhibiteur calcique, surveillance scopée et ECG.

46 Intoxication à l’Ecstasy
Dérivé amphétaminique (MDMA). Diversité des composants et des quantités pour chaque cp ++. Décès possible par prise un seul cp. Clinique : agitation anxieuse, délire paranoïaque, hallucination. Mydriase. Sueurs profuses, tremblements, claquement des dents, tachycardie, HTA. Complications : déshydratation, hyperthermie maligne ++, tb du rythme cardiaque, convulsions, rhabdomyolyse (hyperthermie) et insuffisance rénale, multidéfaillance. Traitement : Réhydratation adaptée, refroidissement.

47 Intoxication au Cannabis
Huile, résine, herbe. Tétra-Hydro-Cannabinol. Concentration variable selon préparation. Clinique : confusion, angoisse, agitation, hallucinations, euphorie, délire, instabilité, vertiges, conjonctives injectées, vomissements. Complications : AVP, convulsions, tb du rythme cardiaque, bouffée délirante aigue, entrée dans la schizophrénie. Traitement : isolement, Benzodiazépine.


Télécharger ppt "Docteur Philippe VIVES"

Présentations similaires


Annonces Google