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Présenté par Tatiana ALEKSANDROVA Université de Paris 8

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Présentation au sujet: "Présenté par Tatiana ALEKSANDROVA Université de Paris 8"— Transcription de la présentation:

1 Présenté par Tatiana ALEKSANDROVA Université de Paris 8
Temptypac Mars 2010 CNRS Expression du temps et de l’aspect par des bilingues russes/français Présenté par Tatiana ALEKSANDROVA Université de Paris 8

2 Thématique Productions de quasi-bilingues russes/français en L1 et en L2 en comparaison avec des productions de russophones et francophones monolingues Acquisition d’une L2 au niveau très avancé Effets de la L2 sur les productions en L1 Notre étude s’intéresse aux D’un coté il s’agit de montrer les phénomènes propres à l’acquisition d’une L2 au niveau très avancé De l’autre côté, les effets que la maîtrise très élevée d’une L2 peut avoir sur les productions en L1 dans les prod de chez ce type de locuteurs

3 Hypothèse Influences des principes d’organisation de discours spécifiques à la L1 sur l’expression du temps et de l’aspect par les bilingues en L2 et vice versa Nous présupposons que la construction des discours en L2 par les bilingues sera basée en partie sur les principes organisationnels de la L1 En même temps, que la maîtrise élevée de la L2 va influencer les productions des bilingues en L1 dans la façon d’encoder les temps et aspects

4 Cadre théorique (1): Acquisition des L2
Construction des discours en L2 selon les principes organisationnels propres à L1 Langues étudiées: le français L1 – l’anglais L2 le néerlandais L1 – le français L2 l’allemand L1- l’italien L2 Von Stutterheim 2003 Lambert, Carroll et von Stutterheim 2008 Notre travail s’appuie sur deux domaines de recherches, celui de l’acquisition des L2, concernant les productions des locuteurs très avancés: Stutterheim, Carroll, Lalmbert, qui montrent que les apprenants même aux stades très avancés recourent aux principes propres à leur L1 pour produire des discours. Les langues étudiées sont variées: les L1: le français, le néerlandais, l’allemand Et les L2: l’anglais, le français, l’italien, etc.

5 Cadre théorique (2): Bilinguisme
Transfert bidirectionnel L L2 Interlangue ‘multi-compétence’ – système commun des connaissances linguistiques et culturelles des deux ou plusieurs langues (Cook 2003) Influences d’une L2 sur les productions en L1 des bilingues Langues étudiées: le russe L1, l’ hébreu L1, l’espagnol L1, le finnois L1 – l’anglais L2 Pavlenko, Laufer, Cenoz, Jarvis (éd.) Cook 2003 Un autre domaine de recherches sur lequel notre travail se base est celui du bilinguisme, qui propose de voir le transfert non seulement comme un phénomène négatif des influences de la L1 sur la L2, mais comme un phénomène bi-directionnel de relations entre les langues en contact chez les bilingues. Ils proposent de remplacer le terme de l’apprenant par celui de locuteur L2 et le terme de l’interlangue à celui de ‘multi-compétence’ qui représente un système commun des connaissances linguistiques et culturelles de deux ou de plusieurs langues chez une personne bilingue ou plurilingue. Un certain nombre d’études s’intéressent aux influences qu’une L2 a sur les productions en L1. Les langues 1 sont variées: le russe, l’hébreu, l’espagnol, le finnois, mais sont souvent étudiées sous l’influence de l’anglais Je me réfère aux travaux de:

6 Cadre théorique (3): Analyse du temps et de l’aspect
Trois intervalles temporels: Temps de situation (TSit) Temps de l’énoncé (TU) Temps de l’assertion (Temps Topique TT) Relations temporelles: TSit avant TU TSit simultané à TU TT contenu dans TSit, etc. Aspect grammatical – perspective prise pour l’encodage de TT (achevé, inachevé) Aspect lexical des verbes (Aktionsart) 0 temps – être français 1 temps – lire 2 temps – lire un livre, sortir Klein 1994 Pour l’analyse des temps et aspect, je me base sur les travaux de Klein (1994) qui définit les relations temporelles en terme des relations entre trois intervalles temporelles: Les relations entre événements peuvent être: L’aspect grammatical est Il est étroitement lié avec la structure interne des prédicats. Klein distingue les prédicats à :

7 Systèmes linguistiques: Moyens linguistiques d’expression du temps et de l’aspect (1)
Expressions adverbiales: Antériorité: avant tout, d’abord – snachala, do etogo Postériorité: après, ensuite, et – potom, posle, i Simultanéité: à ce moment – v etot moment Action immédiate: soudain – vdrug Itérativité: à nouveau, encore – snova, eshe Fin: finalement, enfin – v kontse, nakonets Les systèmes linguistiques des langues en question: le français et le russe disposent comme la plupart des langues de deux types de moyens pour l’expression des temps et aspects: des expressions adverbiales, qui permettent de marquer l’antériorité….

