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Objectifs d’apprentissage

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Présentation au sujet: "Objectifs d’apprentissage"— Transcription de la présentation:

1 Objectifs d’apprentissage
À la fin de cette leçon vous serez capable de : identifier les forces et les faiblesses des sources principales d’information sur l’état nutritionnel ; comprendre comment l’analyse des causes sous-jacentes de la malnutrition peut incorporer les résultats des évaluations.

2 Évaluer l’impact du programme et améliorer son efficacité.
Introduction L’identification des problèmes nutritionnels d’une population d’une façon claire et mesurable aidera à : Définir les besoins, les opportunités et les contraintes, et classer les solutions par ordre de priorité . Évaluer l’impact du programme et améliorer son efficacité. Influencer les prises de décisions dans la planification stratégique, la formulation de politiques, et l’allocation de ressources. Sensibiliser la population et améliorer sa participation pour maximiser l’impact à long-terme.

3 Appréciation Action Analyse
Introduction Il est essentiel de mesurer l’état nutritionnel de la population cible afin de définir le problème de la malnutrition. Appréciation de la situation nutritionnelle de la population cible L’évaluation de l’état nutritionnel vous permet de déterminer si une personne est bien nourrie ou sous-alimentée. Action basée sur l’analyse & les ressources disponibles Analyse des causes du problème Instructions pour le formateur : L’évaluation de l’état nutritionnel se fait à travers des mesures anthropométriques, biochimiques, ou à travers des mesures de caractéristiques physiologiques. Ces informations, ajoutées à l’analyse des causes sous-jacentes, fourniront la compréhension nécessaire pour bien choisir une intervention. Ceci s’illustre par le schéma du cycle des « trois A » sur la diapositive. Source: UNICEF, Cycle des « trois A »

4 L’évaluation de l’état nutritionnel
L’état nutritionnel peut être évalué par : Des mesures corporelles (anthropométriques), utilisées pour mesurer la croissance des enfants et les changements dans la masse corporelle des adultes. Des examens cliniques et des tests biochimiques utilisés pour diagnostiquer les carences en micronutriments (par ex. l’iode, la vitamine A et le fer). Instructions pour le formateur : En effet, l’évaluation de l’état nutritionnel des personnes se sert de critères mesurables. Ces critères reflètent des changements physiques, physiologiques et biochimiques qui sont les résultats d’une consommation alimentaire inadéquate (qualité et quantité) et de maladies.

5 Elle est précise et exacte ;
L’anthropométrie L’anthropométrie est la méthode la plus courante pour évaluer l’état nutritionnel. Elle est précise et exacte ; Elle utilise des techniques standardisées ; Elle convient pour des échantillons de grande taille tels que des échantillons représentatifs de populations ; Elle ne nécessite aucun équipement coûteux et les techniques peuvent être apprises rapidement.

6 Les enquêtes démographiques et de santé (EDS)
L’anthropométrie Deux sources principales d’information anthropométrique sont : Les enquêtes démographiques et de santé (EDS) Les enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS) Les quatre méthodologies principales de collecte de données qui fournissent des informations anthropométriques sont : Enquêtes répétées Instructions pour le formateur : Enquêtes démographiques et de santé (EDS) Les enquêtes EDS sont des enquêtes au niveau national comportant un grand échantillon de ménages, généralement entre et , et qui sont financées par l’USAID avec des contributions d’autres bailleurs de fonds. Les enquêtes EDS fournissent des informations sur une variété d’indicateurs de suivi et d’évaluation d’impact dans les domaines de la population, la santé, et la nutrition des femmes et des enfants dans les pays en développement. L’approche de base utilisée dans les enquêtes EDS est de recueillir et de rendre disponibles des données qui sont comparables à travers les pays. L’objectif principal des enquêtes EDS est de fournir aux décideurs politiques et aux gestionnaires de programmes, des informations détaillées sur la fertilité et la planification familiale, la mortalité chez les enfants, la santé maternelle et infantile, l’état nutritionnel des mères et des enfants et la sensibilisation sur le VIH/SIDA. Les enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS) Les MICS sont des enquêtes de ménages qui sont menées par l’UNICEF pour appuyer les pays dans la collecte de données pertinentes sur la survie et la santé de l’enfant, la nutrition des enfants, la santé maternelle, l’eau et l’assainissement, les vaccinations, l’éducation, la protection de l’enfant, et le VIH/SIDA. L’UNICEF a développé la méthodologie des enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS) dans les années 1990, pour combler le manque de données sur les indicateurs utilisés pour suivre le progrès dans l’atteinte des objectifs du Sommet Mondial pour les Enfants. Les enquêtes MICS étaient conçues pour générer des données de façon ponctuelle et peu coûteuse. Les enquêtes MICS sont une source importante de données pour le suivi des objectifs du millénaire, de même que pour l’évaluation des progrès vers l’atteinte d’autres objectifs internationaux. Suivi de la croissance Système de surveillance sentinelle Données de recensement scolaire

7 Les enquêtes répétées sont des enquêtes populationnelles.
L’anthropométrie ENQUÊTES RÉPÉTÉES Les enquêtes répétées sont des enquêtes populationnelles. Elles analysent un échantillon représentatif de la population, et évaluent: le type, la sévérité, et l’étendue de la malnutrition (et souvent ses causes). Elles incluent : les enquêtes nationales, et les enquêtes à petite échelle. Instructions pour le formateur : Les enquêtes répétées utilisent des méthodologies standardisées pour recueillir des données quantitatives et qualitatives. Leur but est d’appuyer les décideurs politiques et les gestionnaires afin de concevoir et d’organiser les régions géographiques et les types d’interventions par ordre prioritaire. Elles comprennent : les enquêtes nationales, qui sont menées de façon périodique au niveau national, et les enquêtes à petite échelle, qui sont menées au niveau local afin de recueillir des information sur la nutrition dans une courte période de temps. Sur les pages 5 et 6 du Dossier de l’apprenant vous trouverez un tableau qui décrit les caractéristiques des enquêtes répétées, et une étude de cas pertinente.

