La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

APPRENDRE A LIRE Présentation réalisée par : Caroline VERPILLOT (CPAIEN de Dunkerque/AIS José TOURNAY (CPAIEN de Dunkerque/Bailleul)

Présentations similaires


Présentation au sujet: "APPRENDRE A LIRE Présentation réalisée par : Caroline VERPILLOT (CPAIEN de Dunkerque/AIS José TOURNAY (CPAIEN de Dunkerque/Bailleul)"— Transcription de la présentation:

1 APPRENDRE A LIRE Présentation réalisée par : Caroline VERPILLOT (CPAIEN de Dunkerque/AIS José TOURNAY (CPAIEN de Dunkerque/Bailleul)

2 1) Au-delà des polémiques: Quest-ce que LIRE? 2) Apprendre à identifier des mots et à les écrire 3) Apprendre à comprendre et à écrire des textes

3 1) Au-delà des polémiques… Lire = « Extraire dune représentation graphique du langage, la prononciation et la signification qui lui correspondent. » ONL On lit pour Comprendre La compréhension nest pas spécifique à la lecture : Elle existe avant lapprentissage et sexerce avant, au cours et hors de cet apprentissage Au cycle 3: On lit pour Apprendre!!

4 Les nouvelles directives de 2006 « Au début du cours préparatoire, prenant appui sur le travail engagé à lécole maternelle sur les sonorités de la langue et qui doit être poursuivi aussi longtemps que nécessaire, un entraînement systématique à la relation entre graphèmes et phonèmes doit être assuré afin de permettre à lélève de déchiffrer, de relier le mot écrit à son image auditive et à sa signification possible » BOEN 30 Mars 2006 chap 2.7 La principale modification concerne limportance accordée à lenseignement du déchiffrage : Cet apprentissage doit être régulier et précoce (dès la maternelle) et se mener en parallèle avec lapprentissage des autres compétences langagières. La recherche ne permet toujours pas aujourdhui de déterminer lefficacité dune approche par rapport à une autre.

5 Les méthodes… - La méthode syllabique : on considère laccès au sens comme la conséquence du déchiffrage. Le travail sur la compréhension est impossible en début dannée (capacités de déchiffrage des enfants faible à ce moment). - La méthode « naturelle » (Freinet): le texte constitue lunité élémentaire détude. Limportance, dès le début de lapprentissage, est accordée à lécriture, létude des relations graphophonologiques est conduite grâce à de nombreuses activités décriture, recherche danalogies entre les mots (syllabes) Un des bénéfices de cette méthode sest répercuté sur lenseignement. Cest la constitution dun lexique orthographique en exerçant la discrimination et la mémorisation visuelle des mots considérés comme des suites de lettres ordonnées. - La méthode globale : On privilégie laccès par le sens et on parie sur lintérêt porté par les élèves au contenu des textes qui leur sont lus. - La méthode « idéovisuelle » (Foucambert) : lenseignement du déchiffrage est considéré comme un obstacle à la compréhension. Cette méthode date des années 80 et a quasiment disparu.

6 Les méthodes globales sont aujourdhui rejetées car elles norganisent pas de manière systématique lenseignement du déchiffrage SYNTHESE (dominante dans les approches syllabiques) ANALYSE (dominante dans les approches globales) Mot Syllabes Phonèmes/Graphèmes Si la science ne tranche pas Les programmes eux (2006) sont sans ambiguïté : Il faut recourir aux deux procédures : « on utilise deux types dapproches complémentaires : analyse de mots entiers en unités plus petites référées à des connaissances déjà acquises, synthèse à partir de leur constituants, de syllabes ou de mots réels ou inventés. »

7 Les chercheurs rejoignent cette idée et rejettent les méthodes anciennes qui partent de lidée que p+a=pa est le point départ de lapprentissage de la lecture. Elles omettent tout le processus qui conduit lenfant à analyser la parole en unité élémentaire (mot-syllabe-phonème) et que les plus petites unités sont en contrepartie les lettres (graphèmes) -Identifier et produire des mots écrits -Comprendre les phrases et les textes : habileté qui découle de la connaissance de la syntaxe et du lexique; se familiariser à la culture écrite -Produire des textes dès le début de lapprentissage En résumé : Il est nécessaire de développer Simultanément et en interaction les compétences requises pour apprendre à Lire et Écrire

8 2) Apprendre à identifier des mots et à les écrire Pour mettre du sens dans une phrase ou un texte lidentification des mots doit se faire rapidement et efficacement. Identifier= associer le mot écrit à sa signification Mot écrit Signification(s) Mot compris Sous les yeux du lecteur Dans sa mémoire Il y a deux manières darriver à ce résultat : Le déchiffrage et la reconnaissance orthographique.

