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Formation en économie du mercredi 16 mars Académie de Montpellier.

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1 Formation en économie du mercredi 16 mars Académie de Montpellier

2 SOMMAIRE Arrêté du 28 octobre 2010 fixant les conditions de lépreuve Gestion du temps et notation Nature de lépreuve Critères dévaluation Approfondissement concernant les attentes par rapport à la note de synthèse Dans la note de synthèse, quelle est la part consacrée à lanalyse des documents et la part destinée à lexploitation de connaissances personnelles ? Remarques concernant le rappel du contexte de létude ou « lintroduction » Remarques concernant le plan La note de synthèse en bref

3 Arrêté du 28 octobre 2010 fixant les conditions de lépreuve Partie économique Cette partie de lépreuve porte sur un ou plusieurs thèmes figurant dans la partie économique de lunité 3.1 du référentiel du diplôme. Outre, la maîtrise des savoirs et les compétences spécifiques indiquées dans le programme, la partie économique de lépreuve vise à évaluer les capacités du candidat à : identifier et mobiliser les mécanismes et les théories économiques qui sappliquent à la situation analysée synthétiser une documentation économique exposer ses analyses et ses propositions de manière cohérente et argumentée produire un écrit utilisant le vocabulaire économique approprié et témoignant dune réflexion construite par rapport aux questions posées. Forme ponctuelle (épreuve écrite, durée : 2 heures) Le sujet remis au candidat se présente sous la forme dun dossier documentaire, décrivant une ou plusieurs situations économiques, et comportant un questionnement destiné à caractériser et analyser la, ou les situations présentées. La correction est assurée par un professeur ayant en charge lenseignement de léconomie dans une section de technicien supérieur tertiaire.

4 Gestion du temps Lépreuve déconomie droit dure 4 heures. Létudiant gère son temps à sa convenance. Il doit impérativement rédiger la partie économie sur une copie et la partie droit sur une autre copie. Les deux épreuves sont INDEPENDANTES. Notation Afin déviter les risques de fraude, les candidats ne peuvent sortir avant la 2 ème heure de lépreuve déconomie droit Pour lépreuve de management la sortie ne peut seffectuer quau bout de la 3 ème heure (fin de lépreuve) Chaque partie fait lobjet dune évaluation indépendante, notée 0 à 20. La note finale est obtenue en calculant la moyenne des deux notes, arrondie au point entier supérieur.

5 Nature de lépreuve Le sujet remis au candidat se présente sous la forme dun dossier documentaire, décrivant une ou plusieurs situations économiques, et comportant un questionnement destiné à caractériser et analyser la, ou les situations présentées. Il sagit donc de situations économiques, décrites à laide de documents, que le candidat doit étudier à partir dun questionnement. Dans tous les cas : le candidat sera mis en situation face à un problème concret (même si la réponse peut exiger des éléments théoriques) ; ce questionnement sera en conformité avec les compétences décrites dans le référentiel

6 Critères dévaluation Les critères dévaluation figurent dans la définition de lépreuve, il nest pas question den créer dautres : Rappel de larrêté: Identifier et mobiliser les mécanismes et les théories économiques qui sappliquent à la situation analysée, Synthétiser une documentation économique, Exposer ses analyses et ses propositions de manière cohérente et argumentée, produire un écrit utilisant le vocabulaire économique approprié et témoignant dune réflexion construite par rapport aux questions posées.

7 Suite des critères dévaluation Les critères dévaluation insistent sur la qualité du raisonnement, de largumentation ainsi que sur le vocabulaire et sur une réflexion construite Cela signifie que le travail doit être structuré en fonction des consignes formulées dans le sujet. ( voir le lexique sur les mots clés du questionnement de Colette Cibien, Agnès Gudet et Mirielle Jacquemin : Professeurs au Lycée Lamartine à Macon Académie de Dijon) Si une note est demandée, cest simplement pour fournir un cadre à cette structuration qui ne soit plus le développement structuré. Il en découle que si une introduction peut être rendue nécessaire, elle ne fait que présenter ou rappeler le contexte de létude. Les critères de forme de la note (émetteur, date…) ne figurent pas dans les critères dévaluation de lépreuve et ne doivent en aucune manière être pris en compte. De la même manière, il ne sagit nullement de proposer des solutions, mais simplement dapporter un éclairage à des décideurs.

