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Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre1 ALCOOL TABAC CANNABIS IFSI Charles Foix.

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1 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre1 ALCOOL TABAC CANNABIS IFSI Charles Foix

2 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre2 LA CULTURE ET LES DROGUES Toute société à ses drogues :Alcool, Tabac, Cannabis, psychotropes.. Selon les époques, ces usages ont des fonctions différentes: -accès au sacré -médiateur relationnel -usage thérapeutique Pour lalcool: usage millénaire(6000ans av JC) Grande ambivalence-Les mythes de lalcool -Le «Savoir Boire Français ». Pour le tabac: cest aussi une histoire ancienne, mais pas en Europe ou son usage est plus récent (C. Colomb)

3 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre3 Fête Convivial Bulles Amis Famille Soirée Joie Chaleur Déchéance Négligé Faible Menteur Abus, trop Danger Seul Maladies Représentations Alcool - Alcoolisme

4 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre4 MORTALITE LIEE AU TABAC ET A LALCOOL 20% des décès en France sont en lien avec nos 2 drogues licites: lalcool et le tabac ALCOOL:45000 décès TABAC:65000 décès tabagisme passif ALCOOL-TABAC: à18000 décès(Cancers VADS)

5 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre5

6 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre6 Nombre de décès attribuables au tabac pour les principales maladies liées au tabac hommes femmes Source : Hill C. Larrêt de la consommation du tabac. Paris : EDK 1998; France 1995 Cancers du poumon Maladies cardio-vasculaire Maladies appareil respiratoire Cancers vessie, pancréas, rein, col utérin Cancers des VADS et oesophage Divers Cancers de siège non précis

7 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre7 Les 23 maladies liées au tabac BOUCHE & PHARYNX cancer CERVEAU accident vasculaire cérébral LARYNX & TRACHEE cancer inflammation (laryngite) POUMON cancer emphysème bronchite chronique PANCREAS cancer APPAREIL URINAIRE cancer rein cancer vessie OS ostéoporose ARTERES PERIPHERIQUES artérite des Mb inférieurs TESTICULES diminution fertilité impuissance COEUR maladie coronarienne UTERUS & OVAIRE infertilité avortement retard croissance ménopause précoce cancer du col PEAU et PHANERES teint gris, terne OESOPHAGE & ESTOMAC cancer ulcère

8 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre8 Tabac-alcool Les fumeurs boivent plus que les non-fumeurs Parmi les personnes traitées pour alcoolisme : Sources : Baromètre Santé 92. Eds CFES; Hurt RD et al. JAMA 1996;275: BDN EPM % sont des fumeurs (30% dans la population générale) Le tabac est responsable de 51% des décès et lalcool de 34%.

9 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre9 ALCOOL –TABAC-CANNABIS actualité et tendances LAlcool et le Tabac sont les 2 substances psycho-actives (licites) les plus consommées; on constate =>une baisse de la consommation dalcool de moitié depuis 40 ans(1960:27l/h/an :10l/h/an) 4 ° rang mondial- position ambivalente: valorisation et diabolisation depuis des millénaires de ce produit mythique =>une baisse de la consommation de tabac plus récente (15 ans)- La France se situe dans la moyenne européenne- longtemps banalisation =>Cannabis:1° produit illicite le + consommé en France: en augmentation depuis 10 ans(C° a doublé). stabilisation depuis 2003,1° pays consommateur en Europe

10 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre10 CONSOMMATEURS EN DIFFICULTE ALCOOL: =>10% population(16/75ans ),soit 7 millions buveurs excessifs: - 4 millions (13% dhommes et4% de femmes) sont des consommateurs à risque de dépendance. - 2millions sont alcoolo- dépendants. => décès /an TABAC: =>30% de fumeurs chez les 26/75ans dont 1/3 sont en difficulté =>39,5 % chez les jeunes de 17 ans,12% dentre eux ont une forte dépendance => décès /an CANNABIS: =>11millions lont expérimenté => consommateurs dont quotidiens. La majorité de ceux qui ont un usage quotidien déclarent avoir un problème avec ce produit (mémoire dispute, reproche…)

11 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre11 MORBIDITE ET SOINS EN MEDECINE GENERALE: 30% des hommes -11% des femmes sont en difficulté/alcool A LHÔPITAL: 20 à 30% des hospitalisés ou consultants ont un problème 10%des jeunes hospitalisés ont une alcoolisation excessive

12 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre12 ALCOOL ET TRAVAIL 15% des accidents du travail seraient en lien avec lalcool Alcoolémie+ dans près de 50% des accidents du travail mortels Le nombre de jours darrêt de travail est x 2 quand il ya excès dalcool

13 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre13 Consommation tabac alcool cannabis selon lâge Source : OFDT 2004 CAN09-EPI16

14 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre14 Il faut 1h30à 2 heures pour un retour à une alcoolèmie 0 Il faut 1h30 à 2h pour un retour à une alcoolémie 0 Au delà de cette limite : 3 verres par jour pour les hommes 2 verres par jour pour les femmes, vous prenez des risques pour votre santé (seuil OMS) En moyenne, un verre standard (10g dalcool pur) entraîne une alcoolémie de : chez la femme 0,30 g/litre chez lhomme 0,20 g/litre Attention : les verres servis à la maison sont souvent 2 à 3 fois plus remplis que les verres standards (bistrot).

