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Techniques d’animation et de mobilisation communautaire.

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1 Techniques d’animation et de mobilisation communautaire

2 L’objectif de ce module est d’aider les animateurs (ou conseillers WASH) à :  Mieux comprendre leur rôle et les compétences requises  Connaître des conseils et des astuces pour mieux préparer et animer les activités de sensibilisation et mobilisation communautaire  Se familiariser avec les techniques participatives  Se familiariser avec les supports pédagogiques mis à leur disposition OBJECTIFS DU MODULE

3 L’ANIMATEUR : SON ROLE L’animateur est un agent du changement des comportements au sein de la communauté. Son rôle est de :  Accompagner et guider la communauté dans sa démarche de changement de comportements en donnant des informations pertinentes et en accompagnant les processus de prise des décisions, ainsi que de prise et de mise en œuvre des engagements individuels et collectifs

4 L’ANIMATEUR : SES CARACTERISTIQUES Un bon animateur doit être :  Respectueux  Humble  Patient  Dévoué  Tolérant et ouvert à diverses opinions  Avoir un grand sens de la communication et de l’écoute  Savoir parler de façon claire et honnête

5 L’ANIMATEUR : LE SAVOIR FAIRE Le savoir-faire d’un animateur est de :  Savoir gérer un groupe en facilitant les échanges  Valider le savoir tiré de l’expérience  Comprendre que les personnes les plus touchées par un problème ont des idées sur la façon de résoudre ce problème  Analyser et conceptualiser des problèmes  Bien connaître son public : l’organisation sociale, les relations entre les individus et les groupes, les coutumes et les habitudes, les modes de communication, de diffusion et de circulation de l’information.

6 LA COMMUNICATION INFORMATION et COMMUNICATION « Informer est donner un message, communiquer est créer un message ensemble avec l’interlocuteur » Dr. John C Maxwell

7 LA COMMUNICATION « Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis en réalité, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez réellement, il y a au moins 9 possibilités de ne pas se comprendre. » Philippe Mérieux

8 LA FACON DONT LE MESSAGE EST DONNE A UNE INFLUENCE SUR LA FACON DONT LE MESSAGE EST RECU LA VRAIE COMMUNICATION EST LE MESSAGE RECU, ET NON PAS LE MESSAGE ENVOYE LA COMMUNICATION EST TOUJOURS UNE INTERACTION LA COMMUNICATION ON NE PEUT PAS NE PAS COMMUNIQUER !

9 QUELQUES BARRIERES EMPECHANT UNE COMMUNICATION EFFICACE  Des attentes différentes  Des points de vue différents  Problèmes de compréhension de la langue  Utilisation de mots difficiles à comprendre  Discours pas clair  Manque d’attention  Des préjugés  Ambiguïté du langage corporel  Différences culturelles  Manque de confiance  Excès d’information

10 QUELQUES ASTUCES POUR UNE COMMUNICATION EFFICACE  Intéressez-vous vraiment à vos interlocuteurs  Écoutez bien le discours des autres et vérifiez que vous avez la même compréhension  Essayez de vous mettre à la place de l’autre et de comprendre son point de vue  Utilisez des mots simples et appropriés dans une langue que l’autre comprend facilement

11 QUELQUES ASTUCES POUR UNE COMMUNICATION EFFICACE  Définissez exactement le message que vous voulez faire passer  Cherchez la personne la plus adéquate pour passer un message : le chef du village, le leader religieux, le directeur de l’école, etc.  Parlez clairement  Répétez 2 fois une idée complexe mais en la formulant de 2 manières différentes  Utilisez le langage corporel, mais vérifiez que l’interlocuteur à la même compréhension et il n’est pas choqué par vos gestes, rapprochements physiques, etc.  Posez des questions de compréhension pour être sûr que le message a été bien compris

12 TYPES D’ACTIVITES DANS LE PROGRAMME « WASH A L’ECOLE »

13 ROLE DE L’ANIMATEUR DANS LE CONTEXTE D’UNE ACTIVITE Lors d’une séance de formation, de sensibilisation ou d’une réunion en particulier, le rôle de l’animateur est de …  Préciser le but de la rencontre  Expliquer brièvement quelles seront les différentes étapes de la rencontre  Faciliter les échanges d’opinions entre les membres  Veiller à ce que tous les points de vue soient pris en compte et examinés de manière égale par le groupe  Accorder le droit de parole équitablement  Recadrer les discussions en cas de digression ou de hors-sujet  Résumer ce qui a été dit, décidé ou accompli Un animateur devient plus efficace grâce à l’expérience !