8 Moyens linguistiques d’expression du temps et de l’aspect (2)
Marquage grammatical du temps En français Présent Il/elle lit (TT simultané au TU ou action habituelle) Il/elle est en train de lire (procès en déroulement) Passé Il/elle a lu (aspect perfectif) Il/elle lisait (aspect imperfectif ou action habituelle) Il/elle avait lu (antériorité au passé) Il/elle vient de lire (action récente dans le passé) Futur Il/elle va lire (futur proche) Il/elle lira (futur) Accord entre le sujet et le verbe est marqué sur le verbe en personne et en nombre Et les moyens grammaticaux: En français le Présent marque l’action habituelle et qui se produit au moment de la parole, la périphrase être en train de permet de le marquer lexicalement. L’aspect perfectif peut être marqué par une forme de Passé Composé, l’aspect imperfectif au passé ou une action habituelle – par une forme de l’Imparfait. La forme de Plus que Parfait permet de marquer l’antériorité des événements au passé et la forme de passé récent – un événement qui vient de se produire. Au futur il y a aussi cette distinction entre le futur proche et le futur simple

9 Moyens linguistiques d’expression du temps et de l’aspect (3)
En russe Présent On/ona chitaet – il/elle lit (TT simultané au TU ou action habituelle) Passé On chital/ Ona chitala – il lisait/ elle lisait (Imperfectif, masculin/féminin) On prochital/Ona prochitala – Il a lu/elle a lu (Perfectif, masculin/féminin) Brat’ – prendre On bral – il prenait On vzal – il a pris Futur On/ona budet chitat – il/elle lira (Imperfectif) On/ona prochitaet – il/elle finira de lire (Perfectif) Accord en personne et en nombre au Présent et au Futur Accord en genre et en nombre au Passé En russe, il y a moins de moyens grammaticaux pour marquer les relations temporelles La forme du présent présente une action habituelle ou simultanée au temps de l’énoncé L’accord entre le sujet et le prédicat est marqué sur le verbe en personne et en nombre au présent et au futur Les formes du passé sont imperfectives et perfectives La forme imperfective présente l’aspect inaccompli de l’action Et la forme perfective – l’aspect terminé de l’action Dans les deux formes au passé l’accord se fait en genre et en nombre (et marqué par la terminaison a pour le féminin et la terminaison i pour le pluriel) La forme perfective est le plus souvent dérivée de la forme imperfective par l’ajout d’un préfixe Cependant, parfois elle peut être formée à partir d’une autre racine, exemple de verbe brat’ Dans le futur, il y a aussi cette distinction entre l’aspect imperfectif : exemple Et perfectif : exemple

10 Méthodologie Récit de fiction
Film « Quest » ( Von Stutterheim, Carroll, Klein, 2003) 15 quasi-bilingues russes/français Groupes de contrôle: 15 monolingues francophones, 15 monolingues russophones Caractéristiques: 25-35 ans Niveau d’études Bac + 4/5 Séjour en France 5 ans minimum, études universitaires, activité professionnelle (quasi-bilingues) Pour mon travail j’ai adopté la méthodologie des chercheurs de l’Université de Heidelberg (Allemagne) de von Stutterheim, Carroll et Klein en utilisant un film muet appelé « Quest ». Les locuteurs quasi-bilingues ont raconté ce film en français et en russe. Les groupes de contrôle sont les locuteurs monolingues francophones et russophones. Tous les sujets ont les mêmes caractéristiques socio-culturelles, ils ont entre 20 et 35 ans, le même niveau d’études. Pour les locuteurs bilingues un séjours en France de 5 ans au minimum est exigé, ils ont tous effectué des études universitaires en France et ont une activité professionnelle en français.