8 L’anthropométrie SUIVI DE LA CROISSANCE Le suivi de la croissance est le suivi continu de la croissance des enfants. Il peut être mené au niveau de l’individu, ou au niveau d’un groupe. Il peut aussi être : suivi de la croissance en clinique (exécuté par un professionnel de la santé au niveau des centres de santé maternelle et infantile), ou Instructions pour le formateur : La croissance est habituellement mesurée par le poids pour l’âge, mensuellement. La mesure peut être faite au niveau de l’individu et au niveau du groupe : au niveau individuel, l’objectif est d’identifier tout ralentissement ou retard de la croissance afin de le corriger rapidement par une intervention sanitaire par exemple, et au niveau du groupe, l’objectif est de suivre l’état nutritionnel général afin de mobiliser les ressources locales pour renforcer les activités de nutrition. Le suivi de la croissance en clinique peut être exécuté par un agent de santé au niveau des centres de santé maternelle et infantile. Le suivi de la croissance à base communautaire peut être exécuté par des membres formés de la communauté au niveau des villages. suivi de la croissance à base communautaire (exécuté par des membres formés de la communauté au niveau des villages) Sur les pages 7 et 8 du Dossier de l’apprenant vous trouverez un tableau qui décrit les caractéristiques du suivi de la croissance, et deux études de cas pertinentes.

9 SYSTÈME DE SURVEILLANCE SENTINELLE
L’anthropométrie SYSTÈME DE SURVEILLANCE SENTINELLE Les systèmes de surveillance sentinelle comprennent le suivi d’un nombre limité de sites afin de détecter les tendances dans le bien-être général des populations. Les sites peuvent être des groupes de populations ou des villages spécifiques qui couvrent les populations à risque. Il peut être : un système de surveillance sentinelle centralisé, ou un système de surveillance sentinelle à base communautaire. Instructions pour le formateur : Les tendances sont suivies pour plusieurs indicateurs y compris l’état nutritionnel, les maladies, les problèmes alimentaires, les moyens de faire face aux problèmes et la sécurité alimentaire. Dans le cas d’un système de surveillance sentinelle centralisé, les données peuvent être rassemblées et analysées à un niveau central. Dans le cas d’un système de surveillance sentinelle à base communautaire, les données peuvent être rassemblées et analysées par des membres formés de la communauté. Sur les pages 7 et 8 du Dossier de l’apprenant vous trouverez un tableau qui décrit les caractéristiques des systèmes de surveillance sentinelle.

10 DONNÉES DE RECENSEMENT SCOLAIRE
L’anthropométrie DONNÉES DE RECENSEMENT SCOLAIRE Les données des recensements scolaires se rapportent aux évaluations nutritionnelles qui sont menées occasionnellement dans les écoles L’objectif est d’identifier les enfants qui sont à haut risque, ayant une mauvaise santé, souffrant de malnutrition, et venant d’un niveau socio-économique bas. Instructions pour le formateur : Les enfants du primaire sont mesurés à travers des recensements qui sont effectués tous les deux ou trois ans. Les résultats peuvent être utilisés pour cibler les programmes de cantine scolaire et appuyer la création de politiques pour les stratégies à base alimentaire. Sur la page 10 du Dossier de l’apprenant vous trouverez un tableau qui décrit les caractéristiques des données de recensement scolaire.

11 Les examens cliniques et les tests biochimiques
Les tests biochimiques et les examens cliniques peuvent contribuer au diagnostic de carences en micronutriments. Les carences les plus courantes sont : l’iode, la vitamine A, et le fer Durant les urgences : le scorbut, le béribéri (carence en vitamine B 1), et la pellagre (carence en vitamine B 3). Instructions pour le formateur : Information détaillée: Les enquêtes de consommation alimentaire : Les sources décrites ci-dessus mesurent les résultats nutritionnels, qui sont causés par une consommation inadéquate ou une mauvaise absorption et utilisation des aliments ingérés. L’information sur la consommation alimentaire pourrait aider à mieux comprendre les causes de la malnutrition et peut aussi être utilisée comme proxy pour les résultats de nutrition. Les enquêtes de consommation alimentaire évaluent, d’une façon aussi précise que possible, les types et les quantités d’aliments consommés. Ceci peut être représenté en termes de consommation quotidienne d’énergie et de nutriments par personne. L’approche peut inclure une pesée des quantités d’aliments consommés ou l’utilisation d’un rappel alimentaire. Difficultés : Les évaluations utilisant des pesées d’aliments consommés nécessitent une grande main d’œuvre, elles prennent beaucoup de temps, et elles sont coûteuses. Les évaluations par rappel alimentaire sont moins invasives mais elles dépendent plus sur la mémoire. L’analyse des enquêtes de consommation alimentaire nécessite une bonne maîtrise des techniques et l’utilisation de logiciels spécifiques, en plus de la disponibilité d’un tableau de composition alimentaire. Avantages: L’importance des enquêtes de consommation alimentaire est qu’elles peuvent fournir des informations indispensables sur les quantités et les qualités du régime alimentaire et si les niveaux de consommation d’énergie et de nutriments sont satisfaisants. En général, ce type d’évaluation est mené dans des contextes stables ou plus d’information est nécessaire sur les causes alimentaires de la malnutrition. SCORES DE DIVERSITÉ ALIMENTAIRE Les scores individuels de diversité alimentaire (DA) sont un proxy pour la qualité nutritionnelle de l’alimentation. Les scores de DA consistent en un classement des nombres de groupes d’aliments consommés par une personne ou un ménage sur une période de temps donnée. L’idée est que plus un score est élevé, plus la qualité de l’alimentation est bonne. L’évaluation de la DA est utile pour évaluer l’impact d’une variété de programmes sur la qualité du régime alimentaire. Par exemple : la diversification des moyens d’existence et des récoltes, l’éducation nutritionnelle, l’école, et les jardins familiaux. Ces évaluations peuvent être menées dans des situations stables où le problème de manque de diversité alimentaire et les efforts pour améliorer la diversité de l’agriculture afin d’améliorer l’alimentation existent depuis plusieurs années. L’évaluation de la DA peut aussi être utilisée dans les contextes d’urgences ou le choc peut avoir un impact négatif sur la qualité de l’alimentation. SUIVI DU PANIER ALIMENTAIRE (FBM) Le suivi du panier alimentaire est habituellement mené aux sites de distribution alimentaire ou au niveau des ménages qui se trouvent dans les camps, par ex. parmi les refugiés, afin de s’assurer que les systèmes de distribution alimentaire sont efficaces, et pour aider à identifier tout risque de problèmes de nutrition, surtout les maladies liées aux carences en micronutriments. Dans les situations où les populations vivant dans des camps dépendent sur l’aide alimentaire à long-terme, le FBM est essentiel, surtout quand les rations alimentaires ne sont pas assez diversifiées et quand elles ne sont pas riches en micronutriments, par ex. le mélange maïs-soja enrichi. Des logiciels sont disponibles pour calculer la teneur des rations alimentaires en micronutriments et elle peut être ajoutée aux données de FBM pour déterminer s’il y a un risque de carence en micronutriments et s’il est donc nécessaire d’alerter les autorités quant à la possibilité d’épidémies.