15 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre15 Repères de consommations et seuils de risque OMS USAGE PONCTUEL :jamais plus de 4 verres par occasion USAGE REGULIER : jamais plus de 21 verres/semaine chez lhomme(3verres/jour) 14 verres/semaine chez la femme(2 verres/jour) ABSTENTION DALCOOL 1 JOUR/SEMAINE PAS DE VALEUR ABSOLUE DES SEUILS: variabilités individuelles(sexe- poids –contexte de consommation…) ABAISSEMENT DE CES SEUILS :situations à risques, âge, fatigue, médicaments…

16 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre16 DIFFERENTS TYPES DUSAGES Usage:Consom. nentrainant ni dommages, ni complication somatique Les mésusages: Usage à risque: Consom. pouvant entrainer +/-terme des dommages Risque différé et cumulatif Risque immédiat Usage nocif: Consom.à risques,répétée entrainant des dommages. =>incapacité de remplir des obligations majeures =>conduite de véhicule sous lemprise du produit =>problèmes relationnels, familiaux, judiciaires Dépendance :Consom. qui entraine des perturbations importantes et souvent des dommages; elle se traduit par: =>lapparition dune tolérance =>des signes de sevrage à larrêt du produit =>un comportement compulsif de consommation

17 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre17

18 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre18 Interaction permanente entre trois facteurs

19 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre19 LE REPERAGE: questionnaire CAGE- DETA Avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer votre consommation de boissons alcoolisées? Votre entourage vous a-t-il fait des remarques au sujet de votre consommation? Avez-vous déjà eu limpression que vous buviez trop? Avez-vous déjà eu besoin dalcool le matin pour vous sentir en forme? 2 Réponses positives sont en faveur dune alcoolo dépendance

20 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre20 QUESTIONNAIRE AUDIT Questionnaire AUDIT (dépendance à l'alcool) Calculez votre score de dépendance à l'alcool. Pour chacune de ces dix questions, cliquez dans la case qui répond le mieux à votre cas. Quelle est la fréquence de votre consommation d'alcool ? jamais1 fois par mois ou moins 2 à 4 fois par mois2 à 3 fois par semaine au moins 4 fois par semaine Combien de verres contenant de l'alcool consommez-vous un jour typique où vous buvez ? 1 ou 2 3 ou 4 5 ou 6 7 ou 8 10 ou plus Avec quelle fréquence buvez-vous six verres ou davantage lors d'une occasion particulière ? jamais moins d'une fois par mois une fois par mois une fois par semaine tous les jours ou presque Au cours de l'année écoulée, combien de fois avez-vous constaté que vous n'étiez plus capable de vous arrêter de boire une fois que vous aviez commencé? jamais moins d'une fois par mois une fois par mois une fois par semaine tous les jours ou presque Au cours de l'année écoulée, combien de fois votre consommation d'alcool vous a-t-elle empêché de faire ce qui était normalement attendu de vous ? jamais moins d'une fois par mois une fois par mois une fois par semaine tous les jours ou presque

21 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre21 QUESTIONNAIRE AUDIT Au cours de l'année écoulée, combien de fois avez-vous eu besoin d'un premier verre pour pouvoir démarrer après avoir beaucoup bu la veille ? jamais moins d'une fois par mois une fois par mois une fois par semaine tous les jours ou presque Au cours de l'année écoulée, combien de fois avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou des remords après avoir bu ? jamais moins d'une fois par mois une fois par mois une fois par semaine tous les jours ou presque Au cours de l'année écoulée, combien de fois avez-vous été incapable de vous rappeler ce qui s'était passé la soirée précédente parce que vous aviez bu ? jamais moins d'une fois par mois une fois par mois une fois par semaine tous les jours ou presque Avez-vous été blessé ou quelqu'un d'autre a-t-il été blessé parce que vous aviez bu ? non oui mais pas au cours de l'année écoulée oui, au cours de l'année Un parent, un ami, un médecin ou un autre soignant s'est-il inquiété de votre consommation d'alcool ou a-t-il suggéré que vous la réduisiez ? non oui mais pas ou cours de l'année écoulée oui, au cours de l'année Interprétation des résultats Score entre 0-8 : Ce questionnaire n'évoque pas une consommation nocive Score entre 9-12 : Consommation nocive d'alcool Score au delà de 13 : dépendance à l'alcool

22 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre22 EFFETS PHYSIOLOGIQUES DE LALCOOL ACTION DESINHIBITRICE,EUPHORISANTE AGIT SUR LE CERVELET ET LA COORDINATION FLUIDIFIE LES MEMBRANES DES NEURONES RIGIDIFICATION DES MEMBRANES EN CAS DE CONSOMMATION CHRONIQUE

23 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre23 LES EFFETS DE LALCOOL AU NIVEAU DU CERVEAU AU NIVEAU DU SYSTEME DIGESTIF AU NIVEAU DU SYSTÈME CARDIO VASCULAIRE AU NIVEAU DU SYSTÈME NEURO MUSCULAIRE AU NIVEAU DU CAPITAL VITAMINIQUE

24 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre24 RISQUES LIES A UNE CONSOMMATION EXCESSIVE DALCOOL A COURT TERME: Accidents de la circulation(30à40% de accidents mortels) Accidents de travail et domestiques Violence –Délinquance Coma A MOYEN TERME : Cancer des VADS-Bouche gorge œsophage Foie: stéatose- hépatite alcoolique-Cirrhose -Pancréatite Maladies cardio vasculaires HTA Maladies du système Nerveux Troubles Psychiques: Anxiété –Dépression- Suicide. Répercussions variables en fonction de la dose ancienneté, mais inégalité dun individu à lautre

25 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre25 LES EXAMENS BILAN HEPATIQUE: Gamma GT Transaminases: sgot sgpt NUMERATION FORMULE SANGUINE:VGM CDT 30% des alcoolo dépendants ont un bilan normal

26 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre26 INEGALITE DEVANT LALCOOL car tolérance variable Selon le Sexe: femmes plus fragiles que les hommes Selon lâge: âges extrêmes plus vulnérables Selon la race: Race Asiatique Selon le climat psychologique En fonction de certaines maladies: -tolérance diminuée qd TC dénutrition -tolérance augmentée avec entrainement Difficulté de fixer un seuil

27 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre27

28 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre28 Courbe dalcoolémie

29 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre29 ALCOOL=AL KHOL un masque- cest un psychotrope Anxiolytique Euphorisant Excitant ou dépresseur Désinhibiteur Anesthésiant Il entraine une tolérance puis une dépendance