11 Stratégies de narration
Caroll, Klein et Von Stutterheim, 2003 ‘Stratégie déictique’: Traitement des événements d’un film comme des situations individuelles qui se sont réellement passées TT précèdent le temps des énoncés (TU) le temps est le Passé Selon le type de situation décrite, les aspects variés sont possibles Dans le cas des actions longues – encodage d’une partie de l’événement (par exemple la phase inchoative – il a commencé à creuser au lieu de il creuse) ‘Linking strategy’: Traitement des événements comme des entités fictives Les événements (TT des énoncés) sont insérés dans un grand TT le temps est le Présent La présentation des événements dans le même ordre que dans le support visuel Marquage de la postériorité (comme moyen de liaison entre les sous événements) Les travaux théoriques sur lesquels je m’appuie, ceux de Carroll, de Klein et von Stutterheim, distinguent différentes stratégies de narration. Deux de ces stratégies sont caractéristiques aux productions des locuteurs natifs des deux groupes. La stratégie déictique traite des événements d’un film comme des situations individuelles qui… La ‘linking stratégy’ …. Je vais essayer de montrer que cette stratégie est propre aux productions des locuteurs francophones et que les russophones partagent la stratégie déictique et ‘linking stratégy’.

12 Résultats: Encodage des événements
33 scènes Nombre d’événements du film mentionnés par au moins 10 locuteurs dans chaque groupe Pour mieux comprendre les stratégies de narration adoptées par nos locuteurs, j’observe le nombre d’événements encodés par au moins 10 locuteurs dans chaque groupe. D’après ce graphique on peut voir que sur 33 scènes du film définies par nous-mêmes, les francophones en encodent 16, tandis que les russophones – en encodent moins, plus exactement 10. Les bilingues en produisant en deux langues encodent 12 scènes, ce qui est en peu ples que les russophones mais moins que les francophones.

13 Relations entre les événements
Expressions adverbiales Postériorité Antériorité Action immédiate Continuité Itérativité Fin Nous observons ensuite les relations entre les événements et nous pouvons voir que les relations de postériorité dominent dans tous les groupes. Cependant, elles sont plus importantes chez les francophones que chez les russophones. Et chez les bilingues dans les deux langues, elles sont plus régulièrement marquées que chez les russophones monolingues, ce qui peut être vu comme une influence de stratégie propre à la L2. Pourcentage d’énoncés avec ces types de marques par rapport au nombre moyen d’énoncés dans les récits

14 Répertoire des marques de postériorité
Les marques non spécifiques notamment la conjonction et en français et son équivalent i en russe sont majoritaires dans tous les groupes. Dans les productions en russe, les bilingues se caractérisent par l’emploi des marques spécifiques: togda – alors et potom – puis plus régulièrement que les russophones monolingues, ce qui confirme le graphique précédent montrant l’encodage plus régulier des relations de postériorité. Si on regarde les productions en français, nous remarquons que les bilingues recourent à la conjonction et moins souvent que les francophones et emploient donc, que les francophones font moins souvent.

15 Adverbes temporels Francophones : puis, après (50% - suivi d’un complément: après avoir vu, après quoi) Russophones - posle (après) 80% des cas avec complément (posle chego – après quoi) Bilingues (en français) – après 93% des cas sans compléments: après il prend une petite pierre Bilingues (en russe) - potom (puis) qui exclut l’emploi des compléments Dans l’emploi des marques de postériorité spécifiques, il y a des différences entre les groupes. La marque préférée des francophones est puis, qui ne demande pas de complément, tandis que les bilingues emploient plus souvent l’adverbe après. Lorsque les francophones natifs y recourent, dans 50% des cas il est suivi de compléments: après avoir vu, après quoi. Tandis que les bilingues emploient cette marque comme puis – sans complément, ce qui montre une simplicité syntaxique des productions des bilingues. Ainsi, dans les deux langues de production, les bilingues emploient les marques de postériorité qui ne demandent pas de complément soit en suivant la stratégie de simplification, soit en utilisant la stratégie propre aux locuteurs francophones.