12 La sélection des sources d’information sur la nutrition
Quel type de sources d’information devraient être utilisées ? Les objectifs principaux devraient largement déterminer la source. Exemple: Si l’objectif principal est d’appuyer les ménages dans la prévention et le traitement de la malnutrition alors une source appropriée pourrait être le suivi de la croissance. Instructions pour le formateur : Un autre exemple: Si l’objectif principal est d’orienter des décisions sur le ciblage des ressources au niveau national alors une source appropriée pourrait être les enquêtes répétées. Dans les cas où il y a plusieurs objectifs, il faudrait les organiser par ordre de priorité, ce qui aidera à décider quel genre de système est le plus approprié. Dans les cas où il y a plusieurs objectifs, il faudrait les organiser par ordre de priorité, ce qui aidera à décider quel genre de système est le plus approprié.

13 La sélection des sources d’information sur la nutrition
Pour décider de quel type de sources d’informations utiliser, il est important d’harmoniser les coûts avec les ressources disponibles. Avant d’entreprendre un enquête, il faut considérer les questions suivantes : est-ce qu’il existe des données ? les enquêtes nationales sont très coûteuses et requièrent beaucoup de temps en comparaison aux systèmes à base communautaire : est-il nécessaire de rechercher des fonds ? est-ce qu’il existe un besoin de créer un système durable dans le temps ? Instructions pour le formateur : Il est aussi essentiel d’examiner le besoin de créer un système durable dans le temps. Le système de surveillance sentinelle est particulièrement approprié pour les contextes où il existe un besoin d’avoir en place un système de plus longue durée. Les programmes de suivi de la croissance en clinique et à base communautaire manquent souvent de ressources suffisantes pour la collecte et l’analyse des données.

14 La sélection des sources d’information sur la nutrition
Autres facteurs clés à prendre en considération : Capacité de réponse aux différents niveaux (ménage, communauté, district, national et international). Facteurs environnementaux, tels que la sécurité, le terrain géographique et l’infrastructure. Variations saisonnières de la malnutrition dans la plupart des pays en développement. Contextes d’urgence versus de non-urgence. Instructions pour le formateur : 1. La capacité de réponse à différents niveaux (ménage, communauté, district, national et international). La capacité de réponse porte sur les ressources humaines, physiques, financières et sociales, qui permettent de mener des interventions sur la sécurité alimentaire et la nutrition à différents niveaux, qui s’étendent de la communauté au niveau central du gouvernement. Par exemple, si la capacité de réponse est limitée au niveau de la communauté, il ne serait pas opportun de mener un système de suivi de la croissance ou un système de surveillance sentinelle à base communautaire. La réponse aux informations dépend beaucoup de la crédibilité des informations, qui peut être rehaussée en engageant les décideurs politiques dans la méthodologie et l’analyse, et aussi en mettant en place un dialogue inter-agences pour développer les méthodes, ainsi que pour mener l’analyse. 2. Les facteurs environnementaux tels que la sécurité, le terrain géographique et l’infrastructure. La sécurité, le terrain géographique et l’infrastructure peuvent être des éléments clé pour la sélection d’une méthode. L’insécurité peut empêcher un échantillonnage représentatif, ce qui rend l’exécution des enquêtes impossible, alors que les infrastructures précaires et le terrain difficile peuvent contraindre la collecte d’informations et le flot de la collecte de données dans les systèmes à base communautaire. 3. Les variations saisonnières de la malnutrition dans la majorité des pays en développement. La majorité des pays en développement subissent des variations saisonnières par rapport à la malnutrition. Si des enquêtes répétées doivent être menées, il est essentiel qu’elles soient menées à une même période de l’année. Si cela n’est pas possible, tel que dans les situations d’urgences où les cycles des interventions ne durent pas plus d’un an (jusqu’à la prochaine récolte), il est important d’être conscient des variations saisonnières afin que toute détérioration ou amélioration de la situation soit interprétée en termes des variations saisonnières. Les données sur le suivi de la croissance sont particulièrement utiles pour démontrer les variations saisonnières. 4. Les contextes d’urgence versus non-urgence Dans les contextes d’urgences, la priorité est d’obtenir rapidement des données qui soient crédibles tout en représentant toute la population affectée. Les enquêtes nutritionnelles sont par conséquent souvent les méthodes préférées Cependant, dans certaines situations, il est impossible de passer assez de temps sur le terrain. Dans ces cas là, un compromis sur l’échantillonnage pourrait être nécessaire, par ex. en rassemblant tous les enfants sur un même site afin d’être mesurés. Cette approche ne donne pas des taux de prévalence de malnutrition statistiquement rigoureux mais elle donne une idée, s’il y a un nombre suffisant d’enfants pour justifier la création de centres d’alimentation thérapeutique ou de programmes de nutrition à base communautaire. Le système de surveillance sentinelle est particulièrement bon pour les besoins d’alerte précoce et peut détecter rapidement les tendances. Des éléments déclencheurs peuvent par la suite être invoqués pour mener des enquêtes nutritionnelles qui déterminent des niveaux plus précis de la malnutrition. 5. Mandat organisationnel et capacité d’exécution. Le mandat et la capacité d’exécution d’une agence auront une influence sur la forme la plus appropriée de l’évaluation nutritionnelle. Par exemple, si une agence se spécialise en programmes d’alimentation sélectifs, par ex. alimentation thérapeutique et de supplément, alors il est essentiel de connaître la prévalence de la malnutrition car ceci indiquera si ce type de programme est justifié. Si, d’autre part, le mandat et la capacité d’exécution de l’agence imposent une approche plus communautaire de la programmation, alors un système de surveillance sentinelle ou un système de suivi de la croissance à base communautaire serait plus approprié. Mandat organisationnel et capacité d’exécution.

