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MALTRAITANCE ET BIENTRAITANCE des personnes âgées

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Présentation au sujet: "MALTRAITANCE ET BIENTRAITANCE des personnes âgées"— Transcription de la présentation:

1 MALTRAITANCE ET BIENTRAITANCE des personnes âgées

2 Comprendre la réalité du vieillir est nécessaire pour
appréhender ce qui peut être une souffrance et / ou une maltraitance chez une personne âgée Diminution des capacités physiques et mentales et, simultanément, nécessaire adaptation à des situations évolutives. Cela conduit à une vulnérabilité :  dépendance physique (nécessité d’une aide aux gestes quotidiens),  dépendance affective vis à vis des proches. D’où un nombre de comportements difficiles à gérer. Ce chemin du vieillir peut entraîner des souffrances. Le méconnaître risque d’induire des jugements décalés, voire complètement erronés dans des situations bien réelles.

3 L'entourage familial Il souffre de ce qu’il perçoit comme une dégradation de l’image de l’ancêtre. En général, il va lui offrir son aide. L’interaction relationnelle entre l’aidant et l’aidé âgé devient alors le support du cadre de vie de cet âgé. L’un et l’autre sont en effet mus par leurs attentes réciproques (le vieillard par ses besoins affectifs, l’aidant par son besoin de prendre soin découlant de son altruisme). Or, ces attentes vont souvent être déçues, du fait des dégradations de l’aidé et de la fatigue de l'aidant (tiraillé entre son désir de bien faire et son incompétence face à certaines situations). De possibles dérapages peuvent aller jusqu'à la maltraitance des deux côtés. Ce n’est pas rare, dans des relations d’aide au long cours, du fait de maladies évolutives, en particulier de la maladie d’Alzheimer.

4 Les professionnels Le professionnalisme peut et devrait protéger contre de tels dérapages. Mais, l’importance de la relation humaine dans un tel travail peut submerger le savoir technique acquis et entraîner vers des conduites maltraitantes. Le professionnel n’est pas un technicien désincarné. Aussi, certaines maltraitances sont liées aux personnalités en présence. Nous sommes tous potentiellement maltraitants : une trop grande fatigue, un comportement énervant répété de la personne âgée, des problèmes personnels peuvent inciter à des comportements maltraitants.

5 populations vulnérables
Sur le plan juridique Le code pénal ne mentionne pas la personne âgée mais la personne vulnérable Ce n’est qu’en 1999 que les personnes âgées ont été incluses dans les populations vulnérables ( l’âge, la maladie, l’infirmité, une déficience, la grossesse) devant donner lieu à signalement.

6 La maltraitance : Définition
ensemble d’actes, comportements et attitudes commis ou omis envers une personne au détriment de son intégrité physique ou sexuelle, morale ou financière par une personne de son entourage (au sens large des personnes avec lesquelles il existe une relation sociale) ou une institution, provoquant des sentiments négatifs (tristesse, peur, colère, révolte, humiliation) ou des sensations négatives (gène, douleur) et étant perçus comme illégitimes. Aucune étude ne s’accorde sur les mêmes chiffres ni les mêmes définitions, d’autant plus que ce qui domine est la violence invisible (Pr HUGONOT)

7 7 formes de maltraitance
 Violences physiques Coups, gifles, brutalités, brulures, ligotages, soins brusques sans information ni préparation, non satisfaction des demandes pour des besoins physiologiques, violences sexuelles, meurtres.  Violences psychologiques ou morales Langage irrespectueux ou dévalorisant, absence de considération, chantage, abus d’autorité, comportements d’infantilisation, non respect de l’intimité, injonctions paradoxales, menaces de rejet, privation de visite, humiliations, insultes, menaces, grossièretés.  Violences financières ou matérielles Vols, spoliations et escroqueries diverses (argent, biens mobiliers et immobiliers...).  Violences médicamenteuses Manque de soins de base, non information sur les traitements ou les soins, non respect des doses prescrites, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, non prise en compte de la douleur...