8 Approfondissement concernant les attentes par rapport à la note de synthèse Afin délaborer cette analyse, il convient de disséquer les sujets 0 et les corrigés dont nous disposons : Sujet 0 et corrigé disponible sur le site du Crcom Louverture dune économie aux investissements directs étrangers, lexemple de la Roumanie. Sujet 0 accessible sur le site du Crcom. Il ny a pas de corrigé « officiel » disponible. Les effets de la variation du prix du pétrole sur les décisions des agents économiques Sujet 0 disponible sur le site du Crcom et corrigé dans la revue économie et management doctobre 2009 n° 133 de Frédéric Larchevèque La politique économique de la France face à une conjoncture qui se dégrade.

9 Louverture dune économie aux investissements directs étrangers, lexemple de la Roumanie SUJET Contexte : Le premier janvier 2007, la Roumanie …………..pour le pays daccueil. Il vous est demandé de réaliser une étude sur la situation de la Roumanie et son ouverture aux IDE. A laide de vos connaissances personnelles et en vous appuyant sur le dossier documentaire fourni en ressources. Vous devrez, dans le cadre dune note argumentée et structurée, effectuer les travaux suivants : Dans une première partie vous apprécierez la situation de la Roumanie en termes de croissance, de revenu et de coût de la main dœuvre. Vous expliquerez pourquoi il est nécessaire dintégrer les « différentiels de productivité » dans la comparaison des coûts horaires (documents 3, 4 et 5). Dans une seconde partie, vous analyserez les conséquences économiques et sociales pour la Roumanie de limplantation des entreprises étrangères et vous présenterez les facteurs dattractivité quelle possède. ELEMENTS DE CORRECTION Louverture dune économie aux investissements directs étrangers, lexemple de la Roumanie ( Titre ) Rappel du contexte de létude ( « introduction » ) - La Roumanie est entrée dans lUE en 2007 ; - Pays qui reste faiblement développé, mais qui se situe à la 24 ème place en terme dattractivité ; Il est demandé danalyser la situation économique de la Roumanie et les facteurs dattractivité des IDE ainsi que leurs conséquences économiques et sociales I La situation économique de la Roumanie Les taux de croissance du PIB ……… ……….inégalités de salaires, de coût du travail et de productivité ………………………….. II Les facteurs dattractivité des IDE et leurs conséquences économiques et sociales Lattractivité de la Roumanie ……. Les conséquences économiques et sociales 1 - Economiques 2 - sociales

10 La politique économique de la France fâce à une conjoncture qui se dégrade SUJET LObservatoire ………………la moindre information est exploitée. Un groupement professionnel qui souhaite rester anonyme a ainsi commandé une étude prospective relative à lévolution de la conjoncture économique nationale pour lannée 2009 et au degré defficacité de la politique économique mise en œuvre par les pouvoirs publics. Le directeur des études économiques auprès duquel vous êtes placé vous charge de réaliser une étude sur ces questions en vous appuyant sur vos connaissances personnelles et sur le dossier documentaire fourni en ressources. Vous devrez, dans le cadre dune note structurée et argumentée, présenter les travaux suivants : 1. La présentation des facteurs principaux de la dégradation de la conjoncture économique en France. (document 1) 2. Lanalyse des principaux effets attendus de la politique gouvernementale menée par la France. Vous expliquerez sa relation avec une politique keynésienne. (documents 2 et 3) 3. La présentation des principaux débats relatifs à la politique budgétaire décidée par le Gouvernement ELEMENTS DE CORRECTION La présentation des facteurs principaux de la dégradation de la conjoncture économique en France ( document 1 ) Limpact des composantes de la demande intérieure sur la croissance du PIB. Limpact du commerce extérieur sur la croissance du PIB. Lanalyse des principaux effets attendus de la politique gouvernementale ( documents 2 et 3 ) et sa relation avec une conception keynésienne de léconomie. Dun montant affiché non négligeable ( 26 milliards deuros, 1,3 % du PIB ), le plan de relance poursuit deux objectifs principaux : Un plan de relance dinspiration keynésienne. Présentation des principaux débats relatifs à la politique budgétaire décidée par le gouvernement. Le débat sur limportance de la relance Le débat donné sur lorientation donnée par le gouvernement.

