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Théories de lapprentissage et de la motivation Licence STAPS – 2° année Fabienne dArripe-Longueville UFR STAPS – Université de Nice-Sophia-Antipolis.

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1 Théories de lapprentissage et de la motivation Licence STAPS – 2° année Fabienne dArripe-Longueville UFR STAPS – Université de Nice-Sophia-Antipolis

2 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Contenus denseignement Introduction Chap. 1. Théories contemporaines de lapprentissage et du contrôle moteur Chap. 2. Les étapes de lapprentissage Chap. 3. Loptimisation de lapprentissage Chap. 4. Motivation daccomplissement et apprentissage

3 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Introduction Définitions Débats actuels

4 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Définitions (1) « Lapprentissage est le processus neurologique interne supposé intervenir à chaque fois que se manifeste un changement qui nest dû ni à la croissance, ni à la fatigue » (Fleishman, 1967) « Il y a apprentissage lorsquun organisme, placé plusieurs fois de suite dans la même situation, modifie sa conduite de façon systématique et durable » (Reuchlin, 1983)

5 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Définitions (2) Les théories du contrôle moteur : tentent de rendre compte de la manière dont les sujets produisent des comportements moteurs adaptés aux contraintes de tâches spécifiées Les théories de lapprentissage : visent à comprendre comment un sujet sadapte à une tâche inédite, par ladoption dun comportement nouveau

6 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Aspects généraux de lapprentissage (1) Le produit de lapprentissage réside dans la flexibilité adaptative des comportements Lapprentissage est le processus de changement interne qui conduit les sujets à lamélioration observable de leurs comportements Il résulte de la pratique mentale et/ou physique, ou de lobservation Les transformations qui résultent de lapprentissage doivent présenter une certaine permanence.

7 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Aspects généraux de lapprentissage (2) Analyse de lapprentissage – Évolution de la performance au cours du temps – Test de rétention (permanence des effets) – Test de transfert (généralisation des effets) – Modifications qualitatives de lhabileté motrice – Charge mentale associée à laction

8 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Débats actuels Des expérimentations de laboratoire portant sur des tâches simples aux habiletés motrices complexes impliquées en EPS Deux courants théoriques majoritaires : les théories cognitivistes vs. les approches dynamiques

9 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Chap. 1. Théories contemporaines de lapprentissage et du contrôle moteur 1.1 Les théories cognitivistes 1.2 Les approches dynamiques

10 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Bibliographie Bertsch, J. & Le Scanff, C. (1995). Apprentissages moteurs et conditions dapprentissage. Paris : PUF. Delignières, D. (1998). Apprentissage moteur. Quelques idées neuves. Revue EPS, 274, Schmidt, R.A. (1993). Apprentissage moteur et performance. Paris : Vigot. Temprado, J.J., & Montagne, G. (2001). Les coordinations perceptivo-motrices. Ed. Armand Colin, Collection Dynamiques.

11 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – 1.1 Les théories cognitivistes Le courant du contrôle moteur – Le traitement de linformation – Conception périphériste – Conception centraliste – La notion de programme moteur et la théorie de Schmidt – Les niveaux sensori-moteur et cognitif du contrôle de laction – le modèle de Paillard Le courant des bases de connaissances Procédures de guidage des apprentissages Principes-clés de lapproche cognitive de lapprentissage moteur

12 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Le courant du contrôle moteur : généralités (1) Des processus de planification et de programmation du mouvement précèdent (mouvements discrets) ou accompagnent (mouvements continus) le mouvement observable Ces processus sappuient sur des structures prescriptives stockées au niveau du système nerveux central – les programmes moteurs – et sur des systèmes de productions de régles – les schémas – qui permettent dadapter les programmes moteurs à chaque tâche.

13 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Le courant du contrôle moteur : généralités (2) Nombreuses études sur des mouvements simples (ex : la marche) – Mise en évidence de trois phases : Sélection dun programme moteur généralisé Spécification des paramètres de ce programme Correction des erreurs dexécution Intérêt limité pour comprendre lélaboration et le contrôle des mouvements complexes (coordinations interarticulaires et intersegmentaires).