9 Le déchiffrage En sappuyant sur les caractéristiques alphabétiques de notre langue, il sagit de convertir le mot écrit en mot oral : Sil sait parler la langue quil lit, il y a de grandes chances pour que lenfant saisisse le sens Déchiffrer ne suffit pas si les mots ne font pas écho dune signification dans la mémoire de lenfant. (loup- glume???) Pour déchiffrer le lecteur doit : identifier toutes les lettres qui composent le mot, les mettre en correspondance avec les sons du langage, puis les combiner pour reconstituer limage « sonore » du mot…entendre le mot dans sa tête « assembler des lettres pour constituer des syllabes prononçables puis des mots quil rapprochera de ceux dont il a déjà une image auditive en mémoire »BOEN Les phonèmes ne sont prononçables quau sein de la syllabe qui est lunité darticulation : Importance du travail qui amène les enfants à fusionner les sons pour former des syllabes

10 La circulaire du 3 janvier reprend les programmes de 2002 qui insistaient sur la nécessité de travailler la conscience phonologique dés lécole maternelle « la copie et la dictée de syllabes puis de mots sont des exercices nécessaires » BOEN Ces tâches ne sont pas de la lecture, elles sont préparatoires à lacte de lire

11 La reconnaissance orthographique « développer le plus vite possible lautomatisation de la reconnaissance de limage orthographique des mots » A la fin du CE1 : Lensemble des mots familiers doivent être identifiés sans passer par le déchiffrage. Mot écrit Image orthographique Signification(s) Mot oralisé Image auditive Mot compris Un enfant qui a décodé 10 fois le mot renard va le mémoriser ou alors, il va le décoder si vite que la césure ne sentendra pas…si en plus il a mémorisé la syllabe re…il lira plus vite regarde Lenfant a mémorisé lortho du mot comme son prénom, encore plus sil la écrit ….

12 En résumé : Pour identifier un mot, lenfant peut utiliser deux stratégies complémentaires : le déchiffrage ou la mémoire orthographique. Les mots que lélève est amené à mémoriser en entier sont peu nombreux : les prénoms, les jours de la semaine…Ce sont des mots fréquents difficilement identifiables en début dannée mais dont la classe va avoir besoin rapidement pour pouvoir aborder des textes chargés de sens. Cela facilite aussi les recherches danalogies qui sont à la base de la procédure danalyse…

13 La Mémorisation -Au CP on demande aux enfants de mémoriser la suite des lettres et non leur silhouette, cela suppose quils sachent le nom des lettres et quils sachent les écrire. La technique la plus efficace est de faire décrire le mot lettre à lettre, pour lencoder, puis de le soustraire au regard. Technique du recto/verso. crabeplagecraberobecrabe Exemple : Les manuels laissent le plus souvent la cible sous le regard, lélève na pas à faire leffort de mémoriser.

14 Lecture et devinette Il est essentiel de faire comprendre aux enfants les différences entre lire et réciter, lire et inventer, lire et raconter… Le travail répétitif sur les mêmes phrases, donne lillusion que les enfants ont appris par cœur le texte, il suffit de rajouter des mots, de les faire pointer pour placer les enfants dans lacte de lire. Un texte 100% déchiffrable serait-il la solution??? Méthode syllabique va du simple au complexe donc si lon veut écrire une partie de pêche déchiffrable par un CP au premier trimestre -aucun mot avec les graphèmes au ou eau pour transcrire le phonème [o] -pas de mot outil non déchiffrable : dans, un, et -pas de mots irréguliers même très fréquents: forme du verbe être « est » Cela donne : A la rivière Le père de Léo va à la pêche. Léo le suit à la rivière. Le père a pêché une loche. Faro la hume, puis il jappe. (Léo et Léa Belin)

15 A lopposé certains textes sont complexes pour létude du déchiffrage et ils laissent les parents perplexes quant à laide quils peuvent apporter à leur enfant. - on peut suggérer de lire des mots isolés pour un travail sur le code -on peut distinguer les mots dont le déchiffrage est possible (maîtrise des relations graphèmes- phonèmes) les mots découvrables par analogies les mots mémorisés orthographiquement les mots qui ne sont pas encore à leur portée Cette semaine dans ma maison, Il sest passé des tas de choses étranges, extraordinaires. Cest étrange, cest bizarre, quel bazar ! Ribambelle Hatier Exemple : passétas choses bizarrebazar maison des étranges étrange extraordinaires.

