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I – 1 Loreille est un organe neuro-sensoriel de laudition et en partie de léquilibre.

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3 I – 1 Loreille est un organe neuro-sensoriel de laudition et en partie de léquilibre

4 I – 2 Le rôle des différentes parties de loreille L'oreille comprend trois parties : - Loreille externe comprend le pavillon et le conduit auditif. Le pavillon collecte les sons, les amplifie et le conduit auditif les guide jusqu'au tympan qui est mis en vibration. -Derrière le tympan loreille moyenne comprend une chaîne de 3 osselets minuscules : le marteau, lenclume et létrier. Cette chaîne transmet les mouvements du tympan à loreille interne. - Loreille interne renferme à la fois l'organe de léquilibre représenté par les canaux semi-circulaires, et l'organe de laudition appelé cochlée abritant environ cellules sensorielles. La cochlée a une triple action sur les vibrations sonores : elle les amplifie elle les analyse et les dirige selon leur fréquence vers les fibres nerveuses qui lui sont connectées, elle les transforme en influx nerveux, message interprétable par le cerveau

5 I – 3 La voie aérienne et la voie osseuse SON Voie osseuse Voie aérienne pavillon Os temporal Conduit Environ 25 mm Oreille moyenne Nerf auditif cochlée

6 II – Caractéristiques de laudition et de la déficience auditive Tous les sons qui existent dans la nature peuvent être représentés à laide de 3 paramètres : lintensité (exprimée en décibel ou dB), la fréquence (exprimée en Hertz ou Hz) et le temps. La reconnaissance de ces 3 paramètres permet la reconnaissance des signaux sonores perçus : bruit ou parole. Loreille humaine perçoit des sons compris en 16 Hz et Hz. La zone de la parole se situe entre 200 et 6000 Hz. Labsence de perception ou la perception déformée dun de ces paramètres entraîne une mauvaise intégration du message et donc des confusions. Un déficient auditif peut entendre un message mais ne pas le comprendre. Lappareillage auditif permet une récupération partielle rendant possible une certaine compréhension. Il existe toujours une perte résiduelle qui rend les acquisitions difficiles et qui nécessite une rééducation dans le cadre dune prise en charge spécifique.

7 III – Les causes de la surdité III.1 – Génétiques III.2 – Prénatales III.3 – Néonatales III.4 – Infantiles III.5 - Adultes

8 IV – Classification des surdités IV.1 – Classification audiométrique : elle repose sur létablissement de courbe aérienne et sa comparaison à la courbe osseuse. Sont alors définies : laudition normale la surdité de transmission la surdité de perception la surdité mixte dautres types de surdité

9 audition normale surdité de transmission surdité de perception surdité mixte

10 Surdité de transmission SON Voie osseuse Voie aérienne pavillon Os temporal conduit Oreille moyenne Nerf auditif cochlée

11 Surdité de perception SON Voie osseuse Voie aérienne pavillon Os temporal conduit Oreille moyenne Nerf auditif cochlée

12 V – Classification des surdités V.1 – Classification selon limportance de la surdité et retentissement sur la parole et le langage. audition normale : 0 – 20 dB aucune difficulté de perception de la parole. déficience auditive légère : 20 – 40 dB les éléments de la parole ne sont pas tous identifiés. déficience auditive moyenne : 40 – 70 dB le seuil vocal se situe dans la zone dintensité de la parole normale. Utilisation de la lecture labiale. déficience auditive sévère : 70 – 90 dB difficultés certaines sans appareillage. Seule la parole à forte intensité est perçue. déficience auditive profonde : au-delà de 90 dB Aucune parole nest perçue. La mutité est de règle si absence déducation spéciale et dappareillage. L'intensité dans la parole varie de 15db (voix chuchotée) à 70db (voix très forte). Maria Callas (et dautres) peuvent dépasser 100 db).

13 V.2 – Quelques exemples daudiogrammes Audition normale : le seuils sont compris entre 0 et 20 db. La voix parlée perçue est confortable. Chaque fréquence nest pas perçue à la même intensité pour chaque sujet

14 Déficience auditive légère : le seuils sont compris entre 20 et 40 db. La voix parlée peut être perçue faiblement, en fonction des fréquences. Chaque fréquence nest pas perçue à la même intensité pour chaque sujet. Rappel : la voix humaine « normale » dans une conversation, se situe autour de 40 db.

15 Déficience auditive moyenne : le seuils sont compris entre 40 et 70 db. La voix parlée est peu perçue (comme une voix chuchotée pour quelquun qui entend « normalement ») Rappel : conversation ou cours = 35/60 db

16 Déficience auditive sévère : le seuils sont compris entre 70 et 90 db. La voix parlée nest pas perçue. Rappel : 70 db = voix très très forte. Conversation ou cours = 35/60 db

17 Déficience auditive profonde : le seuils sont au-delà de 90db. Rappel : 70 db = voix très très forte / conversation ou cours = 35/60 db / baladeur à puissance maxi, moto, TGV, tondeuse à gazon = 90 db / 100 à 110 : discothèque, tonnerre) Un sourd profond est autorisé à passer le permis de conduire, le permis de pêche ou un brevet de pilotage. Seul, le permis de chasse nest pas autorisé.

