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Du côté de limaginaire Dans le cadre des anciens programmes de BEP, les œuvres de Maupassant étaient traditionnellement étudiées dans les classes de façon.

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1 Du côté de limaginaire Dans le cadre des anciens programmes de BEP, les œuvres de Maupassant étaient traditionnellement étudiées dans les classes de façon classique. Avec la mise en œuvre des nouveaux programmes, lidée est de savoir comment renouveler lapproche de cet auteur. Deux finalités sont essentiellement privilégiées : Entrer dans léchange oral Entrer dans léchange écrit : lire, analyser, écrire.

2 Nos objectifs -Volonté de réinvestir des formations proposées au PAF sur les programmes de la classe de Seconde et de leur donner une continuité pour les classes de Première. Génétique des textes (travail sur les brouillons de lauteur, procédé décriture longue…) Renouvellement de lapproche biographique Les différentes modalités décriture des nouveaux programmes

3 - Travailler sur les connaissances des nouveaux programmes liées au lexique. - Production : élaboration dune séquence autour du fantastique de Maupassant qui tienne compte des éléments cités ci-dessus et réflexion en atelier sur des productions écrites pour les élèves.

4 CapacitésConnaissancesAttitudes Interpréter le discours tenu sur le réel à travers le discours de limaginaire (en particulier romanesque et poétique). Réaliser une production faisant appel à limaginaire. Contextualiser et mettre en relation des œuvres traitant par limaginaire, un même aspect du réel à des époques différentes. Champ littéraire : Période : le surréalisme. Le registre fantastique. Champ linguistique : Lexique : imagination/imaginaire, peur/étrange. Lexique des émotions. Types de phrases, ponctuation. Point de vue, modalisation du doute. Comparaison, métaphore. Histoire des arts : Domaine artistique : « Arts du langage ». Thématique : « Arts, réalités, imaginaires ». Goûter la puissance des mots et des ressources du langage. Etre curieux des représentations variées de la réalité. Bulletin officiel spécial N°2 du 19 février 2009

5 Le fantastique de Maupassant : un univers à redécouvrir Du côté de limaginaire

6 Comment limaginaire de Maupassant joue-t-il avec les moyens du langage pour créer un univers fantastique ?

7 Séance 1 Des textes à redécouvrir ? Quest-ce que le fantastique pour Maupassant ?

8 Séance 1 Des textes à redécouvrir ? Le programme ConnaissancesLe registre fantastique Lexique : peur/étrange Lexique des émotions Les supports Terreur et Nuit de neige Extrait dune chronique de Maupassant « Le fantastique » Les objectifs Faire émerger le registre fantastique propre à Maupassant Les activités élèveActivités orales en trois étapes : - Travail sur le ressenti des élèves autour de la notion de peur. - Etude des deux poèmes de Maupassant. Doù vient la peur ? Pourquoi cette mise en parallèle des deux poèmes ? Confrontation avec létape 1. - Eclairage avec la chronique de Maupassant. Analyse de la conception et des spécificités du fantastique chez Maupassant.

9 TERREUR

10 Ce soir-là j'avais lu fort longtemps quelque auteur. Il était bien minuit, et tout à coup j'eus peur. Peur de quoi ? je ne sais, mais une peur horrible. Je compris, haletant et frissonnant d'effroi, Qu'il allait se passer une chose terrible... Alors il me sembla sentir derrière moi Quelqu'un qui se tenait debout, dont la figure Riait d'un rire atroce, immobile et nerveux : Et je n'entendais rien, cependant. O torture ! Sentir qu'il se baissait à toucher mes cheveux, Et qu'il allait poser sa main sur mon épaule, Et que j'allais mourir au bruit de sa parole !... Il se penchait toujours vers moi, toujours plus près ; Et moi, pour mon salut éternel, je n'aurais Ni fait un mouvement ni détourné la tête... Ainsi que des oiseaux battus par la tempête, Mes pensers tournoyaient comme affolés d'horreur. Une sueur de mort me glaçait chaque membre, Et je n'entendais pas d'autre bruit dans ma chambre Que celui de mes dents qui claquaient de terreur. Un craquement se fit soudain ; fou d'épouvante, Ayant poussé le plus terrible hurlement Qui soit jamais sorti de poitrine vivante, Je tombai sur le dos, roide et sans mouvement.