16 Planifier létude du code On trouve 7 critères qui entrent dans lélaboration des progressions - 1 les unités linguistiques : Faut-il partir du phonème ou de la lettre? Les méthodes syllabiques partent de la lettre : La planète des Alphas les textes ressemblent à la partie de pêche! La majorité des manuels combinent lenseignement du code avec la compréhension de textes et la culture écrite et production écrite dans des proportions variables. « pour comprendre les associations de graphèmes-phonèmes, les élèves doivent avoir pris conscience que la parole peut être segmentée en unités (mots, syllabes… ») ONL -2 la temporalité A quel rythme faut-il étudier les relations graphèmes- phonèmes? Dans les méthodes syllabiques pures, le rythme est soutenu (2 graphies par semaine)

17 Les enseignants sappuient sur les manuels: le rythme moyen dintroduction de phonèmes est environ un phonème par semaine. Certains manuels ont un rythme plus lent (MIKA) Les enseignants qui ne sappuient pas sur les manuels prennent appui sur la progression de lINRP (dizaine de phonèmes avant Noël) [a] A, a, à, â; [r]r,rr, R; I,[i] i, ï, î, y, Y; [t]…; [m]…;[f]..; [y]…;[o]; [ch]; [n] 3 La variété graphémique : tantôt on introduit toutes les graphies dun même son; tantôt elles sont différées dans le temps.

18 - 4 Lordre détude des phonèmes : Il est encore nécessaire de travailler la syllabe pour les élèves qui entrent au CP. Toutes les méthodes combinent létude des voyelles avec celles des consonnes pour que les enfants puissent composer des syllabes rapidement. -consonnes les plus fréquentes (r,l,t,m,p..) -consonnes qui peuvent être isolées plus facilement car elle peuvent être tenues : f, v, ch La mémorisation Pour fixer en mémoire la relation graphème-phonème : à laide donomatopées ou dhistoriettes « planète des alphas » à laide de gestes (Borel Maisonny) Le phonème est associé au mot vedette( ou à plusieurs) (cet outil peut (doit?) être présenté aux familles)

19 -6 Les supports de lecture: Les manuels divergent dans la quantité de mots nouveaux – à déchiffrer-dans les textes Certains donnent des textes complètement déchiffrables (Léo&Léa) Dans la grande majorité des manuels le % oscille entre 80 et 20% de mots mémorisés ou partiellement déchiffrables. Certains manuels diffèrent le moment où lenfant pourra déchiffrer seul les textes (Ribambelle-Grindelire) Pour éviter toutes confusions certains nutilisent pas le texte pour un travail sur le code.

20 A la proportion de mots « déchiffrables » sajoutent les problèmes de vocabulaire -Les acquisitions lexicales doivent se faire en dehors des moments de découverte de textes. Les enfants doivent se consacrer essentiellement au déchiffrage. 7 Le rapport code/sens: Faut-il étudier le code à loccasion de la lecture?

21 Inventaire de 7 types daides utilisés par les enseignants pour faciliter lidentification dun mot en contexte Utiliser les contextes Décoder Identifier un mot 1.Monde de référence 2.Texte 3. Phrase (syntaxe) 7. Combinaison de procédures 4.Procédure orthographique (reconnaître) 5.Procédure graphophonologique (déchiffrer) 6. Procédure analogique (par segments de mots ) Lutilisation du contexte pour identifier a un rôle positif chez lapprenti lecteur…

22 3) Apprendre à comprendre et rédiger des textes Enseigner la compréhension de lécrit dès le plus jeune âge -enrichir le vocabulaire des enfants et leur rendre familières des tournures de phrases propres à lécrit. -apprendre à mettre en relation toutes les infos délivrées par le texte pour construire une compréhension cohérente de lensemble -enseigner de nouvelles connaissances -apprendre aux élèves à contrôler, à évaluer et à réguler leur propre activité de lecture