14 AVANT L’ACTIVITE

15 CONSEILS ET ASTUCES Afin de mieux préparer vos séances et réunions…  Lisez attentivement le guide d’animation et la fiche d’activité  Familiarisez-vous avec le sujet : ne vous contentez pas de l’information donnée dans le guide, consulter les autres documents fournis et cherchez des informations complémentaires au besoin  Informez-vous sur le public cible de l’activité : nombre, niveau de connaissances, expériences passées, coutumes, relations sociales, leaders, etc.  Préparez les supports pédagogiques : boites à images, affiches, photos, autocollants, chansons, livrets d’information, modules de formation, etc.  Préparez le matériel nécessaire : feuilles PADEX, marqueurs, etc.  Vérifiez bien la date et l’heure avec les participants et rappelez-leur avant de vous rendre sur place  Essayez d’avoir des groupes de moins de 30-35 personnes

16 TEMOIGNAGE « Nous nous sommes rendus en 2001 pour une étude socio-économique dans un village dans le cercle d'Ansongo, région de Gao. Nous avons travaillé pendant toute une journée et, le soir, un des participants nous a fait la remarque selon laquelle il y avait toute une partie du village qui n’était pas représentée. Le lendemain nous avons posé la question. Là, on nous informe qu’il y avait deux groups rivaux dans le village et que : « si vous faites la réunion dans un camp, l'autre ne viendrait pas ». On a demandé qu’est-ce qu’il fallait faire dans ce cas et ils ont répondu qu’il fallait se placer sous un arbre situé exactement entre les deux quartiers : là, tout le monde participera ». Leçon apprise : il ne suffit pas d'aller chez le chef de village pour susciter la participation car parfois il ne fait pas l'unanimité. Il faut toujours se renseigner sur la situation d'un village/communauté avant d'y travailler. » Diallo (Directeur, ONG IMADEL)

17 L’INTRODUCTION

18 CONSEILS ET ASTUCES Pour le démarrage des séances et des réunions, il est importante de : 1.Vérifier la langue parlée par tout le monde 2.Identifier qui sont les participants et quel est la fonction de chacun 3.Placer les participants en U devant vous, pour que tout le monde puisse bien se voir et bien s’entendre 4.Se présenter, et présenter l’ONG 5.Mettre le public en confiance en faisant un exercice participatif pour la présentation des participants 6.Expliquer clairement les objectifs, le thème de la séance et comment la séance va se dérouler 7.Si le groupe est trop grand (plus de 35 personnes) et que vous êtes deux animateurs ensemble, vous pouvez séparer le groupe en deux

19 EXERCICE DE PRESENTATION Exemple : L’exercice de la ficelle Cette activité fonctionne mieux en petits groupes (moins de 15 personnes). Commencez par tenir une pelote de fil ou de ficelle dans une main et le bout du fil ou de la ficelle dans l’autre main. Donnez votre nom ou faites votre commentaire puis lancez la balle à un autre participant qui fait la même chose. Les participants continuent à lancer la pelote jusqu’à ce que tout le monde ait eu la possibilité de parler.

20 TEMOIGNAGE « L’histoire que je vais raconter nous est arrivée dans une commune du cercle de Koutiala dans la région de Sikasso, lors du déclanchement ATPC. Nous avions bien préparé la séance et invité le chef du village et le Maire… Nous avons commencé la séance, introduit le sujet, et demandé aux participants de se diviser en groupes – les adultes et les enfants. A ce moment, le Maire est venu nous voir très agacé en nous disant que ‘chez nous, on ne nous demande pas de faire quoi que ce soit, mais c’est nous-même en tant que chef de village qui donnons l’autorisation de faire une chose ou une autre.’ » Leçon apprise : Il est important de bien établir à l’avance les règles de l’activité en indiquant que ces règles s’appliquent dans le cadre spécifique de cette activité et en vérifiant que ces règles conviennent à tous et sont explicitement acceptées. Gaoussou DIAKITE (Superviseur WASH, ONG ALPHALOG)