14 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Le traitement de linformation Assimilation de lorganisme à un ordinateur Travaux de Fitts (1954) sur tâche de pointage réciproque : le TM est proportionnel à la quantité dinformation à traiter pour réaliser un pointage précis

15 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Modèle schématique du traitement de linformation (1) Identification du stimulus : – Le système est-il confronté à un stimulus, et si oui, lequel? – Étape sensorielle qui analyse linformation de lenvironnement provenant de diverses sources – Détection des patterns de mvt – Résultat : information une représentation du stimulus transmise au stade de la sélection de la réponse Sélection de la réponse Identification du stimulus Entrée Sortie Programmation de la réponse

16 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Modèle schématique du traitement de linformation (2) Sélection de la réponse : – Quel mouvement réaliser? – Choix à faire parmi des possibles – «sorte de mécanisme de translation entre les entrées sensorielles et la sortie motrice» (Schmidt, 1993) Sélection de la réponse Identification du stimulus Entrée Sortie Programmation de la réponse

17 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Modèle schématique du traitement de linformation (3) Programmation de la réponse – Organisation du système moteur pour le mouvement désiré préparer à laction les mécanismes des niveaux inférieurs retrouver & organiser le PM diriger les muscles –contraction ds ordre approprié –contraction avec degré de force adéquat –contraction au moment adéquat Sélection de la réponse Identification du stimulus Entrée Sortie Programmation de la réponse

18 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Les coordinations motrices dans la perspective cognitive Le mouvement coordonné est conçu comme le produit de mécanismes de traitement de linformation Postulat de lexistence de mécanismes calculatoires ou « intelligents » plus ou moins prescriptifs localisés dans le SNC (ex : équilibre du plateau du garçon de café) = programmes moteurs

19 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – La notion de programme moteur : la théorie de Schmidt (1975) (1) Notion issue de travaux en neurophysiologie (Grillner, 1975) Structure de commande capable de susciter un mouvement rythmique : générateur central de patron Problème de la gestion de lensemble des degrés de liberté articulaire => argument pour les partisans de lapproche dynamique

20 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – La notion de programme moteur : la théorie de Schmidt (1975) (2) Programme moteur généralisé (PMG, Schmidt, 1975) : désigne les invariants spatiotemporels qui caractérisent les différents programmes moteurs Le schéma : système de régles permettant de paramétriser en force, amplitude, vitesse… les programmes / exigences de la tâche (cf. transparents).

21 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conception périphériste : contrôle en boucle fermée (1)

22 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conception périphériste : contrôle en boucle fermée (2) Avantages : – Flexibilité dans le contrôle moteur : possibilité de plusieurs stratégies de mvts, doptions suivant les circonstances possibilité de modifier la nature du mouvement suivant les circonstances Inconvénients : – Lenteur des étapes de traitement de linformation

23 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conception périphériste : contrôle en boucle fermée (3) Questions ?? – Comment expliquer la production de mouvement dans des habiletés qui sont très rapides ? – Que se passe-t-il si quelque chose change brusquement dans lenvironnement ?

24 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – M1 M2 Conception périphériste : contrôle en boucle fermée (4) M1 : Boucle rapide, inflexible Niveau le + bas de rétroaction dans le contrôle du mvt (latence = 30 à 50 ms) M2 : Réflexe à boucle longue Renvoyé vers des centres relativement élevés, impliqués dans la programmation motrice de laction (latence = 50 à 80 ms) Mise en jeu de M1 ou M2 dépend de la durée du mvt à réaliser : * 40 ms (coup en boxe) *100 ms…….M1 (maniement batte) *200 ms…….M1 + M2 (frappe balle tennis) * + de 300 ms…..M1 + M2 + boucles externes conscientes

25 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conception centraliste : contrôle en boucle ouverte (1) Tâches rapides : – pas intervention du contrôle conscient Situation environnementale prévisible & stable Nécessité de planifier correctement le mouvement dès le départ

26 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Sources dinformations nécessaires à la réalisation des habiletés motrices (1) Infos / environnement : infos extéroceptives Infos / des mvts du corps : infos proprioceptives ou kinesthésiques Infos extéroceptives : – Vision définit la structure physique de lenvironnement fournit des infos sur le mvt des objets dans lenvironnement détecte nos propres mvts dans l environnement, notre déplacement vers un objet ext, et le temps pour latteindre – Audition moins importante que la vision activités dépendent de capacités auditives bien développées

27 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Sources dinformations nécessaires à la réalisation des habiletés motrices (2) Infos proprioceptives ou kinesthésiques : – Def : ens dinfos sensorielles provenant de notre propre corps, et relatives aux positions et aux mvts des art., aux tensions musculaires, et à lorientation dans lespace – Récepteurs à lorigine des infos kinesthésiques : appareil vestibulaire de loreille interne (signaux mvts tête ds lespace) récepteurs des capsules articulaires (infos sur position des articulations) organes neuro-tendineux de Golgi (sensible à la force développée dans différentes parties du muscle) récepteurs cutanés (spécialisés pour la pression, la température, le toucher) fuseaux neuro-musculaires (infos sur la position articulaire)