18 Niveau daudition Perte aud. moyenne Conséquence Mode de communication / aides techniques Gêne légère<20 db -Gêne faible, uniquement en milieu bruyant. -Des amplificateurs peuvent être utiles. Gêne réelle (53%) 20 à 40 db -Perte des bruits faibles (murmure, voix basse) et de certains éléments phonétiques. -Des aides par casque ou par matériel haute fréquence peuvent être envisagés, ainsi que des téléphones à écoute amplifiée. Handicap moyen (33%) 40 à 70 db -Seule la parole forte est perçue. Les aides auditives deviennent nécessaires. -Le communication orale est envisageable avec soutien de la lecture labiale. -Les aides techniques sont importantes (matériel haute fréquence, boucles magnétiques, téléphones amplifiés… Handicap sévère (9%) 70 à 90 db - Seuls, des sons forts parviennent. - La voix devient inintelligible. -Lappareillage et les boucles magnétiques deviennent nécessaires. Handicap profond (3%) > 90 db - Il ny a plus que des « restes auditifs ». - Physiologiquement sourd, socialement « Malentendant » -Toutes aides techniques sont indispensables. -Passage systématique par le visuel et par lécrit. V.3 – Quelques chiffres et conséquences de la déficience auditive Les statistiques : 5 millions de personnes environ en France présentent des difficultés daudition (2 pour 1000 naissances). 40% des malentendants sont âgés de moins de 55 ans. Plus de 2/3 des personnes âgées de plus de 65 ans présentent une presbyacousie, liée à leffet du vieillissement.

19 VI – Réhabilitation de laudition Diverses possibilités de réhabilitation : le contour lintra limplant Une réhabilitation de qualité ne peut restituer une audition normale à une personne atteinte de surdité profonde. Un enfant sourd portant des prothèses ne devient pas entendant. Le port dune prothèse occasionne une grande fatigabilité, une gêne dans les ambiances très sonores.

20 VI.4.1 – Le contour -Cest la prothèse la plus utilisée - Un micro capte les sons - Un circuit électronique intégré amplifie et transforme les sons -Une pile est intégrée -Lembout situé dans loreille amplifie et transmet les sons. Problème : souvent, en cas de surdité de perception (oreille interne), des sons amplifiés ne sont pas mieux traités. Cet appareillage est plutôt destiné aux surdités de transmission.

21 VI.4.2 – Lintra -Même principe que le contour mais : * tout est dissimulé dans lentrée du pavillon ou dans le conduit * une puce minuscule se glisse derrière loreille * seul, un conduit plastique discret apparait Problème : souvent, en cas de surdité de perception (oreille interne), des sons amplifiés ne sont pas mieux traités. Cet appareillage est plutôt destiné aux surdités de transmissions.

22 VI.4.3 Limplant -Micro et processeur vocal -Antenne émettrice (externe) -Antenne réceptrice (interne) -Fil électrique -Faisceau délectrodes Limplant est le plus souvent positionné dans la cochlée (implant cochléaire). Les électrodes transforment les signaux reçus en signaux électriques et les transfèrent vers le nerf auditif. Les réglages sont très fins et demandent beaucoup de suivi. Les signaux sonores perçus sont tout à fait nouveaux et demandent un « réapprentissage » de base.

23 VI – Autres adaptations techniques la boucle magnétique le système HF le sous-titrage VO ou à la télévision les nouvelles technologies de linformation : télécopieur, SMS, Internet… Certains systèmes permettent dapporter une aide et un confort supplémentaires à lappareillage individuel : Ces nouveaux outils supposent que les obstacles de lecture et décriture soient surmontés.

24 VII – Aides à la communication la lecture labiale le langage parlé complété la langue des signes française (LSF) autres outils : dactylologie, français signé…

25 VII – 1 La lecture labiale Cest un complément indispensable à toutes les aides prothétiques mais : -Château / chameau / chauffe-eau : le mouvement des lèvres est quasi- identique dans une conversation normale. Risque de confusion. -Certaines règles sont importantes : Ne jamais parler depuis une autre pièce. Avant de parler, attirer lattention, sinon, le début du message est perdu. Si vous mangez, mâchez, fumez en parlant… Parlez normalement, en articulant correctement mais sans détacher trop les mots! (si vous ouvrez trop la bouche, votre interlocuteur aura limpression que vous faites des grimaces et ne saura pas les interpréter). Les barbus, rasez-vous ! Pensez à la lumière. Si vous êtes dos au soleil, votre interlocuteur, lui, a le soleil dans lœil. Si votre interlocuteur vous montre quil na pas compris, essayez de trouver une autre formulation. Attention aux expressions imagées : « je vais vous mettre dans le bain… »

26 VII – 2 La langue des Signes Française (LSF) Cest une langue à part entière et, comme telle, elle a une grammaire et un vocabulaire particuliers. Lordre des mots est différent de celui de la langue française. Longtemps « interdite » (le congrès de Milan en 1880 imposait le langage oral et interdisait lusage des gestes), elle fut officielle autorisée en France en Comme nimporte quelle langue, la LSF sapprend en suivant des cours. La LSF, ce nest pas le mime.