21 PENDANT L’ACTIVITE

22 LES ETAPES DE LA SEANCE Dans les cas des séances de sensibilisation en particulier, il est conseillée qu’elles suivent les étapes suivantes : 1.Faire le suivi des engagements pris par les participants lors des séances précédentes 2.Faire le lien avec le thème d’hygiène du jour 3.Provoquer la prise de conscience par l’observation ou par des exercices pratiques faciles à comprendre par tous les participants 4.Récapituler les bonnes et mauvaises pratiques 5.Amener les participants à comparer ce qui a été appris avec la réalité de l’école ou de la communauté 6.Amener les participants à formuler des engagements, par exemple en utilisant la grille de notation 7.Demander aux enseignants de reproduire la même séance dans leur classe 8.Toujours reproduire la même séance dans la communauté

23 CONSEILS ET ASTUCES Afin de bien gérer un groupe pendant une séance ou une réunion :  Posez des questions claires et laissez les participants répondre : ne le faites pas à leur place.  Donnez la parole aux membres dominants en dernier, pour donner aux autres une chance de s'exprimer.  Demandez aux personnes qui monopolisent la discussion de faire des interventions plus brèves, ou leur donner le rôle de « gardien du temps ».  Demandez l’opinion des membres qui n’osent pas prendre la parole.  Déplacez-vous lentement parmi les participants.  Utilisez le langage corporel pour rappeler l’attention de ceux qui sont moins actifs.

24 Afin de bien gérer un groupe pendant une séance ou une réunion :  Utilisez des techniques participatives.  Divisez les membres en petits groupes pour la discussion et ensuite demandez à chaque groupe de faire la restitution aux autres, en se concentrant sur une idée principale.  Rappelez au groupe de respecter le temps imparti et ce qui doit être accompli.  Repérez les points d'entente et les compromis possibles.  Suggérez une courte pause, faites des exercices d’étirement corporel ou une courte séance de divertissement si l’atmosphère devient tendue ou ennuyeuse.  N'oubliez pas d'apporter une note d’humour à la réunion.  Gérez bien le temps de l’activité L’animateur se comporte en facilitateur plutôt qu’un professeur ! Il/elle est toujours dynamique, enthousiaste, positif et souriant ! CONSEILS ET ASTUCES

25 Si un conflit émerge lors d’une séance de sensibilisation, de formation ou une réunion, il est important de :  Etre attentif et reconnaître les symptômes : voix trop forte, propos agressifs, silence de la personne, mise à l’écart / isolement, sortie du groupe, langage corporel, etc.  Essayer d’identifier les causes : fatigue, impatience, frustration, désaccord, interprétation différente d’un même mot ou d’une notion, expériences et connaissances différentes, confusion ou manque de clarté dans les rôles et responsabilités, etc.  Se focaliser sur l’origine du problème et non pas sur le thème du conflit  Considérer les points de vue de chaque partie, éviter de prendre directement position pour l’un ou pour l’autre  Inviter les parties à trouver des solutions et consensus  S’appuyer sur un document écrit ou faire intervenir une personne ressource extérieur qui pourra trancher à votre place  A la fin, vérifier que tous les participants sont d’accord avec la solution proposée  Sinon, souligner la complexité de la question et reporter la discussion à une fois prochaine GERER LES CONFLITS

26 TEMOIGNAGE « Il était une fois à Kanika (cercle de Koulikoro) un village couvert pas l’ONG AMPDR. Afin d’organiser le déclenchement ATPC, le conseiller WASH a demandé au directeur d’école d’informer les acteurs clés de la communauté. Le directeur de l’école a informé le chef de l’Association des jeunes et lui a demandé d’informer à son tour le Chef du village. Malheureusement, celui-ci ne l’a pas fait, ce qui a été compris par le Chef du village comme une provocation politique. Ne se sentant pas concerné, le Chef du village a refusé la tenue de l’activité. Pour gérer ce conflit, l’équipe de l’ONG a dû alors présenter des excuses et réunir les deux parties concernées pour trouver une sortie à la situation. Le Chef a accepté les excuses et l’activité a pu avoir lieu à 14h au lieu de 9h comme initialement prévu. Cela a été finalement l’un des meilleurs déclenchements auquel j’ai participé. » Leçon apprise : La patience, l’analyse des causes et l’humilité sont des facteurs clés pour résoudre les conflits. Habib KOUYATE (AE, Région de Koulikoro)

