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DELIRES CHRONIQUES. J.C. Veyrier janvier 20072 Dans la tradition clinique Française, lon regroupe un ensemble daffection sous le nom de délires chroniques.

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1 DELIRES CHRONIQUES

2 J.C. Veyrier janvier Dans la tradition clinique Française, lon regroupe un ensemble daffection sous le nom de délires chroniques ou de psychoses chroniques - la paranoïa - la psychose hallucinatoire chronique - la paraphrénie

3 J.C. Veyrier janvier Bref historique Pendant plus de deux millénaires, le terme de paranoïa a servit à désigner la folie au sens large du terme, dabord en grec puis en latin. Ce nest quau XIX°siècle que le sens de paranoïa sest restreint à certaines formes de troubles mentaux. En 1909, Les folies raisonnantes. Le délire dinterprétation entités morbides sont décrites sous le terme de paranoïa.

4 J.C. Veyrier janvier P. Sérieux et J. Capgras décrivent un délire chronique qui survient chez des sujets prédisposés, évoluant lentement, sans répit à base dinterprétation et se systématisant progressivement. Cette affection mentale est caractérisée par une altération structurale de la personnalité qui permet linstallation, le développement et lextension didées délirantes permanentes.

5 J.C. Veyrier janvier QUELQUES DEFINITIONS INREPRETATION DELIRANTE: - fait de donner une signification fausse à une ou plusieurs perceptions exactes: On distingue les interprétations: - sur les faits externes (exogènes) - sur les perceptions intérieures au sujet (endogènes)

6 J.C. Veyrier janvier HALLUCINATION: Perception sans objet. On distingue dans les hallucinations: - des hallucinations psychiques. - des hallucinations vraies caractérisées par leurs sensorialités, leurs spatialités, la conviction de la réalité objective de lhallucination.

7 J.C. Veyrier janvier LES DIFFERENTES HALLUCINATIONS Les hallucinations auditives: - des attitudes découte ( tête tournée et attentive du côte doù vient la voix) - des réponses (dialogues hallucinatoires) - des conduites particulières (boules dans les oreilles, appareils radiophoniques son +++) Les hallucinations auditives sont les plus fréquentes dans notre culture. Elles peuvent être des sons simples, des syllabes, des mots isolés ou des phrases entières. Leurs contenu est variable, neutre (anideitque), ou désagréable (injures, menaces, grossièretés).

8 J.C. Veyrier janvier Les hallucinations visuelles: - visions - apparitions Les hallucinations olfactives et gustatives: De tonalite généralement désagréable Les hallucinations cénesthésiques: Impression de transformation totale du corps, métamorphose, éclatement.

9 J.C. Veyrier janvier Hallucinations psychiques: - voix intérieures SYNDROME DAUTOMATISME MENTAL - hallucinations psychiques - syndrome dinfluence - écho de la pensée - énonciation et commentaire des actes

10 J.C. Veyrier janvier CRITAIRES PERMETANT DE DEFINIR UN ETAT DELIRANT CHRONIQUE Conviction délirante depuis plusieurs mois Les thèmes délirants peuvent être les plus divers Les mécanismes multiples: - hallucinations et interprétations - mais aussi intuitifs et imaginatifs Participation affective, le plus souvent à type dangoisse ou « état dysthymique ».

11 J.C. Veyrier janvier LES DELIRES PARANOIAQUES généralités: Début de manière insidieuse, et progressive après trente ans. La prévalence des mécanismes interprétatifs (peu ou pas dhallucinations). La systématisation de la conviction délirante qui aboutit à un système cohérent, logique, susceptible dentraîner ladhésion dautrui. Les thèmes délirants: persécutifs ou passionnels. Labsence de doute: conviction entière et inébranlable. Le comportement dicté par la conviction délirante.

12 J.C. Veyrier janvier Différentes variétés du délire paranoïaque Délire dinterprétation Délires passionnels: - Délire érotomaniaque - Délire de jalousie - Délire de revendication Délire de relation des sensitifs Délires partagés

13 J.C. Veyrier janvier I ° DELIRE D INTERPRETATION Dans ce type de délire, le mécanisme central est linterprétation qui peu à peu contribue à un système cohérent, structuré aboutissant a cette folie raisonnante. Toutes les situations sont intégrées au système délirant par le jeu de raisonnement qui garde lapparence de la logique. Le thème délirant est la persécution ou la malveillance. Le délire envahit progressivement toute la vie du sujet.