28 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Niveaux sensori-moteur et cognitif du contrôle de laction – le modèle de Paillard (1990) (1) Mode réactif de gestion de la motricité : réponse automatique aux sollicitations de lenvironnement grâce à des programmes moteurs précablés Mode prédictif de gestion de la motricité : existence de mémoires, dintentions et dun modèle de lenvironnement permettant délaborer des projets daction et de planifier leur exécution en fonction des conséquences prévisibles de leur réalisation effective.

29 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Niveaux sensori-moteur et cognitif du contrôle de laction – le modèle de Paillard (1990) (2) Niveau sensori-moteur : circuits précablés (programmes) Niveau cognitif : mis en jeu de contrôles intentionnels et attentionnels assurant une gestion prédictive des instruments sensorimoteurs (voir transparents.). Le compartiment cognitif permet donc les modulations adaptatives des programmes existants.

30 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Les processus attentionnels : médiateurs entre lintention et laction (1) Intention : expérience consciente dont nous tirons le sentiment de pouvoir contrôler librement nos actions (Paillard 1987) Mécanismes attentionnels : accompagnent les processus perceptifs, mnésiques, moteurs dont ils modulent le fonctionnement

31 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Les processus attentionnels : médiateurs entre lintention et laction (2) Caractère sélectif et intensif de lattention Sélectif : possibilité de diriger lattention sur des sources dinformation particulières Intensif : modulation volontaire et graduelle dun ou plusieurs mécanismes impliqués dans la réalisation de la tâche Paradigme de la double tâche : réaliser une tâche principale et une tâche secondaire en partageant son attention OU en accordant une priorité à lune des tâches : déficit

32 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Les processus attentionnels : médiateurs entre lintention et laction (3) Chez Paillard (1990), lattention constitue linterface entre le compartiment sensorimoteur et le compartiment cognitif Lattention est requise lors de lassemblage de nouvelles coordinations ou lors de la modulation intentionnelle des automatismes préexistants Diminution du coût attentionnel au fil de lapprentissage

33 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Le courant des bases de connaissances (1) Sappuie essentiellement sur les travaux réalisés sur les activités mentales comme la mémoire, le raisonnement, la prise de décision et la résolution de problèmes Sintéresse exclusivement aux processus mentaux qui précèdent la production du mouvement Concerne les apprentissages stratégiques décisionnels impliqués dans certaines situations motrices.

34 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Le courant des bases de connaissances (2) 3 types de connaissances (French & Thomas, 1997 ; Thomas, 1994) – connaissance déclarative (c. reposant sur des faits) – connaissance procédurale (c. sur le comment réaliser quelque chose) – connaissance stratégique (c. des règles générales qui peut être généralisée dans tous les domaines de la connaissance) – cf. cours Max Esposito L3 -

35 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Procédures de guidage des apprentissages moteurs (1) Avant la pratique – La motivation (cf. CM3) : confiance / buts daccomplissement – Les instructions verbales : informations de transition de nature prescriptive – Les modèles : apprentissage par observation (Bandura, 1986) / importance du niveau dexpertise du modèle et de la connaissance du résultat

36 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Procédures de guidage des apprentissages moteurs (2) Pendant la pratique – Quantité de pratique délibérée : effort cognitif – Pratique massée et pratique distribuée (temps de repos plus ou moins courts) – Pratique variable – Focalisation de lattention – focalisation externe (sur les effets du mouvement) > focalisation interne (le mouvement lui-même) < pas de consignes

37 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Procédures de guidage des apprentissages moteurs (3) Après la pratique – Rôle des informations ajoutées CP / CR renseignant les sujets sur la nature et lefficacité de leurs actions. Synthèse de plusieurs essais Fréquence raisonnable

38 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Adaptation des procédures de guidage à la nature des habiletés (1) Habiletés fermées (plongeon – gym - TA) – Développement dun modèle de mouvement en rapport avec les caractéristiques spatiales dun environnement stable – Utilisation de la rétroaction kinesthésique / proprioceptive pour contrôler et perfectionner le mouvement – Recherche dune régularité de la réponse motrice

39 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Adaptation des procédures de guidage à la nature des habiletés (2) Habiletés ouvertes (sports co – APPN) – Développement dune diversité de modèles moteurs adaptés aux contraintes spatio- temporelles dun environnement mouvant – Aide à lanticipation et à la prise de décision – Développement dun éventail de réponses motrices

40 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Principes-clés de lapproche cognitive de lapprentissage moteur (1) Les comportements reflètent les processus de traitement de linformation, délaboration de modèles internes et dutilisation de connaissances prélevées dans lenvironnement et dans les mémoires des sujets Les mouvements résultent du choix et de la programmation de commandes spatio- temporelles stockées au niveau du système nerveux central grâce à des programmes moteurs.