15 L’analyse des causes sous-jacentes
Si l’on veut : identifier des solutions efficaces pour réduire la malnutrition, interpréter la malnutrition et comprendre quelles en sont les causes sous-jacentes, alors Appréciation de la situation nutritionnelle de la population cible Action basée sur l’analyse & les ressources disponibles Analyse des causes du problème Les données sur l’état nutritionnel à elles seules sont d’un usage limité Des information additionnelles sur l’accès aux aliments, aux pratiques de santé et de soins sont nécessaires Instructions pour le formateur : Parmi les questions que vous aurez à répondre : Pourquoi la consommation alimentaire est-elle inadéquate ? Pourquoi certaines maladies sont-elles fréquentes ? Des information additionnelles sur l’accès aux aliments, aux pratiques de santé et de soins sont nécessaires. Par exemple, l’examen des problèmes de soins pourrait nécessiter des données quantitatives telles que les taux d’allaitement exclusif des nourrissons, en plus d’informations qualitatives telles que les réseaux d’appui aux mères. Source: UNICEF, Cycle des « trois A »

16 L’analyse des causes sous-jacentes
Le cadre conceptuel développé par le Systèmes d'Information et de Cartographie sur l'Insécurité Alimentaire et la Vulnérabilité (SICIAV) : Instructions pour le formateur : Le cadre conceptuel développé par le Systèmes d'Information et de Cartographie sur l'Insécurité Alimentaire et la Vulnérabilité (SICIAV) de la FAO correspond étroitement au cadre conceptuel de l’UNICEF. Dans toute analyse ou évaluation d’un problème de nutrition, il est nécessaire de comprendre les rôles de l’alimentation, la santé, et des soins dans les causes de la malnutrition. Le cadre conceptuel montre que les causes de la malnutrition sont multisectoriels, et comprennent les pratiques d’alimentation, de santé, et de soins. Les causes peuvent être classées comme causes immédiates (consommation alimentaire, utilisation des aliments et état de santé), causes sous-jacentes (pratiques de soins et assainissement, disponibilité, accès et stabilité) et causes fondamentales (environnement socio-économique), où les facteurs présents à un certain niveau peuvent influencer les autres niveaux. Il est aussi important de noter que ces trois causes ne sont pas complètement indépendantes, et qu’elles interagissent de façon importante.