11 Contexte : Les prix des matières premières,….. à cette logique. Vous êtes chargé de mener une étude relative aux effets de la variation du prix du pétrole et de lessence sur les décisions des ménages. Vous devrez, dans le cadre dune note structurée et argumentée, réaliser les travaux suivants : Partie 1 : Les prix du pétrole et de lessence, causes 1. Expliquez lévolution de la demande de pétrole en distinguant les causes conjoncturelles des causes structurelles. Peut-on dire que la demande dessence est élastique au prix de lessence ? Pourquoi ? (documents 1, 2, 3 et 4) 2. Le prix du pétrole étant libellé en dollar, quelle influence la variation du cours du dollar par rapport à leuro peut-elle avoir sur les prix du pétrole et de lessence pour les consommateurs français ? (documents 2 et 3) Partie 2 : Les prix du pétrole et de lessence, conséquences (7 points) A laide des documents 4 et 5 Analysez les conséquences, que vous relativiserez, de la hausse du prix de lessence sur les décisions des ménages en matière de transport, à court terme et à long terme. Sujet 0 Les effets de la variation du prix du pétrole sur les décisions des agents économiques La 1 er partie se présente sous la forme dun questionnement progressif. La 2 ème partie correspond à la note de synthèse.

12 Louverture dune économie aux investissements directs étrangers, lexemple de la Roumanie Rappel du contexte de létude - La Roumanie est entrée dans lUE en 2007 ; - Pays qui reste faiblement développé, mais qui se situe à la 24 ème place en termes dattractivité ; Il est demandé danalyser la situation économique de la Roumanie et les facteurs dattractivité des IDE ainsi que leurs conséquences économiques et sociales I La situation économique de la Roumanie Les taux de croissance du PIB sont élevés en Roumanie de 2002 à 2009, comparés à ceux de la moyenne des pays de lUE ou à celui de la France ou celui de lAllemagne (Ex : en 2006, 8,2% en Roumanie, 2,2% en France) (document 1) En revanche, le PIB par tête en SPA est faible en Roumanie mais en augmentation relativement forte sur cette période (document 1) Au-delà de la faiblesse des revenus en Roumanie, on constate des inégalités de salaires, de coût du travail et de productivité entre la France et la Roumanie : - Les salaires et coûts horaires sont nettement inférieurs en Roumanie (ex : document 5 coût horaire environ 13 fois plus élevé en France quen Roumanie en 2005), ce qui a justifié le développement des I.D.E. en faveur de la Roumanie (ex : Dacia) : la Roumanie dispose d'un avantage comparatif majeur, le faible coût du travail. - Cependant, la productivité horaire est beaucoup plus faible en Roumanie quen France. Par conséquent, lavantage comparatif que constitue le faible coût du travail est à relativiser en tenant compte de la plus faible productivité en Roumanie. Le coût salarial unitaire, rapport entre le coût du travail et la productivité du travail nétait, en 2005, que 3 fois plus élevé en France quen Roumanie.(document 5) Compte tenu des faibles revenus, produire en Roumanie na donc pas forcément pour objectif la satisfaction dune demande locale (en tous les cas immédiatement), mais surtout la conquête de parts de marché à lexportation. Investir (pour les entreprises françaises) en Roumanie correspond donc à une logique de délocalisation. II Les facteurs dattractivité des IDE et leurs conséquences économiques et sociales La Roumanie est un pays qui présente des avantages aux yeux des investisseurs étrangers. Les IDE y sont donc importants et ont eu des conséquences, positives et négatives, au niveau économique et social. Lattractivité de la Roumanie peut sexpliquer par un certain nombre de raisons : Faiblesse du coût de la main d'œuvre : comme vu précédemment, lécart entre les coûts de main dœuvre est conséquent (même si la productivité y est faible) (document 3, 5 et 7) ; Les conséquences de la faiblesse de ces coûts de production sur le prix des produits : amélioration de la compétitivité prix, voire possibilité de commercialisation de nouveaux produits pour le marché local mais aussi pour le marché dorigine (comme ce fut le cas pour Renault avec la Logan). ; Les possibilités délargissement des marchés (le niveau de vie augmentant dans ce pays, on peut sattendre à une augmentation des ventes sur le marché local) ; La politique économique dincitation à attirer des capitaux étrangers (volonté de diminuer le nombre dentreprises dEtat sur le territoire) (contexte + annexe 9). Les conséquences économiques et sociales 1 - Economiques Laccueil de firmes étrangères a un effet positif sur la production nationale et donc sur la croissance et le développement du pays. (documents 1 à 7) : accroissement du PIB réel et par habitant, augmentation du revenu minimum. Plus grande ouverture internationale : augmentation des exportations et importations, importance des IDE (annexes 8 et 9) Outre laugmentation de la production dans les branches concernées par les IDE, il y a également un effet dentraînement sur les autres branches dactivité du pays (document 6). Cela se traduit par une hausse du nombre d'emplois non seulement dans les branches concernées par les I.D.E mais également par la croissance dans les autres branches Cependant, progressivement, lavantage en termes de coûts de production (coûts salariaux plus faibles) va diminuer pour tendre vers égalisation des coûts des facteurs au niveau mondial (cf. théorème H.O.S.)