16 Temps grammatical des narrations
Productions en français – 90% de formes verbales du présent Donc c’est un petit bonhomme de sable qui se réveille En russe – 70% des formes verbales du présent V peschanoi pustine prosipaetsa dans désert de sable se réveille lejashii na peske chelovek allongé sur sable homme 30% de formes verbales du passé V pustine prosnulsa chelovek s silnim chuvstvom jajdi dans désert s’est réveillé homme avec fort sentiment de soif Pour le choix du temps grammatical d’expression, nous pouvons voir que les bilingues suivent la stratégie des francophones en produisant des récits au présent, par exemple… Tandis que dans les productions des deux groupes de locuteurs en russe, 70% représentent les formes verbales du présent, par exemple Et 30% - des formes du passé. Le même type de verbe (catégorie lexicale) peut être encodé par une forme du présent ou du passé, par exemple…

17 Expression de l’aspect et des relations au passé
En français Perfectif: Passé Composé Imperfectif : Imparfait Antériorité: Passé Composé, Plus-que-parfait En russe Perfectif: Formes perfectives Imperfective: Formes Imperfectives Antériorité: Formes perfectives, imperfectives Les formes du passé rencontrées dans toutes les productions encodent l’aspect perfectif, l’aspect imperfectif ou l’antériorité. Les bilingues semblent partager les stratégies des groupes de contrôle, à savoir que en produisant en français ils recourent aux formes perfectives et imperfectives dans le passé, tandis que les bilingues en produisant en russe, tout comme les russophones natifs encodent majoritairement l’aspect perfectif des actions.

18 Type de prédicats au passé
Francophones et bilingues en français 0 temps: être, avoir (il y a) 1 temps: boire 2 temps: tomber, arriver, engloutir Russophones et bilingues en russe 2 temps: okazivat’sa – se retrouver, provalivat’sa – apparaître, padat’ – tomber Bilingues en russe 0 temps: nadeiat’sa – espérer, bit’ – être 1 temps: idti - marcher Ce résultat se confirme par le type de prédicats employés dans le passé. Dans tous les groupes, les prédicats à deux temps sont le plus fréquemment rencontrés au passé, cependant, dans les productions en français les prédicats à 0 temps sont aussi parfois encodés au passé, contrairement aux productions en russe. Les prédicats à 1 temps sont assez fréquemment rencontrés au passé chez les bilingues produisant en russe. Cette différence par rapport aux natifs vient du fait que 3 locuteurs bilingues ont produit des récits entièrement au passé, tandis que chez les natifs il y a plus souvent un va et viens entre les formes du présent et du passé.

19 Encodage de l’aspect inchoatif
Commencer à, se mettre à/ nachinat’ Prédicats à 1 temps - 4 groupes de productions En français: creuser, marcher, faire, regarder, chercher En russe: kopat- creuser, shevelitsa – bouger, idti - marcher Ainsi, nous avons vu que pour le marquage des temps et aspect par des moyens grammaticaux obligatoires, les bilingues adoptent les stratégies propres à la langue d’expression. Cependant, pour les moyens lexicaux d’encodage des aspects, leurs productions présentent des différences. Par exemple, les russophones natifs encodent plus régulièrement que les francophones l’aspect inchoatif. Les bilingues en produisant en deux langues recourent aussi à son emploi assez régulier comme les russophones contrairement aux francophones natifs. Les moyens d’encodage de la phase initiale des actions se répètent dans tous les groupes, c’est l’emploi de verbes de phase: commencer à, se mettre à et leurs équivalents nachinat’ et stanovit’sa – en russe. Cet aspect est encodé avec les prédicats à 1 temps.

20 Aspect duratif Mêmes moyens chez tous les types de sujets
Répétition des items : il creuse il creuse, il marche il marche (1 temps) Verbe de continuité continuer à/ prodoljat’ : il continue à marcher Au contraire, les francophones encodent plus souvent l’aspect duratif des actions encodées par les prédicats à 1 temps, contrairement aux russophones natifs. Et on remarque que dans les productions en français les bilingues sont plus proches vers les russophones et au contraire dans les productions en russe, s’approchent vers les francophones. Cet indice de différences entre les natifs d’encodage de la durée par le répétition des items : il creuse il creuse ou par la périphrase il continue à creuser me fait penser que la forme imperfective n’a peut être pas la même valeur dans les deux langues, en français c’est une forme neutre, tandis que en russe elle est vu en opposition à une forme perfective. Mais je n’ai pas de preuves et ce serait intéressant pour moi d’étudier plus en détailles les marquages lexicaux des aspects dans ces deux langues.