27 GERER LES QUESTIONS DIFFICILES  Bien se préparer à l’avance en réfléchissant aux questions difficiles que les participants pourraient poser  Retourner la question à la personne qui l’a posée ; souvent, s’il pose la question c’est parce qu’il pense avoir lui-même la bonne réponse  Ne pas essayer de faire croire qu’on a réponse à tout quand on ne sait pas. Identifier parmi les participants ou les co-facilitateurs une autre personne mieux placée pour répondre à la question  Collecter plusieurs avis pour faire émerger une réponse collective  Si personne n’a la réponse, dire qu’on va se renseigner et revenir le lendemain ou la prochaine fois avec la réponse  Donner des références (personne ressource ou document) où les participants pourront trouver plus d’information Très souvent lors des séances de sensibilisation, de formation ou d’une réunion, l’animateur peut être confronté à des questions sensibles, agressives, difficiles ou sur lesquelles il n’a pas la réponse. Dans ces cas, il est conseillé de :

28 TEMOIGNAGES : FORMATION CGS Lors de la formation des CGS, on est parfois confronté aux questions suivantes : -CGS : Ce que vous dites c’est bien, mais notre communauté est pauvre et non n’avons pas les moyens.  Formateurs : Nous privilégions justement les solutions locales, pas chères, qui font recours aux matériaux disponibles et à la créativité des gens. Nous sommes là pour vous accompagner et vous conseiller dans ce sens. D’autres écoles et communautés ont réussi, nous allons vous faire partager leur expérience. -CGS : La mairie devrait nous soutenir chaque année, mais elle ne nous aide pas. Il y a plusieurs années elle nous donnait de l’argent ou du matériel.  Formateurs : Nous allons vous aider dans ce travail de plaidoyer. Mais en même temps, nous allons trouver ensemble d’autres sources de financement possibles. Mieux vaut ne pas compter uniquement sur la mairie mais faire recours à sa propre imagination.

29 TEMOIGNAGES : FORMATION CGS -CGS : Pour faire un projet d’école et un plan d’action, il faut savoir lire et écrire, mais chez nous nous ne sommes pas tous allé à l’école.  Formateurs : Nous allons faire ce travail ensemble, et quelqu’un sera désigné pour mettre par écrit ce que vous aurez décidé. Le secrétaire administratif ou le directeur d’école pourront être très utiles. -CGS : Les mairies et les CAP devraient nous aider à faire nos projets d’école et notre plan d’action annuel mais ils ne le font pas.  Formateurs : Nous allons justement faire ce travail ensemble, avec la mairie et surtout avec l’appui du CAP qui a de grandes compétences dans ce domaine. - CGS : Le directeur d’école garde l’argent des cotisations pour lui, nous, nous n’avons rien.  Formateurs : Nous allons travailler ensemble à améliorer la communication, la transparence, et la bonne gestion des fonds. Le manque de confiance trouve souvent sa source dans le manque de communication ou de transparence.

30 Lors de la formation des enseignants, on est parfois confronté aux questions suivantes : - Enseignants : Quelle sont les conditions de prise en charge de l’atelier ? Ca nous semble insuffisant.  Formateurs : On explique les conditions de prises en charge, telles que définies par le contrat avec l’UNICEF. Elles ont été présentées à tous avant le démarrage des activités. -Enseignants : Nous n’avons pas le temps d’ajouter de nouvelles leçons à notre programme de cette année, ni de nouvelles règles à notre école, sauf si le CAP nous le demande par une lettre.  Formateurs : Il ne s’agit pas d’ajouter de nouvelles leçons, mais d’utiliser simplement les supports pédagogiques proposés dans le cadre des laçons déjà existantes. - Enseignants : À l’école nous ne pouvons pas mettre en pratique toutes ces recommandations car nous n’avons pas de dispositif de lavage des mains, des latrines, un point d’eau.  Formateurs : Les latrines et le point d’eau seront construits par l’UNICEF. L’école peut fabriquer ses propres lave-mains, nous allons vous montrer plusieurs modèles très simples. TEMOIGNAGES : FORMATION ENSEIGNANTS