17 L’analyse des causes sous-jacentes
L’évaluation participative de la nutrition permet d’entreprendre une analyse du point de vue des moyens d’existence. Ce qui implique une compréhension des causes spécifiques de la malnutrition, dans le contexte particulier des moyens d’existence. Instructions pour le formateur : Information détaillée : l’adoption d’une approche axée sur les moyens d’existence. Pourquoi utiliser une approche axée sur les moyens d’existence ? La nutrition est à la fois un résultat et un déterminant des moyens d’existence des populations. Les moyens d’existence se référent aux personnes, leurs capacités, leurs biens, et les activités de subsistance requises (y compris les façons de se procurer des aliments). L’adoption d’une approche axée sur les moyens d’existence permet de se focaliser sur la façon dont les personnes vivent, sur les raisons pour lesquelles elles vivent de cette façon, et pourquoi et comment cette façon de vivre change. Un groupe de moyens d’existence se réfère à un groupe de personnes ayant des sources similaires de revenus et d’aliments, et qui partagent les même risques et vulnérabilités face à l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Désassembler l’information sur la nutrition par groupes de moyens d’existence est de plus en plus utile dans les processus de planification et d’évaluation nutritionnelle. C’est le cas, car les approches axées sur les moyens d’existence ont le potentiel de générer des interventions plus sensibles et appropriées que celles des politiques et programmes génériques. Celles-ci, quand elles sont basées sur de simples informations désassemblées d’âge et de sexe, ne sont pas adaptées aux circonstances locales. Désassembler l’information nutritionnelle par groupe de moyen d’existence est essentiel pour : comprendre la sévérité, la causalité et l’impact de la malnutrition; et identifier les points d’entrée possibles pour les interventions – de courte et longue durée – et leur impact possible sur la vie des populations. Les avantages de l’adoption d’une approche axée sur les moyens d’existence Les avantages de l’adoption d’une approche axée sur les moyens d’existence proviennent directement des principes fondamentaux des moyens d’existence sur lesquels tous les programmes de moyens d’existence se basent, à savoir : ils sont centrés sur les populations, à multiples niveaux, ils sont dynamiques, et ils ont pour objectif d’atteindre des moyens d’existence durables. Une approche axée sur les moyens d’existence peut aider a : • mieux comprendre les facteurs qui contribuent à la pauvreté en identifiant les groups de personnes pauvres et en analysant leurs moyens d’existence ; • s’assurer que des composantes et des contraintes importantes des moyens d’existence ne sont pas omises ; • accentuer les problèmes de vulnérabilité et les aspects de durabilité que les plans macroéconomiques nationaux omettent d’intégrer adéquatement ; • concevoir des processus efficaces de consultation participative ; • souligner où et comment le gouvernement peut intervenir; et • améliorer les liens entre les réalités au niveau micro et les macro-politiques, en analysant l’impact des politiques macroéconomiques sur les moyens d’existence des personnes pauvres et identifier ceux qui font une discrimination contre les pauvres. Les défis dans l’adoption d’une approche axée sur les moyens d’existence La possibilité d’utiliser un cadre conceptuel durable de moyens d’existence avec une évaluation nutritionnelle est déterminée par plusieurs facteurs : La collecte d’informations sur les moyens d’existence ou l’adoption d’une approche axée sur les moyens d’existence nécessite de passer assez de temps avec les répondants afin de mener des interrogations détaillées. Ceci favoriserait un système de surveillance sentinelle (administré d’un site central) plutôt que des enquêtes répétées ou des programmes de suivi de la croissance. Une augmentation des besoins en informations augmentera les coûts. Les personnes qui sont capables de recueillir des informations sur la nutrition, par ex. les infirmiers/les agents de santé ou le personnel d’enquêtes nutritionnelles basé dans la communauté, pourraient ne pas être capables de recueillir des informations plus analytiques en utilisant des méthodes participatives. Ils devraient au moins recevoir une bonne formation. Si l’on mène les évaluations nutritionnelles sur des échantillons qui représentent des groupes spécifiques de moyens d’existence ou d’économie alimentaire, alors ont peut intégrer les deux types d’informations dans un même cadre analytique.

18 L’analyse des causes sous-jacentes
L’évaluation participative sert à : comprendre la situation alimentaire et nutritionnelle et sensibiliser la communauté ; promouvoir la participation de différents groupes communautaires (par ex. les femmes, les personnes pauvres, les jeunes) ; identifier les problèmes, les contraintes et les opportunités pour une nutrition adéquate et les groupes de population les plus affectés ; organiser par ordre prioritaire les problèmes alimentaires et nutritionnels ; développer des plans communs pour des activités d’alimentation et de nutrition afin de remédier aux problèmes; et contribuer au renforcement de la communauté.

19 L’analyse des causes sous-jacentes
Quand on entreprend une évaluation participative, les points suivants méritent une attention particulière : A) Les coutumes alimentaires et les systèmes de production traditionnels (et aussi les pratiques de santé et de soins) B) Les tendances alimentaires préférées, ou ce que les gens choisissent de manger et pourquoi. C) Les façons dont les ménages traitent leurs problèmes alimentaires et nutritionnels saisonniers ou imprévus Instructions pour le formateur : Par rapport aux coutumes alimentaires et aux systèmes de production (et aussi les pratiques de santé et de soins) : Il est important de noter aussi comment ils changent et pourquoi ils évoluent avec le temps; et si ces changements mènent à une amélioration de la nutrition. Par rapport aux façons dont les ménages traitent leurs problèmes alimentaires et nutritionnels saisonniers ou imprévus: Les ménages et les personnes marginalisés ont besoin d’une attention particulière. A l’intérieur d’une communauté, les ménages les plus pauvres auront probablement les problèmes nutritionnels les plus sérieux et le moins de ressources pour y faire face.

20 L’analyse des causes sous-jacentes
Les étapes dans l’évaluation participative de l’alimentation et de la nutrition d’une communauté sont : 1. L’analyse de la situation alimentaire et nutritionnelle. 2. L'identification de problèmes liés à la nutrition et des obstacles majeurs à une nutrition adéquate. 3. L’identification des ménages vulnérables par rapport à chaque problème et la détermination de ceux qui sont le plus affectés. 4. L’organisation par ordre prioritaire des problèmes d’alimentation et de nutrition. Instructions pour le formateur : Plusieurs outils et techniques sont utilisés tels que : les cartes de ressources, classement de richesse, schémas institutionnels de Venn, calendriers saisonniers, graphique de temps/activités quotidiennes, discussions de focus group et entrevues avec des informateurs clés. Veuillez noter qu’une BOÎTE A OUTILS DES MÉTHODES DE TERRAIN basée sur le guide méthodologique de la FAO est disponible pour téléchargement. Ce document en PDF fournit, pour chacune des techniques participatives énumérées : une description, des objectifs, son utilisation, les questions clés, des directives d’animation, le temps et le matériel nécessaire. 5. La préparation d’un résumé et l’obtention d’un accord sur les résultats de l’évaluation.