21 Stratégies des narrations: Monolingues
Francophones Temps des narrations – le Présent (90%) Marquage systématique de la postériorité (23% d’énoncés) Encodage de 16 scènes sur 33 (par 10 locuteurs minimum) ‘Linking strategy’ Russophones 67% - Présent ‘Linking strategy’ 33% - Passé Marquage de la postériorité moins systématique (18% d’énoncés) Encodage de 10 scènes sur 33 (par 10 locuteurs minimum) Encodage de l’aspect inchoatif ‘Stratégie déictique’ On peut donc dire que les francophones recourent à ‘linking strategy’ en produisant des récits de film avec la production des récits au présent, en marquant systématiquement la postériorité pour relier les sous événements. Dans les productions des russophones monolingues, même si plus de 60% des formes verbales sont des formes du présent et correspondent à la ‘linkikg stratégy’, ils encodent moins régulièrement la postériorité, divisent les narrations en nombre d’événements moins important et encodent plus souvent l’aspect inchoatif des actions, ce qui fait partie de la stratégie déictique.

22 Stratégies des narrations: bilingues
Bilingues en français Temps des narrations – le Présent (90%) Marquage systématique de la postériorité (22% d’énoncés) Encodage de 12 scènes sur 33 (par au moins 10 locuteurs) ‘Linking strategy’ Différences par rapport aux natifs Encodage de l’aspect inchoatif Choix des marques lexicales de postériorité (donc, après) Bilingues en russe Présent (64%) Marquage plus régulier que chez les russophones de la postériorité (27%) Encodage de 12 scènes sur 33 (par au moins 10 locuteurs) ‘Linking strategy’ Passé (36%) Encodage de l’aspect inchoatif ‘Stratégie déictique’ Pour les bilingues, en produisant en français ils adoptent la même stratégie que les francophones en produisant des récits au présent et en encodant un sous événements reliés par des adverbes de postériorité. Mais l’encodage de l’aspect inchoatif représente une influence à mon avis stratégique de leur L1. Et le choix des moyens lexicaux d’expression de la postériorité : donc et après différencie leurs productions de celles des natifs. En ce qui concerne les productions des bilingues en russe, à notre avis ils partagent comme les russophones les deux stratégies de narration, mais leurs productions ont plus de caractéristiques de ‘linking stratégy’, comme le marquage régulier de postériorité et les récits avec plus de sous-événements que dans les productions des russophones monolingues. Au niveau lexical, l’influence de la L2 est l’emploi d’adverbe de postériorité sans complément, contrairement aux productions des russophones monolingues.

23 Conclusions (1) Productions des bilingues en L1 et en L2
marquage grammatical du temps et de l’aspect de façon semblable que chez les monolingues (moyens obligatoires) Influences translingustiques en L1 et en L2 (moyens non obligatoires) Marquage lexical de l’aspect inchoatif (influence de la L1 sur la L2) Fréquence du marquage de la postériorité (influence de la L2 sur la L1) Choix des connecteurs pour le marquage des relations temporelles de la postériorité (influences L L2) Je pense que les bilingues en produisant en deux langues s’adoptent pour choisir les stratégies propres aux monolingues de ces deux langues, ce qui se confirme par les mêmes stratégies dans les emplois des moyens grammaticaux obligatoires (choix des temps grammaticaux), mais que les influences interlinguistiques sont présentes plus souvent pour les moyens non obligatoires – lexicaux où les choix des bilingues sont parfois influencés par l’une des langues. Dans les productions en L2 ces influences sont visibles dans …. Dans les productions en L1, dans ….

24 Conclusions (2) Adoption des moyens grammaticaux obligatoires pour l’expression du temps et de l’aspect par les bilingues en deux langues: L1 et L2 Influences translinguistiques sur le choix des moyens lexicaux non obligatoires de marquage des relations temporelles et sur l’expression de l’aspect Confirmation de l’hypothèse de Cook (1991) sur ‘multi compétence’ des bilingues, dont les discours diffèrent de ceux des monolingues des deux langues Les hypothèses de départ se confirment par le fait qu’il y a des influences de principes d’organisation des discours dans les deux sens, cela confirme les résultats des travaux en acquisition sur le rôle de la L1 dans les productions des apprenants très avancés et l’hypothèse de Cook de l’existence d’une ‘mutli-compétence’ des bilingues qui différencie leurs discours de ceux des monolingues.

25 Merci!


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