8  Violences des droits civiques  Négligences passives
limitation de la liberté, privation de l’exercice des droits civiques, d’une pratique religieuse.  Négligences actives toutes formes de sévices, abus, abandons, manquements pratiqués avec la conscience de nuire.  Négligences passives relevant de l’ignorance, de l’inattention de l’entourage. Certains manquements ou incivilités, qui ne sont pas considérés comme des délits au regard du droit, peuvent cependant, par leur répétition, être qualifiés de harcèlement et devenir sanctionnables

9 Handicap des maltraités (source ALMA, 2004)
Au domicile : - physique (38%) - psychiques autres que Alzheimer (17%) - Alzheimer (9%) - Parkinson (3%) En institution : - physique (42%) - psychiques autres que Alzheimer (14%) - Alzheimer (11%) - Parkinson (2%)

10 Lieu social des maltraitances et négligences (source ALMA, 2004)
Au domicile : au domicile de la personne âgée : 88% au domicile des enfants : 6% au domicile d’un autre parent : 2% inconnu : 4% En institution : Maison de retraite privée : 42% Maison de retraite publique : 40% Autre institution, hôpital : 9% Famille d’accueil : 3%

11 Eléments favorisants les maltraitances (source ALMA, 2004)
Au domicile - relations familiales difficiles, vieille histoire (27%) - problèmes financiers (15%) - manque de communication, d’écoute, de parole (12%) - maladie, handicap physique et/ou psychique (10%) - alcool, drogue, dépendance (9%) - manque d’aide (7%) - chômage, difficultés sociales (5%) - usure, fatigue, épuisement (4%) - autres (10%)

12 Eléments favorisants les maltraitances (2) (source ALMA, 2004)
En institution - Manque de communication, d’écoute, de parole (27,8%) - Manque de personnel, absentéisme, changements répétés de personnel (21,9%) - Agressivité, violence (11,2%) - Conseil d’établissement inactif, règlement intérieur abusif (10,8%) - Manque de moyens financiers (5,9%) - Usure, épuisement (5,5%) - Alcool, drogues (1,2%) - autres (15,8%)

13 Facteurs de risque  Liés à la personne âgée
Degré de dépendance physique ou psychique, états démentiels, situation financière, isolement social.  Liés au milieu accueillant Alcoolisme, toxicomanie, problèmes financiers, fragilité psychologique ou antécédents de violence familiale.  Liés à l’infrastructure Locaux trop exigus ou non adaptés, isolement géographique.

14 Facteurs de risque (2)  Liés à la personnalité de l’aidant et à ses humeurs Ressentir un mal-être face à la vieillesse, manquer de patience, manquer de respect pour les autres en général, être souvent de mauvaise humeur, être incapable d’écouter les autres, ne pas se remettre en question, ne pas savoir se contrôler, ne plus parvenir à faire abstraction de ses problèmes personnels, être fatigué et surmené, abuser de substances psycho actives.  Liés à des facteurs professionnels Ressentir de la lassitude, de l’usure, de l’épuisement professionnel et un manque d’écoute de la hiérarchie, manquer de motivation, travailler auprès des personnes âgées contre son gré, manquer de formation dans le domaine gérontologique, ne pas évaluer ses pratiques professionnelles, assumer seul une lourde charge de travail. Cf. Grille d’autoévaluation (Résidence Santé Cousin de Méricourt, Résidence Services l’Aqueduc)

15 Pourquoi une quasi absence de plainte / revendication ?
De nombreuses personnes âgées ne se plaignent pas et l’entourage ne semble pas avoir pris conscience de leur souffrance. Le rapport du nombre de victimes reconnues par ALMA à celui des souffrances et des maltraitances estimé dans la population générale est très faible et semble inférieur à 1/1000. Comment comprendre la non dénonciation de tels faits, tant par les personnes âgées maltraitées elles- mêmes que par leur entourage ?

16 Que ce soit les acteurs, les témoins, les professionnels,
SE TAIRE  Par crainte et par manque d’information quant aux possibilités d’aide et de recours (difficulté de faire un signalement aux autorités administratives ou médico-sociales, vocabulaire de maltraitance peu accessible aux victimes). "Cela suffit-il pour valider une plainte ?"  Par peur des représailles, de l’abandon, de perdre sa place dans l’établissement d’accueil ou d’être contraint de quitter son domicile.  Par peur d’entrainer un conflit familial.  Par peur de ne pas être pris au sérieux.  Par peur du retentissement émotionnel sur les victimes et leur entourage. La violence des sentiments sous-tendant les faits de maltraitance est importante. Que ce soit les acteurs, les témoins, les professionnels, le phénomène de la maltraitance peut générer une véritable sidération et entraîner fuite ou impossibilité de prendre le recul nécessaire pour apprécier la réalité et prendre des mesures adaptées. Cette sidération peut aussi aller jusqu’au déni des faits.