30 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre30 THEORIE MEMBRANAIRE à lorigine des phénomènes de dépendance et de tolérance Premier contact avec lalcool: -Lalcool désorganise les membranes et augmente la fluidité des membranes: des neurotransmetteurs dans la fente synaptique -Si suppression de lalcool: la membrane revient létat normal Si contact prolongé: -Les membranes sadaptent pour diminuer la pénétration de lalcool, ce qui entraine une rigidification des membranes -Le développement de la tolérance membranaire est parallèle à celui de la tolérance fonctionnelle: nécessité daugmenter les doses pour obtenir les mêmes effets -Les membranes anormales peuvent fonctionner normalement tant quelles sont en présence dalcool -Quand on supprime lalcool, elles nassurent plus leurs fonctions physiologiques: syndrome de sevrage

31 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre31

32 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre32 ALCOOLISME FEMININ 20 à 30%de femmes chez les alcooliques soit F.alc. Age moyen de début plus tardif(F:35 ans H:31ans) Plus grande vulnérabilité /alcool Évolution plus rapide-surmortalité Grande fréquence dantécédents familiaux(mère) Alcoolisation solitaire, clandestine, culpabilisée Alcools forts surtout Culpabilité induite par la connotation socioculturelle péjorative Moindre importance du facteur dentrainement social Association à des tr. mentaux plus marquée: Femmes68% - Hommes40% Dépression surtout

33 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre33 Alcool et grossesse Lalcool est une substance tératogène: on ne connait pas le seuil minimal sans risques pendant la grossesse, donc : NE PAS CONSOMMER DALCOOL PENDANT LA GROSSESSE est la seule recommandation raisonnable.

34 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre34 Le fœtus boit ce que la mère boit Lalcool consommé par la future maman passe directement par simple diffusion au travers du placenta ½ heure à 1 Heure après la consommation lalcoolémie maternelle et fœtale sont équivalentes Par contre lélimination de cette dose sera beaucoup plus longue chez le fœtus(X2à3), ce dernier nétant pas capable de dégrader lalcool pour léliminer

35 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre35 Les effets de lalcool sur le foetus 1 à 3 enfants naissent avec un SAF/1000 naissances 3 à 9enfants naissent avec un EAF/1000 naissances Soit 4 à 12 enfants /1000 présentent des conséquences de lalcoolisation de la mère pendant la grossesse

36 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre36 Risque fœtal On ne connait pas la dose minimale au dessous de laquelle,il ny aurait aucun risque pour le fœtus Pour le tableau du SAF(microcéphalie, malformations retard de croissance..): +Alcoolisation régulière sup.2verres /jour ou +Alcoolisations aiguë sup. 4 verres /occasion

37 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre37 Gravité des alcoolisations tout au long de la grossesse particulièrement lors du 1° trimestre ( période dorganogénèse): une seule intoxication pouvant être responsable de malformations (cérébrales) Mais la toxicité sexerce tout au long de la grossesse, sur la croissance globale du fœtus, sur le cerveau, organe la plus vulnérable.

38 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre38

39 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre39 SAF: syndrome dalcoolisation fœtale Retard de croissance Atteinte du SNC: anomalies neurologiques, retards de développement, troubles du comportement, troubles cognitifs… Traits faciaux caractéristiques

40 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre40

41 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre41 ALCOOL ET PERSONNES AGEES Est il légitime de poser la question sur la consommation des produits psycho actifs après 65 ans?

42 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre42 Pourquoi rechercher une consommation de drogues licites chez le patient âgé? Quels effets sur la santé Poser la question à tous nos patients? Ne pas sattacher au produit,mais au patient dans sa globalité Chaque patient est unique Dossier médical Que faire en cas de consommation excessive?

43 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre43 NE PAS ATTENDRE LES SIGNES DALERTE pertinents pour des sujets plus jeunes,ils sont souvent confondus avec des pathologies liées à lâge Troubles mnésiques et cognitifs Troubles dépressifs et anxiété Irritabilité, nervosité Plaintes somatiques(fatigabilité,troubles digestifs, insomnie, douleurs musculaires..) H.T.A. instable Inquiétudes, plaintes de lentourage, Blessures ou accidents récurrents(chutes)

44 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre44 LEGITIMITE A POSER CES QUESTIONS (1) Sujet encore tabou: surtout dans cette tranche dâge -lié à des représentations très ambivalentes, encore très positives et tenaces - lalcool est lobjet de déni individuel et collectif: il reste un produit mythique-valorisé et diabolisé. -population peu touchée par les messages de prévention Augmentation de lespérance de vie et expansion démographique du « Baby boom » à prendre en compte dans les années à venir. Il nya pas dâge pour informer un patient.

45 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre45 NE PAS ATTENDRE LES SIGNES DE DEPENDANCE POUR AGIR Poser la question sur les consommations, en lintégrant dans les habitudes de vie Savoir écouter sans juger, repérer les signes de vulnérabilité Informer sur les dangers sans effrayer ni banaliser Éviter de répondre par une prescription de produit à toute plainte

46 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre46 COMMENT REPERER ET ETRE PREVENTIF A CET AGE(2) Essayer de créer des alliances thérapeutiques: proposer si possible une aide aux aidants Poser la question permet de dire ce qui est compatible avec lâge, les traitements en cours, le mode de vie…. Nécessité dinstaurer une relation de qualité avec son patient mais aussi lentourage.