21 L’analyse des causes sous-jacentes
Vous pouvez utiliser les résultats qualitatifs pour expliquer et faire des associations avec les résultats quantitatifs (niveaux de malnutrition). Un schéma de l’impact ou un arbre à problèmes peut être utilisé comme résumé visuel de l’information. Il peut souligner les origines des problèmes et montrer les causes de la malnutrition. Instructions pour le formateur : L’image montre un « arbre de problèmes » identifiant les causes de la malnutrition (dans quelques communautés du district de Kakamega au Kenya). L’analyse d’un arbre de problèmes aide à identifier les groupes de population/sources de fonds et/ou les ménages à risque des problèmes de nutrition identifiés. Les arbres de problèmes sont souvent convertis en arbres de solutions pour servir de base à une planification orientée vers les objectifs.

22 L’analyse des causes sous-jacentes
Le défi final dans l’analyse de la malnutrition est de joindre les résultats quantitatifs aux résultats qualitatifs. Il est aussi utile de mener une analyse SWOT : qu’est-ce qui a aidé les populations à atteindre un bon état de nutrition (forces et opportunités) ? qu’est-ce qui a entravé leurs efforts (faiblesses et menaces) ? Instructions pour le formateur : Les résultats de l’évaluation participative sont largement qualitatifs et descriptifs. Ils peuvent être organisés en profils de villages et aussi rassemblés en profils de district ou régionaux. Une analyse SWOT peut fournir une bonne base pour des discussions et des planifications d’interventions futures. Veuillez noter qu’il existe deux exemples de profils de village et de district qui sont disponibles pour téléchargement.

23 De l’analyse à l’action
Étude de cas - Darfour en 2000 Une enquête nutritionnelle a été menée au Darfour en même temps qu’une évaluation économique des ménages (HEA), qui détermine leurs lacunes alimentaires. L’HEA a prédit qu’il y aurait un déficit alimentaire dans le futur, en se basant sur : les faibles taux de productions céréales, le prix élevé des grains, et le bas prix des arachides. L’enquête nutritionnelle a révélé : un taux actuel élevé de malnutrition aigüe globale (MAG), des signes de carence en vitamine A, et une épidémie récente de rougeole. Instructions pour le formateur : Il est important de noter que : il est important d’entreprendre une analyse intégrée qui joint les données nutritionnelles à d’autres genres d’informations. Si les taux de malnutrition avaient été interprétés sans les données de morbidité, les taux élevés de MAG aurait pu être attribués surtout à un déficit alimentaire car les récoltes avaient été insuffisantes ; le rôle de l’épidémie de rougeole comme facteur majeur contribuant aurait pu être négligé. Que suggère cette information ?

24 De l’analyse à l’action
Il est important d’entreprendre une analyse intégrée qui joint les données nutritionnelles à d’autres genres d’informations. Se baser simplement sur les mesures de l’état nutritionnel peut être trompeur et peut mener à des réponses erronées. Instructions pour le formateur : Dans les situations plus stables il existe un plus grand besoin d’analyser les causes fondamentales qui opèrent au niveau de la société afin de mieux concevoir les interventions.

25 De l’analyse à l’action
Deux exemples d’analyses qui intègrent des informations multisectorielles dans les évaluations sont : Les profils nutritionnels par pays - PNP They provide: une analyse approfondie de la situation alimentaire et nutritionnelle des pays, des statistiques sur des facteurs reliés à la nutrition tels que la production agricole, de même que un certain nombre d’indicateurs sur la sante, la démographie, l’éducation et l’économie. Les rapports d’information nutritionnelle en situations de crises (NICS) La classification de NICS définit cinq niveaux de risque nutritionnel. (par ex. Les populations de la catégorie I sont un état critique ; les populations de la catégorie IV ne sont pas à un risque élevé de malnutrition). La prévalence/le risque est indirectement affecté à la fois par : les causes sous-jacentes de la malnutrition, en rapport a l’alimentation, la santé, et les soins, et les contraintes qui limitent la réponse humanitaire. Instructions pour le formateur : Information additionnelles sur les PNPs et les NICS: 1. PNPs: Les profils nutritionnels par pays sont un exemple d’une analyse multisectorielle intégrée. Ils sont préparés par des experts nationaux en collaboration avec des nutritionnistes de la FAO. (http://www.fao.org/ag/agn/nutrition/profiles_fr.stm) Les PNPs fournissent une analyse approfondie de la situation alimentaire et nutritionnelle des pays, des statistiques sur des facteurs reliés à la nutrition tels que la production agricole, de même qu’un certain nombre d’indicateurs sur la santé, la démographie, l’éducation et l’économie. La structure des profils suit le modèle conceptuel du SICIAV pour la sécurité alimentaire et la nutrition, comportant les causes immédiates, sous-jacentes et fondamentales de la malnutrition. Les données et indicateurs utilisés dans les PNPs proviennent des banques de données des agences internationales (banques de données des Nations Unies) et d'institutions nationales (Ministères de la santé, de l’agriculture). Les parties du PNP comprennent habituellement : Population (indicateurs populationnels, pyramide de la population) Agriculture (statistiques sur l’utilisation des terres, et sur l’irrigation, récoltes principales, calendrier agricole, insuffisances alimentaires saisonnières, élevage et culture de poisson) Economie Indicateurs sociaux (indicateurs de santé, eau et assainissement, accès aux services de santé, niveau d’éducation, niveau de développement, pauvreté, et autres indicateurs sociaux) Situation alimentaire et nutritionnelle Aspects qualitatifs du régime alimentaire et des aliments (consommation alimentaire, situation de sécurité alimentaire) Données nationales sur les disponibilités alimentaires (disponibilité des principaux groupes d’aliments, disponibilité énergétique, distribution par macronutriment et diversité des disponibilités alimentaires, origine végétale/animale des macronutriments, disponibilité énergétique alimentaire par groupe d’aliments, importations et exportations alimentaires exprimées en pourcentage de la disponibilité énergétique alimentaire, aide alimentaire) Consommation alimentaire (enquêtes au niveau national) Pratiques d’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants Anthropométrie nutritionnelle (insuffisance pondérale à la naissance, anthropométrie des enfants d’âge préscolaire, anthropométrie des enfants d’âge scolaire et des adolescents, anthropométrie des femmes adultes, anthropométrie des hommes adultes) Carences en micronutriments (troubles dus à la carence en iode – TDCI, prévalence de goitre et taux urinaires d’iode, iodation du sel au niveau des ménages, carence en vitamine A - CVA, prévalence de carence sous-clinique et clinique en vitamine A, supplémentation en vitamine A, anémie ferriprive, prévalence d’anémie ferriprive, interventions pour lutter contre l’anémie ferriprive et les autres carences en micronutriments) Politiques et programmes visant à améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire 2. NICS: La classification de NICS définit cinq niveaux de risque nutritionnel en relation au risque et/ou à la prévalence de la malnutrition. La prévalence/le risque est indirectement affecté par les causes sous-jacentes de la malnutrition, par rapport à l’alimentation, la santé, et les soins, de même que les contraintes qui limitent l’aide humanitaire. Les catégories sont un cumul des causes de la malnutrition et de l’aide humanitaire. Les populations de la catégorie I sont ou bien dans un état critique et ont un très grand risque de malnutrition ou bien les enquêtes ont révélé une forte prévalence de malnutrition et/ou des taux élevés de mortalité. Les populations de la catégorie II sont actuellement à un risque élevé de souffrir de malnutrition ou d’avoir une forte prévalence de malnutrition. Les populations de la catégorie III sont à risque modéré de malnutrition ou ont une prévalence modérément élevée de malnutrition ; il est possible qu’il y ait des zones ayant des taux élevés de malnutrition dans une région spécifique. Les populations de la catégorie IV ne sont pas à un risque élevé de malnutrition. Le risque de malnutrition parmi les populations de la catégorie V n’est pas connu.