31 - Enseignants : Certains de nos enfants, surtout chez les 1 ères et 2 èmes année, sont tout petit, et ça pose des problèmes. Même à la maison c’est difficile pour eux pour faire ceci ou faire cela.  Formateurs : Les élèves des classes 1 ère et 2 ème année sont exemptés de certaines tâches d’hygiène routinières comme l’entretien des latrines. En plus, les enseignants doivent adapter les efforts des enfants à leur âge et leur possibilités -Enseignants : Accompagner les enfants dans les toilettes pour leur apprendre à bien utiliser le trou de défection ou pour uriner ce n’est pas évident.  Formateurs : Si nous voulons que le Programme réussisse, il faut faire de sacrifices. N’oublions pas que la meilleure leçon est l’exemple. TEMOIGNAGES : FORMATION ENSEIGNANTS

32 -Enseignants : Comment organiser ces habitudes d’hygiène et respecter ces règles dans les écoles à double vacation ?  Formateurs : Puisqu’il y a au moins 2 encadreurs dans chaque école, il faut deux calendriers d’hygiène hebdomadaire et, si besoin, deux Clubs d’hygiène. En plus, les encadreurs doivent renforcer la coordination entre eux pour harmoniser les actions TEMOIGNAGES : FORMATION ENSEIGNANTS - Enseignants : Notre école a un effectif élevé, comment est-ce qu’on peut gérer un aussi grand nombre d’enfants pour organiser toutes ces tâches ?  Formateurs : En général, vous maitrisez la pédagogie des grands groupes. L’utilisation des techniques d’animation comme le travail de groupe, l’approche enfant pour enfant (éducation par pair) permettent de prendre en charge les problèmes d’effectifs. Faites aussi appel à votre initiative personnelle.

33 - Participants : J’utilise une fourchette pour manger, donc je n’ai pas besoin de me laver les mains avant.  Formateurs : Savez-vous si la personne qui a touché la fourchette avant vous avait les mains propres ? A la fin de votre repas, n’allez-vous pas utiliser les doigts pour finir le poulet ? -Participants : J’aime me soulager à l’air libre et sentir le vent autour de moi, c’est agréable plus que d’aller dans des cabinets.  Formateurs : La défécation à l’air libre a comme résultat que les uns mangent le caca des autres. Pour être agréables à utiliser, les latrines doivent être nettoyées chaque jour et avoir une bonne odeur. SENSIBILISATIONS Lors des séances de sensibilisation, on est parfois confronté aux questions : -Participants : Le savon coûte cher, et je n’ai pas les moyens. Le savon rend pauvre.  Formateurs : Est-ce que vous ne payez pas le savon pour laver les vêtements et la vaisselle ? Vous pouvez utiliser la cendre aussi. Le savon rend riche car il permet de protéger contre de nombreuses maladies et donc de réduire les dépenses de médicaments.

34 TECHNIQUES PARTICIPATIVES Pendant les séances et les réunions, plusieurs techniques participatives pourraient être utilisées pour faciliter l’appropriation des connaissances et la bonne communication : La réflexion et le travail de groupe Le jeu des rôles La visite d’un site La démonstration et l’observation Le photo-langage

35 LA REFLEXION ET LE TRAVAIL DE GROUPE DéfinitionC’est une technique de réflexion et débat en plénière ou en petits groupes dans laquelle chaque réponse des participants qui a trait au sujet est prise en considération. Objectifs  Examiner et approfondir un problème controversé et délicat  Encourager les participants qui hésitent à participer à la discussion  Rassembler rapidement un grand nombre d’idées Supports pédagogiques La discussion peut être guidée par exemple par des consignes précises données aux élèves, ou par un jeu de questions-réponses préparé à l’avance par l’enseignant.