47 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre47 COMPLICATIONS HEPATO-GASTRO-ENTERO. Complications gastro entérologiques: Gastrite alcoolique Cancer de lœsophage Pancréatite aiguë Pancréatite chronique Complications hépatiques: Stéatose Hépatite alcoolique aigüe Cirrhose

48 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre48 COMPLICATIONS NEURO-PSYCHIATRIQUES Manifestations aiguës: Ivresses simples Ivresses compliquées Manifestations neuro psychiatriques à long terme: Délire alcoolique subaigu Délire alcoolique aiguë ou DT Hallucinose du buveur Délire Chronique Manifestations carentielles Polynévrite des membres inférieurs Névrite Optique Rétro Bulbaire(NORB) Syndrome de Korsakoff Encéphalopathie de Gayet Wernicke

49 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre49 Manifestations aiguës Ivresses simples Ivresses compliquées

50 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre50 LES IVRESSES SIMPLES 1° Niveau divresse Excitation désinhibition Altération cognitive et attentionnelle Humeur entre euphorie et tristesse 2° Niveau divresse Incoordination motrice Troubles de la marche et de lélocution Hébété –Somnolent 3°Niveau: pré coma Du sommeil profond au coma

51 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre51 LES IVRESSES COMPLIQUEES Ivresse confuse Ivresse excito motrice: fureur clastique Ivresse délirante Ivresse hallucinatoire Ivresse convulsive

52 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre52 Conditions de survenue des ivresses compliquées Absorption aiguë et massive Absorption moindre mais vulnérabilité -organique :Terrain-Femmes –Tr. Organique cérébral -psychologique: Pers. Pathologiques E.L. Psychopathie Risques de récidives Dangerosité: Auto et Hétéro agressivité

53 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre53 IVRESSE EXCITO MOTRICE Agitation clastique Violence et passages à lacte -TS - violence sur les proches: Famille(crimes familiaux) - Copains de galère(crimes de squat ou de la rue) Association aux médicaments et drogues

54 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre54 IVRESSE HALLUCINATOIRE Hallucinations visuelles auditives olfactives Etat confuso onirique -Fausses reconnaissances -Onirisme Réactivité défensive Passage à lacte

55 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre55 IVRESSE DELIRANTE Thèmes délirants variables et répétitifs: persécution –jalousie –mégalomanie-auto dénonciation Conscience crépusculaire Passages à lacte sous tendus par le contenu du délire

56 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre56 Passage à lacte suicidaire au décours dune ivresse Raptus lié à leffet dépressogène de lalcool: Femmes –association avec benzodiazépines- répétitivité Raptus révélant une dépression: Alcool désinhibiteur Dépression masquée antérieure Personnalité pathologique

57 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre57 Manifestations neuropsychiatriques à long terme Délire alcoolique subaigu ou préDT Délire alcoolique aigu ou Délirium Tremens Hallucinose du buveur Délire chronique

58 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre58 Accidents de sevrage Pré Délirium Anxiété insomnie agitation DTS Hallucinations et onirisme Délirium Syndrome confusionnel Onirisme Agitation AEG

59 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre59 Délire alcoolique subaigu:ou Pré DT Cauchemars-accès confuso onirique(hallucinations agitation- agressivité) Angoisse Pas dhyperthermie Tachycardie Délire aigu ou délirium tremens: délire confuso onirique (vécu et agi) avec agitation Facteurs déclenchants: augmentation ou arrêt brutal de lintoxication, maladie intercurrente; Les signes: -Psychiques: confusion- DTS-délire hallucinatoire vécu(visuel) -Neurologiques: tremblements dysarthrie-ataxie cérébelleuse -AEG :sueurs tremblements- déshydratation-hyperthermie- hyper TA puis hypo TA

60 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre60 Hallucinose du buveur: Manifestations auditives et visuelles délire moins aigu et moins riche Délire chronique: Survient après un épisode de délire aigu(délire de jalousie) Paranoïa hallucinatoire

61 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre61 MANIFESTATIONS CARENTIELLES Polynévrite des membres inférieurs NORB :Névrite Optique Rétro Bulbaire Syndrome de Korsakoff Encéphalopathie de Gayet Wernicke

62 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre62 MANIFESTATIONS CARENTIELLES (1) liées à des carences en vitB1 B6 Ac Folique Polynévrite des membres inférieurs: Crampes nocturnes-paresthésies douleurs musculaires steppage - Reflexes achilléens faibles ou absents. NORB: Névrite Optique Rétro Bulbaire(Alcool+Tabac) Tr. Vision des couleurs –Diminution de lacuité visuelle –évolue vers la cécité FO et Champ visuel.

63 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre63 MANIFESTATIONS CARENTIELLES (2) Syndrome de Korsakoff: Carence vit B1 B12 associe Polynévrite M.inf+Tr. Mnésiques+Modification de lhumeur Amnésie Antérograde(faits récents) puis rétrograde puis DTS Confabulations(reconstruction passé récent) Fausses reconnaissances. risque dévoluer vers lencéphalopathie de Gayet Wernicke Encéphalopathie de Gayet Wernicke: Début progressif ou aigu: irritabilité confusion torpeur brady psychie Parfois signes visuels caractéristiques associés: paralysie occulo motrice-diminution de lacuité visuelle Tachycardie sueurs Traitement: Vit B1 à fortes doses(1à2g en IM) sinon coma et mort

64 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre64 Les stades de préparation à l'arrêt dune addiction Source : DiClemente CC, et al. J Consult Clin Psychol, 1991; 59: Envisage de sarrêter Décide de sarrêter Essaie darrêter Recommence préparation Ne recommence pas Maintien Fumeur satisfait Arrête Pré- contemplation Contemplation Action Suivi Décision Prise de conscience

65 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre65 ENTRETIEN MOTIVATIONNEL

66 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre66 Les principes EM sest développé dans les années 80 aux USA et Royaume Unis, selon une technique deWilliam Miller et Stephen Rollnick( Psychologues) Application dans le champ de léducation sanitaire(dépendances aux substances psycho actives mais pas seulement) Communication directive centrée sur le patient, visant au changement de comportement par lexploration et la résolution de lambivalence Vise à augmenter la motivation au changement en sappuyant sur la responsabilité de chacun dans sa propre capacité à changer Technique intéressante dans les maladies chroniques ou dans la gestion individuelle des facteurs de risques

67 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre67 Les objectifs Prise de conscience du problème. Exploration de lambivalence. Levée des obstacles. Décision de changements. Choix des moyens pour y parvenir.