11 NUIT DE NEIGE

12 La grande plaine est blanche, immobile et sans voix. Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte. Mais on entend parfois, comme une morne plainte, Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois. Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes. L'hiver s'est abattu sur toute floraison ; Des arbres dépouillés dressent à l'horizon Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes. La lune est large et pâle et semble se hâter. On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère. De son morne regard elle parcourt la terre, Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter. Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde, Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ; Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement, Aux étranges reflets de la clarté blafarde. Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux ! Un vent glacé frissonne et court par les allées ; Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux, Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées. Dans les grands arbres nus que couvre le verglas Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ; De leur œil inquiet ils regardent la neige, Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.

13 LE FANTASTIQUE Chronique parue dans Le Gaulois du 7 octobre 1883

14 Séance 2La Nuit : une écriture fantastique ? Dans quelle mesure les procédés décriture participent-ils à la création dune nouvelle fantastique ?

15 Séance 2 La Nuit : une écriture fantastique ? Le programme Capacités Lecture d'une nouvelle ConnaissancesLexique : peur/étrange. Lexique des émotions Types de phrases, ponctuation Point de vue, modalisation du doute Comparaison, métaphore Les supportsLa Nuit, Préface de Pierre et Jean Les objectifs Comprendre quels choix d écriture dun auteur créent un univers fantastique Les activités élève- Lecture individuelle du texte - Travail en groupes sur le texte : Rythme du texte (construction de texte, types de phrases, ponctuation) Evolution des sentiments et des émotions du personnage Evolution du décor et de latmosphère - Mise en commun et compréhension des procédés au service du sens du texte - Elargissement : lecture par l'enseignant-e dun extrait de la préface de Pierre et Jean. Echange avec la classe.

16 « Quelle que soit la chose qu'on veut dire, il n'y a qu'un mot pour l'exprimer, qu'un verbe pour l'animer et qu'un adjectif pour la qualifier. Il faut donc chercher, jusqu'à ce qu'on les ait découverts, ce mot, ce verbe et cet adjectif, et ne jamais se contenter de l'à-peu-près, ne jamais avoir recours à des supercheries, mêmes heureuses, à des clowneries de langage pour éviter la difficulté. On peut traduire et indiquer les choses les plus subtiles en appliquant ce vers de Boileau: D'un mot mis en sa place enseigna le pouvoir. Il n'est point besoin du vocabulaire bizarre, compliqué, nombreux et chinois qu'on nous impose aujourd'hui sous le nom d'écriture artiste, pour fixer toutes les nuances de la pensée; mais il faut discerner avec une extrême lucidité toutes les modifications de la valeur d'un mot suivant la place qu'il occupe. Ayons moins de noms, de verbes et d'adjectifs aux sens presque insaisissables, mais plus de phrases différentes, diversement construites, ingénieusement coupées, pleines de sonorités et de rythmes savants. Efforçons-nous d'être des stylistes excellents plutôt que des collectionneurs de termes rares. » Préface de Pierre et Jean, « Le Roman » septembre 1887

17 Pour un prolongement TICE : Les mots passant… Objectif : revenir à lexpression dun ressenti de lecture en sappuyant sur le sens du texte. Démarche : construire une bande son qui va accompagner la lecture de la nouvelle. Matériel : une salle info, un micro ou dictaphone numérique, un logiciel de mixage de son (Audacity, Garage band)

18 Des mots et des sons Texte en lectureMusiqueBruit matérielBruit naturelPause (sonore, silencieuse, musicale) Effet Avant le texte1ères notes de la bo de Requiem for a dream fondu en ouverture l.6 à 7Requiem for a dream Pause lectureAmplification de le musique l.7 sur « mennuie. » Requiem for a dream Fondu en fermeture Après « mennuie. » Requiem for a dream Bruits de rueAtténuation de la musique sur 3s. « fardeau. »Requiem for a dream Bruits de rueRépétition par collage du rythme + fondu en fermeture

19 Séance 3 Maupassant entre errance et rencontres Quest-ce qui nourrit limaginaire de Maupassant ?

20 Séance 3 Maupassant entre errance et rencontres Le programme Capacités Contextualiser Les supportsCorpus biographique ObjectifsMontrer en quoi la connaissance de la vie dun auteur permet déclairer son œuvre Les activités élève -Partir dune biographie « classique » pour se demander si cela est suffisant pour comprendre une œuvre. -Travail en groupes selon trois axes : Réfléchir aux liens entre folie et génie Travailler sur les influences de Maupassant (Flaubert, Swinburne) Travailler sur les influences du siècle - Mise en commun organisée par lenseignant-e. Apport magistral sur le contexte fin de siècle.