36 LA REFLEXION ET LE TRAVAIL DE GROUPE Conseils  Il est préférable de commencer avec des groupes de 3 ou 4 personnes.  C’est à vous de décider de la composition des groupes. Au besoin, il peut y avoir rotation entre les groupes.  Essayez de varier les techniques employées pour la formation des groupes.  Donnez des consignes claires et faciles.  Essayez de responsabiliser vos groupes, par exemple, distribuez les tâches entre rapporteur, facilitateur, celui qui chronomètre le temps, le rapporteur, etc.

37 LE PHOTO-LANGAGE DéfinitionC’est une technique qui consiste à montrer aux apprenants une ou plusieurs images illustrant un thème général ou une situation précise, et susciter ainsi parmi les apprenants la discussion et la recherche de solutions. Objectifs  Développer le sens de l’observation des apprenants et leur esprit d’analyse  Développer leur capacité de synthèse et les amener à formuler des conclusions, des solutions ou des engagements qui sont appliqués Supports pédagogiques Cette technique peut être utilisée avec tout type de support visuel que les élèves vont décrire, commenter, comprendre et sur lequel ils vont pouvoir réagir facilement. Les outils de photo-langage disponibles sur le thème de l’hygiène en milieu scolaire sont :  Boîte à images pour la promotion de l’hygiène en milieu scolaire  Affiches  Autocollants  Document illustré d’images « Hygiène à l’école : pratiques essentielles à promouvoir »  Vidéos sur les différentes pratiques d’hygiène…

38 LE PHOTO-LANGAGE : LES AFFICHES 8 étapes pour montrer qu’il faut se laver soigneusement toutes les parties de la main Questions à débattre : 1. Pourquoi dit-on qu’il faut toujours se laver les mains au savon ? 2. Que doivent faire ceux qui n’ont pas assez de moyens pour payer le savon ? Réponses : 1. Le savon élimine la couche de graisse qui est sur les mains et où vivent les microbes et les bactéries. L’eau simple ne permet pas de l’éliminer correctement. 2. Ils peuvent utiliser la cendre, qui est mieux que l’eau simple mais moins efficace que le savon.

39 Seulement 2 « moments critiques » sont mentionnés sur l’affiche pour que le message soit plus simple à retenir pour les enfants Questions : 1. Quels sont les autres moments critiques pour se laver les mains ? 2. Pourquoi insister plus sur la pratique du lavage des mains au savon que sur d’autres pratiques importantes ? Réponses : Avant de toucher des aliments / de préparer Avant d’allaiter Après le nettoyage anal d’un enfant Après avoir touché quelque chose de sale 2. Le lavage des mains au savon est le moyen le plus simple, le plus efficace et le moins cher pour lutter contre les maladies fréquentes au Mali LE PHOTO-LANGAGE : LES AFFICHES

40 Filles et garçons nettoient ensemble, et Portent chaussures et gants Questions : 1.Est-ce que les eaux de lavage peuvent rentrer dans le trou des latrines ? 2.Quelle est la fréquence recommandée pour le nettoyage des latrines ? Réponses : Oui Non 1 fois par mois 1 fois par semaine 2 fois par semaine 1 fois à 2 fois par jour …car le savon ou le grésil contenu dans l’eau de lavage empêcherait la décomposition des matières fécales présentes dans la fosse des latrines LE PHOTO-LANGAGE : LES AFFICHES

41 Présentation : Classeur contenant des pages plastifiées et numérotées Thèmes (pages couleur violet) Sous-thèmes et instructions (pages en bleu) Images A la fin : fiche d’auto-évaluation (note sur 40) Idéalement, chaque école devrait avoir une boîte à images… LE PHOTO-LANGAGE : LA BOITE A IMAGES

42 Conseils 1. Il y a différents types d’exercices à faire avec les images en fonction des thèmes 2. Il suffit de se laisser guider par les instructions en bleu 3. Les erreurs les plus fréquentes à éviter sont listées dans la fiche d’auto- évaluation, à la fin de la boîte à images 4. Il est nécessaire de s’entrainer (seul ou à plusieurs) avant de faire sa première leçon à l’école, en utilisant la fiche d’auto-évaluation 5. A la fin de l’utilisation de la boîte à images, l’enseignant donne aux élèves une consigne pour effectuer un exercice d’observation dans l’école ou village ou à la maison. L’observation se fait individuellement ou par groupes d’élèves. 6. A la prochaine leçon sur l’hygiène la semaine suivante, les élèves racontent en classe comment ça s’est passé et ce qu’ils ont observé. Restitution possible aussi devant l’école ou le village réuni en assemblée générale. 7. Le maître anime la discussion en posant des questions et en les encourageant à proposer des solutions aux problèmes constatés. 8. Les élèves vont mettre en œuvre les solutions proposées, avec l’aide du club d’hygiène, du comité villageois d’assainissement, CGS, APE/AME