68 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre68 Ce quil faut faire Faire preuve dempathie invite à louverture et au dévoilement de soi Faire une évaluation objective de la situation: Faire ressortir « le décalage », « les dissonances »entre la situation actuelle et la situation désirée; donc considérer lambivalence comme normale Renforcer le sentiment defficacité personnelle

69 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre69 Ce quil ne faut pas faire Considérer que lacceptation par le patient de son « étiquette » (alcoolique, toxico..etc) est essentielle au changement. Ne pas vouloir à tout prix convaincre le patient daccepter le diagnostic Prendre pour acquis, la motivation du patient Utiliser des techniques de confrontation

70 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre70 Prise en charge Le sevrage Les traitements chimiothérapiques -De lenvie de boire -Les tranquillisants -Les anti dépresseurs Les Mouvements dentraide Les lieux de soins

71 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre71 Le sevrage Objectifs Indications –contre indications Modalités pratiques

72 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre72 OBJECTIFS DUN SEVRAGE Entrer dans un processus dabstention complète et durable de lalcool Ceci requiert certaines conditions: Confort et sécurité Mise en place dun suivi prolongé Faire de celui-ci une expérience positive et valorisante

73 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre73 INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS DUN SEVRAGE INDICATIONS: Tout syndrome dalcoolo dépendance justifie un sevrage qui doit être intégré dans un projet et des objectifs Nécessite un minimum de demande Aider le patient à se réapproprier la demande, faire évoluer la motivation Trouver le moment favorable CONTRE INDICATIONS :en théorie il ny en a pas, mais parfois non indication au sevrage immédiat: -absence totale de demande -situation de crise et demande de lentourage -absence de projet thérapeutique

74 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre74 MODALITES DU SEVRAGE Sevrage ambulatoire:90% des sevrages Intérêt :maintien le patient dans la réalité(familiale sociale, voire professionnelle) Sevrage en milieu hospitalier:10% des cas Permet une surveillance continue et la réalité du sevrage Indications: -Affections somatiques sévères: cirrhose- pancréatite-polynévrite- encéphalopathie… -Affection psychiatrique: syndrome dépressif autre pathol.psych. dépendance à dautres produits… -Socio environnementales :désocialisation-entourage non coopératif -Alcoologiques: dépendance sévère -ATCD de DT-comitialité-échec de sevrage ambulatoire

75 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre75 CONDUITE PRATIQUE DUN SEVRAGE Utiliser des benzo diazépines à demi vie longue (meilleure prévention de la comitialité) Le Sevrage: -Hydratation suffisante, mais pas dhyperhydratation -Diazepam( Valium 10):1 CP/4h Soit maxi6Cp /Jour pendant3à4 jours Puis réduction et arrêt en 4à7 jours -VitaminothérapieB1-B6:2CpX2

76 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre76 Les traitements chimiothérapiques De lenvie de boire Les médicaments antabuse Les tranquillisants Les antidépresseurs

77 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre77 LES TRAITEMENTS CHIMIOTHERAPIQUES DE LENVIE DE BOIRE ACAMPROSATE=AOTAL: 2Cp 3 fois/jour pendant 1 an LA NALTREXONE=REVIA: 1Cp/JOUR

78 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre78 MEDICAMENTS ANTABUSE DISULFIRAM/ESPERAL - DTB3B4 : réaction avec une prise dalcool même minime base des cures autrefois Contre indications Absolues: Grossesse réaction toxique au Disulfiram Relatives: NORB- diabète- épilepsie schizophrénie Certains traitements: beta bloquants-vasodilatateurs

79 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre79 LES TRANQUILLISANTS Problème complexe et sujet à controverse Sujets stabilisés avec de faibles doses benzodiazépines; si fortes doses risques de dépendance Prévalence des troubles anxieux: Popul.GénPat.alcool. pr.phob.sociale1,5%13,5% pr. Tr. panique1,4%8,3% pr tr.anxieux ge5,8%22,9% pr.agoraphobie5,9%12,5% pr.T.O.C.3%7,9%

80 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre80 Les anti dépresseurs Epidémiologie: 10à20% pop.gen. présentera un ED sur la vie entière 50% des alcooliques présenteront un ED Aspects cliniques: Dépression secondaire chez les alcooliques Alcoolisme secondaire chez des déprimés Traitements: Antidépresseurs Penser aux CI Hépatiques et au risque Alcool+ médicaments

81 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre81 LES DIFFERENTES STRUCTURES DE SOINS Les structures dhospitalisation: -Unités dhospitalisation à orientation alcoologie -CHS -Services de cures(privés publics) -Services de Post Cures Les structures type Hôpital de jour Les structures de soins ambulatoires -CCAA -structures de soins hospitalières dalcoologie -Consultations du secteur de psychiatrie

82 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre82 Intérêt des groupes pour les pathologies addictives Psychothérapie de groupes apportent une aide dans toutes les pathologies addictives Mouvements dentraide: AA -Croix dor- Croix Bleue- Joie et Santé -Vie libre… Narcotics anonymes Gambler anonymes Débiteurs anonymes Weight Watchers

83 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre83 TABAC IFSI Charles Foix

84 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre84 La fumée du tabac (4 000 composés ) Nitrosamines irritant + cancérogène CO hypoxie sang + muscle Cadmium accumulation Benzopyrène goudron cancérogène Nicotine addictive Polonium radioactif (1/2 vie > 1000 ans) Dioxines cancérogène Acroléine irritant Source: Reducing the health consequences of smoking: 25 years of progress. A report of the Surgeon General. Rockville, MD: US Department of Health and Human Services, 1989.