26 De l’analyse à l’action
S’il y a des problèmes qui sont mesurés ou évalués en termes de : maladies/épidémies, mauvaise qualité de l’eau et des conditions sanitaires, ou pratiques de soins inappropriées, Appréciation de la situation nutritionnelle de la population cible Action basée sur l’analyse & les ressources disponibles Analyse des causes du problème ceci exige des : Instructions pour le formateur : Les expériences nous montrent que là où les programmes ne sont pas multisectoriels, l’impact sur l’état nutritionnel au niveau de la population est inexistant ou très limité. Inversement, là où les interventions sont multisectorielles, on remarque des améliorations de l’état nutritionnel. interventions multisectorielles (par ex. le jardinage scolaire). Source: UNICEF, Cycle des « trois A »

27 De l’analyse à l’action
Exemple: Profil nutritionnel d’une communauté des régions montagneuses de l’Éthiopie Dans les régions rurales montagneuses de l’Éthiopie, les fermiers pratiquant l’agriculture de subsistance possèdent moins de la moitié d’un hectare de terre à cultiver. Dans une bonne année, ceci mène à une situation où la production de teff (aliment de base local) peut subvenir aux besoins d’une famille moyenne pour une durée de cinq mois. Après quoi, les familles sont forcées de vendre le petit bétail, et les hommes migrent pour un travail saisonnier. Les sources d’eau sont en diminution constante a à cause d’une combinaison de faible pluviométrie durant des années et des pressions de populations et de l’élevage, de telle façon que les femmes passent un nombre accru d’heures par jour pour collecter de l’eau. Chez les enfants observés dans les centres de santé maternelle et infantile, le nombre de cas d’insuffisance pondérale atteignent deux niveaux maximums : Le premier a lieu avant la récolte principale de Belg, et l’autre coïncide avec la saison des pluies et l’augmentation des niveaux de paludisme et de diarrhée. Les enquêtes nutritionnelles ont montré que les niveaux de malnutrition sont les plus élevés dans le groupe d’âge des 12 à 24 mois, et que les pratiques d’alimentation des nourrissons (l’introduction précoce des aliments solides) contribuent aux niveaux élevés de malnutrition. Instructions pour le formateur : Commentaires sur l’exemple (utiles pour lancer les discussions) : En se basant sur l’information de la communauté des régions montagneuses de l’Éthiopie, il est recommandé d’utiliser un programme intégré. Le renforcement du système de santé primaire ou la provision d’éducation nutritionnelle aura un impact limité comme intervention isolée. Une programmation intégrée pourra joindre des activités d’agriculture et des activités génératrices de revenu à des interventions en eau, santé et en éducation nutritionnelle. Afin d’avoir un impact important sur l’état nutritionnel, les causes immédiates, sous-jacentes et les causes fondamentales de la malnutrition devraient être adressées simultanément. Dans la mesure du possible, ces interventions devraient être placées dans des structures institutionnelles durables au niveau communautaire et au niveau local du gouvernement. Quel genre d’intervention est nécessaire ?