43 LA VISITE D’UN SITE DéfinitionLa visite de site consiste à conduire les apprenants hors de la classe afin de les amener à observer et à mieux comprendre les éléments de leur environnement : cour d’école, village, autre localité, nature et phénomènes naturels, etc. La visite de site s’inscrit dans la démarche observationnelle. Elle s’applique à la géographie, l’histoire, l’éducation à l’environnement, les sciences et de nombreux autres domaines possibles Objectifs  Favoriser la connaissance du milieu  Développer le sens de l’observation et de l’analyse  Faire acquérir l’esprit d’organisation, de méthode et de synthèse Supports pédagogiques Il faut préparer à l’avance les consignes et les indications sur le site à visiter, les informations sur le site, des questions à poser, des guides d’observation, etc.

44 DéfinitionIl s’agit de montrer aux enfants comment faire quelque chose, puis de les mettre en situation pour qu’ils le fassent à leur tour. Cette technique est très efficace car en faisant quelque chose les élèves le comprennent et le retiennent mieux. Objectifs  Comparer ce qu’il a appris en classe avec la réalité dans son école et son village  A constater et analyser par lui-même les problèmes dans son environnement quotidien  A proposer des solutions et à en parler autour de lui (diffuser les messages à sa famille et ses amis) Supports pédagogiques Il faut préparer à l’avance les consignes et les indications sur la chose à observer, ainsi que le matériel nécessaire à la démonstration et à la répétition de l’expérience par les participants. DEMONSTRATION / EXERCICE PRATIQUE

45 Exemples de consignes 1. Aller dans la cour de l’école ramasser les différents déchets trouvés à terre, et les ramener en classe sans se salir. Discuter pourquoi ce n’est pas dans les poubelles. 2. Chaque élève regarde dans sa cour s’il y a des latrines et du savon pour se laver les mains. 3. Observer dans sa cour si les femmes se lavent les mains au savon avant de préparer. 4. Observer dans sa cour combien de personnes se lavent les mains au savon avant de manger et combien ne le font pas. 5. Les élèves, en petits groupes, rendent visite à 5 cours et regardent combien ont des latrines. 6. Observer au niveau du point d’eau les bonnes et mauvaises pratiques des villageois lors du puisage et du transport de l’eau. 7. Les élèves comptent dans les familles combien utilisent des bidons fermés par un bouchon pour transporter et conserver l’eau, et combien utilisent des seaux ouverts. 8. Aller voir les vendeuses d’aliments à l’école et dans les rues pour voir si la nourriture est bien couverte. DEMONSTRATION / EXERCICE PRATIQUE

46  L’enfant fait lui-même le diagnostic, trouve les solutions et les exécute  Il est responsabilisé par rapport à sa vie quotidienne et son environnement  C’est un acteur de son école et de son village à part entière

47 LE JEU DES ROLES DéfinitionLe jeu de rôle consiste à faire jouer aux participants une situation de la vie réelle en rapport avec le contenu de la séance. Objectifs  Examiner et approfondir un problème controversé et délicat  Encourager les participants qui hésitent à participer à la discussion  Faire comprendre aux participants les intérêts et motivations de différentes catégories d’acteurs, en les mettant les uns à la place des autres  Résoudre des conflits entre acteurs Supports pédagogiques Il faut préparer à l’avance une histoire, la distribution des rôles entre participants, les objectifs à atteindre par chaque participant, ainsi que les éléments de déguisement et de mise en scène.