85 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre85 Le tabac est le seul produit de consommation courante qui tue un de ses consommateurs sur deux France (2000) décès/an liés tabagisme actif 5000 par tabagisme passif Sources : Hill C. Larrêt de la consommation du tabac. Paris : EDK 1998 ; Tubiana M, Tabagisme passif, 1997, Extraits du bulletin de lAcadémie nationale de médecine; 3-11 BDN EPM-05

86 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre86 BDN PAS-001 Tabagisme passif

87 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre87 Tabagisme passif Le tabagisme passif est l'exposition à la fumée du tabac dans l'environnement. Dautres expressions sont utilisées : "la fumée des autres ", "tabagisme environnemental". Cette exposition est responsable de troubles pour les personnes involontairement exposées à la fumée de tabac. Elle peut également induire la survenue de certaines pathologies ou les aggraver. Source: DAUTZENBERG B, Le tabagisme passif. Direction générale de la santé.Paris.La documentation française.2001 BDN PAS-002

88 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre88 Cancer poumon Risque augmenté de 26% Accident coronarien Risque augmenté de 25% Source: Le Tabagisme Passif, Rapport Groupe de Travail DGS, la documentation Française, 2001 LES DEUX PRINCIPAUX RISQUES DU TABAGISME PASSIF CHEZ LADULTE EN DEHORS DE LA FEMME ENCEINTE BDN PAS-013

89 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre89 Dessin Pécub 9 Tabagisme passif chez lenfant

90 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre90 Bronchites : Risque augmenté de 72 % si la mère fume 29 % si un autre membre de la famille fume Mort subite du nourrisson : Risque multiplié par 2 Otites récidivantes : Risque augmenté de % selon que le père, la mère ou les 2 fument Crises dasthmes : Risque augmenté de +14, +38 et +48% selon que le père, la mère ou les 2 fument Source: Le Tabagisme Passif, Rapport Groupe de Travail DGS, la documentation Française, 2001 Les 4 principaux risques du tabagisme passif chez lenfant BDN PAS-014

91 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre91 BDN FUM-009 Ce qui est écrit sur le paquet nest pas ce quil y a dedans !

92 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre92 Les chiffres indiqués sur le paquet sont moins réalistes quand la cigarette est dite « légère » Source : 60 millions de consommateurs 1999, 331, Nicotine Goudron CO Normale X 1,9 X 2,4 X 2 Ultra-légère X 3,9 X 6,8 X 4,7 Légère X 2,4 X 3,2 X 2,8 Coefficient multiplicateur entre ce qui est affiché sur le paquet (ISO) et ce qui est mesuré avec un test réaliste correspondant à un fumeur moyen Ainsi il y a 6,8 fois plus de goudron dans la fumée des ultra légères quindiqué sur le paquet

93 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre93 BDN DEP-001 Nicotine et dépendance

94 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre94 D é pendance neuro-pharmacologique La cigarette est une seringue à nicotine Le fumeur nicotine d é pendant recherche les shoots nicotiniques BDN DEP-011 Source: Russell MAH.. In: Nicotine psychopharmacology: molecular, cellular, and behavioural aspects. Wonnacott S, Russell M.A.H, Stolerman I.P. (Eds), Oxford University Press, Oxford, 1990, pp

95 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre95 La nicotine inhalée par la fumée: leffet shoot La cigarette est une seringue à nicotine. La nicotine met 7 secondes pour passer des alvéoles au cerveau : shoot 2 fois plus rapide quune intra-veineuse ! ! Un fumeur prend une dizaine de shoots par cigarette : cet effet shoot crée et entretient la dépendance. La nicotine est apportée lentement par les substituts nicotiniques et nest donc pas accompagnée de cet effet shoot. Source: Henningfield JE, Benowitz NL, et al. Reducing the addictiveness of cigarettes. Tobacco Control, 1998; 7: BDN DEP-004

96 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre96 BDN PEC-001 Aborder le fumeur

97 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre97 BDN PEC-028 Hésitants : peser le pour et le contre

98 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre98 La prise en charge des fumeurs : un état desprit Ecouter, accompagner Déculpabiliser (expliquer la dépendance) Valoriser tout arrêt, aussi court soit-il. Valoriser la reprise comme une acquisition dexpérience Avoir en tête la longueur du suivi et les risques de reprise (prise en charge équivalente à celle dune maladie chronique).

99 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre99 test de Fagerström 1. Le matin, combien de temps après vous être réveillé fumez-vous votre première cigarette ? Dans les 5 minutes 3 31 à 60 MINUTES minutes 2 plus de 60 minutes 0 Plus de 60 minutes 0 2.Trouvez-vous qu'il est difficile de vous abstenir de fumer dans les endroits où c'est interdit? (p.ex. cinémas, bibliothèques) Oui 1 Non 0 3. A quelle cigarette renonceriez-vous le plus difficilement ? A la première de la journée 1 A une autre 0 4.Combien de cigarettes fumez-vous par jour, en moyenne ? 10 ou moins ou plus 3 5. Fumez-vous à intervalles plus rapprochés durant les premières heures de la matinée que durant le reste de la journée? Oui 1 Non 0 6. Fumez-vous lorsque vous êtes malade au point de devoir rester au lit presque toute la journée ? Oui 1 Non 0 Interprétation 0-3 non dépendant 4-6 dépendant 7-10 très dépendant Source: Fagerström traduction par les traducteurs officiels de lOMS; JF Etter + conférence consensus 1998

100 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre100 Substitution nicotinique

101 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre101 Caractéristiques du syndrome de sevrage Pulsion à fumer (par ondes), nervosité, irritabilité corrélées à labsence dapport de nicotine. Les premiers jours parfois difficultés de concentration qui finissent par disparaître. Un apport suffisant de substituts nicotiniques réduit le syndrome de sevrage +++ Si le syndrome persiste et si le fumeur est très dépendant (Fagerström > 6) : augmenter la dose dès 48 heures.