23 Apprendre à comprendre Les pédagogies qui se limitent au déchiffrage pénalisent les élèves qui ne trouvent pas dans leur environnement les conditions suffisantes pour développer ces compétences « Tant que lélève ne dispose pas dune capacité didentification des mots suffisante, lentraînement de la compréhension doit seffectuer dans deux directions -oralement pour les textes longs et complexes, en particulier sur des textes de littérature adaptés à lâge des enfants -sur lécrit pour des textes plus courts et ne se référant pas à de connaissances ou à des expériences ignorées des élèves »

24 Entraîner à la compréhension « oralement pour les textes longs et complexes » Trois types de textes : 1)Texte pour initier au monde de lécrit: albums de la littérature de jeunesse ou contes.Ils servent à transmettre le patrimoine culturel, les « classiques » de la littérature… 2)Texte pour faciliter un travail systématique sur la compréhension : rédigé dans un langage simple, il renvoie le plus souvent à lunivers de lenfant… 3)Texte constitué de mots à déchiffrer: ils ne se prêtent pas à un travail de compréhension…cela donne souvent un récit incohérent et peut être source de difficultés Sélectionner trois types de supports distincts pour viser les trois objectifs, indépendamment les uns des autres (apprendre à comprendre; apprendre à déchiffrer; entrer dans la culture)

25 « Le concept dun objet en général peut-être immédiatement lié en vue dun jugement de connaissance à la perception dun objet, qui en contient les prédicats empiriques et ainsi un jugement dexpérience peut être produit.Afin que ce jugement soit pensé comme détermination dun objet, des concepts à priori de lunité synthétique du divers de lintuition se trouvent à son fondement…. » Kant On imagine ce que vit un enfant devant un texte quil narrive pas à comprendre. Le traitement sémantique met en jeu 3 champs de compétences: les connaissances lexicales; les connaissances encyclopédiques; les compétences stratégiques

26 Comment enseigner la compréhension à partir de la lecture à haute voix? Les erreurs à ne pas commettre -sous-estimer les difficultés de compréhension des élèves -évaluer les capacités avant davoir enseigné (activités solitaires et autonomes trop précoce) -survaloriser le questionnaire au détriment des tâches de reformulation et de rappel -privilégier des tâches danticipation et dinvention au détriment des tâches de lecture linéaire du texte accompagnées de retours en arrière -refuser dexpliquer les textes aux élèves sous prétexte de ne pas imposer son point de vue (confusion entre comprendre et interpréter)

27 Entraîner la compréhension « sur lécrit pour des textes courts » Travail qui mêle le code et le sens: cest un travail qui va permettre aux enfants de faire des inférences, de comprendre les substituts du nom, les connecteurs… Un travail sur la syntaxe, le lexique et les stratégies qui permettent à lenfant daccéder à la compréhension. La lecture se fait en collectif, on explicite ce qui a été compris, ce quon doit se rappeler pour avancer plus loin dans le texte. Cet entraînement nest pas suffisamment mené dans les classes de CP/CE1 et les élèves de cycle 3 en difficultés sont majoritairement des élèves qui sappuient uniquement sur le décodage pour « comprendre »

28 Apprendre à comprendre Utiliser le code « la linguistique » pour faire du sens « Mistigri, prudemment, sapprochait du bol fumant» Comprendre cest forcément interpréter. Les enfants se disent quils nont pas le droit dajouter des éléments au texte pour en faire une représentation mentale.

29 La communication écrite est un monologue : il faut entraîner lenfant à passer du dialogue au monologue. La dictée à ladulte doit être pratiquée en attirant lattention sur le lecteur absent et sa compréhension du message. Encourager les prises de parole longues pour les enfants de lécole élémentaire dans des situations de récit. Des situations de langage visant à apprendre à se servir du langage pour évoquer.

30 Bibliographie Ce travail est basé sur : «Apprendre à Lire» de Goigoux et Cèbe aux Éditions Retz Le Rapport de lObservatoire National sur la Lecture (O.N.L.) «Les Maclé» dOuzoulias «Apprendre à Lire : lessentiel en 7pages et 40 notions» de Bentolila

31


Télécharger ppt "APPRENDRE A LIRE Présentation réalisée par : Caroline VERPILLOT (CPAIEN de Dunkerque/AIS José TOURNAY (CPAIEN de Dunkerque/Bailleul)"

Présentations similaires


Annonces Google