(document 4). Le risque à terme est que ces avantages disparaissant, les capitaux étrangers se retirent du pays et déstabilisent une « jeune » économie en croissance (annexe 9). Ce risque est dautant plus présent quun grosse partie des IDE est réalisée via la création de nouvelles entreprises (donc à capital entièrement étranger). Ce risque de déstabilisation peut être atténué si le pays a engagé une politique économique de développement cohérente, prenant appui sur lapport des I.D.E 2 - sociales Laugmentation de la production a un effet direct sur le niveau des salaires et donc sur le pouvoir dachat. Cette augmentation des revenus disponibles entraîne une augmentation de la demande (intérieure et étrangère) et conduit à une élévation du niveau de vie des habitants (produits nouveaux) (documents 1 à 6) Cependant, on constate également un creusement des inégalités de revenus interrégionales dont on peut supposer quil est lié aux lieux dimplantations de FMN. (document 2) Lélévation du niveau de vie saccompagne de grèves et de revendications portant sur laugmentation salariale et les conditions de travail (document 5) La politique économique de la France fâce à une conjoncture qui se dégrade La présentation des facteurs principaux de la dégradation de la conjoncture économique en France ( document 1 ) Instrument danalyse à mobiliser : lexploitation de léquilibre emplois ressources des opérations sur biens et services de léconomie nationale ( document 1 ). Connaissance à maîtriser : les facteurs conjoncturels du taux de croissance du PIB ( part respective de la demande intérieure et étrangère dans la croissance de la production. Léconomie française devrait connaître une récession en Dans létat actuel des choses lacquis de croissance pour les deux premiers trimestres 2009 est négatif de lordre de 1 point de PIB. Plusieurs facteurs rendent compte de cette dégradation rapide de la conjoncture économique depuis 2007 que les actions de politique économique ont lobjectif datténuer. Le contexte : la crise financière et bancaire prend la forme dune baisse rapide des prix des actifs financiers et immobiliers et se répercute sur les différentes variables de léconomie réelle. Limpact des composantes de la demande intérieure sur la croissance du PIB. Limpact négatif de linvestissement des entreprises et des ménages ( en logements ). La FBCF des entreprises : linvestissement des entreprises connaît un fort repli. Quelques chiffres le montrent : -16,9 % en T et -1,7 et -0,8 respectivement en T1 et T Le même type de difficulté pèse négativement sur linvestissement en logement des ménages. Là encore quelques chiffres sont éclairants : -2,2 % en T et respectivement – 2,1 et -1,4 en T1 et T La priorité du déstockage : les entreprises pratiquent un déstockage important qui pèse négativement sur la croissance du PIB ( -0,4 ) au dernier trimestre Pour les deux premiers trimestres 2009, la variation des stocks continuerait à peser négativement sur la croissance, mais plus modérément. La consommation des ménages se tasse mais reste positive : compte tenu de son poids important dans le PIB ( environ 50 % du PIB ), le maintien de la consommation est décisif pour lactivité économique. Après avoir connu une progression de 2,5 % en 2007, puis seulement 0,9 % en 2008, la consommation enregistrerait une croissance très légèrement positive en La dépense de consommation des administrations jouent clairement un rôle contrat-cyclique : si en 2007, la dépense de consommation des APU a progressé de 1,3 %, la croissance de la dépense a été plus forte en 2008 ( 1,6 % ) et lacquis de croissance sur les seuls deux premiers trimestres de lannée 2009 est déjà de 1,5 %. Limpact du commerce extérieur sur la croissance du PIB. La contribution du commerce extérieur est régulièrement négative en France depuis La situation ne se dément pas et en 2009, le commerce extérieur pourrait amputer la croissance de 0,5 point de PIB. Au total à lhorizon des deux premiers trimestres de lannée 2009, les perspectives de croissance apparaissent sombres. Les contributions de la demande intérieure à la croissance sont négatives ( - 0,5 point de croissance de PIB ) et du commerce extérieur ( - 0,5 point de croissance ) expliquent à parité les prévisions de récession de léconomie française en Mais au-delà, la vraie question posée est de savoir dans quelle mesure les actions de la politique économique mises en œuvre par les pouvoirs publics pourront atténuer les effets de la récession (effets contra-cycliques ) et accélérer la reprise économique. Lanalyse des principaux effets attendus de la politique gouvernementale ( documents 2 et 3 ) et sa relation avec une conception keynésienne de léconomie. La dégradation rapide de la conjoncture et les prévisions de récession pour lannée 2009 ( question 1 ) justifient la mise en place dune action de politique gouvernementale. La référence à laction de politique gouvernementale désigne la politique économique mobilisée par les pouvoirs publics pour atteindre les objectifs identifiés et hiérarchisés. Deux instruments de politique économique principaux : la politique monétaire mise en œuvre par une banque centrale indépendante et la politique budgétaire. Le document 2 présente dans le détail le plan de relance présenté par le chef de lEtat le 4 décembre Le document 3 analyse plus spécifiquement les effets attendus. Dun montant affiché non négligeable ( 26 milliards deuros, 1,3 % du PIB ), le plan de relance poursuit deux objectifs principaux : Soutenir lactivité par linvestissement : le gouvernement fait le constat dune baisse marquée de la FBCF des entreprises alors que dans le même temps la consommation des ménages continue à progresser même faiblement. Cest pourquoi lEtat consacre 10,5 milliards deuros à linvestissement et