14 J.C. Veyrier janvier La conviction est inébranlable. Le sujet à limpression dêtre espionné, écouté, surveillé. On lui envoie des messages codés, des micros sont posés dans son appartement. Si on montre au sujet quil se trompe, il répond que cela montre bien le caractère habile et rusé de ses persécuteurs. Ceux –ci sont des proches, un membre de la famille ou une entité, la DST, la police.

15 J.C. Veyrier janvier Incidence sur la vie du sujet Survenue dépisodes anxieux ou dépressifs. Risque de passage à lacte. Retentissement social, familial et professionnel. est réel mais moindre que dans les schizophrénies Les fonctions mentales conservées permettent un certain degré dadaptation des événements de la vie personnelle, même si le délire peut entraîner un isolement social.

16 J.C. Veyrier janvier DELIRES PASSIONNELS Les délires passionnels quils soient : - dérotomanie - de jalousie - de revendication se caractérisent par la forte participation affective au délire, le sujet y consacre toute son énergie. Le mécanisme est intuitif et interprétatif. Le sujet est en proie à une idée prévalente: - Il est aimé par telle personne - on le trompe - il est victime dune erreur médicale Mais tout se qui est en dehors de lidée prévalente nest pas affecté par les troubles de la vie mentale

17 J.C. Veyrier janvier Délire érotomaniaque Lérotomanie est lillusion délirante dêtre aimé. Ce trouble est assez rare et touche (le plus souvent) les sujets de sexe féminin. En général le patient est convaincu dêtre aimé par une personne célèbre.(artiste, homme politique…..) le délire commence par un moment de révélation, un regard, signature dun autographe, le sujet va acquérir la certitude quil est aimé. Se succèdent trois phases: - espoir - dépit - rancœur Cest à cette phase quil existe un risque de passage à lacte soit contre la personne soit contre des proches, son conjoint notamment.

18 J.C. Veyrier janvier Délire de jalousie Le sujet insidieusement puis de façon de plus en plus précise à la conviction que son partenaire le trompe. A partir de se moment là tous les événements vont alimenter lidée délirante de jalousie. Le sujet méfiant surveille son conjoint, le file dans la rue surveille son courrier. Les protestations du conjoint son la preuve de sa culpabilité et les paroles rassurantes de lentourage son considérées comme un aveu de complicité. La vie du conjoint est en général perturbée par les agissements du délirant jaloux qui au cours de paroxysmes délirants peut développer des réactions violentes vers le conjoint ou vers le rival supposé. Il nest pas rare de retrouver chez les délirants jaloux une prise dalcool chronique.

19 J.C. Veyrier janvier Délires de revendications Dans le délire de revendication le sujet à limpression dêtre victime et persécuté. Il souhaite faire triompher la justice ou la vérité en obtenant reconnaissance de son bon droit. Ils adoptent des attitudes quérulentes par les voies légales, des protestations publiques (lettres aux journaux) des démarches administratives. Mais parfois ils commettent des passages à lacte en mettant leurs menaces à exécution. Sont décrit plusieurs types de délires de revendication: - les quérulents processifs - les inventeurs méconnus - les idéalistes passionnés - les délirants hypocondriaques

20 J.C. Veyrier janvier Délire de relation des sensitifs Décrit par KRESTSCHMER survient chez des personnalités dites sensitives. Il sagit dune personnalité hésitante, sensible aux attitudes des autres, intériorisent les conflits et ressassant les difficultés relationnelles. Très souvent les sensitifs occupent des positions subalternes. Les délires de relations sont en général lies à des situations déchec, de frustration ou de rejet dont le retentissement sur le sujet est très fort. Il à limpression que lon fait des allusions malveillantes, quon se moque de lui. En général les délires sont liés au milieu professionnel parfois au milieu familial. Ils compromettent souvent la vie professionnelle du sujet.