27 Autre exemple de la structure de la LSF La LSF est donc différente du Français signé qui consiste à traduire les mots dans le même ordre que le français oral (ce qui ne correspond pas à la structure de la LSF). En LSF, la plupart des mots, verbes, expressions, noms de personne ont un signe particulier, parfois accompagné dun mouvement de la main. Les mots nayant pas de signe peuvent être « épelés » grâce à lalphabet dactylologique.

28 Lalphabet dactylologique

29 VII – 3 Le langage parlé complété (LPC) Ce nest pas une langue mais un codage. La position de la main par rapport au visage (voyelles) et la position des doigts (consonnes) traduisent syllabe par syllabe tout ce que vous dites. Cest un complément et une aide à loralisation en aidant lenfant à contrôler son articulation. Le LPC na pas de sens seul. Les mouvements codés de la main nont de sens quassociés à la parole. Le LPC permet de coder tous les sons de la langue française. Depuis quelques années, le fort développement des implants cochléaires donne au LPC une importance particulière. Les jeunes sourds implantés perçoivent les sons différemment de ce quils percevaient avec les prothèses antérieures (*) et il est important de les accompagner dans ce « ré- apprentissage ». (*) Pour ceux qui sont implantés après avoir porté dautres types de prothèses. Pour les jeunes implantés très jeunes, le LPC constitue également une aide précieuse à la construction du langage oral.

30 VII – 3 Le langage parlé complété (LPC)

31 Conclusion concernant la LSF et le LPC Ces 2 outils nont absolument pas le même rôle. Lun est une langue à part entière. Lautre est une aide à loralisation. Ils correspondent à des choix différents. Certaines familles sont dans un choix « oraliste » ; dautres privilégient la LSF comme étant plus proche de leur identité ; dautres ont un projet mixte. Les textes prévoient désormais un respect de ce choix dans tous les domaines de la vie, y compris en matière de scolarité (Depuis 2009, la LSF peut être présentée comme option au bac).

32 Quelques personnages à connaître : Ferdinand Berthier ( ) est le doyen des professeurs sourds à l'institut de Paris, membre de la Société des gens de lettres et fondateur de la Société centrale des sourds-muets de Paris en 1838, devenue la Société universelle des sourds-muets en Il est aussi le co-fondateur de la Société centrale d'éducation et d'assistance pour les sourds-muets en France en Louis-Napoléon Bonaparte lui remet la Légion d'honneur en Ses écrits défendent la langue des signes et les sourds qu'il appelle "mes frères". C'est lui qui fait connaître l'œuvre de l'abbé de l'Epée auprès de sourds et des entendants du XIXe siècle. Il fut le mobilisateur de la Culture sourde. Il ne cesse de revendiquer le droit pour les sourds de pouvoir utiliser la langue des signes en toutes circonstances (à l'école, au tribunal, etc.) afin d'accéder à l'égalité civile. Il fait connaître également les artistes et les poètes sourds.

33 Quelques personnages à connaître : Charles-Michel de L'Épée, dit l'abbé de L'Épée ( ) est un des précurseurs de lenseignement spécialisé dispensé aux sourds. Il a coordonné la recherche sur un langage de signes méthodique utilisable par les personnes atteintes de surdité, afin de lier ces signes avec le français écrit, mais son erreur fut de vouloir assimiler la structure syntaxique du français à celle de la gestuelle des sourds, comme la très justement souligné Ferdinand Berthier. Il ne fut pas le premier a vouloir éduquer des sourds avec des gestes. En revanche, cest le regroupement des élèves sourds dans son institution et le besoin de communiquer entre eux qui favorisa et perfectionna la langue des signes française (LSF) en normalisant un alphabet dactylologique. En 1791, deux ans après sa mort, l'Assemblée nationale a décrété que son nom serait inscrit comme bienfaiteur de l'humanité et que les sourds bénéficieraient des Droits de l'homme. Linstitut quil avait créé existe toujours aujourd'hui, mais il sest transformé. Il assure un enseignement en LSF. Il s'agit dun des quatre Instituts nationaux pour jeunes sourds (INJS).

34 « Quimporte la surdité de loreille, quand lesprit entend ? La seule surdité, la vraie surdité, la surdité incurable, cest celle de lintelligence ». Victor Hugo à Ferdinand Berthier FIN


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