28 Quelles conclusions peut être tirées de cette étude de cas ?
De l’analyse à l’action Étude de cas – Les déplacés en République Centrafricaine en 2007 Les niveaux de malnutrition étaient en augmentation chez les moins de 5 ans dans les camps de déplacés. Une analyse de la situation a révélé que la nature du problème était multisectorielle, ce qui a aidé dans le développement de solutions appropriées. INSERER PHOTO L’ONG Action contre la Faim a décidé d’agir et une analyse de la situation a démontré que: levels of diarrhoea were of 60 percent, les taux de malnutrition chez les moins de 5 ans étaient déjà en augmentation, l’accès à l’eau potable était très limité, les cas de paludisme chez les enfants de moins de 5 ans étaient en augmentation. En vue des résultats de l’analyse de la situation, Action contre la Faim a décidé de concevoir des programmes se focalisant non-seulement sur des distributions de nourriture, mais aussi sur des activités de promotions de l’hygiène, des distributions de « kits d’hygiène », de réhabilitation de puits, de même que des distributions de semences pour la prochaine saison culturale. Instructions pour le formateur : Ces études de cas illustrent l’importance de l’intégration de l’analyse nutritionnelle dans une analyse de secteurs plus vastes pour définir les interventions appropriées. Voici une autre étude de cas : Darfour en 2005 Au Darfour, une évaluation a été menée pour examiner les effets du conflit et de la crise humanitaire actuelle sur les moyens d’existence de certaines communautés, afin d’y améliorer les interventions humanitaires stratégiques. L’étude s’est concentrée sur la migration de la main d’œuvre, la production et le commerce de l’élevage, et sur le lien des communautés avec le centre et l’est du Soudan ainsi qu’avec la Libye. Les résultats clé de cette évaluation sont les suivants : l’insécurité qui est répandue à cause des violations continues du cessez le feu de la part du Gouvernement Soudanais, ainsi que des groupes rebelles est le problème le plus fondamental qui affecte les moyens d’existence. Le conflit a causé des réductions dramatiques dans l’envoi de paiements qui est traditionnellement une source stable de fonds pour les familles au Darfour. Sur le plan économique, l’élevage était la cible principale du conflit actuel. La population non-arabe du Darfour a perdu entre 50 et 90 percent de son élevage aux forces armées du gouvernement. L’hostilité croissante entre les peuples arabes et non-arabes, et le contrôle de certaines zones critiques le long des routes migratoires traditionnelles par le Mouvement de Libération du Soudan, a mené à une restriction de l’accès des troupeaux de chameaux des arabes aux réserves de pâturages de la saison des pluies dans le nord. De même, le bétail appartenant aux groupes Baggara d’éleveurs a été limité au chemin de fer proche de la ville de Nyala et à la route de Nyala-Kaz Zalingi à l’Ouest. La perturbation du commerce de l’élevage au Darfour et au-delà de ses frontières reflète la détérioration de l’économie de la région. Des marchés secondaires importants tels que celui de Mellit ont été fermés. Les recommandations principales de l’étude stipulent que des changements structurels importants devraient être traités au niveau international, national et au niveau de l’état. Ces changements comprennent le processus de restitution et de compensation des terres ; la restitution, réconciliation et compensation de l’élevage ; et l’ouverture des routes de transport pour fournir un passage sécuritaire à la population, l’élevage et les biens. Idéalement, le plus large processus de réconciliation devrait être lié à l’appui aux moyens d’existence. Quelles conclusions peut être tirées de cette étude de cas ?

29 Résumé L’évaluation de l’état nutritionnel permet de déterminer si un groupe de population est bien nourri ou sous-alimenté, grâce à l’utilisation de mesures anthropométriques, de tests biochimiques ou par l’identification de signes physiologiques. Les méthodes principales de collecte de données qui fournissent des informations anthropométriques sont : les enquêtes populationnelles, le suivi de la croissance, les systèmes de surveillance sentinelle et les données de recensement scolaire. Des informations additionnelles sur les facteurs tels que la sécurité alimentaire, les sources de fonds, et les pratiques de santé et de soins sont généralement nécessaires pour interpréter les données de l’état nutritionnel et pour déterminer les causes possibles de la malnutrition. Les informations sur l’état nutritionnel, jointes à l’analyse des causes sous-jacentes peuvent fournir la compréhension qui est nécessaire pour sélectionner les interventions appropriées. L’expérience montre que les interventions multisectorielles ont une meilleure chance d’améliorer l’état nutritionnel de la population.

30 Pour en savoir plus... Ressources en ligne
Nutrition Assessment: Background Papers. World Bank/UNICEF. Evaluation de la croissance infantile: utilisation et interprétation de l'anthropométrie. Manuel du projet Sphere. Practical anthropometry 101 and 102, International Food Policy and Research Institute. Utilisation et interprétation de l'anthropométrie. Rapport d'un comité OMS d'experts. Série de Rapports techniques Anthropometric indicators measurement guide, Field Exchange on Emergency Nutrition Network digital archives Réseau de Prévention des Crises Alimentaires (RPCA). Improving the analysis of food insecurity. Food Insecurity Measurement, Livelihoods Approaches and Policy: Applications in FIVIMS. S. Devereux et al L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde (SOFI) Organisation des nations unies pour l’alimentation et de l’agriculture (FAO). Indicateurs de nutrition pour le développement. Guide de référence B. Maire et F. Delpeuch. Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Montpellier, France. FAO,

31 Pour en savoir plus... Ressources en ligne
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32 Pour en savoir plus... Ressources en ligne
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33 Pour en savoir plus... Ressources en ligne
Suivi de la croissance des enfants au Sénégal. USAID/Senegal. Lectures complémentaires La malnutrition en situation de crise. Action Contre la Faim, 2002. Conducting small scale nutrition surveys: A field manual. FAO, 1990, 186p, English, Spanish, French ISBN Nutrition Matters. Young.H and Jaspars.S (1995) Food Scarcity and Famine – Assessment and response. Young. H. Oxfam practical health guide No The use of nutritional indicators in surveillance systems. DFID-funded technical support to FAO’s FIVIMS. July 25th Technical paper no 2. NutritionWorks. Acute malnutrition benchmarking system for global response. Young.H, Jaspars. H, Khara. T and Collins.S Refugee Health. An approach to emergency situations. Medecins Sans Frontières 1997. Aider, sauver : pourquoi, comment ? Medecins Sans Frontieres 2006. Nutrition Information Crisis Situation, May 2004, Report No 11, United Nations System Standing Committee on Nutrition. "Field guide on rapid nutritional assessment in emergencies". Cairo, World Health Organization (WHO), Regional Office for the Eastern Mediterranean, 1995.


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