21 J.C. Veyrier janvier Délires partagés Connu sous le nom de folie à deux ou de troubles psychotiques partagés. Cette entité implique plusieurs personnes habituellement deux proches et ayant un syndrome délirant similaire. En général le délire débute chez une personne, appelée dominante inductrice ou primaire et se communique à une autre personne. Il sagit le plus souvent des membres dune même famille. Très souvent linducteur est atteint de schizophrénie. Les idées délirantes communes sont de nature persécutrice.

22 J.C. Veyrier janvier Principaux risques évolutifs dun délire paranoïaque Troubles du comportement social secondaire au troubles du jugement et à laspect revendicateur (procédurier). Lacte médico-légal (meurtre, agression). Accident dépressif avec potentialité suicidaire Résistance à la thérapeutique (qui ne peut corriger que les désordres affectifs ou atténuer lagressivité).

23 J.C. Veyrier janvier LES PSYCHOSES HALLUCINATOIRES CHRONIQUES La psychose hallucinatoire chronique est généralement de début tardif, après 30 ans. Elle est plus fréquente chez les sujets féminin,et souvent chez des sujet à la personnalité sensitive ou paranoïaque. Le début est tantôt progressif tantôt brutal

24 J.C. Veyrier janvier Sémiologie du délire de cette pathologie Le délire de la P.H.C. sélabore à partir de lautomatisme mental. - les mécanismes sont: * principalement hallucinatoire (+++) * interprétatifs (rationalisme morbide) - les thèmes sont le plus souvent: * possession * influence * persécution - la structure est mal systématisée. - l adhésion au délire est totale.

25 J.C. Veyrier janvier Commentaires sur le rationalisme morbide Il sagit dune distorsion du jugement,définie comme le rationalisation systématique,froide et pseudo logique qui caractérise le raisonnement du patient. Les distorsions du jugement sont: - le rationalisme morbide. - linterprétation (jugement faux dune perception exacte) - la fausseté de jugement (raisonnement juste mais avec un postulat inexact)

26 J.C. Veyrier janvier Commentaires sur le syndrome dautomatisme mental Cest un ensemble de phénomènes spontanés et automatiques simposant dans la vie psychique du sujet, constitués de: - phénomènes darrêt de la pensée - associés à une impression détrangeté de la pensée, de télépathie et de velléités diverses - dautres phénomènes peuvent apparaître: * le déclenchement de la pensée (écho de la pensée et des actes) * commentaires et énonciation des actes et des pensées

27 J.C. Veyrier janvier Lévolution se fait vers la constitution du triple automatisme associant Lautomatisme idéo verbal : il sagit dhallucinations psychosensorielles ou psychiques, les voix commentent et énoncent les actes et les pensées. Lautomatisme sensoriel et sensitif: Constitué dhallucinations visuelles, olfactives,gustative Lautomatisme psychomoteur: mouvements imposées, articulations verbales imposées.

28 J.C. Veyrier janvier Le vécu du patient peut être Outre les hallucination psychiques et lautomatisme mental,le sujet entend aussi des bruits extérieurs : coups sur les murs, insultes de la part des personnes quil croise. Il a parfois limpression quon lui envoie des messages à la radio ou à la télévision, soit que les présentateurs fasse allusion à lui soit que son poste ait été modifié et que lon transmettent de fausses émission. Le sujet peut prouver que les aliments ont un goût bizarre. Sentir des odeurs de gaz.

29 J.C. Veyrier janvier Le patient atteint de PHC peut aussi se plaindre à la police ou engager des procédures contre ses persécuteurs, en conséquence le retentissement du délire dans la vie quotidienne, familiale et professionnelle peut être très important.

30 J.C. Veyrier janvier Le plus souvent, le délire à une connotation persécution : on en veut à la santé ou au biens du patient. Parfois il sagit dun thème de grandeur: le sujet est un personnage important thème mystique ou de filiation. En raison de la conviction délirante, le sujet est souvent amené à se défendre, à discuter avec ses voix, à éviter les voisins, à se protéger, à prendre dinfini précaution pouvant aboutir à une réclusion volontaire.