41 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Principes-clés de lapproche cognitive de lapprentissage moteur (2) Apprendre consiste donc à optimiser les processus de traitement de linformation qui sous-tendent le contrôle du mouvement Pour les mouvements simples, le sujet apprend à paramétriser et à utiliser les informations sensorielles Pour les coordinations, le sujet apprend à intégrer des programmes moteurs différents au sein dun nouveau programme (nouvelle relation spatio-temporelle)

42 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Principes-clés de lapproche cognitive de lapprentissage moteur (3) Comment favoriser les apprentissages ? – En motivant les sujets avant et pendant la pratique – En aménageant les conditions de pratique – En manipulant la disponibilité des informations avant, pendant et après le mouvement.

43 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – 1.2. Les théories dynamiques Limites dune approche cognitive de lapprentissage moteur Approche dynamique du contrôle du mouvement Conséquences sur lapprentissage moteur Principes-clés

44 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Limites dune approche cognitive de lapprentissage moteur (1) Lapproche cognitive appréhende lapprentissage comme un processus horizontal : approche quantitative avec renforcement de programmes moteurs et de schémas Essentiellement focalisée sur les processus perceptifs, décisionnels et organisationnels au détriment de lintérêt porté au mouvement lui-même

45 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Limites dune approche cognitive de lapprentissage moteur (2) Les approches écologique et dynamique sintéressent à lapprentissage en tant que processus vertical : approche qualitative (progression discontinue au fur et à mesure des essais) Lapproche cognitive (e.g., Schmidt) nexplique pas comment on crée et on adopte un programme moteur

46 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Lapproche dynamique (1) Lapproche dynamique sintéresse à lévolution (apprentissage et développement) des patterns de mouvement Bernstein (1967) – Ce qui est appris cest la solution du problème et non le mouvement – Le SNC ne peut contracter 792 muscles et une centaine darticulations et de combinaisons possibles (ddl) : conception top-down – Propose une conception bottom-up plus économique

47 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Lapproche dynamique (2) Le comportement moteur est conçu comme un phénomène émergeant dun réseau de contraintes, liées soit à la tâche, soit à lorganisme, soit à lenvironnement (Newell, 1986) Contrainte : tout facteur susceptible de limiter les degrés de liberté du système (i.e., ses possibilités daction)

48 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Lapproche dynamique (3) Lauto-organisation du mouvement – Théorie des systèmes dynamiques (météo, économie, physique…) – Ex : pendule ; Bille de Kugler (1986) : verre et bille sont soumis aux lois de la gravitation : paramètre dordre – Paramètre dordre : produits ordonnés de lauto- organisation physique Séloignent dun repellant Se rapprochent dun attracteur

49 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Lapproche dynamique (4) Attracteur : correspond aux coordinations spontanées et économiques (cf. tâche bimanuelle de Kelso avec oscillations simultanées) Repellant : correspond aux coordinations les plus instables, les plus « antinaturelles ». Ex : Si décalage de phase, effort nécessaire et au bout dun certain temps le système se « réfugie » dans un des deux attracteurs Paramètre dordre : tout facteur susceptible lorsquil évolue de modifier le paysage des attracteurs (ex : fréquence des mouvements)

50 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Lapproche dynamique (5) Ladaptation comme recherche déconomie – Les contraintes environnementales interagissent avec les contraintes intrinsèques pour influencer le mouvement – Paramètres de contrôle Eléments perturbateurs du système, non spécifiques au mouvement Provoquent une transition de phase, càd un changement dattracteur (=> paramètre dordre plus économique) : modifications qualitatives (solution optimale apprise)

51 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Lapproche dynamique (6) Exemples – Vitesse abduction-adduction des index (Kelso et al., 1981) – Vitesse flexion-extension des poignets (Kelso et al., 1986) – Transition marche-course – Amplitude mouvement / simulateur de ski (Vereijken et al., 1992) Phase ---- antiphase