102 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre102 Outils de la substitution nicotinique Timbres (patchs) Formes orales Différents dosages Gommes Pastilles sublinguales Pastilles à sucer Inhaleurs Source: Le Houezec J. Le point sur... la substitution nicotinique. Actualités Innovations-Médecine, N°53, Octobre 1998.

103 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre103 Poids & alimentation

104 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre104 Médicaments daction centrale pour larrêt du tabagisme: - ZYBAN* - CHAMPIX*

105 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre105 CANNABIS CAN04-PRO12

106 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre106 Diff é rents cannabis Herbe : Feuille séchée Huile Résine Joint CAN04-PRO03

107 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre107 Estimation du nombre de consommateurs de cannabis en France Quotidiens (tous les jours) Réguliers (10-29/mois) Occasionnels (1-9/an) Expérimentateurs: pas cette année (10 à 11 millions) Source : Toxibase 12 page 13 CAN09-EPI19

108 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre108 Enquête ESPAD France 1993 et 2003 consommation de cannabis des ans 18% 35% Source : Expérimentation du cannabis en France Enquêtes ESPAD 1993 et 2003 CAN09-EPI06

109 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre109 La poly consommation (tabac+alcool+cannabis) augmente chez les adolescents Source : M Choquet ESPAD 1993, 1999, 2003 CAN09-EPI14

110 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre110 SEVRAGE TABAC ALCOOL Quasi impossible de faire sevrage tabagique seul, sans sevrage dalcool quand alcoolo-tabagique dépendant Placer les 2 sevrages dans une démarche globale Soit sevrage simultané(difficile en médecine générale) Il nexiste pas détude montrant deffet négatif du sevrage tabagique sur reprise alcoolique.

111 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre111 Fum é es du haschisch Nitrosamines irritant + cancérogène CO hypoxie sang + muscle Cadmium accumulation Benzopyrène goudron cancérogène THC cerveau addiction Dioxines cancérogène Acroléine irritant CAN10-FUM02

112 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre112 Les risques du cannabis CAN13-EAI03 Conso intense régulière (>2/j) Possibilit é cuite = alcool Augmente risque accident Neurotoxicit é = alcoolisme chronique Fum é e = tabagisme chronique Un joint

113 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre113 Troubles mentaux provoqués par le haschisch visité le 20/2/2003 CAN13-EAI12 Problèmes détudes : capacité à apprendre et à retenir diminuée Apathie, somnolence, absence de motivation Changement de la personnalité et de lhumeur Fausse lucidité de la pensée, destruction de la conscience Atteinte des nerfs, risque de schizophrénie et de paranoïa

114 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre114 Troubles physiques provoqués par le haschisch visité le 20/2/2003 CAN13-EAI13 Accumulation des toxiques dans les tissus graisseux, le cerveau, les glandes sexuelles Diminution de la résistance aux maladies infectieuses, bronchites, pneumonies, grippes, etc. Troubles de croissance Céphalées et douleurs diffuses Baisse du taux dhormones sexuelles males Destruction des fibres élastiques pulmonaires : emphysème Diminution des performances sexuelles

115 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre115 Signes de manque au cannabis PsychologiquePsychologique –Irritabilité –Anxiété –Instabilité –Craving –Depression –Trouble appétit –Trouble du sommeil PhysiquePhysique –Céphalées –Tremblement –Sudation –Nausées –Vomissements –Diarrhées –Troubles digestifs

116 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre116 Cannabis et alcool Lalcool est un des facteurs souvent associé à la prise occasionnelle de cannabis. Lalcool et le cannabis ont des effets voisins sur la levée des inhibitions et la perte des repères. Au long cours, lun et lautre diminue le contrôle de la prise de lun et lautre produit. CAN19-ALC02

117 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre117 Syndrome amotivationel Décrit par Gaskill dans les années 40,mal référencé dans la littérature internationale : Déficit de lactivité Asthénie intellectuelle et physique Perturbations cognitives Pensée abstraite et floue Difficultés de concentration et mnésiques Rétrécissement de la vie relationnelle Concerne surtout ladolescent Pose le diagnostic différentiel de certaines formes schizophréniques, épisodes dépressifs majeurs, troubles cognitifs CAN14-ENP06

118 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre118 Tabagisme passif et conduite automobile La présence de quelques heures dans une pièce où est fumé du cannabis peut suffire à faire significativement monter le taux de cannabis dans les urines et rendre positif un test pratiqué suite à un accident. Après une soirée celui qui a bu ne conduit pas Après une soirée celui qui fumé du haschisch ou a été longuement enfumé ne conduit pas CAN20-PAS11

119 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre119 Objectifs de la prise en charge « Ni banaliser, ni dramatiser » Informer sur les risques Repérer les usagers à risques / nocifs / dépendants Repérer particulièrement les usagers précoces Source : Amine Benyamina Villejuif CAN22-PEC15

120 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre120 Schéma dorientation du consommateur Souhaitez-vous arrêter le cannabis ? nonoui Arrêt oui Réduction Inviter à revenir non Souhaitez-vous alors réduire la nocivité de votre consommation de cannabis ? CAN22-PEC26

121 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre121 ADDICTION Centrer toute son existence sur la recherche des effets dun produit licite ou illicite,prescrit ou non, ou une conduite (jeu, sexe,internet, achats, nourriture..), sous peine déprouver un intense malaise physique et psychique

122 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre122 PRISE EN CHARGE DES ADDICTIONS Prise en charge De lAddiction elle-même Des troubles sous jacents(dépression- angoisse- autres troubles Psy…) Du retentissement somatique et psychique et des éventuels tr. associés(hépatite C,cirrhose, Sida..etc) Accompagnement social Accompagnement professionnel ou réinsertion