31 J.C. Veyrier janvier Quelles sont les évolutions possibles de cette maladie Lévolution classique se fait vers la persistance dun délire partiel dit délire en secteur, avec conservation de la lucidité et des capacités intellectuelles. Il peut se produire une évolution par poussée : lapparition de périodes ou la production délirante est plus intense. Une autre évolution moins favorable reste possible: lévolution déficitaire (diagnostic à posteriori de schizophrénie paranoïde.

32 J.C. Veyrier janvier ATTITUDE THERAPEUTIQUE Lattitude thérapeutique vis à vis de la PHC suit les trois orientations que lon retrouve dans la plupart des psychoses délirantes: - chimiothérapie neuroleptique débutée à l hôpital. - psychothérapie de soutien. - orientation et suivi médico-social (logement, emploi……)

33 J.C. Veyrier janvier LES PARAPHRENIES Les paraphrénies ou délires fantastiques sont relativement rares. Elles ont étés individualisées par KRAEPLIN en1910. La fabulation paraphrénique est étonnante et peut séduire à bien des égards du fait de la luxuriance des récits et des intrigues. Ladaptation au réel et une bonne socialisation, malgré ce délire prolixe,sont des éléments caractéristiques des paraphrénies.

34 J.C. Veyrier janvier Le délire reste fixé autour des même thèmes et ninterfère pas dans la vie courante lorsque ces thèmes ne sont pas abordés. Certains auteurs parlent dune « diplopie du monde délirant et du monde réel ».

35 J.C. Veyrier janvier Analyse sémiologique de la paraphrénie A ) STRUCTURE: deux types de paraphrénie: - confabulante (délire systématisé) - fantastique (non systématisé)

36 J.C. Veyrier janvier B) THEMES: - fantastique: fable délirante, cosmique. - filiation : mégalomanie fondamentale. - prophéties : créations mythologiques. - métamorphose : énormité, transformation

37 J.C. Veyrier janvier C ) MECANISMES DU DELIRE PARAPHRNIQUE - imaginatif: * importance de la fabulation (+++) - hallucinatoire : * hallucinations psychosensorielles (auditives) * possible automatisme mental

38 J.C. Veyrier janvier Les principales caractéristiques de la paraphrénie : a ) la pensée paralogique, riche, polymorphe, invraisemblable ou au centre dune confabulation fantastique, surréaliste, mythologique. b ) une mégalomanie fondamentale: le sujet est au centre de son récit, au centre de cet univers fantasmagorique. c ) la facilité dexpression du délire, avec une certaine complaisance : le patient est emporté par son imagination, dans un monde merveilleux, avec des personnages de contes de fée, ou des récits historiques.

39 J.C. Veyrier janvier d ) cette verbalisation prolixe, poétique. imaginative, elle est parfois à lorigine de formules singulières, dinventivité verbale (néologismes, glossolalie) e ) lexpression du délire peut être aussi graphique et picturale.

40 J.C. Veyrier janvier Les possibilités évolutives Quatre possibilités évolutives sont décrites : A ) organisation du délire avec fixation autour de ses thèmes essentiels. Il existe un enkystement du délire comparable à la PHC. B ) possible évolution par moments féconds itératifs. C ) mode dentée dans la schizophrénie. D ) survenue dépisodes dépressifs lors de la réduction du délire par le TTT neuroleptique.

41 J.C. Veyrier janvier Diagnostic différentiel Les deux diagnostics différentiels sont: - une psychose hallucinatoire chronique. - une schizophrénie paranoïde à début tardif. Commentaires : Lévolution dissociative pose les problèmes du diagnostic différentiel et de la parenté entre paraphrénie et schizophrénie.

42 J.C. Veyrier janvier ATTITUDES THERAPEUTIQUES Trois orientations thérapeutiques: I ) Chimiothérapie neuroleptique: - associant un neuroleptique sédatif à un neuroleptique anti-hallucinatoire. - les délires fantastiques sont peu accessibles aux neuroleptiques. - les neuroleptiques permettent un contrôle des réactions affectives et des troubles du comportement.

43 J.C. Veyrier janvier ) psychothérapie : - psychothérapie de soutien. - ne vise pas à supprimer le délire,mais à en limiter ses projections. 3 ) maintien dune socialisation correcte.


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