17 5 réactions types  Résistance efficace  Retrait
 Dénégation à postériori, accompagnée de banalisation et de légitimation, justification des atteintes subies  Déni et somatisations  Dénonciation publique 

18 Résistance efficace Les personnes ont la capacité de dialoguer pour arriver à un compromis. Elles ne se considèrent pas comme maltraitées car la plainte a entrainé un arrêt de la maltraitance. Le plus souvent, ce sont des personnes de niveau culturel élevé.

19 Retrait : être désavoué et faire silence
Ces personnes sont enfermées dans une attitude fataliste, se contentent d’en parler et d’être écoutées. Elles se taisent aussi parce qu’elles se sentent incompétentes (isolées, malades, ignorantes, pauvres). Elles ont parfois revendiqué la maltraitance mais il y a eu échec : leurs plaintes leur ont été renvoyées comme illégitimes et leur parole sujette à caution. « les vieux se plaignent tout le temps »

20 Dénégation, banalisation
Cela concerne des cas non signalés : il est banal et normal d’être maltraité. L’absence d’autonomie de décision consécutive à la perte d’autonomie psychique est intériorisée comme normale. Ces personnes s’auto dévaluent comme vieilles et malades. Elles justifient de manière individuelle ou collective les conduites brusques et/ou humiliantes. La dénégation peut aussi être une stratégie pour conserver une image positive de soi : être victime est considéré comme honteux, comme un aveu de faiblesse. On trouve parfois une inversion de problématique et ce sont alors les comportements des autres résidents qui sont incriminés comme pénibles ou désobligeant envers le personnel.

21 « Je me déplais bien ici ».
Déni et somatisations Les signes possibles d’un déni des atteintes sont des soupirs, des rires gênés, des silences, des pleurs sans parole, seules réponses au déroulement de la vie quotidienne. « Je me déplais bien ici ». La souffrance ne peut être visible que dans les mimiques, les attitudes et expressions, dans la dégradation de l’état de santé ou dans les pleurs. D’autres modes d’expression indirecte sont une humeur morose, de la dépression, un repli sur soi avec somatisations, angoisses et insomnies. Personnes concernées : femmes et hommes très âgés vivant en institution.

22 Dénonciation publique
La plupart du temps, c’est un proche ou un professionnel qui intervient auprès des autorités compétentes ! Tout se passe comme s’il fallait le plus souvent un garant extérieur pour rendre la plainte crédible, audible, légitime. La qualité de témoin fiable semble primer sur celle de victime. Il est plus facile de se faire entendre lorsqu’il s’agit d’un acte reconnu comme délictuel ou criminel. Les fautes pour attentes à la dignité et à l’autonomie reçoivent moins souvent de réponses.

23 Quelles réponses à la maltraitance?
Phénomène complexe dont le traitement nécessite :  Prudence  Humilité  Professionnalisme

24 Comment signaler? Fiche type de signalement?
 Pour une intervention immédiate permettant la protection de la personne, contacter les forces de l’ordre  Saisir, par une lettre (la plus précise possible) le Procureur de la République Fiche type de signalement?

25 Une priorité : L’ECOUTE
 Permet une perception fine de la situation.  Permet de différencier la maltraitance de la souffrance liée à une situation individuelle ou structurelle (en se gardant de tout jugement).  L’expertise du signalement demande du temps et des connaissances multiples (sanitaire, sociale, juridique).  Permet des conseils et une orientation adaptés.

26 Une nécessité : UN TRAVAIL D’EQUIPE
 La gestion individuelle des situations de maltraitance se révèle être un problème récurrent.  Chaque cas est la résultante de plusieurs facteurs dont la modification peut entrainer une amélioration ou une aggravation, d’où la nécessité d’une évaluation pluridisciplinaire des besoins et attentes de la personne et de la globalité de sa situation.  Limite le sentiment d’isolement des professionnels.

27 AGIR ENSEMBLE ! DANS L’INTÉRÊT DE LA PERSONNE CONCERNÉE !
- Une problématique rencontrée doit-elle être considérée comme maltraitance ? - Si oui, quand la signaler ? - A qui et éventuellement avec qui ? Si, comme de nombreux professionnels, vous avez des doutes, vous vous sentez isolés face à certaines situations et risques de maltraitance, contactez le CLIC ALLIAGE En plus d’une information sur les procédures de signalement aux autorités, sur les associations offrant écoute et soutien, Nous vous proposons une démarche de coordination : TOUS les professionnels intervenant auprès de la personne soupçonnée en danger seront ainsi invités à participer à une réunion permettant : une analyse approfondie et un traitement personnalisé de la situation, grâce à :  Une évaluation interdisciplinaire de la situation,  Une décision collégiale quant aux suites à y donner, DANS L’INTÉRÊT DE LA PERSONNE CONCERNÉE !