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24 « J'ai envoyé aujourd'hui à Paris le manuscrit du Horla ; avant huit jours vous verrez que tous les journaux publieront que je suis fou. A leur aise, ma foi, car je suis sain d'esprit, et je savais très bien, en écrivant cette nouvelle, ce que je faisais. C'est une œuvre d'imagination qui frappera le lecteur et lui fera passer plus d'un frisson dans le dos, car c'est étrange. » in Souvenirs sur Guy de Maupassant par François son valet de chambre, Plon, 1911 Maupassant par lui-même (été 1887)

25 « Mais devenu fou, en proie au délire, il (Maupassant) cesse décrire. On doit donc en finir avec la légende dun fou génial, décrivant la folie sous sa propre dictée, au fur et à mesure de sa progression. Maupassant a enregistré les dérèglements pathologiques du cerveau humain, autour de lui et en lui, pour nourrir un imaginaire marqué très tôt par le pessimisme et la douleur de vivre. Lessentiel de sa production ne peut avoir été commandé par son mal : la plupart des récits fantastiques (29 sur 33) sont écrits entre 1882 et 1887, en six ans, avec une concentration particulière dans les années et 1887, soit au fait de sa gloire et lorsque le mal reste encore supportable, et jugulé. » Mariane Bury, Introduction in Maupassant Le Horla et autres récits fantastiques, ED. Le Livre de Poche Classiques, 2000.

26 Enfin, mon cher ami, vous mavez lair bien embêté et votre ennui mafflige, car vous pourriez employer plus agréablement votre temps. Il faut, entendez-vous, jeune homme, il faut travailler plus que ça. Jarrive à vous soupçonner dêtre légèrement caleux. Trop de p... ! Trop de canotage ! Trop dexercice ! Oui, monsieur ! Le civilisé na pas tant besoin de locomotion que prétendent messieurs les médecins. Vous êtes né pour faire des vers, faites-en ! "Tout le reste est vain", à commencer par vos plaisirs et votre santé ; f... vous cela dans la boule. Dailleurs votre santé se trouvera bien de suivre votre vocation. Cette remarque est dune philosophie, ou plutôt dune hygiène profonde. Vous vivez dans un enfer de m..., je le sais, et je vous en plains du fond de mon coeur. Mais de 5 heures du soir à 10 heures du matin tout votre temps peut être consacré à la muse, laquelle est encore la meilleure garce. Voyons ! Mon cher bonhomme, relevez le nez ! à quoi sert de recreuser sa tristesse ? Il faut se poser vis-à-vis de soi-même en homme fort ; cest le moyen de le devenir. Un peu plus dorgueil, saprelotte ! Le "Garçon" était plus crâne. Ce qui vous manque, ce sont les "principes". On a beau dire, il en faut ; reste à savoir lesquels. Pour un artiste, il ny en a quun : tout sacrifier à lArt. La vie doit être considérée par lui comme un moyen, rien de plus, et la première personne dont il doit se f..., cest de lui- même. Que devient la Vénus rustique ? Et le roman dont le plan mavait enchanté ? Si vous voulez vous distraire, lisez le Diomède de mon ami Gustave Claudin, et ne lisez pas ce que je viens de lire aujourdhui : Politique tirée de lÉcriture sainte, par Bossuet. Laigle de Meaux me paraît décidément une oie. Je me résume, mon cher Guy : prenez garde à la tristesse. Cest un vice. On prend plaisir à être chagrin et, quand le chagrin est passé, comme on y a usé des forces précieuses, on en reste abruti. Alors on a des regrets, mais il nest plus temps. Croyez-en lexpérience dun scheik à qui aucune extravagance nest étrangère. Je vous embrasse tendrement. Lettre de Gustave Flaubert à Guy de Maupassant (15 août 1878)