52 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conséquences sur lapprentissage moteur (1) Passage dune dynamique intrinsèque à une dynamique extrinsèque – Patterns dynamiques existant déjà : intrinsèques – Patterns à acquérir : extrinsèques Apprentissage : réorganisation qualitative avec transformation du paysage des attracteurs (bifurcation / transition de phase) : – Due à la pratique – Due à lintervention dun paramètre de contrôle pertinent – Due aux contraintes cognitives

53 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conséquences sur lapprentissage moteur (2) Rôle des contraintes cognitives : place des intentions et des représentations – La représentation que le sujet a du pattern a produire ou les intentions quil poursuit ne déterminent pas absolument le comportement mais peuvent en orienter la dynamique – Les représentations et les intentions sont donc à concevoir comme des contraintes cognitives pesant au même titre que les autres contraintes sur lémergence du mouvement

54 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conséquences sur lapprentissage moteur (3) Rôle des contraintes cognitives – La représentation du pattern à apprendre constitue une information comportementale suscitant la transformation du paysage des attracteurs – Les consignes particulièrement efficaces induiraient lévolution favorable du paramètre de contrôle du système (e.g., consigne du « shoot » sur salto arrière).

55 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conséquences sur lapprentissage moteur (4) Coordinations spontanées du débutant (Delignières, 1998) – Frappe explosive du joueur de VB novice avec synchronisation des membres inférieurs et supérieurs – Apprentissage : différenciation du rôle des deux segments

56 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conséquences sur lapprentissage moteur (5) Situations de convergence Optimisation dune coordination spontanée du système Ex : athlétisme : exploiter une motricité spontanée Rôle de lenseignant : accroître la force des attracteurs naturels en jouant sur les paramètres de contrôle pertinents

57 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conséquences sur lapprentissage moteur (6) Situations de compétition Quitter un attracteur naturel pour adopter et stabiliser un comportement qui nappartient pas à lorigine au répertoire du système Ex : apprentissage dun décalage de phase entre les deux index (Zanone & Kelso, 1992) Cette nouvelle coordination devient stable et constitue un attracteur pour les coordinations nouvelles voisines.

58 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conséquences sur lapprentissage moteur (7) La stabilisation dune nouvelle coordination résulte de la pratique – Effort – Répétitions Rôle des informations comportementales : tout facteur spécifiant la coordination à adopter – Synchronisation des mouvements avec un métronome – Démonstration – Instruction verbale – Aménagement matériel

59 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Conséquences sur lapprentissage moteur (8) Apprentissage de la course – Explication du pattern de la course sur un tapis roulant à 5 km/h OU – Elévation de la vitesse du tapis au delà de 7.5 km/h de manière à ce que lattracteur course émerge spontanément Apprentissage de la roue – Avec surélévation des mains puis alignement segmentaire OU – Avec intégration dun déplacement accéléré : installation du paramètre de contrôle « vitesse »

60 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Principes-clés de lapproche dynamique de lapprentissage moteur (1) Le comportement moteur est conçu comme un phénomènes émergeant dun réseau de contraintes, liées soit à la tâche, soit à lorganisme, soit à lenvironnement Contrainte : tout facteur susceptible de limiter les ddl du système (ie., ses possibilités daction) Dynamique : qui évolue dans le temps

61 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Principes-clés de lapproche dynamique de lapprentissage moteur (2) Lapprentissage est le résultat de la pratique (effort et répétitions) Comportement du débutant : synchronisation absolue des phases et des fréquences Lapprentissage apparaît sur la base des coordinations spontanées du système – Situations de convergence / coordinations spontanées – Situations de compétition / coordinations spontanées : agir sur un paramètre de contrôle pour rendre disponible donc stable une coordination non attractive à lorigine.

62 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Résumé des concepts essentiels (1) ( Beek & Meijer, 1988) Modèles calculatoires cognitif traitement de linformation perception action représentation interne plan, schéma, programme Modèles écologiques action auto-organisation perception-action information utile affordance flux visuel

63 Fabienne dArripe-Longueville – UFR STAPS de Nice – Résumé des concepts essentiels (2) ( Beek & Meijer, 1988) traitement séquentiel chronométrie mentale (TR, temps daction) mesure derreur cybernétique et comparateur feedback, feed- forward tâches issues de ces modèles traitement direct global système dynamique relation organisme / environnement degrés de liberté, structure coordinative, réglage des paramètres contraintes et lois de contrôle coût énergétique tâches du monde réel


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