123 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre123 Entretien motivationel Entretien motivationel hésitant Recueillir histoire Diagnostic Prise en charge Identifier les consommateurs Recueillir l'histoire /produit(s) Classer les consommateurs dans un stade de pr é paration au changement Intervenir en utilisant le traitement appropri é brève info conseil mini non prêt à arrêter stratégie basée sur l'aptitude prêt à l'arrêt prévenir la reprise Rôle du médecin face à une /des addiction CAN22-PEC20

124 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre124 Intérêt des prises en charge de groupes dans les pathologies addictives Psychothérapie de groupes apportent une aide dans toutes les pathologies addictives et les co dépendances: permettent de traiter des malades au travers dune relation sociale Mouvements dentraide /alcool: -Alcooliques Anonymes - Ala non - Ala teen - Alcool Assistance Croix dor- Croix Bleue -Vie libre… Narcotics anonymes Débiteurs anonymes Gamblers anonymes Groupes daide au sevrage Tabagique

125 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre125 Différents types de groupes à visée thérapeutique Les mouvements dentraide/ Alcool: Alcooliques Anonymes – Ala Non – Ala Teen Alcool Assistance Croix dor- Croix Bleue -Vie Libre- Joie et santé… Mouvements corporatifs: Santé de la Famille- Santé Amitié Ville de Paris-Amitié Air France… « tous partagent le même vécu » Groupes de sensibilisation Visée informative Aident à la prise de conscience et déculpabilisent Peuvent être directifs Groupe de thérapie Par la parole et/ou lécriture (atelier décriture) Par le jeu: psychodrame analyse transactionnelle Par la créativité et lexpression: atelier de peinture, modelage.. Approche corporelle

126 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre126 Les mouvements dentraide Historique: ces associations sont issues du mouvement « anti alcoolique » qui sest positionné à la fin du 19° siècle pour combattre « livrognerie »; cest lépoque des sociétés de tempérance; ce mouvement se développe surtout dans les pays anglo saxons. Actuellement, ces associations délivrent un message dabstinence, ne stigmatise plus le produit,, mais considèrent avant tout le « mal être » de la personne en souffrance Ils offrent « un havre de paix » dans une société ou lalcoolisation fait partie de la culture dominante. Aide mutuelle autour dun projet dabstinence

127 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre127 Rôle thérapeutique des mouvements dentraide Considérer larrêt de lalcool comme possible Sortir de lisolement psychologique: déculpabilisant- alcool mauvais objet- identification + Partager un idéal commun: abstinence Renforcer les interdits: évite les rechutes Obtenir des satisfactions de substitution: valorisation encouragement soutien Réapprentissage de la communication Sentiment dappartenir à un groupe structuré On devient actif Parfois aide de la famille( selon les groupes)

128 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre128 Particularité de ces prises en charge et environnement familial (I) Les prises en charge privilégient souvent une approche centrée sur le patient et sa capacité au changement, à son rythme. Prendre en compte lenvironnement familial souvent très en souffrance, tout en respectant la prise en charge individuelle et le secret professionnel Ceci permet dentretenir denvisager des changements progressifs dans lavenir

129 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre129 Particularité de ces prises en charge et prise en compte de la souffrance familiale (II) Cest parfois lentourage qui alerte par des inquiétudes légitimes et précède la venue du patient, notamment chez des jeunes. Evaluer les difficultés de lentourage et laider => dans une démarche éducative / troubles: Informer sur le processus pathologique,évolutif au long cours,émaillé de rechutes, de crises… =>mais aussi dans sa capacité à étayer et renforcer positivement les progrès du patient (si minimes soient- ils) =>laider à sexprimer et être en lien avec le patient autrement que dans langoisse Laider à entretenir un optimisme concernant des changements possibles

130 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre130 Ce quun réseau addiction peut apporter : Mise en lien des différents acteurs de la prise en charge Ce sont toujours des P.en C. pluridisciplinaires, sur plusieurs plans et longues Aide pour la prise en charge des patients: -orientation – mise en lien avec la structure la plus adaptée. -Lien avec le médecin traitant -Mise en contact avec des mouvements dentraide -Liens avec dautres réseaux: DEPSUD- REVDIAB- ONCO 94… Participation à la Formation : réunions- rencontre avec dautres professionnels de santé- échanges de pratiques pluridisciplinaire – formations RPIB- Entretien Motivationnel… Aide à la mise en place d actions de prévention Pole ressource de documentation pour les patients, entourage, médecins…

131 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre131 Patient Médecin traitant CCAA - CSST ADDICTOLOGUES Services sociaux Un RESEAU daccompagnement et daide autour et avec le patient Mouvements dentraide AA-Alanon - Vie Libre- Croix dor-Croix bleue… Entourage professionnel Famille Services Cures Post Cures ANPAA CILDT Service de santé au travail autres réseaux

132 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre132 Réseau Addictions Val de Marne Ouest(16 Communes) Objectifs: Promouvoir Information/usagers Améliorer pratiques des professionnels Favoriser réductions des dommages Les acteurs: Médecins généralistes, spécialistes, de secteur public ou privé, centres de santé CCAA,CSST, pharmaciens organismes sociaux, mouvements dentraide, associations(UNAFAM) usagers… Réseau DEPSUD-RAVMO: donc partenariat étroit avec la possibilité de prises en charges psychiatriques ( comorbidités fréquentes)

133 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre133 Les Commissions: Alcool- Cannabis- Autres drogue Annuaires des Ressources, par type de ressources Groupe Tabac: Mensuel Soirées « échanges de pratique » Lieu de ressource documentaire et de formation Actions de prévention et de réduction des risques

134 Janvier 2009Dr Martine Balette CCAA Bicêtre134 Présidente: Professeur Mireille BECCHIO Médecin Coordinateur: Docteur Isabelle PLAQUET Coordinateur Administratif: Michel BARBOT 9 rue Guynemer Villejuif Adhésion Gratuite pour les patients et partenaires du réseau ou 10 euros/an pour les membres de lassociation


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