27 Lettre de Guy de Maupassant à Gustave Flaubert (21 août 1878) Je ne vous écrivais point, mon cher Maître, parce que je suis complètement démoli moralement. Depuis trois semaines j'essaye à travailler tous les soirs sans avoir pu écrire une page propre. Rien, rien. Alors je descends peu à peu dans des noirs de tristesse et de découragement dont j'aurai bien du mal à sortir. Mon ministère me détruit peu à peu. Après mes sept heures de travaux administratifs, je ne puis plus me tendre assez pour rejeter toutes les lourdeurs qui m'accablent l'esprit. J'ai même essayé d'écrire quelques chroniques pour Le Gaulois afin de me procurer quelque sous. Je n'ai pas pu. Je ne trouve pas une ligne et j'ai envie de pleurer sur mon papier. (…)

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30 « Honte aux attardés, aux gens qui ne sont pas de leur siècle ! L'humanité est toujours divisée en deux classes, celle qui tire en avant et celle qui tire en arrière. Les uns quelquefois vont trop vite ; mais les autres n'aspirent qu'à reculer, et ils arrêtent les premiers, ils retardent la pensée, entravent la science, ralentissent la marche sacrée des connaissances humaines… » ADIEU MYSTÈRES

31 Séance 4Maupassant : le travail de lécrivain En quoi le travail de réécriture favorise-t-il lémergence du fantastique ?

32 Séance 4 Maupassant : le travail de lécrivain Le programme Connaissances Le registre fantastique Les supportsUn corpus génétique sur le Horla : Lettre dun fou, le Horla première version, le Horla Deuxième version, manuscrit du Horla Objectifs Analyser une écriture longue au service dun registre Les activités élève - Partir du brouillon comme accroche et montrer le travail de lécrivain (ratures, ajouts, suppression substitution) - Travail individuel sur le corpus génétique selon les deux axes suivants : ponctuation et lexique. Montrer le travail de lécriture longue au service du registre fantastique. - Synthèse sur la séance.

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35 Lettre d un fou (1885) « La nature est muette. Mais le tympan poss è de la propri é t é miraculeuse de nous transmettre sous forme de sons, et de sons diff é rents suivant le nombre de vibrations, tous les fr é missements des ondes invisibles de l espace. Cette m é tamorphose accomplie par le nerf auditif dans le court trajet de l oreille au cerveau nous a permis de cr é er un art é trange, la musique, le plus po é tique et le plus pr é cis des arts, vague comme un songe et exact comme l alg è bre. Que dire du go û t et de l odorat ? Connaitrions-nous les parfums et la qualit é des nourritures sans les propri é t é s bizarres de notre nez et de notre palais. » Le Horla (premi è re version) 1886 « Ah ! Vous souriez ! pourquoi ? parce que cet Etre demeure invisible. Mais notre œ il, messieurs, est un organe tellement é l é mentaire qu il peut distinguer à peine ce qui est indispensable à notre existence. Ce qui est trop petit lui é chappe, ce qui est trop grand lui é chappe. Il ignore les milliards de petites bêtes qui vivent dans une goute d eau. Il ignore les habitants, les plantes et le sol des é toile voisines, ; il ne voit pas même le transparent. » Le Horla, Deuxi è me version 1887 « Comme il est profond, ce myst è re de l Invisible ! Nous ne le pouvons sonder avec nos sens mis é rables, avec nos yeux qui ne savent apercevoir ni le trop petit, ni le trop grand, ni le trop pr è s, ni le trop loin, ni les habitants d une é toile ni les habitants d une goutte d eau … avec nos oreilles qui nous trompent, car elles nous transmettent les vibrations de l air en notes sonores. Elles sont des f é es qui font ce miracle de changer en bruit ce mouvement et par cette m é tamorphose donnent naissance à la musique qui rend chantante l agitation muette de la nature … avec notre odorat, plus faible que celui du chien … avec notre go û t, qui peut à peine discerner l âge du vin !"

36 Séance 5 Travaux décriture

37 Pistes bibliographiques

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