48 Conseils  Choisissez des volontaires ou des élèves dynamiques  Prenez vous-même l’un des rôles principaux  Donnez aux élèves l’ébauche d’une histoire (« histoire » ou « scénario » pour faciliter le démarrage  Utilisez des accessoires : chapeaux, cartes portant des noms, perruques, etc.  Si possible, utilisez l’humour  A la fin, les participants analysent et réfléchissent sur ce qui s'est passé durant le jeu de rôle : comment chaque participant a-t-il réagi ? Pourquoi ? Quels problèmes ont été identifiés ? Comment les solutionner ? LE JEU DES ROLES

49 CONSEILS ET ASTUCES Avant de terminer la séance de sensibilisation, la réunion ou la formation, il est conseillé de :  Vérifier dans le guide d’animation qu’on a oublié aucune étape de la séance  Vérifier l’heure (est-ce que le temps imparti à l’activité n’est pas déjà écoulé)  Vérifier quel compte-rendu il faut produire pour cette activité

50 CLOTURE ET EVALUATION DE L’ACTIVITE

51 CONSEILS ET ASTUCES Pour finaliser votre séance ou réunion, il est conseillé de :  Récapituler ce qui a été appris, les progrès qui ont été accomplis et les objectifs atteints  Récapituler les points d’action et les responsables  Evaluer l’activité d’une façon ou d’une autre : questions-réponses, test de connaissances ou compétences acquises, etc.  Fixer la date de la prochaine rencontre et prévenir qu’on en profitera pour suivre si ce qui a été décidé aujourd’hui a été suivi d’effet  Finir la réunion sur une note positive et remercier chaleureusement les participants pour leur disponibilité et pour tout ce que vous avez appris avec eux  Évaluer l’organisation, la logistique et la facilitation de l’activité pour essayer de faire mieux la prochaine fois ; utiliser au besoin des questions-réponses, une grille d’évaluation, un questionnaire, etc.

52 LA FICHE D’EVALUATION DES SEANCES DE SENSIBILISATION

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56 « J’ai recueilli ce témoignage dans un village du Bélédougou (2 ème région) dans le cercle de Kolokani. Après une séance d’animation pour le déclenchement de l’ATPC, nous avons réuni la communauté pour clôturer l’activité. J’ai l’habitude de faire des formations donc je n’étais pas inquiet. J’ai fais comme prévu : remercier les participants, récapituler les engagements, et ensuite, j’ai demandé aux participants de m’expliquer ce qu’ils avaient appris. Le Chef du village a alors pris la parole et a dit : ‘En fait, j’ai retenu que vous êtes venus à la communauté pour nous dire qu’on mange notre propre caca’. Je dois avouer que j’étais un peu déstabilisé et ne savais pas comment réagir. Heureusement, après un moment de silence, le Chef à repris la parole, a rigolé et nous a remercié pour les avoir aider à prendre conscience de ce fait. » Leçon apprise : Le conseilleur WASH doit rester calme en toute circonstance, s’adapter à la réalité du terrain et profiter des occasions qui se présentent à sa faveur, notamment pour la clôture des activités. Lamine DIALLO (conseiller WASH, ONG Right to Play) TEMOIGNAGE

57 APRES L’ACTIVITE

58 CONSEILS ET ASTUCES Pour finaliser votre séance ou réunion, il est conseillé de :  Préparer le compte rendu de l’activité (rapport, photos, évaluation)  Noter les décisions prises lors de la séance et dont il faudra faire le suivi lors de la prochaine visite  Informer le superviseur que l’activité a bien été menée et des éventuelles difficultés rencontrées  Préparer la prochaine activité en relisant le guide d’animation et les autres documents et outils mis à disposition

59 POUR CONCLURE

60 LE CHANGEMENT DE COMPORTEMENT Beaucoup de patience, car le changement de comportement prend du temps, et les résultats atteints peuvent diminuer avec le temps !

61 LE CHANGEMENT DE COMPORTEMENT

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64 MERCI ! Ce module de formation a été élaboré par l’équipe du programme « WASH à l’école » de l’UNICEF-Mali. Pour toute question ou information, contactez : Alexandra Blason et Jérémie Toubkiss Ce module de formation a été élaboré par l’équipe du programme « WASH à l’école » de l’UNICEF-Mali. Pour toute question ou information, contactez : Alexandra Blason lablason@unicef.org et Jérémie Toubkiss jtoubkiss@unicef.org


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