28 NE JAMAIS PERDRE DE VUE : Qu’adviendra-t-il du maltraité ?
NE PAS OUBLIER : - que de nombreuses situations relevant d’une réelle maltraitance ne peuvent être résolues car elles sont liées à des situations familiales ou à des liens pathologiques tels que les victimes ne peuvent ou ne veulent souhaiter un changement. - que le nombre de situations connues concernant une éventuelle maltraitance semble très faible par rapport à la totalité présumée du phénomène. NE JAMAIS PERDRE DE VUE : Qu’adviendra-t-il du maltraité ?

29 Des mesures préventives possibles
 Informations Education – Sensibilisation des proches  Formations  Usage de « bonnes pratiques » Recommandées après une évaluation gérontologique approfondie de la personne âgée et de son environnement, tenant compte de ses besoins et attentes

30 COMMUNIQUER  Groupes de parole  Groupes de supervision
(analyse des pratiques) Le manque de communication, verbale comme non verbale, est une source énorme de maltraitance

31 LA BIENTRAITANCE La bientraitance n’est pas le contraire
C’est placer la personne au sein des préoccupations et éviter les écueils de la maltraitance. C’est également promouvoir des actions visant à modifier le regard porté sur les personnes vulnérables et à améliorer leurs conditions de vie.  Respect des droits des usagers.  Protection des agents des structures médicosociales témoignant de faits de maltraitance.  Aide au développement d’attitudes personnelles, professionnelles et civiques d’empathie, de bienveillance. La bientraitance n’est pas le contraire de la maltraitance, elle est liée à ce qui est normal.

32 Quelques rappels Code de l’action sociale et des familles
Article L Dans les établissements et services mentionnés à l’article L , le fait qu’un salarié ou un agent a témoigné de mauvais traitements ou privations infligés à une personne accueillie ou relaté de tels agissements ne peut être pris en considération pour décider de mesures défavorables le concernant en matière d’embauche, de rémunération, de formation, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat de travail, ou pour décider la résiliation du contrat de travail ou une sanction disciplinaire.

33 Code pénal Article 434-3 Le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de privations, de mauvais traitements ou d’atteintes sexuelles infligées à un mineur ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger à cause de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni.... Article 314-1 L’abus de confiance est le fait par une personne de détourner, au préjudice d’autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu’elle a acceptés à la charge de les rendre, de les représenter ou d’en faire un usage déterminé... Article La révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15000€ d’amende. Article L’article n’est pas applicable dans les cas où la loi impose ou autorise la révélation du secret. Il n’est pas applicable non plus à celui qui informe les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices, y compris lorsqu’il s’agit d’atteintes sexuelles, dont il a eu connaissance et qui ont été infligées (....) à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âgé ou de son incapacité physique ou psychique.

34 un risque de maltraitance.
Prêter une attention particulière à certaines situations qui peuvent favoriser ou révéler un risque de maltraitance.  La personne ne peut accomplir seule les actes de la vie quotidienne.  Souffre d’un handicap physique.  Est désorientée dans le temps et l’espace. Présente des troubles du comportement (agressivité, agitation...).  A l’air anormalement calme, apathique.  Demande la permission pour s’exprimer.  Consomme de l’alcool de manière excessive.  Chute de façon répétée.  Explique difficilement ses blessures, ses ecchymoses.  Perd du poids de manière inexplicable.  Vit seule, est isolée socialement.  Ne quitte plus son logement.  Paraît effrayée, méfiante.  Présente subitement une apparence négligée.  Pleure facilement.  Souhaite ne plus être aidée par la personne qui prend soin d’elle.  Se plaint d’être maltraitée.  Dit qu’on la vole, qu’elle ne retrouve pas ou qu’on lui doit de l’argent.  Menace de se suicider. Si une ou plusieurs de ces conditions sont réunies et si compte-tenu de la connaissance que l’on a de la personne on pense qu’il y a un risque de maltraitance : PARLEZ-EN ! (plaquette sur la maltraitance des personnes âgées)


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