moins de moitié moins à la consommation. Assouplir la contrainte de financement des entreprises : les mesures de trésorerie ( 11,5 millards deuros ) se veulent une réponse aux difficultés de financement de lexploitation que peuvent rencontrer des PME en bonne santé dans le contexte actuel de rationnement du crédit bancaire ( crédit crunch ). Un plan de relance dinspiration keynésienne. Le type de politique budgétaire mise en œuvre par le gouvernement est globalement dinspiration keynésienne tant dans lesprit que dans les mécanismes mis en œuvre. Le gouvernement fait le constat que, dans le contexte de dégradation très nette de la conjoncture économique, le redressement des perspectives dactivité en cours de lannée 2009 dépend de la capacité des pouvoirs publics à injecter de largent public pour compenser leffondrement de la demande privée et, plus fondamentalement, à restaurer la confiance des marchés ( gommer lincertitude). Au-delà, lobjectif est de réduire la part conjoncturelle du chômage en forte augmentation. De tels objectifs sont bien évidemment conformes à une analyse keynésienne. Keynes décrivait ainsi son idée de stimulation de léconomie par la relance budgétaire par la formulation suivante un peu provocatrice : en substance, pour relancer, peu importe la destination de la dépense publique, il suffit dembaucher des chômeurs pour creuser des trous le matin et les reboucher le soir. Le gouvernement fait aussi le pari dun effet multiplicateur. En effet, dans lanalyse keynésienne, une relance par le déficit budgétaire dun montant T produit une relance de la production dont limportance dépend du multiplicateur de la dépense publique. Lanalyse keynésienne de la relance budgétaire repose implicitement sur trois hypothèses : La rigidité des prix et des salaires nominaux à court terme ; La forte élasticité de loffre ( sous emploi ) ; Une relative myopie des ménages qui consomment en fonction de leur revenu courant. A ces conditions, la relance budgétaire crée un effet multiplicateur égal à linverse de la propension marginale des ménages à épargner. Présentation des principaux débats relatifs à la politique budgétaire décidée par le gouvernement. Il existe un consensus sur le rôle majeur de la politique budgétaire dans le contexte de crise de la demande que léconomie traverse actuellement. Certains auteurs parlent de « retour à Keynes ». Un tel consensus est affirmé par la Commission européenne et consacré par les doutes quant à lefficacité de la politique monétaire de baisse des taux directeurs pour relancer linvestissement. Autre objet de consensus : la nécessité de mesures budgétaires ponctuelles et réversibles afin de ne pas dégrader durablement les finances publiques. Toutefois, au-delà de ce consensus sur lutilité de la politique budgétaire à des fins de relance de lactivité, deux débats souvrent sur sa mise en œuvre pratique. Un premier débat sest ouvert sur limportance réelle de linjection dargent public dans le circuit économique et donc sur sa capacité à relancer suffisamment lactivité et à rétablir la confiance des agents économiques. Le second débat concerne les orientations de la politique budgétaire choisies par le gouvernement. Autrement dit, le gouvernement a-t-il réalisé les bons choix dans lorientation de sa politique budgétaire ? Le débat sur limportance de la relance Linjection de largent public dans le circuit économique est plus faible quaffiché. On peut en déduire un impact limité sur lactivité. La relance nest pas en réalité de 26 milliards deuros, mais de beaucoup moins dans la mesure où les mesures relatives à la trésorerie des entreprises nont pas cette finalité. Limpact du plan du gouvernement sera donc insuffisant : 0,4 point de croissance supplémentaire contre une fourchette allant de 0,6 à 1 point de PIB selon le gouvernement. En dautres termes, un résultat insuffisant pour échapper à la récession promise en Le débat donné sur lorientation donnée par le gouvernement. Relance par la consommation (distribution de revenus supplémentaires aux ménages par différents moyens) ou relance par linvestissement ( financement par lemprunt de grands projets dinfrastructures ) ? La relance par linvestissement est plus efficace car leffet multiplicateur est plus élevé. En effet, en soutenant la consommation des ménages par loctroi de revenus supplémentaires, le risque est quune part soit épargnée (fuite immédiate et donc réduction de leffet multiplicateur). Ce nest pas le cas avec le soutien apporté à linvestissement (lenveloppe peut être intégralement dépensée). En revanche, les effets de la relance par linvestissement sont différés dans le temps du fait des délais incompressibles de mise en œuvre des chantiers. Le soutien apporté à lactivité risque donc de se diluer dans le temps, voire même de perdre son rôle contracyclique pour devenir procyclique si, dans le temps, lactivité économique a repris. Du point de vue de lefficacité immédiate, la relance par la dépense publique aura une effet multiplicateur plus élevé que celui généré par la baisse de la fiscalité. Là encore, la raison est simple à comprendre. Les agents bénéficiaires de la baisse de leur impôt peuvent épargner une part de cette économie plutôt que de consommer ou investir. Mais à plus long terme, il est possible que la baisse de la fiscalité puise servir dautres objectifs : adaptation de léconomie à un contexte dinternationalisation et logique plus incitative selon la théorie de loffre. Dans la note de synthèse, quelle est la part consacrée à lanalyse des documents et la part destinée à lexploitation de connaissances personnelles ?

13 Remarques concernant le rappel du contexte de létude ou « lintroduction » Les deux sujets 0 divergent quant à la nature de « lintroduction » Les éléments de correction 0 sur la Roumanie présentent un rappel du contexte de létude ou « introduction » comprenant : Une présentation succincte du thème étudié Une annonce du plan Alors que les éléments de correction 0 sur la politique économique de la France ne présentent aucune « introduction » Dans la mesure où il y a une différence dinterprétation entre les deux corrigés, il paraît plus sage dadopter une « introduction » minimaliste ( comprenant une présentation du thème et lannonce du plan) en attendant le premier corrigé de la nouvelle épreuve déconomie au mois de mai qui nous éclairera sur ce point.

14 Remarques concernant le plan En revanche, la construction du plan ne souffre daucune ambiguïté Les titres des parties correspondent pleinement au questionnement proposé par le sujet Pour les titres des sous-parties, il y a trois possibilités : Soit les titres des sous-parties cadrent au questionnement Soit le candidat peut faire preuve dune certaine créativité tout en collant à la nature du questionnement. Soit la rédaction des titres des sous-parties nest pas forcément nécessaire selon la nature du sujet ( ex de sujet : les limites et les vertus de la redistribution )

15 La note de synthèse en bref Un titre correspondant à lobjet de létude Rappel du contexte de létude ou introduction « minimaliste » Présentation succincte du thème étudié Annonce du plan Ier Partie : titre de la partie correspondant au questionnement Mini introduction 1 er sous-partie : titre de la sous-partie correspondant au questionnement 2 ème sous-partie : Idem Phrase de transition IIème Partie : titre de la partie correspondant au questionnement Mini introduction 1 er sous-partie : titre de la sous-partie correspondant au questionnement 2 ème sous-partie : Idem AUCUNE CONCLUSION Remarque 1 : La structure de la note peut comprendre 2 ou 3 parties, 2 ou 3 sous-parties en fonction du questionnement Remarque 2 : Lexploitation judicieuse des documents est un aspect essentiel de la nouvelle épreuve toutefois, toute paraphrase sera naturellement sanctionnée. Remarque 3 : Les éléments théoriques et conceptuels que le candidat pourra éventuellement apportés à sa note de synthèse seront valorisés. ( Par rapport au sujet sur la Roumanie, les apports théoriques et ou conceptuels que le candidat peut effectuer sont relativement limités )


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